Evangile commenté du lundi 1 janvier 2018 - Octave de la Nativité SOLENNITE DE LA SAINTE MERE DE DIEU, MARIE

Infra octavam Nativitatis Dans l'octave de la Nativité
Feria II Lundi
In octava Nativitatis SOLLEMNITAS SANCTAE DEI GENITRICIS MARIAE Octave de la Nativité SOLENNITE DE LA SAINTE MERE DE DIEU, MARIE
Sollemnitas Solennité
Evangelium Evangile
Luc (2,16-21)
In illo tempore : venérunt pastores festinántes et invenérunt Maríam et Ióseph et infántem pósitum in praesépio. Vidéntes autem notum fecérunt verbum, quod dictum erat illis de púero hoc. Et omnes, qui audiérunt, miráti sunt de his, quae dicta erant a pastóribus ad ipsos. María autem conservábat ómnia verba haec cónferens in corde suo. Et revérsi sunt pastóres glorificántes et laudántes Deum in ómnibus, quae audíerant et víderant, sicut dictum est ad illos. Et postquam consummáti sunt dies octo, ut circumciderétur, vocátum est nomen eíus Iésus, quod vocátum est ab ángelo, priúsquam in útero conciperétur. En ce temps là : les bergers vinrent en grande hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et l’enfant couché dans une crèche. Et en Le voyant, ils reconnurent la vérité de ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui l’entendirent admirèrent ce qui leur avait été raconté par les bergers. Or Marie conservait toutes ces choses, les repassant dans son cœur. Et les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qu’il leur avait été dit. Le huitième jour, auquel l’enfant devait être circoncis, étant arrivé, on Lui donna le nom de Jésus, que l’ange avait indiqué avant qu’Il fût conçu dans le sein de Sa mère.
Verbum Domini. R/. Laus tibi, Christe.Parole du Seigneur. R/. Louange à Toi, ô Christ.
Commentaire de l'Evangile par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes.
Au verset 17, le sens de la Vulgate est qu'après avoir vu, les bergers reconnurent la réalité de ce qui leur avait été dit sur cet Enfant. Mais il vaut mieux traduire : ils firent connaître, ils racontèrent ce qui leur avait été révélé au sujet du nouveau-né. Ils en devisèrent sans doute avec la Sainte Vierge et saint Joseph. Ils le dirent aussi aux gens de Bethléem. Et tous ceux qui les entendirent s'émerveillèrent de leur récit. Il y eut de l'étonnement, de l'enthousiasme, peut-être néanmoins dans un cercle assez restreint. Joseph et Marie ne demeurèrent pas davantage sous le hangar ou dans la grotte : on leur trouva des parents, ou bien une demeure hospitalière les accueillit. On reposa l'Enfant dans un berceau plus doux que le premier ; et lorsque vinrent les Mages, il est dit qu'ils trouvèrent la Sainte Famille dans une maison. — Les habitants de Bethléem admirèrent donc sur l'heure. Mais, comme les enfants, les peuples oublient. Il y avait heureusement quelqu'un qui n'oubliait pas, qui gardait précieusement tous ces événements, tous ces détails, toutes ces paroles dans son cœur. Et elle les étudiait, les comparait, les méditait. Et de qui saint Luc peut-il bien avoir appris cela, sinon de Notre-Dame elle-même ? Quant aux bergers, ils s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de tout ce qu'ils avaient vu et entendu : c'était bien ce que leur avaient annoncé les anges.
« Lorsque vint le huitième jour, auquel l'Enfant devait être circoncis, on lui donna le nom de Jésus, celui-là même qui lui avait été donné par l'ange, avant sa conception dans le sein de sa Mère. » Le sang rédempteur coule pour la première fois. Annonciation, Visitation, Nativité, Circoncision, Purification, Présentation : c'est toujours, chez le Seigneur et les siens, la même disposition tranquille d'humilité et d'obéissance. On obéit aux vouloirs de Dieu, on obéit à sa Loi. Et Celle dont nous tenons tous ces détails nous les livre avec sa candeur accoutumée et comme chose toute naturelle. Le Seigneur et sa Mère se soumettent à des rites et à des purifications qui n'étaient ni pour l'un ni pour l'autre. Mais ils ont voulu l'effacement de toute singularité. Aussi bien, il leur eût été difficile de se soustraire aux pratiques communes sans provoquer l'étonnement ; le secret de la naissance virginale devait être gardé dans le cercle restreint de la Sainte Famille et de quelques âmes privilégiées. La circoncision devenait, pour le Seigneur, la marque sensible de son appartenance à la famille d'Abraham et au peuple d'Israël.