Oui, aidez-nous à relire nos textes et à traduire du latin au français !

Cher usager de Societas Laudis,

Beaucoup des utilisateurs de notre site web www.societaslaudis.org et d’internautes qui apprécient notre travail et partagent nos objectifs et nos ambitions nous demandent comment nous aider.

Et bien c’est le moment : si vous voulez donner un coup de main, c’est désormais très facile :
En activant l’interrupteur en haut à droite du site, au dessus du calendrier liturgique vous pouvez proposer vous-mêmes des traductions ou des améliorations de traduction qui seront revues et validées par les administrateurs du site, en respectant les règles de traduction communes : http://www.societaslaudis.org/quelques-regles-de-traduction-du-latin-au-francais-sur-ce-site/

Vraiment si vous pouvez aider, c’est bien, cela sera très utile. Si vous êtes fort en latin, c’est mieux mais dans beaucoup de cas, sans être très latiniste, il suffit de proposer un texte biblique correspondant à la référence indiquée dans une bonne traduction disponible sur internet (ex. version Fillion de la Bible ici : https://katholischebibel.com/la-sainte-bible-traduction-catholique-de-fillion/psaumes/1/ )

Notez bien également qu’un simple contrôle qualité (fautes de frappe, ponctuation française) nous est vraiment d’un grand secours.  N’hésitez donc pas à contribuer, en parcourant tout simplement nos pages, en cliquant en haut à droite sur le calendrier liturgique, c’est désormais très facile.

Avec tous nos chaleureux et sincères remerciements, et en vous assurant de notre prière à l’approche de la semaine sainte.


Quelques règles de traduction du latin au français sur ce site

Chers amis usagers de ce site et internautes de passage. Vous avez remarqué qu’il y a désormais en haut et à droite de la page, au dessus du petit module indiquant le calendrier liturgique, un petit interrupteur qui permet de passer la plupart des pages en mode « édition ». Oui c’est le retour d’une fonctionnalité qui existait jadis sur www.societaslaudis.org et qui était il est vrai, très pénible à utiliser.

C’est désormais beaucoup plus facile et pratique. Je suis sûr que beaucoup d’entre vous seront heureux de proposer des corrections et sauront apporter leur valeur ajoutée à ce travail.

Archives départementales de la Manche

Je vous invite donc à contribuer, pour corriger certaines fautes de traduction, de frappe ou même pour proposer des traductions pour les textes qui n’en ont pas encore.

Pour cela voici les règles qui sont applicables pour les traductions, en vue de proposer des textes relativement unifiés quant au style :

  • Dieu est tutoyé. Tous les pronoms divins prennent une majuscule.
  • Les saints sont vouvoyés, y compris la bienheureuse Vierge Marie, et leurs pronoms sont toujours en minuscule.
  • Les traductions cherchent à se rapprocher le plus possible du latin ; en aucun cas il s’agira de coller ici des textes issus d’une version hébraïque de la bible, ou provenant de l’AELF.
  • Les textes français de référence pour les lectures et autre psaumes moyennant adaptations, sont : la bible Fillion, la bible Glaire.
  • Les textes latins de référence pour les différents textes présentés ici sont : la bible néo-vulgate, la bible vulgate sixto-clémentine, et pour les textes des propres des chants, très souvent, des textes bibliques  plus anciens.

Spécial coronavirus : recevez chaque jour les textes liturgiques par email

Vous pouvez maintenant recevoir l’ensemble des textes de la liturgie tels qu’ils sont présents sur ce site, tous les jours par email, au travers de notre mailing liste. Il vous suffit pour cela d’envoyer un email à l’adresse suivante :

societaires-subscribe[à]societaslaudis.org

Evidemment remplacez le [à] par le symbole conventionnel @.

Vous pourrez ainsi profiter des moments de confinement pour renforcer votre prière avec tous ceux qui utilisent ce site.

