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Martyrologe du jeudi 11 avril 2019

Martyrologe
Le 11 avril
1. Mémoire de saint Stanislas, évêque de Cracovie et martyr. Au milieu des troubles de son temps, il fut un défenseur sans relâche de la civilisation et des mœurs chrétiennes, il gouverna son Église en bon pasteur, vint en aide aux pauvres, visita chaque année son clergé, enfin, en 1097, il fut assassiné, alors qu’il célébrait les saints mystères, par le roi Boleslas, à qui il avait reproché sa conduite scandaleuse.
2. Commémoraison de saint Antipas, le témoin fidèle, qui fut mis à mort à Pergame en Asie, pour le nom de Jésus, comme le dit saint Jean dans l’Apocalypse.
3. Commémoraison de saint Philippe, évêque de Gortyne en Crète. À l’époque des empereurs Marc-Antoine Verus et de Lucius Aurèle Commode, il protégea l’Église qui lui était confiée de la fureur des païens et des pièges des hérétiques. Il mourut vers 180.
4. À Samone en Dalmatie, saint Domnion, évêque et martyr, dont on rapporte qu’il fut mis à mort dans la persécution de Dioclétien, en 304.
5. Près de Gaza en Palestine, vers 540, saint Barsanuphe, anachorète. D’origine égyptienne, d’une austérité de vie extraordinaire, rempli du don de conseil, il ne communiquait avec les autres que par écrit.
6. À Spolète en Ombrie, vers 500, saint Isaac, moine, venu de Syrie, fondateur du monastère de Monteluco, dont le pape saint Grégoire le Grand a rappelé les vertus.
7*. En Calabre, l’an 1119, le bienheureux Latuin, compagnon de saint Bruno et son successeur, qui fut un excellent interprète de l’esprit du fondateur dans l’établissement des monastères de l’Ordre de la Chartreuse.
8*. Près de Coimbra au Portugal, en 1229, la bienheureuse Sancie, vierge, fille du roi Sanche Ier, qui fonda le monastère de moniales cisterciennes de Cellas et y prit elle-même l’habit religieux.
9*. À Cuneo dans le Piémont, vers 1495, le bienheureux Ange de Chivasso, prêtre de l’Ordre des Mineurs, d’une doctrine, d’une prudence et d’une charité remarquables.
10*. À Londres, en 1608, le bienheureux Georges Gervase, prêtre de l’Ordre de Saint-Benoît et martyr. Élevé au collège anglais de Douai, il revint en Angleterre après son ordination sacerdotale, sous le roi Jacques Ier, et bien que deux fois capturé dans le temps où il exerça son ministère pastoral, il demeura fidèle à la foi catholique jusqu’à la potence.
11. À Lucques en Toscane, l’an 1905, sainte Gemma Galgani, vierge. Remarquable par sa contemplation de la Passion du Seigneur et sa patience à supporter les douleurs, elle acheva une vie angélique le Samedi saint, à l’âge de vingt-cinq ans.
12*. À Lucques également, en 1914, la bienheureuse Hélène Guerra, vierge, qui fonda la Congrégation des Oblates du Saint-Esprit pour l’éducation des jeunes filles et invita de manière admirable les fidèles à coopérer avec l’Esprit Saint dans l’économie du salut.
13*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie en Pologne, l’an 1942, le bienheureux Symphorien Ducki, religieux capucin et martyr. Sous l’occupation de son pays par les troupes du régime nazi, il fut arrêté avec les autres religieux de son couvent, plongé plusieurs fois dans l’eau glacée et enfin massacré par les vigiles du camp.

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Invitatoire du jeudi 11 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria III Mardi
Ad Invitatorium
Ad Invitatorium
A la liturgie lue :
Ante Officium quod a solo persolvitur, dici potest sequens oratio:Avant l'office récité seul, on peut dire la prière suivante :
Aperi, Dómine, os meum ad benedicéndum nomen sanctum tuum; munda cor meum ab ómnibus vanis, pervérsis et aliénis cogitatiónibus; intelléctum illúmina, afféctum inflámma, ut digne, atténte ac devóte hoc Offícium recitáre váleam, et exaudíri mérear ante conspéctum divínæ maiestátis tuæ. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.Ouvre mes lèvres, Seigneur, afin qu’elles bénissent Ton saint Nom, purifie aussi mon cœur de toute pensée vaine, mauvaise, étrangère. Éclaire mon intelligence, enflamme mon amour, afin que je puisse réciter cet office avec respect, attention et dévotion, et mériter d’être exaucé en présence de Ta divine majesté. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
℣. Dómine, lábia mea apéries. ℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.℣. Seigneur, ouvre mes lèvres. ℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Psalmus 94 (95)Psaume 94 (95)
Invitatio ad laudem DeiInvitation à la louange de Dieu
Adhortamini vosmetipsos per singulos dies, donec illud «hodie» vocatur (Hebr 3, 13).Exhortez-vous mutuellement chaque jour, tant que vaut cet « aujourd'hui ».
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Veníte, exsultémus Dómino; iubilémus Deo salutári nostro. Præoccupémus fáciem eius in confessióne et in psalmis iubilémus ei.Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut. Accourons devant Sa face dans l'action de grâce, dans des psaumes, jubilons pour Lui.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Quóniam Deus magnus Dóminus et rex magnus super omnes deos. Quia in manu eius sunt profúnda terræ, et altitúdines móntium ipsíus sunt. Quóniam ipsíus est mare, et ipse fecit illud, et siccam manus eius formavérunt. Parce que le Seigneur est le grand Dieu ; le grand Roi au-dessus de tous les dieux. Car dans Sa main sont les profondeurs de la terre, et que les hauteurs des montagnes sont à Lui. Parce qu'à Lui est la mer, et que c'est Lui-même qui l'a faite, et que Ses mains ont formé le continent.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Veníte, adorémus et procidámus et génua flectámus ante Dóminum, qui fecit nos, quia ipse est Deus noster, et nos pópulus páscuæ eius et oves manus eius. Venez, adorons, prosternons - nous devant Dieu, et fléchissons les genoux devant le Seigneur qui nous a faits, parce que Lui-même est notre Dieu, et que nous sommes Son peuple et les brebis de Sa main.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Utinam hódie vocem eius audiátis: «Nolíte obduráre corda vestra, sicut in Meríba secúndum diem Massa in desérto, ubi tentavérunt me patres vestri: probavérunt me, etsi vidérunt ópera mea. Si seulement aujourd'hui, vous entendiez Sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs, comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où Me tentèrent vos pères ; ils M'éprouvèrent, alors qu'ils avaient vu Mes oeuvres.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Quadragínta annis tæduit me generatiónis illíus, et dixi: Pópulus errántium corde sunt isti. Et ipsi non cognovérunt vias meas; ídeo iurávi in ira mea: Non introíbunt in réquiem meam». Pendant quarante ans, J'ai été le dégoût de cette génération et J'ai dit : ils sont un peuple errant de coeur ; et eux, ils n'ont point connu Mes voies : c'est pourquoi Je leur ai juré dans Ma colère, ils n'entreront pas dans Mon repos.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.

Si le psaume 94 est récité pendant la liturgie de ce jour, à une des heures suivantes, on peut prendre un autre psaume comme invitatoire, au choix :
vel:ou :
Psalmus 99 (100)Psaume 99 (100)
Gaudium in templum ingredientiumJoie de l’entrée dans le temple
Redemptos iubet Dominus victoriæ carmen canere (S. Athanasius). Le Seigneur invite les rachetés à entonner un chant de victoire (S. Athanase).
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Iubiláte Dómino, omnis terra, * servíte Dómino in lætítia; introíte in conspéctu eius * in exsultatióne. Acclamez Dieu, toute la terre; servez le Seigneur avec joie. Entrez en Sa présence * avec allégresse.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Scitóte quóniam Dóminus ipse est Deus;  ipse fecit nos, et ipsíus sumus, * pópulus eius et oves páscuæ eius. Sachez que c'est le Seigneur qui est Dieu; c'est Lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes. Nous sommes Son peuple, et les brebis de Son pâturage.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Introíte portas eius in confessióne,  átria eius in hymnis, * confitémini illi, benedícite nómini eius. Franchissez Ses portes avec des louanges, Ses parvis en chantant des hymnes; célébrez-le, bénissez Son nom.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Quóniam suávis est Dóminus;  in ætérnum misericórdia eius, * et usque in generatiónem et generatiónem véritas eius. car le Seigneur est suave; Sa miséricorde est éternelle, * et Sa vérité demeure de génération en génération.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
vel:ou :
Psalmus 66 (67)Psaume 66 (67)
Omnes gentes Domino confiteanturToutes les nations rendront gloire au Seigneur
Notum sit vobis quoniam gentibus missum est hoc salutare Dei (Act 28, 28).Sachez que le salut de Dieu a été envoyé aux gentils (Act 28, 28).
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Deus misereátur nostri et benedícat nobis; * illúminet vultum suum super nos, ut cognoscátur in terra via tua, * in ómnibus géntibus salutáre tuum. Que Dieu nous soit favorable et qu'Il nous bénisse; qu'Il illumine sur nous Son visage, afin que l'on connaisse sur la terre Ta voie, et parmi toutes les nations Ton salut.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Læténtur et exsúltent gentes,  quóniam iúdicas pópulos in æquitáte * et gentes in terra dírigis. Que les peuples Te louent, ô Dieu ; que les peuples Te louent tous. Que les nations se réjouissent, qu'elles soient dans l'allégresse ; car Tu juges les peuples avec droiture, et Tu conduis les nations sur la terre.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Terra dedit fructum suum; * benedícat nos Deus, Deus noster, benedícat nos Deus, * et métuant eum omnes fines terræ. Que les peuples Te louent, ô Dieu, que les peuples Te louent tous. La terre a donné son fruit ; que nous bénisse Dieu, notre Dieu, que Dieu nous bénisse, et que toutes les extrémités de la terre Le révèrent.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
vel:ou :
Psalmus 23 (24)Psaume 23 (24)
Domini in templum adventusAvènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu’il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo. Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum. Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent. Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius? Innocens mánibus et mundo corde,  qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum. Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo. Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur. Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur. Telle est la race de ceux qui Le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Psalmus cum sua antiphona, pro opportunitate, omitti potest quando Invitatorium Laudibus matutinis præponendum est. Le psaume [invitatoire] avec son antienne, si c'est opportun, peut être omis lorsque l'invitatoire précède immédiatement les Laudes du matin.

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Vigiles (OSB) du jeudi 11 avril 2019


