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Martyrologe du mardi 11 décembre 2018

Martyrologe
Le 11 décembre
1. Mémoire de saint Damase Ier, pape. Dans une période difficile, il réunit de nombreux synodes pour défendre la foi de Nicée contre les schismes et les hérésies, il confia à saint Jérôme la traduction latine des livres saints, embellit avec piété les tombes des martyrs et les décora d’éloges versifiés. Lui-même, mort en 384, avait fait graver d’avance sur sa tombe, au cimetière de Calliste, un acte de foi : “Celui qui marche sur les eaux... fera se dresser Damase de ses cendres”.
2. À Amiens, les saints martyrs Victoric, Fuscien martyrs
3. À Plaisance en Émilie, l’an 420, saint Savin, évêque, qui appela les foules à la foi du Christ, établit des lieux d’asile pour les vierges et défendit de manière inébranlable la vérité de Nicée.
4. À Constantinople, en 493, saint Daniel, prêtre, surnommé le Stylite. Après avoir vécu dans un monastère et supporté de nombreux travaux, il se tint en haut d’une colonne à la manière et à l’exemple de saint Siméon le Stylite et y demeura pendant trente-trois ans et trois mois jusqu’à sa mort, sans se laisser briser par la violence du froid, de la chaleur ou des vents.
5*. À l’abbaye d’Himmerode près de Trèves en Allemagne, l’an 1179, le bienheureux David, moine, que saint Bernard reçut à Clairvaux malgré sa santé fragile, qu’il envoya ensuite avec d’autres frères en Allemagne pour fonder un nouveau monastère, où nuit et jour il était occupé à la prière et aux bonnes œuvres.
6*. À Sienne en Toscane, l’an 1291, le bienheureux Franco Lippi, ermite de l’Ordre du Carmel, qui, après une vie violente de chef de bandits, se convertit totalement et devint célèbre par l’extrême rigueur de sa pénitence.
7*. Au diocèse de Camerino dans les Marches, en 1373, le bienheureux Hugolin Magalotti, qui, après la mort de son père, livra ses biens aux pauvres et vécut en ermite pénitent et tertiaire de Saint-François.
8*. À Sant’ Angelo in Vado, également dans les Marches, en 1455, le bienheureux Jérôme Ranuzzi, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, qui parvint à la science des saints dans la solitude et le silence.
9*. À Nagasaki au Japon, en 1632, les bienheureux martyrs Martin Lumbreras Peralta et Melchior Sanchez Pérez, prêtres augustins, qui, à peine entrés dans cette ville, furent arrêtés, jetés dans une cellule obscure et enfin brûlés vifs.
10*. À Londres, en 1643, le bienheureux Arthur Bell, prêtre franciscain et martyr. Condamné à mort sous le roi Charles Ier uniquement à cause de son sacerdoce, il subit les supplices du gibet à Tyburn.
11*. À Burjassot près de Valence en Espagne, l’an 1936, la bienheureuse Marie-Pilar Villalonga Villalba, vierge et martyre, fusillée en haine de l’Église dans la persécution déclenchée au cours de la guerre civile.
12. À La Aldehuela dans la région de Madrid, en 1974, sainte Marie des Merveilles de Jésus (Maria Miravillas Pidal), vierge carmélite, qui fonda un grand nombre de monastères en Espagne et en Inde, unissant une vie contemplative à une vie active de charité.

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Invitatoire du mardi 11 décembre 2018

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria III Mardi
Ad Invitatorium
Ad Invitatorium
A la liturgie lue :
Ante Officium quod a solo persolvitur, dici potest sequens oratio:Avant l'office récité seul, on peut dire la prière suivante :
Aperi, Dómine, os meum ad benedicéndum nomen sanctum tuum; munda cor meum ab ómnibus vanis, pervérsis et aliénis cogitatiónibus; intelléctum illúmina, afféctum inflámma, ut digne, atténte ac devóte hoc Offícium recitáre váleam, et exaudíri mérear ante conspéctum divínæ maiestátis tuæ. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.Ouvre mes lèvres, Seigneur, afin qu’elles bénissent Ton saint Nom, purifie aussi mon cœur de toute pensée vaine, mauvaise, étrangère. Éclaire mon intelligence, enflamme mon amour, afin que je puisse réciter cet office avec respect, attention et dévotion, et mériter d’être exaucé en présence de Ta divine majesté. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
℣. Dómine, lábia mea apéries. ℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.℣. Seigneur, ouvre mes lèvres. ℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Psalmus 94 (95)Psaume 94 (95)
Invitatio ad laudem DeiInvitation à la louange de Dieu
Adhortamini vosmetipsos per singulos dies, donec illud «hodie» vocatur (Hebr 3, 13).Exhortez-vous mutuellement chaque jour, tant que vaut cet « aujourd'hui ».
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Veníte, exsultémus Dómino; iubilémus Deo salutári nostro. Præoccupémus fáciem eius in confessióne et in psalmis iubilémus ei.Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut. Accourons devant Sa face dans l'action de grâce, dans des psaumes, jubilons pour Lui.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Quóniam Deus magnus Dóminus et rex magnus super omnes deos. Quia in manu eius sunt profúnda terræ, et altitúdines móntium ipsíus sunt. Quóniam ipsíus est mare, et ipse fecit illud, et siccam manus eius formavérunt. Parce que le Seigneur est le grand Dieu ; le grand Roi au-dessus de tous les dieux. Car dans Sa main sont les profondeurs de la terre, et que les hauteurs des montagnes sont à Lui. Parce qu'à Lui est la mer, et que c'est Lui-même qui l'a faite, et que Ses mains ont formé le continent.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Veníte, adorémus et procidámus et génua flectámus ante Dóminum, qui fecit nos, quia ipse est Deus noster, et nos pópulus páscuæ eius et oves manus eius. Venez, adorons, prosternons - nous devant Dieu, et fléchissons les genoux devant le Seigneur qui nous a faits, parce que Lui-même est notre Dieu, et que nous sommes Son peuple et les brebis de Sa main.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Utinam hódie vocem eius audiátis: «Nolíte obduráre corda vestra, sicut in Meríba secúndum diem Massa in desérto, ubi tentavérunt me patres vestri: probavérunt me, etsi vidérunt ópera mea. Si seulement aujourd'hui, vous entendiez Sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs, comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où Me tentèrent vos pères ; ils M'éprouvèrent, alors qu'ils avaient vu Mes oeuvres.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Quadragínta annis tæduit me generatiónis illíus, et dixi: Pópulus errántium corde sunt isti. Et ipsi non cognovérunt vias meas; ídeo iurávi in ira mea: Non introíbunt in réquiem meam». Pendant quarante ans, J'ai été le dégoût de cette génération et J'ai dit : ils sont un peuple errant de coeur ; et eux, ils n'ont point connu Mes voies : c'est pourquoi Je leur ai juré dans Ma colère, ils n'entreront pas dans Mon repos.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.

Si le psaume 94 est récité pendant la liturgie de ce jour, à une des heures suivantes, on peut prendre un autre psaume comme invitatoire, au choix :
vel:ou :
Psalmus 99 (100)Psaume 99 (100)
Gaudium in templum ingredientiumJoie de l’entrée dans le temple
Redemptos iubet Dominus victoriæ carmen canere (S. Athanasius). Le Seigneur invite les rachetés à entonner un chant de victoire (S. Athanase).
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Iubiláte Dómino, omnis terra, * servíte Dómino in lætítia; introíte in conspéctu eius * in exsultatióne. Acclamez Dieu, toute la terre; servez le Seigneur avec joie. Entrez en Sa présence * avec allégresse.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Scitóte quóniam Dóminus ipse est Deus;  ipse fecit nos, et ipsíus sumus, * pópulus eius et oves páscuæ eius. Sachez que c'est le Seigneur qui est Dieu; c'est Lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes. Nous sommes Son peuple, et les brebis de Son pâturage.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Introíte portas eius in confessióne,  átria eius in hymnis, * confitémini illi, benedícite nómini eius. Franchissez Ses portes avec des louanges, Ses parvis en chantant des hymnes; célébrez-le, bénissez Son nom.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Quóniam suávis est Dóminus;  in ætérnum misericórdia eius, * et usque in generatiónem et generatiónem véritas eius. car le Seigneur est suave; Sa miséricorde est éternelle, * et Sa vérité demeure de génération en génération.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
vel:ou :
Psalmus 66 (67)Psaume 66 (67)
Omnes gentes Domino confiteanturToutes les nations rendront gloire au Seigneur
Notum sit vobis quoniam gentibus missum est hoc salutare Dei (Act 28, 28).Sachez que le salut de Dieu a été envoyé aux gentils (Act 28, 28).
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Deus misereátur nostri et benedícat nobis; * illúminet vultum suum super nos, ut cognoscátur in terra via tua, * in ómnibus géntibus salutáre tuum. Que Dieu nous soit favorable et qu'Il nous bénisse; qu'Il illumine sur nous Son visage, afin que l'on connaisse sur la terre Ta voie, et parmi toutes les nations Ton salut.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Læténtur et exsúltent gentes,  quóniam iúdicas pópulos in æquitáte * et gentes in terra dírigis. Que les peuples Te louent, ô Dieu ; que les peuples Te louent tous. Que les nations se réjouissent, qu'elles soient dans l'allégresse ; car Tu juges les peuples avec droiture, et Tu conduis les nations sur la terre.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Terra dedit fructum suum; * benedícat nos Deus, Deus noster, benedícat nos Deus, * et métuant eum omnes fines terræ. Que les peuples Te louent, ô Dieu, que les peuples Te louent tous. La terre a donné son fruit ; que nous bénisse Dieu, notre Dieu, que Dieu nous bénisse, et que toutes les extrémités de la terre Le révèrent.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
vel:ou :
Psalmus 23 (24)Psaume 23 (24)
Domini in templum adventusAvènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu’il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo. Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum. Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent. Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius? Innocens mánibus et mundo corde,  qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum. Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo. Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur. Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur. Telle est la race de ceux qui Le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Psalmus cum sua antiphona, pro opportunitate, omitti potest quando Invitatorium Laudibus matutinis præponendum est. Le psaume [invitatoire] avec son antienne, si c'est opportun, peut être omis lorsque l'invitatoire précède immédiatement les Laudes du matin.

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Vigiles (OSB) du mardi 11 décembre 2018


Avertissement : l'affichage de cet office est encore incomplet. Il manque des traductions et seul le psautier est renseigné. Le propre du temps et des saints n'est pas encore entièrement disponible. Aidez-nous pour les traductions, merci.
Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria III Mardi
Ad Vigilas
Ad Vigilias
Ter dicitur: On dit trois fois :
℣. Dómine, lábia mea apéries.
℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres.
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Sequens psalmus dicitur quotidie et anteponitur psalmo 94, si Vigiliæ incipiunt ab invitatorio. Le psaume suivant se dit chaque jour avant le psaume 94 si les Vigiles commencent par l'invitatoire.
Psalmus 3 Psaume 3
Dominus protector meus Le Seigneur est mon protecteur
Dormivit et somnum cepit et resurrexit, quoniam Dominus suscepit eum (S. Irenæus). Il S'est couché et Il S'est endormi, et Il est ressuscité car le Seigneur L'a soutenu.
Dómine, quid multiplicáti sunt, qui tríbulant me? * Multi insúrgunt advérsum me, Seigneur, pourquoi ceux qui me persécutent se sont-ils multipliés? Une multitude s'élève contre moi.
multi dicunt ánimæ meæ: * «Non est salus ipsi in Deo». Beaucoup disent à mon âme: Il n'y a pas de salut pour elle dans son Dieu.
Tu autem, Dómine, protéctor meus es, * glória mea et exáltans caput meum. Mais Toi, Seigneur, Tu es mon protecteur et ma gloire, et Tu me relèves la tête.
Voce mea ad Dóminum clamávi, * et exaudívit me de monte sancto suo. De ma voix j'ai crié vers le Seigneur, et Il m'a exaucé du haut de Sa montagne sainte.
Ego obdormívi et soporátus sum, * exsurréxi, quia Dóminus suscépit me. Je me suis endormi, et j'ai été assoupi; et je me suis levé, parce que le Seigneur a été mon soutien.
Non timébo mília pópuli circumdántis me. * Exsúrge, Dómine, salvum me fac, Deus meus; Je ne craindrai point les milliers d'hommes du peuple qui m'environnent. Lève-Toi, Seigneur; sauve-moi, mon Dieu.
quóniam tu percussísti in maxíllam omnes adversántes mihi, * dentes peccatórum contrivísti. Car Tu as frappé tous ceux qui s'opposaient à moi sans raison; Tu as brisé les dents des pécheurs.
Dómini est salus, * et super pópulum tuum benedíctio tua. Le salut vient du Seigneur; et c'est Toi qui bénis Ton peuple.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Consors patérni lúminis,
lux ipse lucis et dies,
noctem canéndo rúmpimus:
assíste postulántibus.

Aufer tenébras méntium,
fuga catérvas dæmonum,
expélle somnoléntiam
ne pigritántes óbruat.

Sic, Christe, nobis ómnibus
indúlgeas credéntibus,
ut prosit exorántibus
quod præcinéntes psállimus.

Sit, Christe, rex piíssime,
tibi Patríque glória
cum Spíritu Paráclito,
in sempitérna sæcula. Amen.
Clarté de clarté, Toi, le Jour,
Qui partages l'éclat du Père,
Soutiens-nous dans notre prière,
Quand nos chants déchirent la nuit.

Chasse les ténèbres de l'âme,
fais fuir les troupes des démons ;
dissipe notre somnolence
et garde-nous de la paresse.

Montre toi bienveillant, ô Christ,
envers nous qui croyons en Toi ;
que profite à ceux qui te prient
l'hymne chantée à Ta louange !