Vous avez donc chaque jour :

  • la liturgie des heures (laudes, tierce, sexte, none, vêpres, complies) mais aussi les leçons des Vigiles monastiques. Latin-Français.
  • les textes de la messe. Latin-français.
  • un extrait du compendium du catéchisme de l’Eglise catholique.
  • l’extrait de la règle de Saint Benoît (latin-français) prévu pour ce jour avec son commentaire par Dom Delatte.
  • un commentaire de l’Evangile du jour par Dom Delatte (lorsqu’il est disponible)
  • Quelques prières usuelles. Latin-français.

Tout est présenté dans un seul fichier HTML qui est envoyé par email comme pièce jointe, avec des liens internes de navigation pour que vous puissiez accéder rapidement à ce que vous cherchez.

Vous pouvez bien entendu également accéder à ces textes au travers de Twitter, comme l’indique l’article précédent.

A défaut de pouvoir célébrer la liturgie de l’Eglise dans une église, en cette période exceptionnelle, vous pourrez au moins goûter les textes latins avec des traductions qui se veulent le plus proches possible de l’original.

Pour rappel les textes français proposés sur ce site n’ont pas vocation à être utilisés dans la liturgie ; ils ont pour seul but la meilleure compréhension des textes latins officiels de la forme ordinaire du rite romain fournis.

Textes des leçons et des répons des Vigiles monastiques, mise à jour

Comme promis, les textes des leçons et des répons des Vigiles monastiques sont mis en ligne entre la 12ème semaine per annum et la 23ème, temporal et sanctoral. Pour le sanctoral, il manque cependant les textes des communs. Petite question technique restant encore à régler.

Exemple ici pour l’exaltatio Sanctae Crucis :

http://www.societaslaudis.org/forma-ordinaria/vigiles-20180914/

(les textes des leçons et répons sont familiers de tous nos amis avec qui nous avons chanté cet office plusieurs années de suite au Puy).

Marie Mère de l’Église : concrètement….

Comme vous le savez, un décret de la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements du 11 février 2018 élève le lundi de Pentecôte au rang de mémoire obligatoire de « B. Mariae Virginis Ecclesiae Matris », c’est-à-dire « la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église ».

Pour rappel, il y a 13 niveaux de priorité pour les célébrations dans la forme ordinaire du rite romain.

Le plus bas c’est la férie, ensuite il existe la mémoire facultative, puis la mémoire obligatoire. Ici nous avons par décret l’instauration d’une mémoire obligatoire universelle, c’est-à-dire qu’elle prime sur des mémoires inscrites au sanctoral des diocèses ou mêmes des mémoires du sanctoral universel. Mais elle n’a pas d’office complet ; en effet il existe certaines mémoires obligatoires qui ont un office complet c’est à dire avec tout un jeu d’antiennes et de psaumes propres, ce qui n’est pas le cas ici.

Comme nous le verrons, les hymnes sont tirées du commun, il y a des antiennes propres pour les cantiques évangéliques (Benedictus et Magnificat) et le reste est pris au commun, mais pas la psalmodie qui est celle du jour.

Par contre au commun on retrouvera la lectio brevis des deux grandes heures (seules : c’est à dire pas aux petites heures qui se célèbrent comme une férie). L’office de lectures sa première leçon prise au commun de la bienheureuse Vierge Marie et sa seconde lecture propre avec son répons. La Messe est titrée pour le propre d’un formulaire préexistant dans le Missale romanum.

L’ensemble des textes avec leur traduction officielle est présentée ci-dessous.

Feria II post Pentecosten

BEATÆ MARIÆ VIRGINIS, ECCLESIÆ MATRIS

Memoria

Beatæ Mariæ Virgini tributus est titulus Matris Ecclesiæ, cum ipsa genuisset Christum, Ecclesiæ Caput, et redemptorum facta esset Mater antequam Filius in cruce emisisset spiritum. Beatus Paulus papa VI eandem appellationem sollemniter confirmavit in allocutione ad Patres Concilii Vaticani II, die 21 novembris 1964 habita atque statuit ut «suavissimo hoc nomine iam nunc universus christianus populus magis adhuc honorem Deiparæ» tribueret.