Avertissement : l'affichage de cet office est encore incomplet. Il manque des traductions et seul le psautier est renseigné. Le propre du temps et des saints n'est pas encore entièrement disponible. Aidez-nous pour les traductions, merci.
Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria V Jeudi
Ad Vigilas
Ad Vigilias
Ter dicitur: On dit trois fois :
℣. Dómine, lábia mea apéries.
℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres.
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Sequens psalmus dicitur quotidie et anteponitur psalmo 94, si Vigiliæ incipiunt ab invitatorio. Le psaume suivant se dit chaque jour avant le psaume 94 si les Vigiles commencent par l'invitatoire.
Psalmus 3 Psaume 3
Dominus protector meus Le Seigneur est mon protecteur
Dormivit et somnum cepit et resurrexit, quoniam Dominus suscepit eum (S. Irenæus). Il S'est couché et Il S'est endormi, et Il est ressuscité car le Seigneur L'a soutenu.
Dómine, quid multiplicáti sunt, qui tríbulant me? * Multi insúrgunt advérsum me, Seigneur, pourquoi ceux qui me persécutent se sont-ils multipliés? Une multitude s'élève contre moi.
multi dicunt ánimæ meæ: * «Non est salus ipsi in Deo». Beaucoup disent à mon âme: Il n'y a pas de salut pour elle dans son Dieu.
Tu autem, Dómine, protéctor meus es, * glória mea et exáltans caput meum. Mais Toi, Seigneur, Tu es mon protecteur et ma gloire, et Tu me relèves la tête.
Voce mea ad Dóminum clamávi, * et exaudívit me de monte sancto suo. De ma voix j'ai crié vers le Seigneur, et Il m'a exaucé du haut de Sa montagne sainte.
Ego obdormívi et soporátus sum, * exsurréxi, quia Dóminus suscépit me. Je me suis endormi, et j'ai été assoupi; et je me suis levé, parce que le Seigneur a été mon soutien.
Non timébo mília pópuli circumdántis me. * Exsúrge, Dómine, salvum me fac, Deus meus; Je ne craindrai point les milliers d'hommes du peuple qui m'environnent. Lève-Toi, Seigneur; sauve-moi, mon Dieu.
quóniam tu percussísti in maxíllam omnes adversántes mihi, * dentes peccatórum contrivísti. Car Tu as frappé tous ceux qui s'opposaient à moi sans raison; Tu as brisé les dents des pécheurs.
Dómini est salus, * et super pópulum tuum benedíctio tua. Le salut vient du Seigneur; et c'est Toi qui bénis Ton peuple.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Nox atra rerum cóntegit
terræ colóres ómnium:
nos confiténtes póscimus
te, iuste iudex córdium,
La nuit profonde cache
les couleurs de toute choses de la terre :
nous supplions en Te confessant
Toi juste juge des coeurs.
Ut áuferas piácula
sordésque mentis ábluas,
donésque, Christe, grátiam
ut arceántur crímina.
Pour que Tu enlèves nos indignités,
et laves les souillures de l'âme, et que Tu donnes, ô Christ,
la grâce, pour que soient détournés [nos] crimes.
Mens, ecce, torpet ímpia,
quam culpa mordet nóxia;
obscúra gestit tóllere
et te, Redémptor, qu?rere.
Voici que l'âme sommeille, dans son impiété,
elle que mord la faute nuisible ;
elle cherche à chasser ce qui est obscur,
et Te rechercher, ô Rédempteur.
Repélle tu calíginem
intrínsecus quam máxime,
ut in beáto gáudeat
se collocári lúmine.
Mais Toi, chasse les ténèbres
surtout celles qui sont à l'intérieur,
pour [que l'âme] se réjouisse
d'être placée dans la lumière bienheureuse.
Sit, Christe, rex piíssime,
tibi Patríque glória
cum Spíritu Paráclito,
in sempitérna s?cula. Amen.
Ô Christ, Roi très bon, à Toi
et à Ton Père la gloire,
avec l'Esprit Paraclet,
dans les siècles sans fin. Amen.
IN I NOCTURNO AU Ier NOCTURNE
Ant. 1 Liberásti virgam * hereditátis tuæ.Ant. 1 Tu as libéré la souche de Ton héritage.
Psalmus 73 (74) Psaume 73 (74)
Lamentatio propter templum vastatum Lamentation à cause de la dévastation du temple
Nolite timere eos, qui occidunt corpus (Mt 10, 28). Ne craignez pas ceux qui tuent le corps (Mt 10, 28).
Ut quid, Deus, reppulísti in finem, * irátus est furor tuus super oves páscuæ tuæ? Pourquoi, ô Dieu, nous as-Tu rejetés pour toujours ? Pourquoi Ta colère est-elle allumée contre le troupeau de Ton pâturage ?
Memor esto congregatiónis tuæ, * quam possedísti ab inítio. Souviens-Toi de Ton peuple que Tu as acquis aux jours anciens,
Redemísti virgam hereditátis tuæ, * mons Sion, in quo habitásti. que Tu as racheté pour être la tribu de Ton héritage ! Souviens-Toi de ta montagne de Sion où Tu faisais Ta résidence;
Leva gressus tuos in ruínas sempitérnas: * ómnia vastávit inimícus in sancto. porte Tes pas vers ces ruines irréparables ; l'ennemi a tout ravagé dans le sanctuaire.
Rugiérunt, qui odérunt te, in médio congregatiónis tuæ; * posuérunt signa sua in signa. Tes adversaires ont rugi au milieu de Tes saints parvis ; ils ont établi pour emblèmes leurs emblèmes.
Visi sunt quasi in altum secúrim vibrántes * in silva condénsa. On les a vus, pareils au bûcheron, qui lève la cognée dans une épaisse forêt.
Excidérunt iánuas eius in idípsum; * in secúri et áscia deiecérunt. Et maintenant, toutes les sculptures ensemble ; ils les ont brisées à coups de hache et de marteau.
Incendérunt igni sanctuárium tuum, * in terram polluérunt tabernáculum nóminis tui; Ils ont livré au feu Ton sanctuaire ; ils ont abattu et profané la demeure de Ton nom.
dixérunt in corde suo: «Opprimámus eos simul». * Combussérunt omnes congregatiónes Dei in terra. Ils disaient dans leur coeur : " Détruisons-les tous ensemble ! " Ils ont brûlé dans le pays tous les lieux saints.
Signa nostra non vídimus, iam non est prophéta, * et apud nos non est qui cognóscat ámplius. Nous ne voyons plus nos signes ; il n'y a plus de prophète, et personne parmi nous qui sache jusques à quand...
Usquequo, Deus, improperábit inimícus, * spernet adversárius nomen tuum in finem? Jusques à quand, ô Dieu, l'oppresseur insultera-t-il, l'ennemi blasphèmera-t-il sans cesse Ton nom?
Ut quid avértis manum tuam * et tenes déxteram tuam in médio sinu tuo? Pourquoi retires-Tu ta main et Ta droite ? Tire-la de Ton sein et détruis-les !
Deus autem rex noster ante sæcula, * operátus est salútes in médio terræ. Pourtant Dieu est mon roi dès les temps anciens, Lui qui a opéré tant de délivrances sur la terre.
Tu conscidísti in virtúte tua mare, * contribulásti cápita dracónum in aquis. C'est Toi qui as divisé la mer par Ta puissance, Toi qui as brisé la tête des monstres dans les eaux.
Tu confregísti cápita Levíathan, * dedísti eum escam monstris maris. C'est Toi qui as écrasé les têtes de Léviathan, et l'as donné en pâture aux monstres marins.
Tu dirupísti fontes et torréntes; * tu siccásti flúvios perénnes. C'est Toi qui as fait jaillir la source et le torrent, Toi qui as mis à sec les fleuves qui ne tarissent pas.
Tuus est dies et tua est nox, * tu fabricátus es luminária et solem. A Toi est le jour, à Toi est la nuit ; c'est Toi qui as créé la lune et le soleil.
Tu statuísti omnes términos terræ, * æstátem et híemem, tu plasmásti ea. C'est Toi qui as fixé toutes les limites de la terre ; l'été et l'hiver, c'est Toi qui les a établis.
Memor esto huius: † inimícus improperávit Dómino, * et pópulus insípiens sprevit nomen tuum. Souviens-Toi : l'ennemi insulte le Seigneur, un peuple insensé blasphème Ton nom !
Ne tradas béstiis ánimas confiténtes tibi * et ánimas páuperum tuórum ne obliviscáris in finem. Ne livre pas aux bêtes l'âme de Ta tourterelle, n'oublie pas pour toujours la vie de Tes pauvres.
Réspice in testaméntum, * quia repléta sunt latíbula terræ tentóriis violéntiæ. Prends garde à Ton alliance ! car tous les coins du pays sont pleins de repaires de violence.
Ne revertátur húmilis factus confúsus; * pauper et inops laudábunt nomen tuum. Que l'opprimé ne s'en retourne pas confus, que le malheureux et le pauvre puissent bénir Ton nom !
Exsúrge, Deus, iúdica causam tuam; † memor esto improperiórum tuórum, * quæ ab insipiénte fiunt tota die. Lève-Toi, ô Dieu, prends en main Ta cause ; souviens-Toi des outrages que T'adresse chaque jour l'insensé.
Ne obliviscáris voces inimicórum tuórum; * tumúltus adversariórum tuórum ascéndit semper. N'oublie pas les clameurs de Tes adversaires, l'insolence toujours croissante de ceux qui Te haïssent.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 74 (75) Psaume 74 (75)
Dominus summus iudex Le Seigneur, juge suprême
Deposuit potentes de sede et exaltavit humiles (Lc 1, 52). Il dépose les puissants de leur trône et exalte les humble (Lc 1, 52).
Confitébimur tibi, Deus;  † confitébimur et invocábimus nomen tuum: * narrábimus mirabília tua. Nous Te louerons, ô Dieu ; nous Te louerons, et nous invoquerons Ton nom; nous raconterons Tes merveilles.
Cum statúero tempus, * ego iustítias iudicábo. Au temps que J'aurai fixé, Je ferai parfaite justice.
Si liquefácta est terra et omnes, qui hábitant in ea, * ego confirmávi colúmnas eius. La terre s'est dissoute, avec tous ceux qui l'habitent, Moi J'ai affermi ses colonnes.
Dixi gloriántibus: «Nolíte gloriári! »* et delinquéntibus: «Nolíte exaltáre cornu! J'ai dit aux méchants: Ne commettez plus l'iniquité; et aux pécheurs: N'élevez plus un front superbe.
Nolíte exaltáre in altum cornu vestrum; * nolíte loqui advérsus Deum protérva» . Ne levez plus si haut la tête; cessez de proférer des blasphèmes contre Dieu.
Quia neque ab oriénte neque ab occidénte * neque a desértis exaltátio. Car ce n'est ni de l'orient, ni de l'occident, ni des montagnes désertes, que vous viendra le secours,
Quóniam Deus iudex est: * hunc humíliat et hunc exáltat. parce que c'est Dieu qui est juge. Il humilie celui-ci, et Il élève celui-là;
Quia calix in manu Dómini * vini meri plenus misto. car il y a dans la main du Seigneur une coupe de vin pur, pleine d'aromates.
Et inclinávit ex hoc in hoc;  † verúmtamen usque ad fæces epotábunt, * bibent omnes peccatóres terræ. Il en verse de côté et d'autre, et pourtant la lie n'en est pas encore épuisée; tous les pécheurs de la terre en boiront.
Ego autem annuntiábo in sæculum, * cantábo Deo Iacob. Pour moi, j'annoncerai ces choses à jamais; je chanterai à la gloire du Dieu de Jacob.
Et ómnia córnua peccatórum confríngam, * et exaltabúntur córnua iusti. Et je briserai toutes les cornes des pécheurs, et les cornes du juste se redresseront.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Liberásti virgam * hereditátis tuæ.Ant. Tu as libéré la souche de Ton héritage.
Ant. 2 Tu es Deus, * qui facis mirabília.Ant. 2 Tu es Dieu, qui fais des merveilles.
Psalmus 76 (77) Psaume 76 (77)
Operum Domini recordatio Souvenir des oeuvres de Dieu
In omnibus tribulationem patimur, sed non angustiamur (2 Cor 4, 8). Nous sommes pressés de toute part, mais non accablés (2 Cor 4, 8).
Voce mea ad Dóminum clamávi; * voce mea ad Deum, et inténdit mihi. Ma voix crie vers Dieu ; ma voix s'élève vers Dieu et Il m'entend.
In die tribulatiónis meæ Deum exquisívi, † manus meæ nocte expánsæ sunt * et non fatigántur. Au jour de ma détresse, je cherche le Seigneur; mes mains sont étendues la nuit sans se lasser.
Rénuit consolári ánima mea; † memor sum Dei et ingemísco, * exérceor, et déficit spíritus meus. Mon âme refuse toute consolation, je me souviens de Dieu, et je gémis, je médite, et mon esprit est abattu.
Vígiles tenuísti pálpebras óculi mei; * turbátus sum et non sum locútus. Tu tiens mes paupières ouvertes ; et, dans mon agitation, je ne puis parler.
Cogitávi dies antíquos * et annos ætérnos in mente hábui. Alors je pense aux jours anciens, aux années d'autrefois.
Meditátus sum nocte cum corde meo * et exercitábar, et scopébam spíritum meum. Je me rappelle mes cantiques pendant la nuit, je réfléchis au dedans de mon cœur, et mon esprit se demande :
Numquid in ætérnum proíciet Deus, * aut non appónet ut complacítior sit adhuc? Le Seigneur rejettera-t-Il pour toujours, ne sera-t-Il plus favorable ?
Aut defíciet in finem misericórdia sua, * cessábit verbum a generatióne in generatiónem? Sa bonté est-elle épuisée pour jamais, en est-ce fait de ses promesses pour les âges futurs ?
Aut obliviscétur miseréri Deus, * aut continébit in ira sua misericórdias suas? Dieu a-t-Il oublié sa clémence,a-t-Il, dans Sa colère, retiré Sa miséricorde?
Et dixi: «Hoc vulnus meum, * mutátio déxteræ Excélsi». Et j'ai dit: « Maintenant je commence. Ce changement vient de la droite du Très-Haut».
Memor ero óperum Dómini, * memor ero ab inítio mirabílium tuórum. Je veux rappeler les œuvres du Seigneur, car je me souviens de Tes merveilles d'autrefois,
Et meditábor in ómnibus opéribus tuis * et in adinventiónibus tuis exercébor. Je veux réfléchir sur toutes Tes œuvres, et méditer sur Tes hauts faits.
Deus, in sancto via tua; * quis deus magnus sicut Deus noster? O Dieu, Tes voies sont saintes : quel Dieu est grand comme notre Dieu?
Tu es Deus, qui facis mirabília, * notam fecísti in pópulis virtútem tuam. Tu es le Dieu qui fait des prodiges ; Tu as manifesté Ta puissance parmi les nations.
Redemísti in bráchio tuo pópulum tuum, * fílios Iacob et Ioseph. Par Ton bras, Tu as délivré Ton peuple, les fils de Jacob et de Joseph.
Vidérunt te aquæ, Deus, † vidérunt te aquæ et doluérunt; * étenim commótæ sunt abyssi. Les eaux T'ont vu, ô Dieu, les eaux T'ont vu, et elles ont tremblé; les abîmes se sont émus.
Effudérunt aquas núbila, † vocem dedérunt nubes, * étenim sagíttæ tuæ tránseunt. Les nuées déversèrent leurs eaux, les nues firent entendre leur voix, et Tes flèches volèrent de toutes parts.
Vox tonítrui tui in rota; † illuxérunt coruscatiónes tuæ orbi terræ, * commóta est et contrémuit terra. Ton tonnerre retentit dans le tourbillon ; les éclairs illuminèrent le monde ; Ta terre frémit et trembla.
In mari via tua et sémitæ tuæ in aquis multis; * et vestígia tua non cognoscúntur. La mer fut ton chemin, les grandes eaux Ton sentier, et l'on ne put reconnaître Tes traces.
Deduxísti sicut oves pópulum tuum * in manu Móysi et Aaron. Tu as conduit ton peuple comme un troupeau, par la main de Moïse et d'Aaron.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Tu es Deus, * qui facis mirabília.Ant. Tu es Dieu, qui fais des merveilles.
Ant. 3 Inclináte * aurem vestram in verba oris mei.Ant. 3 Inclinez votre oreille aux paroles de Ma bouche.
Psalmus 77
Domini bonitas et populi infidelitas in Historia salutis
Haec autem figurae fuerunt nostrae (I Cor 10,6).
I
Atténdite, pópule meus, doctrínam meam; * inclináte aurem vestram in verba oris mei. Apériam in parábolis os meum, * éloquar arcána aetátis antíquae.
Quanta audívimus et cognóvimus ea, et patres nostri narravérunt nobis, * non occultábimus a fíliis eórum,
generatióni álteri narrántes laudes Dómini et virtútes eíus * et mirabília eíus, quae fecit.
Constítuit testimónium in Iácob * et legem pósuit in Israel;
quanta mandáverat pátribus nostris nota fácere ea fíliis suis, * ut cognóscat generátio áltera, fílii, qui nascéntur. Exsúrgent et narrábunt fíliis suis, * ut ponant in Deo spem suam
et non obliviscántur óperum Dei * et mandáta eíus custódiant.
Ne fiant sicut patres eórum, * generátio rebéllis et exásperans;
generátio, quae non firmávit cor suum, * et non fuit fidélis Deo spíritus eíus.
Fílii Éphraim, intendéntes et mitténtes arcum, * convérsi sunt in die belli.
Non custodiérunt testaméntum Dei * et in lege eíus renuérunt ambuláre.
Et oblíti sunt factórum eíus * et mirabílium eíus, quae osténdit eis.
Coram pátribus eórum fecit mirabília * in terra Aegýpti, in campo Táneos.
Scidit mare et perdúxit eos * et státuit aquas quasi in utre.
Et dedúxit eos in nube per diem * et per totam noctem in illuminatióne ignis.
Scidit petram in erémo * et adaquávit eos velut abýssus multa.
Et edúxit rívulos de petra * et dedúxit tamquam flúmina aquas.
Et apposuérunt adhuc peccáre ei, * in iram excitavérunt Excélsum in inaquóso.
Et tentavérunt Deum in córdibus suis, * peténtes escas animábus suis;
et contra Deum locúti sunt, * dixérunt: “Númquid póterit Deus paráre mensam in desérto?”
Ecce percússit petram, et fluxérunt aquae, * et torréntes inundavérunt.
“Númquid et panem póterit dare * aut paráre carnes pópulo suo?”
Ídeo audívit Dóminus et exársit, et ignis accénsus est in Iácob, * et ira ascéndit in Israel.
Quia non credidérunt in Deo * nec speravérunt in salutári eíus.
Verúmtamen mandávit núbibus désuper * et iánuas caeli apéruit;
et pluit illis manna ad manducándum * et panem caeli dedit eis:
panem angelórum manducávit homo; * cibária misit eis ad abundántiam.
Excitávit austrum in caelo * et indúxit in virtúte sua áfricum;
et pluit super eos sicut púlverem carnes * et sicut arénam maris volatília pennáta: et cecidérunt in médio castrórum eórum, * circa tabernácula eórum.
Et manducavérunt et saturáti sunt nimis, * et desidérium eórum áttulit eis.
Nondum recésserant a desidério suo, * adhuc escae eórum erant in ore ipsórum,
et ira Dei ascéndit super eos et óccidit pingues eórum * et eléctos Israel prostrávit.
In ómnibus his peccavérunt adhuc * et non credidérunt in mirabílibus eíus;
et consúmpsit in hálitu dies eórum * et annos eórum cum festinatióne.
Cum occíderet eos, quaerébant eum * et convérsi veniébant dilúculo ad eum;
et rememoráti sunt quia Deus adiútor est eórum, * et Deus Excélsus redémptor eórum est.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
II
Et suasérunt ei in ore suo * et lingua sua mentíti sunt ei;
cor autem eórum non erat rectum cum eo, * nec fidéles erant in testaménto eíus. Ipse autem est miséricors * et propitiátur iniquitáti et non dispérdit.
Saepe avértit iram suam * et non accéndit omnem furórem suum.
Et recordátus est quia caro sunt, * spíritus vadens et non rédiens.
Quóties exacerbavérunt eum in desérto, * in iram concitavérunt eum in inaquóso!
Et revérsi sunt et tentavérunt Deum * et Sanctum Israel exacerbavérunt.
Non sunt recordáti manus eíus, * diéi, qua redémit eos de manu tribulántis.
Cum pósuit in Aegýpto signa sua * et prodígia sua in campo Táneos.
Convértit in sánguinem flúmina eórum * et rívulos eórum, ne bíberent.
Misit in eos coenomyíam et comédit eos, * ranam et pérdidit eos.
Dedit brucho fructus eórum, * labóres eórum locústae.
Occídit in grándine víneas eórum, * moros eórum in pruína.
Trádidit grándini iuménta eórum * et greges eórum flammae ignis.
Misit in eos ardórem irae suae, indignatiónem et comminatiónem et angústiam, * immissiónem angelórum malórum. Complanávit sémitam irae suae; non pepércit a morte animábus eórum * et vitam eórum in peste conclúsit.
Percússit omne primogénitum in terra Aegýpti, * primítias róboris eórum in tabernáculis Cham.
Ábstulit sicut oves pópulum suum * et perdúxit eos tamquam gregem in desérto. Dedúxit eos in spe, et non timuérunt, * et inimícos eórum opéruit mare.
Et indúxit eos in fines sanctificatiónis suae, * in montem, quem acquisívit déxtera eíus.
Et eiécit a fácie eórum gentes et divísit eis terram in funículo hereditátis * et habitáre fecit in tabernáculis eórum tribus Israel.
Et tentavérunt et exacerbavérunt Deum Excélsum * et testimónia eíus non custodiérunt.
Recessérunt et praevaricáti sunt, quemádmodum patres eórum; * convérsi sunt retro ut arcus pravus.
In iram concitavérunt eum in cóllibus suis * et in sculptílibus suis ad aemulatiónem eum provocavérunt.
Audívit Deus et exársit * et sprevit valde Israel.
Et réppulit habitáculum Silo *, tabernáculum, ubi habitávit in homínibus.
Et trádidit in captivitátem virtútem suam * et pulchritúdinem suam in manus inimíci.
Et conclúsit in gládio pópulum suum * et in hereditátem suam exársit.
Iuvénes eórum comédit ignis, * et vírgines eórum non sunt desponsátae.
Sacerdótes eórum in gládio cecidérunt, * et víduae eórum non plorabántur.
Et excitátus est tamquam dórmiens Dóminus, * tamquam potens crapulátus a vino.
Et percússit inimícos suos in posterióra, * oppróbrium sempitérnum dedit illis.
Et réppulit tabernáculum Ióseph * et tribum Éphraim non elégit,
sed elégit tribum Iúdae, * montem Sion, quem diléxit.
Et aedificávit sicut excélsum sanctuárium suum, * sicut terram, quam fundávit in sǽcula.
Et elégit David servum suum et sústulit eum de grégibus óvium, * de post fetántes accépit eum:
páscere Iácob pópulum suum * et Israel hereditátem suam.
Et pavit eos in innocéntia cordis sui * et in prudéntia mánuum suárum dedúxit eos.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Inclináte * aurem vestram in verba oris mei.Ant. Inclinez votre oreille aux paroles de Ma bouche.
Ant. 4 Propítius esto * peccátis nostris, Dómine.Ant. 4 Sois propice pour [pardonner] nos péchés, Seigneur.
Psalmus 78 (79) Psaume 78 (79)
Super Ierusalem lamentatio Lamentation sur Jérusalem
Si cognovisses et tu... quæ ad pacem tibi! (Lc 19, 42). Si tu avais connu, toi aussi, ce qui était pour (ta) paix (Lc 19, 42).
Deus, venérunt gentes in hereditátem tuam, † polluérunt templum sanctum tuum, * posuérunt Ierúsalem in ruínas. O Dieu, les nations ont envahi Ton héritage, elles ont profané Ton saint temple, elles ont fait de Jérusalem un monceau de pierres.
Dedérunt morticína servórum tuórum escas volatílibus cæli, * carnes sanctórum tuórum béstiis terræ. Elles ont livré les cadavres de Tes serviteurs en pâture aux oiseaux du ciel, et la chair de Tes fidèles aux bêtes de la terre.
Effudérunt sánguinem eórum tamquam aquam in circúitu Ierúsalem, * et non erat qui sepelíret. Elles ont versé leur sang comme de l'eau, tout autour de Jérusalem, et personne pour leur donner la sépulture !
Facti sumus oppróbrium vicínis nostris, * subsannátio et illúsio his, qui in circúitu nostro sunt. Nous sommes devenus un objet d'opprobre pour nos voisins; de risée et de moquerie pour ceux qui nous entourent.
Usquequo, Dómine? † Irascéris in finem? * Accendétur velut ignis zelus tuus? Jusques à quand, le Seigneur, seras-Tu irrité pour toujours, et Ta colère s'allumera-t-elle comme le feu ?
[Effúnde iram tuam in gentes, quae te non novérunt, * et in regna, quae nomen tuum non invocavérunt, [Répands Ta fureur sur les nations qui ne Te connaissent pas, sur les royaumes qui n'invoquent pas Ton nom.
quia comedérunt Iácob * et sedem eíus desolavérunt. ] Car ils ont dévoré Jacob, et ravagé sa demeure. ]
Ne memíneris iniquitátum patrum nostrórum, † cito antícipent nos misericórdiæ tuæ, * quia páuperes facti sumus nimis. Ne Te souviens plus contre nous des iniquités de nos pères ; que Ta compassion vienne en hâte au-devant de nous, car notre misère est au comble.
Adiuva nos, Deus salutáris nostri, * propter glóriam nóminis tui et líbera nos; Secours-nous, Dieu de notre salut, pour la gloire de Ton nom,
et propítius esto peccátis nostris * propter nomen tuum. délivre-nous et pardonne nos péchés à cause de Ton nom.
Quare dicent in géntibus: «Ubi est Deus eórum?». † Innotéscat in natiónibus coram óculis nostris * últio sánguinis servórum tuórum, qui effúsus est. Pourquoi les nations diraient-elles : " Où est leur Dieu ? " Qu'on connaisse parmi les nations, et sous nos yeux, la vengeance que Tu tires du sang de Tes serviteurs, quand il est répandu !
Intróeat in conspéctu tuo gémitus compeditórum; † secúndum magnitúdinem bráchii tui * supérstites relínque fílios mortis. Que les gémissements des captifs montent jusqu'à Toi ; selon la grandeur de Ton bras, sauve ceux qui vont périr !
Nos autem, pópulus tuus et oves páscuæ tuæ, * confitébimur tibi in sæculum:in generatiónem et generatiónem * annuntiábimus laudem tuam. Et nous, Ton peuple, le troupeau de Ton pâturage, nous Te rendrons gloire à jamais ; d'âge en âge, nous publierons Tes louanges.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Propítius esto * peccátis nostris, Dómine.Ant. Sois propice pour [pardonner] nos péchés, Seigneur.
℣. Revéla, Dómine, óculos meos.
℟. Et considerábo mirabilia de lege tua.
℣. Ouvre, Seigneur, mes yeux.
℟. Je contemplerai les merveilles de Ta loi.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
In unitáte Sancti Spíritus benedícat nos Pater et Fílius. Dans l'unité du Saint-Esprit, que le Père et le Fils nous bénissent.
Lectio brevis (Sap 3,9)
Qui confídunt in Dómino, intéllegent veritátem, et fidéles in dilectióne acquiéscent illi, quóniam grátia et misericórdia est sanctis eius.
℟. Exsultáte Deo * Adiutóri nostro. ℣. Iubiláte Deo Iacob. ℣. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. ℟. Exultez pour Dieu, * notre Secours. ℣. Jubilez pour le Dieu de Jacob. ℣. Gloire au Père.
 Vel:  Ou :
Lectio biblica cum ℟.
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula ad Hebræos De la lettre aux Hébreux
Lectio I Lecture I
Pacem sectámini cum ómnibus et sanctificatiónem, sine qua nemo vidébit Dóminum, providéntes, ne quis desit grátiæ Dei, ne qua radix amaritúdinis sursum gérminans pertúrbet, et per illam inquinéntur multi, ne quis fornicátor aut profánus ut Esau qui propter unam escam véndidit primogénita sua. Scitis enim quóniam et póstea cúpiens hereditáre benedictiónem reprobátus est, non enim invénit pæniténtiæ locum, quamquam cum lácrimis inquisísset eam. Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur; veillant à ce que personne ne soit privé de la grâce de Dieu, à ce qu'aucune racine amère ne pousse des rejetons et ne cause du trouble, ce qui contaminerait toute la masse, à ce qu'enfin il n'y ait aucun impudique ni profanateur, comme Ésaü qui, pour un seul mets, livra son droit d'aînesse. Vous savez bien que, par la suite, quand il voulut obtenir la bénédiction, il fut rejeté; car il ne put obtenir un changement de sentiment, bien qu'il l'eût recherché avec larmes.
℟. Multiplicáti sunt qui tríbulant me, et dicunt: Non est salus illi in Deo eius. * Exsúrge, Dómine, salvum me fac, Deus meus. ℣. Nequándo dicat inimícus meus: Præválui advérsus eum. * Exsúrge. ℟. Qu'ils sont nombreux mes adversaires, nombreux à déclarer à mon sujet: Pour lui, pas de salut auprès de Dieu! * Lève-toi, Seigneur; sauve-moi, mon Dieu! ℣. Pour que l'ennemi ne crie pas: Victoire! * Lève-toi.
Lectio II Lecture II
Non enim accessístis ad tractábilem et ardéntem ignem et túrbinem et calíginem et procéllam et tubæ sonum et vocem verbórum quam qui audiérunt recusavérunt, ne ultra eis fíeret verbum; non enim portábant mandátum: Et si béstia tetígerit montem lapidábitur; et ita terríbile erat quod videbátur, Móyses dixit: " Extérritus sum et tremebúndus. " Sed accessístis ad Sion montem et civitátem Dei vivéntis, Ierúsalem cæléstem, et multa mília angelórum, frequéntiam et ecclésiam primogenitórum qui conscrípti sunt in cælis, et iúdicem Deum ómnium et spíritus iustórum qui consummáti sunt, et testaménti novi mediatórem Iesum et sánguinem aspersiónis, mélius loquéntem quam Abel. Vous ne vous êtes pas approchés d'une réalité palpable: feu ardent, obscurité, ténèbres, ouragan, bruit de trompette, et clameur de paroles telle que ceux qui l'entendirent supplièrent qu'on ne leur parlât pas davantage. Ils ne pouvaient en effet supporter cette prescription: Quiconque touchera la montagne, même si c'est un animal, sera lapidé. Si terrible était le spectacle que Moïse dit: " Je suis effrayé et tout tremblant. " Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, et de myriades d'anges, réunion de fête, et de l'assemblée des premiers-nés qui sont inscrits dans les cieux, d'un Dieu Juge universel, et des esprits des justes qui ont été rendus parfaits, de Jésus médiateur d'une alliance nouvelle, et d'un sang purificateur plus éloquent que celui d'Abel.
℟. Tota die contristátus ingrediébar, Dómine, quóniam ánima mea compléta est illusiónibus, * Et vim faciébant qui quærébant ánimam meam. ℣. Et qui inquirébant mala mihi locúti sunt vanitátes, et dolos tota die meditabántur. * Et vim. ℟. Tout le jour j'avance dans le noir, je suis rassasié d'opprobres; * Ceux qui veulent ma perte me talonnent. ℣. Ces gens qui cherchent mon malheur prononcent des paroles maléfiques, tout le jour ils ruminent leur traîtrise. * Ceux.
Lectio III Lecture III
Vidéte ne recusétis loquéntem; si enim illi non effugérunt recusántes eum qui super terram loquebátur, multo magis nos qui de cælis loquéntem avértimus; cuius vox movit terram tunc, modo autem pronuntiávit dicens: Adhuc semel ego movébo non solum terram sed et cælum. Hoc autem adhuc semel declárat mobílium translatiónem tamquam factórum, ut máneant ea quæ sunt immobília. Itaque regnum immóbile suscipiéntes, habeámus grátiam per quam serviámus placéntes Deo cum reveréntia et metu; étenim Deus noster ignis consúmens est. Prenez garde de ne pas refuser d'écouter Celui qui parle. Si ceux, en effet, qui ont refusé d'écouter celui qui promulguait des oracles sur cette terre n'ont pas échappé au châtiment, à combien plus forte raison n'y échapperons-nous pas, si nous nous détournons de Celui qui parle des cieux. Celui dont la voix jadis ébranla la terre nous a fait maintenant cette promesse: Encore une fois, moi j'ébranlerai non seulement la terre mais aussi le ciel. Cet encore une fois indique que les choses ébranlées seront changées, puisque ce sont des réalités créées, pour que subsistent celles qui sont inébranlables. Ainsi, puisque nous recevons la possession d'un royaume inébranlable, retenons fermement la grâce, et par elle rendons à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec religion et crainte. En effet, notre Dieu est un feu consumant.
℟. Ne avértas fáciem tuam a púero tuo, Dómine; * Quóniam tríbulor, velóciter exáudi me. ℣. Eripe me, Dómine, ab hómine malo, a viro iníquo líbera me. * Quóniam. ℣. Glória Patri. * Quóniam. ℟. Seigneur, ne cache pas ton visage à ton serviteur: * Je suffoque, vite, réponds-moi. ℣. Délivre-moi, Seigneur, de l'homme mauvais; contre l'homme violent, défends-moi. * Je suffoque. ℣. Gloire au Père. * Je suffoque.
IN II NOCTURNO AU IIe NOCTURNE
Ant. 1 Allelúia, allelúia, allelúia.Ant. 1 Alleluia, alleluia, alleluia.
Psalmus 79 (80) Psaume 79 (80)
Visita, Domine, vineam tuam Visite, Seigneur, Ta vigne
Veni, Domine Iesu (Ap 22, 20). Viens, Seigneur Jésus (Ap 22, 20).
Qui pascis Israel, inténde, * qui dedúcis velut ovem Ioseph. Pasteur d'Israël, prête l'oreille, Toi qui conduis Joseph comme un troupeau.
Qui sedes super chérubim, effúlge * coram Ephraim, Béniamin et Manásse. Toi qui trônes sur les Chérubins, parais avec splendeur Devant Ephraïm, Benjamin et Manassé.
Excita poténtiam tuam et veni, * ut salvos fácias nos. Réveille Ta force, et viens à notre secours.
Deus, convérte nos, * illústra fáciem tuam, et salvi érimus. O Dieu, rétablis-nous, fais briller sur nous Ta face, et nous serons sauvés.
Dómine Deus virtútum, * quoúsque irascéris super oratiónem pópuli tui? Seigneur, Dieu des armées, jusques à quand seras-Tu irrité contre la prière de Ton peuple ?
Cibásti nos pane lacrimárum * et potum dedísti nobis in lácrimis copióse. Tu les a nourris d'un pain de larmes, Tu les a abreuvés de larmes abondantes.
Posuísti nos in contradictiónem vicínis nostris, * et inimíci nostri subsannavérunt nos. Tu as fait de nous un objet de dispute pour nos voisins, et nos ennemis se raillent de nous.
Deus virtútum, convérte nos, * illústra fáciem tuam, et salvi érimus. Dieu des armées, rétablis-nous ; fais briller sur nous Ta face, et nous serons sauvés.
Víneam de ægypto transtulísti, * eiecísti gentes et plantásti eam. Tu as arraché de l'Égypte une vigne ; Tu as chassé les nations et Tu l'as plantée.
Purgásti locum in conspéctu eius, * plantásti radíces eius, et implévit terram. Tu as ménagé de la place devant elle, elle a enfoncé ses racines et rempli la terre.
Opérti sunt montes umbra eius * et ramis eius cedri Dei; Son ombre couvrait les montagnes, et ses rameaux les cèdres de Dieu ;
exténdit pálmites suos usque ad mare * et usque ad Flumen propágines suas. elle étendait ses branches jusqu'à la Mer, et ses rejetons jusqu'au Fleuve.
Ut quid destruxísti macériam eius, * et vindémiant eam omnes, qui prætergrediúntur viam? Pourquoi as-Tu rompu ses clôtures, en sorte que tous les passants la dévastent ?
Exterminávit eam aper de silva, * et singuláris ferus depástus est eam. Le sanglier de la forêt la dévore, et les bêtes des champs en font leur pâture.
Deus virtútum, convértere, * réspice de cælo et vide et vísita víneam istam. Dieu des armées, reviens, regarde du haut du ciel et vois, considère cette vigne.
Et prótege eam, quam plantávit déxtera tua, * et super fílium hóminis, quem confirmásti tibi. Protège ce que Ta droite a planté, et le fils que Tu t'es choisi.
Incénsa est igni et suffóssa; * ab increpatióne vultus tui períbunt. Elle est brûlée par le feu, elle est coupée; devant Ta face menaçante, tout périt.
Fiat manus tua super virum déxteræ tuæ, * super fílium hóminis, quem confirmásti tibi. Que Ta main soit sur l'homme de Ta droite, sur le fils de l'homme que Tu t'es choisi.
Et non discedémus a te, vivificábis nos, * et nomen tuum invocábimus. Et nous ne nous éloignerons plus de Toi ; rends-nous la vie, et nous invoquerons Ton nom.
Dómine Deus virtútum, convérte nos * et illústra fáciem tuam, et salvi érimus. Seigneur, Dieu des armées, rétablis-nous, fais briller sur nous Ta face, et nous serons sauvés.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 80 (81) Psaume 80 (81)
Sollemnis renovatio foederis Rénovation solennelle de l'alliance
Videte, ne forte sit in aliquo vestrum cor malum incredulitatis (Hebr 3, 12). Prenez garde qu'il n'y ait en quelqu'un de vous un coeur mauvais et incrédule (Hebr 3, 12).
Exsultáte Deo adiutóri nostro, * † iubiláte Deo Iacob. Chantez avec allégresse en l'honneur de Dieu, notre force; poussez des cris de joie en l'honneur du Dieu de Jacob.
Súmite psalmum et date tympanum, * psaltérium iucúndum cum cíthara. Entonnez l'hymne, au son du tambourin, de la harpe harmonieuse et du luth.
Bucináte in neoménia tuba, * in die plenæ lunæ, in sollemnitáte nostra. Sonnez de la trompette à la nouvelle lune, à la pleine lune, pour le jour de notre fête.
Quia præcéptum in Israel est, * et iudícium Deo Iacob. Car c'est un précepte pour Israël, une ordonnance du Dieu de Jacob.
Testimónium in Ioseph pósuit illud, † cum exíret de terra ægypti; * sermónem, quem non nóveram, audívi: Il en fit une loi pour Joseph, quand Il marcha contre le pays d'Egypte, j'entends une voix qui m'est inconnue :
«Divérti ab onéribus dorsum eius; * manus eius a cóphino recessérunt. « J'ai déchargé son épaule du fardeau, et ses mains ont quitté la corbeille.
In tribulatióne invocásti me et liberávi te, † exaudívi te in abscóndito tempestátis, * probávi te apud aquam Meríba. Tu as crié dans la détresse, et Je t'ai délivré ; Je t'ai répondu du sein de la nuée orageuse ; Je t'ai éprouvé aux eaux de Mériba.
Audi, pópulus meus, et contestábor te; * Israel, útinam áudias me! Écoute, Mon peuple, Je veux te donner un avertissement ; Israël, puisses-tu M'écouter !
Non erit in te deus aliénus, * neque adorábis deum extráneum. Qu'il n'y ait point au milieu de toi de dieu étranger : n'adore pas le dieu d'un autre peuple.
Ego enim sum Dóminus Deus tuus, † qui edúxi te de terra ægypti; * diláta os tuum, et implébo illud. C'est Moi, le Seigneur, ton Dieu, qui t'ai fait monter du pays d'Égypte. Ouvre la bouche, et Je la remplirai.
Et non audívit pópulus meus vocem meam, * et Israel non inténdit mihi. Mais Mon peuple n'a pas écouté Ma voix, Israël ne M'a pas obéi.
Et dimísi eos secúndum durítiam cordis eórum, * ibunt in adinventiónibus suis. Alors Je l'ai abandonné à l'endurcissement de son cœur, et ils ont suivi leurs propres conseils.
Si pópulus meus audísset me, * Israel si in viis meis ambulásset! Si Mon peuple M'écoutait, si Israël marchait dans Mes voies !
In brevi inimícos eórum humiliássem * et super tribulántes eos misíssem manum meam. Bientôt Je confondrai leurs ennemis et Je tournerai Ma main contre leurs oppresseurs.
Inimíci Dómini blandiréntur ei, * et esset sors eórum in sæcula; Ceux qui haïssent le Seigneur Le flatteraient, et la durée d'Israël serait assurée pour toujours.
et cibárem eos ex ádipe fruménti * et de petra melle saturárem eos». Je le nourrirais de la fleur de froment, et Je le rassasierais du miel du rocher ».
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 81 ( 82) Psaume 81 ( 82)
Contra iudices iniquos Contre les jugements iniques
Nolite ante tempus quidquam iudicare, quoadusque veniat Dominus (1 Cor 4, 5) Ne jugez de rien avant le temps jusqu'à ce que vienne le Seigneur (1 Cor 4, 5).
Deus stetit in concílio divíno, * in médio deórum iúdicat. Dieu se tient dans l'assemblée du Tout-puissant ; au milieu des dieux il rend son arrêt :
«Usquequo iudicábitis iníque * et fácies peccatórum sumétis? " Jusques à quand jugerez-vous injustement, et prendrez-vous parti pour les méchants?
Iudicáte egéno et pupíllo, * húmilem et páuperem iustificáte. " Rendez justice au faible et à l'orphelin, faites droit au malheureux et au pauvre,
Erípite páuperem * et egénum de manu peccatóris liberáte» . sauvez le misérable et l'indigent, délivrez-les de la main des méchants.
Nesciérunt, neque intellexérunt,  in ténebris ámbulant; * movebúntur ómnia fundaménta terræ. " Ils n'ont ni savoir ni intelligence, ils marchent dans les ténèbres ; tous les fondements de la terre sont ébranlés.
Ego dixi: «Dii estis * et fílii Excélsi omnes» . " J'ai dit : Vous êtes des dieux, vous êtes tous les fils du Très-Haut.
Vos autem sicut hómines moriémini * et sicut unus de princípibus cadétis. Cependant, vous mourrez comme des hommes, vous tomberez comme le premier venu des princes. "
Surge, Deus, iúdica terram, * quóniam tu hereditábis in ómnibus géntibus. Lève-toi, ô Dieu, juge la terre, car toutes les nations t'appartiennent.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 82 Psaume 82
Contra populi hostes Contre les ennemis du peuple
Cognoscant hostes contra Israel coniurati, quod Dominus solus Altissimus in omni terra. Qu'ils sachent, les ennemis rassemblés contre Israël, que seul le Seigneur est le Très-Haut, sur toute la terre.
Deus, ne quiéscas, ne táceas * neque compescáris, Deus, Deus, ne Te repose pas, ne Te tais pas, ne Te retiens pas, ô Dieu,
quóniam ecce inimíci tui fremuérunt, * et, qui odérunt te, extulérunt caput. car voici que Tes ennemis ont frémi, et ceux qui Te détestent ont relevé la tête.
Advérsus pópulum tuum malignavérunt consílium * et cogitavérunt advérsus eos, quos abscondísti tibi. Contre Ton peuple ils ont tramé un complot et ils ont manigancé contre ceux que Tu avais réservé pour Toi.
Dixérunt: “Vénite, et disperdámus eos de gente, * et non memorétur nomen Israel ultra!” Ils ont dit : "Venez, et arrachons-le d'être une nation, et qu'on ne souvienne plus du nom d'Israël !"
Quóniam cogitavérunt unanímiter, advérsum te testaméntum statuérunt: * tabernácula Idumæórum et Ismǽlitæ, Car ils ont comploté tous ensemble contre Toi ils ont formé une alliance : les tentes des Iduméens et des Ismaélites,
Moab et Agaréni, Gebal et Ammon et Ámalec, * Philistǽa cum habitántibus Tyrum. Étenim Assur sociabátur cum illis; * facti sunt in adiutórium fíliis Lot. Moab, les Agaréniens Gebal, Ammon et Amalec, la Philistie et les habitants de Tyr.
Même Assour s'est associé avec eux ; * ils sont devenus une aide pour les fils de Lot.
Fac illis sicut Mádian et Sísaræ, * sicut Iábin in torrénte Cison. Fais avec eux comme pour Madian et Sisara, *Comme Iabin au torrent de Cison.
Disperiérunt in Endor, * facti sunt ut stercus super terram. Ils ont été dispersés à Endor, ils sont devenus comme du fumier sur la terre.
Pone duces eórum sicut Oreb et Zeb et Zébee et Sálmana, omnes príncipes eórum, qui dixérunt: * “Hereditáte possideámus páscua Dei!” Pousse leurs chefs comme Oreb et Zeb, et Zeba et Salman, tout leurs princes, eux qui disaient : "Par héritage, nous possédons les pâturages de Dieu !"
Deus meus, pone illos ut rotam * et sicut stípulam ante ventum. Mon Dieu, fais d'eux comme une roue comme une paille face au vent.
Sicut ignis, qui combúrit silvam, * et sicut flamma dévorans montes, Comme le feu, qui dévore la forêt, et comme la flamme qui dévore les monts,
ita perséqueris illos in tempestáte tua * et in procélla tua turbábis eos. ainsi Tu les poursuivras par Ta tempête et par Ton tourbillon tu les bouleverseras.
Imple fácies eórum ignomínia, * et quærent nomen tuum, Dómine. Emplis leurs visages de confusion, et ils chercheront Ton nom, Seigneur.
Erubéscant et conturbéntur in sǽculum sǽculi * et confundántur et péreant; Qu'ils rougissent et se troublent pour les siècles des siècles qu'ils soient confondus et périssent ;
et cognóscant quia nomen tibi Dóminus: * tu solus Altíssimus super omnem terram. Qu'ils sachent que Ton nom est le Seigneur : Toi seul est le Très-Haut sur toute la terre.
Ábstulit sicut oves pópulum suum * et perdúxit eos tamquam gregem in desérto.
Dedúxit eos in spe, et non timuérunt, * et inimícos eórum opéruit mare.
Il enlève comme des brebis son troupeau et les conduit comme un troupeau au désert.
Il les mène dans l'espérance, et ils ne craignent pas, et la mer recouvre leurs ennemis.
Et indúxit eos in fines sanctificatiónis suæ, * in montem, quem acquisívit déxtera eíus. Il les introduit aux confins de Sa sainteté, vers la montagne que Sa droite S'est choisie.
Et eiécit a fácie eórum gentes et divísit eis terram in funículo hereditátis * et habitáre fecit in tabernáculis eórum tribus Israel. Il chasse de devant leur face les nations et Il partage le pays au cordeau de l'héritage * et Il fait habiter dans leurs tentes les tribus d'Israël.
Et tentavérunt et exacerbavérunt Deum Excélsum * et testimónia eíus non custodiérunt. Et ils tentèrent et mirent à l'épreuve le Dieu Très-Haut et ils ne gardèrent pas ses témoignages.
Recessérunt et prævaricáti sunt, quemádmodum patres eórum; * convérsi sunt retro ut arcus pravus. Ils s'éloignèrent, se pervertirent, tout comme leurs pères ; ils ont reculé, comme un arc tordu.
In iram concitavérunt eum in cóllibus suis * et in sculptílibus suis ad æmulatiónem eum provocavérunt. Ils excitèrent Sa colère sur leurs collines et par leurs sculptures ils Le provoquèrent à la jalousie.
Audívit Deus et exársit * et sprevit valde Israel. Dieu entendit et s'enflamma et Il rejeta fort Israël.
Et réppulit habitáculum Silo *, tabernáculum, ubi habitávit in homínibus. Il repoussa la demeure de Silo, la tente où Il avait demeuré parmi les hommes.
Et trádidit in captivitátem virtútem suam * et pulchritúdinem suam in manus inimíci. Il livra à la captivité [ce qui témoignait de] Sa force et Sa beauté, dans les mains des ennemis.
Et conclúsit in gládio pópulum suum * et in hereditátem suam exársit. Il enferma par le glaive Son peuple et s'enflamma con Son héritage.
Iuvénes eórum comédit ignis, * et vírgines eórum non sunt desponsátæ. Le feu dévora leurs jeunes gens, et leurs vierges ne furent jamais épousées.
Sacerdótes eórum in gládio cecidérunt, * et víduæ eórum non plorabántur. Leurs prêtres sont tombés par le glaive, et leurs veuves ne se lamentèrent pas.
Et excitátus est tamquam dórmiens Dóminus, * tamquam potens crapulátus a vino. Et le Seigneur se redressa comme celui qui dormait, comme un [guerrier] puissant [jusque-là] assommé par le vin.
Et percússit inimícos suos in posterióra, * oppróbrium sempitérnum dedit illis. Et Il frappa Ses ennemis par-derrière, Il leur infligea un opprobre éternel.
Et réppulit tabernáculum Ióseph * et tribum Éphraim non elégit, Et Il rejeta la tente de Joseph, et Il n'élut pas la tribu d'Ephraïm.
sed elégit tribum Iúdæ, * montem Sion, quem diléxit. Mais il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion, qu'Il aime.
Et ædificávit sicut excélsum sanctuárium suum, * sicut terram, quam fundávit in sǽcula. Et Il édifia comme haut-lieu Son sanctuaire, comme la terre qu'Il a fondée dans les siècles.
Et elégit David servum suum et sústulit eum de grégibus óvium, * de post fetántes accépit eum: Et Il élut David, son serviteur, Il le prit des troupeaux de brebis, de l'arrière des brebis gestantes Il le prit :
páscere Iácob pópulum suum * et Israel hereditátem suam. Pour faire paître Jacob, Son peuple et Israël, Son héritage.
Et pavit eos in innocéntia cordis sui * et in prudéntia mánuum suárum dedúxit eos. Il les mena paître par l'innocence de son coeur, et par la prudence de ses mains il les conduisit.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 83 (84) Psaume 83 (84)
Desiderium templi Domini Désir du temple de Dieu
Non habemus hic manentem civitatem, sed futuram inquirimus (Hebr 13, 14). Nous n'avons pas ici bas de cité permanente mais nous cherchons celle qui est à venir (Hebr 13, 14).
Quam dilécta tabernácula tua, Dómine virtútum! * Concupíscit et déficit ánima mea in átria Dómini Que Ta demeure est aimable, Seigneur des armées ! Mon âme s'épuise en soupirant sur les parvis du Seigneur;
Cor meum et caro mea * exsultavérunt in Deum vivum. mon cœur et ma chair tressaillent vers le Dieu vivant.
Etenim passer invénit sibi domum, ? et turtur nidum sibi, ubi ponat pullos suos: * altária tua, Dómine virtútum, rex meus et Deus meus. Le passereau même trouve une demeure, et l'hirondelle un nid où elle repose ses petits : Tes autels, Seigneur des armées, mon roi et mon Dieu !
Beáti, qui hábitant in domo tua: * in perpétuum laudábunt te. Heureux ceux qui habitent Ta maison ! Ils peuvent Te louer encore.
Beátus vir, cuius est auxílium abs te, * ascensiónes in corde suo dispósuit. Heureux les hommes qui ont en Toi leur force ; ils ne pensent qu'aux saintes montées.
Transeúntes per vallem sitiéntem in fontem ponent eam, * étenim benedictiónibus véstiet eam plúvia matutína. Lorsqu'ils traversent la vallée de la soif ils la changent en un lieu plein de sources, et la pluie d'automne la couvre aussi de bénédictions.
Ibunt de virtúte in virtútem, * vidébitur Deus deórum in Sion. Pendant la marche s'accroît la vigueur, et ils paraissent devant Dieu à Sion :
Dómine Deus virtútum, exáudi oratiónem meam; * áuribus pércipe, Deus Iacob. Seigneur, Dieu des armées, disent-ils, écoute ma prière ; prête l'oreille, Dieu de Jacob.
Protéctor noster áspice, Deus, * et réspice in fáciem christi tui. Toi qui es notre bouclier, vois, ô Dieu, et regarde la face de ton Oint !
Quia mélior est dies una in átriis tuis super mília, ? elégi ad limen esse in domo Dei mei * magis quam habitáre in tabernáculis peccatórum. Car un jour dans Tes parvis vaut mieux que mille; je préfère me tenir sur le seuil de la maison de mon Dieu; plutôt que d'habiter sous les tentes des pécheurs.
Quia sol et scutum est Dóminus Deus, ? grátiam et glóriam dabit Dóminus; * non privábit bonis eos, qui ámbulant in innocéntia. Car le Seigneur Dieu est un soleil et un bouclier; Le Seigneur donne la grâce et la gloire, Il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l'innocence.
Dómine virtútum, * beátus homo, qui sperat in te. Seigneur des armées, heureux celui qui se confie en Toi !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 84 (85) Psaume 84 (85)
Propinqua est salus nostra Notre salut est proche
In terram delapso Salvatore nostro, benedixit Deus terram suam (Origene). Sur la terre, par la descente du rédempteur, Dieu a répandu la bénédiction sur Sa terre (Origène).
Complacuísti tibi, Dómine, in terra tua, * convertísti captivitátem Iacob. Tu as été favorable à Ton pays, Seigneur, Tu as ramené les captifs de Jacob.
Remisísti iniquitátem plebis tuæ, * operuísti ómnia peccáta eórum. Tu as pardonné l'iniquité à Ton peuple, Tu as couvert tous ses péchés.
Contraxísti omnem iram tuam, * revertísti a furóre indignatiónis tuæ. Tu as retiré toute Ton indignation, Tu es revenu de l'ardeur de Ta colère.
Convérte nos, Deus, salutáris noster, * et avérte iram tuam a nobis. Rétablis-nous, Dieu de notre salut, mets fin à Ta colère contre nous.
Numquid in ætérnum irascéris nobis * aut exténdes iram tuam a generatióne in generatiónem? Seras-Tu toujours irrité contre nous, prolongeras-Tu Ton courroux de génération en génération ?
Nonne tu convérsus vivificábis nos, * et plebs tua lætábitur in te? Ne nous feras-Tu pas revenir à la vie, afin que Ton peuple se réjouisse en Toi ?
Osténde nobis, Dómine, misericórdiam tuam * et salutáre tuum da nobis. Seigneur, fais-nous voir Ta bonté, et accorde-nous Ton salut.
Audiam, quid loquátur Dóminus Deus, † quóniam loquétur pacem ad plebem suam et sanctos suos * et ad eos, qui convertúntur corde. Je veux écouter ce que dira le Seigneur Dieu car Il a des paroles de paix pour Son peuple et pour Ses fidèles et pour ceux qui convertissent leur cœur.
Vere prope timéntes eum salutáre ipsíus, * ut inhábitet glória in terra nostra. Oui, Son salut est proche de ceux qui Le craignent, et la gloire habitera de nouveau sur notre terre.
Misericórdia et véritas obviavérunt sibi, * iustítia et pax osculátæ sunt. La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées.
Véritas de terra orta est, * et iustítia de cælo prospéxit. La vérité germera de la terre, et la justice regardera du haut du ciel.
Etenim Dóminus dabit benignitátem, * et terra nostra dabit fructum suum. Le Seigneur Lui-même accordera tout bien, et notre terre donnera son fruit.
Iustítia ante eum ambulábit, * et ponet in via gressus suos. La justice marchera devant Lui, et tracera le chemin à Ses pas.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Allelúia, allelúia, allelúia.Ant. Alleluia, alleluia, alleluia.
℣. Dómine, ad quem íbimus?
℟. Verba vitáe ætérnáe habes.
℣. Seigneur, vers qui irions nous ?
℟. Tu as les paroles de la vie éternelle.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
Lectio brevis (Rom 8, 18-21) Lecture brève (Rom 8, 18-21)
Non sunt condígnæ passiónes huius témporis ad futúram glóriam, quæ revelánda est in nobis. Nam exspectátio creatúræ revelatiónem filiórum Dei exspéctat; vanitáti enim creatúra subiécta est, non volens sed propter eum, qui subiécit, in spem, quia et ipsa creatúra liberábitur a servitúte corruptiónis in libertátem glóriæ filiórum Dei. J'estime que les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire à venir qui sera manifestée en nous. Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la manifestation des enfants de Dieu. La création, en effet, a été assujettie à la vanité, non de son gré, mais par la volonté de celui qui l'y a soumise, avec l'espérance qu'elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu.
 Vel:  Ou :
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Homilíis sancti Gregórii Magni papæ in Evangélia (Hom. 18, 1-2: PL 76, 1150-1151) Homélie de saint Grégoire le Grand sur l'Évangile
Lectio I Lecture I
Pensáte, fratres caríssimi, mansuetúdinem Dei. Relaxáre peccáta vénerat et dicébat: Quis ex vobis árguet me de peccáto? Non dedignátur ex ratióne osténdere se peccatórem non esse, qui ex virtúte divinitátis póterat peccatóres iustificáre. Sed terríbile est valde quod súbditur: Qui ex Deo est verba Dei audit; proptérea vos non audítis, quia ex Deo non estis. Si enim ipse verba Dei audit qui ex Deo est, et audíre verba eius non potest quisquis ex illo non est, intérroget se unusquísque si verba Dei in aure cordis pércipit, et intélleget unde sit. Cæléstem pátriam desideráre Véritas iubet, carnis desidéria cónteri, mundi glóriam declináre, aliéna non appétere, própria largíri. Considérez, frères très chers, la mansuétude de Dieu. Il était venu pardonner les péchés et il disait: Qui de vous me convaincra de péché? Il ne dédaigne pas de démontrer par le raisonnement qu'il n'est pas pécheur, lui qui, par la vertu de sa divinité, avait le pouvoir de justifier les pécheurs, mais les paroles qui suivent sont vraiment terribles: Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu; et si vous n'écoutez pas, c'est que vous n'êtes pas de Dieu. Si donc celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu, et si celui qui n'est pas de lui ne peut les écouter, que chacun se demande s'il perçoit les paroles divines à l'oreille de son cœur, et il connaîtra de qui il est. Or la Vérité ordonne de désirer la patrie céleste, de mâter les désirs de la chair, de fuir la gloire du monde, de ne pas convoiter le bien d'autrui et de donner le sien propre.
℟. In próximo est tribulátio mea, Dómine, et non est qui ádiuvet, ut fódiant manus meas et pedes meos. * Líbera me de ore leónis, ut narrem nomen tuum frátribus meis. ℣. Deus, Deus meus, réspice in me; quare me dereliquísti? Longe a salúte mea. * Líbera. ℟. L'angoisse est proche, Seigneur, et je n'ai personne pour m'aider; ils me percent les mains et les pieds. * Sauve-moi de la gueule du lion, que je proclame ton nom devant mes frères. ℣. Dieu, mon Dieu, regarde-moi! Pourquoi m'as-tu abandonné? Le salut est loin de moi. * Sauve-moi.
Lectio II Lecture II
Penset ergo apud se unusquísque vestrum si hæc vox Dei in cordis eius aure conváluit, et quia iam ex Deo sit agnóscit. Nam sunt nonnúlli qui præcépta Dei nec aure córporis percípere dignántur. Et sunt nonnúlli qui hæc quidem aure percípiunt, sed nullo ea mentis desidério complectúntur. Et sunt nonnúlli qui libénter verba Dei suscípiunt, ita ut étiam in flétibus compungántur, sed post lacrymárum tempus ad iniquitátem rédeunt. Hi profécto verba Dei non áudiunt, qui hæc exercére ópere contémnunt. Vitam ergo vestram, fratres caríssimi, ante mentis óculos revocáte, et alta consideratióne pertiméscite hoc quod ex ore Veritátis sonat: Proptérea vos non audítis, quia ex Deo non estis. Sed hoc quod de réprobis Véritas lóquitur, ipsi hoc de semetípsis réprobi suis opéribus osténdunt. Nam séquitur: Respondérunt ígitur Iudæi et dixérunt ei: " Nonne bene dícimus nos quia Samaritánus es tu, et dæmónium habes? " Que chacun de vous examine donc en lui-même si cette parole divine a frappé efficacement l'oreille de son cœur, et il connaîtra dès lors s'il est de Dieu. Car il en est qui ne daignent même pas prêter l'oreille du corps aux préceptes de Dieu. Il en est qui les entendent bien des oreilles du corps, mais leur âme ne les embrasse pas avec amour. Il en est enfin qui accueillent volontiers la parole de Dieu, au point d'en être touchés jusqu'aux larmes, mais, passé le temps des larmes, ils retournent à leur iniquité. Tous ceux-là n'écoutent pas véritablement les paroles de Dieu, puisqu'ils négligent de les mettre en pratique. Remettez donc en esprit devant vos yeux, frères très chers, toute votre vie et imprimez profondément en vous la crainte que doivent vous inspirer ces paroles sorties de la bouche de la Vérité: Si vous n'écoutez pas, c'est que vous n'êtes pas de Dieu. Mais ce que la Vérité dit des réprouvés, les réprouvés le confirment eux-mêmes par leurs œuvres d'iniquité. Car nous lisons ensuite: Les Juifs lui répondirent donc: " N'avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain et que tu es possédé du démon? "
℟. In te iactátus sum ex útero, de ventre matris meæ Deus meus es tu; ne discédas a me, * Quóniam tribulátio próxima est, et non est qui ádiuvet. ℣. Erue a frámea, Deus, ánimam meam, et de manu canis únicam meam. * Quóniam. ℟. À toi je fus confié dès ma naissance; dès le ventre de ma mère, tu es mon Dieu. Ne sois pas loin: * L'angoisse est proche, et je n'ai personne pour m'aider. ℣. Préserve ma vie de l'épée, arrache-moi aux griffes du chien! * L'angoisse.
Lectio III Lecture III
Accépta autem tanta contumélia, quid Dóminus respóndeat audiámus: Ego dæmónium non hábeo, sed honorífico Patrem meum et vos inhonorástis me. Quia enim Samaritánus interpretátur custos, et ipse veráciter custos est de quo Psalmísta ait: Nisi Dóminus custodíerit civitátem, in vanum vígilant qui custódiunt eam; et cui per Isaíam dícitur: Custos, quid de nocte? Custos, quid de nocte? respondére nóluit Dóminus: " Samaritánus non sum "; sed: Ego dæmónium non hábeo. Duo quippe ei illáta fuérunt: unum negávit, áliud tacéndo consénsit. Écoutons ce que le Seigneur répond à une telle injure: Je n'ai pas de démon, mais j'honore mon Père, et vous, vous m'outragez. Le mot Samaritain signifie gardien, et il est véritablement gardien, celui dont le psalmiste a dit: Si le Seigneur ne garde pas la ville, c'est en vain que veillent ceux qui la gardent; et à qui il est dit en Isaïe: Garde, où en est la nuit? Garde, où en est la nuit? Aussi le Seigneur ne voulut-il pas répondre: " Je ne suis pas Samaritain " , mais seulement: Je n'ai pas de démon. On lui imputait deux choses: il nia l'une et convint de l'autre par son silence.
℟. Pacífice loquebántur mihi inimíci mei, et in ira molésti erant mihi. * Vidísti, Dómine, ne síleas, ne díscedas a me. ℣. Omnes inimíci mei advérsum me cogitábant mala mihi, verbum iníquum mandavérunt advérsum me. * Vidísti. ℣. Glória Patri. * Vidísti. ℟. Mes ennemis ont des paroles de paix, mais dans leur fureur ils me maltraitent. * Tu as vu, Seigneur, sors de ton silence! Seigneur, ne sois pas loin de moi! ℣. Unis contre moi, mes ennemis murmurent; ils m'adressent des paroles maléfiques. * Tu as vu. ℣. Gloire au Père. * Tu as vu.
Hymnus Hymne
Te decet laus, * te decet hymnus. Tibi glória Deo Patri et Fílio, cum Sancto Spíritu, in sǽcula sæculórum. Amen. A Toi notre louange, à Toi notre chant, A Toi la gloire, Dieu, Père et Fils avec l'Esprit Saint, pour les siècles des siècles. Amen.
Oratio diei cum conclusione longiori. Oraison du jour avec la conclusion longue.
Adésto, Dómine, supplícibus tuis, et spem suam in tua misericórdia collocántes tuére propítius, ut, a peccatórum labe mundáti, in sancta conversatióne permáneant, et promissiónis tuæ perficiántur herédes. Per Dóminum. Sois attentif à nos supplications, Seigneur, veille sur nous et protège-nous, car nous mettons notre espoir en Ta miséricorde ; désormais purifiés de nos péchés, nous pourrons mener une vie sainte et entrer en pleine possession de l'héritage que tu nous as promis.
℣. Benedicámus Dómino. ℟. Deo grátias.
℣. Divínum auxilium máneat semper nobíscum.
℟. Et cum frátribus nostris abséntibus. Amen.
℣. Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Que le secours divin demeure toujours avec nous.
℟. Et avec nos frères absents. Amen.