O Christ, ô Roi plein de bonté,
gloire à Toi et gloire à Ton Père,
avec l'Esprit Consolateur,
à travers les siècles sans fin.
IN I NOCTURNO AU Ier NOCTURNE
Ant. 1 Adiútor * in tribulatónibus.Ant. 1 Le secours dans la tribulation.
Psalmus 45 (46) Psaume 45 (46)
Deus refugium et virtus Dieu, refuge et force
Vocabunt nomen eius Emmanuel, quod est interpretatum Nobiscum Deus (Mt 1, 23). On Le nommera Emmanuel, ce qui veut dire Dieu Avec Nous (Mt 1, 23).
Deus est nobis refúgium et virtus, * adiutórium in tribulatiónibus invéntus est nimis. Dieu est notre refuge et notre force ; un secours que l'on rencontre toujours dans la tribulation.
Proptérea non timébimus, dum turbábitur terra, * et transferéntur montes in cor maris. Aussi sommes-nous sans crainte si la terre est bouleversée, si les montagnes s'abîment au sein de l'océan,
Fremant et intuméscant aquæ eius, * conturbéntur montes in elatióne eius. si les flots de la mer s'agitent, bouillonnent, et, dans leur furie, ébranlent les montagnes.
Flúminis rivi lætíficant civitátem Dei, * sancta tabernácula Altíssimi. Un fleuve réjouit de ses courants la cité de Dieu, le sanctuaire où habite le Très-Haut.
Deus in médio eius, non commovébitur; * adiuvábit eam Deus mane dilúculo. Dieu est au milieu d'elle : elle est inébranlable ; au lever de l'aurore, Dieu vient à son secours:
Fremuérunt gentes, commóta sunt regna; * dedit vocem suam, liquefácta est terra. Les nations s'agitent, les royaumes s'ébranlent ; Il fait entendre sa voix et la terre se fond d'épouvante.
Dóminus virtútum nobíscum, * refúgium nobis Deus Iacob. le Seigneur des armées est avec nous ; le Dieu de Jacob est pour nous une citadelle.
Veníte et vidéte ópera Dómini, * quæ pósuit prodígia super terram. Venez, contemplez les oeuvres du Seigneur, les dévastations qu'Il a opérées sur la terre !
Auferet bella usque ad finem terræ, † arcum cónteret et confrínget arma * et scuta combúret igne. Il a fait cesser les combats jusqu'au bout de la terre, Il a brisé l'arc, Il a rompu la lance, Il a consumé par le feu les chars de guerre :
Vacáte et vidéte quóniam ego sum Deus: * exaltábor in géntibus et exaltábor in terra. Arrêtez et reconnaissez que Je suis Dieu, Je domine sur les nations, Je domine sur la terre !
Dóminus virtútum nobíscum, * refúgium nobis Deus Iacob. le Seigneur des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une citadelle.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 46 (47) Psaume 46 (47)
Dominus universorum rex Le Seigneur est roi de l'univers
Sedet ad dexteram Patris, et regni eius non erit finis. Il est assis à la droite du père, et Son règne n'aura pas de fin.
Omnes gentes, pláudite mánibus, * iubiláte Deo in voce exsultatiónis, Vous tous, peuples, battez des mains, célébrez Dieu par des cris d'allégresse,
quóniam Dóminus Altíssimus, terríbilis, * rex magnus super omnem terram. car le Seigneur est très haut, redoutable, grand roi sur toute la terre.
Subiécit pópulos nobis * et gentes sub pédibus nostris. Il nous assujettit les peuples, Il met les nations sous nos pieds.
Elégit nobis hereditátem nostram, * glóriam Iacob, quem diléxit. II nous choisit notre héritage, la gloire de Jacob, Son bien-aimé.
Ascéndit Deus in iúbilo, * et Dóminus in voce tubæ. Dieu monte dans la joie ; Le Seigneur, au son de la trompette.
Psállite Deo, psállite; * psállite regi nostro, psállite. Chantez à Dieu, chantez ; chantez à notre Roi, chantez.
Quóniam rex omnis terræ Deus, * psállite sapiénter. Car Dieu est roi de toute la terre, chantez un cantique de louange.
Regnávit Deus super gentes, * Deus sedet super sedem sanctam suam. Dieu règne sur les nations, Il siège sur Son trône saint.
Príncipes populórum congregáti sunt * cum pópulo Dei Abraham, Les princes des peuples se réunissent pour former un peuple du Dieu d'Abraham,
quóniam Dei sunt scuta terræ: * veheménter elevátus est. car à Dieu sont les boucliers de la terre : Il est souverainement élevé.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Adiútor * in tribulatónibus.Ant. Le secours dans la tribulation.
Ant. 2 Magnus Dóminus * et laudábilis nimis.Ant. 2 Le Seigneur est grand, Il est l'objet de toute louange.
Psalmus 47 (48) Psaume 47 (48)
Gratiarum actio pro populi salute Action de grâce pour le salut du peuple
Sustulit me in spiritu super montem magnum... et ostendit mihi civitatem sanctam Ierusalem (Ap 21,10). Il me transporta en esprit sur une grande montagne... Et il me montra la cité sainte, Jérusalem (Ap 21,10).
Magnus Dóminus et laudábilis nimis * in civitáte Dei nostri. Le Seigneur est grand, Il est l'objet de toute louange, dans la cité de notre Dieu,
Mons sanctus eius collis speciósus, * exsultátio univérsæ terræ. Sa montagne sainte s'élève gracieuse, joie de toute la terre.
Mons Sion, extréma aquilónis, * cívitas regis magni. La montagne de Sion, aux extrémités du septentrion, la cité du grand roi.
Deus in dómibus eius notus * factus est ut refúgium. Dieu, dans ses palais, S'est fait connaître comme un refuge.
Quóniam ecce reges congregáti sunt, * convenérunt in unum. Car voici que les rois s'étaient réunis, ensemble ils s'étaient avancés.
Ipsi cum vidérunt, sic admiráti sunt, * conturbáti sunt, diffugérunt; Ils ont vu, soudain ils ont été dans la stupeur, éperdus, ils ont pris la fuite ;
illic tremor apprehéndit eos, * dolóres ut parturiéntis. là un tremblement les a saisis, une douleur comme celle de la femme qui enfante.
In spíritu oriéntis * cónteres naves Tharsis. Par le vent d'Orient Tu brises les vaisseaux de Tharsis.
Sicut audívimus, sic vídimus in civitáte Dómini virtútum, in civitáte Dei nostri; * Deus fundávit eam in ætérnum. Ce que nous avions entendu dire, nous l'avons vu dans la cité du Seigneur des armées; dans la cité de notre Dieu : Dieu l'affermit pour toujours.
Recogitámus, Deus, misericórdiam tuam * in médio templi tui. O Dieu nous rappelons la mémoire de Ta bonté, au milieu de Ton temple.
Secúndum nomen tuum, Deus, sic et laus tua in fines terræ; * iustítia plena est déxtera tua. Comme Ton nom, ô Dieu, ainsi Ta louange arrive jusqu'aux extrémités de la terre ; Ta droite est pleine de justice.
Lætétur mons Sion, et exsúltent fíliæ Iudæ * propter iudícia tua. Que la montagne de Sion se réjouisse, que les filles de Juda soient dans l'allégresse, à cause de Tes jugements.
Circúmdate Sion et complectímini eam, * numeráte turres eius. Parcourez Sion et faites-en le tour; comptez ses forteresses.
Pónite corda vestra in virtúte eius et percúrrite domos eius, * ut enarrétis in progénie áltera. observez son rempart, examinez ses palais, pour le raconter à la génération future.
Quóniam hic est Deus, Deus noster in ætérnum et in sæculum sæculi; * ipse ducet nos in sæcula. Voilà Dieu qui est notre Dieu à jamais et toujours ; Il sera notre guide dans tous les siècles.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 48 (49) Psaume 48 (49)
Vanitas divitiarum Vanité des richesses
Dives difficile intrabit in regnum cælorum (Mt 19, 23). Il est difficile à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux (Mt 19, 23).
Audíte hæc, omnes gentes, * áuribus percípite, omnes, qui habitátis orbem: Ecoutez tous ceci, ô peuples ; prêtez l'oreille vous tous habitants du monde,
quique húmiles et viri nóbiles, * simul in unum dives et pauper! hommes du commun et hommes de condition, ensemble riches et pauvres.
Os meum loquétur sapiéntiam * et meditátio cordis mei prudéntiam. Ma bouche va faire entendre des paroles sages, et mon coeur a des pensées pleines de sens.
Inclinábo in parábolam aurem meam, * apériam in psaltério ænígma meum. Je prête l'oreille aux sentences que Dieu m'inspire; j'explique mon énigme au son de la harpe.
Cur timébo in diébus malis, * cum iníquitas supplantántium circúmdabit me? Pourquoi craindrais-je aux jours du malheur, lorsque l'iniquité de mes persécuteurs m'assiège ?
Qui confídunt in virtúte sua * et in multitúdine divitiárum suárum gloriántur. Eux qui mettent leur confiance dans leurs biens, leur gloire dans leurs grandes richesses.
Etenim seípsum non rédimet homo; * non dabit Deo propitiatiónem suam. Un homme ne peut racheter son frère, ni payer à Dieu sa rançon.
Nímium est prétium redemptiónis ánimæ eius: † ad últimum defíciet, * ut vivat usque in finem, nec vídeat intéritum. Le rachat de leur vie est trop cher; il est à jamais impossible, pour qu'il vive éternellement, et qu'il ne voie jamais la fosse.
Et vidébit sapiéntes moriéntes; † simul insípiens et stultus períbunt * et relínquent aliénis divítias suas. Non, il la verra ; les sages meurent; l'insensé et le stupide périssent également, laissant à d'autres leurs biens.
Sepúlcra eórum domus illórum in ætérnum; † tabernácula eórum in progéniem et progéniem, * etsi vocavérunt nomínibus suis terras suas. Ils s'imaginent que leurs maisons seront éternelles; que leurs demeures subsisteront d'âge en âge, et ils donnent leurs noms à leurs domaines.
Et homo, cum sit in honóre, non permanébit; † comparátus est iuméntis, quæ péreunt, * et símilis factus est illis. Mais, même dans sa splendeur, l'homme ne dure pas; il est semblable aux bêtes de somme qui périssent.
Hæc via illórum, quorum fidúcia in semetípsis, * et finis eórum, qui cómplacent in ore suo. Tel est leur sort, à ces hommes si confiants, et à ceux qui les suivent en approuvant leurs discours.
Sicut oves in inférno pósiti sunt, * mors depáscet eos; Comme un troupeau, ils sont poussés en enfer, la mort est leur pasteur ;
descéndent præcípites ad sepúlcrum, † et figúra eórum erit in consumptiónem: * inférnus habitáculum eórum. le matin, les hommes droits dominent sur eux, et leur ombre se consumera en enfer, sans autre demeure.
Verúmtamen Deus rédimet ánimam meam, * de manu ínferi vere suscípiet me. Mais Dieu rachètera mon âme de la puissance de l'enfer, car il me prendra avec lui.
Ne timúeris, cum dives factus fúerit homo * et cum multiplicáta fúerit glória domus eius, Ne crains donc pas, quand un homme s'enrichit, quand s'accroît l'opulence de sa maison.
quóniam, cum interíerit, non sumet ómnia, * neque descéndet cum eo glória eius. Car il n'emportera rien à sa mort, son opulence ne descendra pas avec lui.
Cum ánimæ suæ in vita ipsíus benedíxerit: * «Laudábunt te quod benefecísti tibi», II aura beau s'estimer heureux pendant sa vie ; on aura beau te louer des jouissances que tu te donnes :
tamen introíbit ad progéniem patrum suórum, * qui in ætérnum non vidébunt lumen. Tu iras rejoindre la génération de tes pères, qui jamais ne reverront la lumière.
Homo, cum in honóre esset, non intelléxit; † comparátus est iuméntis, quæ péreunt, * et símilis factus est illis. L'homme, même dans sa splendeur, ne comprend pas, il est comparé aux bêtes de somme qui périssent, et il leur est devenu semblable.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Magnus Dóminus * et laudábilis nimis.Ant. Le Seigneur est grand, Il est l'objet de toute louange.
Ant. 3 Deus deórum, * Dóminus locútus est.Ant. 3 Le Dieu des dieux, le Seigneur a parlé.
Psalmus 49
Vera in Dominum pietas
Non veni solvere legem, sed adimplere (cf.Mt 5,17).
Deus deórum, Dóminus, locútus est * et vocávit terram a solis ortu usque ad occásum.
Ex Sion speciósa decóre Deus illúxit, * Deus noster véniet et non silébit:
ignis consúmens est in conspéctu eíus * et in circúitu eíus tempéstas válida.
Advocábit caelum desúrsum * et terram discérnere pópulum suum:
“Congregáte mihi sanctos meos, * qui disposuérunt testaméntum meum in sacrifício.”
Et annuntiábunt caeli iustítiam eíus, * quóniam Deus iúdex est.
“Audi, pópulus meus, et loquar, Israel, et testificábor advérsum te: * Deus, Deus tuus, ego sum.
Non in sacrifíciis tuis árguam te; * holocáusta enim tua in conspéctu meo sunt semper.
Non accípiam de domo tua vítulos * neque de grégibus tuis hircos.
Quóniam meae sunt omnes ferae silvárum, * iumentórum mille in móntibus.
Cognóvi ómnia volatília caeli; * et, quod movétur in agro, meum est.
Si esuríero non dicam tibi; * meus est enim orbis terrae et plenitúdo eíus.
Numquid manducábo carnes taurórum * aut sánguinem hircórum potábo?
Ímmola Deo sacrifícium laudis * et redde Altíssimo vota tua;
et ínvoca me in die tribulatiónis: * éruam te, et honorificábis me.”
Peccatóri autem dixit Deus: “quáre tu enárras praecépta mea * et assúmis testaméntum meum in os tuum?
Tu vero odísti disciplínam * et proiecísti sermónes meos retrórsum.
Si vidébas furem, currébas cum eo; * et cum adúlteris erat pórtio tua.
Os tuum dimittébas ad malítiam, * et lingua tua concinnábat dolos.
Sedens advérsus fratrem tuum loquebáris * et advérsus fílium matris tuae proferébas oppróbrium.
Haec fecísti, et tácui. Existimásti quod eram tui símilis. * Árguam te et státuam illa contra fáciem tuam.
Intellégite haec, qui obliviscímini Deum, * ne quando rápiam, et non sit qui erípiat. Qui immolábit sacrifícium laudis, honorificábit me; et, qui immaculátus est in via, * osténdam illi salutáre Dei.”
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 51
Contra calumniatorem
Qui gloriatur, in Domino glorietur (I Cor I,31).
Quid gloriáris in malítia, * qui potens es iniquitáte?
Tota die insídias cogitásti; * lingua tua sicut novácula acúta, qui facis dolum.
Dilexísti malítiam super benignitátem, mendácium magis quam loqui aequitátem. * Dilexísti ómnia verba perditiónis, lingua dolósa.
Proptérea Deus déstruet te in finem; evéllet te et emigrábit te de tabernáculo * et radícem tuam de terra vivéntium. Vidébunt iústi et timébunt * et super eum ridébunt: “Ecce homo, qui non pósuit Deum refúgium suum, sed sperávit in multitúdine divitiárum suárum * et praeváluit in insídiis suis.”
Ego autem sicut virens olíva in domo Dei. Sperávi in misericórdia Dei * in aetérnum et in sǽculum sǽculi.
Confitébor tibi in sǽculum, quia fecísti; et exspectábo nomen tuum, quóniam bonum est; * in conspéctu sanctórum tuórum
Et annuntiábunt caeli iustítiam eíus, * quóniam Deus iúdex est.
“Audi, pópulus meus, et loquar, Israel, et testificábor advérsum te: * Deus, Deus tuus, ego sum.
Non in sacrifíciis tuis árguam te; * holocáusta enim tua in conspéctu meo sunt semper.
Non accípiam de domo tua vítulos * neque de grégibus tuis hircos.
Quóniam meae sunt omnes ferae silvárum, * iumentórum mille in móntibus.
Cognóvi ómnia volatília caeli; * et, quod movétur in agro, meum est.
Si esuríero non dicam tibi; * meus est enim orbis terrae et plenitúdo eíus.
Numquid manducábo carnes taurórum * aut sánguinem hircórum potábo?
Ímmola Deo sacrifícium laudis * et redde Altíssimo vota tua;
et ínvoca me in die tribulatiónis: * éruam te, et honorificábis me.”
Peccatóri autem dixit Deus: “quáre tu enárras praecépta mea * et assúmis testaméntum meum in os tuum?
Tu vero odísti disciplínam * et proiecísti sermónes meos retrórsum.
Si vidébas furem, currébas cum eo; * et cum adúlteris erat pórtio tua.
Os tuum dimittébas ad malítiam, * et lingua tua concinnábat dolos.
Sedens advérsus fratrem tuum loquebáris * et advérsus fílium matris tuae proferébas oppróbrium.
Haec fecísti, et tácui. Existimásti quod eram tui símilis. * Árguam te et státuam illa contra fáciem tuam.
Intellégite haec, qui obliviscímini Deum, * ne quando rápiam, et non sit qui erípiat. Qui immolábit sacrifícium laudis, honorificábit me; et, qui immaculátus est in via, * osténdam illi salutáre Dei.”
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Deus deórum, * Dóminus locútus est.Ant. Le Dieu des dieux, le Seigneur a parlé.
℣. Díriget Dóminus mansuétos in iudício.
℟. Docébit mites vias suas.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
Ipsíus piétas et misericórdia nos ádiuvet, qui cum Patre et Spíritu Sancto vivit et regnat in sǽcula sæculórum. ℟. Amen. Que Sa bonté et Sa miséricorde nous vienne en aide, Lui qui avec le Père et l'Esprit-Saint vit et règne dans les siècles des siècles. ℟. Amen.
Lectio brevis (Prv 3,19-20)
Dóminus sapientia fundávit terram, stabílivit cælos prudéntia ; sapiéntia illíus erupérunt abýssi, et nubes rorem sillant.
℟. Deus, in nómine tuo * Salvum me fac, Dómine. ℣. Et in miséricórdia tua libera me. ℣. Glória Patri, et Filio, et Spíritui Sancto. ℟. Dieu, en [l'honneur de] Ton nom * Sauve-moi, Seigneur. ℟. Et dans Ta miséricorde, sauve-moi. ℣. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit.
 Vel:  Ou :
Lectio biblica cum ℟.
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De libro Isaíæ prophétæ Du livre d'Isaïe
Lectio I Lecture I
Læténtur desérta et ínvia, et exsúltet solitúdo et flóreat quasi lílium. Gérminet et exsúltet lætabúnda et laudans. Glória Líbani data est ei, decor Carméli et Saron; ipsi vidébunt glóriam Dómini, maiestátem Dei nostri. Confortáte manus dissolútas et génua debília roboráte. Dícite pusillánimis: " Confortámini, nolíte timére! Ecce Deus vester, últio véniet, retribútio Dei; ipse véniet et salvábit vos. " Que soient pleins d'allégresse désert et terre aride, que la steppe exulte et fleurisse; comme l'asphodèle qu'elle se couvre de fleurs, qu'elle exulte de joie et pousse des cris, la gloire du Liban lui a été donnée, la splendeur du Carmel et de Saron. C'est eux qui verront la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. Fortifiez les mains affaiblies, affermissez les genoux qui chancellent. Dites aux cœurs défaillants: « Soyez forts, ne craignez pas; voici votre Dieu. C'est la vengeance qui vient, la rétribution divine. C'est lui qui vient vous sauver. »
℟. Salus nostra, Redémptor noster modo véniet, quem Gábriel nuntiávit et María Virgo concépit; * Ipse venit liberáre hóminem pérditum quem plasmávit in mundum. ℣. Princeps Gábriel magne, testis fidélis, iam véniet qui ventúrus est. * Ipse venit. ℟. Notre Sauveur, notre Rédempteur, le voici qui vient maintenant! Annoncé par Gabriel, conçu de la Vierge Marie, * Il vient libérer l'homme qu'il avait modelé, placé dans le monde, et qui était perdu! ℣. Archange Gabriel, tu en es le témoin fidèle: il vient, maintenant, celui qui doit venir, * Il vient libérer.
Lectio II Lecture II
Tunc aperiéntur óculi cæcórum, et aures surdórum patébunt. Tunc sáliet sicut cervus claudus, et exsultábit lingua mutórum, quia erúmpent in desérto aquæ et torréntes in solitúdine. Et terra árida erit in stagnum et sítiens in fontes aquárum; in cubílibus in quibus dracónes habitábant erit locus cálami et iunci. Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et les oreilles des sourds s'ouvriront. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la langue du muet criera sa joie. Parce qu'auront jailli les eaux dans le désert et les torrents dans la steppe. La terre brûlée deviendra un marécage, et le pays de la soif, des eaux jaillissantes; dans les repaires où gîtaient les chacals on verra des enclos de roseaux et de papyrus.
℟. Ecce Dóminus véniet cum splendóre descéndens, et virtus eius cum eo, * Visitáre pópulum suum in pace, et constitúere super eum vitam sempitérnam. ℣. Ecce Dóminus noster cum virtúte véniet, * Visitáre pópulum. ℟. Voici venir le Seigneur, il descend, entouré de sa splendeur, il vient, accompagné de sa puissance, * Visiter son peuple dans la paix, lui assurer la vie éternelle. ℣. Voici notre Seigneur, il vient avec puissance, * Visiter.
Lectio III Lecture III
Et erit ibi sémita et via; et via sancta vocábitur: non transíbit per eam pollútus; et erit eis dirécta via, ita ut stulti non errent per eam. Non erit ibi leo, et rapax béstia non ascéndet per eam nec inveniétur ibi; et ambulábunt qui liberáti fúerint, et redémpti a Dómino reverténtur. Et vénient in Sion cum laude, et lætítia sempitérna super caput eórum: gáudium et lætítiam obtinébunt, et fúgiet mæror et gémitus. Il y aura là une chaussée et un chemin, on l'appellera la voie sacrée; l'impur n'y passera pas; c'est lui qui pour eux ira par ce chemin, et les insensés ne s'y égareront pas. Il n'y aura pas de lion et la plus féroce des bêtes n'y montera pas, on ne l'y rencontrera pas, mais les rachetés y marcheront. Ceux qu'a libérés le Seigneur reviendront, ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle. La joie et l'allégresse les accompagneront, la douleur et les plaintes cesseront.
℟. Ecce ab austro vénio, ego Dóminus Deus vester, * Visitáre vos in pace. ℣. Aspíciam vos et créscere fáciam; multiplicabímini et firmábo pactum meum vobíscum. * Visitáre vos. ℣. Glória Patri. * Visitáre vos. ℟. Me voici, j'arrive du désert, je suis le Seigneur votre Dieu, * Je viens vous visiter dans la paix. ℣. Je poserai sur vous mon regard, et vous fructifierez; vous vous multiplierez, et j'affermirai mon alliance avec vous. * Je viens. ℣. Gloire au Père. * Je viens.
IN II NOCTURNO AU IIe NOCTURNE
Ant. 1 Allelúia, allelúia, allelúia.Ant. 1 Alléluia, alléluia, alléluia.
Psalmus 52 (53) Psaume 52 (53)
Impiorum stultitia Défaite des impies
Omnes peccaverunt et egent gloria Dei (Rom 3, 23). Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Rom 3, 23).
Dixit insípiens in corde suo: «Non est Deus». † Corrúpti sunt et abominatiónes operáti sunt; * non est qui fáciat bonum. L'insensé dit dans son coeur : " il n'y a pas de Dieu ! " Ils sont corrompus, ils commettent des crimes abominables ; il n'en est aucun qui fasse le bien.
Deus de cælo prospéxit super fílios hóminum, * ut vídeat si est intéllegens aut requírens Deum. Dieu, du haut des cieux, regarde les fils de l'homme, pour voir s'il se trouve quelqu'un d'intelligent, quelqu'un qui cherche Dieu.
Omnes declinavérunt, simul corrúpti sunt; * non est qui fáciat bonum, non est usque ad unum. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul.
Nonne scient omnes, qui operántur iniquitátem, * qui dévorant plebem meam ut cibum panis? N'ont-ils pas de connaissance ceux qui commettent l'iniquité ? Ils dévorent mon peuple comme ils mangent du pain,
Deum non invocavérunt; * illic trepidavérunt timóre, et non erat timor. ils n'invoquent point Dieu ! Ils trembleront tout à coup d'épouvante, sans qu'il y ait sujet d'épouvante ;
Quóniam Deus dissipávit ossa eórum, qui te obsidébant * confúsi sunt, quóniám Deus sprevit eos. car Dieu a dispersé les os de celui qui campait contre toi ; tu les a confondus, car Dieu les a rejetés.
Quis dabit ex Sion salutáre Israel? † Cum convérterit Deus captivitátem plebis suæ, * exsultábit Iacob et lætábitur Israel. Oh ! puisse venir de Sion la délivrance d'Israël ! Quand Dieu ramènera les captifs de Son peuple, Jacob se réjouira, Israël sera dans l'allégresse.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 53 (54) Psaume 53 (54)
Imploratio auxilii Imploration à l'aide
Orat propheta, ut in nomine Domini a persequentium malignitate liberetur (Cassiodorus). Le prophète prie pour être délivré au nom du Seigneur de la malveillance de ses persécuteurs (Cassiodore).
Deus, in nómine tuo salvum me fac * et in virtúte tua iúdica me. O Dieu, sauve-moi par Ton nom, et rends-moi justice par Ta puissance.
Deus, exáudi oratiónem meam, * áuribus pércipe verba oris mei! O Dieu, écoute ma prière, prête l'oreille aux paroles de ma bouche.
Quóniam supérbi insurrexérunt advérsum me, † et fortes quæsiérunt ánimam meam * et non proposuérunt Deum ante conspéctum suum. Car des étrangers se sont levés contre moi, des hommes violents en veulent à ma vie ; ils ne mettent pas Dieu devant leurs yeux.
Ecce enim Deus ádiuvat me, * et Dóminus suscéptor est ánimæ meæ. Voici que Dieu est mon secours; le Seigneur est le soutien de mon âme.
[Convérte mala super inimícos meos * et in veritáte tua dispérde illos.] [Il fera retomber le mal sur mes adversaires ; dans Ta vérité, anéantis-les ! ]
Voluntárie sacrificábo tibi, * confitébor nómini tuo, Dómine, quóniam bonum est; De tout cœur je T'offrirai des sacrifices ; je louerai Ton nom Seigneur car il est bon ;
quóniam ex omni tribulatióne erípuit me, * et super inimícos meos despéxit óculus meus. Il me délivre de toute angoisse, et mes yeux s'arrêtent avec joie sur mes ennemis.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 54 (55) Psaume 54 (55)
Contra perfidum amicum Contre un ami perfide
Coepit Iesus pavere et tædere (Mc 14, 33). Jésus commença à ressentir frayeur et angoisse (Mc 14, 33).
Auribus pércipe, Deus, oratiónem meam † et ne abscondáris a deprecatióne mea; * inténde mihi et exáudi me. O Dieu, prête l'oreille à ma prière, ne te dérobe pas à mes supplications. Ecoute-moi et réponds-moi !
Excússus sum in meditatióne mea et conturbátus sum * a voce inimíci et a tribulatióne peccatóris. J'erre çà et là, plaintif et gémissant, devant les menaces de l'ennemi, devant l'oppression du méchant !
Quóniam devolvérunt in me iniquitátem * et in ira molésti erant mihi. Car ils font tomber sur moi le malheur, et ils me poursuivent avec colère.
Cor meum torquétur intra me, * et formído mortis cécidit super me. Mon coeur tremble au dedans de moi, et sur moi fondent les terreurs de la mort.
Timor et tremor venérunt super me, * et contéxit me pavor. La crainte et l'épouvante m'assaillent, et le frisson m'enveloppe.
Et dixi: «Quis dabit mihi pennas sicut colúmbæ, * et volábo et requiéscam? Et je dis : Oh ! si j'avais les ailes de la colombe, je m'envolerais et m'établirais en repos ;
Ecce elongábo fúgiens * et manébo in solitúdine. voici que je fuirais bien loin, et je demeurerais dans la solitude.
Exspectábo eum, qui salvum me fáciat * a spíritu procéllæ et tempestáte». je me hâterais de chercher un asile, loin du vent impétueux, loin de l'ouragan.
Díssipa, Dómine, dívide línguas eórum, * quóniam vidi violéntiam et contentiónem in civitáte. Réduis-les à néant, Seigneur, divise leurs langues ! car je vois dans la ville la violence et la discorde.
Die ac nocte circúmeunt eam super muros eius, † iníquitas et labor et insídiæ in médio eius; * et non defécit de platéis eius frauduléntia et dolus. Jour et nuit ils font le tour de ses remparts ; l'iniquité et la vexation sont au milieu d'elle, la perversité est dans son sein l'oppression et l'astuce ne quittent point ses places.
Quóniam si inimícus meus maledixísset mihi, * sustinuíssem útique; Car ce n'est pas un ennemi qui m'outrage : je le supporterais ;
et si is, qui óderat me, super me magnificátus fuísset, * abscondíssem me fórsitan ab eo. ce n'est pas un adversaire qui s'élève contre moi : je me cacherais devant lui.
Tu vero, homo coæquális meus, * familiáris meus et notus meus, Mais toi, tu étais un autre moi-même, mon confident et mon ami.
qui simul habúimus dulce consórtium: * in domo Dei ambulávimus in concúrsu. Nous vivions ensemble dans une douce intimité, nous allions avec la foule à la maison de Dieu.
[Véniat mors super illos, et descéndant in inférnum vivéntes, Que la mort les surprenne, qu'ils descendent vivants au schéol !
quóniam nequítiae in habitáculis eórum, in médio eórum. ] Car la méchanceté est dans leur demeure, au milieu d'eux. ]
Ego autem ad Deum clamábo, * et Dóminus salvábit me. Pour moi, je crie vers Dieu, et le Seigneur me sauvera.
Véspere et mane et merídie meditábor et ingemíscam, * et exáudiet vocem meam. Le soir, le matin, au milieu du jour, je me plains, je gémis, et il entendra ma voix.
Rédimet in pace ánimam meam ab his, qui impúgnant me, * quóniam in multis sunt advérsum me. Il délivrera en paix mon âme du combat qui m'est livré, car ils sont nombreux ceux qui me font la guerre.
Exáudiet Deus et humiliábit illos, * qui est ante sæcula. Dieu entendra, et il les humiliera, lui qui est avant les siècles.
Non enim est illis commutátio, * et non timuérunt Deum. Car il n'y a point en eux de changement, et ils n'ont pas la crainte de Dieu.
Exténdit manum suam in sócios; * contaminávit foedus suum. il porte la main sur ceux qui étaient en paix avec lui, il viole son alliance.
Lene super butyrum est os eius, * pugna autem cor illíus: De sa bouche sortent des paroles douces comme le lait, et la guerre est dans son coeur.
mollíti sunt sermónes eius super óleum, * et ipsi sunt gládii destrícti. Ses discours sont plus onctueux que l'huile, mais ce sont des épées nues.
Iacta super Dóminum curam tuam, † et ipse te enútriet; * non dabit in ætérnum fluctuatiónem iusto. Remets ton sort au Seigneur, et il te soutiendra ; il ne laissera pas à jamais chanceler le juste.
Tu vero, Deus, dedúces eos * in púteum intéritus. Et toi, ô Dieu, tu les feras descendre dans la fosse de perdition ;
Viri sánguinum et dolósi non dimidiábunt dies suos; * ego autem sperábo in te, Dómine. les hommes de sang et de ruse ne verront pas la moitié de leurs jours ; pour moi, je mets en toi ma confiance.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 55 (56), 2-7a. 9-14 Psaume 55 (56), 2-7a. 9-14
Fiducia in Domini verbo collocata Confiance dans le Seigneur et en Sa parole.
Christus in passione monstratur (S. Hieronymus). Le Christ montré dans Sa passion (S. Jérôme).
Miserére mei, Deus, quóniam conculcávit me homo, * tota die impúgnans oppréssit me. Aie pitié de moi, ô Dieu, car l'homme s'acharne après moi ; tout le jour on me fait la guerre, on me persécute.
Conculcavérunt me inimíci mei tota die, * quóniam multi pugnant advérsum me, Altíssime. Tout le jour mes adversaires me harcèlent ; car ils sont nombreux ceux qui me combattent le front levé.
In quacúmque die timébo, * ego in te sperábo. Quand je suis dans la crainte, je me confie en Toi.
In Deo, cuius laudábo sermónem, † in Deo sperávi; * non timébo: quid fáciet mihi caro? Par le secours de Dieu, je célébrerai l'accomplissement de Sa parole ; je me confie en Dieu, je ne crains rien : que ferait contre moi la chair ?
Tota die rem meam perturbábant, * advérsum me omnes cogitatiónes eórum in malum. Sans cesse ils enveniment mes paroles, toutes leurs pensées sont contre moi pour me perdre.
Concitábant iúrgia, insidiabántur, * ipsi calcáneum meum observábant. Ils complotent, ils postent des espions, ils observent mes traces.
Sicut quaesiérunt ánimam meam, † ita pro iniquitáte retríbue illis, * in ira pópulos prostérne, Deus. Chargés de tant de crimes, échapperont-ils ? Dans Ta colère, ô Dieu, abats les peuples !
Peregrinatiónes meas tu numerásti: † pone lácrimas meas in utre tuo; * nonne in supputatióne tua? Tu as compté les pas de ma vie errante, Tu as recueilli mes larmes dans Ton outre ; ne sont-elles pas inscrites dans Ton livre?
Tunc converténtur inimíci mei retrórsum, † in quacúmque die invocávero: * ecce cognóvi quóniam Deus meus es. Alors mes ennemis retourneront en arrière, au jour où je T'invoquerai ; je le sais, Dieu est pour moi.
In Deo, cuius laudábo sermónem, * in Dómino, cuius laudábo sermónem, Par le secours de Dieu. Je célébrerai l'accomplissement de Sa parole ; dans le Seigneur, je célébrerai l'accomplissement de Sa promesse,
in Deo sperávi; * non timébo: quid fáciet mihi homo? en Dieu j'espère, je ne crains rien : Que peut me faire un faible mortel ?
Super me sunt, Deus, vota tua; * reddam laudatiónes tibi, Les vœux que je T'ai faits, ô Dieu, j'ai à les acquitter; je T'offrirai des sacrifices d'actions de grâces.
quóniam eripuísti ánimam meam de morte † et pedes meos de lapsu, * ut ámbulem coram Deo in lúmine vivéntium. Car Tu as délivré mon âme de la mort, - n'as-Tu pas préservé mes pieds de la chute - afin que je marche devant Dieu à la lumière des vivants ?
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 57
Iniquorium iudicum obiurgatio
Nolite ante tempus quidquam iudicare, quoadusque veniat Dominus (I Cor 4,5).
Numquid vere, poténtes, iustítiam loquímini, * recte iudicátis fílios hóminum?
Étenim in corde iniquitátes operámini, * in terra violéntiam manus vestrae concínnant. Alienáti sunt peccatóres ab útero; * Venénum illis in similitúdinem serpéntis, * sicut áspidis surdae et obturántis aures suas, quae non exáudiet vocem incantántium * et venéfici incantántis sapiénter.
Deus, cóntere dentes eórum in ore ipsórum; * molas leónum confrínge, Dómine.
Díffluant tamquam aqua decúrrens, * sicut fenum conculcátum aréscant.
Sicut limax, quae tabéscens transit, * sicut abortívum mulíeris, quod non vidit solem. Priúsquam séntiant ollae vestrae rhamnum, * sicut vivéntes, sicut ardor irae absórbet eos.
Laetábitur iústus, cum víderit vindíctam, * pedes suos lavábit in sánguine peccatóris. Et dicet homo: “Utíque est fructus iústo, * útique est Deus iúdicans eos in terra.”
“Audi, pópulus meus, et loquar, Israel, et testificábor advérsum te: * Deus, Deus tuus, ego sum.
Non in sacrifíciis tuis árguam te; * holocáusta enim tua in conspéctu meo sunt semper.
Non accípiam de domo tua vítulos * neque de grégibus tuis hircos.
Quóniam meae sunt omnes ferae silvárum, * iumentórum mille in móntibus.
Cognóvi ómnia volatília caeli; * et, quod movétur in agro, meum est.
Si esuríero non dicam tibi; * meus est enim orbis terrae et plenitúdo eíus.
Numquid manducábo carnes taurórum * aut sánguinem hircórum potábo?
Ímmola Deo sacrifícium laudis * et redde Altíssimo vota tua;
et ínvoca me in die tribulatiónis: * éruam te, et honorificábis me.”
Peccatóri autem dixit Deus: “quáre tu enárras praecépta mea * et assúmis testaméntum meum in os tuum?
Tu vero odísti disciplínam * et proiecísti sermónes meos retrórsum.
Si vidébas furem, currébas cum eo; * et cum adúlteris erat pórtio tua.
Os tuum dimittébas ad malítiam, * et lingua tua concinnábat dolos.
Sedens advérsus fratrem tuum loquebáris * et advérsus fílium matris tuae proferébas oppróbrium.
Haec fecísti, et tácui. Existimásti quod eram tui símilis. * Árguam te et státuam illa contra fáciem tuam.
Intellégite haec, qui obliviscímini Deum, * ne quando rápiam, et non sit qui erípiat. Qui immolábit sacrifícium laudis, honorificábit me; et, qui immaculátus est in via, * osténdam illi salutáre Dei.”
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 58 (59), 2-5. 10-11. 17-18 Psaume 58 (59), 2-5. 10-11. 17-18
Adversus insurgentes oratio Prière contre les adversaires orgueilleux
Hæ voces Salvatoris pietatem erga Patrem suum omnes edoceant (Eusebius Cæsariensis). Voici les paroles du Seigneur, qui enseigne à tous la piété envers Son Père (Eusèbe de Césarée).
Eripe me de inimícis meis, Deus meus, * et ab insurgéntibus in me prótege me. Délivre-moi de mes ennemis, ô mon Dieu, protège-moi contre mes adversaires.
Eripe me de operántibus iniquitátem * et de viris sánguinum salva me. Délivre-moi de ceux qui commettent l'iniquité, et sauve-moi des hommes de sang.
Quia ecce insidiáti sunt ánimæ meæ, * irruérunt in me fortes. Car voici qu'ils sont aux aguets pour m'ôter la vie; des hommes violents complotent contre moi.
Neque delíctum, neque peccátum in me est, Dómine; * sine iniquitáte mea currunt et præparántur. Sans que je sois coupable, sans que j'aie péché, Seigneur malgré mon innocence ils accourent et s'embusquent.
Exsúrge in occúrsum meum et vide; † fortitúdo mea, tibi atténdam; * quia, Deus, præsídium meum es. Éveille-Toi, viens au-devant de moi et regarde ; ma force, c'est vers Toi que je regarderai, car Dieu est ma forteresse.
[et tu, Dómine, Deus virtútum, Deus Israel, * evígila ad visitándas omnes gentes; [Toi, Seigneur, Dieu des armées, Dieu d'Israël, lève-Toi pour châtier toutes les nations,
non misereáris ómnibus, * qui infidéliter operántur. sois sans pitié pour ces traîtres et ces malfaiteurs !
 Reverténtur ad vésperam et latrábunt ut canes * et circuíbunt civitátem. Ils reviennent le soir, ils grondent comme le chien, ils font le tour de la ville.
Ecce eructábunt ore suo, et gládius in lábiis eórum: * “Quis enim audit?” Voici que leur bouche vomit l'injure, il y a des glaives sur leurs lèvres : " Qui est-ce qui entend ? " disent-ils.
Et tu, Dómine, deridébis eos, * subsannábis omnes gentes. Et toi, Seigneur, Tu te ris d'eux, Tu te moques de toutes les nations !
Fortitúdo mea, tibi atténdam, * quia, Deus, praesídium meum es. Ma force, c'est vers Toi que je regarderai, car Dieu est ma forteresse.
Deus meus, misericórdia eíus praevéniet me. * Deus fáciet, ut despíciam inimícos meos. Le Dieu qui m'est propice viendra au-devant de moi ; Dieu me fera contempler mes ennemis.
[Ne óccidas eos, * ne quando obliviscátur pópulus meus; [Ne les tue pas, de peur que mon peuple n'oublie;
dispérge illos in virtúte tua et prostérne eos, * protéctor meus, Dómine. fais-les errer par ta puissance et renverse-les, ô Seigneur, notre bouclier.
Peccátum oris eórum, sermo labiórum ipsórum, * et comprehendántur in supérbia sua. Leur bouche pèche à chaque parole de leurs lèvres ; qu'ils soient pris dans leur propre orgueil,
Propter exsecratiónem et mendácium, * quod loquúntur, à cause des malédictions et des mensonges qu'ils profèrent!
consúme eos in furóre, consúme, et non erunt; * et scient quia Deus dominábitur Iácob et fínium terrae. Détruis-les dans ta fureur, détruis-les, et qu'ils ne soient plus; qu'ils sachent que Dieu règne sur Jacob, jusqu'aux extrémités de la terre !
Reverténtur ad vésperam et latrábunt ut canes et circuíbunt civitátem. Ils reviennent le soir ; ils grondent comme le chien, ils font le tour de la ville.
Ipsi errábunt ad manducándum; si vero non fúerint saturáti, murmurábunt. ] Ils errent çà et là, cherchant leur proie, et ils grognent s'ils ne sont pas rassasiés.]
Deus meus, misericórdia eius prævéniet me. * Deus fáciet ut despíciam inimícos meos. Mon Dieu, sa miséricorde me précède. Dieu fera que je contemplerai l'humiliation de mes ennemis.
Ego autem cantábo fortitúdinem tuam * et exsultábo mane misericórdiam tuam, Et moi, je chanterai Ta force, et le matin je célébrerai Ta bonté,
quia factus es præsídium meum * et refúgium meum in die tribulatiónis meæ. car Tu es ma forteresse, un refuge au jour de ma tribulation.
Fortitúdo mea, tibi psallam, † quia, Deus, præsídium meum es: * Deus meus misericórdia mea. O ma force, je chanterai en Ton honneur, car Dieu est ma forteresse, mon Dieu, ma miséricorde.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Allelúia, allelúia, allelúia.Ant. Alléluia, alléluia, alléluia.
℣. Bonitátem et prudéntiam et sciéntiam doce me.
℟. Quia præceptis tuis crédidi.
℣. Enseigne moi la prudence, la bonté et la connaissance.
℟. Car j'ai cru en Tes commandements.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
Lectio brevis (1 Io 4,14-15)
Nos vídimus et testificámur quóniam Pater misit Fílium salavatórem mundi. Quisque confessus fúerit : " Iesus est Filius Dei", Deus in ipso manet et ipse in Deo.
 Vel:  Ou :
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex sermónibus sancti Leónis Magni papæ (Sermo 82, 1: SC 200, 150-152) Sermon de saint Léon le Grand
Lectio I Lecture I
Si fidéliter, dilectíssimi, atque sapiénter creatiónis nostræ intellegámus exórdium, inveniémus hóminem ídeo ad imáginem Dei cónditum, ut imitátor sui esset auctóris. Et hanc esse naturálem nostri géneris dignitátem, si in nobis, quasi in quodam spéculo, divínæ benignitátis forma respléndeat. Ad quam útique nos cotídie réparat grátia Salvatóris, dum, quod cécidit in Adam primo, erígitur in secúndo. Bien-aimés, si nous comprenons à la lumière de la foi et de la sagesse les débuts de notre création, nous découvrirons que l'homme a été fait à l'image de Dieu pour imiter son auteur et que la dignité naturelle de notre race consiste en ce que la ressemblance de la bonté divine brille en nous comme en un miroir. Cette ressemblance, la grâce du Sauveur la restaure tous les jours en nous, car ce qui est tombé dans le premier Adam est relevé dans le second.
℟. Ierúsalem, surge, et sta in excélso, et vide * Iucunditátem quæ véniet tibi a Deo tuo. ℣. Leva in circúitu óculos tuos, et vide et contempláre, * Iucunditátem quæ. ℟. Debout, Jérusalem! Tiens-toi sur la hauteur et considère * La joie qui te vient de ton Dieu! ℣. Lève les yeux tout alentour, et contemple * La joie.
Lectio II Lecture II
Causa autem reparatiónis nostræ non est nisi misericórdia Dei, quem non diligerémus nisi nos prior ipse dilígeret, et ténebras ignorántiæ nostræ suæ veritátis luce discúteret. Quod per sanctum Isaíam Dóminus prænúntians, ait: Addúcam cæcos in viam quam ignorábant, et sémitas quas nesciébant fáciam illos calcáre: fáciam illis ténebras in lucem, et prava in dirécta. Hæc verba fáciam illis et non derelínquam eos. Et íterum: Invéntus sum, inquit, non quæréntibus me, et palam appárui iis qui me non interrogábant. Or le motif de notre restauration n'est autre que la miséricorde de Dieu; nous ne l'aimerions pas s'il ne nous avait aimés le premier et n'avait, par la lumière de sa vérité, dissipé les ténèbres de notre ignorance. C'est ce que le Seigneur avait annoncé par la voix d'Isaïe en disant: J'acheminerai les aveugles par une route qu'ils ignoraient et je les ferai marcher sur des sentiers qu'ils ne connaissaient pas. Je changerai pour eux les ténèbres en lumière et les chemins détournés en routes droites. Voilà ce que je ferai pour eux et je ne les abandonnerai pas. Et encore : J'ai été trouvé de ceux qui ne me cherchaient pas et je me suis montré à ceux qui ne me questionnaient pas.
℟. Cívitas Ierúsalem, noli flere: quóniam dóluit Dóminus super te, * Et áuferet a te omnem tribulatiónem. ℣. Ecce dominátor Dóminus cum virtúte véniet. * Et áuferet. ℟. Jérusalem, cesse de pleurer: le Seigneur t'a prise en pitié; * Il écartera de toi l'opprobre et la tristesse. ℣. Le Seigneur des seigneurs s'avance avec puissance. * Il écartera.
Lectio III Lecture III
Quod quómodo implétum sit, Ioánnes Apóstolus docet dicens: Scimus, quóniam Fílius Dei venit, et dedit nobis sensum, ut cognoscámus verum, et simus in vero Fílio eius. Et íterum: Nos ergo diligámus quóniam Deus prior diléxit nos. Diligéndo ítaque nos Deus, ad imáginem suam réparat, et ut in nobis formam suæ bonitátis invéniat, dat unde ipsi quoque quod operátur operémur, accéndens scílicet méntium nostrárum lucérnas, et igne nos suæ caritátis inflámmans; ut non solum ipsum, sed étiam quidquid díligit diligámus. Comment cela s'est-il accompli, l'apôtre Jean nous l'apprend par ces paroles: Nous savons que le Fils de Dieu est venu et qu'il nous a donné l'intelligence, afin que nous connaissions le Véritable et soyons dans le Véritable, son Fils. Et encore : Quant à nous, aimons Dieu, puisque Dieu nous a aimés le premier. C'est pourquoi, en nous aimant, Dieu nous restaure à son image et, afin de trouver en nous la ressemblance de sa bonté, il nous donne le moyen de faire nous-mêmes ce qu'il fait; il allume, en effet, le flambeau de nos intelligences et nous enflamme du feu de son amour, pour que nous l'aimions, et non seulement lui, mais aussi tout ce qu'il aime.
℟. Ierúsalem, cito véniet salus tua: quare mæróre consúmeris? Numquid consiliárius non est tibi, quia innovávit te dolor? * Salvábo te et liberábo te, noli timére. ℣. Israel, si me audíeris, non erit in te deus recens, neque adorábis deum aliénum: ego enim Dóminus. * Salvábo te. ℣. Glória Patri. * Salvábo te. ℟. Jérusalem, voici qu'arrive ton salut: pourquoi te consumer de chagrin? N'as-tu donc aucun bon conseiller, que ta douleur se renouvelle? * Ne crains pas! je suis ton Sauveur, ton libérateur! ℣. Écoute, je t'adjure Israël, tu n'auras pas chez toi d'autres dieux; tu ne serviras aucun dieu étranger; c'est moi le Seigneur! * Ne crains pas. ℣. Gloire au Père. * Ne crains pas.
Hymnus Hymne
Te decet laus, * te decet hymnus. Tibi glória Deo Patri et Fílio, cum Sancto Spíritu, in sǽcula sæculórum. Amen. A Toi notre louange, à Toi notre chant, A Toi la gloire, Dieu, Père et Fils avec l'Esprit Saint, pour les siècles des siècles. Amen.
Oratio diei cum conclusione longiori. Oraison du jour avec la conclusion longue.
Deus, qui salutáre tuum cunctis terræ fínibus declarásti, tríbue, quæsumus, ut nativitátis eius glóriam lætánter præstolémur. Per Dóminum. Dieu qui a promis Ton salut à tous les pays de la terre, accorde-nous d'attendre dans la joie la gloire de Sa Nativité.
℣. Benedicámus Dómino. ℟. Deo grátias.
℣. Divínum auxilium máneat semper nobíscum.
℟. Et cum frátribus nostris abséntibus. Amen.
℣. Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Que le secours divin demeure toujours avec nous.
℟. Et avec nos frères absents. Amen.