De Communi b. Mariæ Virginis: Liturgia Horarum III, præter sequentia

Lundi de Pentecôte

Sainte Vierge Marie, Mère de l’Église – Mémoire obligatoire

 

 

Ad martyrologium

Feria II post Dominicam Pentecosten :

Memória beátæ Maríæ Vírginis, Ecclésiæ Matris, a Christo discípulis suis commendátæ ut perseverántes in oratióne Spirítui Sancto coóperent in Evangélium proclamándum.

Au Martyrologe Romain

Lundi de Pentecôte

Mémoire de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église, que le Christ a confiée à ses disciples afin que dans l’Esprit Saint, ils persévèrent dans la prière et travaillent ensemble à l’annonce de l’Évangile

LECTIO ALTERA

Ex Allocutióne beáti Pauli Sexti, papæ, tértia Sacrosáncti Concílii Vaticáni II período

exácta

(21 novembris 1964: AAS 56 [1964], 1015-1016)

Maria Mater Ecclesiæ

Arctas ratiónes considerántes, quibus María et Ecclésia inter se coniungúntur, ad Beátæ Vírginis glóriam ad nostrúmque solácium, Maríam Sanctíssimam declarámus Matrem Ecclésiæ, hoc est totíus pópuli christiáni, tam fidélium quam Pastórum, qui eam Matrem amantíssimam appéllant; ac statúimus ut suavíssimo hoc nómine iam nunc univérsus christiánus pópulus magis adhuc honórem Deíparæ tríbuat eíque supplicatiónes adhíbeat.

De appellatióne ágitur, Venerábiles Fratres, christianórum pietáti haud insuéta; quin immo hoc potíssimum Matris nómine christifidéles et Ecclésia univérsa Maríam invocáre præóptant. Hoc revéra nomen ad germánam Maríæ pietátis ratiónem pértinet, cum in dignitáte ipsa, qua María útpote Mater Verbi Dei Incarnáti prǽdita est, fírmiter innitátur. Sicut enim divína Matérnitas causa est, cur María singuláres prorsus cum Christo ratiónes hábeat eadémque præsens adsit in humánæ salútis ópere a Christo Iesu perácto, ita páriter e divína Maternitáte præsértim eæ prófluunt ratiónes, quæ inter Maríam et Ecclésiam intercédunt; quandóquidem María Mater Christi est, qui statim ac in ipsíus virgináli útero humánam natúram assúmpsit, sibi ut Cápiti adiúnxit Corpus suum mysticum, quod est Ecclésia. María ígitur, útpote Mater Christi, Mater étiam fidélium ac Pastórum ómnium, scílicet Ecclésiæ, habénda est.

Hinc causa est, cur nos, licet indígnos, licet débiles, nihilóminus fidénti ánimo filiorúmque amóre flagrántes ad Eam óculos attollámus. Quæ olim Iesum, supérnæ grátiæ fontem, nobis donávit, ipsa matérnam suam opem Ecclésiæ non afférre non potest, hoc præsértim témpore, quo Christi Sponsa alacrióre stúdio salutíferum suum munus explére conténdit.

Ad hanc autem fidúciam magis usque aléndam confirmandámque, Nobis suádent arctíssima ea víncula, quæ inter hanc nostram cæléstem Matrem et humánum genus intercédunt. Etsi amplíssimis admirandísque donis a Deo cumuláta est, ut digna Mater Incarnáti Verbi efficerétur, nihilóminus María próxima nobis est. Sicut nos, et ipsa est Adæ fília, ac proptérea étiam nostra soror ob commúnem humánam natúram; quæ immúnis quidem fuit ab originária labe ob futúra Christi mérita, sed divínitus accéptis donis ipsa suæ ipsíus perféctæ fídei exémplum áddidit, ita ut evangélicum promeréret præcónium: «Beáta, quæ credidísti».

In hac mortáli vita perféctam Christi discípuli formam expréssit, spéculum fuit ómnium virtútum, atque plene in suos réttulit mores beatitúdines illas, quæ a Christo Iesu prædicátæ fuérunt. Quo fit, ut Ecclésia univérsa, dum multifórmem suam vitam actuosámque suam navitátem éxplicat, a Deípara Vírgine absolutíssimum exémplum sumat, quo perfécte Christum imitári opórteat.