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Evangile commenté du jeudi 11 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria V Jeudi
 Evangelium  Evangile
Io (8,51-59)
In illo tempore: Dixit Iesus Iudaeis: "Amen, amen dico vobis: Si quis sermónem meum serváverit, mortem non vidébit in aetérnum.” Dixérunt ergo ei Iudǽi: “Nunc cognóvimus quia daemónium habes. Ábraham mórtuus est et prophétae, et tu dicis: ‘Si quis sermónem meum serváverit, non gustábit mortem in aetérnum.’ Numquid tu maíor es patre nostro Ábraham, qui mórtuus est? Et prophétae mórtui sunt! Quem teípsum facis?” Respóndit Iésus: “Si ego glorífico meípsum, glória mea nihil est; est Pater meus, qui gloríficat me, quem vos dícitis: ‘Deus noster est!’, et non cognovístis eum. Ego autem novi eum. Et si díxero: Non scio eum, ero símilis vobis, mendax; sed scio eum et sermónem eíus servo. Ábraham pater vester exsultávit, ut vidéret diem meum; et vidit et gavísus est.” Dixérunt ergo Iudǽi ad eum: “Quinquagínta annos nondum habes et Ábraham vidísti?” Dixit eis Iésus: “Amen, amen dico vobis: Ántequam Ábraham fíeret, ego sum.” Tulérunt ergo lápides, ut iácerent in eum; Iésus autem abscóndit se et exívit de templo. En ce temps là : Jésus dit aux Juifs : En vérité, en vérité, Je vous le dis, si quelqu’un garde Ma parole, il ne verra jamais la mort. Les Juifs Lui dirent : Maintenant nous connaissons que Tu es possédé du démon. Abraham est mort, et les prophètes aussi ; et Tu dis : Si quelqu’un garde Ma parole, il ne goûtera jamais la mort. Es-Tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort, et que les prophètes, qui sont morts aussi ? Qui prétends-Tu être ? Jésus répondit : Si je Me glorifie Moi-même, Ma gloire n’est rien ; c’est Mon Père qui Me glorifie, Lui dont vous dites qu’Il est votre Dieu. Et vous ne Le connaissez pas ; mais Moi, Je Le connais ; et si Je disais que Je ne Le connais pas, Je serais semblable à vous, un menteur. Mais Je Le connais, et Je garde Sa parole. Abraham, votre père, a tressailli de joie, désirant voir Mon jour ; il l’a vu, et il s’est réjoui. Les Juifs lui dirent : Tu n’as pas encore cinquante ans, et Tu as vu Abraham ? Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, Je suis. Ils prirent donc des pierres, pour les jeter sur Lui ; mais Jésus se cacha, et sortit du temple.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Commentaire de l'Evangile par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes.
Commentaire par Dom Paul Delatte (1848-1937), osb, abbé de saint Pierre de Solesmes