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Evangile commenté du mardi 11 décembre 2018

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria III Mardi
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secúndum Mattháeum (18,12-14)
In illo tempore: Dixit Iesus discipulis suis: Quid vobis vidétur? Si fúerint alícui centum oves, et erráverit una ex eis, nonne relínquet nonagínta novem in móntibus et vadit quǽrere eam, quae errávit? Et si contígerit ut invéniat eam, amen dico vobis quia gaudébit super eam magis quam super nonagínta novem, quae non erravérunt. Sic non est volúntas ante Patrem vestrum, qui in caelis est, ut péreat unus de pusíllis istis. En ce temps là, Jésus dit à Ses disciples : Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et qu'une d'elles s'égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s'est égarée ? Et s'il arrive qu'il la trouve, en vérité, Je vous le dis, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont point égarées. De même, ce n'est pas la volonté de votre Père qui est dans les Cieux qu'un seul de ces petits périsse.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Commentaire de l'Evangile par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes.
Il n'est pas impossible que saint Marc, avant de dire adieu au ministère galiléen, avant de passer à cette portion du ministère du Seigneur qui s'est dépensée au delà du Jourdain, dans la Pérée, ait voulu grouper, à la fin du chapitre ix, certains enseignements qui n'avaient pas encore trouvé place dans son récit et qu'un lien logique pouvait rattacher facilement à l'incident soulevé par les discussions des apôtres. Nullement contraire au but des écrivains sacrés et au caractère historique de leur récit, bien qu'un peu étranger à nos habitudes modernes, ce procédé se rencontre plus d'une fois aussi chez saint Matthieu ; et la majeure partie de son chapitre xviii semble formée de fragments juxtaposés, mais reliés entre eux par une pensée commune. — L'enfant continue de servir de thème au Seigneur. « Prenez garde, dit-il, de traiter avec mépris un seul de ces petits : car je vous le déclare, leurs anges, dans les cieux, contemplent sans trêve la face de mon Père céleste. » Comment l'enfance n'aurait-elle pas de titre à être respectée des hommes, lorsque Dieu ne dédaigne pas de lui attribuer ses anges comme gardiens, de donner pour elle son Fils même : « car le Fils de l'homme est venu sauver ce qui était perdu. » (Cf. Lc,XIX, 10.) Celui qui accueille le petit enfant accueille le Père, accueille le Christ, nous l’avons lu pIus haut; celui qui, par le scandale, entraîne la perte d'une seule âme, du plus humble des baptisés, se déclare, par là même, l'ennemi du Christ qui est venu pour les racheter, l'ennemi du Père céleste qui ne veut pas que périsse le moindre de ses enfants.
Il suffit de nous reporter à saint Luc (xv, 1-7) pour reconnaître la circonstance historique qui a donné occasion à la parabole suivante. Saint Matthieu ne l'a reproduite ici que pour souligner davantage le prix des âmes. « Que vous en semble ? Un homme possède cent brebis, l'une d'elles s 'égare, est-ce qu'il ne laisse pas les quatre-vingt-dix-neuf brebis fidèles sur les collines, afin de s'en aller chercher celle qui est perdue ? Et s"il est assez heureux pour la retrouver, je vous le dis, en vérité, il éprouve plus de joie à son sujet qu'au sujet des quatre-vingt-dix-neuf autres. De même, il n'est pas dans la pensée de votre Père qui est aux cieux que périsse un seul de ces petits. » Ces divines paroles n'ont pas besoin de commentaire. Le bon pasteur, nous le connaissons ; la brebis perdue, c'est l'humanité. Le pasteur avait cent brebis : il eût pu se consoler, dans sa gloire, avec les quatre-vingt-dix neuf brebis demeurées fidèles, d'avoir perdu celle qui l'avait quitté volontairement. Il n'y a point songé. Laissant en sûreté sur les collines toute la portion fidèle, il est parti à travers les gorges et les halliers, chercher, au prix de son sang, l'unique qui s'était égarée. N'est-ce pas témoigner combien elle lui est chère ! Le texte évangélique, aux versets 12 et 13, ne veut pas dire qu'il se désintéresse des brebis dociles ; cela n'implique même nullement qu'il ne les aime, pas davantage. Mais enfin leur fidélité ne fait pas événement dans sa vie : il est un élément de succès et de triomphe dont elles ne lui ont pas fourni l'occasion, et elles peuvent s'en féUciter. Mais pour le pasteur, celle qu'il a perdue absorbe toute sa pensée, elle préoccupe son dévouement et sa tendresse : elle « lui appartient » davantage. C'est un sentiment très divin, très humain aussi, qui porte notre sollicitude vers ceux qui ont le plus besoin de pitié. Et si quelques-uns s'en étonnent, le Seigneur leur répond par la réflexion qui terminera la parabole de l'enfant prodigue : Fili, tu semper mecum es, et omnia meea tua sunt : epulári autem, et gaudére oportébat, quia frater tuus hic mórtuus erat, et revíxit ; períerat, et invéntus est. (Lc,XV, 31-32).

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Laudes du mardi 11 décembre 2018

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria III Mardi
Ad Laudes matutinas
Aux Laudes du matin
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Vox clara ecce íntonat, Une voix éclatante retentit,
obscúra quæque íncrepat: qui menace toute obscurité;
procul fugéntur sómnia; qu'au loin s'enfuient les songes,
ab æthre Christus prómicat. du ciel le Christ s'avance.
Mens iam resúrgat tórpida Qu'à l'instant l'esprit engourdi
quæ sorde exstat sáucia s'éveille des impuretés qui le souillent ;
sidus refúlget iam novum, déjà un astre nouveau resplendit,
ut tollat omne nóxium. pour enlever tout méfait.
E sursum Agnus míttitur D'en-haut, l'Agneau est envoyé
laxáre gratis débitum; pour remettre gratuitement notre dette ;
omnes pro indulgéntia tous devant tant d'indulgence,
vocem demus cum lácrimis, mêlons nos larmes à nos chants.
Secúndo ut cum fúlserit Lorsqu'Il brillera de nouveau
mundúmque horror cínxerit, et que le monde sera saisi de terreur,
non pro reátu púniat, qu'Il ne nous punisse pas pour nos péchés,
sed nos pius tunc prótegat. mais nous protège avec tendresse.
Summo Parénti glória Gloire au Père souverain,
Natóque sit victória, victoire au Fils né de Lui,
et Flámini laus débita digne louange au Souffle divin,
per sæculórum sæcula. Amen. dans les siècles des siècles.
Ant. 1 Emítte lucem tuam et veritátem tuam, Dómine.Ant. 1 Envoie Ta lumière et Ta vérité, Seigneur.
Psalmus 42 (43) Psaume 42 (43)
Desiderium templi Désir du temple
Ego lux in mundum veni (Io 12, 46). Je suis la lumière venue dans le monde (Io 12, 46).
Iudica me, Deus, † et discérne causam meam de gente non sancta; * ab hómine iníquo et dolóso érue me. Rends-moi justice, ô Dieu défends ma cause contre une nation infidèle; délivre-moi de l'homme de fraude et d'iniquité!
Quia tu es Deus refúgii mei; † quare me repulísti, * et quare tristis incédo, dum afflígit me inimícus? Car Tu es le Dieu de ma défense : pourquoi me repousses-Tu? Pourquoi me faut-il marcher dans la tristesse, sous l'oppression de l'ennemi?
Emítte lucem tuam et veritátem tuam; * ipsæ me dedúcant et addúcant in montem sanctum tuum et in tabernácula tua. Envoie Ta lumière et Ta fidélité ; qu'elles me guident, qu'elles me conduisent à Ta montagne sainte et à Tes tabernacles !
Et introíbo ad altáre Dei, † ad Deum lætítiæ exsultatiónis meæ. * Confitébor tibi in cíthara, Deus, Deus meus. J'irai à l'autel de Dieu, au Dieu qui est ma joie et mon allégresse, et je Te célébrerai sur la harpe, ô Dieu, mon Dieu !
Quare tristis es, ánima mea, * et quare conturbáris in me? Pourquoi es-tu abattue, ô mon âme, et t'agites-tu en moi?
Spera in Deo, quóniam adhuc confitébor illi, * salutáre vultus mei et Deus meus. Espère en Dieu, car je Le louerai encore, Lui, le salut de ma face et mon Dieu !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Emítte lucem tuam et veritátem tuam, Dómine.Ant. Envoie Ta lumière et Ta vérité, Seigneur.
Ant. 2 Cunctis diébus vitæ nostræ, salvos nos fac, Dómine.Ant. 2 Tous les jours de notre vie, sauve-nous, Seigneur.
Canticum (Is 38, 10-14. 17-20) AT 23 Cantique (Is 38, 10-14. 17-20) AT 23
Moribundi angores, sanati lætitia Angoisse de l'agonie, joie de la guérison
Ego sum vivens et fui mortuus ... et habeo claves mortis (Ap 1, 17-18). Je suis le vivant: Je fus mort, et Je tiens les clefs de la mort
Ego dixi: In dimídio diérum meórum vadam ad portas ínferi; * quæsívi resíduum annórum meórum. Je disais: Au milieu de mes jours, je m'en vais; j'ai ma place entre les morts pour la fin de mes années.
Dixi: Non vidébo Dóminum Deum in terra vivéntium, non aspíciam hóminem ultra * inter habitatóres orbis. Je disais: Je ne verrai pas le Seigneur sur la terre des vivants, plus un visage d'homme parmi les habitants du monde!
Habitáculum meum ablátum est et abdúctum longe a me * quasi tabernáculum pastórum; Ma demeure m'est enlevée, arrachée, comme une tente de berger.
convólvit sicut textor vitam meam; * de stámine succídit me. Tel un tisserand, j'ai dévidé ma vie: le fil est tranché.
De mane usque ad vésperam * confecísti me. Du jour à la nuit, Tu m'achèves;
Prostrátus sum usque ad mane, * quasi leo sic cónterit ómnia ossa mea; j'ai crié jusqu'au matin. Comme un lion, il a broyé tous mes os.
de mane usque ad vésperam * confecísti me. Du jour à la nuit, Tu m'achèves.
Sicut pullus hirúndinis, sic mussitábo, * meditábor ut colúmba; Comme l'hirondelle, je crie; je gémis comme la colombe.
attenuáti sunt óculi mei * suspiciéntes in excélsum. A regarder là-haut, mes yeux faiblissent:
Tu autem eruísti ánimam meam * a fóvea consumptiónis, Et Toi, Tu T'es attaché à mon âme, Tu me tires du néant de l'abîme.
proiecísti enim post tergum tuum * ómnia peccáta mea. Tu as jeté, loin derrière Toi, tous mes péchés.
Quia non inférnus confitébitur tibi, * neque mors laudábit te; La mort ne peut Te rendre grâce, ni le séjour des morts, Te louer.
non exspectábunt, qui descéndunt in lacum, * veritátem tuam. Ils n'espèrent plus Ta fidélité, ceux qui descendent dans la fosse.
Vivens, vivens ipse confitébitur tibi, sicut et ego hódie; * pater fíliis notam fáciet veritátem tuam. Le vivant, le vivant, lui, Te rend grâce, comme moi, aujourd'hui. Et le père à ses enfants montrera Ta fidélité.
Dómine, salvum me fac, † et ad sonum cítharæ cantábimus cunctis diébus vitæ nostræ * in domo Dómini. Seigneur, viens me sauver! Et nous jouerons sur nos cithares, tous les jours de notre vie, auprès de la maison du Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Cunctis diébus vitæ nostræ, salvos nos fac, Dómine.Ant. Tous les jours de notre vie, sauve-nous, Seigneur.
Ant. 3 Te decet hymnus, Deus, in Sion.Ant. 3 A Toi l'hymne, Dieu, en Sion.
Psalmus 64 (65) Psaume 64 (65)
Sollemnis gratiarum actio Action de grâce solennelle
In Sion intellege cælicam civitatem (Origenes). Par Sion il faut entendre la cité céleste (Origène).
Te decet hymnus, Deus, in Sion; * et tibi reddétur votum in Ierúsalem. A Toi est due la louange, ô Dieu, dans Sion; c'est en Ton honneur qu'on accomplit les vœux à Jérusalem.
Qui audis oratiónem, * ad te omnis caro véniet propter iniquitátem. O Toi, qui écoutes la prière, tous les hommes viennent à Toi.
Etsi prævaluérunt super nos impietátes nostræ, * tu propitiáberis eis. Un amas d'iniquités pesait sur moi : Tu pardonnes nos transgressions.
Beátus, quem elegísti et assumpsísti; * inhabitábit in átriis tuis. Heureux celui que Tu choisis et que Tu rapproches de Toi pour qu'il habite dans Tes parvis !
Replébimur bonis domus tuæ, * sanctitáte templi tui. Puissions-nous être rassasiés des biens de Ta maison, de Ton saint temple !
Mirabíliter in æquitáte exáudies nos, Deus salútis nostræ, * spes ómnium fínium terræ et maris longínqui. Par des prodiges, Tu nous exauces dans Ta justice, Dieu de notre salut, espoir des extrémités de la terre, et des mers lointaines.
Firmans montes in virtúte tua, * accínctus poténtia. Il affermit les montagnes par sa force, Il est ceint de Sa puissance ;
Compéscens sónitum maris, sónitum flúctuum eius * et tumúltum populórum. Il apaise la fureur des mers, la fureur de leurs flots, et le tumulte des peuples.
Et timébunt, qui hábitant términos terræ, a signis tuis; * éxitus oriéntis et occidéntis delectábis. Les habitants des pays lointains craignent devant Tes prodiges, Tu réjouis les extrémités, l'Orient et l'Occident.
Visitásti terram et inebriásti eam; * multiplicásti locupletáre eam. Tu as visité la terre pour lui donner l'abondance, Tu la combles de richesses ;
Flumen Dei replétum est aquis; † parásti fruménta illórum, * quóniam ita parásti eam. la source divine est remplie d'eau : Tu prépares le blé, quand Tu la fertilises ainsi.
Sulcos eius írrigans, glebas eius complánans; * ímbribus emóllis eam, benedícis gérmini eius. Arrosant ses sillons, aplanissant ses mottes, Tu l'amollis par des ondées, Tu bénis ses germes.
Coronásti annum benignitáte tua, * et vestígia tua stillábunt pinguédinem. Tu couronnes l'année de tes bienfaits, sur Tes pas ruisselle la graisse.
Stillábunt páscua desérti, * et exsultatióne colles accingéntur. Les pâturages du désert sont abreuvés, et les collines se revêtent d'allégresse.
Indúta sunt óvibus prata, † et valles abundábunt fruménto; * clamábunt, étenim hymnum dicent. Les prairies se couvrent de troupeaux, et les vallées se parent d'épis ; tout se réjouit et chante.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Te decet hymnus, Deus, in Sion.Ant. A Toi l'hymne, Dieu, en Sion.
Lectio brevis (Gen 49, 10) Lecture brève (Gen 49, 10)
Non auferétur sceptrum de Iuda et báculus ducis de pédibus eius, donec véniat ille, cuius est, et cui erit obeœdiéntia géntium. Le sceptre ne s'éloignera point de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schiloh; c'est à lui que les peuples obéiront.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Super te, Ierúsalem,* Oriétur Dóminus. Super te.
℣. Et glória eius in te vidébitur.* Oriétur Dóminus. Glória Patri. Super te.
℟. Sur toi, Jérusalem,* Se lève le Seigneur. Sur toi. ℣. Et Sa gloire se manifeste en toi.* Se lève le Seigneur. Gloire au Père. Sur toi.
Ant. Gaude et lætáre, fília Sion, quia ecce vénio, et habitábo in médio tui, dicit Dóminus.Ant. Réjouis-toi et sois dans l'allégresse, fille de Sion, car voici que Je viens, et que J'habiterai au milieu de toi, dit le Seigneur.
Canticum Evangelicum Lc 1, 68-79 Cantique évangélique (Lc 1,68-79)
De Messia eiusque præcursore Du Messie et de son précurseur
Benedíctus Dóminus, Deus Israel, * quia visitávit et fecit redemptiónem plebi suæ Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'Il a visité et racheté Son peuple,
et eréxit cornu salútis nobis * in domo David púeri sui, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, Son serviteur,
sicut locútus est per os sanctórum, * qui a sǽculo sunt, prophetárum eius, ainsi qu'Il a dit par la bouche de Ses saints prophètes des temps anciens,
salútem ex inimícis nostris * et de manu ómnium, qui odérunt nos; qu'Il nous délivrerait de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent,
ad faciéndam misericórdiam cum pátribus nostris * et memorári testaménti sui sancti, pour exercer Sa miséricorde envers nos pères, et Se souvenir de Son alliance sainte,
iusiurándum, quod iurávit ad Abraham patrem nostrum, * datúrum se nobis, selon le serment qu'Il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder cette grâce,
ut sine timóre, de manu inimicórum liberáti, * serviámus illi qu'étant délivrés de la main de nos ennemis, nous Le servions sans crainte,
in sanctitáte et iustítia coram ipso * ómnibus diébus nostris. marchant devant Lui dans la sainteté et la justice, tous les jours de notre vie.
Et tu, puer, prophéta Altíssimi vocáberis: * præíbis enim ante fáciem Dómini paráre vias eius, Et toi, petit enfant, tu seras appelé le prophète du Très-Haut: car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer Ses voies,
ad dandam sciéntiam salútis plebi eius * in remissiónem peccatórum eórum, afin de donner à Son peuple la connaissance du salut, pour la rémission de leurs péchés,
per víscera misericórdiæ Dei nostri, * in quibus visitábit nos óriens ex alto, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, grâce auxquelles le soleil levant nous a visités d'en haut,
illumináre his, qui in ténebris et in umbra mortis sedent, * ad dirigéndos pedes nostros in viam pacis. pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Gaude et lætáre, fília Sion, quia ecce vénio, et habitábo in médio tui, dicit Dóminus.Ant. Réjouis-toi et sois dans l'allégresse, fille de Sion, car voici que Je viens, et que J'habiterai au milieu de toi, dit le Seigneur.
PrecesPrières litaniques
Salvatóri nostro benedicámus, qui sua resurrectióne mundum clarificávit, et humíliter invocémus eum dicéntes:
Salva nos, Dómine, in sémita tua.
Resurrectiónem tuam, Dómine Iesu, oratióne cólimus matutína,
spes glóriæ tuæ diem nostrum illúminet.
Súscipe, Dómine, vota et propósita nostra,
tamquam diéi nostri primítias.
Tríbue in dilectióne tua nos hódie profícere,
ut ómnia in nostrum omniúmque bonum cooperentur.
Da, Dómine, sic lucére lucem nostram coram homínibus,
ut vídeant ópera nostra bona et Patrem gloríficent.
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Deus, qui salutáre tuum cunctis terræ fínibus declarásti, tríbue, quæsumus, ut nativitátis eius glóriam lætánter præstolémur. Per Dóminum. Dieu qui a promis Ton salut à tous les pays de la terre, accorde-nous d'attendre dans la joie la gloire de Sa Nativité.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Office de tierce du mardi 11 décembre 2018

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria III Mardi
Ad Tertiam
Ad Tertiam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Nunc, Sancte, nobis, Spíritus, Esprit très Saint, daigne en cette heure,
unum Patri cum Fílio, uni au Père, uni au Fils,
dignáre promptus íngeri descendre Toi-même sur nous
nostro refúsus péctori. et Te répandre dans nos âmes.
 
Os, lingua, mens, sensus, vigor Que notre coeur et notre bouche,
confessionem pérsonent, que tout en nous dise la foi !
flamméscat igne cáritas, Embrase-nous de charité ;
accéndat ardor próximos. que ce feu brûle aussi nos proches !
 