2ème lecture

Allocution du Bienheureux Pape Paul VI – Concile Vatican II – Conclusion de la Troisième Session –

21 novembre 1964

Marie, Mère de l’Eglise

Considérant les réflexions sur ces rapports étroits entre Marie et l’Eglise, c’est donc pour sa gloire et pour notre réconfort que Nous proclamons la Très Sainte Vierge Marie Mère de l’Eglise, c’est-à-dire de tout le peuple de Dieu, aussi bien des fidèles que des pasteurs, que nous l’appelons Mère très aimante; et Nous voulons que, dorénavant, avec ce titre si doux, la Vierge soit encore davantage honorée et invoquée par tout le peuple chrétien.

Il s’agit d’un titre, Vénérables Frères, qui n’est pas nouveau pour la piété des chrétiens; c’est même de préférence sous ce nom de Mère que les chrétiens et toute l’Eglise aiment invoquer Marie. Ce titre, en vérité, appartient à l’authentique substance de la dévotion à Marie, trouvant sa justification dans la dignité même de la Mère du Verbe incarné. De même que la maternité divine est le fondement de la relation spéciale de Marie avec le Christ et de sa présence dans l’économie du salut opéré par le Christ Jésus, de même elle constitue le fondement principal des rapports entre Marie et l’Eglise, car elle est Mère de Celui qui, depuis le premier instant de l’Incarnation dans son sein virginal, s’est uni, en tant que chef, son Corps mystique qui est l’Eglise. Marie, donc, en tant que Mère du Christ, est Mère aussi de tous les pasteurs et fidèles, c’est-à-dire de l’Eglise.

C’est donc l’âme pleine de confiance et d’amour filial que nous levons les yeux vers elle, malgré notre indignité et notre faiblesse. Elle, qui nous a donné avec Jésus la source de la grâce, ne manquera pas de secourir l’Eglise alors que, dans l’abondance des dons du Saint-Esprit, elle s’adonne  avec un nouvel élan à sa mission de salut. Et notre confiance est encore ravivée et renforcée lorsque nous considérons les liens très étroits qui lient notre Mère du ciel au genre humain. Dans toute la richesse des prérogatives admirables dont Dieu l’a dotée pour la rendre digne d’être la Mère du Verbe incarné, elle n’en est pas moins toute proche de nous. Fille d’Adam comme nous, et donc notre soeur par le lien de la nature, elle est cependant la créature préservée du péché originel à cause des mérites du Sauveur, et qui, aux privilèges qu’elle a obtenus, joint la vertu personnelle d’une foi totale et exemplaire, méritant l’éloge évangélique : “Bienheureuse, toi qui as cru”. Durant sa vie terrestre, elle a réalisé la figure parfaite du disciple du Christ, miroir de toutes les vertus, et elle a incarné les béatitudes évangéliques proclamées par le Christ. C’est pourquoi en elle toute l’Eglise, dans son incomparable variété de vie et d’œuvres, atteint la plus authentique forme de l’imitation parfaite du Christ.

(Traduction : Documentation catholique, 1544-1545)

RESPONSORIUM Cf. Lc 1, 35

R/. Spíritus Sanctus supervénit in Maríam: * Virtus Altíssimi obumbrávit eam.

V/. Iterum eam passiónis Fílii sui sóciam, ut redemptórum Matrem replévit: *

Virtus Altíssimi.

R/ Cf. Lc 1, 35

R/ L’Esprit Saint est venu sur Marie.

* La puissance du Très-Haut la prit sous son ombre.

V/ Et de nouveau l’associa à la Passion du Fils du Très Haut de sorte qu’elle accomplit son rôle de Mère des rachetés (sauvés). * La puissance du Très-Haut la prit sous son ombre

HYMNUS

Quæ caritátis fúlgidum
es astrum, Virgo, súperis,
spei nobis mortálibus
fons vivax es et prófluus.