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Laudes du jeudi 11 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria V Jeudi
Ad Laudes matutinas
Aux Laudes du matin
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
En acétum, fel, arúndo, Voici vinaigre, fiel, roseau,
sputa, clavi, láncea; crachats, clous et lance!
mite corpus perforátur, Le doux corps est transpercé,
sanguis, unda prófluit; le sang et l'eau ruissellent;
terra, pontus, astra, mundus terre, mer, astres et monde ,
quo lavántur flúmine! quel fleuve vous lave!
Crux fidélis, inter omnes Croix fidèle, arbre unique
arbor una nóbilis! noble entre tous!
Nulla talem silva profert Nulle forêt n'en produit de tel
flore, fronde, gérmine. avec ces feuilles, ces fleurs et ces fruits!
Dulce lignum, dulci clavo Douceur du bois, douceur du clou,
dulce pondus sústinens! qui porte un si doux fardeau!
Flecte ramos, arbor alta, Fléchis tes branches, grand arbre,
tensa laxa víscera, relâche le corps tendu;
et rigor lentéscat ille assouplis la dureté
quem dedit natívitas, recue de la nature
ut supérni membra regis aux membres du roi des cieux
miti tendas stípite. offre un appui plus doux.
Sola digna tu fuísti Toi seul as mérité
ferre sæcli prétium, de porter la rançon du monde
atque portum præparáre et de lui préparer un hâvre
nauta mundo náufrago, après son naufrage,
quem sacer cruor perúnxit Toi qui fus oint du sang sacré
fusus Agni córpore. jailli du corps de l'Agneau.
Æqua Patri Filióque, Au Père et à Son Fils,
ínclito Paráclito, à l'illustre Consolateur,
sempitérna sit beátæ à l'heureuse Trinité,
Trinitáti glória, gloire égale et éternelle,
cuius alma nos redémit car Sa grâce bienfaisante
atque servat grátia. Amen. nous rachète et nous sauve.
Ant. 1 Exsúrge, psaltérium et cíthara: excitábo auroram.Ant. 1 Levez-vous psaltérion et cithare, que j'éveille l'aurore.
Psalmus 56 (57) Psaume 56 (57)
In afflictione oratio matutina Prière matinale dans l'affliction
Passionem Domini cantat iste psalmus (S. Augustinus). C'est la passion du Seigneur que chante ce psaume (S. Augustin).
Miserére mei, Deus, miserére mei, * quóniam in te cónfugit ánima mea; Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi, car en Toi mon âme cherche un refuge;
et in umbra alárum tuárum confúgiam, * donec tránseant insídiæ. je m'abriterai à l'ombre de Tes ailes, jusqu'à ce que la calamité soit passée.
Clamábo ad Deum Altíssimum, * Deum, qui benefécit mihi. Je crie vers le Dieu Très-Haut, le Dieu qui fait tout pour moi.
Mittet de cælo et liberábit me; † dabit in oppróbrium conculcántes me. * Mittet Deus misericórdiam suam et veritátem suam. Il m'enverra du ciel le salut : mon persécuteur m'accable d'outrages. Dieu enverra Sa bonté et Sa vérité.
Anima mea recúmbit in médio catulórum leónum * devorántium fílios hóminum. Mon âme couche au milieu des lions, qui dévorent les fils des hommes.
Dentes eórum arma et sagíttæ * et língua eórum gládius acútus. Leurs dents sont une lance et des flèches, et leur langue est un glaive tranchant.
Exaltáre super cælos, Deus, * super omnem terram glória tua. Élève-Toi au-dessus des cieux, ô Dieu, que Ta gloire brille par toute la terre.
Láqueum paravérunt pédibus meis, * et incurvávit se ánima mea; Ils avaient tendu un piège devant mes pas, déjà mon âme se courbait ;
fodérunt ante fáciem meam fóveam, * et ipsi incidérunt in eam. ils avaient creusé une fosse devant moi : ils y sont tombés.
Parátum cor meum, Deus, † parátum cor meum; * cantábo et psalmum dicam. Mon cœur est affermi, ô Dieu, mon coeur est affermi ; je chanterai et ferai retentir de joyeux instruments.
Exsúrge, glória mea, † exsúrge, psaltérium et cíthara, * excitábo auróram. Éveille-Toi, ma gloire, éveillez-vous, ma lyre et ma harpe, que j'éveille l'aurore.
Confitébor tibi in pópulis, Dómine, * et psalmum dicam tibi in natiónibus, Je Te louerai parmi les peuples, Seigneur, je Te chanterai parmi les nations,
quóniam magnificáta est usque ad cælos misericórdia tua * et usque ad nubes véritas tua. car Ta fidélité atteint jusqu'aux cieux, et Ta vérité jusqu'aux nues.
Exaltáre super cælos, Deus, * super omnem terram glória tua. Élève-Toi au-dessus des cieux, ô Dieu, que Ta gloire brille sur toute la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Exsúrge, psaltérium et cíthara: excitábo auroram.Ant. Levez-vous psaltérion et cithare, que j'éveille l'aurore.
Ant. 2 Pópulus meus, ait Dóminus, bonis meis adimplébitur.Ant. 2 Mon peuple se rassasiera de Mes biens, dit le Seigneur.
Canticum (Ier 31, 10-14) Cantique (Ier 31, 10-14)
Populi liberati felicitas AT 36 Félicité du peuple libéré AT 36
Iesus moriturus erat... ut filios Dei, qui erant dispersi, congregaret in unum (Io 11, 51. 52). Jésus devait mourir... afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés (Io 11, 51. 52).
Audíte verbum Dómini, gentes, * et annuntiáte in ínsulis, quæ procul sunt, et dícite: Nations, écoutez la parole du Seigneur et annoncez-la aux îles lointaines, et dites :
«Qui dispérsit Israel, congregábit eum * et custódiet eum sicut pastor gregem suum». « Celui qui a dispersé Israël le rassemblera et le gardera comme un berger son troupeau ».
Redémit enim Dóminus Iacob * et liberávit eum de manu potentióris. Car le Seigneur a racheté Jacob, et l'a délivré des mains d'un plus fort que lui.
Et vénient et laudábunt in monte Sion * et cónfluent ad bona Dómini, Ils viennent donc et poussent des cris de triomphe Sur les hauteurs de Sion; Ils affluent vers les biens du Seigneur,
super fruménto et vino et óleo * et fetu pécorum et armentórum; vers le blé, le vin nouveau, l'huile, les brebis et les boeufs ;
erítque ánima eórum quasi hortus irríguus, * et ultra non esúrient. leur âme est comme un jardin arrosés et ils ont cessé de languir.
Tunc lætábitur virgo in choro, * iúvenes et senes simul. Alors la jeune fille s'égaiera à la danse, les jeunes hommes et les vieillards ensemble;
«Et convértam luctum eórum in gáudium * et consolábor eos et lætificábo a dolóre suo. «  Je changerai leur deuil en joie, et Je les consolerai; A leur douleur Je ferai succéder l'allégresse.
Et inebriábo ánimam sacerdótum pinguédine, * et pópulus meus bonis meis adimplébitur». Je rassasierai de graisse l'âme des prêtres, et Mon peuple se rassasiera de Mes biens »
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Pópulus meus, ait Dóminus, bonis meis adimplébitur.Ant. Mon peuple se rassasiera de Mes biens, dit le Seigneur.
Ant. 3 Magnus Dóminus et laudábilis nimis, in civitáte Dei nostri.Ant. 3 Le Seigneur est grand, louons-Le dans la cité de notre Dieu.
Psalmus 47 (48) Psaume 47 (48)
Gratiarum actio pro populi salute Action de grâce pour le salut du peuple
Sustulit me in spiritu super montem magnum... et ostendit mihi civitatem sanctam Ierusalem (Ap 21,10). Il me transporta en esprit sur une grande montagne... Et il me montra la cité sainte, Jérusalem (Ap 21,10).
Magnus Dóminus et laudábilis nimis * in civitáte Dei nostri. Le Seigneur est grand, Il est l'objet de toute louange, dans la cité de notre Dieu,
Mons sanctus eius collis speciósus, * exsultátio univérsæ terræ. Sa montagne sainte s'élève gracieuse, joie de toute la terre.
Mons Sion, extréma aquilónis, * cívitas regis magni. La montagne de Sion, aux extrémités du septentrion, la cité du grand roi.
Deus in dómibus eius notus * factus est ut refúgium. Dieu, dans ses palais, S'est fait connaître comme un refuge.
Quóniam ecce reges congregáti sunt, * convenérunt in unum. Car voici que les rois s'étaient réunis, ensemble ils s'étaient avancés.
Ipsi cum vidérunt, sic admiráti sunt, * conturbáti sunt, diffugérunt; Ils ont vu, soudain ils ont été dans la stupeur, éperdus, ils ont pris la fuite ;
illic tremor apprehéndit eos, * dolóres ut parturiéntis. là un tremblement les a saisis, une douleur comme celle de la femme qui enfante.
In spíritu oriéntis * cónteres naves Tharsis. Par le vent d'Orient Tu brises les vaisseaux de Tharsis.
Sicut audívimus, sic vídimus in civitáte Dómini virtútum, in civitáte Dei nostri; * Deus fundávit eam in ætérnum. Ce que nous avions entendu dire, nous l'avons vu dans la cité du Seigneur des armées; dans la cité de notre Dieu : Dieu l'affermit pour toujours.
Recogitámus, Deus, misericórdiam tuam * in médio templi tui. O Dieu nous rappelons la mémoire de Ta bonté, au milieu de Ton temple.
Secúndum nomen tuum, Deus, sic et laus tua in fines terræ; * iustítia plena est déxtera tua. Comme Ton nom, ô Dieu, ainsi Ta louange arrive jusqu'aux extrémités de la terre ; Ta droite est pleine de justice.
Lætétur mons Sion, et exsúltent fíliæ Iudæ * propter iudícia tua. Que la montagne de Sion se réjouisse, que les filles de Juda soient dans l'allégresse, à cause de Tes jugements.
Circúmdate Sion et complectímini eam, * numeráte turres eius. Parcourez Sion et faites-en le tour; comptez ses forteresses.
Pónite corda vestra in virtúte eius et percúrrite domos eius, * ut enarrétis in progénie áltera. observez son rempart, examinez ses palais, pour le raconter à la génération future.
Quóniam hic est Deus, Deus noster in ætérnum et in sæculum sæculi; * ipse ducet nos in sæcula. Voilà Dieu qui est notre Dieu à jamais et toujours ; Il sera notre guide dans tous les siècles.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Magnus Dóminus et laudábilis nimis, in civitáte Dei nostri.Ant. Le Seigneur est grand, louons-Le dans la cité de notre Dieu.
Lectio brevis (Hebr 2, 9b-10) Lecture brève (Hebr 2, 9b-10)
Vidémus Iesum propter passiónem mortis glória et honóre coronátum, ut grátia Dei pro ómnibus gustáverit mortem. Decébat enim eum, propter quem ómnia et per quem ómnia, qui multos fílios in glóriam addúxit, auctórem salútis eórum per passiónes consummáre. Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'Il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, Il goûtât la mort pour tous. En effet, Il était bien digne de Celui pour qui et par qui sont toutes choses, qu'ayant à conduire à la gloire un grand nombre de fils, Il élevât par les souffrances au plus haut degré de perfection le chef qui les a guidés vers le salut.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Ipse liberábit me * De láqueo venántium. Ipse. ℣. Et a verbo malígno. * De láqueo venántium. Glória Patri. Ipse. ℟. C'est Lui qui m'a dégagé * des filets du chasseur. C'est Lui. ℣. Et des paroles haineuses. * Des filets du chasseur. Gloire au Père. C'est Lui.
Ant. Dicébat Iesus turbis Iudæórum, et princípibus sacerdótum: Qui ex Deo est, verba Dei audit; proptérea vos non audítis, quia ex Deo non estis.Ant. Jésus disait à la foule des Juifs, et aux princes des prêtres : celui qui est de Dieu entend la parole de Dieu; c'est parce que vous n'êtes pas de Dieu que vous ne l'entendez pas.
Canticum Evangelicum Lc 1, 68-79 Cantique évangélique (Lc 1,68-79)
De Messia eiusque præcursore Du Messie et de son précurseur
Benedíctus Dóminus, Deus Israel, * quia visitávit et fecit redemptiónem plebi suæ Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'Il a visité et racheté Son peuple,
et eréxit cornu salútis nobis * in domo David púeri sui, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, Son serviteur,
sicut locútus est per os sanctórum, * qui a sǽculo sunt, prophetárum eius, ainsi qu'Il a dit par la bouche de Ses saints prophètes des temps anciens,
salútem ex inimícis nostris * et de manu ómnium, qui odérunt nos; qu'Il nous délivrerait de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent,
ad faciéndam misericórdiam cum pátribus nostris * et memorári testaménti sui sancti, pour exercer Sa miséricorde envers nos pères, et Se souvenir de Son alliance sainte,
iusiurándum, quod iurávit ad Abraham patrem nostrum, * datúrum se nobis, selon le serment qu'Il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder cette grâce,
ut sine timóre, de manu inimicórum liberáti, * serviámus illi qu'étant délivrés de la main de nos ennemis, nous Le servions sans crainte,
in sanctitáte et iustítia coram ipso * ómnibus diébus nostris. marchant devant Lui dans la sainteté et la justice, tous les jours de notre vie.
Et tu, puer, prophéta Altíssimi vocáberis: * præíbis enim ante fáciem Dómini paráre vias eius, Et toi, petit enfant, tu seras appelé le prophète du Très-Haut: car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer Ses voies,
ad dandam sciéntiam salútis plebi eius * in remissiónem peccatórum eórum, afin de donner à Son peuple la connaissance du salut, pour la rémission de leurs péchés,
per víscera misericórdiæ Dei nostri, * in quibus visitábit nos óriens ex alto, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, grâce auxquelles le soleil levant nous a visités d'en haut,
illumináre his, qui in ténebris et in umbra mortis sedent, * ad dirigéndos pedes nostros in viam pacis. pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dicébat Iesus turbis Iudæórum, et princípibus sacerdótum: Qui ex Deo est, verba Dei audit; proptérea vos non audítis, quia ex Deo non estis.Ant. Jésus disait à la foule des Juifs, et aux princes des prêtres : celui qui est de Dieu entend la parole de Dieu; c'est parce que vous n'êtes pas de Dieu que vous ne l'entendez pas.
PrecesPrières litaniques
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Adésto, Dómine, supplícibus tuis, et spem suam in tua misericórdia collocántes tuére propítius, ut, a peccatórum labe mundáti, in sancta conversatióne permáneant, et promissiónis tuæ perficiántur herédes. Per Dóminum. Sois attentif à nos supplications, Seigneur, veille sur nous et protège-nous, car nous mettons notre espoir en Ta miséricorde ; désormais purifiés de nos péchés, nous pourrons mener une vie sainte et entrer en pleine possession de l'héritage que tu nous as promis.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Office de tierce du jeudi 11 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria V Jeudi
Ad Tertiam
Ad Tertiam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Dei fide, qua vívimus, Dans la foi en Dieu, dont nous vivons,
qua spe perénni crédimus, dans l'espérance sans fin par laquelle nous croyons ;
per caritátis grátiam par la grâce de la charité,
Christi canámus glóriam, chantons la gloire du Christ.
Qui ductus hora tértia Conduit à la troisième heure
ad passiónis hóstiam, à l'immolation de Sa passion,
crucis ferens suspéndia chargé du gibet de la croix,
ovem redúxit pérditam. II a ramené la brebis perdue.
Precémur ergo súbditi, Prions donc avec soumission
redemptióne líberi, qu'après nous avoir libérés par la rédemption,
ut éruat a sæculo Il arrache au monde
quos solvit a chirógrapho. ceux dont Il a acquitté la dette.
Christum rogámus et Patrem, Implorons le Christ
Christi Patrísque Spíritum; et le Père et l'Esprit du Père
unum potens per ómnia, et du Christ: ô Trinité, une et puissante,
fove precántes, Trínitas. Amen. daigne écouter ceux qui Te prient.
Ant. 1 Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. 1 Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Psalmus 118 (119), 17-24 Psaume 118 (119), 17-24
III (Ghimel) III (Ghimel)
Bénefac servo tuo, et vivam * et custódiam sermónem tuum. Use de bonté envers Ton serviteur, afin que je vive; et j'observerai Ta parole.
Revéla óculos meos, * et considerábo mirabília de lege tua. Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de Ta loi.
Incola ego sum in terra, * non abscóndas a me præcépta tua. Je suis un étranger sur la terre: ne me cache pas Tes commandements.
Defécit ánima mea in desiderándo iudícia tua * in omni témpore. Mon âme est brisée par le désir, qui toujours la porte vers Tes préceptes.
Increpásti supérbos; * maledícti, qui errant a præcéptis tuis. Tu menaces les orgueilleux, ces maudits, qui s'égarent loin de Tes commandements.
Aufer a me oppróbrium et contémptum, * quia testimónia tua servávi. Eloigne de moi la honte et le mépris, car j'observe Tes enseignements.
Etsi príncipes sedent et advérsum me loquúntur, * servus tamen tuus exercétur in iustificatiónibus tuis. Que les princes siègent et parlent contre moi: Ton serviteur méditera Tes lois.
Nam et testimónia tua delectátio mea, * et consílium meum iustificatiónes tuæ. Oui, Tes enseignements font mes délices, ce sont les hommes de mon conseil.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Ant. 2 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 2 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 24 (25) Psaume 24 (25)
Imploratio veniæ et salutis Imploration pour la venue et le salut
Spes non confundit (Rom 5, 5). L'espérance ne confond pas (Rom 5, 5).
I I
Ad te, Dómine, levávi ánimam meam, * Deus meus, in te confído: non erubéscam. Vers Toi Seigneur, j'élève mon âme, mon Dieu. En Toi je me confie : que je n'aie pas de confusion !
Neque exsúltent super me inimíci mei, * étenim univérsi, qui sústinent te, non confundéntur. Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet ! Non, aucun de ceux qui espèrent en Toi ne sera confondu ;
Confundántur infidéliter agéntes * propter vanitátem. ceux là seront confondus qui sont infidèles sans cause.
Vias tuas, Dómine, demónstra mihi * et sémitas tuas édoce me. Seigneur, fais-moi connaître Tes voies, enseigne-moi Tes sentiers.
Dírige me in veritáte tua et doce me, quia tu es Deus salútis meæ, * et te sustínui tota die. Conduis-moi dans Ta vérité, et instruis-moi, car Tu es le Dieu de mon salut; tout le jour en Toi j'espère.
Reminíscere miseratiónum tuárum, Dómine, * et misericordiárum tuárum, quóniam a sæculo sunt. Souviens-Toi de Ta miséricorde, Seigneur, et de Ta bonté car elles sont éternelles.
Peccáta iuventútis meæ et delícta mea ne memíneris; secúndum misericórdiam tuam meménto mei tu, * propter bonitátem tuam, Dómine. Ne te souviens pas des péchés de ma jeunesse ni de mes transgressions; souviens-Toi de moi selon Ta miséricorde, à cause de Ta bonté, ô Seigneur,
Dulcis et rectus Dóminus, * propter hoc peccatóres viam docébit; le Seigneur est bon et droit; c'est pourquoi Il indique aux pécheurs la voie.
díriget mansuétos in iudício, * docébit mites vias suas. Il fait marcher les humbles dans la justice, il enseigne aux humbles Sa voie.
Univérsæ viæ Dómini misericórdia et véritas * custodiéntibus testaméntum eius et testimónia eius. Tous les sentiers du Seigneur sont miséricorde et fidélité, pour ceux qui gardent Son alliance et Ses commandements.
Propter nomen tuum, Dómine, propitiáberis peccáto meo: * multum est enim. A cause de Ton nom, le Seigneur, Tu pardonneras mon iniquité, car elle est grande.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Ant. 3 Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. 3 Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
II II
Quis est homo, qui timet Dóminum? * Docébit eum viam, quam éligat. Quel est l'homme qui craint le Seigneur? Le Seigneur lui montre la voie qu'il doit choisir.
Anima eius in bonis demorábitur, * et semen eius hereditábit terram. Son âme repose dans le bonheur, et sa postérité possédera le pays.
Familiáriter aget Dóminus cum timéntibus eum, * ut testaméntum suum maniféstet illis. La familiarité du Seigneur est pour ceux qui Le craignent; ll leur fait connaître les bénédictions de Son alliance.
Oculi mei semper ad Dóminum, * quóniam ipse evéllet de láqueo pedes meos. J'ai les yeux constamment tournés vers le Seigneur, car c'est Lui qui tirera mes pieds du lacet.
Réspice in me et miserére mei, * quia únicus et pauper sum ego. Regarde-moi et aie pitié de moi, car je suis délaissé et malheureux.
Diláta angústias cordis mei * et de necessitátibus meis érue me. Les angoisses de mon coeur se sont accrues : tire-moi de ma détresse !
Vide humilitátem meam et labórem meum * et dimítte univérsa delícta mea. Vois ma misère et ma peine, et pardonne tous mes péchés.
Réspice inimícos meos, quóniam multiplicáti sunt, * et ódio crudéli odérunt me. Vois combien sont nombreux mes ennemis, et quelle haine violente ils ont contre moi
Custódi ánimam meam et érue me; * non erubéscam, quóniam sperávi in te. Garde mon âme et sauve-moi ! Que je ne sois pas confus, car j'ai mis en Toi ma confiance!
Innocéntia et æquitas custódiant me, * quia sustínui te. Que l'innocence et la droiture me protègent, car j'espère en Toi.
Líbera, Deus, Israel * ex ómnibus tribulatiónibus suis. O Dieu, délivre Israël de toutes ses angoisses !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
Lectio brevis (Is 55, 6-7) Lecture brève (Is 55, 6-7)
Quærite Dóminum, dum inveníri potest; invocáte eum, dum prope est. Derelínquat ímpius viam suam, et vir iníquus cogitatiónes suas; et revertátur ad Dóminum, et miserébitur eius, et ad Deum nostrum, quóniam multus est ad ignoscéndum. Cherchez le Seigneur, pendant qu'on peut Le trouver ; Invoquez-Le, tandis qu'Il est près. Que le méchant abandonne sa voie, et le criminel ses pensées; qu'il revienne au Seigneur, et Il lui fera grâce ; à notre Dieu, car Il pardonne largement.
℣. Cor mundum crea in me, Deus.
℟. Et spíritum firmum ínnova in viscéribus meis.
℣. Créée en moi un coeur pur, ô Dieu.
℟. Et renouvelle un esprit droit dans mon sein.
Adésto, Dómine, supplícibus tuis, et spem suam in tua misericórdia collocántes tuére propítius, ut, a peccatórum labe mundáti, in sancta conversatióne permáneant, et promissiónis tuæ perficiántur herédes. Per Dóminum. Sois attentif à nos supplications, Seigneur, veille sur nous et protège-nous, car nous mettons notre espoir en Ta miséricorde ; désormais purifiés de nos péchés, nous pourrons mener une vie sainte et entrer en pleine possession de l'héritage que tu nous as promis.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Tertiam - psalmodia complementaria