Per te sciámus da Patrem, Fais-nous connaître Dieu le Père,
noscámus atque Fílium, fais-nous apprendre aussi le Fils
te utriúsque Spíritum et croire en tout temps que Tu es
credámus omni témpore. Amen. l'unique Esprit de l'Un et l'Autre. Amen.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 118 (119), 49-56 Psaume 118 (119), 49-56
VII (Zain) VII (Zain)
Memor esto verbi tui servo tuo, * in quo mihi spem dedísti. Souviens-Toi de la parole donnée à Ton serviteur, sur laquelle Tu fais reposer mon espérance.
Hoc me consolátum est in humiliatióne mea, * quia elóquium tuum vivificávit me. C'est ma consolation dans la misère, que Ta parole me rende la vie.
Supérbi derisérunt me veheménter; * a lege autem tua non declinávi. Des orgueilleux me prodiguent leurs railleries: je ne m'écarte point de Ta loi.
Memor fui iudiciórum tuórum a sæculo, Dómine, * et consolátus sum. Je pense à Tes préceptes des temps passés, Seigneur, et je me console.
Indignátio ténuit me * propter peccatóres derelinquéntes legem tuam. L'indignation me saisit à cause des méchants, qui abandonnent Ta loi.
Cántica factæ sunt mihi iustificatiónes tuæ * in loco peregrinatiónis meæ. Tes lois sont le sujet de mes cantiques, dans le lieu de mon pèlerinage.
Memor fui nocte nóminis tui, Dómine, * et custódiam legem tuam. La nuit je me rappelle Ton nom, le Seigneur, et j'observe Ta loi.
Hoc factum est mihi, * quia mandáta tua servávi. Voici la part qui m'est donnée: je garde Tes ordonnances.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 52 (53) Psaume 52 (53)
Impiorum stultitia Défaite des impies
Omnes peccaverunt et egent gloria Dei (Rom 3, 23). Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Rom 3, 23).
Dixit insípiens in corde suo: «Non est Deus». † Corrúpti sunt et abominatiónes operáti sunt; * non est qui fáciat bonum. L'insensé dit dans son coeur : " il n'y a pas de Dieu ! " Ils sont corrompus, ils commettent des crimes abominables ; il n'en est aucun qui fasse le bien.
Deus de cælo prospéxit super fílios hóminum, * ut vídeat si est intéllegens aut requírens Deum. Dieu, du haut des cieux, regarde les fils de l'homme, pour voir s'il se trouve quelqu'un d'intelligent, quelqu'un qui cherche Dieu.
Omnes declinavérunt, simul corrúpti sunt; * non est qui fáciat bonum, non est usque ad unum. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul.
Nonne scient omnes, qui operántur iniquitátem, * qui dévorant plebem meam ut cibum panis? N'ont-ils pas de connaissance ceux qui commettent l'iniquité ? Ils dévorent mon peuple comme ils mangent du pain,
Deum non invocavérunt; * illic trepidavérunt timóre, et non erat timor. ils n'invoquent point Dieu ! Ils trembleront tout à coup d'épouvante, sans qu'il y ait sujet d'épouvante ;
Quóniam Deus dissipávit ossa eórum, qui te obsidébant * confúsi sunt, quóniám Deus sprevit eos. car Dieu a dispersé les os de celui qui campait contre toi ; tu les a confondus, car Dieu les a rejetés.
Quis dabit ex Sion salutáre Israel? † Cum convérterit Deus captivitátem plebis suæ, * exsultábit Iacob et lætábitur Israel. Oh ! puisse venir de Sion la délivrance d'Israël ! Quand Dieu ramènera les captifs de Son peuple, Jacob se réjouira, Israël sera dans l'allégresse.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Psalmus 53 (54) Psaume 53 (54)
Imploratio auxilii Imploration à l'aide
Orat propheta, ut in nomine Domini a persequentium malignitate liberetur (Cassiodorus). Le prophète prie pour être délivré au nom du Seigneur de la malveillance de ses persécuteurs (Cassiodore).
Deus, in nómine tuo salvum me fac * et in virtúte tua iúdica me. O Dieu, sauve-moi par Ton nom, et rends-moi justice par Ta puissance.
Deus, exáudi oratiónem meam, * áuribus pércipe verba oris mei! O Dieu, écoute ma prière, prête l'oreille aux paroles de ma bouche.
Quóniam supérbi insurrexérunt advérsum me, † et fortes quæsiérunt ánimam meam * et non proposuérunt Deum ante conspéctum suum. Car des étrangers se sont levés contre moi, des hommes violents en veulent à ma vie ; ils ne mettent pas Dieu devant leurs yeux.
Ecce enim Deus ádiuvat me, * et Dóminus suscéptor est ánimæ meæ. Voici que Dieu est mon secours; le Seigneur est le soutien de mon âme.
[Convérte mala super inimícos meos * et in veritáte tua dispérde illos.] [Il fera retomber le mal sur mes adversaires ; dans Ta vérité, anéantis-les ! ]
Voluntárie sacrificábo tibi, * confitébor nómini tuo, Dómine, quóniam bonum est; De tout cœur je T'offrirai des sacrifices ; je louerai Ton nom Seigneur car il est bon ;
quóniam ex omni tribulatióne erípuit me, * et super inimícos meos despéxit óculus meus. Il me délivre de toute angoisse, et mes yeux s'arrêtent avec joie sur mes ennemis.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Lectio brevis (Ier 23, 5) Lecture brève (Ier 23, 5)
Ecce dies véniunt, dicit Dóminus, et suscitábo David germen iustum; et regnábit rex et sápiens erit et fáciet iudícium et iustítiam in terra. Les jours viennent, dit le Seigneur, où je susciterai à David un germe juste; Il régnera en roi, Il sera sage et fera droit et justice dans le pays.
℣. Timébunt gentes nomen tuum, Dómine.
℟. Et omnes reges terræ glóriam tuam.
℣. Les nations craindront Ton nom Seigneur.
℟. Et tous les rois Ta gloire.
Deus, qui salutáre tuum cunctis terræ fínibus declarásti, tríbue, quæsumus, ut nativitátis eius glóriam lætánter præstolémur. Per Dóminum. Dieu qui a promis Ton salut à tous les pays de la terre, accorde-nous d'attendre dans la joie la gloire de Sa Nativité.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Tertiam - psalmodia complementaria

A Tierce - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 119 (120) Psaume 119 (120)
Desiderium pacis Désir de paix
In tribulatione patientes, orationi instantes (Rom 12, 12). Soyez patients dans l'affliction, assidus à la prière, (Rom 12, 12).
Ad Dóminum, cum tribulárer, clamávi, * et exaudívit me. Vers le Seigneur, dans ma détresse, j'ai crié, et Il m'a exaucé:
Dómine, líbera ánimam meam a lábiis mendácii, * a língua dolósa. « Seigneur, délivre mon âme de la lèvre de mensonge, de la langue astucieuse! »
Quid detur tibi aut quid apponátur tibi, * língua dolósa? Que te sera-t-il donné, quel sera ton profit, langue perfide?
Sagíttæ poténtis acútæ * cum carbónibus iuniperórum. Les flèches aiguës du Tout-puissant, avec les charbons ardents du genêt.
Heu mihi, quia peregrinátus sum in Mosoch, * habitávi ad tabernácula Cedar! Malheureux que je suis de séjourner dans Mések, d'habiter sous les tentes de Cédar !
Multum íncola fuit ánima mea * cum his, qui odérunt pacem. Trop longtemps j'ai demeuré avec ceux qui haïssent la paix.
Ego eram pacíficus; * cum loquébar, illi impugnábant me. Je suis un homme de paix et, quand je leur parle, ils sont pour la guerre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 120 (121) Psaume 120 (121)
Custos populi Garde du peuple
Non esurient amplius, neque sitient amplius, neque cadet super illos sol neque ullus æstus (Ap 7, 16). Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, la brûlure du soleil ne les accablera plus. (Ap 7, 16).
Levábo óculos meos in montes: * unde véniet auxílium mihi? Je lève les yeux vers les montagnes : d'où me viendra le secours?
Auxílium meum a Dómino, * qui fecit cælum et terram. Mon secours viendra du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Non dabit in commotiónem pedem tuum, * neque dormitábit, qui custódit te. Il ne permettra pas que ton pied trébuche; celui qui te garde ne sommeillera pas.
Ecce non dormitábit neque dórmiet, * qui custódit Israel. Non, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël.
Dóminus custódit te, † Dóminus umbráculum tuum, * ad manum déxteram tuam. Le Seigneur est ton gardien, le Seigneur est ton abri, toujours à ta droite.
Per diem sol non percútiet te, * neque luna per noctem. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit.
Dóminus custódiet te ab omni malo; * custódiet ánimam tuam Dóminus. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ton âme.
Dóminus custódiet intróitum tuum et éxitum tuum * ex hoc nunc et usque in sæculum Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, maintenant et à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 3 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 121 (122) Psaume 121 (122)
Civitas sancta Ierusalem La cité sainte de Jérusalem
Accessistis ad Sion montem et civitatem Dei viventis, Ierusalem cælestem (Hebr 12, 22). Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste (Hebr 12, 22).
Lætátus sum in eo quod dixérunt mihi: * «In domum Dómini íbimus» . J'ai été dans la joie quand on m'a dit: « Allons à la maison du Seigneur »
Stantes iam sunt pedes nostri * in portis tuis, Ierúsalem. Maintenant nos pieds se tiennent à tes portes, Jérusalem.
Ierúsalem, quæ ædificáta est ut cívitas, * sibi compácta in idípsum. Jérusalem, tu es bâtie comme une ville où tout se tient ensemble.
Illuc enim ascendérunt tribus, tribus Dómini, * testimónium Israel, ad confiténdum nómini Dómini. Là montent les tribus, les tribus du Seigneur, selon la loi d'Israël, pour louer le nom du Seigneur.
Quia illic sedérunt sedes ad iudícium, *sedes domus David. Là sont établis des sièges pour le jugement, les sièges de la maison de David.
Rogáte, quæ ad pacem sunt Ierúsalem: * «Secúri sint diligéntes te! Faites des voeux pour Jérusalem: « Qu'ils soient en sûreté ceux qui t'aiment !
Fiat pax in muris tuis, * et secúritas in túrribus tuis! ». Que la paix règne dans tes murs, la prospérité dans tes palais ! »
Propter fratres meos et próximos meos * loquar: «Pax in te! ». A cause de mes frères et de mes amis, je dis : «Paix sur toi ! ».
Propter domum Dómini Dei nostri * exquíram bona tibi. A cause de la maison du Seigneur, notre Dieu, je désire pour toi le bonheur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Messe du mardi 11 décembre 2018

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria III Mardi
Ad Missam
A la Messe


Introitus Introït
Isai. 30, 30 Isai. 30, 30
PÓPULUS Sion, ecce Dóminus véniet ad salvándas gentes: et audítam fáciet Dóminus glóriam vocis suae in laetítia cordis vestri. Ps. 79, 2 Qui regis Israël, inténde: qui dedúcis, velut ovem, Ioseph. Peuple de Sion, voici le Seigneur qui vient pour sauver les nations ; et le Seigneur fera entendre Sa voix pleine de majesté, et votre cœur sera dans la joie. Ps. Écoute-nous, ô Toi qui gouvernes Israël, qui conduis Joseph comme une brebis!
Collecta Collecte
Deus, qui salutáre tuum cunctis terræ fínibus declarásti, tríbue, quæsumus, ut nativitátis eius glóriam lætánter præstolémur. Per Dóminum. Dieu qui a promis Ton salut à tous les pays de la terre, accorde-nous d'attendre dans la joie la gloire de Sa Nativité.
Lectio I Ière lecture
Léctio libri lsaíæ prophétæ (40,1-11)
Consolámini, consolámini pópulum meum, dicit Deus vester. Loquímini ad cor Ierusálem et clamáte ad eam, quóniam compléta est milítia eíus, expiáta est iníquitas illíus; suscépit de manu Dómini duplícia pro ómnibus peccátis suis. Vox clamántis: “In desérto paráte viam Dómini, rectas fácite in solitúdine sémitas Dei nostri. Omnis vallis exaltétur, et omnis mons et collis humiliétur; et fiant prava in dirécta, et áspera in plana: et revelábitur glória Dómini, et vidébit omnis caro páriter quod os Dómini locútum est.” Vox dicéntis: “Cláma!” Et dixi: “Quid clamábo?” Omnis caro fenum, et omnis glória eíus quasi flos agri; exsiccátum est fenum, et cécidit flos, quia spíritus Dómini sufflávit in eo. Vere fenum est pópulus. Exsiccátum est fenum, et cécidit flos; verbum autem Dei nostri manet in aetérnum. Super montem excélsum ascénde, tu, quae evangelízas Sion; exálta in fortitúdine vocem tuam, quae evangelízas Ierusálem; exálta, noli timére; dic civitátibus Iúdae: “Ecce Deus vester, ecce Dóminus Deus in virtúte venit, et bráchium eíus dominátur: ecce merces eíus cum eo, et prǽmium illíus coram illo. Sicut pastor gregem suum pascit, in bráchio suo cóngregat agnos et in sinu suo levat; fetas ipse portat.” Consolez-vous, consolez-vous, Mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au coeur de Jérusalem, et dites-lui que ses maux sont finis, que son iniquité est pardonnée, et qu'elle a reçu de la main du Seigneur le double pour tous ses péchés. Voix de quelqu'un qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits dans la solitude les sentiers de notre Dieu. Toute vallée sera exhaussée, toute montagne et toute colline sera abaissée; les chemins tortueux seront redressés, et les raboteux aplanis; et la gloire du Seigneur sera révélée, et toute chair verra en même temps que la bouche du Seigneur a parlé. Une voix dit : Crie. Et j'ai dit : Que crierai-je? Toute chair est de l'herbe, et toute sa gloire est comme la fleur des champs. L'herbe s'est desséchée, et la fleur est tombée, parce que le souffle du Seigneur a soufflé dessus. Le peuple est vraiment de l'herbe; l'herbe s'est desséchée, et la fleur est tombée; mais la parole de notre Seigneur demeure éternellement. Monte sur une haute montagne, toi qui annonces la bonne nouvelle à Sion; êlève ta voix avec force, toi qui annonces la bonne nouvelle à Jérusalem; élève-la, ne crains point. Dis aux villes de Juda : Voici votre Dieu, Voici que le Seigneur Dieu vient avec puissance, et Son bras dominera; Sa récompense est avec Lui, et Son oeuvre est devant Lui. Comme un pasteur Il fera paître Son troupeau; Il réunira les agneaux dans Ses bras, et Il les prendra dans Son sein; Il portera Lui-même les brebis pleines.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias. Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Graduale Graduel
Ps. 49, 2-3 et 5 Ps. 49, 2-3 et 5
℟. Ex Sion spécies decóris eius: Deus maniféste véniet. ℣. Congregáte illi sanctos eius, qui ordinavérunt testaméntum eius super sacrifícia. ℟. C'est de Sion que va briller l'éclat de Sa beauté : Il va paraître au grand jour, notre Dieu. ℣. Rassemblez autour de Lui Ses Saints, tous ceux qui ont contracté avec Lui une alliance scellée par le sacrifice.
Allelúia. Alléluia
Ps. 121, 1
℟. Allelúia. ℣. Laetátus sum in his, quae dicta sunt mihi: in domum Dómini íbimus. ℟. Alléluia. ℣. J'ai été joyeux quand on m'a dit : nous irons dans la maison du Seigneur.
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secúndum Mattháeum (18,12-14)
In illo tempore: Dixit Iesus discipulis suis: Quid vobis vidétur? Si fúerint alícui centum oves, et erráverit una ex eis, nonne relínquet nonagínta novem in móntibus et vadit quǽrere eam, quae errávit? Et si contígerit ut invéniat eam, amen dico vobis quia gaudébit super eam magis quam super nonagínta novem, quae non erravérunt. Sic non est volúntas ante Patrem vestrum, qui in caelis est, ut péreat unus de pusíllis istis. En ce temps là, Jésus dit à Ses disciples : Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et qu'une d'elles s'égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s'est égarée ? Et s'il arrive qu'il la trouve, en vérité, Je vous le dis, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont point égarées. De même, ce n'est pas la volonté de votre Père qui est dans les Cieux qu'un seul de ces petits périsse.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Offertorium
Offertoire
Ps. 84, 7-8
Deus, tu convértens vivificábis nos, et plebs tua laetábitur in te: osténde nobis, Dómine, misericórdiam tuam, et salutáre tuum da nobis. O Dieu, Tu Te tourneras vers nous, et Tu nous rendras la vie ; et Ton peuple se réjouira en Toi. Montre-nous, Seigneur, Ta miséricorde, et donne-nous Ton Salut.
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Sursum corda.
℟. Habémus ad Dóminum.
℣. Grátias agámus Dómino Deo nostro.
℟. Dignum et iustum est.
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Haut les coeurs.
℟. Ils sont vers le Seigneur.
℣. Rendons-grâces au Seigneur notre Dieu.
℟. C'est digne et juste.
PRÆFATIO I DE ADVENTU Ière PREFACE DE L'AVENT
De duobus adventibus Christi Des deux avènements du Christ
Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere: Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus: per Christum Dóminum nostrum.
Qui, primo advéntu in humilitáte carnis assúmptæ, dispositiónis antíquæ munus implévit, nobísque salútis perpétuæ trámitem reserávit: ut, cum secúndo vénerit in suae glória maiestátis, manifésto demum múnere capiámus, quod vigilántes nunc audémus exspectáre promíssum.
Et ídeo cum Angelis et Archángelis, cum Thronis et Dominatiónibus, cumque omni milítia caeléstis exércitus, hymnum glóriæ tuæ cánimus, sine fine dicéntes:
Vraiment, il est digne et juste, équitable et salutaire, pour nous, toujours et partout de Te rendre grâces : Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout puissant : par le Christ notre Seigneur.
Lui qui lors de Son premier Avènement a pris chair dans l'humilité, S'est acquitté du devoir qui Lui incombait par Ta disposition ancienne, et nous a ouvert le chemin du salut éternel ; c'est pourquoi lors de Sa seconde venue dans la gloire, de Sa majesté, nous recevrons de façon manifeste Son don, que nous osons désormais espérer et pour laquelle nous veillons.
C’est pourquoi, avec les Anges et les Archanges, avec les Trônes et les Dominations, ainsi qu'avec toute l'armée de la milice céleste, nous Te chantons une hymne de gloire, en disant sans fin :
Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth... Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu des Armées...
Communio Communion
Isai. 40, 5
Revelábitur glória Dómini: et vidébit omnis caro salutáre Dei nostri. La gloire de Dieu a été révélée : et toute chair verra le salut de notre Dieu.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Office de sexte du mardi 11 décembre 2018

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria III Mardi
Ad Sextam
Ad Sextam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Rector potens, verax Deus, Maître puissant, Dieu Vérité,
qui témperas rerum vices, Tu règles la marche du temps,
splendóre mane ínstruis Tu formes l'aube en sa clarté,
et ígnibus merídiem. au midi Tu donnes ses flammes.
Exstíngue flammas lítium, Éteins le feu des dissensions,
aufer calórem nóxium, calme la fièvre du péché,
confer salútem córporum apporte à nos corps la santé
verámque pacem córdium. à nos cœurs, la paix véritable.
Praesta, Pater piíssime, Exauce-nous, Père très bon,
Patríque compar Unice, et Toi, le Fils égal au Père,
cum Spíritu Paráclito avec l'Esprit consolateur,
regnans per omne sæculum. Amen. régnant pour les siècles des siècles.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 118 (119), 49-56 Psaume 118 (119), 49-56
VII (Zain) VII (Zain)
Memor esto verbi tui servo tuo, * in quo mihi spem dedísti. Souviens-Toi de la parole donnée à Ton serviteur, sur laquelle Tu fais reposer mon espérance.
Hoc me consolátum est in humiliatióne mea, * quia elóquium tuum vivificávit me. C'est ma consolation dans la misère, que Ta parole me rende la vie.
Supérbi derisérunt me veheménter; * a lege autem tua non declinávi. Des orgueilleux me prodiguent leurs railleries: je ne m'écarte point de Ta loi.
Memor fui iudiciórum tuórum a sæculo, Dómine, * et consolátus sum. Je pense à Tes préceptes des temps passés, Seigneur, et je me console.
Indignátio ténuit me * propter peccatóres derelinquéntes legem tuam. L'indignation me saisit à cause des méchants, qui abandonnent Ta loi.
Cántica factæ sunt mihi iustificatiónes tuæ * in loco peregrinatiónis meæ. Tes lois sont le sujet de mes cantiques, dans le lieu de mon pèlerinage.
Memor fui nocte nóminis tui, Dómine, * et custódiam legem tuam. La nuit je me rappelle Ton nom, le Seigneur, et j'observe Ta loi.
Hoc factum est mihi, * quia mandáta tua servávi. Voici la part qui m'est donnée: je garde Tes ordonnances.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 52 (53) Psaume 52 (53)
Impiorum stultitia Défaite des impies
Omnes peccaverunt et egent gloria Dei (Rom 3, 23). Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Rom 3, 23).
Dixit insípiens in corde suo: «Non est Deus». † Corrúpti sunt et abominatiónes operáti sunt; * non est qui fáciat bonum. L'insensé dit dans son coeur : " il n'y a pas de Dieu ! " Ils sont corrompus, ils commettent des crimes abominables ; il n'en est aucun qui fasse le bien.
Deus de cælo prospéxit super fílios hóminum, * ut vídeat si est intéllegens aut requírens Deum. Dieu, du haut des cieux, regarde les fils de l'homme, pour voir s'il se trouve quelqu'un d'intelligent, quelqu'un qui cherche Dieu.
Omnes declinavérunt, simul corrúpti sunt; * non est qui fáciat bonum, non est usque ad unum. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul.
Nonne scient omnes, qui operántur iniquitátem, * qui dévorant plebem meam ut cibum panis? N'ont-ils pas de connaissance ceux qui commettent l'iniquité ? Ils dévorent mon peuple comme ils mangent du pain,
Deum non invocavérunt; * illic trepidavérunt timóre, et non erat timor. ils n'invoquent point Dieu ! Ils trembleront tout à coup d'épouvante, sans qu'il y ait sujet d'épouvante ;
Quóniam Deus dissipávit ossa eórum, qui te obsidébant * confúsi sunt, quóniám Deus sprevit eos. car Dieu a dispersé les os de celui qui campait contre toi ; tu les a confondus, car Dieu les a rejetés.
Quis dabit ex Sion salutáre Israel? † Cum convérterit Deus captivitátem plebis suæ, * exsultábit Iacob et lætábitur Israel. Oh ! puisse venir de Sion la délivrance d'Israël ! Quand Dieu ramènera les captifs de Son peuple, Jacob se réjouira, Israël sera dans l'allégresse.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Psalmus 53 (54) Psaume 53 (54)
Imploratio auxilii Imploration à l'aide
Orat propheta, ut in nomine Domini a persequentium malignitate liberetur (Cassiodorus). Le prophète prie pour être délivré au nom du Seigneur de la malveillance de ses persécuteurs (Cassiodore).
Deus, in nómine tuo salvum me fac * et in virtúte tua iúdica me. O Dieu, sauve-moi par Ton nom, et rends-moi justice par Ta puissance.
Deus, exáudi oratiónem meam, * áuribus pércipe verba oris mei! O Dieu, écoute ma prière, prête l'oreille aux paroles de ma bouche.
Quóniam supérbi insurrexérunt advérsum me, † et fortes quæsiérunt ánimam meam * et non proposuérunt Deum ante conspéctum suum. Car des étrangers se sont levés contre moi, des hommes violents en veulent à ma vie ; ils ne mettent pas Dieu devant leurs yeux.
Ecce enim Deus ádiuvat me, * et Dóminus suscéptor est ánimæ meæ. Voici que Dieu est mon secours; le Seigneur est le soutien de mon âme.
[Convérte mala super inimícos meos * et in veritáte tua dispérde illos.] [Il fera retomber le mal sur mes adversaires ; dans Ta vérité, anéantis-les ! ]
Voluntárie sacrificábo tibi, * confitébor nómini tuo, Dómine, quóniam bonum est; De tout cœur je T'offrirai des sacrifices ; je louerai Ton nom Seigneur car il est bon ;
quóniam ex omni tribulatióne erípuit me, * et super inimícos meos despéxit óculus meus. Il me délivre de toute angoisse, et mes yeux s'arrêtent avec joie sur mes ennemis.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Lectio brevis (Ier 23, 6) Lecture brève ( Ier 23, 6)
In diébus illis salvábitur Iuda, et Isræl habitábit confidénter; et hoc est nomen quod vocábunt eum: Dóminus iustítia nostra. Dans ses jours, Juda sera sauvé, Israël habitera en assurance, et voici le nom dont on l'appellera: le Seigneur notre justice.
℣. Meménto nostri, Dómine, in beneplácito pópuli tui.
℟. Vísita nos in salutári tuo.
℣. Souviens-Toi de nous, Seigneur, dans Tes largesses pour Ton peuple.
℟. Visite-nous dans Ton Salut.
Deus, qui salutáre tuum cunctis terræ fínibus declarásti, tríbue, quæsumus, ut nativitátis eius glóriam lætánter præstolémur. Per Dóminum. Dieu qui a promis Ton salut à tous les pays de la terre, accorde-nous d'attendre dans la joie la gloire de Sa Nativité.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Sextam - psalmodia complementaria

A Sexte - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 122 (123) Psaume 122 (123)
Dominus fiducia populi Le Seigneur, confiance du peuple
Duo cæci... clamaverunt: «Domine, miserere nostri, Fili David» (Mt 20, 30). Deux aveugles crièrent « Seigneur, aie pitié de nous, Fils de David » (Mt 20, 30).
Ad te levávi óculos meos, * qui hábitas in cælis. J'élève mes yeux vers Toi, ô toi qui siège dans les cieux!
Ecce sicut óculi servórum ad manus dominórum suórum, * sicut óculi ancíllæ ad manus dóminæ suæ, Comme l'oeil du serviteur est fixé sur la main de son maître, et l'oeil de la servante sur la main de sa maîtresse,
ita óculi nostri ad Dóminum Deum nostrum, * donec misereátur nostri. ainsi nos yeux sont fixés sur le Seigneur, notre Dieu, jusqu'à ce qu'Il ait pitié de nous.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri, * quia multum repléti sumus despectióne; Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car nous n'avons été que trop rassasiés d'opprobres.
quia multum repléta est ánima nostra * derisióne abundántium et despectióne superbórum. Notre âme n'a été que trop rassasiée de la moquerie des superbes, du mépris des orgueilleux.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 123 (124) Psaume 123 (124)
Adiutorium nostrum in nomine Domini Notre secours est dans le nom du Seigneur
Dixit Dominus Paulo: «Noli timere ... quia ego sum tecum» (Act 18, 9-10). Le Seigneur dit à Paul : « ne crains pas ... Je suis avec toi» (Act 18, 9-10).
Nisi quia Dóminus erat in nobis, dicat nunc Israel, † nisi quia Dóminus erat in nobis, * cum exsúrgerent hómines in nos: Si le Seigneur n'eût été pour nous, qu'Israël le proclame, si le Seigneur n'eût été pour nous, quand les hommes se sont élevés contre nous.
forte vivos deglutíssent nos, * cum irascerétur furor eórum in nos. Ils nous auraient dévorés tout vivants, quand leur colère s'est allumée contre nous.
Fórsitan aqua absorbuísset nos, † torrens pertransísset ánimam nostram * fórsitan pertransíssent ánimam nostram aquæ intumescéntes. Les eaux nous auraient engloutis, le torrent eût passé sur notre âme; sur notre âme auraient passé les eaux impétueuses.
Benedíctus Dóminus; * qui non dedit nos in direptiónem déntibus eórum. Béni soit le Seigneur, qui ne nous a pas livrés à leurs dents.
Anima nostra sicut passer erépta est * de láqueo venántium: Notre âme, comme le passereau, s'est échappée du filet de l'oiseleur :
láqueus contrítus est, * et nos erépti sumus. le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Adiutórium nostrum in nómine Dómini, * qui fecit cælum et terram. Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Psalmus 124 (125) Psaume 124 (125)
Dominus custos populi sui Le Seigneur prend soin de son peuple
Pax super Israel Dei (Gal 6, 16). La paix de Dieu sur Israël (Gal 6, 16).
Qui confídunt in Dómino sicut mons Sion: * non commovébitur, in ætérnum manet. Ceux qui se confient dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion: elle ne chancelle point, elle est établie pour toujours.
Ierúsalem, montes in circúitu eius, † et Dóminus in circúitu pópuli sui * ex hoc nunc et usque in sæculum. Jérusalem a autour d'elle une ceinture de montagnes: ainsi le Seigneur entoure Son peuple, dès maintenant et à jamais.
Quia non requiéscet virga iniquitátis super sortem iustórum, * ut non exténdant iusti ad iniquitátem manus suas. Le sceptre des méchants ne restera pas sur l'héritage des justes, afin que les justes ne portent pas aussi leurs mains vers l'iniquité.
Bénefac, Dómine, bonis * et rectis corde. Seigneur, répands Tes bontés sur les bons, et sur ceux qui ont le coeur droit.
Declinántes autem per vias pravas † addúcet Dóminus cum operántibus iniquitátem. * Pax super Israel! Mais sur ceux qui se détournent en des voies tortueuses, que le Seigneur les abandonne avec ceux qui font le mal. Paix sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Office de none du mardi 11 décembre 2018