Sic vales, celsa Dómina,
in Nati cor piíssimi,
ut qui fidénter póstulat,
per te secúrus ímpetret.

Opem tua benígnitas
non solum fert poscéntibus,
sed et libénter sǽpius
precántum vota prǽvenit.

In te misericórdia,
in te magnificéntia;
tu bonitátis cúmulas
quicquid creáta póssident.

Patri sit et Paráclito
tuóque Nato glória,
cuius vocáris múnere
mater beáta Ecclésiæ.

Hymne

Tu es pour les habitants des cieux un astre resplendissant de charité, Vierge,
et pour nous, mortels, une source vive et débordante d’espérance.

Tu es si puissante, très haute Dame,
sur le cœur aimant de ton Fils,
que celui qui demande avec confiance est sûr par toi d’être exaucé.

Ta bonté ne vient pas seulement au secours de ceux qui t’implorent,
mais souvent elle se plaît à devancer les vœux de ceux qui prient.

En toi est la miséricorde,
en toi la magnificence ;
toute la bonté du monde
en toi se trouve rassemblée.

Gloire au Père, au Consolateur et à ton Fils,
qui t’ont enveloppée du vêtement admirable de la grâce.

Ad Benedictus, ant. Erant discípuli perseverántes unanímiter in oratióne, cum María matre

Iesu.

A Benedictus : D’un seul cœur, les Apôtres participaient fidèlement à la prière avec Marie, la mère de Jésus.
Oratio

Deus, misericordiárum Pater, cuius Unigénitus, cruci affíxus, beátam Maríam

Vírginem, Genetrícem suam, Matrem quoque nostram constítuit, concéde, quǽsumus, ut,

eius cooperánte caritáte, Ecclésia tua, in dies fecúndior, prolis sanctitáte exsúltet et in

grémium suum cunctas áttrahat famílias populórum. Per Dóminum.

Oraison :

Dieu de miséricorde, notre Père, ton Fils unique, en mourant sur la Croix, a voulu que la Vierge Marie, sa mère, soit aussi notre mère. Accorde à ton Église, soutenue par son amour, la joie de donner naissance à des enfants toujours plus nombreux, de les voir grandir en sainteté et d’attirer à elle toutes les familles des peuples. Par Jésus Christ.

Ad Vesperas
HYMNUS

Virgo, mater Ecclésiæ,
ætérna porta glóriæ,
esto nobis refúgium
apud Patrem et Fílium.

Gloriósa Dei mater,
cuius Natus est ac pater,
ora pro nobis ómnibus,
qui memóriam ágimus.

Stella maris, lux refúlgens,
stirps regális, sancta parens,
roga Patrem et Fílium
ut det nobis Paráclitum.

Virgo clemens, virgo pia,
virgo dulcis, o María,
exáudi preces ómnium
ad te pie clamántium.

Funde preces tuo Nato,
crucifíxo, vulneráto,
pro nobis et flagelláto,
spinis puncto, felle potáto.

Alma mater summi regis,
lux et porta celsi cæli,
inclína te misérrimis
geméntibus cum lácrimis.

Patri sit et Paráclito
tuóque Nato glória,
cuius vocáris múnere
mater beáta Ecclésiæ.

Vel: Ave, maris stella.
Ad Magnificat, ant. Dixit Dóminus matri suæ: Múlier, ecce fílius tuus. Ad discípulum autem: Ecce mater tua. A Magnificat : Le Seigneur dit à sa mère : ‘Femme, voici ton fils’. Puis, au disciple : ‘Voici ta mère’.
A la Messe
Collecta

Deus, misericordiárum Pater, cuius Unigénitus, cruci affíxus, beátam Maríam Vírginem, Genetrícem suam, Matrem quoque nostram constítuit, concéde, quǽsumus, ut, eius cooperánte caritáte, Ecclésia tua, in dies fecúndior, prolis sanctitáte exsúltet et in grémium suum cunctas áttrahat famílias populórum. Per Dóminum.