A Tierce - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. 1 Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Psalmus 119 (120) Psaume 119 (120)
Desiderium pacis Désir de paix
In tribulatione patientes, orationi instantes (Rom 12, 12). Soyez patients dans l'affliction, assidus à la prière, (Rom 12, 12).
Ad Dóminum, cum tribulárer, clamávi, * et exaudívit me. Vers le Seigneur, dans ma détresse, j'ai crié, et Il m'a exaucé:
Dómine, líbera ánimam meam a lábiis mendácii, * a língua dolósa. « Seigneur, délivre mon âme de la lèvre de mensonge, de la langue astucieuse! »
Quid detur tibi aut quid apponátur tibi, * língua dolósa? Que te sera-t-il donné, quel sera ton profit, langue perfide?
Sagíttæ poténtis acútæ * cum carbónibus iuniperórum. Les flèches aiguës du Tout-puissant, avec les charbons ardents du genêt.
Heu mihi, quia peregrinátus sum in Mosoch, * habitávi ad tabernácula Cedar! Malheureux que je suis de séjourner dans Mések, d'habiter sous les tentes de Cédar !
Multum íncola fuit ánima mea * cum his, qui odérunt pacem. Trop longtemps j'ai demeuré avec ceux qui haïssent la paix.
Ego eram pacíficus; * cum loquébar, illi impugnábant me. Je suis un homme de paix et, quand je leur parle, ils sont pour la guerre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 2 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 120 (121) Psaume 120 (121)
Custos populi Garde du peuple
Non esurient amplius, neque sitient amplius, neque cadet super illos sol neque ullus æstus (Ap 7, 16). Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, la brûlure du soleil ne les accablera plus. (Ap 7, 16).
Levábo óculos meos in montes: * unde véniet auxílium mihi? Je lève les yeux vers les montagnes : d'où me viendra le secours?
Auxílium meum a Dómino, * qui fecit cælum et terram. Mon secours viendra du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Non dabit in commotiónem pedem tuum, * neque dormitábit, qui custódit te. Il ne permettra pas que ton pied trébuche; celui qui te garde ne sommeillera pas.
Ecce non dormitábit neque dórmiet, * qui custódit Israel. Non, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël.
Dóminus custódit te, † Dóminus umbráculum tuum, * ad manum déxteram tuam. Le Seigneur est ton gardien, le Seigneur est ton abri, toujours à ta droite.
Per diem sol non percútiet te, * neque luna per noctem. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit.
Dóminus custódiet te ab omni malo; * custódiet ánimam tuam Dóminus. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ton âme.
Dóminus custódiet intróitum tuum et éxitum tuum * ex hoc nunc et usque in sæculum Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, maintenant et à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 3 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 121 (122) Psaume 121 (122)
Civitas sancta Ierusalem La cité sainte de Jérusalem
Accessistis ad Sion montem et civitatem Dei viventis, Ierusalem cælestem (Hebr 12, 22). Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste (Hebr 12, 22).
Lætátus sum in eo quod dixérunt mihi: * «In domum Dómini íbimus» . J'ai été dans la joie quand on m'a dit: « Allons à la maison du Seigneur »
Stantes iam sunt pedes nostri * in portis tuis, Ierúsalem. Maintenant nos pieds se tiennent à tes portes, Jérusalem.
Ierúsalem, quæ ædificáta est ut cívitas, * sibi compácta in idípsum. Jérusalem, tu es bâtie comme une ville où tout se tient ensemble.
Illuc enim ascendérunt tribus, tribus Dómini, * testimónium Israel, ad confiténdum nómini Dómini. Là montent les tribus, les tribus du Seigneur, selon la loi d'Israël, pour louer le nom du Seigneur.
Quia illic sedérunt sedes ad iudícium, *sedes domus David. Là sont établis des sièges pour le jugement, les sièges de la maison de David.
Rogáte, quæ ad pacem sunt Ierúsalem: * «Secúri sint diligéntes te! Faites des voeux pour Jérusalem: « Qu'ils soient en sûreté ceux qui t'aiment !
Fiat pax in muris tuis, * et secúritas in túrribus tuis! ». Que la paix règne dans tes murs, la prospérité dans tes palais ! »
Propter fratres meos et próximos meos * loquar: «Pax in te! ». A cause de mes frères et de mes amis, je dis : «Paix sur toi ! ».
Propter domum Dómini Dei nostri * exquíram bona tibi. A cause de la maison du Seigneur, notre Dieu, je désire pour toi le bonheur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Messe du jeudi 11 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria V Jeudi
Ad Missam
A la Messe


Introitus Introït
Dan. 3, 31
OMNIA, quae fecísti nobis, Dómine, in vero iudício fecísti, quia peccávimus tibi, et mandátis tuis non obedívimus: sed da glóriam nómini tuo, et fac nobíscum secúndum multitúdinem misericórdiae tuae. Ps. 118, 1 Beáti immaculáti in via: qui ámbulant in lege Dómini. Omnia. Tout ce que Tu nous as fait, Seigneur, c’est par une justice véritable que Tu l’as fait ; car nous avons péché contre Toi et nous n’avons point obéi à Tes commandements : mais donne gloire à Ton nom et agis à notre égard selon la multitude de Tes miséricordes. Ps. Heureux ceux qui sont immaculés dans la voie, qui marchent dans la loi du Seigneur.
Collecta Collecte
Adésto, Dómine, supplícibus tuis, et spem suam in tua misericórdia collocántes tuére propítius, ut, a peccatórum labe mundáti, in sancta conversatióne permáneant, et promissiónis tuæ perficiántur herédes. Per Dóminum. Sois attentif à nos supplications, Seigneur, veille sur nous et protège-nous, car nous mettons notre espoir en Ta miséricorde ; désormais purifiés de nos péchés, nous pourrons mener une vie sainte et entrer en pleine possession de l'héritage que tu nous as promis.
Lectio I Ière lecture
Léctio libri Génesis (17,3-9)
In diébus illis: Cécidit Abram pronus in fáciem. Dixítque ei Deus: “Ecce pactum meum tecum. Erísque pater multárum géntium, nec ultra vocábitur nomen tuum Abram, sed Ábraham erit nomen tuum, quia patrem multárum géntium constítui te. Faciámque te créscere vehementíssime et ponam te in gentes; regésque ex te egrediéntur. Et státuam pactum meum inter me et te et inter semen tuum post te in generatiónibus suis fóedere sempitérno, ut sim Deus tuus et séminis tui post te. Dabóque tibi et sémini tuo post te terram peregrinatiónis tuae, omnem terram Chánaan in possessiónem aetérnam; eróque Deus eórum.” Dixit íterum Deus ad Ábraham: “Tu autem pactum meum custódies, et semen tuum post te in generatiónibus suis". En ces jours là : Abram se prosterna le visage à terre. Et Dieu lui dit: C'est Moi qui vous parle; Je ferai alliance avec vous, et vous serez le père de nations nombreuses. Vous ne vous appellerez plus Abram, mais vous vous appellerez Abraham; parce que Je vous ai établi pour être le père d'une multitude de nations. Je ferai croître votre race à l'infini; Je vous rendrai chef de nations, et des rois sortiront de vous. J'affermirai Mon alliance avec vous, et après vous avec votre race dans la suite de leurs générations, par un pacte éternel: afin que Je sois votre Dieu, et le Dieu de votre postérité après vous. Je vous donnerai, à vous et à votre race, la terre où vous demeurez maintenant comme étranger; tout le pays de Chanaan, comme une possession perpétuelle; et Je serai le Dieu de vos descendants. Dieu dit encore à Abraham: Vous garderez donc aussi Mon alliance, et votre postérité la gardera après vous de race en race.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias. Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Graduale Graduel
Ps. 30, 3
℟. Esto mihi in Deum protectórem, et in locum refúgii, ut salvum me fácias. ℣. Ps. 70, 1 Deus, in te sperávi: Dómine, non confúndar in aetérnum. ℟. Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge afin que Tu me sauves. ℣. O Dieu, j’ai espéré en Toi, Seigneur : que je ne sois pas à jamais confondu.
 Evangelium  Evangile
Io (8,51-59)
In illo tempore: Dixit Iesus Iudaeis: "Amen, amen dico vobis: Si quis sermónem meum serváverit, mortem non vidébit in aetérnum.” Dixérunt ergo ei Iudǽi: “Nunc cognóvimus quia daemónium habes. Ábraham mórtuus est et prophétae, et tu dicis: ‘Si quis sermónem meum serváverit, non gustábit mortem in aetérnum.’ Numquid tu maíor es patre nostro Ábraham, qui mórtuus est? Et prophétae mórtui sunt! Quem teípsum facis?” Respóndit Iésus: “Si ego glorífico meípsum, glória mea nihil est; est Pater meus, qui gloríficat me, quem vos dícitis: ‘Deus noster est!’, et non cognovístis eum. Ego autem novi eum. Et si díxero: Non scio eum, ero símilis vobis, mendax; sed scio eum et sermónem eíus servo. Ábraham pater vester exsultávit, ut vidéret diem meum; et vidit et gavísus est.” Dixérunt ergo Iudǽi ad eum: “Quinquagínta annos nondum habes et Ábraham vidísti?” Dixit eis Iésus: “Amen, amen dico vobis: Ántequam Ábraham fíeret, ego sum.” Tulérunt ergo lápides, ut iácerent in eum; Iésus autem abscóndit se et exívit de templo. En ce temps là : Jésus dit aux Juifs : En vérité, en vérité, Je vous le dis, si quelqu’un garde Ma parole, il ne verra jamais la mort. Les Juifs Lui dirent : Maintenant nous connaissons que Tu es possédé du démon. Abraham est mort, et les prophètes aussi ; et Tu dis : Si quelqu’un garde Ma parole, il ne goûtera jamais la mort. Es-Tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort, et que les prophètes, qui sont morts aussi ? Qui prétends-Tu être ? Jésus répondit : Si je Me glorifie Moi-même, Ma gloire n’est rien ; c’est Mon Père qui Me glorifie, Lui dont vous dites qu’Il est votre Dieu. Et vous ne Le connaissez pas ; mais Moi, Je Le connais ; et si Je disais que Je ne Le connais pas, Je serais semblable à vous, un menteur. Mais Je Le connais, et Je garde Sa parole. Abraham, votre père, a tressailli de joie, désirant voir Mon jour ; il l’a vu, et il s’est réjoui. Les Juifs lui dirent : Tu n’as pas encore cinquante ans, et Tu as vu Abraham ? Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, Je suis. Ils prirent donc des pierres, pour les jeter sur Lui ; mais Jésus se cacha, et sortit du temple.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Offertorium
Offertoire
Ps. 136, 1
Super flúmina Babylónis illic sédimus, et flévimus: dum recordarémur tui, Sion. Au bord des fleuves de Babylone, nous nous sommes assis, et nous avons pleuré en nous souvenant de toi, Sion.
Super oblataPrière sur les oblats
Stans postea in medio altaris, versus ad populum, extendens et iungens manus, dicit: Après cela, debout au centre de l'autel, tourné vers le peuple, en étendant puis joignant les mains, il dit :
Oráte, fratres, ut meum ac vestrum sacrifícium acceptábile fiat apud Deum Patrem omnipoténtem. Priez, mes frères, pour que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, puisse être agréé par Dieu le Père tout-puissant.
Populus surgit et respondet: Le peuple se lève et répond :
Suscípiat Dóminus sacrifícium de mánibus tuis ad laudem et glóriam nóminis sui, ad utilitátem quoque nostram totiúsque Ecclésiæ suæ sanctæ. Que le Seigneur reçoive de vos mains le sacrifice, à la louange et à la gloire de Son nom, et aussi pour notre bien et celui de toute Sa sainte Église.
Sacrifíciis præséntibus, quǽsumus, Dómine, placátus inténde, ut et conversióni nostræ profíciant et totíus mundi salúti. Per Christum.  
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Sursum corda.
℟. Habémus ad Dóminum.
℣. Grátias agámus Dómino Deo nostro.
℟. Dignum et iustum est.
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Haut les coeurs.
℟. Ils sont vers le Seigneur.
℣. Rendons-grâces au Seigneur notre Dieu.
℟. C'est digne et juste.
 PRÆFATIO I DE PASSIONE DOMINI  Ière PREFACE DE LA PASSION DU SEIGNEUR
De virtute Crucis De la force de la Croix
Sequens præfatio dicitur infra hebdomadam quintam Quadragesimæ, et in Missis de mysteriis Crucis et Passionis Domini. La préface suivante se dit pendant la cinquième semaine de Carême et dans les Messes de du mystère de la Croix et de la Passion du Seigneur.
Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere: Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus:
Quia per Fílii tui salutíferam passiónem sensum confiténdæ tuæ maiestátis totus mundus accépit, dum ineffábili crucis poténtia iudícium mundi et potéstas émicat Crucifíxi.
Unde et nos, Dómine, cum Angelis et Sanctis univérsis, tibi confitémur, in exsultatióne dicéntes:
Vraiment, il est digne et juste, équitable et salutaire, pour nous, toujours et partout de Te rendre grâces : Dieu éternel et tout-puissant :
Parce que dans la passion salvatrice de Ton Fils tout l'univers reçoit la proclamation de Ta majesté, et, par la puissance ineffable de la croix, le jugement du monde et et le pouvoir du Crucifié.
Dès lors, Seigneur, avec les anges et avec tous les saints, nous, T'acclamons en disant dans l'exultation :
Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth... Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu des Armées...
Communio Communion
Ps. 118, 49-50
Meménto verbi tui servo tuo, Dómine, in quo mihi spem dedísti: haec me consoláta est in humilitáte mea. Souviens-Toi, Seigneur, de Ta parole à Ton serviteur, de cette parole en laquelle Tu m’as donné l’espérance ; c’est elle qui m’a consolé dans mon humiliation.
Post communionem Post communion
Satiáti múnere salutári,tuam, Dómine, misericórdiam deprecámurut hoc eódem sacraménto, quo nos temporáliter végetas,effícias perpétuæ vitæ partícipes. Per Christum. Rassasiés par ces dons salutaires, Seigneur, nous implorons Ta miséricorde, afin que par ce même sacrement qui nous vivifie pour un temps, Tu nous rendes participants de la vie éternelle.
Ad dimissionem diaconus vel, eo deficiente, ipse sacerdos dicere potest invitationem:  Au renvoi, le diacre, ou sans lui, le prêtre lui-même peut dire l'invitation :
Inclináte vos ad benedictiónem. Inclinez-vous pour la bénédiction.
Deinde sacerdos, stans versus ad populum, et super illum manus extendens, dicit hanc orationem super populum: Puis le prêtre, debout et tourné vers le peuple, et les mains étendues sur lui, dit cette oraison sur le peuple :
 Oratio super populum (ad libitum adhibenda)  
Esto, quǽsumus, Dómine, propítius plebi tuæ, ut, de die in diem, quæ tibi non plácent réspuens, tuórum pótius repleátur delectatiónibus mandatórum. Per Christum. Nous T’en prions, Seigneur, sois bienveillant envers Ton peuple, afin que, rejetant jour après jour ce qui Te déplaît, il soit plutôt comblé des bienfaits de Ta loi.
Modifications aux messes lues :
 Ant. ad introitum  
Hebr 9, 15
Novi Testaménti mediátor est Christus, ut, morte intercedénte, repromissiónem accípiant, qui vocáti sunt ætérnæ hereditátis.
 Ant. ad communionem  
Rom 8, 32
Próprio Fílio suo non pepércit Deus, sed pro nobis ómnibus trádidit illum: cum illo ómnia nobis donávit.

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Office de sexte du jeudi 11 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria V Jeudi
Ad Sextam
Ad Sextam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Qua Christus hora sítiit C'est l'heure où le Christ eut soif,
crucem vel in qua súbiit, l'heure où Il monta sur la croix;
quos præstat in hac psállere qu'Il donne soif de la justice
ditet siti iustítiæ. à ceux qui Le chantent à cette heure.
Simul sit his esúries, Qu'ils ressentent aussi cette faim
quam ipse de se sátiet, que Lui seul peut rassasier;
crimen sit ut fastídium que le péché leur soit dégoût,
virtúsque desidérium. et la vertu tout leur désir.
Charísma Sancti Spíritus Qu'il répande le don du Saint-Esprit
sic ínfluat psalléntibus, sur ceux qui chantent,
ut carnis æstus frígeat pour tempérer l'ardeur de la chair
et mentis algor férveat. et réchauffer la froideur de l'âme.
Christum rogámus et Patrem, Implorons le Christ et le Père,
Christi Patrísque Spíritum; et l'Esprit du Père et du Fils;
unum potens per ómnia, ô Trinité, une et puissante,
fove precántes, Trínitas. Amen. daigne écouter ceux qui Te prient.
Ant. 1 Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. 1 Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Psalmus 118 (119), 17-24 Psaume 118 (119), 17-24
III (Ghimel) III (Ghimel)
Bénefac servo tuo, et vivam * et custódiam sermónem tuum. Use de bonté envers Ton serviteur, afin que je vive; et j'observerai Ta parole.
Revéla óculos meos, * et considerábo mirabília de lege tua. Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de Ta loi.
Incola ego sum in terra, * non abscóndas a me præcépta tua. Je suis un étranger sur la terre: ne me cache pas Tes commandements.
Defécit ánima mea in desiderándo iudícia tua * in omni témpore. Mon âme est brisée par le désir, qui toujours la porte vers Tes préceptes.
Increpásti supérbos; * maledícti, qui errant a præcéptis tuis. Tu menaces les orgueilleux, ces maudits, qui s'égarent loin de Tes commandements.
Aufer a me oppróbrium et contémptum, * quia testimónia tua servávi. Eloigne de moi la honte et le mépris, car j'observe Tes enseignements.
Etsi príncipes sedent et advérsum me loquúntur, * servus tamen tuus exercétur in iustificatiónibus tuis. Que les princes siègent et parlent contre moi: Ton serviteur méditera Tes lois.
Nam et testimónia tua delectátio mea, * et consílium meum iustificatiónes tuæ. Oui, Tes enseignements font mes délices, ce sont les hommes de mon conseil.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Ant. 2 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 2 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 24 (25) Psaume 24 (25)
Imploratio veniæ et salutis Imploration pour la venue et le salut
Spes non confundit (Rom 5, 5). L'espérance ne confond pas (Rom 5, 5).
I I
Ad te, Dómine, levávi ánimam meam, * Deus meus, in te confído: non erubéscam. Vers Toi Seigneur, j'élève mon âme, mon Dieu. En Toi je me confie : que je n'aie pas de confusion !
Neque exsúltent super me inimíci mei, * étenim univérsi, qui sústinent te, non confundéntur. Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet ! Non, aucun de ceux qui espèrent en Toi ne sera confondu ;
Confundántur infidéliter agéntes * propter vanitátem. ceux là seront confondus qui sont infidèles sans cause.
Vias tuas, Dómine, demónstra mihi * et sémitas tuas édoce me. Seigneur, fais-moi connaître Tes voies, enseigne-moi Tes sentiers.
Dírige me in veritáte tua et doce me, quia tu es Deus salútis meæ, * et te sustínui tota die. Conduis-moi dans Ta vérité, et instruis-moi, car Tu es le Dieu de mon salut; tout le jour en Toi j'espère.
Reminíscere miseratiónum tuárum, Dómine, * et misericordiárum tuárum, quóniam a sæculo sunt. Souviens-Toi de Ta miséricorde, Seigneur, et de Ta bonté car elles sont éternelles.
Peccáta iuventútis meæ et delícta mea ne memíneris; secúndum misericórdiam tuam meménto mei tu, * propter bonitátem tuam, Dómine. Ne te souviens pas des péchés de ma jeunesse ni de mes transgressions; souviens-Toi de moi selon Ta miséricorde, à cause de Ta bonté, ô Seigneur,
Dulcis et rectus Dóminus, * propter hoc peccatóres viam docébit; le Seigneur est bon et droit; c'est pourquoi Il indique aux pécheurs la voie.
díriget mansuétos in iudício, * docébit mites vias suas. Il fait marcher les humbles dans la justice, il enseigne aux humbles Sa voie.
Univérsæ viæ Dómini misericórdia et véritas * custodiéntibus testaméntum eius et testimónia eius. Tous les sentiers du Seigneur sont miséricorde et fidélité, pour ceux qui gardent Son alliance et Ses commandements.
Propter nomen tuum, Dómine, propitiáberis peccáto meo: * multum est enim. A cause de Ton nom, le Seigneur, Tu pardonneras mon iniquité, car elle est grande.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Ant. 3 Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. 3 Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
II II
Quis est homo, qui timet Dóminum? * Docébit eum viam, quam éligat. Quel est l'homme qui craint le Seigneur? Le Seigneur lui montre la voie qu'il doit choisir.
Anima eius in bonis demorábitur, * et semen eius hereditábit terram. Son âme repose dans le bonheur, et sa postérité possédera le pays.
Familiáriter aget Dóminus cum timéntibus eum, * ut testaméntum suum maniféstet illis. La familiarité du Seigneur est pour ceux qui Le craignent; ll leur fait connaître les bénédictions de Son alliance.
Oculi mei semper ad Dóminum, * quóniam ipse evéllet de láqueo pedes meos. J'ai les yeux constamment tournés vers le Seigneur, car c'est Lui qui tirera mes pieds du lacet.
Réspice in me et miserére mei, * quia únicus et pauper sum ego. Regarde-moi et aie pitié de moi, car je suis délaissé et malheureux.
Diláta angústias cordis mei * et de necessitátibus meis érue me. Les angoisses de mon coeur se sont accrues : tire-moi de ma détresse !
Vide humilitátem meam et labórem meum * et dimítte univérsa delícta mea. Vois ma misère et ma peine, et pardonne tous mes péchés.
Réspice inimícos meos, quóniam multiplicáti sunt, * et ódio crudéli odérunt me. Vois combien sont nombreux mes ennemis, et quelle haine violente ils ont contre moi
Custódi ánimam meam et érue me; * non erubéscam, quóniam sperávi in te. Garde mon âme et sauve-moi ! Que je ne sois pas confus, car j'ai mis en Toi ma confiance!
Innocéntia et æquitas custódiant me, * quia sustínui te. Que l'innocence et la droiture me protègent, car j'espère en Toi.
Líbera, Deus, Israel * ex ómnibus tribulatiónibus suis. O Dieu, délivre Israël de toutes ses angoisses !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
Lectio brevis (Deut 30, 2-3a) Lecture brève (Deut 30, 2-3a)
Cum revérsus fúeris ad Dóminum Deum tuum et oboedíeris eius impériis, secúndum ómnia quæ ego hódie præcípio tibi, cum fíliis tuis in toto corde tuo et in tota ánima tua, redúcet Dóminus Deus tuus captivitátem tuam ac miserébitur tui. Si tu reviens au Seigneur, ton Dieu, et que tu obéis à Sa voix, toi et tes enfants, de tout ton coeur et de toute ton âme, selon tout ce que Je te prescris aujourd'hui, alors le Seigneur, ton Dieu, ramènera tes captifs et aura compassion de toi.
℣. Avérte fáciem tuam a peccátis meis.
℟. Et omnes iniquitátes meas dele.
℣. Détourne Ta face de mes péchés,
℟. Et efface toutes mes iniquités.
Adésto, Dómine, supplícibus tuis, et spem suam in tua misericórdia collocántes tuére propítius, ut, a peccatórum labe mundáti, in sancta conversatióne permáneant, et promissiónis tuæ perficiántur herédes. Per Dóminum. Sois attentif à nos supplications, Seigneur, veille sur nous et protège-nous, car nous mettons notre espoir en Ta miséricorde ; désormais purifiés de nos péchés, nous pourrons mener une vie sainte et entrer en pleine possession de l'héritage que tu nous as promis.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Sextam - psalmodia complementaria

