Extrait du Compendium du catéchisme de l'Eglise catholique :
Jésus a-t-il contredit la foi d’Israël au Dieu unique et sauveur?
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Jésus n’a jamais contredit la foi au Dieu unique, pas même quand il accomplissait l’œuvre divine par excellence qui achevait les promesses messianiques et qui le révélait égal à Dieu : le pardon des péchés. La demande de Jésus de croire en lui et de se convertir permet de saisir la tragique incompréhension du Sanhédrin, qui a jugé qu’il méritait la mort pour cause de blasphème.
Qui est responsable de la mort de Jésus?
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La passion et la mort de Jésus ne peuvent être imputées indistinctement ni à tous les Juifs alors vivants, ni aux Juifs venus ensuite dans le temps et dans l’espace. Tout pécheur individuel, c’est-à-dire tout homme, est réellement la cause et l’instrument des souffrances du Rédempteur. Sont plus gravement coupables ceux qui, surtout s’ils sont chrétiens, retombent souvent dans le péché et se complaisent dans les vices.
Pourquoi la mort du Christ fait-elle partie du dessein de Dieu?
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Pour réconcilier en lui tous les hommes, voués à la mort à cause du péché, Dieu a pris l’initiative pleine d’amour d’envoyer son Fils afin qu’il se soumette à la mort pour les pécheurs. Annoncée dans l’Ancien Testament, en particulier comme sacrifice du Serviteur souffrant, la mort du Christ est arrivée « selon les Écritures ».
Comment le Christ s’est-il offert lui-même au Père?
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Toute la vie du Christ est offerte librement au Père pour accomplir son dessein de salut. Il a donné sa vie « en rançon pour la multitude » (Mc , ). Par là, il réconcilie toute l’humanité avec Dieu. Sa souffrance et sa mort manifestent que sa propre humanité a été l’instrument libre et parfait de l’Amour divin qui veut le salut de tous les hommes.
Comment s’exprime l’offrande de Jésus lors la dernière Cène?
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Au cours de la dernière Cène avec ses Apôtres, la veille de sa passion, Jésus anticipe, c’est-à-dire signifie et réalise par avance, l’offrande
volontaire de lui-même : « Ceci est mon corps livré pour vous » (Lc ,), « Ceci est mon sang répandu… » (Mt ,). Ainsi, il a institué en même temps l’Eucharistie comme « mémorial » (cf. Co ,) de son sacrifice et ses Apôtres comme prêtres de la nouvelle Alliance.