Collecte

Dieu de miséricorde, notre Père, ton Fils unique, en mourant sur la croix, a voulu que la Vierge Marie, sa mère, soit aussi notre mère. Accorde à ton Église, soutenue par son amour, la joie de donner naissance à des enfants toujours plus nombreux, de les voir grandir en sainteté et d’attirer à elle toutes les familles des peuples. Par Jésus-Christ.

Super oblata

Súscipe, Dómine, oblatiónes nostras et in mystérium salútis convérte, cuius virtúte et caritáte Vírginis Maríæ, Ecclésiæ Matris, inflammémur et óperi redemptiónis cum ea árctius sociári mereámur. Per Christum.

Prière sur les offrandes

Accueille, Seigneur, nos offrandes pour en faire le mystère de notre salut : que sa puissance brûle nos cœurs du même amour que la Vierge Marie, Mère de l’Église, afin que nous puissions plus intimement participer avec elle à l’œuvre de la rédemption. Par Jésus.

Præfatio: De Maria, forma et Matre Ecclesiæ.

Dóminus vobíscum.

¤ Et cum spíritu tuo.

Sursum corda. ¤

Habémus ad Dóminum.

Grátias agámus Dómino Deo nostro.

¤ Dignum et iustum est.

Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre,
nos tibi semper et ubíque grátias ágere:
Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus:
Et te in celebratióne beátæ Maríæ Vírginis
débitis magnificáre præcóniis.

Quæ Verbum tuum immaculáto corde suscípiens
virgíneo méruit sinu concípere
atque, páriens Conditórem, Ecclésiæ fovit exórdia.

Quæ iuxta crucem testaméntum divínæ caritátis accípiens,
univérsos hómines in fílios assúmpsit,
Christi morte ad supérnam vitam generátos.

Quæ, cum Apóstoli Promíssum exspectárent tuum,
supplicatiónem suam discipulórum précibus iungens,
exémplar éxstitit orántis Ecclésiæ.

Ad glóriam autem evécta cælórum,
Ecclésiam peregrinántem matérno proséquitur amóre
eiúsque gressus ad pátriam tuétur benígna,
donec dies Dómini gloriósus advéniat.

Et ídeo cum Sanctis et Angelis univérsis
te collaudámus, sine fine dicéntes:
Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth…

Le Seigneur soit avec vous. ¤ Et avec votre esprit.

Élevons notre cœur. ¤ Nous le tournons vers le Seigneur.

Rendons grâce au Seigneur notre Dieu. ¤ Cela est juste et bon.

Vraiment, il est juste et bon de rendre gloire, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, père très saint, Dieu éternel et tout puissant.

Pour célébrer la Vierge Marie, c’est à toi que s’adressent nos louanges.

En accueillant ta Parole dans un cœur immaculé, elle a mérité de la concevoir dans son sein virginal.

En donnant naissance à son Créateur, elle a préparé les commencements de l’Église.

En recevant au pied de la croix le testament d’amour de son Fils, elle a reçu pour fils tous les hommes que la mort du Christ a fait naître à la vie divine.

Quand les Apôtres attendaient l’Esprit qui leur était promis, elle a joint sa supplication à celle des disciples, devenant ainsi le modèle de l’Église en prière.

Élevée dans la gloire du ciel, elle accompagne et protège l’Église de son amour maternel dans sa marche vers la patrie jusqu’au jour de la venue glorieuse du Seigneur.

C’est pourquoi avec tous les anges et tous les saints, nous chantons l’hymne de ta gloire et sans fin nous proclamons : Saint!..

Post communionem

Sumpto, Dómine, pígnore redemptiónis et vitæ, súpplices adprecámur, ut Ecclésia tua, matérna Vírginis ope, et Evangélii præcónio univérsas gentes erúdiat et Spíritus effusióne orbem terrárum adímpleat. Per Christum.

Prière après la communion

Nous avons reçu le gage de la rédemption et de la vie, et nous te supplions encore, Seigneur : qu’avec l’aide maternelle de la Vierge Marie, ton Église proclame à tous les peuples le message de l’Évangile et qu’elle remplisse le monde entier de l’effusion de ton Esprit. Par Jésus.