A Sexte - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. 1 Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Psalmus 122 (123) Psaume 122 (123)
Dominus fiducia populi Le Seigneur, confiance du peuple
Duo cæci... clamaverunt: «Domine, miserere nostri, Fili David» (Mt 20, 30). Deux aveugles crièrent « Seigneur, aie pitié de nous, Fils de David » (Mt 20, 30).
Ad te levávi óculos meos, * qui hábitas in cælis. J'élève mes yeux vers Toi, ô toi qui siège dans les cieux!
Ecce sicut óculi servórum ad manus dominórum suórum, * sicut óculi ancíllæ ad manus dóminæ suæ, Comme l'oeil du serviteur est fixé sur la main de son maître, et l'oeil de la servante sur la main de sa maîtresse,
ita óculi nostri ad Dóminum Deum nostrum, * donec misereátur nostri. ainsi nos yeux sont fixés sur le Seigneur, notre Dieu, jusqu'à ce qu'Il ait pitié de nous.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri, * quia multum repléti sumus despectióne; Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car nous n'avons été que trop rassasiés d'opprobres.
quia multum repléta est ánima nostra * derisióne abundántium et despectióne superbórum. Notre âme n'a été que trop rassasiée de la moquerie des superbes, du mépris des orgueilleux.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 2 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 123 (124) Psaume 123 (124)
Adiutorium nostrum in nomine Domini Notre secours est dans le nom du Seigneur
Dixit Dominus Paulo: «Noli timere ... quia ego sum tecum» (Act 18, 9-10). Le Seigneur dit à Paul : « ne crains pas ... Je suis avec toi» (Act 18, 9-10).
Nisi quia Dóminus erat in nobis, dicat nunc Israel, † nisi quia Dóminus erat in nobis, * cum exsúrgerent hómines in nos: Si le Seigneur n'eût été pour nous, qu'Israël le proclame, si le Seigneur n'eût été pour nous, quand les hommes se sont élevés contre nous.
forte vivos deglutíssent nos, * cum irascerétur furor eórum in nos. Ils nous auraient dévorés tout vivants, quand leur colère s'est allumée contre nous.
Fórsitan aqua absorbuísset nos, † torrens pertransísset ánimam nostram * fórsitan pertransíssent ánimam nostram aquæ intumescéntes. Les eaux nous auraient engloutis, le torrent eût passé sur notre âme; sur notre âme auraient passé les eaux impétueuses.
Benedíctus Dóminus; * qui non dedit nos in direptiónem déntibus eórum. Béni soit le Seigneur, qui ne nous a pas livrés à leurs dents.
Anima nostra sicut passer erépta est * de láqueo venántium: Notre âme, comme le passereau, s'est échappée du filet de l'oiseleur :
láqueus contrítus est, * et nos erépti sumus. le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Adiutórium nostrum in nómine Dómini, * qui fecit cælum et terram. Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. 3 Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
Psalmus 124 (125) Psaume 124 (125)
Dominus custos populi sui Le Seigneur prend soin de son peuple
Pax super Israel Dei (Gal 6, 16). La paix de Dieu sur Israël (Gal 6, 16).
Qui confídunt in Dómino sicut mons Sion: * non commovébitur, in ætérnum manet. Ceux qui se confient dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion: elle ne chancelle point, elle est établie pour toujours.
Ierúsalem, montes in circúitu eius, † et Dóminus in circúitu pópuli sui * ex hoc nunc et usque in sæculum. Jérusalem a autour d'elle une ceinture de montagnes: ainsi le Seigneur entoure Son peuple, dès maintenant et à jamais.
Quia non requiéscet virga iniquitátis super sortem iustórum, * ut non exténdant iusti ad iniquitátem manus suas. Le sceptre des méchants ne restera pas sur l'héritage des justes, afin que les justes ne portent pas aussi leurs mains vers l'iniquité.
Bénefac, Dómine, bonis * et rectis corde. Seigneur, répands Tes bontés sur les bons, et sur ceux qui ont le coeur droit.
Declinántes autem per vias pravas † addúcet Dóminus cum operántibus iniquitátem. * Pax super Israel! Mais sur ceux qui se détournent en des voies tortueuses, que le Seigneur les abandonne avec ceux qui font le mal. Paix sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Office de none du jeudi 11 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria V Jeudi
Ad Nonam
Ad Nonam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Ternis ter horis númerus Quand nous célébrons le mystère
nobis sacrátus pánditur, qui consacre la neuvième heure,
sanctóque Iesu nómine par le très saint Nom de Jésus
munus precémur véniæ. implorons l'octroi du pardon.
Latrónis, en, conféssio Si la confession du larron
Christi merétur grátiam; lui valut la grâce du Christ,
laus nostra vel devótio que notre zèle et nos louanges
mercétur indulgéntiam. obtiennent pour nous l'indulgence.
Mors per crucem nunc ínterit Ici, la croix défait la mort,
et post tenébras lux redit; et le jour revient après l'ombre;
horror dehíscat críminum, que cède la nuit du péché,
splendor nitéscat méntium. que brille l'éclat de nos âmes!
Christum rogámus et Patrem, Nous prions le Christ et le Père,
Christi Patrísque Spíritum; et l'Esprit du Père et du Christ:
unum potens per ómnia, ô Trinité une et puis­sante,
fove precántes, Trínitas. Amen. daigne écouter ceux qui te prient.
Ant. 1 Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. 1 Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Psalmus 118 (119), 17-24 Psaume 118 (119), 17-24
III (Ghimel) III (Ghimel)
Bénefac servo tuo, et vivam * et custódiam sermónem tuum. Use de bonté envers Ton serviteur, afin que je vive; et j'observerai Ta parole.
Revéla óculos meos, * et considerábo mirabília de lege tua. Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de Ta loi.
Incola ego sum in terra, * non abscóndas a me præcépta tua. Je suis un étranger sur la terre: ne me cache pas Tes commandements.
Defécit ánima mea in desiderándo iudícia tua * in omni témpore. Mon âme est brisée par le désir, qui toujours la porte vers Tes préceptes.
Increpásti supérbos; * maledícti, qui errant a præcéptis tuis. Tu menaces les orgueilleux, ces maudits, qui s'égarent loin de Tes commandements.
Aufer a me oppróbrium et contémptum, * quia testimónia tua servávi. Eloigne de moi la honte et le mépris, car j'observe Tes enseignements.
Etsi príncipes sedent et advérsum me loquúntur, * servus tamen tuus exercétur in iustificatiónibus tuis. Que les princes siègent et parlent contre moi: Ton serviteur méditera Tes lois.
Nam et testimónia tua delectátio mea, * et consílium meum iustificatiónes tuæ. Oui, Tes enseignements font mes délices, ce sont les hommes de mon conseil.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Ant. 2 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 2 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 24 (25) Psaume 24 (25)
Imploratio veniæ et salutis Imploration pour la venue et le salut
Spes non confundit (Rom 5, 5). L'espérance ne confond pas (Rom 5, 5).
I I
Ad te, Dómine, levávi ánimam meam, * Deus meus, in te confído: non erubéscam. Vers Toi Seigneur, j'élève mon âme, mon Dieu. En Toi je me confie : que je n'aie pas de confusion !
Neque exsúltent super me inimíci mei, * étenim univérsi, qui sústinent te, non confundéntur. Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet ! Non, aucun de ceux qui espèrent en Toi ne sera confondu ;
Confundántur infidéliter agéntes * propter vanitátem. ceux là seront confondus qui sont infidèles sans cause.
Vias tuas, Dómine, demónstra mihi * et sémitas tuas édoce me. Seigneur, fais-moi connaître Tes voies, enseigne-moi Tes sentiers.
Dírige me in veritáte tua et doce me, quia tu es Deus salútis meæ, * et te sustínui tota die. Conduis-moi dans Ta vérité, et instruis-moi, car Tu es le Dieu de mon salut; tout le jour en Toi j'espère.
Reminíscere miseratiónum tuárum, Dómine, * et misericordiárum tuárum, quóniam a sæculo sunt. Souviens-Toi de Ta miséricorde, Seigneur, et de Ta bonté car elles sont éternelles.
Peccáta iuventútis meæ et delícta mea ne memíneris; secúndum misericórdiam tuam meménto mei tu, * propter bonitátem tuam, Dómine. Ne te souviens pas des péchés de ma jeunesse ni de mes transgressions; souviens-Toi de moi selon Ta miséricorde, à cause de Ta bonté, ô Seigneur,
Dulcis et rectus Dóminus, * propter hoc peccatóres viam docébit; le Seigneur est bon et droit; c'est pourquoi Il indique aux pécheurs la voie.
díriget mansuétos in iudício, * docébit mites vias suas. Il fait marcher les humbles dans la justice, il enseigne aux humbles Sa voie.
Univérsæ viæ Dómini misericórdia et véritas * custodiéntibus testaméntum eius et testimónia eius. Tous les sentiers du Seigneur sont miséricorde et fidélité, pour ceux qui gardent Son alliance et Ses commandements.
Propter nomen tuum, Dómine, propitiáberis peccáto meo: * multum est enim. A cause de Ton nom, le Seigneur, Tu pardonneras mon iniquité, car elle est grande.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Ant. 3 Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. 3 Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
II II
Quis est homo, qui timet Dóminum? * Docébit eum viam, quam éligat. Quel est l'homme qui craint le Seigneur? Le Seigneur lui montre la voie qu'il doit choisir.
Anima eius in bonis demorábitur, * et semen eius hereditábit terram. Son âme repose dans le bonheur, et sa postérité possédera le pays.
Familiáriter aget Dóminus cum timéntibus eum, * ut testaméntum suum maniféstet illis. La familiarité du Seigneur est pour ceux qui Le craignent; ll leur fait connaître les bénédictions de Son alliance.
Oculi mei semper ad Dóminum, * quóniam ipse evéllet de láqueo pedes meos. J'ai les yeux constamment tournés vers le Seigneur, car c'est Lui qui tirera mes pieds du lacet.
Réspice in me et miserére mei, * quia únicus et pauper sum ego. Regarde-moi et aie pitié de moi, car je suis délaissé et malheureux.
Diláta angústias cordis mei * et de necessitátibus meis érue me. Les angoisses de mon coeur se sont accrues : tire-moi de ma détresse !
Vide humilitátem meam et labórem meum * et dimítte univérsa delícta mea. Vois ma misère et ma peine, et pardonne tous mes péchés.
Réspice inimícos meos, quóniam multiplicáti sunt, * et ódio crudéli odérunt me. Vois combien sont nombreux mes ennemis, et quelle haine violente ils ont contre moi
Custódi ánimam meam et érue me; * non erubéscam, quóniam sperávi in te. Garde mon âme et sauve-moi ! Que je ne sois pas confus, car j'ai mis en Toi ma confiance!
Innocéntia et æquitas custódiant me, * quia sustínui te. Que l'innocence et la droiture me protègent, car j'espère en Toi.
Líbera, Deus, Israel * ex ómnibus tribulatiónibus suis. O Dieu, délivre Israël de toutes ses angoisses !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
Lectio brevis (Hebr 10, 35-36) Lecture brève (Hebr 10, 35-36)
Nolíte abícere confidéntiam vestram, quæ magnam habet remuneratiónem; patiéntia enim vobis necessária est, ut voluntátem Dei faciéntes reportétis promissiónem. N'abandonnez donc pas votre assurance; une grande récompense y est attachée.Car la persévérance vous est nécessaire afin que, après avoir fait la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.
℣. Sacrifícium Deo spíritus contribulátus.
℟. Cor contrítum et humiliátum, Deus, non despícies.
℣. Le sacrifice digne de Dieu, c'est un esprit brisé;
℟. Tu ne mépriseras pas, ô Dieu, un coeur contrit et humilié.
Adésto, Dómine, supplícibus tuis, et spem suam in tua misericórdia collocántes tuére propítius, ut, a peccatórum labe mundáti, in sancta conversatióne permáneant, et promissiónis tuæ perficiántur herédes. Per Dóminum. Sois attentif à nos supplications, Seigneur, veille sur nous et protège-nous, car nous mettons notre espoir en Ta miséricorde ; désormais purifiés de nos péchés, nous pourrons mener une vie sainte et entrer en pleine possession de l'héritage que tu nous as promis.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Nonam - psalmodia complementaria