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria III Mardi
Ad Nonam
Ad Nonam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Rerum, Deus, tenax vigor, Dieu fort, soutien de l'univers,
immótus in te pérmanens, qui est en Toi sans changement,
lucis diúrnae témpora Tu fixes dans leur succession
succéssibus detérminans, les temps que le soleil mesure.
Largíre clarum véspere, Donne-nous un soir lumineux
quo vita numquam décidat, où la vie ne décline pas,
sed praémium mortis sacrae où, pour le fruit de la Sainte Mort,
perénnis instet glória. resplendira toujours la gloire.
Praesta, Pater piíssime, Exauce-nous, Père très bon,
Patríque compar Unice, et Toi, le Fils égal au Père,
cum Spíritu Paráclito avec l'Esprit consolateur,
regnans per omne sæculum. Amen. régnant pour les siècles des siècles.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 118 (119), 49-56 Psaume 118 (119), 49-56
VII (Zain) VII (Zain)
Memor esto verbi tui servo tuo, * in quo mihi spem dedísti. Souviens-Toi de la parole donnée à Ton serviteur, sur laquelle Tu fais reposer mon espérance.
Hoc me consolátum est in humiliatióne mea, * quia elóquium tuum vivificávit me. C'est ma consolation dans la misère, que Ta parole me rende la vie.
Supérbi derisérunt me veheménter; * a lege autem tua non declinávi. Des orgueilleux me prodiguent leurs railleries: je ne m'écarte point de Ta loi.
Memor fui iudiciórum tuórum a sæculo, Dómine, * et consolátus sum. Je pense à Tes préceptes des temps passés, Seigneur, et je me console.
Indignátio ténuit me * propter peccatóres derelinquéntes legem tuam. L'indignation me saisit à cause des méchants, qui abandonnent Ta loi.
Cántica factæ sunt mihi iustificatiónes tuæ * in loco peregrinatiónis meæ. Tes lois sont le sujet de mes cantiques, dans le lieu de mon pèlerinage.
Memor fui nocte nóminis tui, Dómine, * et custódiam legem tuam. La nuit je me rappelle Ton nom, le Seigneur, et j'observe Ta loi.
Hoc factum est mihi, * quia mandáta tua servávi. Voici la part qui m'est donnée: je garde Tes ordonnances.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 52 (53) Psaume 52 (53)
Impiorum stultitia Défaite des impies
Omnes peccaverunt et egent gloria Dei (Rom 3, 23). Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Rom 3, 23).
Dixit insípiens in corde suo: «Non est Deus». † Corrúpti sunt et abominatiónes operáti sunt; * non est qui fáciat bonum. L'insensé dit dans son coeur : " il n'y a pas de Dieu ! " Ils sont corrompus, ils commettent des crimes abominables ; il n'en est aucun qui fasse le bien.
Deus de cælo prospéxit super fílios hóminum, * ut vídeat si est intéllegens aut requírens Deum. Dieu, du haut des cieux, regarde les fils de l'homme, pour voir s'il se trouve quelqu'un d'intelligent, quelqu'un qui cherche Dieu.
Omnes declinavérunt, simul corrúpti sunt; * non est qui fáciat bonum, non est usque ad unum. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul.
Nonne scient omnes, qui operántur iniquitátem, * qui dévorant plebem meam ut cibum panis? N'ont-ils pas de connaissance ceux qui commettent l'iniquité ? Ils dévorent mon peuple comme ils mangent du pain,
Deum non invocavérunt; * illic trepidavérunt timóre, et non erat timor. ils n'invoquent point Dieu ! Ils trembleront tout à coup d'épouvante, sans qu'il y ait sujet d'épouvante ;
Quóniam Deus dissipávit ossa eórum, qui te obsidébant * confúsi sunt, quóniám Deus sprevit eos. car Dieu a dispersé les os de celui qui campait contre toi ; tu les a confondus, car Dieu les a rejetés.
Quis dabit ex Sion salutáre Israel? † Cum convérterit Deus captivitátem plebis suæ, * exsultábit Iacob et lætábitur Israel. Oh ! puisse venir de Sion la délivrance d'Israël ! Quand Dieu ramènera les captifs de Son peuple, Jacob se réjouira, Israël sera dans l'allégresse.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Psalmus 53 (54) Psaume 53 (54)
Imploratio auxilii Imploration à l'aide
Orat propheta, ut in nomine Domini a persequentium malignitate liberetur (Cassiodorus). Le prophète prie pour être délivré au nom du Seigneur de la malveillance de ses persécuteurs (Cassiodore).
Deus, in nómine tuo salvum me fac * et in virtúte tua iúdica me. O Dieu, sauve-moi par Ton nom, et rends-moi justice par Ta puissance.
Deus, exáudi oratiónem meam, * áuribus pércipe verba oris mei! O Dieu, écoute ma prière, prête l'oreille aux paroles de ma bouche.
Quóniam supérbi insurrexérunt advérsum me, † et fortes quæsiérunt ánimam meam * et non proposuérunt Deum ante conspéctum suum. Car des étrangers se sont levés contre moi, des hommes violents en veulent à ma vie ; ils ne mettent pas Dieu devant leurs yeux.
Ecce enim Deus ádiuvat me, * et Dóminus suscéptor est ánimæ meæ. Voici que Dieu est mon secours; le Seigneur est le soutien de mon âme.
[Convérte mala super inimícos meos * et in veritáte tua dispérde illos.] [Il fera retomber le mal sur mes adversaires ; dans Ta vérité, anéantis-les ! ]
Voluntárie sacrificábo tibi, * confitébor nómini tuo, Dómine, quóniam bonum est; De tout cœur je T'offrirai des sacrifices ; je louerai Ton nom Seigneur car il est bon ;
quóniam ex omni tribulatióne erípuit me, * et super inimícos meos despéxit óculus meus. Il me délivre de toute angoisse, et mes yeux s'arrêtent avec joie sur mes ennemis.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Lectio brevis (Cf.Ez 34, 15-16) Lecture brève (Cf.Ez 34, 15-16)
Ego pascam oves meas et ego eas accubáre fáciam dicit Dóminus Deus. Quod períerat requíram, et quod confráctum fúerat alligábo, et quod infírmum erat consolidábo. Et pascam illas in iudício. Moi je paîtrai mes brebis, Moi, Je les ferai reposer, oracle du Seigneur.  Je chercherai celle qui était perdue, Je ramènerai celle qui était égarée, et Je fortifierai celle qui est malade; Je les paîtrai avec justice.
℣. Veni, Dómine, et noli tardáre.
℟. Reláxa facínora plebi tuæ.
℣. Viens Seigneur, ne tarde pas.
℟. Efface les délits de Ton peuple.
Deus, qui salutáre tuum cunctis terræ fínibus declarásti, tríbue, quæsumus, ut nativitátis eius glóriam lætánter præstolémur. Per Dóminum. Dieu qui a promis Ton salut à tous les pays de la terre, accorde-nous d'attendre dans la joie la gloire de Sa Nativité.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Nonam - psalmodia complementaria

A None - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 125 (126) Psaume 125 (126)
Gaudium et spes in Deo Joie et espoir dans le Seigneur
Sicuti socii passionum estis, sic eritis et consolationis (2 Cor 1, 7). Comme vous avez part aux souffrances, vous avez aussi part à la consolation (2 Cor 1, 7).
In converténdo Dóminus captivitátem Sion, * facti sumus quasi somniántes. Quand le Seigneur ramena les captifs de Sion, nous étions presque en rêve.
Tunc replétum est gáudio os nostrum, * et língua nostra exsultatióne. Alors notre bouche fut remplie de chants de joie, et notre langue de cris d'allégresse.
Tunc dicébant inter gentes: * «Magnificávit Dóminus fácere cum eis». Alors on disait parmi les nations: « Le Seigneur a fait de grandes choses pour eux. »
Magnificávit Dóminus fácere nobíscum; * facti sumus lætántes. Le Seigneur a fait pour nous de grandes choses; nous en avons été remplis de joie.
Convérte, Dómine, captivitátem nostram, * sicut torréntes in austro. Ramène, Seigneur, nos captifs, comme un torrent dans le pays du midi.
Qui séminant in lácrimis, * in exsultatióne metent. Ceux qui sèment dans les larmes * moissonneront dans l'allégresse.
Eúntes ibant et flebant * semen spargéndum portántes; Ils allaient et venaient en pleurant, tandis qu'ils jetaient leurs semences :
veniéntes autem vénient in exsultatióne * portántes manípulos suos. ils reviendront avec allégresse, chargés de leurs gerbes.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 126 (127) Psaume 126 (127)
Vanus labor sine Domino Sans le Seigneur, le travail est vain
Dei ædificatio estis (1 Cor 3, 9). En Dieu, vous êtes édifiés (1 Cor 3, 9).
Nisi Dóminus ædificáverit domum, * in vanum labórant, qui ædíficant eam. Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent.
Nisi Dóminus custodíerit civitátem, * frustra vígilat, qui custódit eam. Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes.
Vanum est vobis ante lucem súrgere † et sero quiéscere, qui manducátis panem labóris, * quia dabit diléctis suis somnum. C'est en vain que vous vous levez avant le jour, et que vous retardez votre repos, mangeant le pain de la douleur : il en donne autant à son bien-aimé pendant son sommeil.
Ecce heréditas Dómini fílii, * merces fructus ventris. Voici, c'est un héritage du Seigneur, que les enfants, une récompense, que les fruits d'un sein fécond.
Sicut sagíttæ in manu poténtis, * ita fílii iuventútis. Comme les flèches dans la main d'un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse.
Beátus vir, qui implévit pháretram suam ex ipsis: * non confudétur, cum loquétur inimícis suis in porta. Heureux l'homme qui en a rempli son carquois. Ils ne rougiront pas quand ils répondront aux ennemis, à la porte de la ville.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Psalmus 127 (128) Psaume 127 (128)
Pax domestica in Domino Paix domestique dans le Seigneur
«Benedicat te Dominus ex Sion», id est: ex Ecclesia sua (Arnobius). «Que le Seigneur te bénisse de Sion », c'est à dire : de Son Eglise (Arnobius).
Beátus omnis, qui timet Dóminum, * qui ámbulat in viis eius. Heureux l'homme qui craint le Seigneur, qui marche dans Ses voies.
Labóres mánuum tuárum manducábis, * beátus es, et bene tibi erit. Tu te nourris alors du travail de tes mains; tu es heureux et comblé de biens.
Uxor tua sicut vitis fructífera * in latéribus domus tuæ; Ton épouse est comme une vigne féconde, dans l'intérieur de ta maison ;
fílii tui sicut novéllæ olivárum * in circúitu mensæ tuæ. tes fils, comme de jeunes plants d'olivier, autour de ta table.
Ecce sic benedicétur homo, * qui timet Dóminum. Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur.
Benedícat tibi Dóminus ex Sion, * et vídeas bona Ierúsalem ómnibus diébus vitæ tuæ; Que le Seigneur te bénisse de Sion, puisses-tu voir Jérusalem florissante tous les jours de ta vie ;
et vídeas fílios filiórum tuórum. * Pax super Israel! Puisses-tu voir les enfants de tes enfants. Que la paix soit sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Vêpres du mardi 11 décembre 2018

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria III Mardi
Ad Vesperas
Aux Vêpres
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Cónditor alme síderum, Bienfaisant Créateur des cieux,
ætérna lux credéntium, Pour toujours soleil des croyants,
Christe, redémptor ómnium, O Rédempteur du genre humain,
exáudi preces súpplicum. Christ entends nos voix suppliantes.
Qui cóndolens intéritu Compatissant devant la mort
mortis períre sæculum, Dont notre siècle périssait
salvásti mundum lánguidum, Tu sauvas le monde épuisé
donans reis remédium, Donnant aux pécheurs le remède.
Vergénte mundi véspere, Comme un époux dans le soleil
uti sponsus de thálamo, Quand le monde allait vers sa nuit,
egréssus honestíssima Tu sortis du jardin fermé
Vírginis matris cláusula. D'une Vierge, mère et bénie.
Cuius forti poténtiæ Devant Ta souveraineté
genu curvántur ómnia; Tout être fléchit le genou;
cæléstia, terréstria Tout dans le ciel et ici-bas
nutu faténtur súbdita. S'avoue soumis à Ta puissance.
Te, Sancte, fide quæsumus, Notre foi T'implore, ô très saint,
ventúre iudex sæculi, Toi qui viendras juger ce temps,
consérva nos in témpore de nous protéger aujourd'hui
hostis a telo pérfidi. Du trait de l'ennemi perfide.
Sit, Christe, rex piíssime, O Christ, ô roi plein de bonté
tibi Patríque glória Gloire à Toi et gloire à Ton Père
cum Spíritu Paráclito, Avec l'Esprit Consolateur,
in sempitérna sæcula. Amen. A travers l'infini des siècles!
Ant. 1 Non potéstis Deo servíre et mammónæ.Ant. 1 Vous ne pouvez pas servir Dieu et mammon.
Psalmus 48 (49) Psaume 48 (49)
Vanitas divitiarum Vanité des richesses
Dives difficile intrabit in regnum cælorum (Mt 19, 23). Il est difficile à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux (Mt 19, 23).
I I
Audíte hæc, omnes gentes, * áuribus percípite, omnes, qui habitátis orbem: Ecoutez tous ceci, ô peuples ; prêtez l'oreille vous tous habitants du monde,
quique húmiles et viri nóbiles, * simul in unum dives et pauper! hommes du commun et hommes de condition, ensemble riches et pauvres.
Os meum loquétur sapiéntiam * et meditátio cordis mei prudéntiam. Ma bouche va faire entendre des paroles sages, et mon coeur a des pensées pleines de sens.
Inclinábo in parábolam aurem meam, * apériam in psaltério ænígma meum. Je prête l'oreille aux sentences que Dieu m'inspire; j'explique mon énigme au son de la harpe.
Cur timébo in diébus malis, * cum iníquitas supplantántium circúmdabit me? Pourquoi craindrais-je aux jours du malheur, lorsque l'iniquité de mes persécuteurs m'assiège ?
Qui confídunt in virtúte sua * et in multitúdine divitiárum suárum gloriántur. Eux qui mettent leur confiance dans leurs biens, leur gloire dans leurs grandes richesses.
Etenim seípsum non rédimet homo; * non dabit Deo propitiatiónem suam. Un homme ne peut racheter son frère, ni payer à Dieu sa rançon.
Nímium est prétium redemptiónis ánimæ eius: † ad últimum defíciet, * ut vivat usque in finem, nec vídeat intéritum. Le rachat de leur vie est trop cher; il est à jamais impossible, pour qu'il vive éternellement, et qu'il ne voie jamais la fosse.
Et vidébit sapiéntes moriéntes; † simul insípiens et stultus períbunt * et relínquent aliénis divítias suas. Non, il la verra ; les sages meurent; l'insensé et le stupide périssent également, laissant à d'autres leurs biens.
Sepúlcra eórum domus illórum in ætérnum; † tabernácula eórum in progéniem et progéniem, * etsi vocavérunt nomínibus suis terras suas. Ils s'imaginent que leurs maisons seront éternelles; que leurs demeures subsisteront d'âge en âge, et ils donnent leurs noms à leurs domaines.
Et homo, cum sit in honóre, non permanébit; † comparátus est iuméntis, quæ péreunt, * et símilis factus est illis. Mais, même dans sa splendeur, l'homme ne dure pas; il est semblable aux bêtes de somme qui périssent.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Non potéstis Deo servíre et mammónæ.Ant. Vous ne pouvez pas servir Dieu et mammon.
Ant. 2 Thesaurizáte vobis thesáuros in cælo, dicit Dóminus.Ant. 2 Amassez pour vous un trésor dans les cieux, dit le Seigneur.
II II
Hæc via illórum, quorum fidúcia in semetípsis, * et finis eórum, qui cómplacent in ore suo. Tel est leur sort, à ces hommes si confiants, et à ceux qui les suivent en approuvant leurs discours.
Sicut oves in inférno pósiti sunt, * mors depáscet eos; Comme un troupeau, ils sont poussés en enfer, la mort est leur pasteur ;
descéndent præcípites ad sepúlcrum, † et figúra eórum erit in consumptiónem: * inférnus habitáculum eórum. le matin, les hommes droits dominent sur eux, et leur ombre se consumera en enfer, sans autre demeure.
Verúmtamen Deus rédimet ánimam meam, * de manu ínferi vere suscípiet me. Mais Dieu rachètera mon âme de la puissance de l'enfer, car il me prendra avec lui.
Ne timúeris, cum dives factus fúerit homo * et cum multiplicáta fúerit glória domus eius, Ne crains donc pas, quand un homme s'enrichit, quand s'accroît l'opulence de sa maison.
quóniam, cum interíerit, non sumet ómnia, * neque descéndet cum eo glória eius. Car il n'emportera rien à sa mort, son opulence ne descendra pas avec lui.
Cum ánimæ suæ in vita ipsíus benedíxerit: * «Laudábunt te quod benefecísti tibi», II aura beau s'estimer heureux pendant sa vie ; on aura beau te louer des jouissances que tu te donnes :
tamen introíbit ad progéniem patrum suórum, * qui in ætérnum non vidébunt lumen. Tu iras rejoindre la génération de tes pères, qui jamais ne reverront la lumière.
Homo, cum in honóre esset, non intelléxit; † comparátus est iuméntis, quæ péreunt, * et símilis factus est illis. L'homme, même dans sa splendeur, ne comprend pas, il est comparé aux bêtes de somme qui périssent, et il leur est devenu semblable.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Thesaurizáte vobis thesáuros in cælo, dicit Dóminus.Ant. Amassez pour vous un trésor dans les cieux, dit le Seigneur.
Ant. 3 Dignus est Agnus, qui occísus est, accípere glóriam et honórem.Ant. 3 L'Agneau est digne, Lui qui a été immolé, de recevoir gloire et honneur.
Canticum (Ap 4,11; 5, 9.10.12) NT9 Cantique (Ap 4,11; 5, 9.10.12) NT9
Hymnus redemptorum Hymne du rédempteur
Dignus es, Dómine et Deus noster, * accípere glóriam et honórem et virtútem, Tu es digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir l'honneur, la gloire et la puissance.
quia tu creásti ómnia, * et propter voluntátem tuam erant et creáta sunt. C'est Toi qui créas l'univers; Tu as voulu qu'il soit: il fut créé.
Dignus es, Dómine, accípere librum * et aperíre signácula eius, Tu es digne, Christ et Seigneur, de prendre le Livre et d'en ouvrir les sceaux.
quóniam occísus es † et redemísti Deo in sánguine tuo * ex omni tribu et língua et pópulo et natióne Car Tu fus immolé, rachetant pour Dieu, au prix de Ton sang, des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation.
et fecísti eos Deo nostro regnum et sacerdótes, * et regnábunt super terram. Tu as fait de nous, pour notre Dieu, un royaume et des prêtres, et nous régnerons sur la terre.
Dignus est Agnus, qui occísus est, † accípere virtútem et divítias et sapiéntiam * et fortitúdinem et honórem et glóriam et benedictiónem. Il est digne, l'Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dignus est Agnus, qui occísus est, accípere glóriam et honórem.Ant. L'Agneau est digne, Lui qui a été immolé, de recevoir gloire et honneur.
Lectio brevis (Cf 1 Cor 1, 7b-9) Lecture brève (Cf 1 Cor 1, 7b-9)
Exspectámus revelatiónem Dómini nostri Iesu Christi, qui confirmábit vos usque ad finem sine crímine in die Dómini nostri Iesu Christi. Fidélis Deus per quem vocáti estis in communiónem Fílii eius. Nous attendons avec confiance la révélation de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui vous affermira aussi jusqu'à la fin, pour que vous soyez irréprochables, au jour de Notre- Seigneur Jésus-Christ.  Il est fidèle, le Dieu qui vous a appelés à la communion de Son Fils Jésus-Christ, Notre-Seigneur.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Veni ad liberándum nos,* Dómine Deus virtútum. Veni.
℣. Osténde fáciem tuam, et salvi érimus.* Dómine Deus virtútum. Glória Patri. Veni.
℟. Viens nous libérer,* Seigneur, Dieu de force. Viens.
℣. Montre-nous Ta face, et nous serons sauvés.* Seigneur, Dieu de force. Gloire au Père. Viens.
Ant. Vox clamántis in desérto: Paráte viam Dómini, rectas fácite sémitas Dei nostri.Ant. Voix qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur, rendez droits les chemins de notre Dieu.
Canticum Evangelicum (Lc 1, 46-55) Cantique évangélique (Lc 1,46-55)
Exultatio animæ in Domino Exultation de l'âme dans le Seigneur
Magníficat * ánima mea Dóminum, Mon âme glorifie le Seigneur,
et exsultávit spíritus meus * in Deo salvatóre meo, et mon esprit a tressailli d'allégresse en Dieu mon Sauveur,
quia respéxit humilitátem ancíllæ suæ.* Ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generationes, parce qu'Il a pris en considération l'humilité de Sa servante. Car voici que, désormais, toutes les générations me diront bienheureuse,
quia fecit mihi magna, qui potens est, * et sanctum nomen eius, parce que Celui qui est puissant a fait en moi de grandes choses, et Son nom est saint;
et misericórdia eius in progénies et progénies* timéntibus eum. et Sa miséricorde se répand d'âge en âge sur ceux qui Le craignent.
Fecit poténtiam in bráchio suo, * dispérsit supérbos mente cordis sui; Il a déployé la force de Son bras, Il a dispersé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur.
depósuit poténtes de sede * et exaltávit húmiles; Il a renversé les puissants de leur trône, et Il a élevé les humbles.
esuriéntes implévit bonis * et dívites dimísit inánes. Il a rempli de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches les mains vides.
Suscépit Israel púerum suum,* recordátus misericórdiæ, Il a relevé Israël, Son serviteur, Se souvenant de Sa miséricorde:
sicut locútus est ad patres nostros,* Abraham et sémini eius in sæcula. selon ce qu'Il avait dit à nos pères, à Abraham et à sa race pour toujours.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Vox clamántis in desérto: Paráte viam Dómini, rectas fácite sémitas Dei nostri.Ant. Voix qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur, rendez droits les chemins de notre Dieu.
PrecesPrières litaniques
Salvatóri nostro benedicámus, qui sua resurrectióne mundum clarificávit, et humíliter invocémus eum dicéntes:
Salva nos, Dómine, in sémita tua.
Resurrectiónem tuam, Dómine Iesu, oratióne cólimus matutína,
spes glóriæ tuæ diem nostrum illúminet.
Súscipe, Dómine, vota et propósita nostra,
tamquam diéi nostri primítias.
Tríbue in dilectióne tua nos hódie profícere,
ut ómnia in nostrum omniúmque bonum cooperentur.
Da, Dómine, sic lucére lucem nostram coram homínibus,
ut vídeant ópera nostra bona et Patrem gloríficent.
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Deus, qui salutáre tuum cunctis terræ fínibus declarásti, tríbue, quæsumus, ut nativitátis eius glóriam lætánter præstolémur. Per Dóminum. Dieu qui a promis Ton salut à tous les pays de la terre, accorde-nous d'attendre dans la joie la gloire de Sa Nativité.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Complies du mardi 11 décembre 2018