Lectures :

Gn 3, 9-15.20 ou bien Act 1, 12-14

Ev. Jn 19, 25-34

 
 
A la messe chantée : commun de la BVM au temps per annum. (Graduale romanum 1974 / Graduale triplex 1979)

Kyrie, Sanctus, Agnus X

IN. Salve sancta parens, p. 403

GR. Benedícta es tu, p. 629

ALL. Felix es, p. 414

OFF. Recordáre,  p. 422

CO. Gloriósa,  p. 631

 
Modifications aux messes lues :

Ps 86, 1-2. 3. 5. 6-7 ; ¤ Gloriósa dicta sunt de te, cívitas Dei !

Alleluia : V/. O felix Virgo, quæ Dóminum genuísti ; o beáta Mater Ecclésiæ, quæ in nobis foves Spíritum Fílii tui Iesu Christi.

 Ant. Des choses glorieuses sont dites de toi, cité de Dieu !

Alléluia. V/. ö heureuse vierge, qui a donné naissance au Seigneur ; ô bienheureuse Mère de l’Eglise, qui nous emplis de l’Esprit de ton Fils Jésus-Christ.

Ant. ad introitumCf. Ac 1, 14

Erant discípuli perseverántes unanímiter in oratióne cum María, matre Iesu.

Antienne d’ouverture. cf. Ac 1, 14

D’un seul cœur, les Apôtres participaient fidèlement à la prière avec Marie, la mère de Jésus.

Ant. ad communionemCf. Jn 2, 1.11

Núptiæ factæ sunt in Cana Galilǽæ, et erat mater Iesu ibi; tunc fecit inítium signórum Iesus et manifestávit glóriam suam, et credidérunt in eum discípuli eius.

Vel: Cf. Jn 19, 26-27

Ex cruce pendens dixit Iesus discípulo, quem diligébat: Ecce mater tua.

Antienne de la communion cf. Jn 2, 1-11

Il y eut des noces à Cana en Galilée,
et la mère de Jésus était là. C’est alors que Jésus fit le premier de ses signes : il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.

Ou bien cf. Jn 19, 26-27

Suspendu à la croix, Jésus dit au disciple qu’il aimait : « Voici ta mère ».

L’antienne du Benedictus (source : Antiphonale synopticum) :

L’antienne du Magnificat (source : Antiphonale synopticum) :

Herméneutique de la réforme : les textes du missel romain

R.P. Louis Bouyer (France Catholique 28 janvier 1972).

Un article qui présente le missel de Jounel par le P. Bouyer. Ce texte est certes ancien, mais demeure ô combien d’actualité : il importe donc de ressaisir sa teneur, dans notre XXIème siècle post 7/7/2007 et alors que la richesse des propres de la messe actuelle n’est toujours pas perçue par les fidèles ordinaires des paroisses….

Au début du mouvement liturgique, on avait fait campagne pour que les fidèles se munissent d’un missel où il leur serait possible de suivre toutes les prières et les lectures de la messe. Puis nous avons eu le renouvellement officiel de la liturgie de la messe qui a suivi le Concile. Les fidèles là-dessus ont perdu pied, ne trouvant plus dans les missels auxquels ils étaient habitués les textes de la « nouvelle messe ».

On leur a dit alors qu’ils n’avaient qu’à écouter : on leur donnait maintenant une liturgie où tout était dans leur langue ; ils n’avaient plus que faire d’un livre, devenu inutile, qui ne pouvait que fractionner et disperser leur attention, tandis que la célébration commune devait les rassembler tous.

Hélas ! ceci pouvait être fort beau en théorie, mais il y a encore très loin, trop souvent, de la théorie à la pratique.

Le missel de Saint Pie V

Quant aux jeunes prêtres, ou aux lecteurs improvisés, on ne paraît pas encore avoir toujours découvert que, pour qu’ils s’expriment d’une façon audible, il faut qu’ils s’y exercent à l’avance et, d’abord, qu’ils se persuadent que ce qu’ils lisent n’est pas lu simplement pour être lu, mais pour être entendu. Dieu sait si nous en sommes loin ! L’usage universel du micro (adapté trop souvent, d’ailleurs, à des appareils mal réglés, ou pas réglés du tout) donne à ceux qui en usent, de surcroît, la douce illusion qu’ils n’ont aucun effort à faire pour être compris, quelle que soit la bouillie qu’ils mâchonnent !