A None - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. 1 Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Psalmus 125 (126) Psaume 125 (126)
Gaudium et spes in Deo Joie et espoir dans le Seigneur
Sicuti socii passionum estis, sic eritis et consolationis (2 Cor 1, 7). Comme vous avez part aux souffrances, vous avez aussi part à la consolation (2 Cor 1, 7).
In converténdo Dóminus captivitátem Sion, * facti sumus quasi somniántes. Quand le Seigneur ramena les captifs de Sion, nous étions presque en rêve.
Tunc replétum est gáudio os nostrum, * et língua nostra exsultatióne. Alors notre bouche fut remplie de chants de joie, et notre langue de cris d'allégresse.
Tunc dicébant inter gentes: * «Magnificávit Dóminus fácere cum eis». Alors on disait parmi les nations: « Le Seigneur a fait de grandes choses pour eux. »
Magnificávit Dóminus fácere nobíscum; * facti sumus lætántes. Le Seigneur a fait pour nous de grandes choses; nous en avons été remplis de joie.
Convérte, Dómine, captivitátem nostram, * sicut torréntes in austro. Ramène, Seigneur, nos captifs, comme un torrent dans le pays du midi.
Qui séminant in lácrimis, * in exsultatióne metent. Ceux qui sèment dans les larmes * moissonneront dans l'allégresse.
Eúntes ibant et flebant * semen spargéndum portántes; Ils allaient et venaient en pleurant, tandis qu'ils jetaient leurs semences :
veniéntes autem vénient in exsultatióne * portántes manípulos suos. ils reviendront avec allégresse, chargés de leurs gerbes.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 2 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 126 (127) Psaume 126 (127)
Vanus labor sine Domino Sans le Seigneur, le travail est vain
Dei ædificatio estis (1 Cor 3, 9). En Dieu, vous êtes édifiés (1 Cor 3, 9).
Nisi Dóminus ædificáverit domum, * in vanum labórant, qui ædíficant eam. Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent.
Nisi Dóminus custodíerit civitátem, * frustra vígilat, qui custódit eam. Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes.
Vanum est vobis ante lucem súrgere † et sero quiéscere, qui manducátis panem labóris, * quia dabit diléctis suis somnum. C'est en vain que vous vous levez avant le jour, et que vous retardez votre repos, mangeant le pain de la douleur : il en donne autant à son bien-aimé pendant son sommeil.
Ecce heréditas Dómini fílii, * merces fructus ventris. Voici, c'est un héritage du Seigneur, que les enfants, une récompense, que les fruits d'un sein fécond.
Sicut sagíttæ in manu poténtis, * ita fílii iuventútis. Comme les flèches dans la main d'un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse.
Beátus vir, qui implévit pháretram suam ex ipsis: * non confudétur, cum loquétur inimícis suis in porta. Heureux l'homme qui en a rempli son carquois. Ils ne rougiront pas quand ils répondront aux ennemis, à la porte de la ville.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. 3 Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
Psalmus 127 (128) Psaume 127 (128)
Pax domestica in Domino Paix domestique dans le Seigneur
«Benedicat te Dominus ex Sion», id est: ex Ecclesia sua (Arnobius). «Que le Seigneur te bénisse de Sion », c'est à dire : de Son Eglise (Arnobius).
Beátus omnis, qui timet Dóminum, * qui ámbulat in viis eius. Heureux l'homme qui craint le Seigneur, qui marche dans Ses voies.
Labóres mánuum tuárum manducábis, * beátus es, et bene tibi erit. Tu te nourris alors du travail de tes mains; tu es heureux et comblé de biens.
Uxor tua sicut vitis fructífera * in latéribus domus tuæ; Ton épouse est comme une vigne féconde, dans l'intérieur de ta maison ;
fílii tui sicut novéllæ olivárum * in circúitu mensæ tuæ. tes fils, comme de jeunes plants d'olivier, autour de ta table.
Ecce sic benedicétur homo, * qui timet Dóminum. Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur.
Benedícat tibi Dóminus ex Sion, * et vídeas bona Ierúsalem ómnibus diébus vitæ tuæ; Que le Seigneur te bénisse de Sion, puisses-tu voir Jérusalem florissante tous les jours de ta vie ;
et vídeas fílios filiórum tuórum. * Pax super Israel! Puisses-tu voir les enfants de tes enfants. Que la paix soit sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Vêpres du jeudi 11 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria V Jeudi
Ad Vesperas
Aux Vêpres
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Vexílla regis pródeunt, Les étendards du Roi s'avancent,
fulget crucis mystérium, Mystère éclatant de la croix !
quo carne carnis cónditor Au gibet fut pendue la chair
suspénsus est patíbulo; Du Créateur de toute chair.
Quo, vulnerátus ínsuper C'est là qu'Il reçut la blessure
mucróne diro lánceæ, D'un coup de lance très cruel,
ut nos laváret crímine, Et fit sourdre le sang et l'eau
manávit unda et sánguine. Pour nous laver de nos péchés.
Arbor decóra et fúlgida, Arbre dont la beauté rayonne,
ornáta regis púrpura, Paré de la pourpre du Roi,
elécta digno stípite D'un bois si beau qu'il fut choisi
tam sancta membra tángere! Pour toucher ses membres très saints !
Beáta, cuius brácchiis Arbre bienheureux, à tes branches
sæcli pepéndit prétium; La rançon du monde a pendu !
statéra facta est córporis Tu devins balance d'un corps
prædam tulítque tártari. Et ravis leur proie aux enfers !
Salve, ara, salve, víctima, Salut, autel ! Salut, victime
de passiónis glória, De la glorieuse passion !
qua Vita mortem pértulit La vie qui supporta la mort
et morte vitam réddidit! Par la mort a rendu la vie !
O crux, ave, spes única! O croix, salut, espoir unique !
hoc passiónis témpore En ces heures de la passion!
piis adáuge grátiam Augmente les grâces des saints,
reísque dele crímina. Remets les fautes des pécheurs.
Te, fons salútis, Trínitas, Trinité, source salutaire,
colláudet omnis spíritus; Que Te célèbre tout esprit !
quos per crucis mystérium Ceux que Tu sauves par la croix,
salvas, fove per sæcula. Amen. Protège-les à tout jamais.
Ant. 1 Clamávi ad te, et sanásti me, Dómine; in ætérnum confitébor tibi.Ant. 1 J'ai crié vers Toi, et Tu m'as guéri, Seigneur ; pour l'éternité je Te louerai.
Psalmus 29 (30) Psaume 29 (30)
Gratiarum actio pro liberatione a morte Action de grâce pour la délivrance de la mort.
Christus post resurrectionem gloriosam Patri gratias agit (Cassiodorus). Le Christ, après la résurrection, rendit gloire au Père (Cassiodorus).
Exaltábo te, Dómine, quóniam extraxísti me, * nec delectásti inimícos meos super me. Je T'exalte, Seigneur, car Tu m'as relevé, Tu n'as pas réjoui mes ennemis à mon sujet.
Dómine Deus meus, clamávi ad te, * et sanásti me. Seigneur, mon Dieu, j'ai crié vers Toi et Tu m'as guéri.
Dómine, eduxísti ab inférno ánimam meam, * vivificásti me, ut non descénderem in lacum. Seigneur, Tu as fait remonter mon âme du schéol, Tu m'as rendu la vie, loin de ceux qui descendent dans la fosse.
Psállite Dómino, sancti eius, * et confitémini memóriæ sanctitátis eius, Chantez le Seigneur, vous Ses fidèles, célébrez Son saint souvenir !
quóniam ad moméntum indignátio eius * et per vitam volúntas eius. Car Sa colère dure un instant, mais Sa grâce toute la vie ;
Ad vésperum demorátur fletus, * ad matutínum lætítia. le soir viennent les pleurs, et le matin l'allégresse.
Ego autem dixi in securitáte mea: * «Non movébor in ætérnum». Je disais dans ma sécurité : " Je ne serai jamais ébranlé ! "
Dómine, in voluntáte tua * præstitísti decóri meo virtútem; Seigneur, par Ta grâce Tu avais affermi ma montagne;
avertísti fáciem tuam a me, * et factus sum conturbátus. Tu as caché Ta face, et j'ai été troublé.
Ad te, Dómine, clamábam * et ad Deum meum deprecábar. Seigneur, j'ai crié vers Toi, j'ai imploré le Seigneur
Quæ utílitas in sánguine meo, * dum descéndo in corruptiónem? Que gagnes-Tu à verser mon sang; à me faire descendre dans la fosse ?
Numquid confitébitur tibi pulvis * aut annuntiábit veritátem tuam? La poussière chantera-t-elle Tes louanges, annoncera-t-elle Ta vérité ?
Audívit Dóminus et misértus est mei, * Dóminus factus est adiútor meus. Ecoute, Seigneur, sois-moi propice; Seigneur, viens à mon secours !
Convertísti planctum meum in choros mihi, * conscidísti saccum meum et accinxísti me lætítia, Et Tu as changé mes lamentations en allégresse, Tu as délié mon sac et Tu m'as ceint de joie,
ut cantet tibi glória mea et non táceat. * Dómine Deus meus, in ætérnum confitébor tibi. afin que mon âme Te chante et ne se taise pas. Seigneur, mon Dieu, à jamais je Te louerai.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Clamávi ad te, et sanásti me, Dómine; in ætérnum confitébor tibi.Ant. J'ai crié vers Toi, et Tu m'as guéri, Seigneur ; pour l'éternité je Te louerai.
Ant. 2 Beátus vir, cui non imputávit Dóminus peccátum.Ant. 2 Heureux celui à qui Dieu n'impute pas son péché.
Psalmus 31 (32) Psaume 31 (32)
Beatus, cui remissa est iniquitas Heureux celui dont l'iniquité est remise
David dicit beatitudinem hominis, cui Deus reputat iustitiam sine operibus (Rom 4, 6). David proclame heureux l'homme à qui Dieu impute la justice indépendamment des oeuvres (Rom 4, 6).
Beátus, cui remíssa est iníquitas * et obtéctum est peccátum. Heureux celui dont la transgression a été remise, dont le péché est pardonné !
Beátus vir, cui non imputávit Dóminus delíctum, * nec est in spíritu eius dolus. Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas l'iniquité, et dans l'esprit duquel il n'y a point de fraude !
Quóniam tácui, inveteravérunt ossa mea, * dum rugírem tota die. Tant que je me suis tu, mes os se consumaient dans mon gémissement, chaque jour.
Quóniam die ac nocte graváta est super me manus tua, * immutátus est vigor meus in ardóribus æstátis. Car jour et nuit Ta main s'appesantissait sur moi ; la sève de ma vie se desséchait aux ardeurs de l'été.
Peccátum meum cógnitum tibi feci * et delíctum meum non abscóndi. Je T'ai fait connaître mon péché je n'ai point caché mon iniquité ;
Dixi: «Confitébor advérsum me iniquitátem meam Dómino». * Et tu remisísti impietátem peccáti mei. j'ai dit " Je veux confesser au Seigneur mes transgressions " et Toi, Tu as remis l'iniquité de mon péché.
Propter hoc orábit ad te omnis sanctus * in témpore opportúno. Que tout homme pieux Te prie donc au temps favorable !
Et in dilúvio aquárum multárum * ad eum non approximábunt. quand les grandes eaux déborderont, elles ne l'atteindront point.
Tu es refúgium meum, a tribulatióne conservábis me; * exsultatiónibus salútis circúmdabis me. Tu es mon asile, Tu me préserveras de la détresse; Tu m'entoureras de chants de délivrance.
Intelléctum tibi dabo et ínstruam te in via, qua gradiéris; * firmábo super te óculos meos. "Je t'instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; je serai ton conseiller, mon oeil sera sur toi. "
Nolíte fíeri sicut equus et mulus, * quibus non est intelléctus; Ne soyez pas comme le cheval ou le mulet sans intelligence ;
in camo et freno si accédis ad constringéndum, * non appróximant ad te. il faut les gouverner avec le mors et le frein, autrement, ils n'obéissent pas.
Multi dolóres ímpii, * sperántem autem in Dómino misericórdia circúmdabit. De nombreuses douleurs sont la part du méchant. Mais celui qui se confie dans le Seigneur est environné de Sa grâce.
Lætámini in Dómino et exsultáte, iusti, * et gloriámini, omnes recti corde Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur et soyez dans l'allégresse ! Poussez des cris de joie, vous tous qui avez le coeur droit !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Beátus vir, cui non imputávit Dóminus peccátum.Ant. Heureux celui à qui Dieu n'impute pas son péché.
Ant. 3 Dedit ei Dóminus potestátem et honórem et regnum, et omnes pópuli ipsi sérvient.Ant. 3 Il fut donné au Seigneur domination, gloire et règne, et tous les peuples Le servirent.
Canticum (Ap 11, 17-18; 12, 10 b-12 a) NT10 Cantique (Ap 11, 17-18; 12, 10 b-12 a) NT10
De iudicio Dei Le jugement de Dieu
Grátias ágimus tibi, * Dómine Deus omnípotens, A Toi, nous rendons grâce, Seigneur, Dieu de l'univers,
qui es et qui eras, * quia accepísti virtútem tuam magnam et regnásti. Toi qui es, Toi qui étais Tu as saisi Ta grande puissance et pris possession de Ton règne.
Et irátæ sunt gentes, * et advénit ira tua, et tempus mortuórum iudicári, Les peuples s'étaient mis en colère, alors, Ta colère est venue et le temps du jugement pour les morts,
et réddere mercédem servis tuis prophétis et sanctis * et timéntibus nomen tuum, pusíllis et magnis. le temps de récompenser Tes serviteurs, les saints, les prophètes, ceux qui craignent Ton nom, les petits et les grands.
Nunc facta est salus et virtus et regnum Dei nostri * et potéstas Christi eius, Maintenant voici le salut et le règne et la puissance de notre Dieu, voici le pouvoir de Son Christ.
quia proiéctus est accusátor fratrum nostrórum, * qui accusábat illos ante conspéctum Dei nostri die ac nocte. Car l'accusateur de nos frères est rejeté, Lui qui les accusait, jour et nuit, devant notre Dieu.
Et ipsi vicérunt illum propter sánguinem Agni * et propter verbum testimónii sui; Ils l'ont vaincu par le sang de l'Agneau par la parole dont ils furent les témoins ;
et non dilexérunt ánimam suam * usque ad mortem. renonçant à l'amour d'eux-mêmes, jusqu'à mourir.
Proptérea lætámini, cæli * et qui habitátis in eis. Soyez donc dans la joie, cieux, et vous, habitants des cieux.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dedit ei Dóminus potestátem et honórem et regnum, et omnes pópuli ipsi sérvient.Ant. Il fut donné au Seigneur domination, gloire et règne, et tous les peuples Le servirent.
Lectio brevis (Hebr 13, 12-15) Lecture brève (Hebr 13, 12-15)
Iesus, ut sanctificáret per suum sánguinem pópulum, extra portam passus est. Exeámus ígitur ad eum extra castra, impropérium eius portántes; non enim habémus hic manéntem civitátem, sed futúram inquírimus. Per ipsum ergo offerámus hóstiam laudis semper Deo, id est fructum labiórum confiténtium nómini eius. C'est pour cela que Jésus aussi, devant sanctifier le peuple par Son sang, a souffert hors de la porte. Donc, pour aller à Lui, sortons hors du camp, en portant Son opprobre. Car nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir. Que ce soit donc par Lui que nous offrions sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-à- dire le fruit de lèvres qui célèbrent Son nom.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Ego dixi: Dómine, * Miserére mei. Ego.
℣. Sana ánimam meam, quia peccávi tibi.* Miserére mei. Glória Patri. Ego.
℟. J'ai dit : Seigneur, * aie pitié de moi. J'ai dit. ℣. Guéris mon âme, car j'ai péché contre Toi.* Aie pitié de moi. Gloire au Père. J'ai dit.
Ant. Quinquagínta annos nondum habes et Abraham vidísti? Amen dico vobis, ántequam Abraham fíeret, ego sum.Ant. Tu n'as pas encore cinquante ans, et Tu as vu Abraham? En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fut, Je suis.
Canticum Evangelicum (Lc 1, 46-55) Cantique évangélique (Lc 1,46-55)
Exultatio animæ in Domino Exultation de l'âme dans le Seigneur
Magníficat * ánima mea Dóminum, Mon âme glorifie le Seigneur,
et exsultávit spíritus meus * in Deo salvatóre meo, et mon esprit a tressailli d'allégresse en Dieu mon Sauveur,
quia respéxit humilitátem ancíllæ suæ.* Ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generationes, parce qu'Il a pris en considération l'humilité de Sa servante. Car voici que, désormais, toutes les générations me diront bienheureuse,
quia fecit mihi magna, qui potens est, * et sanctum nomen eius, parce que Celui qui est puissant a fait en moi de grandes choses, et Son nom est saint;
et misericórdia eius in progénies et progénies* timéntibus eum. et Sa miséricorde se répand d'âge en âge sur ceux qui Le craignent.
Fecit poténtiam in bráchio suo, * dispérsit supérbos mente cordis sui; Il a déployé la force de Son bras, Il a dispersé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur.
depósuit poténtes de sede * et exaltávit húmiles; Il a renversé les puissants de leur trône, et Il a élevé les humbles.
esuriéntes implévit bonis * et dívites dimísit inánes. Il a rempli de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches les mains vides.
Suscépit Israel púerum suum,* recordátus misericórdiæ, Il a relevé Israël, Son serviteur, Se souvenant de Sa miséricorde:
sicut locútus est ad patres nostros,* Abraham et sémini eius in sæcula. selon ce qu'Il avait dit à nos pères, à Abraham et à sa race pour toujours.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Quinquagínta annos nondum habes et Abraham vidísti? Amen dico vobis, ántequam Abraham fíeret, ego sum.Ant. Tu n'as pas encore cinquante ans, et Tu as vu Abraham? En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fut, Je suis.
PrecesPrières litaniques
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Adésto, Dómine, supplícibus tuis, et spem suam in tua misericórdia collocántes tuére propítius, ut, a peccatórum labe mundáti, in sancta conversatióne permáneant, et promissiónis tuæ perficiántur herédes. Per Dóminum. Sois attentif à nos supplications, Seigneur, veille sur nous et protège-nous, car nous mettons notre espoir en Ta miséricorde ; désormais purifiés de nos péchés, nous pourrons mener une vie sainte et entrer en pleine possession de l'héritage que tu nous as promis.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Complies du jeudi 11 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria V Jeudi
Ad Completorium
Aux Complies
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Conscientia discussio, quam sequi potest actus poenitentialis ut in Missa. Examen de conscience, qui peut être suivi d'un acte de pénitence comme à la Messe.
Confíteor Deo omnipoténti et vobis, fratres, quia peccávi nimis cogitatióne, verbo, ópere et omissióne: Je confesse à Dieu tout puissant, et à vous, frères, que j'ai vraiment péché, en pensée, en parole, par action et par omission:
et, percutientes sibi pectus, dicunt: Et on se frappe la poitrine, en disant :
mea culpa, mea culpa, mea máxima culpa. c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute.
Deinde prosequuntur: Ensuite on poursuit:
Ideo precor beátam Maríam semper Vírginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres, oráre pro me ad Dóminum Deum nostrum. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, tous les Anges et les Saints, et vous, frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
℣. Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimissís peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam aetérnam. ℟. Amen. ℣. Que le Dieu tout puissant aie pitié de nous, et nous ayant remis nos péchés, qu'Il nous conduise à la vie éternelle. ℟. Amen.
Hymnus Hymne
Te lucis ante términum, Avant que le jour ne s'éteigne,
rerum creátor, póscimus, nous Te prions, Créateur de toute chose,
ut sólita cleméntia dans Ta bonté de toujours,
sis præsul ad custódiam. veille sur nous, garde-nous.
Te corda nostra sómnient, Que nos cœurs rêvent de Toi,
te per sopórem séntiant, qu'ils songent à Toi pendant le sommeil,
tuámque semper glóriam qu'ils chantent encore Ta gloire
vicína luce cóncinant. à l'approche de la lumière.
Vitam salúbrem tríbue, Accorde-nous une vie saine,
nostrum calórem réfice réchauffe-nous intérieurement,
tætram noctis calíginem que Ta clarté illumine
tua collústret cláritas. les tristes ténèbres de la nuit.
Præsta, Pater omnípotens, Exauce-nous, Père tout-puissant,
per Iesum Christum Dóminum, par Jésus-Christ le Seigneur,
qui tecum in perpétuum qui avec Toi et le Saint-Esprit
regnat cum Sancto Spíritu. Amen. règne éternellement. Amen.
Ant. 1 Caro mea * requiéscet in spe.Ant. 1 Ma chair repose dans l’espérance.
Psalmus 15 (16) Psaume 15 (16)
Dominus pars hereditatis meæ Le Seigneur est ma part d'héritage
Deus suscitavit Iesum solutis doloribus mortis (Act 2, 24). Dieu a ressuscité Jésus, en Le délivrant des douleurs de la mort (Act 2, 24).
Consérva me, Deus, * quóniam sperávi in te. Garde-moi ô Dieu, car près de Toi je me réfugie
Dixi Dómino: «Dóminus meus es tu, * bonum mihi non est sine te». Je dis au Seigneur : " Tu es mon Seigneur, Toi seul es mon bien. "
In sanctos, qui sunt in terra, ínclitos viros, * omnis volúntas mea in eos. Les saints qui sont dans le pays, ces illustres, sont l'objet de toute mon affection.
Multiplicántur dolóres eórum, * qui post deos aliénos acceleravérunt. On multiplie les idoles, on court après les dieux étrangers ;
Non effúndam libatiónes eórum de sanguínibus, * neque assúmam nómina eórum in lábiis meis. je ne répandrai point leurs libations de sang, je ne mettrai pas leurs noms sur mes lèvres.
Dóminus pars hereditátis meæ et cálicis mei: * tu es qui détines sortem meam. Le Seigneur est la part de mon héritage et de ma coupe, c'est Toi qui m'assures mon lot.
Funes cecidérunt mihi in præcláris; * ínsuper et heréditas mea speciósa est mihi. Le cordeau a mesuré pour moi une portion délicieuse ; oui, un splendide héritage m'est échu.
Benedícam Dóminum, qui tríbuit mihi intelléctum; * ínsuper et in nóctibus erudiérunt me renes mei. Je bénis le Seigneur qui m'a conseillé ; la nuit même, mes reins m'avertissent.
Proponébam Dóminum in conspéctu meo semper; * quóniam a dextris est mihi non commovébor. Je mets le Seigneur constamment sous mes yeux, car Il est à ma droite : je ne chancellerai point.
Propter hoc lætátum est cor meum, ? et exsultavérunt præcórdia mea; * ínsuper et caro mea requiéscet in spe. Aussi mon coeur est dans la joie, mon âme dans l'allégresse, mon corps lui-même repose en sécurité.
Quóniam non derelínques ánimam meam in inférno, * nec dabis sanctum tuum vidére corruptiónem. Car Tu ne livreras pas mon âme au schéol, Tu ne permettras pas que celui qui T'aime voie la corruption.
Notas mihi fácies vias vitæ, ? plenitúdinem lætítiæ cum vultu tuo, * delectatiónes in déxtera tua usque in finem. Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a plénitude de joie devant Ta face, des délices éternels dans Ta droite.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Caro mea * requiéscet in spe.Ant. Ma chair repose dans l’espérance.
Lectio brevis (1 Th 5, 23-24) Lecture brève (1 Th 5, 23-24)
Ipse Deus pacis sanctíficet vos per ómnia, et ínteger spíritus vester et ánima et corpus sine queréla in advéntu Dómini nostri Iesu Christi servétur. Fidélis est, qui vocat vos, qui étiam fáciet. Que le Dieu de paix Lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l'esprit, l'âme et le corps, se conserve sans reproche jusqu'au jour de l'avènement de notre Seigneur Jésus- Christ ! Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est Lui qui fera encore cela.
℟. In manus tuas, Dómine, * Comméndo spíritum meum. In manus. ℣. Redemísti nos, Dómine Deus veritátis. * Comméndo spíritum meum. Glória Patri. In manus. ℟. En Tes mains, Seigneur, * je remets mon esprit. En Tes mains. ℣. Tu nous as rachetés, Seigneur Dieu de vérité * Je remets mon esprit. Gloire au Père. En Tes mains.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Canticum evangelicum Lc 2, 29-32 Cantique évangélique Lc 2,29-32
Christus lumen gentium et gloria Israël Le Christ est la lumière des nations et la gloire d'Israël
Nunc dimíttis servum tuum, Dómine, * secúndum verbum tuum in pace, Maintenant, Tu peux renvoyer Ton serviteur, Seigneur, selon Ta parole, en paix.
quia vidérunt óculi mei * salutáre tuum, Car mes yeux ont vu Ton salut,
quod parásti * ante fáciem ómnium populórum, Que Tu as préparé devant la face des peuples,
lumen ad revelatiónem géntium * et glóriam plebis tuæ Israël. lumière qui se révèle aux nations, et gloire de Ton peuple Israël.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Orémus. Prions.
Domine Deus noster, diurno labore fatigatos, quieto sopore nos refove, ut, tuo semper auxilio creati, tibi corpore simus et mente devoti. Per Christum Dóminum nostrum.Seigneur notre Dieu, fatigués par le labeur du jour, restaure-nous par un sommeil calme ; toujours renouvelés Ton aide, que nous soyons à Toi par notre corps et notre esprit.Per Christum Dóminum nostrum.
Deinde dicitur, etiam a solo, benedictio: Ensuite on dit, même seul, la bénédiction :
Noctem quiétam et finem perféctum concédat nobis Dóminus omnípotens. ℟. Amen. Que le Seigneur tout puissant nous accorde une nuit paisible et une fin parfaite. ℟. Amen.
Antiphona finale ad Beatam Mariam Virginem Antienne finale à la Bienheureuse Vierge Marie
Ave, Regína cælórum, Salut, reine des cieux,
ave, Dómina angelórum, Salut, reine des anges,
salve, radix, salve, porta, Salut, tige féconde, salut, porte du ciel,
ex qua mundo lux est orta. Par vous la lumière s'est levée sur le monde.
Gaude, Virgo gloriósa, Réjouissez-vous Vierge glorieuse,
super omnes speciósa Belle entre toutes les femmes,
vale, o valde decóra, Salut, splendeur radieuse,
et pro nobis Christum exóra. Implorez le Christ pour nous.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Extrait du Compendium du catéchisme de l'Eglise catholique :
Que peuvent faire les époux, lorsqu’ils n’ont pas d’enfants?
2379
Si le don de l’enfant ne leur a pas été fait, les époux, après avoir épuisé les recours légitimes de la médecine, peuvent marquer leur générosité par l’accueil ou par l’adoption, ou encore par l’accomplissement de services exigeants à l’égard d’autrui. Ils réalisent ainsi une précieuse fécondité spirituelle.
Quelles sont les offenses à la dignité du mariage?
2380-23912400
Ce sont : l’adultère, le divorce, la polygamie, l’inceste, l’union libre (cohabitation, concubinage), l’acte sexuel avant le mariage ou en dehors du mariage.

LE SEPTIÈME COMMANDEMENT : TU NE VOLERAS PAS
Que déclare le septième commandement?
2401-2402
Il déclare la destination et la distribution universelles des biens, la propriété privée, le respect des personnes et de leurs biens, et le respect de l’intégrité de la création. Dans ce commandement, l’Église trouve aussi le fondement de sa doctrine sociale, qui comprend la rectitude dans l’action, que ce soit dans le domaine économique, dans la vie sociale et politique, dans le droit et le devoir du travail humain, dans la justice et la solidarité entre les nations, ou dans l’amour pour les pauvres.
Quelles sont les conditions du droit à la propriété privée?
2403
Le droit à la propriété privée existe à condition que la propriété soit acquise ou reçue de manière juste et que demeure primordiale la destination universelle des biens afin de satisfaire les besoins fondamentaux de tous les hommes.
Quelle est la finalité de la propriété privée?
2404-2406
La propriété privée a pour finalité de garantir la liberté et la dignité des individus, les aidant à satisfaire les besoins fondamentaux de ceux dont ils ont la responsabilité et aussi de ceux qui vivent dans la nécessité.

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Extrait quotidien de la Règle de Notre Bienheureux Père Saint Benoît, et son commentaire par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes :
58 - LES RÈGLES DE L’ADMISSION DES FRÈRES (a)
AU NOUVEAU VENU dans la vie monastique, on n’accordera pas une entrée facile, mais comme dit l’Apôtre, « éprouvez les esprits, pour voir s’ils sont de Dieu. » Si donc l’arrivant persévère à frapper, si, quatre ou cinq jours durant, il se montre patient à supporter les rebuffades et la difficulté de l’entrée et qu’il persiste dans sa demande, 4on lui concédera l’entrée et il passera quelques jours à l’hôtellerie. Mais ensuite il sera dans la maison où les novices étudient, mangent et dorment, sous la conduite d’un ancien apte à gagner les âmes, qui les surveillera avec la plus grande attention. On observera soigneusement si le novice cherche vraiment Dieu, s’il est empressé à l’office divin, à l’obéissance et aux humiliations. On l’avertira de toutes les choses dures et âpres par lesquelles on va à Dieu. S’il promet de persévérer dans sa stabilité, après une période de deux mois, on lui lira cette Règle d’un bout à l’autre et on lui dira : « Voici la loi sous laquelle tu veux servir et combattre ; si tu peux l’observer, entre ; mais si tu ne peux pas, tu es libre, pars. » S’il tient bon encore, on le ramènera dans la maison des novices, et à nouveau on mettra sa patience à l’épreuve de toutes les manières. Après un délai de six mois, on lui lira la Règle afin qu’il sache ce pour quoi il entre. S’il tient bon toujours, au bout de quatre mois, on lui relira encore la même Règle. Et si, après avoir bien réfléchi, il promet de tout garder et d’observer tout ce qui lui sera commandé, alors il sera reçu dans la communauté, sachant qu’en vertu de la loi de la Règle, il ne lui est plus permis, à partir de ce jour, de sortir du monastère, ni de secouer le joug de cette Règle qu’au terme d’une réflexion si prolongée il lui était loisible de récuser ou d’assumer.
Nous entrons avec ce chapitre et jusqu’au LXVle inclusivement dans une portion assez nettement définie de la Règle : celle qui est relative au recrutement d’abord, puis au groupement hiérarchique et au bon ordre du monastère. Et, pour épuiser la question du recrutement, N. B. Père parlera successivement des novices en général, des enfants, des prêtres, des moines étrangers. Quant au présent chapitre, qui nous expose les formes générales selon lesquelles se recrute une communauté, il comprend trois grandes subdivisions : l’accueil des candidats ; leur probation ou le noviciat ; leur admission définitive. Et cette dernière partie traite des formes solennelles de l’admission, puis de la disposition que le moine doit faire de tous ses biens. Autant de questions dont la gravité et l’intérêt nous invitent à donner quelque étendue au commentaire.

Noviter, veniens quis ad conversionem, non ei facilis tribuatur ingressus, sed sicut ait Apostolus Probate spiritus si ex Deo sunt. Ergo si veniens perseveraverit pulsans et ilIatas sibi injurias et difficultatem ingressus post quatuor aut quinque dies visus fuerit patienter portare et persistere petitioni suae, annuatur ei ingressus, et sit in cella hospitum paucis diebus
Au nouveau venu dans la vie monastique, on n’accordera pas une entrée facile, mais comme dit l’Apôtre,“ éprouvez les esprits, pour voir s’ils sont de Dieu. ” Si donc l’arrivant persévère à frapper, si, quatre ou cinq jours durant, il se montre patient à supporter les rebuffades et les difficultés de l’entrée et qu’il persiste dans sa demande, on lui concédera l’entrée. et il passera quelques jours à l’hôtellerie.


Noviter veniens quis ad conversionem... La conversion dont il est parlé ici est simplement la vie religieuse, définie par sa direction vers Dieu.
Cette façon de s’exprimer est conforme à la langue ecclésiastique du temps ; et elle est vraiment belle : l’homme se détourne du péché, du siècle et de ses frivolités, pour s’orienter vers la réalité suprême et vers la Beauté incréée. La première démarche de l’homme qui se présente au monastère et chez Dieu n’est d’ailleurs qu’une réponse à l’appel de Dieu même, à la vocation.

LA VOCATION. - Il faut limiter l’emploi de ce terme et ne pas lui faire désigner un exercice quelconque de notre activité. On dit : la vocation militaire, la vocation d’ingénieur, la vocation au mariage ou la vocation commune. Ce sont des états de fait, de choix strictement personnel ; c’est le fruit des circonstances, des aptitudes, des goûts. Sans doute ces choix n’échappent pas aux directions providentielles, néanmoins ils n’impliquent pas une invitation toute particulière de Dieu, comme dans le cas de la vocation proprement dite, laquelle comprend trois éléments : un appel spécial de Dieu, - à un état surnaturel plus élevé, - auquel la créature intelligente doit répondre dans une libre coopération. Et en ce sens il n’y a que trois vocations : la vocation à la foi pour les hérétiques et les infidèles : elle est universelle et obligatoire sous peine du salut ; - la vocation religieuse, qui est, comme nous espérons le montrer, universelle et pourtant de conseil ; - la vocation ecclésiastique, qui est spéciale et s’adresse à de rares individus nominativement choisis parmi le peuple chrétien et désignés par l’Église : Nous n’avons à nous occuper ici que de la vocation religieuse.
On pourrait distinguer une vocation générale à la vie religieuse et une vocation individuelle. La première consiste dans l’invitation universelle adressée par le Seigneur à tous les fidèles : Si quis vult . post me venire (MATTH., XVl, 24) ; Si vis perfectus esse (Ibid., XlX, 21). Cette vocation est donnée une fois pour toutes, et la parole du Seigneur n’a jamais été retirée. Et ni l’État, ni l’Église n’y peuvent rien. Dieu a invité les âmes, il leur a ouvert les portes de la perfection. Ce n’est pas seulement une permission, un laisser-faire ; c’est une invitation positive adressée à toute l’Église. Tout être baptisé est suffisamment appelé de Dieu pour aller jusqu’au bout de son baptême. Mais, en fait, l’offre du Seigneur ne parvient pas efficacement à tous : soit parce que l’âme est inattentive ; soit parce qu’elle ne consent pas à suivre le conseil divin ; soit parce que., à l’heure où parvient à son oreille l’invite de Dieu, il se trouve qu’elle a pris sur soi des servitudes qui lui interdisent désormais d’y répondre ; soit parce qu’elle est dépourvue de certaines dispositions d’âme ou de corps strictement requises. Dieu respecte le jeu et la marche des causes secondes, et il se trouve, pratiquement, qu’une élite seule est en état de suivre son appel : Non omnes capiunt verbum istud, sec quibus datum est. Qui potest capere, capiat.
Le principe doctrinal de la vocation universelle étant soigneusement sauvegardé, il demeure donc vrai qu’il y a une vocation individuelle et qu’on peut appeler de privilège. Encore faut-il bien s’entendre sur le caractère de cette vocation dite spéciale. Il ne viendra en effet à la pensée de personne que la vocation à la vie religieuse ne puisse être signifiée qu’au moyen d’un appel positif, d’une révélation, d’une intimation surnaturelle, impérieuse : Tu seras religieux. La vocation n’est pas non plus, nécessairement, le précepte du confesseur. Le confesseur peut conseiller, il peut et doit éclairer, il peut peser les chances de succès, parce qu’il connaît les dispositions : mais il ne saurait donner un ordre, ni dans un sens ni dans l’autre : Dieu lui-même n’en donne pas. Les âmes sent libres. Il y a une imprudence infinie et une absence de respect pour les âmes à prétendre se substituer à elles pour le choix d’un état de vie, alors que les conséquences de cette démarche se feront sentir dans le temps et dans l’éternité. Les parents, les directeurs faiseurs, meneurs et étourdis, porteront-ils, eux, la responsabilité de la décision qu’ils ont imposée, de vive force, à une âme trop docile ou trop confiante ? La vocation est chose personnelle.
Mais encore, quelle est la forme sous laquelle Dieu s’adresse aux âmes pour les amener à lui ? Il n’est pas possible de renfermer dans le cache rigide d’une formule ou d’une énumération quelconque la variété infinie de ses procédés. Tous les moyens sont bons pour le Seigneur. La vocation peut être un attrait sensible, une inclination de cœur vers la vie religieuse, l’amour du chant, des beaux offices : elle prend assez naturellement cette forme chez les jeunes gens. Mais cet attrait sensible n’est pas un élément indispensable. Quelquefois, c’est une impression qui date de l’enfance nous n’avons jamais vu notre vie dans un autre milieu que le monastère ; l’exemple d’un de nos parents nous y a peut-être accoutumés. Ou bien c’est un idéal de perfection qui soudain s’impose à nous.
La vocation peut consister dans une appréciation tout intellectuelle de la supériorité morale de la vie religieuse et dans la disposition d’une volonté résolue qui se dit : Puisque c’est mieux, je le ferai. C’est peut-être la forme la plus pure de la vocation. Parfois l’homme est guide par une sorte d’attrait pratique et utilitaire : Je n’aurai plus de visite ; à recevoir, de visites à rendre, de confessions, de prédications, plus de soucis de maison ! J’aurai le loisir de la prière, de l’étude, je vivrai en paix 1 Cette sorte de vocation est celle de l’âge mûr, et qui s’est blessé déjà au contact des choses.
Ou bien c’est la souffrance qui guide les âmes vers Dieu ; ou encore le malaise, l’inquiétude morale, l’incapacité de se trouver bien ailleurs. Le Seigneur, lorsqu’il veut nous ordonner à ses fins, sème une amertume secrète sur toutes les joies de notre vie ; et nous ne trouvons que tristesses et meurtrissures à vouloir nous écarter du chemin tracé par lui, chemin, comme dit le Prophète, jalonné de pierres taillées
Conclusit vias meas lapidibus quadris (THREN., III, 9). Enfin, il est des cas où la vie religieuse, tout en demeurant in abstracto une voie de conseil, devient cependant in concreto une voie d’obligation : c’est lorsque l’expérience nous a forcés de reconnaître que le cloître est pour nous un abri nécessaire et que là seulement notre salut éternel est en sécurité parfaite. Bref, la vocation ne manque jamais ; l’appel de Dieu revêt tant de formes qu’il en existe toujours une et que celui qui entre a toujours de très bonnes raisons d’entrer
Encore faut-il bien remarquer, et la lettre même de la sainte Règle nous y invite, que tous ces procédés divers selon lesquels l’appel universel se manifeste à chacun, ne constituent pourtant que l’élément matériel et déterminable de la vocation ; ce qui en fait l’élément formel et déterminant, c’est la volonté ferme d’aller vers Dieu et vers la perfection. Si vis perfectus esse. Le voulez-vous ? Quis est homo qui volt vitam et cupit videre dies bonos ? a dit saint Benoît dans le Prologue. C’est, somme toute, l’élément essentiel et qui souvent importe de façon exclusive. Car, des deux autres éléments, manifestation concrète du conseil divin et aptitudes personnelles, nous avons dit que le premier ne manque jamais ; nous pourrions presque ajouter que les aptitudes se créent parfois ou du moins se développent lorsque la volonté s’est fixée généreusement. Et ceci nous explique pourquoi les prescriptions de N. B. Père relatives à l’adoption du postulant et à la formation du novice ont pour dessein unique d’éprouver sa volonté.
Est-il nécessaire de délibérer longuement, de consulter beaucoup ? Saint Thomas répond que non Sur quoi porterait, dit-il, la délibération ? sur l’excellence de la résolution à prendre ? mais on ne saurait contester que ce soit un bien, un très grand bien ; et en douter, ne fût-ce qu’un instant, serait donner un démenti au Seigneur. Délibérer sur vos forces, c’est-à-dire si vous avez ce qu’il faut pour faire face à votre résolution ? Parmi vos amis, les uns vous diront : Ce que vous faites est une folie, c’est chose impossible à votre nature ! Les autres, mieux avisés, reprendront : Mais n’avez-vous pas les ressources de votre volonté, qui sont illimitées et moyennant la prière, n’avez-vous pas surtout les forces de Dieu, qui sont infinies ? Des enfants l’ont fait, des femmes l’ont fait : Non poteris quod isti, quod istae ? Saint Thomas admet que la délibération puisse porter sur trois points : Notre santé est-elle suffisante ? Avons-nous des dettes ? Quelle est la forme de vie religieuse qui nous convient le mieux ? Là-dessus on peut consulter, interroger, mais peu de personnes, et qui soient discrètes, prudentes, compétentes ès choses surnaturelle, renseignées sur le caractère de la vie monastique, même prédisposées en sa faveur. On peut délibérer aussi avec soi-même, mais rapidement. Et il faut surtout aviser aux moyens les plus expéditifs pour se débarrasser de tous empêchements.
Après avoir reconnu ce qu’est la vocation religieuse en général, il ne sera pas superflu de dire un mot des aptitudes requises pour aborder sans témérité la vie contemplative, et plus spécialement la vie contemplative monastique et bénédictine. Il suffit d’avoir une âme immortelle et baptisée, et d’être dès lors doué de ces facultés surnaturelles dont la contemplation est le propre exercice. La condition paraît simple et facilement réalisé ? en effet ; elle est néanmoins la principale de toutes, la fondamentale, on pourrait presque dire l’unique, avec celle d’une volonté déterminée.
Une santé très ordinaire peut suffire à notre tâche monastique. Mais ce qu’il importe de demander au candidat à la vie contemplative, c’est un certain équilibre de tempérament, qui n’est pas toujours très commun dans notre siècle d’impulsifs et de névrosés. Celui qui se voue à la vie monastique avec une tête un peu faible et des tares intellectuelles y perdra tout ce qui lui reste, ou du moins deviendra un fardeau pour ses frères et un danger pour la communauté. Une préoccupation exagérée de la santé, du moi, de l’honneur et des attentions qu’il mérite, serait d’assez triste augure ; l’hypertrophie du moi peut être le premier indice de la folie. Au resté, il ne suffit pas, pour éliminer un candidat, de constater chez lui certains défauts légers et quelques tendances égoïstes, sinon personne ne serait élu.
Il n’est pas besoin d’être Platon ou Aristote pour faire œuvre de contemplatif chrétien. Mais il y aurait certainement présomption à entrer aujourd’hui dans la vie contemplative et parmi les pères de chœur, nous ne disons pas seulement sans culture préalable de l’intelligence, - ce qui est interdit par le Saint-Siège, - mais sans un goût réel des choses spirituelles. La vie contemplative ne consiste pas à rêver et à ne rien faire du tout. On doit même se défier de ceux qui négligent l’étude sous prétexte que nous ne sommes voués qu’à la. contemplation pure, ou bien parce que, selon l’Apôtre. “ la science gonfle ”. Il est notoire que le goût de la vraie et saine doctrine est, dans l’ensemble de notre vie, une garantie de persévérance, de dignité et de progrès, parfois plus assurée qu’une certaine forme de piété.
Il faut à celui qui se présente une disposition à prendre sa foi au sérieux, une disposition de vaillance. Au monastère notre subsistance est assurée ; nous n’avons pas l’aiguillon extérieur de la nécessité, ni cet encouragement que l’action porte avec elle. Si le contemplatif n’est pas aussi un courageux, il deviendra vite un traînard, un fuyard de la perfection, un inutile. On lui demande encore l’amour du canne, du silence, un certain éloignement pour le monde, pour la politique, pour l’action extérieure, pour un ministère qu’il a librement abandonné, même, ajouterions-nous volontiers, pour les affaires de sa famille : nous n’avons pas à assurer l’avenir de nos frères, de nos sœurs, de nos neveux ou nièces ; notre prière et notre fidélité seront plus efficaces auprès de Dieu que des industries humaines pour lesquelles nous n’avons plus de compétence. Le candidat doit avoir aussi un bon caractère et une certaine jeunesse d’âme : les esprits critiques, grincheux, insociables, sont peu faits pour une règle qui exige un contact perpétuel avec des frères et une soumission filiale envers l’Abbé.