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria III Mardi
Ad Completorium
Aux Complies
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Conscientia discussio, quam sequi potest actus poenitentialis ut in Missa. Examen de conscience, qui peut être suivi d'un acte de pénitence comme à la Messe.
Confíteor Deo omnipoténti et vobis, fratres, quia peccávi nimis cogitatióne, verbo, ópere et omissióne: Je confesse à Dieu tout puissant, et à vous, frères, que j'ai vraiment péché, en pensée, en parole, par action et par omission:
et, percutientes sibi pectus, dicunt: Et on se frappe la poitrine, en disant :
mea culpa, mea culpa, mea máxima culpa. c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute.
Deinde prosequuntur: Ensuite on poursuit:
Ideo precor beátam Maríam semper Vírginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres, oráre pro me ad Dóminum Deum nostrum. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, tous les Anges et les Saints, et vous, frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
℣. Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimissís peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam aetérnam. ℟. Amen. ℣. Que le Dieu tout puissant aie pitié de nous, et nous ayant remis nos péchés, qu'Il nous conduise à la vie éternelle. ℟. Amen.
Hymnus Hymne
Christe, qui, splendor et dies O Christ, la splendeur et le jour,
noctis tenébras détegis, qui chasses l'ombre de la nuit,
lucísque lumen créderis, nous croyons que Tu es lumière,
lumen beátis prædicans, promettant lumière aux élus.
Precámur, sancte Dómine, Seigneur très saint, nous T'en prions,
hac nocte nos custódias; en cette nuit protège-nous ;
sit nobis in te réquies, fais que nous reposions en Toi,
quiétas horas tríbue. donne-nous des heures de paix.
Somno si dantur óculi, Nos yeux se livrent au sommeil ;
cor semper ad te vígilet; que nos cœurs veillent pour T'attendre;
tuáque dextra prótegas protège de Ton bras puissant
fidéles, qui te díligunt. ceux qui Te gardent leur amour.
Defénsor noster, áspice, Regarde-nous ô Défenseur,
insidiántes réprime, repousse au loin ceux qui nous guettent,
gubérna tuos fámulos, daigne guider Tes serviteurs
quos sánguine mercátus es. que Tu rachetas par Ton sang.
Sit Christe, rex piíssime O Christ, ô Roi plein de bonté,
tibi Patríque glória gloire à Toi et gloire à Ton Père,
cum Spíritu Paráclito, avec l'Esprit Consolateur,
in sempitérna sǽcula. Amen. à travers les siècles sans fin. Amen.
Psalmus 142 (143) Psaume 142 (143)
In angustiis oratio Prière dans l'angoisse
Non iustificatur homo ex operibus legis nisi per fidem Iesu Christi (Gal 2, 16). L'homme n'est pas purifié par l'observance de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ (Gal 2, 16)
Dómine, exáudi oratiónem meam, † áuribus pércipe obsecratiónem meam in veritáte tua; * exáudi me in tua iustítia. Seigneur, écoute ma prière; prête l'oreille à mes supplications; exauce-moi dans Ta vérité et dans Ta justice.
Et non intres in iudícium cum servo tuo, * quia non iustificábitur in conspéctu tuo omnis vivens. N'entre pas en jugement avec Ton serviteur, car aucun homme vivant n'est juste devant Toi.
Quia persecútus est inimícus ánimam meam, † contrívit in terra vitam meam, * collocávit me in obscúris sicut mórtuos a sæculo. L'ennemi en veut à mon âme, il foule à terre ma vie; il me relègue dans les lieux ténébreux, comme ceux qui sont morts depuis longtemps.
Et anxiátus est in me spíritus meus, * in médio mei obríguit cor meum. Mon esprit défaille en moi, mon cœur est troublé dans mon sein.
Memor fui diérum antiquórum, † meditátus sum in ómnibus opéribus tuis, * in factis mánuum tuárum recogitábam. Je pense aux jours d'autrefois, je médite sur toutes Tes œuvres, je réfléchis sur l'ouvrage de Tes mains.
Expándi manus meas ad te, * ánima mea sicut terra sine aqua tibi. J'étends vers Toi mes mains, et mon âme, comme une terre desséchée, soupire après Toi.
Velóciter exáudi me, Dómine; * defécit spíritus meus. Hâte-Toi de m'exaucer, Seigneur, mon esprit défaille.
Non abscóndas fáciem tuam a me, * ne símilis fiam descendéntibus in lacum. Ne me cache pas Ta face, je deviens semblable à ceux qui descendent dans la fosse.
Audítam fac mihi mane misericórdiam tuam, * quia in te sperávi. Fais-moi de bonne heure sentir Ta bonté, car c'est en Toi que j'espère.
Notam fac mihi viam, in qua ámbulem, * quia ad te levávi ánimam meam. Fais-moi connaître la voie où je dois marcher, car c'est vers Toi que j'élève mon âme.
Eripe me de inimícis meis, * Dómine, ad te confúgi. Délivre-moi de mes ennemis, Seigneur, je me réfugie auprès de Toi.
Doce me fácere voluntátem tuam, * quia Deus meus es tu. Apprends-moi à faire Ta volonté, car Tu es mon Dieu.
Spíritus tuus bonus dedúcet me in terram rectam; * propter nomen tuum, Dómine, vivificábis me. Que Ton bon esprit me conduise dans la voie droite ; à cause de Ton nom, Seigneur, rends-moi la vie.
In iustítia tua * edúces de tribulatióne ánimam meam. Dans Ta justice, retire mon âme de la détresse.
[et in misericórdia tua dispérdes inimícos meos; † et perdes omnes, qui tríbulant ánimam meam, * quóniam ego servus tuus sum.] Dans Ta bonté, anéantis mes ennemis, et fais périr tous ceux qui m'oppriment, car je suis Ton serviteur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Lectio brevis (1 Petr 5, 8-9 a) Lecture brève (1 Petr 5, 8-9 a)
Sóbrii estóte, vigiláte. Adversárius vester Diábolus tamquam leo rúgiens círcuit quærens quem dévoret. Cui resístite fortes fide. Soyez sobres, veillez ; votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rode autour de vous, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi.
℟. In manus tuas, Dómine, * Comméndo spíritum meum. In manus. ℣. Redemísti nos, Dómine Deus veritátis. * Comméndo spíritum meum. Glória Patri. In manus. ℟. En Tes mains, Seigneur, * je remets mon esprit. En Tes mains. ℣. Tu nous as rachetés, Seigneur Dieu de vérité * Je remets mon esprit. Gloire au Père. En Tes mains.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Canticum evangelicum Lc 2, 29-32 Cantique évangélique Lc 2,29-32
Christus lumen gentium et gloria Israël Le Christ est la lumière des nations et la gloire d'Israël
Nunc dimíttis servum tuum, Dómine, * secúndum verbum tuum in pace, Maintenant, Tu peux renvoyer Ton serviteur, Seigneur, selon Ta parole, en paix.
quia vidérunt óculi mei * salutáre tuum, Car mes yeux ont vu Ton salut,
quod parásti * ante fáciem ómnium populórum, Que Tu as préparé devant la face des peuples,
lumen ad revelatiónem géntium * et glóriam plebis tuæ Israël. lumière qui se révèle aux nations, et gloire de Ton peuple Israël.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Orémus. Prions.
Noctem istam, quæsumus, Dómine, benígnus illúmina, et ita fac in pace nos tuos fámulos obdormíre, ut læti ad novi diéi claritátem in tuo nómine suscitémur. Per Christum Dóminum nostrum.Illumine cette nuit, nous T'en prions, Seigneur, dans Ta bonté, et envoie dans la paix du sommeil nous, Tes fidèles, pour qu'en Ton nom, dans la joie, nous nous levions à la gloire d'un jour nouveau.Per Christum Dóminum nostrum.
Deinde dicitur, etiam a solo, benedictio: Ensuite on dit, même seul, la bénédiction :
Noctem quiétam et finem perféctum concédat nobis Dóminus omnípotens. ℟. Amen. Que le Seigneur tout puissant nous accorde une nuit paisible et une fin parfaite. ℟. Amen.
Antiphona finale ad Beatam Mariam Virginem Antienne finale à la Bienheureuse Vierge Marie
Alma Redemptóris Mater, quæ pérvia cæli porta manes, et stella maris, succúrre cadénti, Tendre mère du Rédempteur,
qui demeurez la porte ouverte du Ciel,
et l’étoile de la mer, portez secours au peuple qui succombe
súrgere qui curat, pópulo; tu, quæ genuísti, natúra miránte, tuum sanctum Genitórem, et cherche à se relever :
Vous qui avez engendré, à la surprise de la nature,
votre saint Créateur,
Virgo prius ac postérius, Gabriélis ab ore sumens illud Ave, peccatórum miserére. [étant] vierge avant et après [l’enfantement], et, de la bouche de Gabriel,
recevant cette salutation,
ayez pitié des pécheurs.

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Extrait du Compendium du catéchisme de l'Eglise catholique :
Comment doivent être utilisés les moyens de communication sociale?
2493-24992512
L’information dans les médias doit être au service du bien commun; dans son contenu, elle doit toujours être vraie et, en sauvegardant la justice et la charité, intégrale. D’autre part, elle doit s’exprimer d’une manière honnête et opportune, respectant scrupuleusement les lois morales, les droits légitimes et la dignité de la personne.

Quelle relation y a-t-il entre vérité, beauté et art sacré?
2500-25032513
La vérité est belle en elle-même. Elle comporte la splendeur de la beauté spirituelle. Outre la parole, il existe de nombreuses formes d’expression de la vérité, en particulier les œuvres d’art. Elles sont le fruit d’un talent donné par Dieu et de l’effort de l’homme. L’Art sacré, pour être vrai et beau, doit évoquer et glorifier le mystère du Dieu révélé dans le Christ et conduire à l’adoration et à l’amour du Dieu créateur et sauveur, Beauté suréminente de Vérité et d’Amour.
LE NEUVIÈME COMMANDEMENT :TU NE
DÉSIRERAS PAS LA FEMME DE TON PROCHAIN
Que demande le neuvième commandement?
2514-25162528-2530
Le neuvième commandement requiert de vaincre la concupiscence charnelle dans les pensées et les désirs. Le combat contre la concupiscence passe par la purification du cœur et par la pratique de la vertu de tempérance.
Qu’interdit le neuvième commandement?
2517-25192531-2532
Le neuvième commandement interdit de cultiver des pensées et les désirs concernant les actes défendus par le sixième commandement.

Comment parvient-on à la pureté du cœur?
2520
Avec la grâce de Dieu et en luttant contres les désirs désordonnés, le baptisé parvient à la pureté du cœur par la vertu et le don de chasteté, la pureté d’intention, la transparence du regard, extérieur et intérieur, la
discipline des sentiments et de l’imagination, la prière.

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Extrait quotidien de la Règle de Notre Bienheureux Père Saint Benoît, et son commentaire par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes :
58 - LES RÈGLES DE L’ADMISSION DES FRÈRES (a)
AU NOUVEAU VENU dans la vie monastique, on n’accordera pas une entrée facile, mais comme dit l’Apôtre, « éprouvez les esprits, pour voir s’ils sont de Dieu. » Si donc l’arrivant persévère à frapper, si, quatre ou cinq jours durant, il se montre patient à supporter les rebuffades et la difficulté de l’entrée et qu’il persiste dans sa demande, 4on lui concédera l’entrée et il passera quelques jours à l’hôtellerie. Mais ensuite il sera dans la maison où les novices étudient, mangent et dorment, sous la conduite d’un ancien apte à gagner les âmes, qui les surveillera avec la plus grande attention. On observera soigneusement si le novice cherche vraiment Dieu, s’il est empressé à l’office divin, à l’obéissance et aux humiliations. On l’avertira de toutes les choses dures et âpres par lesquelles on va à Dieu. S’il promet de persévérer dans sa stabilité, après une période de deux mois, on lui lira cette Règle d’un bout à l’autre et on lui dira : « Voici la loi sous laquelle tu veux servir et combattre ; si tu peux l’observer, entre ; mais si tu ne peux pas, tu es libre, pars. » S’il tient bon encore, on le ramènera dans la maison des novices, et à nouveau on mettra sa patience à l’épreuve de toutes les manières. Après un délai de six mois, on lui lira la Règle afin qu’il sache ce pour quoi il entre. S’il tient bon toujours, au bout de quatre mois, on lui relira encore la même Règle. Et si, après avoir bien réfléchi, il promet de tout garder et d’observer tout ce qui lui sera commandé, alors il sera reçu dans la communauté, sachant qu’en vertu de la loi de la Règle, il ne lui est plus permis, à partir de ce jour, de sortir du monastère, ni de secouer le joug de cette Règle qu’au terme d’une réflexion si prolongée il lui était loisible de récuser ou d’assumer.
Nous entrons avec ce chapitre et jusqu’au LXVle inclusivement dans une portion assez nettement définie de la Règle : celle qui est relative au recrutement d’abord, puis au groupement hiérarchique et au bon ordre du monastère. Et, pour épuiser la question du recrutement, N. B. Père parlera successivement des novices en général, des enfants, des prêtres, des moines étrangers. Quant au présent chapitre, qui nous expose les formes générales selon lesquelles se recrute une communauté, il comprend trois grandes subdivisions : l’accueil des candidats ; leur probation ou le noviciat ; leur admission définitive. Et cette dernière partie traite des formes solennelles de l’admission, puis de la disposition que le moine doit faire de tous ses biens. Autant de questions dont la gravité et l’intérêt nous invitent à donner quelque étendue au commentaire.

Noviter, veniens quis ad conversionem, non ei facilis tribuatur ingressus, sed sicut ait Apostolus Probate spiritus si ex Deo sunt. Ergo si veniens perseveraverit pulsans et ilIatas sibi injurias et difficultatem ingressus post quatuor aut quinque dies visus fuerit patienter portare et persistere petitioni suae, annuatur ei ingressus, et sit in cella hospitum paucis diebus
Au nouveau venu dans la vie monastique, on n’accordera pas une entrée facile, mais comme dit l’Apôtre,“ éprouvez les esprits, pour voir s’ils sont de Dieu. ” Si donc l’arrivant persévère à frapper, si, quatre ou cinq jours durant, il se montre patient à supporter les rebuffades et les difficultés de l’entrée et qu’il persiste dans sa demande, on lui concédera l’entrée. et il passera quelques jours à l’hôtellerie.


Noviter veniens quis ad conversionem... La conversion dont il est parlé ici est simplement la vie religieuse, définie par sa direction vers Dieu.
Cette façon de s’exprimer est conforme à la langue ecclésiastique du temps ; et elle est vraiment belle : l’homme se détourne du péché, du siècle et de ses frivolités, pour s’orienter vers la réalité suprême et vers la Beauté incréée. La première démarche de l’homme qui se présente au monastère et chez Dieu n’est d’ailleurs qu’une réponse à l’appel de Dieu même, à la vocation.

LA VOCATION. - Il faut limiter l’emploi de ce terme et ne pas lui faire désigner un exercice quelconque de notre activité. On dit : la vocation militaire, la vocation d’ingénieur, la vocation au mariage ou la vocation commune. Ce sont des états de fait, de choix strictement personnel ; c’est le fruit des circonstances, des aptitudes, des goûts. Sans doute ces choix n’échappent pas aux directions providentielles, néanmoins ils n’impliquent pas une invitation toute particulière de Dieu, comme dans le cas de la vocation proprement dite, laquelle comprend trois éléments : un appel spécial de Dieu, - à un état surnaturel plus élevé, - auquel la créature intelligente doit répondre dans une libre coopération. Et en ce sens il n’y a que trois vocations : la vocation à la foi pour les hérétiques et les infidèles : elle est universelle et obligatoire sous peine du salut ; - la vocation religieuse, qui est, comme nous espérons le montrer, universelle et pourtant de conseil ; - la vocation ecclésiastique, qui est spéciale et s’adresse à de rares individus nominativement choisis parmi le peuple chrétien et désignés par l’Église : Nous n’avons à nous occuper ici que de la vocation religieuse.
On pourrait distinguer une vocation générale à la vie religieuse et une vocation individuelle. La première consiste dans l’invitation universelle adressée par le Seigneur à tous les fidèles : Si quis vult . post me venire (MATTH., XVl, 24) ; Si vis perfectus esse (Ibid., XlX, 21). Cette vocation est donnée une fois pour toutes, et la parole du Seigneur n’a jamais été retirée. Et ni l’État, ni l’Église n’y peuvent rien. Dieu a invité les âmes, il leur a ouvert les portes de la perfection. Ce n’est pas seulement une permission, un laisser-faire ; c’est une invitation positive adressée à toute l’Église. Tout être baptisé est suffisamment appelé de Dieu pour aller jusqu’au bout de son baptême. Mais, en fait, l’offre du Seigneur ne parvient pas efficacement à tous : soit parce que l’âme est inattentive ; soit parce qu’elle ne consent pas à suivre le conseil divin ; soit parce que., à l’heure où parvient à son oreille l’invite de Dieu, il se trouve qu’elle a pris sur soi des servitudes qui lui interdisent désormais d’y répondre ; soit parce qu’elle est dépourvue de certaines dispositions d’âme ou de corps strictement requises. Dieu respecte le jeu et la marche des causes secondes, et il se trouve, pratiquement, qu’une élite seule est en état de suivre son appel : Non omnes capiunt verbum istud, sec quibus datum est. Qui potest capere, capiat.
Le principe doctrinal de la vocation universelle étant soigneusement sauvegardé, il demeure donc vrai qu’il y a une vocation individuelle et qu’on peut appeler de privilège. Encore faut-il bien s’entendre sur le caractère de cette vocation dite spéciale. Il ne viendra en effet à la pensée de personne que la vocation à la vie religieuse ne puisse être signifiée qu’au moyen d’un appel positif, d’une révélation, d’une intimation surnaturelle, impérieuse : Tu seras religieux. La vocation n’est pas non plus, nécessairement, le précepte du confesseur. Le confesseur peut conseiller, il peut et doit éclairer, il peut peser les chances de succès, parce qu’il connaît les dispositions : mais il ne saurait donner un ordre, ni dans un sens ni dans l’autre : Dieu lui-même n’en donne pas. Les âmes sent libres. Il y a une imprudence infinie et une absence de respect pour les âmes à prétendre se substituer à elles pour le choix d’un état de vie, alors que les conséquences de cette démarche se feront sentir dans le temps et dans l’éternité. Les parents, les directeurs faiseurs, meneurs et étourdis, porteront-ils, eux, la responsabilité de la décision qu’ils ont imposée, de vive force, à une âme trop docile ou trop confiante ? La vocation est chose personnelle.
Mais encore, quelle est la forme sous laquelle Dieu s’adresse aux âmes pour les amener à lui ? Il n’est pas possible de renfermer dans le cache rigide d’une formule ou d’une énumération quelconque la variété infinie de ses procédés. Tous les moyens sont bons pour le Seigneur. La vocation peut être un attrait sensible, une inclination de cœur vers la vie religieuse, l’amour du chant, des beaux offices : elle prend assez naturellement cette forme chez les jeunes gens. Mais cet attrait sensible n’est pas un élément indispensable. Quelquefois, c’est une impression qui date de l’enfance nous n’avons jamais vu notre vie dans un autre milieu que le monastère ; l’exemple d’un de nos parents nous y a peut-être accoutumés. Ou bien c’est un idéal de perfection qui soudain s’impose à nous.
La vocation peut consister dans une appréciation tout intellectuelle de la supériorité morale de la vie religieuse et dans la disposition d’une volonté résolue qui se dit : Puisque c’est mieux, je le ferai. C’est peut-être la forme la plus pure de la vocation. Parfois l’homme est guide par une sorte d’attrait pratique et utilitaire : Je n’aurai plus de visite ; à recevoir, de visites à rendre, de confessions, de prédications, plus de soucis de maison ! J’aurai le loisir de la prière, de l’étude, je vivrai en paix 1 Cette sorte de vocation est celle de l’âge mûr, et qui s’est blessé déjà au contact des choses.
Ou bien c’est la souffrance qui guide les âmes vers Dieu ; ou encore le malaise, l’inquiétude morale, l’incapacité de se trouver bien ailleurs. Le Seigneur, lorsqu’il veut nous ordonner à ses fins, sème une amertume secrète sur toutes les joies de notre vie ; et nous ne trouvons que tristesses et meurtrissures à vouloir nous écarter du chemin tracé par lui, chemin, comme dit le Prophète, jalonné de pierres taillées
Conclusit vias meas lapidibus quadris (THREN., III, 9). Enfin, il est des cas où la vie religieuse, tout en demeurant in abstracto une voie de conseil, devient cependant in concreto une voie d’obligation : c’est lorsque l’expérience nous a forcés de reconnaître que le cloître est pour nous un abri nécessaire et que là seulement notre salut éternel est en sécurité parfaite. Bref, la vocation ne manque jamais ; l’appel de Dieu revêt tant de formes qu’il en existe toujours une et que celui qui entre a toujours de très bonnes raisons d’entrer
Encore faut-il bien remarquer, et la lettre même de la sainte Règle nous y invite, que tous ces procédés divers selon lesquels l’appel universel se manifeste à chacun, ne constituent pourtant que l’élément matériel et déterminable de la vocation ; ce qui en fait l’élément formel et déterminant, c’est la volonté ferme d’aller vers Dieu et vers la perfection. Si vis perfectus esse. Le voulez-vous ? Quis est homo qui volt vitam et cupit videre dies bonos ? a dit saint Benoît dans le Prologue. C’est, somme toute, l’élément essentiel et qui souvent importe de façon exclusive. Car, des deux autres éléments, manifestation concrète du conseil divin et aptitudes personnelles, nous avons dit que le premier ne manque jamais ; nous pourrions presque ajouter que les aptitudes se créent parfois ou du moins se développent lorsque la volonté s’est fixée généreusement. Et ceci nous explique pourquoi les prescriptions de N. B. Père relatives à l’adoption du postulant et à la formation du novice ont pour dessein unique d’éprouver sa volonté.
Est-il nécessaire de délibérer longuement, de consulter beaucoup ? Saint Thomas répond que non Sur quoi porterait, dit-il, la délibération ? sur l’excellence de la résolution à prendre ? mais on ne saurait contester que ce soit un bien, un très grand bien ; et en douter, ne fût-ce qu’un instant, serait donner un démenti au Seigneur. Délibérer sur vos forces, c’est-à-dire si vous avez ce qu’il faut pour faire face à votre résolution ? Parmi vos amis, les uns vous diront : Ce que vous faites est une folie, c’est chose impossible à votre nature ! Les autres, mieux avisés, reprendront : Mais n’avez-vous pas les ressources de votre volonté, qui sont illimitées et moyennant la prière, n’avez-vous pas surtout les forces de Dieu, qui sont infinies ? Des enfants l’ont fait, des femmes l’ont fait : Non poteris quod isti, quod istae ? Saint Thomas admet que la délibération puisse porter sur trois points : Notre santé est-elle suffisante ? Avons-nous des dettes ? Quelle est la forme de vie religieuse qui nous convient le mieux ? Là-dessus on peut consulter, interroger, mais peu de personnes, et qui soient discrètes, prudentes, compétentes ès choses surnaturelle, renseignées sur le caractère de la vie monastique, même prédisposées en sa faveur. On peut délibérer aussi avec soi-même, mais rapidement. Et il faut surtout aviser aux moyens les plus expéditifs pour se débarrasser de tous empêchements.
Après avoir reconnu ce qu’est la vocation religieuse en général, il ne sera pas superflu de dire un mot des aptitudes requises pour aborder sans témérité la vie contemplative, et plus spécialement la vie contemplative monastique et bénédictine. Il suffit d’avoir une âme immortelle et baptisée, et d’être dès lors doué de ces facultés surnaturelles dont la contemplation est le propre exercice. La condition paraît simple et facilement réalisé ? en effet ; elle est néanmoins la principale de toutes, la fondamentale, on pourrait presque dire l’unique, avec celle d’une volonté déterminée.
Une santé très ordinaire peut suffire à notre tâche monastique. Mais ce qu’il importe de demander au candidat à la vie contemplative, c’est un certain équilibre de tempérament, qui n’est pas toujours très commun dans notre siècle d’impulsifs et de névrosés. Celui qui se voue à la vie monastique avec une tête un peu faible et des tares intellectuelles y perdra tout ce qui lui reste, ou du moins deviendra un fardeau pour ses frères et un danger pour la communauté. Une préoccupation exagérée de la santé, du moi, de l’honneur et des attentions qu’il mérite, serait d’assez triste augure ; l’hypertrophie du moi peut être le premier indice de la folie. Au resté, il ne suffit pas, pour éliminer un candidat, de constater chez lui certains défauts légers et quelques tendances égoïstes, sinon personne ne serait élu.
Il n’est pas besoin d’être Platon ou Aristote pour faire œuvre de contemplatif chrétien. Mais il y aurait certainement présomption à entrer aujourd’hui dans la vie contemplative et parmi les pères de chœur, nous ne disons pas seulement sans culture préalable de l’intelligence, - ce qui est interdit par le Saint-Siège, - mais sans un goût réel des choses spirituelles. La vie contemplative ne consiste pas à rêver et à ne rien faire du tout. On doit même se défier de ceux qui négligent l’étude sous prétexte que nous ne sommes voués qu’à la. contemplation pure, ou bien parce que, selon l’Apôtre. “ la science gonfle ”. Il est notoire que le goût de la vraie et saine doctrine est, dans l’ensemble de notre vie, une garantie de persévérance, de dignité et de progrès, parfois plus assurée qu’une certaine forme de piété.
Il faut à celui qui se présente une disposition à prendre sa foi au sérieux, une disposition de vaillance. Au monastère notre subsistance est assurée ; nous n’avons pas l’aiguillon extérieur de la nécessité, ni cet encouragement que l’action porte avec elle. Si le contemplatif n’est pas aussi un courageux, il deviendra vite un traînard, un fuyard de la perfection, un inutile. On lui demande encore l’amour du canne, du silence, un certain éloignement pour le monde, pour la politique, pour l’action extérieure, pour un ministère qu’il a librement abandonné, même, ajouterions-nous volontiers, pour les affaires de sa famille : nous n’avons pas à assurer l’avenir de nos frères, de nos sœurs, de nos neveux ou nièces ; notre prière et notre fidélité seront plus efficaces auprès de Dieu que des industries humaines pour lesquelles nous n’avons plus de compétence. Le candidat doit avoir aussi un bon caractère et une certaine jeunesse d’âme : les esprits critiques, grincheux, insociables, sont peu faits pour une règle qui exige un contact perpétuel avec des frères et une soumission filiale envers l’Abbé.

Enfin, une excellente marque de vocation à la vie contemplative est décrite par ce passage de l’Ecclésiastique : Pulchritudinis studium habentes, pacificantes in domibus suis : les justes antiques avaient le souci de la beauté, ils mettaient de la paix et de l’ordre dans leur maison. Le souci de la beauté n’implique pas forcément des goûts d’artiste et des aptitudes aux beaux-arts ; mais il implique une tendance à ne rien faire à demi, à réaliser la pureté parfaite, une disposition délicate à ne laisser rentrer chez soi, sous aucune forme de déguisement, les petites passions d’un monde auquel on a renoncé. La courtoisie, la distinction dans les relations avec le Seigneur comme avec les frères découlent aussi de ce culte pour la beauté ; de même l’amour éclairé de l’office divin, de ses rites et de ses chants.