Comme si cela ne suffisait pas, nombre de prêtres en prennent à leur aise avec les textes et, sous couleur d’explication ou d’adaptation, font de ce qu’ils lisent un magma informe ! Enfin, il faut le dire, nombre de traductions officielles, dans notre pays, sont à la fois tellement délavées dans leur contenu, sous le même fallacieux prétexte, et cependant, usent d’un langage à ce point tarabiscoté et si parfaitement ésotérique que, même seraient-elles lues par des lecteurs idéaux, elles ne passeraient pas…


Il était donc urgent que les fidèles eussent en main de nouveau les textes qu’on est censé leur lire, ne serait-ce que pour qu’ils puissent connaître au moins ce qu’est la nouvelle liturgie, telle que l’Eglise nous la donne, et non les tripatouillages insensés que nombre de prêtres persistent à y substituer. Ceci, au moins, devrait avoir comme premier résultat de dissiper l’incroyable supposition, entretenue de concert par les intégristes et les progressistes, d’après laquelle « la messe de saint Pie V » aurait disparu sans laisser de trace du nouveau Missel. Elle a disparu, certes, de beaucoup d’églises et de célébrations farfelues. Mais on pourra s’en assurer, grâce aux missels des fidèles conformes aux textes officiels qui commencent à paraître, elle est toujours là, toujours la même, dans la liturgie rénovée.

L’excellent Missel procuré par l’abbé Jounel et que la Maison Desclée et Cie vient de publier, pour les dimanches et les fêtes d’obligation, ne permettra plus à personne d’en douter sérieusement. On y trouve même le texte grec ou latin du Kyrie, du Gloria, du Credo, de la Préface et du Sanctus, du Pater et de l’Agnus Dei, qu’il est toujours et partout loisible de dire ou de chanter, n’en déplaise aux fanatiques de l’un ou l’autre bord.

Mais on y découvrira aussi le prodigieux enrichissement dont cette messe, la messe la plus traditionnelle, a été pourvue, soit par un retour à d’innombrables prières anciennes dont les missels imprimés depuis le XVIe siècle n’avaient retenu qu’une petite partie, soit par des compositions nouvelles, mais inspirées directement des sources les plus authentiques, comme les trois prières eucharistiques qui peuvent désormais alterner avec le canon romain.

On y découvrira, par-dessus tout, l’ampleur des nouvelles lectures bibliques qui, s’ajoutant aux anciennes, toujours là, devraient permettre à tous les fidèles de s’initier progressivement à l’essentiel de la Parole de Dieu, à l’école de l’Eglise catholique et de cette « loi de la foi » qu’a toujours constituée sa « loi de prière ». Mais, évidemment, pour que tant de richesses soient assimilées, il faut y aider. C’est à quoi les prêtres, dans leurs homélies avant tout, devraient s’employer. Malheureusement, combien y en a-t-il qui s’en soucient seulement ? Combien ne voient, dans leur soi-disant homélie, qu’une occasion offerte d’imposer aux fidèles leur idéologie politique – le jargon incompréhensible d’une certaine « action catholique » dont il est vrai aussi, quoique dans un tout autre sens que celui de l’Epître aux Hébreux, que, « même défunte, elle parle (ou plutôt, elle « cause ») encore », – enfin toutes les variétés possibles de l’hexagonal ecclésial !…

Il est bien vrai que ces prêtres eux-mêmes n’ont jamais été préparés à assimiler pour leur propre compte ces richesses spirituelles et doctrinales de la Parole divine. Moins encore ont-ils appris à prier la prière de l’Eglise. Comment donc transmettraient-ils ce qu’ils n’ont reçu, dans le passé, que matériellement, dans la plupart des cas, et, dans le présent, ne reçoivent plus du tout ?