L’ACCUEIL DES CANDIDATS. - Quelqu’un estime que le Seigneur l’appelle à la vie bénédictine ; il se “ convertit ” ; il vient frapper à la porte. Chose étrange, elle ne s’ouvre pas de suite, et l’accueil est très réservé, presque maussade : Non ei facilis tribuatur ingressus. Il en allait de même chez les Pères d’Orient . La première remarque de saint Benoît est pour défendre de recevoir, pêle-mêle, tous ceux qui se présentent. On ne les connaît pas d’ordinaire ; on ignore leur passé, on ignore les motifs secrets qui les portent à se faire moines, on ignore s’ils possèdent les qualités requises. Et à l’époque de N. B. Père, on avait des raisons particulières d’y regarder de très près. A côté de personnages connus ou munis de lettres de recommandation, il survenait des inconnus, des esclaves, des barbares, d’anciens soldats ; peut-être aussi, les trempes étaient-elles moins fines, en général, que dans l’Orient.
De plus, saint Benoît savait que la vie monastique est la réserve de Dieu. Or, il n’est pas prudent de recruter au hasard une troupe d’élite. Il n’y faut point ce ; non-valeurs qui encombrent et alourdissent la marche de l’ensemble. Il n’est pas sage de chercher à avoir du monde à tout prix ; Dieu n’a pas besoin de gros bataillons : les trois cents soldats de Gédéon suffisent. On n’a pas le droit non plus d’induire les âmes à s’imposer des obligations disproportionnées, ni de léguer à ceux qui viendront après nous les ennuis qui naissent d’adoptions indiscrètes. Aussi bien, recevoir tout le monde ou à peu près n’est pas un procédé pour avoir beaucoup de sujets, la condition moyennant laquelle un monastère se recrute, étant précisément cette dignité et cette bonne édification que des éléments de hasard sont incapables de procurer. L’histoire monastique est là pour attester que le manque de sévérité dans les accueils a contribué largement à la décadence de certaines maisons . En résumé, il y va tout à la fois de l’intérêt de Dieu et de celui de l’Église ; il y va de l’intérêt du monastère dans le présent comme dans l’avenir, et de l’intérêt des candidats eux-mêmes. Sans doute, les motifs spéciaux qu’on avait jadis de se montrer un peu austères n’existent plus aujourd’hui ; il n’y a plus d’esclaves et ce sont des chrétiens qui se présentent, souvent même des clercs et des prêtres ; on sait ce qu’ils sont, grâce aux lettres testimoniales prescrites par le Droit et aux informations privées. Néanmoins, les motifs d’ordre général demeurent. L’expérience prouve que ces précautions ne sont point superflues, puisque bon nombre de ceux qu’on accueille n’aboutissent pas. Il y a une telle sagesse dans les dispositions de la sainte Règle que l’année de noviciat et les formes de probation qu’elle exige ont été adoptées par l’Église et étendues à la variété des Ordres religieux.
Si N. B. Père met tant de réserve à recevoir ceux qui frappent à la porte, moins encore songe-t-il à des procédés qui rappellent le recrutement militaire. N’y a-t-il pas des sollicitations tellement instantes qu’elles forcent pour ainsi dire le candidat à s’exécuter ? Nous ignorerons toujours les battues générales à la recherche de postulants ou les réclames alléchantes. Malgré les invitations gracieuses, et encore qu’il n’y ait sur ce point aucune règle absolue, nous n’irons point dans les collèges et les séminaires pour y prélever l’accroissement de nos communautés. La Providence a ses moyens pour faire connaître aux âmes tel monastère où elle les veut. Mais il reste, sans pour cela pratiquer le compelle intrare, qu’il est légitime et louable d’exhorter à embrasser la vie religieuse une "âme qui paraît prédisposée : c’est la doctrine de saint Thomas . Il n’est pas indiscret non plus de presser avec douceur et mesure quelqu’un qui est visiblement appelé, marais qui temporise sans motif sérieux. Il faut savoir ail besoin aider, encourager et, comme le dira bientôt N. B. Père, “ gagner des âmes ”.
A un certain point de vite, l’adoption dans la vie bénédictine est peut-être soumise à des conditions moins complexes que dans certaines formes modernes de vie religieuse : on ne peut devenir Jésuite, Dominicain, Franciscain, que moyennant des qualités très définies. Vous n’avez rien, je suppose, de ce qu’il faut pour être prédicateur, professeur, missionnaire ; vous ne pouvez donc, sans témérité, entrer dans un Ordre qui est voué par définition aux missions, à l’enseignement, à la prédication. Sans doute, nul ne songera à se faire moine simplement parce que toutes les autres portes lui sont fermées. Mais enfin, dans la vie bénédictine, on ne réclame guère de nous qu’une aptitude : la disposition intérieure à nous sanctifier. Et cette aptitude existe lorsqu’on est résolu à développer les énergies de son baptême. Nous l’avons remarqué déjà c’est dans la vigueur de la volonté que consiste l’élément formel de la vocation religieuse en général ; c’est sur la volonté du candidat que doit s’exercer principalement la curiosité des supérieurs. Plus notre existence est uniforme, retirée du monde, dégagée du torrent moderne qui porte vers le tapage, la montre et l’action, en contradiction ouverte avec le tempérament que les influences sociales ont créé chez presque tous nos contemporains, moins nous pouvons consentir à abaisser les exigences de cette vie.
Et ce que nous venons de dire est tellement la pensée de saint Benoît qu’il ne semble avoir eu d’autre intention, dans la fixation des épreuves novitiales, que de reconnaître le sérieux, la résolution, la générosité du vouloir . Car si la volonté du candidat est de celles qui veulent et ne veulent pas, vult et non vult piger ; si elle n’a conçu qu’une de ces résolutions indécises au milieu desquelles meurt le paresseux , desideria occidunt pigrum : la nécessité pour lui de faire antichambre, les rebuts mêmes de l’accueil premier feront évanouir en fumée cette apparence de vocation ; et il rebroussera chemin en se félicitant de n’être pas .allé plus avant.
Donc on laissera le postulant frapper à la porte, dit saint Benoît. On entrebâillera celle-ci néanmoins, mais pour lui dire des choses désagréables. On lui notifiera par exemple qu’il est trop vieux, qu’il est trop jeune, qu’il n’a ni assez de santé ni assez d’énergie pour prendre rang parmi les moines, qu’il n’y a pas de place pour lui. Les Pères d’Orient étaient très habiles pour varier ces sortes d’épreuves. Qu’on relise par exemple la réception de Paul le Simple par saint Antoine, ou celle que fit saint Pacôme à Macaire d’Alexandrie déguisé . On comprend pourquoi le moine qui surveillait la porte et avait la. charge d’accueillir les postulants, devait être choisi parmi les plus expérimentés . Au bout de quatre ou cinq jours de ce régime, si le candidat tient bon et demeure, on lui accordera l’entrée : mais seulement l’entrée de l’hôtellerie, qui forme, nous l’avons dit, un corps de bâtiment séparé. Il y restera quelques jours, prescrit la Règle, sans préciser davantage ; et on pourra encore, durant ce délai, s’assurer exactement de ce qu’il est. Selon d’anciennes coutumes monastiques, on l’employait au service des hôtes. Cassien dit qu’après l’admission et la vêture on confie pour un an le candidat à l’hôtelier, puis à un Maître des novices . On remarquera que ce n’est que graduellement et par, étapes, avec mi lent et prudent progrès, que le candidat pénètre dans la famille bénédictine : la porte, l’hôtellerie, la cella novitiorum et enfin l’entrée in congregatione.

VETURE ET POSTULAT. - Dans l’usage Solesmien actuel, le candidat reste quelques jours à l’hôtellerie ; telle était la coutume à Cluny et à Saint Maur. Puis on lui donne une cellule au noviciat, dont il suit les exercices. Au bout de quinze jours, il peut recevoir l’habit. Mais il comparaît d’abord devant l’Abbé et son conseil. On lui pose un certain nombre de questions concernant l’habileté canonique à la vie religieuse .
Après la vêture, commence la période du postulat. On peut la considérer comme tenant la place des premières épreuves que nos pères faisaient subir aux nouveaux venus, mais à condition de remarquer qu’elle est, ut talis, inconnue de ces mêmes anciens. On chercherait en vain, non seulement chez saint Benoît, mais partout ailleurs, une distinction entre postulat et noviciat. Le postulat est une création des derniers Mauristes. A la suite de l’édit royal de prétendue réforme des Ordres religieux, promulgué par Louis XV en mars 1768, et qui interdisait la profession avant vingt et un ans , la Congrégation de Saint Maur publia en 1770 une nouvelle édition de ses Constitutions. Dans ce texte, la“ première probation” devient un stade régulier et organisé que doivent fournir tous les candidats, sous l’habit religieux et dans des maisons spéciales ; sa durée normale est d’un an, mais elle peut aller jusqu’à quatorze mois ou descendre à six. Les postulants sont confiés à un Director probandorum et à un Zélateur. Leur horaire et leurs exercices sont à peu près les mêmes que ceux des novices, sauf que ces derniers s’appliquent exclusivement à des études propres à développer la piété et à cultiver la mémoire, tandis que, sous la conduite du Zélateur, les postulants ajoutent à l’étude des rubriques, du chant, du Nouveau Testament, de la Règle, etc., celle du latin, du français, du grec, de l’hébreu. Praecepta scite legendi et loquendi, Geographiae, Chronologiae necnon et Ristoriae elementa impertiantur : ita ut, pari gressu, ad virtulem et scientiam informentur. Nos Constitutions, tributaires de Saint-Maur pour l’adoption du postulat, le sont aussi pour la fixation de sa duré. Mais, chez nous, les postulants sont mêlés aux novices et subissent une probation absolument identique.
L’usage du postulat s’est introduit dans plusieurs familles religieuses mais le Droit Canon ne le fait pas obligatoire pour les moines de chœur. Clément Vlll, dans le décret Cum ad regularem (19 mars 1603), avait stipulé que tous les candidats seraient instruits de la Règle, des vœux, du caractère propre de l’institut, avant de recevoir l’habit, c’est-à-dire avant de commencer le noviciat proprement dit. A l’époque de Clément Vlll, en effet, on ne connaissait que deux vêtures, celle du novice et celle du. profès. Aujourd’hui, nous en avons trois : la vêture du séculier, la vêture du novice et la vêture du profès. Or, les deux premières ne sont qu’un dédoublement de la vêture de profession. Et par le seul Cérémonial on voit bien que, maintenant encore, celle-ci est la plus importante et d’une portée définitive. C’est alors seulement que le candidat est invité à choisir entre ses vêtements du siècle et ceux de la religion, que l’habit monastique est donné complet, qu’il reçoit une bénédiction spéciale, qu’on en détaille le symbolisme et la vertu. Et tandis que la vêture du postulant se fait au chapitre, celle du novice au chapitre et à l’église vers la fin de la Messe, la vêture du profès s’accomplit au cours même du Saint Sacrifice.
Chez saint Benoît, qui s’écarte en cela de Cassien , la vêture a d’abord coïncidé avec la profession ; nous le savons par les termes mêmes de notre chapitre LVIII. Le noviciat s’effectuait sous l’habit séculier, qui différait moins qu’aujourd’hui du vêtement religieux ; lorsque la probation était achevée, le novice renonçait aux livrées du siècle, recevait l’habit monastique, et où lui rasait la tête. Tel était alors l’usage commun en Occident, comme en témoignent les Règles de saint Césaire, de saint Aurélien, de saint Ferréol, de saint Fructueux, du Maître, le Ve concile d’Orléans de 549, la nouvelle troisième de Justinien ; le concile d’Aix la Chapelle de 817 en fait encore une loi : Nec tondeatur, nec vestimenta pristina immutet (novitius) priusquam obedientiam promittat. Pourtant, dès le neuvième siècle, s’introduit en Occident l’usage - déjà connu, nous l’avons dît, de certains Orientaux - de donner l’habit et la tonsure dès le début du noviciat . Au onzième siècle, à Cluny, il y a une vêture au commencement de l’année de noviciat. Les Cisterciens adoptèrent cette coutume ; elle passa aussi chez les moniales. Aujourd’hui, à moins qu’une Règle approuvée n’autorise formellement le contraire, ou qu’il y ait dispense spéciale, il est de droit commun que le noviciat se fasse sous l’habit de la religion. Pratiquement enfin, depuis la création du postulat, la vêture est plus encore anticipée .

Postea sit in cella novitiorum, ubi meditetur, et manducet, et dormiat.
Mais ensuite il sera dans la maison où les novices étudient, mangent et dorment.


LE NOVICIAT. - A dater de la vêture novitiale, le candidat fait réellement partie de la famille monastique et jouit des privilèges que le Droit canon reconnaît aux novices.
La maison du noviciat ; dans la pensée de N. B. Père, est distincte de celle des moines, un peu comme l’hôtellerie. Les novices ont leur réfectoire, leur dortoir, un endroit spécial où ils méditent, c’est-à-dire où ils prient et étudient les choses divines. Il est fort probable que saint Benoît ;acceptait le noviciat à l’office et au travail manuel auquel prenait part la communauté entière : l’énumération même de ce qui se fait dans la cella novitiorum le laisse entendre et paraît exclusive d’autres exercices particuliers. Par ailleurs, l’histoire monastique primitive n’affirme rien de bien positif au sujet d’une séparation absolue. A Cluny, quand les novices étaient peu nombreux, ils prenaient leur sommeil et leurs repas avec les profès. Toujours ils assistaient aux offices, dans le bas chœur de l’église. Au chapitre, ils assistaient seulement à l’explication de la Règle.
La séparation des novices et des profès est devenue canonique grâce au décret Cum ad regularem de Clément VIII. Mais il est permis d’observer avec les auteurs que ce décret, comme aussi la constitution Regularis disciplina (12 mars 1596) du même Pape, vise une situation déterminée et spéciale, celle des noviciats de l’Italie et des îles adjacentes désignés par le Saint-Siège ; ces règlements laissent donc intacts les coutumes et privilèges des autres noviciats et ne modifient pas les Constitutions approuvées des diverses familles religieuses. La séparation, chez nous, est en vigueur, et l’entretien non autorisé entre novice et père de chœur est considéré par nos Constitutions comme une coulpe simpliciter gravis. On a voulu ménager aux novices le bénéfice d’une formation unique et les maintenir dans le souci exclusif de leur initiation professionnelle. Mais il est permis d’estimer que cette séparation peut n’avoir pas chez nous le caractère absolu et intransigeant qu’elle affecte dans certaines religions plus modernes. Le monastère bénédictin constitue une famille dont les novices sont les enfants. Ils ne sont pas simplement juxtaposés aux pères ; les relations régulières sont constantes tout le cours de la journée. Avant de les admette à la profession, il est normal que la communauté les observe discrètement et les connaisse. Il reste d’ailleurs que le seul titre de profès du monastère ou même d’ancien ne suffirait pas pour légitimer une intervention directe auprès des novices lorsqu’ils méritent d’être admonestés ou avertis.
C’est encore le caractère familial du monastère qui revendique pour celui-ci le privilège de former lui-même ses novices. A Saint-Maur, une ou deux maisons seulement par province possédaient un noviciat. Le régime d’un seul noviciat pour la Congrégation entière a des avantages réels qui ont décidé plusieurs Ordres où branches d’Ordre à l’adopter. Peut-être obtient-on ainsi une union plus étroite entre les membres des divers monastères. Les petites communautés se trouvent dispensées d’avoir un noviciat, où, le nombre des candidats demeurant très modeste, il faut cependant occuper plusieurs religieux. On est enfin mieux à même d’assurer aux candidats une formation complète et uniforme. Pourtant, les inconvénients sont réels aussi ; et l’usage actuel de notre Congrégation est que chaque supérieur fasse l’éducation de ses enfants : ceci est conforme aux traditions de l’Ordre et à la pensée de saint Benoît, - qui, d’ailleurs, ne songeait nullement à la Congrégation. C’est la reconnaissance de l’autonomie de chaque monastère. Il est loisible néanmoins à un Abbé de confier ses novices à une autre maison ; et un récent Chapitre général souhaitait qu’on suivît partout le même horaire et un directoire commun pour les lectures et les études.

Et senior ei talis deputetur, qui aptus sit ad luerandas animas et qui super eum omnino curiose intendat et sollicitus sit,, si vere Deum quaerit et si sollicitus est ad opus Dei, ad obedientiam, ad opprobria. Praedi centur ei omnia dura et aspera per quae itur ad Deum
Il sera sous la conduite, d’un ancien apte à gagner les âmes, qui le surveillera avec la plus grande attention. Il observera soigneusement si le novice cherche vraiment Dieu, s’il est empressé à l’office divin, à l’obéissance et aux humiliations. On l’avertira de toutes les choses dures et âpres par lesquelles on va à Dieu.


LE MAITRE DES NOVICES. - Entré au noviciat, le candidat se trouve placé sous la gouverne d’un Maître : tel est l’usage universel, aussi ancien que la vie monastique. S’agit-il d’un Maître pour chaque novice, comme chez beaucoup de moines orientaux ? C’est l’opinion d’Haeften et de quelques autres commentateurs. Mais elle est contestable. Saint Basile et Cassien, dont s’inspire N. B. Père, supposent que les novices sont nombreux, et Cassien parle d’un “ ancien dirigeant les dix religieux que l’Abbé lui a confiés Le texte de la règle, comme celui des Institutions, n’a en vue qu’un novice, il le considère individuellement ; mais ce n’est qu’un procédé d’exposition ; en réalité, ce novice peut appartenir à un groupe. A supposer, ce qui n’est aucunement invraisemblable, que les candidats se présentent nombreux au monastère, quel sera le régime dans la cella novitiorum, si chacun doit y avoir son Maître ! De plus, selon la remarque de D. Martène, la séparation des novices d’avec la communauté, indiquée explicitement par la Règle, n’est plus qu’une prescription irréalisable, dès lors que chacun est confié à un ancien.
L’unité, très probable, du Maître des novices ne va pourtant pas, aux yeux de saint Benoît, jusqu’à lui conférer une sorte d’omnipotence. Lorsque le noviciat est noviciat de la Congrégation entière ou de la province, il y a lieu de lui laisser son autonomie, puisqu’elle est justifiée par les Constitutions et les usages. Permettre aux Abbés et supérieurs locaux d’entrer à leur gré dans le noviciat unique d’y exercer leur autorité, ce serait contrevenir à la loi même d’une maison qui appartient à la Congrégation et dont le régime relève de la Diète ou du Chapitre général. Mais lorsque les monastères ont chacun leur noviciat, que le Maître des novices est à la nomination de l’Abbé, et que celui-ci peut toujours, quand il le voudra, se réserver cette charge ; lui refuser la liberté d’intervenir dans les affaires de son noviciat, serait chose tout à la fois audacieuse, contradictoire et inutile. Le Maître des novices me considérera donc jamais sa charge comme un fief qu’il faut garantir jalousement contre les intrusions d’un Abbé qui, selon lui, n’y entendrait rien. Les novices ne sont pas au Maître des novices ; celui-ci représente simplement l’Abbé auprès d’eux. Ce principe incontestable une fois posé, on voit bien que le premier souci d’un Père Maître est de savoir ce que pense l’Abbé et comment il entend l’éducation des siens. Il s’applique à n’être qu’une obéissance, une docilité, une souplesse intelligente et affectueuse. Sa mission est de conduire au Seigneur sans doute, aptus ad lucrandas animas, mais on ne va au Seigneur que par l’Abbé. Il a des disciples et des fils à former peur son Abbé ; il ne cherchera donc, pour son compte, qu’à être disciple et vrai fils. C’est du bon sens ; c’est l’ordre ; c’est la sécurité et la paix de tous ; c’est la condition du progrès réel des novices ; c’est de la loyauté, puisque l’on s’en remet à lui en toute confiance.
Et ce même principe, que le Maître des novices représente l’Abbé auprès des jeunes, détermine la physionomie générale de son activité. Communiant à la paternité de l’Abbé, il aura, avec le respect des âmes, de la tendresse profonde et surnaturelle pour toutes et pour chacune. Il ne dédaignera pas qu’on ait pour lui des égards et de la confiance, à cause des âmes qui ont besoin de cette confiance et de cette soumission pour grandir ; mais il ne s’en prévaudra jamais au point d’accaparer ce qui, somme toute, n’appartient pas même à l’Abbé, mais au Seigneur. Il se persuadera sans effort que c’est le Seigneur et l’Abbé qui opèrent par lui. Il peut choisir comme patron saint Jean-Baptiste, et dire avec lui :
Non sum ego Christus, sed quia misses sum ante illum. Qui habet sponsam, sponsus est ; amicus autem sponsi, qui stat et audit eum, gaudio gaudet propter vocero sponsi. Hoc ergo gaudium meum impletum est. Illum oportet crescere, me autem minui (JOANN., Ill, 28-30).
Saint Benoît veut comme Père Maître un ancien, senior, sinon par l’âge., au moins par la prudence et par l’intelligence des choses surnaturelles. Le rôle d’un Maître est d’enseigner : Loqui et docere magistrum condecet ; et N. B. Père a indiqué lui-même le thème de cet enseignement. C’est tout d’abord et surtout la Règle, les coutumes et les traditions de l’Ordre. La recommandation spéciale faite par N. B. Père à l’Abbé
Et praecipue ut praesentem Regulam in omnibus conservet, intéresse aussi le Maître des novices. Il lui faut présenter aux nouveaux venus et maintenir, avec discrétion, comme avec intransigeance et fermeté, l’esprit véritable de l’institution monastique. Il va de soi que l’enseignement novitial portera aussi sur tout ce qui a trait à la vie intérieure. La sainte Ecriture, la Liturgie, les saints Pères étant la source même de la piété bénédictine, on en donnera le goût dès le noviciat .
N. B. Père demande que le Maître des novices non seulement enseigne et éclaire les âmes, mais qu’au moyen de diverses industries ascétiques, il les réforme ; les tourne vers Dieu, les exerce au bien et à la perfection, les entraîne, en un mot les “ gagne ” au Seigneur . Selon N. B. Père, il doit être curieux, avisé, observateur : Omnino curiose intendat et sollicites sit. Et afin de faciliter cet examen, il convient que le novice ouvre son âme tout entière : il en est parfois qui se taisent résolument, d’autres qui parlent sans fin, et toujours de leur personne ; mieux vaudrait encore être un peu bavard que “ se renfermer ”. L’observation attentive du Père Maître n’est pas ce zèle amer que condamne ailleurs saint Benoît, cette sévérité outrée qui exige de tous, et à toute heure, un maximum de perfection. Nous ne voulons pas non plus de surveillance minutieuse ; à quoi bon peser violemment sur les âmes afin de créer en elles des ferveurs précoces, mais trop souvent factices et peu durables ? à quoi bon les obliger à des analyses psychologiques infinies ? Même, elles sont invitées à déserter la région du moi, et à se tourner doucement vers celle de la Beauté et de la Pureté éternelles : Audi, filia, et vide, et inclina aurem tuam, et obliviscere (PS. XLIV). Nos vero omnes, revelata facie, gloriam Doinini speculaiates, in eamdem imaginem transformamur a claritate in claritatem, tanquam a Domini spiritu (Il COR., Ill, 18).
Au reste, saint Benoît nous indique lui-même les points de repère qui guideront l’observation du Maître, ce qui est en même temps dessiner le programme du disciple. Si vere Deum quaerit. Cherche-t-il Dieu ? Dieu cherche l’homme : Et quaerens Dominus in multitudine populi, cul haec clamat, operarium suum ; et à son tour, l’homme doit chercher Dieu : Quaerere Deum, si forte attrectent eum out inveniant, quamvis non longe sit ab unoquoque nostrum (ACT., XVll, 27). On ne fait rien d’autre dans la vie monastique. Pourquoi rougirions-nous de cette œuvre-là devant les mondains ? Dieu est le seul être intéressant. Dès la première heure de sa conversion, le postulant doit le bien savoir. Et le Maître des novices verra bientôt si l’âme s’oriente toute dans cette direction.
Cette recherche de Dieu se traduira surtout par un grand zèle pour ,l’office divin : si sollicitas est ad Opus Dei. C’est là que le novice est assuré de trouver le Seigneur, de lui parler, de se mettre à l’unisson avec lui : Sacrificium laudis honori ficabit me et illic iter quo ostendam illi salutare Dei (Ps. XLlX). Parce qu’à L’ŒUVRE de Dieu doit s’employer sa vie entière, le novice s’efforcera de se créer un tempérament liturgique ; et les supérieurs remarqueront s’il est empressé à se rendre à l’église, s’il s’y tient avec esprit de foi et y demeure sans ennui, s’il prévoit et prépare les cérémonies et les lectures.
Dès lors que le novice cherche Dieu, il se souvient aussi que la seule voie qui mène à lui avec sécurité et promptitude est celle de l’obéissance :
Scientes se per hanc obedientiae viam ituros ad Deum (chap. LXXl). Pour saint Benoît, nous le savons, toute vertu se traduit et se résume dans une attitude intérieure qui peut s’appeler obéissance ou humilité. Le Maître des novices doit donc principalement - et toute l’histoire monastique l’y invite - habituer les frères à la docilité profonde, à un respect souverain de l’autorité, très éloigné de toute espèce de contestation même polie, même purement secrète. C’est dans le dessein de briser la superbe que les anciens mettaient en œuvre, chez leurs religieux, des procédés qui parfois nous étonnent un peu .
N. B. Père se souvient sans doute de Cassien et encore de saint Basile lorsqu’il demande à ses novices d’être empressés ad opprobria. Pourtant, sauf les épreuves préliminaires que saint Benoît lui-même impose aux candidats à la porte du monastère (et qui, d’ailleurs, pouvaient avoir chez lui quelque chose de très mesuré), nous ne voyons nulle part dans la sainte Règle d’allusion à certaines vexations volontaires, factices, injustifiées, créées de toutes pièces dans l’intention d’exaspérer la nature humaine. lotis en avons parlé déjà à l’occasion du quatrième degré d’humilité. Nous avons dit que les procédés de Dieu et de la Règle suffisent pour éprouver une âme. Il serait difficile de se sentir à l’aise entre lés mains d’un Abbé qui se croirait tenu en conscience d’être un exercice pour ses moines et les considérerait un peu comme des patients et des souffre-douleur. Les opprobria dont parle saint Benoît, ce sont bien plutôt les épreuves impliquées normalement dans le programme d’une vie religieuse. Les œuvres serviles auxquelles étaient employés les moines, le soin du bétail, les moissons, le défrichage, la cuisine, tout cela constituait autant d’opprobria pour l’orgueil et la délicatesse native des patriciens . De plus, le monastère n’avait nul confort ; on y avait pourvu à la vie, à la propreté, non au bien-être. Enfin, un noble était exposé à coudoyer un de ses anciens esclaves, quelquefois même à recevoir un ordre de lui. On voit aussitôt en quoi consistaient, en quoi consistent encore les opprobria. Telle besogne régulière mortifiera chez vous une mauvaise tendance ? faites-la bravement. Il n’y a que Dieu qui compte : les choses et les événements n’ont pas de couleur ; faire des miracles ou faire la cuisine est tout un : il suffit que la besogne soit commandée et voulue de Dieu. L’âme se porte alors à toutes choses avec le même empressement tranquille. Il est vrai que ce tableau est celui de la vertu parfaite : mais les âmes généreuses s’y établissent vite ou y tendent vigoureusement.
Praedicentur éi omnia dura et aspera per quae itur ad Deum. Rappelons nous, ce qui est dit à la fin du Prologue. Il y a des difficultés réelles dans la vie monastique ; des aspérités et des douleurs sont semées sur la route qui mène à Dieu . Le novice ne tardera pas à s’en apercevoir de lui même. Il faut pourtant lui en parler, afin qu’il n’ait pas trop de surprise et qu’il s’arme de vaillance. Mais cette prédiction doit être discrète, afin de ne pas épouvanter, afin de demeurer fidèle à la vérité, et aussi parce que le postulant, tout entier à la joie de ses premières rencontres avec le Seigneur, tout fier de ses premiers renoncements, ne nous croirait guère ou du moins se méprendrait sur le caractère de ces souffrances. Dieu, par miséricorde, laisse d’ailleurs à dessein bien des choses dans le secret. Il suffit. que le novice soit prêt à tout accepter. Le rituel de sa profession lui renouvellera cette prédiction et sollicitera son acceptation formelle.
Le Maître des novices doit donc dire à peu près ceci : Il y a d’abord les souffrances générales et conventuelles de la vie monastique, laquelle n’a certainement pas été organisée en vue de flatter la nature. Il y a surtout des épreuves spéciales pour chacun. Et toujours la souffrance nous aborde par l’endroit où nous sommes le plus sensibles, le moins préparés. Telles vexations, qui dans le monde n’eussent été rien, deviennent au monastère presque insupportables ; Dieu permet la plupart du temps qu’il y ait disproportion énorme entre la cause de la souffrance et la souffrance ressentie. C’est tel frère, tel père, le Père Abbé surtout, qui devient pour nous un fardeau : “ Il ne me dit rien. Il ne me comprend pas. Il garde pour d’autres toute sa tendresse. On a ici des idées bizarres, et il nous faut les adopter ! Nous avions un système intellectuel, il était bon ; et voici qu’on le trouve trop large, ou trop étroit ; il faut se refaire. Quelle fatigue !... on nourrit son ennui, on en parle, on envenime sa petite blessure, on se décourage. Quelquefois, il semble que la persévérance ne tienne plus qu’à des motifs naturels et mesquins. Quelquefois aussi, la tentation revêt cette forme : “ Pourquoi n’avons-nous pas fait choix d’un autre Ordre ? Après tout, il n’y a pas que la vie monastique et contemplative !
Il existe bien d’autres manières d’être religieux : Dominicain, ou Capucin, ou Jésuite, Dominicain surtout ; Chartreux aussi, parce qu’il y a le silence quasi perpétuel et qu’on ne fréquente personne.
Ajoutons que, dans le monastère, l’absence de distractions et de diversion nous livre entièrement à notre souffrance. Nous l’observions en commentant le Prologue, la souffrance des contemplatifs ressemble au purgatoire : le feu pénètre jusqu’aux moelles, jusqu’aux fibres les plus intimes ; c’est une cuisson lente, à vase clos, à l’étouffée. Tous les mouvements deviennent douloureux, comme d’un homme à qui l’on aurait enlevé l’épiderme : Versa et reversa in tergum et in latera et in ventrem : et dura sunt omnia . Oui, le contact avec Dieu est douloureux, le contact de notre laideur avec sa beauté, de nos ténèbres avec sa lumière. Saint Jean de la Croix explique cela admirablement. Jusqu’au jour où Dieu est notre joie souveraine, il est la grande épreuve. Vivus est sermo Dei et efficax et penetrabilior omni gladio ancipiti ; et pertingens usque ad divisionem animae ac spiritus, compagum quoque ac medullarum ; et discretor cogitationum et intentionunt cordis (HEBR., IV, 12) : Même, il y a certaines souffrances privilégiées qui seraient intolérables et mortelles, si le Seigneur ne soutenait par sa grâce ; mais c’est le prélude de l’union à Dieu. N’allons pas croire que nos petites misères de novice soient quelque chose de ces souffrances-là.
Il est un moyen misérable d’échapper aux dura et aspera : se faire une vie tranquille et bourgeoise, s’en aller dans la région de ceux qui ont vécu sans gloire et sans infamie, dont le ciel n’a pas voulu et dont l’enfer ne veut pas dans ses profondeurs, de ceux qui se sauvent tout juste et prosaïquement. Qui parce seminat, parce et metet, et qui seminat in benedictionibus, de benedictionibus et metet (II COR., IX, 6). On pourra lire, dans le livre de la Vie spirituelle et l’oraison, le chapitre XlV : Première purification. Nous y voyons que “ ceux qui sont oublieux d’eux-mêmes traversent quelquefois très allégrement ces étapes douloureuses, quelque . rudes qu’elles soient ; mais elles paraissent fort pénibles, et le sont en effet doublement, à ceux qui ont trop aimé leur bien-être spirituel”. Ce qu’il faut, par conséquent, c’est demeurer tranquille sur la croix, adorer, laisser le médecin tailler à son gré dans la région malade, faire un effort pour se tenir fidèlement auprès de ce Dieu dont le contact ne blesse que pour guérir. Prenons garde aussi de ne pas grossir notre souffrance par l’imagination et par un repliement sur nous-mêmes qui nous tend et qui nous crispe. Certaines trempes maladives sont portées à rechercher une sorte de joie morbide, et non exempte de pose, dans la souffrance : Nullus dolor amandus est . La douleur n’est jamais que moyen ; et il est souvent en nous telles souffrances, dues à des infidélités, que nous pourrions facilement éliminer. Quant aux autres, il importe beaucoup plus de les bien accepter lorsqu’elles se présentent, que de les solliciter fiévreusement près du Seigneur. In craticulaa te Deum non negavi, et ad ignem applicatus te Christum coufessus stem ; probasti cor meum et visitasti noete, igne me examinasti : et non est inventa in me iniquitas .

Et si promiserit de stabilitatis sae perseverantia, post duorum mensium eirculum legatur ei haec Regula per ordinem et dicatur ei : Ecce lex sub qua militare vis ; si potes observare, ingredere ; si vero non potes liber discede. Si adhuc steterit, tunc ducatur in supradictam cellam novi tiorum et iterum probetur in omni patientia. Et post sex mensium circulum relegatur ei Regula, ut sciat ad quod ingreditur. Et si adhuc stat post quatuor menses iterum relegatur ei eadem Regula
S’il promet de persévérer dans sa stabilité, après une période de deux mois, on lui lira cette Règle d’un bout à l’autre et on lui dira : “ Voici la loi sous laquelle tu veux servir et combattre ; si tu peux l’observer, entre ; mais si tu ne peux pas, tu es libre, pars. ” S’il tient bon encore, on le ramènera dans la maison des novices, et à nouveau on mettra sa patience à l’épreuve de toutes les manières. Après, un délai de six mois, on lui lira la Règle afin qu’il sache ce pour quoi il entre. Sil tient bon toujours, au bout de quatre mois, on lui relira encore la même Règle.


OPTIONS, PÉTITION ET SCRUTINS. - Saint Benoît ne se préoccupe décidément, chez celui qui se présente, quel la trempe de sa volonté. On ne poussera même plus avant les épreuves novitiales que si le candidat “ promet de persévérer dans sa stabilité ”, si son intention de se donner à Dieu dans le monastère est bien sérieuse. Mais parce que la qualité de notre vouloir est en fonction de notre connaissance ; parce qu’on ne demeure attaché qu’à ce qu’on a choisi librement ; parce qu’on n’est tenu d’accomplir que ce qu’on a promis : pour tous ces motifs de prudence et de sagesse élémentaire, saint Benoît veut qu’on fasse connaître exactement au candidat le code de sa vie nouvelle . L’année de noviciat est jalonnée par cette présentation de la Règle et par une triple option.
D’après le texte de saint Benoît, il semble bien que cette lecture officielle de la Règle, lecture intégrale et suivie, per ordinem, se faisait après deux, ou six, oit quatre mois, sinon dans une même séance, du moins pendant les jours qui précédaient la cérémonie d’option. Les anciennes coutumes mentionnent ces trois lectures et ces trois options . Actuellement, la Règle est lue aux novices au cours des mois de probation. Elle n’est pas lue à chacun en particulier, mais à toute la communauté, trois fois par an chez nous, au chapitre comme au réfectoire. De plus, elle doit être expliquée en entier pendant le stage au noviciat. Le concile d’Aix-la-Chapelle de 817 recommandait : Ut monachi omnes, qui possunt, Regulam menioriter discant. Nous avons encore deux cérémonies solennelles d’option : avant la vêture novitiale et avant la profession.
Si cette lecture et cette mise en demeure n’ont point écarté lé candidat, s’il reste ferme, si stat, il est ramené au noviciat et on l’éprouve in omni patientia, c’est-à-dire qu’on se rend compte s’il peut souffrir sans se déconcerter tons les petits ennuis de la vie commune. La patience dont parle ici N. B. Père est plutôt celle du novice que celle de ses maîtres, laquelle d’ailleurs ne doit jamais faire défaut : car il convient d’imiter le Seigneur, qui sait attendre. ‘Nos Constitutions, d’accord en cela avec des Constitutions plus anciennes, telles que celles de Chezal-Benoît et de Saint Maur, prescrivent l’examen des novices par le Chapitre, à certaines dates fixes ; c’est ce que nous appelons le "chapitre des novices" ; nous le tenons aux Quatre-Temps.
La durée dit noviciat proprement dit a été fixée par N. B. Père à un an, comme le prouve l’addition des trois périodes, de deux, six et quatre mois, qui précèdent les options. Quoi qu’il en soit du noviciat chez saint Pacôme , d’autres législateurs,. tels que saint Césaire, saint Fructueux, saint Ferréol, demandaient un an d’épreuve. Faculté était laissée parfois au supérieur de réduire, même notablement, la période de probation. Ces réductions étaient en usage à Cluny, et Pierre le Vénérable les justifie auprès de saint Bernard . Un an était une sage moyenne ; aussi la disposition bénédictine a-t-elle passé au Corpus Juris, dans les Décrétales, et le concile de Trente l’a consacrée . Même, le concile a décidé qu’une profession faite avant l’âge de seize ans et sans une année de noviciat, serait nulle. Sa législation est sévère sur ce point ; s’il manque deux heures oit seulement une par exemple, la profession est considérée comme invalide. On ne pourrait défalquer, pour calculer la durée requise du temps de probation, le trois cent soixante-sixième jour d’une année bissextile. Cette année de probation doit être continue. Mais laissons aux canonistes le soin de discuter toutes ces questions. L’année de noviciat révolue, le candidat est accueilli ou écarté ; il n’est pas irrégulier pourtant que le supérieur proroge de quelques mois la probation. Ces tentatives de la dernière heure, ou l’épreuve d’un second noviciat, n’ont pas d’ordinaire grand succès.

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Prières usuelles

Signum crucis Signe de croix
IN nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Symbolum Apostolorum Symbole des Apôtres
CREDO in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae. Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum, qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus, descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis, ascendit ad caelos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis, inde venturus est iudicare vivos et mortuos. Credo in Spiritum Sanctum, sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, remissionem peccatorum, carnis resurrectionem, vitam aeternam. Amen. Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ Son fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, est assis à la droite du Père tout-puissant, d'où Il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en L'Esprit Saint, à la Sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.
Salve Regina Salut, ô Reine
Salve Regína, Mater misericórdiæ, vita dulcédo, et spes nostra, salve. Ad te clamámus éxsules fílii Evæ; ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum valle. Salut, Reine, mère de miséricorde, vie, douceur, et notre espérance, salut. Vers vous, nous crions,, enfants d'Eve exilés. Vers vous, nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Eia ergo, advocáta nostra, illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte: Et Iesum, benedíctum fructum ventris tui, nobis post hoc exsílium osténde. O clemens, o pia, o dulcis Virgo María. Et donc, notre avocate, tournez vos yeux miséricordieux vers les vôtres. Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles, montre-le nous après notre exil.
O clemens, O pia, O dulcis Virgo Maria. O clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissiónibus Christi.
℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu.
℣. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
Omnipotens sempiterne Deus, qui gloriosae Virginis Matris Mariae corpus et animam, ut dignum Filii tui habitaculum effici mereretur, Spiritu Sancto cooperante, praeparasti: da, ut cuius commemoratione laetamur; eius pia intercessione, ab instantibus malis, et a morte perpetua liberemur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
Dieu éternel et tout puissant qui avec la coopération du Saint Esprit a préparé le corps et l'Esprit de la glorieuse Vierge-Mère Marie à devenir une demeure digne de Ton Fils; puissions-nous, par son intercession aimante, être délivrés des maux actuels et de la mort éternelle, nous qui nous réjouissons de sa commémoration. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
Le "Salve Regina" est la prière privilégiée du temps "dans l'année" après la Pentecôte. Elle se chante (ou se récite) surtout après la fin du temps pascal jusqu'au premier dimanche de l'Avent (exclus).
ANGELUS ANGELUS
℣. Ángelus * Dómini nuntiávit Maríæ. ℣. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie,
℟. Et concépit de Spíritu Sancto. ℟. Et elle conçut du Saint-Esprit.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ecce ancílla Dómini. ℣. Me voici, servante du Seigneur,
℟. Fiat mihi secúndum verbum tuum. ℟. Qu’il me soit fait selon votre parole.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Et Verbum caro factum est. ** ℣. Et le Verbe S’est fait chair
℟. Et habitávit in nobis. ℟. Et Il a habité parmi nous.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei génetrix. ℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
℟. Ut digni efficiámur promissiónibus Christi. ℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Orémus.
Grátiam tuam, quæsumus, Dómine, méntibus nostris infúnde; ut qui, Ángelo nuntiánte, Christi Fílii tui incarnatiónem cognóvimus, *
per passiónem eius et crucem, ad resurrectiónis glóriam perducámur.
Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Prions.
Répands, Seigneur, Ta grâce en nos âmes. Par le message de l’ange, nous avons connu l’incarnation de Ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par Sa passion et par Sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par le Christ, notre Seigneur. ℟. Amen.
* L'angélus se sonne par trois séries de trois tintements suivis d'une "pleine-volée". Les tintements correspondent au début du versicule, du répons et de l'Ave.
** On a coutume d'incliner légèrement la tête à ce versicule en signe de révérence pour le mystère de l'Incarnation.
On récite habituellement la prière de l'Angelus trois fois par jour, à 7 heures, midi et 19 heures. Dans certains endroits, cette prière ce récite donc après l'office de laudes, celui de sexte et après complies.
Au temps pascal, cette prière est remplacée par le Regina caeli.
Angele Dei Angele Dei (prière à l'Ange gardien)
ANGELE DEI, qui custos es mei, Me tibi commissum pietate superna; (Hodie, Hac nocte) illumina, custodi, rege, et guberna. Amen. ANGE DE DIEU, qui êtes mon gardien, puisque le ciel m'a confié à vous dans sa bonté, (aujourd'hui, cette nuit) éclairez-moi,gardez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi. Amen.
Benedictio Ante Mensam Bénédiction avant le repas
℣. Benedicite. (℟. Benedicite.)
BENEDIC, Domine, nos et haec tua dona * quae de tua largitate sumus sumpturi. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen.
℣. Bénissez. (℟. Bénissez.)
BENIS nous, Seigneur, et les dons qui viennent de Toi, par lesquels, de Ta largesse, nous sommes rassasiés. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Ante prandium: Avant le déjeuner :
Mensae caelestis participes * faciat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse participer à la table céleste. ℟. Amen.
Ante cenam: Avant le dîner :
Ad cenam vitae aeternae * perducat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse parvenir au festin de la vie éternelle. ℟. Amen.
Benedictio Post Mensam Bénédiction d'après le repas
AGIMUS tibi gratias, omnipotens Deus, pro universis beneficiis tuis, * qui vivis et regnas in saecula saeculorum. ℟. Amen. Nous Te rendons-grâces, Dieu tout puissant, pour tous Tes bienfaits, Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. ℟. Amen.
℣. Deus det nobis suam pacem. ℣. Que Dieu nous donne Sa paix.
℟. Et vitam aeternam. ℟. Amen. ℟. Et la vie éternelle. Amen.
 Rosarium  Rosaire
Initium Commencement
Signum crucis Signe de croix
Romae: A Rome :
℣. Domine, labia mea aperies,
℟. Et os meum annuntiabit laudem tuam.
℣. Deus in adiutorium meum intende,
℟. Domine ad adiuvandum me festina.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres,
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
℣. Dieu, viens à mon aide,
℟. Seigneur, vite à mon secours.
Ad Crucem: Sur la croix :
Symbolum Apostolorum Symbole des apôtres
Ad grana maiora: Sur les gros grains :
Oratio Dominica (Pater noster) Prière du Seigneur (Notre Père)
Ad grana minora: Sur les petits grains :
Ave Maria Je vous salue Marie
Ad finem decadum: A la fin de chaque dizaine :
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
Le Vendredi saint on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem.
℣. Mortem autem crucis.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort.
℣. Et la mort de la croix.
Le Samedi saint, on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis.
℣. Propter quod et Deus exaltavit illum: et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix.
℣. C'est pourquoi Dieu L'a exalté : et Il Lui a donné le Nom qui est au dessus de tout Nom.
Oratio Fatima Prière de Fatima
O MI IESU, dimitte nobis debita nostra, libera nos ab igne inferni, conduc in caelum omnes animas, praesertim illas quae maxime indigent misericordia tua. O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l'enfer, et conduis au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Ta sainte miséricorde.
Meditationes Rosarii Méditations du Rosaire
In feria secunda et sabbato Le lundi et le samedi
I. Mysteria Gaudiosa I. Mystères joyeux
1. Quem, Virgo, concepisti. [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Quem visitando Elisabeth portasti. [Lc 1,39-45]
3. Quem, Virgo, genuisti. [Lc 2,6-12]
4. Quem in templo praesentasti. [Lc 2,25-32]
5. Quem in templo invenisti. [Lc 2,41-50]
1. Annonciation [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Visitation [Lc 1,39-45]
3. Nativité [Lc 2,6-12]
4. Présentation au Temple [Lc 2,25-32]
5. Recouvrement au Temple [Lc 2,41-50]
In feria quinta Le jeudi
II. Mysteria Luminosa II. Mystères lumineux
1. Qui apud Iordanem baptizatus est. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Qui ipsum revelavit apud Canense matrimonium. [In 2,1-11]
3. Qui Regnum Dei annuntiavit. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. Qui transfiguratus est. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. Qui Eucharistiam instituit.[In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
1. Le Baptême au Jourdain. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Les Noces de Cana. [In 2,1-11]
3. L'annonce du Royaume. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. La Transfiguration. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. L'institution de l'Eucharistie. [In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
In feria tertia et feria sexta Le mardi et le vendredi
III. Mysteria dolorosa III. Mystères douloureux
1. Qui pro nobis sanguinem sudavit. [Lc 22,39-46]
2. Qui pro nobis flagellatus est. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Qui pro nobis spinis coronatus est. [In 19,1-8]
4. Qui pro nobis crucem baiulavit. [In 19,16-22]
5. Qui pro nobis crucifixus est. [In 19,25-30]
1. L'Agonie au jardin des oliviers. [Lc 22,39-46]
2. Le Flagellation. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Le Couronnement d'épines. [In 19,1-8]
4. Le Portement de Croix. [In 19,16-22]
5. La Crucifixion. [In 19,25-30]
In feria quarta et Dominica Le mercredi et le dimanche
IV. Mysteria gloriosa IV. Mystères glorieux
1. Qui resurrexit a mortuis. [Mc 16,1-7]
2. Qui in caelum ascendit. [Lc 24,46-53]
3. Qui Spiritum Sanctum misit. [Acta 2,1-7]
4. Qui te assumpsit. [Ps 16,10]
5. Qui te in caelis coronavit. [Apoc 12,1]
1. La Résurrection. [Mc 16,1-7]
2. L'Ascension. [Lc 24,46-53]
3. L'Effusion de l'Esprit Saint à la Pentecôte. [Acta 2,1-7]
4. L'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. [Ps 16,10]
5. Le Couronnement aux cieux de la Bienheureuse Vierge Marie. [Apoc 12,1]
Orationes ad Finem Rosarii Dicendae Prières dites à la fin de la récitation du Rosaire
Salve Regina Salve Regina
℣. Ora pro nobis, Sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
℣. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.
℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
DEUS, cuius Unigenitus per vitam, mortem et resurrectionem suam nobis salutis aeternae praemia comparavit, concede, quaesumus: ut haec mysteria sacratissimo beatae Mariae Virginis Rosario recolentes, et imitemur quod continent, et quod promittunt assequamur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
O DIEU, qui, par la vie, la mort et la résurrection de Ton Fils unique, nous a obtenu les récompenses du salut éternel, accorde-nous, nous T'en supplions, qu'en méditant sur les mystères du très saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge-Marie, nous imitions ce qu'ils contiennent et obtenions ce qu'ils promettent. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
 Gloria Patri Gloire au Père (Doxologie) 
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
ACTUS CONTRITIONIS ACTE DE CONTRITION
DEUS meus, ex toto corde paenitet me omnium meorum peccatorum, eaque detestor, quia peccando, non solum poenas a Te iuste statutas promeritus sum, sed praesertim quia offendi Te, summum bonum, ac dignum qui super omnia diligaris. Ideo firmiter propono, adiuvante gratia Tua, de cetero me non peccaturum peccandique occasiones proximas fugiturum. Amen. Mon Dieu, de tout mon coeur je fais pénitence pour tous mes péchés. Je les déteste non seulement à cause de Tes justes punitions auxquelles je suis promis, mais surtout parce que je T'ai offensé, Toi qui es infiniment bon et qui es digne de tout mon amour. Je prends donc la ferme résolution, avec l'aide de Ta grâce, de ne plus pécher et de fuir les occasions proches de pécher. Amen.
Oratio ante colligationem in interrete Prière avant de se connecter à l'internet.
OMNIPOTENS aeterne Deus, qui nos secundum imaginem Tuam plasmasti, et omnia bona, vera, pulchra, praesertim in divina persona Unigeniti Filii Tui Domini nostri Iesu Christi, quaerere iussisti, praesta quaesumus ut, per intercessionem Sancti Isidori, Episcopi et Doctoris, in peregrinationibus per interrete factis et manus oculosque ad quae Tibi sunt placita intendamus et omnes quos convenimus cum caritate ac patientia accipiamus. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen. Dieu Éternel et Tout Puissant qui nous a créés à Ton image et nous ordonne de rechercher ce qui est bon, vrai et beau, spécialement dans la personne divine de Ton Fils unique notre Seigneur Jésus Christ, nous T’implorons par l’intercession de Saint Isidore Évêque et Docteur de nous aider pendant nos voyages à travers l’Internet à diriger nos mains et nos yeux vers ce qui T’est agréable, et à accueillir avec charité et patience tous ceux que nous rencontrerons. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Oratio S. Thomae Aquinatis ante studium Prière de S. Thomas d'Aquin avant l'étude
Creátor ineffábilis, qui de thesáuris sapiéntiæ tuæ tres Angelórum hiearchías designásti et eas super cœlum empýreum miro órdine collocásti, atque univérsi partes elegantíssime distribuísti: Tu, inquam, qui verus fons lúminis et sapiéntiæ díceris ac superéminens princípium, infúndere dignéris super intelléctus mei ténebras tuæ rádium claritátis, dúplices, in quibus natus sum, a me rémovens ténebras, peccátum scílicet et ignorántiam. Tu, qui linguas infántium facis disértas, linguam meam erúdias atque in lábiis meis grátiam tuæ benedictiónis infúndas. Da mihi intelligéndi acúmen, retinéndi capacitátem, addiscéndi modum et facilitátem, interpretándi subtilitátem, loquéndi grátiam copiósam. Ingréssum ínstruas, progréssum dírigas, egréssum cómpleas. Tu, qui es verus Deus et Homo, qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. Amen. Créateur ineffable, qui, des trésors de Ta sagesse, a formé les trois hiérachies des anges, les a placées au-dessus des cieux dans un ordre merveilleux, et a façonné et distribué de façon exquise toutes les parties de l'univers ; Toi qui es la vraie source de la lumière et de la sagesse et leur principe suréminent, daigne répandre Ta clarté sur l’obscurité de mon intelligence ; chasse de moi les ténèbres du péché et de l’ignorance. Donne-moi : la pénétration pour comprendre, la mémoire pour retenir, la méthode et la facilité pour apprendre, la lucidité pour interpréter, une grâce abondante pour m’exprimer. Aide le commencement de mon travail, diriges-en le progrès, couronnes-en la fin. Toi, qui es vrai Dieu et vrai homme, et qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.

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Ordo liturgique du mardi 11 décembre 2018 au jeudi 10 janvier 2019

mardi 11 décembre 2018
Feria III - Hebdomada II Adventus

FERIE ou S. Damasi I, papae, memoria ad libitum.
St Damase 1er, pape
Pape, il défendit la foi en la Sainte Trinité, chargea St Jérôme de la traduction de la Bible et développa la liturgie (†384) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 12 décembre 2018
Feria IV - Hebdomada II Adventus

FERIE ou B. Mariae Virg. De Guadalupe, memoria ad libitum.
Notre Dame de Guadaloupe
Apparition au Mexique en 1531 à Juan Diego, image imprimée sur son vêtement - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 13 décembre 2018
Feria V - Hebdomada II Adventus

S. Luciae, virginis et martyris, Memoria.

Ste Lucie, vierge et martyre
Vierge et martyre à Syracuse. Vénérée spécialement dans les pays nordiques (†304) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 14 décembre 2018
Feria VI - Hebdomada II Adventus

S. Ioannis a Cruce, presbyteri et Ecclesiae doctoris, Memoria.

St Jean de la Croix, prêtre et docteur de l'Église
Carme, maître spirituel, auteur de Vive Flamme d'Amour, docteur de l'Église (†1591) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 15 décembre 2018
Sabbato - Hebdomada II Adventus

FERIE
Ste Marie Crucifiée de Rose
Fondatrice des servantes de la charité. Elle soigna les malades du choléra lors d'une épidémie en Lombardie (†1855) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 16 décembre 2018
Dominica - Hebdomada III Adventus

Dominica III Adventus.

Bx Honoré de Biala
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 17 décembre 2018
Feria II - Hebdomada III Adventus

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St Joseph Manyamet y Vivès
Prêtre à Barcelone, fondateur de deux instituts enseignants. Il fut à l'origine de l'église de la Sainte-Famille (†1901) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 18 décembre 2018
Feria III - Hebdomada III Adventus

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St Gatien, évêque
Fondateur de l'église de Tours et son premier évêque (†IIIème siècle) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 19 décembre 2018
Feria IV - Hebdomada III Adventus

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Bx Urbain V, pape
Un des sept papes d'Avignon, il ramena le siège de la papauté à Rome (†1370) - Martyrologe du jour
Quatre temps de l'Avent
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 20 décembre 2018
Feria V - Hebdomada III Adventus

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Bx Vincent Romano
Prêtre à Naples, il aida la population à reconstruire la ville en partie détruite par une irruption du Vésuve (†1831) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 21 décembre 2018
Feria VI - Hebdomada III Adventus

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St Pierre Canisius, prêtre et docteur de l'Église
Prêtre et docteur de l’Église (†1597) - Martyrologe du jour
Quatre temps de l'Avent Abstinence
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 22 décembre 2018
Sabbato - Hebdomada III Adventus

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Ste Françoise-Xavière Cabrini
Missionnaire du Sacré-Cœur aux USA, "Mère des émigrants", son activité fut intense en Amérique et en Europe (†1917) - Martyrologe du jour
Quatre temps de l'Avent
Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 23 décembre 2018
Dominica - Hebdomada IV Adventus

Dominica IV Adventus.

St Jean de Kenty, prêtre
Prêtre, théologien, il combattit les erreurs de Jean Hus. Professeur à Cracovie, il fut proche des pauvres (†1473) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 24 décembre 2018
Feria II - Hebdomada IV Adventus

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St Bartolomé-Marie Dalmonte
Prêtre à Bologne, prédicateur, guide spirituel des prêtres et des séminaristes (†1778) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 25 décembre 2018
Feria III - Infra octavam Nativitatis

IN NATIVITATE DOMINI, Sollemnitas.

NATIVITÉ DU SEIGNEUR
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 26 décembre 2018
Feria IV - Infra octavam Nativitatis

S. Stephani, protomartyris, Festum.

St Étienne, protomartyr
Diacre et 1er martyr de l'Église († vers 35) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 27 décembre 2018
Feria V - Infra octavam Nativitatis

S. Ioannis, apostoli et evangelistae, Festum.

St Jean, apôtre et évangéliste
Disciple bien-aimé, apôtre et évangéliste († vers 100) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 28 décembre 2018
Feria VI - Infra octavam Nativitatis

Ss. Innocentium, martyrum, Festum.

Les Saints Innocents, martyrs
Martyrs quelques temps après la naissance de Jésus - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 29 décembre 2018
Sabbato - Infra octavam Nativitatis

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St Thomas Becket, évêque et martyr
Chancelier du roi Henri II, archevêque de Cantorbéry, il défendit l'indépendance de l'Église. Il fut tué dans sa cathédrale en 1170 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 30 décembre 2018
Dominica - Infra octavam Nativitatis

SANCTAE FAMILIAE IESU, MARIAE ET IOSEPH, Festum.

Bx Jean-Marie Boccardo, Pretre
Fondateur d'une congrégation de religieuses soignantes et enseignantes, - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 31 décembre 2018
Feria II - Infra octavam Nativitatis

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St Sylvestre 1er, pape
Pape sous Constantin, il fut le constructeur des premières basiliques romaines (†335) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 1 janvier 2019
Feria III - Infra octavam Nativitatis

In octava Nativitatis SOLLEMNITAS SANCTAE DEI GENITRICIS MARIAE, Sollemnitas.

Octave de la Nativité SOLENNITE DE LA SAINTE MERE DE DIEU, MARIE
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 2 janvier 2019
Feria IV - Hebdomada II post Nativitatem

Ss. Basilii et Gregorii Nazianzeni, episcoporum et Ecclesiae doctorum, Memoria.

Sts. Basile et Grégoire de Naziance, évêques et docteurs de l'Église
Évêques et docteurs de l’Église (†379) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 3 janvier 2019
Feria V - Hebdomada II post Nativitatem

FERIE ou S. Genofevae, virginis, memoria ad libitum.
Très Saint Nom de Jésus
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 4 janvier 2019
Feria VI - Hebdomada II post Nativitatem

FERIE
Ste Angèle de Foligno
Mère de famille du tiers ordre franciscain, elle fut favorisée de grâces exceptionnelles (†1309) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 5 janvier 2019
Sabbato -

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St Jean Népomucène Neumann
Évêque de Philadelphie, apôtre des émigrés (†1860) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 6 janvier 2019
Dominica - Hebdomada III post Nativitatem

IN EPIPHANIA DOMINI, Sollemnitas.

EPIPHANIE DU SEIGNEUR
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 7 janvier 2019
Feria II - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE ou S. Raimundi de Penyafort, presbyteri, memoria ad libitum.
St Raymond de Penyafort, prêtre.
Dominicain, il codifia le droit ecclésiastique (†1275) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 8 janvier 2019
Feria III - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE
St Séverin de Norique
Moine, protecteur de l'Autriche et de la Bavière - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 9 janvier 2019
Feria IV - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE
Bx Casimir Grelewski
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 10 janvier 2019
Feria V - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE
St Grégoire de Nysse
Évêque, père de l'Église, un des grands maîtres spirituels de tous les temps (†710) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
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