Enfin, une excellente marque de vocation à la vie contemplative est décrite par ce passage de l’Ecclésiastique : Pulchritudinis studium habentes, pacificantes in domibus suis : les justes antiques avaient le souci de la beauté, ils mettaient de la paix et de l’ordre dans leur maison. Le souci de la beauté n’implique pas forcément des goûts d’artiste et des aptitudes aux beaux-arts ; mais il implique une tendance à ne rien faire à demi, à réaliser la pureté parfaite, une disposition délicate à ne laisser rentrer chez soi, sous aucune forme de déguisement, les petites passions d’un monde auquel on a renoncé. La courtoisie, la distinction dans les relations avec le Seigneur comme avec les frères découlent aussi de ce culte pour la beauté ; de même l’amour éclairé de l’office divin, de ses rites et de ses chants.

L’ACCUEIL DES CANDIDATS. - Quelqu’un estime que le Seigneur l’appelle à la vie bénédictine ; il se “ convertit ” ; il vient frapper à la porte. Chose étrange, elle ne s’ouvre pas de suite, et l’accueil est très réservé, presque maussade : Non ei facilis tribuatur ingressus. Il en allait de même chez les Pères d’Orient . La première remarque de saint Benoît est pour défendre de recevoir, pêle-mêle, tous ceux qui se présentent. On ne les connaît pas d’ordinaire ; on ignore leur passé, on ignore les motifs secrets qui les portent à se faire moines, on ignore s’ils possèdent les qualités requises. Et à l’époque de N. B. Père, on avait des raisons particulières d’y regarder de très près. A côté de personnages connus ou munis de lettres de recommandation, il survenait des inconnus, des esclaves, des barbares, d’anciens soldats ; peut-être aussi, les trempes étaient-elles moins fines, en général, que dans l’Orient.
De plus, saint Benoît savait que la vie monastique est la réserve de Dieu. Or, il n’est pas prudent de recruter au hasard une troupe d’élite. Il n’y faut point ce ; non-valeurs qui encombrent et alourdissent la marche de l’ensemble. Il n’est pas sage de chercher à avoir du monde à tout prix ; Dieu n’a pas besoin de gros bataillons : les trois cents soldats de Gédéon suffisent. On n’a pas le droit non plus d’induire les âmes à s’imposer des obligations disproportionnées, ni de léguer à ceux qui viendront après nous les ennuis qui naissent d’adoptions indiscrètes. Aussi bien, recevoir tout le monde ou à peu près n’est pas un procédé pour avoir beaucoup de sujets, la condition moyennant laquelle un monastère se recrute, étant précisément cette dignité et cette bonne édification que des éléments de hasard sont incapables de procurer. L’histoire monastique est là pour attester que le manque de sévérité dans les accueils a contribué largement à la décadence de certaines maisons . En résumé, il y va tout à la fois de l’intérêt de Dieu et de celui de l’Église ; il y va de l’intérêt du monastère dans le présent comme dans l’avenir, et de l’intérêt des candidats eux-mêmes. Sans doute, les motifs spéciaux qu’on avait jadis de se montrer un peu austères n’existent plus aujourd’hui ; il n’y a plus d’esclaves et ce sont des chrétiens qui se présentent, souvent même des clercs et des prêtres ; on sait ce qu’ils sont, grâce aux lettres testimoniales prescrites par le Droit et aux informations privées. Néanmoins, les motifs d’ordre général demeurent. L’expérience prouve que ces précautions ne sont point superflues, puisque bon nombre de ceux qu’on accueille n’aboutissent pas. Il y a une telle sagesse dans les dispositions de la sainte Règle que l’année de noviciat et les formes de probation qu’elle exige ont été adoptées par l’Église et étendues à la variété des Ordres religieux.
Si N. B. Père met tant de réserve à recevoir ceux qui frappent à la porte, moins encore songe-t-il à des procédés qui rappellent le recrutement militaire. N’y a-t-il pas des sollicitations tellement instantes qu’elles forcent pour ainsi dire le candidat à s’exécuter ? Nous ignorerons toujours les battues générales à la recherche de postulants ou les réclames alléchantes. Malgré les invitations gracieuses, et encore qu’il n’y ait sur ce point aucune règle absolue, nous n’irons point dans les collèges et les séminaires pour y prélever l’accroissement de nos communautés. La Providence a ses moyens pour faire connaître aux âmes tel monastère où elle les veut. Mais il reste, sans pour cela pratiquer le compelle intrare, qu’il est légitime et louable d’exhorter à embrasser la vie religieuse une "âme qui paraît prédisposée : c’est la doctrine de saint Thomas . Il n’est pas indiscret non plus de presser avec douceur et mesure quelqu’un qui est visiblement appelé, marais qui temporise sans motif sérieux. Il faut savoir ail besoin aider, encourager et, comme le dira bientôt N. B. Père, “ gagner des âmes ”.
A un certain point de vite, l’adoption dans la vie bénédictine est peut-être soumise à des conditions moins complexes que dans certaines formes modernes de vie religieuse : on ne peut devenir Jésuite, Dominicain, Franciscain, que moyennant des qualités très définies. Vous n’avez rien, je suppose, de ce qu’il faut pour être prédicateur, professeur, missionnaire ; vous ne pouvez donc, sans témérité, entrer dans un Ordre qui est voué par définition aux missions, à l’enseignement, à la prédication. Sans doute, nul ne songera à se faire moine simplement parce que toutes les autres portes lui sont fermées. Mais enfin, dans la vie bénédictine, on ne réclame guère de nous qu’une aptitude : la disposition intérieure à nous sanctifier. Et cette aptitude existe lorsqu’on est résolu à développer les énergies de son baptême. Nous l’avons remarqué déjà c’est dans la vigueur de la volonté que consiste l’élément formel de la vocation religieuse en général ; c’est sur la volonté du candidat que doit s’exercer principalement la curiosité des supérieurs. Plus notre existence est uniforme, retirée du monde, dégagée du torrent moderne qui porte vers le tapage, la montre et l’action, en contradiction ouverte avec le tempérament que les influences sociales ont créé chez presque tous nos contemporains, moins nous pouvons consentir à abaisser les exigences de cette vie.
Et ce que nous venons de dire est tellement la pensée de saint Benoît qu’il ne semble avoir eu d’autre intention, dans la fixation des épreuves novitiales, que de reconnaître le sérieux, la résolution, la générosité du vouloir . Car si la volonté du candidat est de celles qui veulent et ne veulent pas, vult et non vult piger ; si elle n’a conçu qu’une de ces résolutions indécises au milieu desquelles meurt le paresseux , desideria occidunt pigrum : la nécessité pour lui de faire antichambre, les rebuts mêmes de l’accueil premier feront évanouir en fumée cette apparence de vocation ; et il rebroussera chemin en se félicitant de n’être pas .allé plus avant.
Donc on laissera le postulant frapper à la porte, dit saint Benoît. On entrebâillera celle-ci néanmoins, mais pour lui dire des choses désagréables. On lui notifiera par exemple qu’il est trop vieux, qu’il est trop jeune, qu’il n’a ni assez de santé ni assez d’énergie pour prendre rang parmi les moines, qu’il n’y a pas de place pour lui. Les Pères d’Orient étaient très habiles pour varier ces sortes d’épreuves. Qu’on relise par exemple la réception de Paul le Simple par saint Antoine, ou celle que fit saint Pacôme à Macaire d’Alexandrie déguisé . On comprend pourquoi le moine qui surveillait la porte et avait la. charge d’accueillir les postulants, devait être choisi parmi les plus expérimentés . Au bout de quatre ou cinq jours de ce régime, si le candidat tient bon et demeure, on lui accordera l’entrée : mais seulement l’entrée de l’hôtellerie, qui forme, nous l’avons dit, un corps de bâtiment séparé. Il y restera quelques jours, prescrit la Règle, sans préciser davantage ; et on pourra encore, durant ce délai, s’assurer exactement de ce qu’il est. Selon d’anciennes coutumes monastiques, on l’employait au service des hôtes. Cassien dit qu’après l’admission et la vêture on confie pour un an le candidat à l’hôtelier, puis à un Maître des novices . On remarquera que ce n’est que graduellement et par, étapes, avec mi lent et prudent progrès, que le candidat pénètre dans la famille bénédictine : la porte, l’hôtellerie, la cella novitiorum et enfin l’entrée in congregatione.

VETURE ET POSTULAT. - Dans l’usage Solesmien actuel, le candidat reste quelques jours à l’hôtellerie ; telle était la coutume à Cluny et à Saint Maur. Puis on lui donne une cellule au noviciat, dont il suit les exercices. Au bout de quinze jours, il peut recevoir l’habit. Mais il comparaît d’abord devant l’Abbé et son conseil. On lui pose un certain nombre de questions concernant l’habileté canonique à la vie religieuse .
Après la vêture, commence la période du postulat. On peut la considérer comme tenant la place des premières épreuves que nos pères faisaient subir aux nouveaux venus, mais à condition de remarquer qu’elle est, ut talis, inconnue de ces mêmes anciens. On chercherait en vain, non seulement chez saint Benoît, mais partout ailleurs, une distinction entre postulat et noviciat. Le postulat est une création des derniers Mauristes. A la suite de l’édit royal de prétendue réforme des Ordres religieux, promulgué par Louis XV en mars 1768, et qui interdisait la profession avant vingt et un ans , la Congrégation de Saint Maur publia en 1770 une nouvelle édition de ses Constitutions. Dans ce texte, la“ première probation” devient un stade régulier et organisé que doivent fournir tous les candidats, sous l’habit religieux et dans des maisons spéciales ; sa durée normale est d’un an, mais elle peut aller jusqu’à quatorze mois ou descendre à six. Les postulants sont confiés à un Director probandorum et à un Zélateur. Leur horaire et leurs exercices sont à peu près les mêmes que ceux des novices, sauf que ces derniers s’appliquent exclusivement à des études propres à développer la piété et à cultiver la mémoire, tandis que, sous la conduite du Zélateur, les postulants ajoutent à l’étude des rubriques, du chant, du Nouveau Testament, de la Règle, etc., celle du latin, du français, du grec, de l’hébreu. Praecepta scite legendi et loquendi, Geographiae, Chronologiae necnon et Ristoriae elementa impertiantur : ita ut, pari gressu, ad virtulem et scientiam informentur. Nos Constitutions, tributaires de Saint-Maur pour l’adoption du postulat, le sont aussi pour la fixation de sa duré. Mais, chez nous, les postulants sont mêlés aux novices et subissent une probation absolument identique.
L’usage du postulat s’est introduit dans plusieurs familles religieuses mais le Droit Canon ne le fait pas obligatoire pour les moines de chœur. Clément Vlll, dans le décret Cum ad regularem (19 mars 1603), avait stipulé que tous les candidats seraient instruits de la Règle, des vœux, du caractère propre de l’institut, avant de recevoir l’habit, c’est-à-dire avant de commencer le noviciat proprement dit. A l’époque de Clément Vlll, en effet, on ne connaissait que deux vêtures, celle du novice et celle du. profès. Aujourd’hui, nous en avons trois : la vêture du séculier, la vêture du novice et la vêture du profès. Or, les deux premières ne sont qu’un dédoublement de la vêture de profession. Et par le seul Cérémonial on voit bien que, maintenant encore, celle-ci est la plus importante et d’une portée définitive. C’est alors seulement que le candidat est invité à choisir entre ses vêtements du siècle et ceux de la religion, que l’habit monastique est donné complet, qu’il reçoit une bénédiction spéciale, qu’on en détaille le symbolisme et la vertu. Et tandis que la vêture du postulant se fait au chapitre, celle du novice au chapitre et à l’église vers la fin de la Messe, la vêture du profès s’accomplit au cours même du Saint Sacrifice.
Chez saint Benoît, qui s’écarte en cela de Cassien , la vêture a d’abord coïncidé avec la profession ; nous le savons par les termes mêmes de notre chapitre LVIII. Le noviciat s’effectuait sous l’habit séculier, qui différait moins qu’aujourd’hui du vêtement religieux ; lorsque la probation était achevée, le novice renonçait aux livrées du siècle, recevait l’habit monastique, et où lui rasait la tête. Tel était alors l’usage commun en Occident, comme en témoignent les Règles de saint Césaire, de saint Aurélien, de saint Ferréol, de saint Fructueux, du Maître, le Ve concile d’Orléans de 549, la nouvelle troisième de Justinien ; le concile d’Aix la Chapelle de 817 en fait encore une loi : Nec tondeatur, nec vestimenta pristina immutet (novitius) priusquam obedientiam promittat. Pourtant, dès le neuvième siècle, s’introduit en Occident l’usage - déjà connu, nous l’avons dît, de certains Orientaux - de donner l’habit et la tonsure dès le début du noviciat . Au onzième siècle, à Cluny, il y a une vêture au commencement de l’année de noviciat. Les Cisterciens adoptèrent cette coutume ; elle passa aussi chez les moniales. Aujourd’hui, à moins qu’une Règle approuvée n’autorise formellement le contraire, ou qu’il y ait dispense spéciale, il est de droit commun que le noviciat se fasse sous l’habit de la religion. Pratiquement enfin, depuis la création du postulat, la vêture est plus encore anticipée .

Postea sit in cella novitiorum, ubi meditetur, et manducet, et dormiat.
Mais ensuite il sera dans la maison où les novices étudient, mangent et dorment.


LE NOVICIAT. - A dater de la vêture novitiale, le candidat fait réellement partie de la famille monastique et jouit des privilèges que le Droit canon reconnaît aux novices.
La maison du noviciat ; dans la pensée de N. B. Père, est distincte de celle des moines, un peu comme l’hôtellerie. Les novices ont leur réfectoire, leur dortoir, un endroit spécial où ils méditent, c’est-à-dire où ils prient et étudient les choses divines. Il est fort probable que saint Benoît ;acceptait le noviciat à l’office et au travail manuel auquel prenait part la communauté entière : l’énumération même de ce qui se fait dans la cella novitiorum le laisse entendre et paraît exclusive d’autres exercices particuliers. Par ailleurs, l’histoire monastique primitive n’affirme rien de bien positif au sujet d’une séparation absolue. A Cluny, quand les novices étaient peu nombreux, ils prenaient leur sommeil et leurs repas avec les profès. Toujours ils assistaient aux offices, dans le bas chœur de l’église. Au chapitre, ils assistaient seulement à l’explication de la Règle.
La séparation des novices et des profès est devenue canonique grâce au décret Cum ad regularem de Clément VIII. Mais il est permis d’observer avec les auteurs que ce décret, comme aussi la constitution Regularis disciplina (12 mars 1596) du même Pape, vise une situation déterminée et spéciale, celle des noviciats de l’Italie et des îles adjacentes désignés par le Saint-Siège ; ces règlements laissent donc intacts les coutumes et privilèges des autres noviciats et ne modifient pas les Constitutions approuvées des diverses familles religieuses. La séparation, chez nous, est en vigueur, et l’entretien non autorisé entre novice et père de chœur est considéré par nos Constitutions comme une coulpe simpliciter gravis. On a voulu ménager aux novices le bénéfice d’une formation unique et les maintenir dans le souci exclusif de leur initiation professionnelle. Mais il est permis d’estimer que cette séparation peut n’avoir pas chez nous le caractère absolu et intransigeant qu’elle affecte dans certaines religions plus modernes. Le monastère bénédictin constitue une famille dont les novices sont les enfants. Ils ne sont pas simplement juxtaposés aux pères ; les relations régulières sont constantes tout le cours de la journée. Avant de les admette à la profession, il est normal que la communauté les observe discrètement et les connaisse. Il reste d’ailleurs que le seul titre de profès du monastère ou même d’ancien ne suffirait pas pour légitimer une intervention directe auprès des novices lorsqu’ils méritent d’être admonestés ou avertis.
C’est encore le caractère familial du monastère qui revendique pour celui-ci le privilège de former lui-même ses novices. A Saint-Maur, une ou deux maisons seulement par province possédaient un noviciat. Le régime d’un seul noviciat pour la Congrégation entière a des avantages réels qui ont décidé plusieurs Ordres où branches d’Ordre à l’adopter. Peut-être obtient-on ainsi une union plus étroite entre les membres des divers monastères. Les petites communautés se trouvent dispensées d’avoir un noviciat, où, le nombre des candidats demeurant très modeste, il faut cependant occuper plusieurs religieux. On est enfin mieux à même d’assurer aux candidats une formation complète et uniforme. Pourtant, les inconvénients sont réels aussi ; et l’usage actuel de notre Congrégation est que chaque supérieur fasse l’éducation de ses enfants : ceci est conforme aux traditions de l’Ordre et à la pensée de saint Benoît, - qui, d’ailleurs, ne songeait nullement à la Congrégation. C’est la reconnaissance de l’autonomie de chaque monastère. Il est loisible néanmoins à un Abbé de confier ses novices à une autre maison ; et un récent Chapitre général souhaitait qu’on suivît partout le même horaire et un directoire commun pour les lectures et les études.

Et senior ei talis deputetur, qui aptus sit ad luerandas animas et qui super eum omnino curiose intendat et sollicitus sit,, si vere Deum quaerit et si sollicitus est ad opus Dei, ad obedientiam, ad opprobria. Praedi centur ei omnia dura et aspera per quae itur ad Deum
Il sera sous la conduite, d’un ancien apte à gagner les âmes, qui le surveillera avec la plus grande attention. Il observera soigneusement si le novice cherche vraiment Dieu, s’il est empressé à l’office divin, à l’obéissance et aux humiliations. On l’avertira de toutes les choses dures et âpres par lesquelles on va à Dieu.


LE MAITRE DES NOVICES. - Entré au noviciat, le candidat se trouve placé sous la gouverne d’un Maître : tel est l’usage universel, aussi ancien que la vie monastique. S’agit-il d’un Maître pour chaque novice, comme chez beaucoup de moines orientaux ? C’est l’opinion d’Haeften et de quelques autres commentateurs. Mais elle est contestable. Saint Basile et Cassien, dont s’inspire N. B. Père, supposent que les novices sont nombreux, et Cassien parle d’un “ ancien dirigeant les dix religieux que l’Abbé lui a confiés Le texte de la règle, comme celui des Institutions, n’a en vue qu’un novice, il le considère individuellement ; mais ce n’est qu’un procédé d’exposition ; en réalité, ce novice peut appartenir à un groupe. A supposer, ce qui n’est aucunement invraisemblable, que les candidats se présentent nombreux au monastère, quel sera le régime dans la cella novitiorum, si chacun doit y avoir son Maître ! De plus, selon la remarque de D. Martène, la séparation des novices d’avec la communauté, indiquée explicitement par la Règle, n’est plus qu’une prescription irréalisable, dès lors que chacun est confié à un ancien.
L’unité, très probable, du Maître des novices ne va pourtant pas, aux yeux de saint Benoît, jusqu’à lui conférer une sorte d’omnipotence. Lorsque le noviciat est noviciat de la Congrégation entière ou de la province, il y a lieu de lui laisser son autonomie, puisqu’elle est justifiée par les Constitutions et les usages. Permettre aux Abbés et supérieurs locaux d’entrer à leur gré dans le noviciat unique d’y exercer leur autorité, ce serait contrevenir à la loi même d’une maison qui appartient à la Congrégation et dont le régime relève de la Diète ou du Chapitre général. Mais lorsque les monastères ont chacun leur noviciat, que le Maître des novices est à la nomination de l’Abbé, et que celui-ci peut toujours, quand il le voudra, se réserver cette charge ; lui refuser la liberté d’intervenir dans les affaires de son noviciat, serait chose tout à la fois audacieuse, contradictoire et inutile. Le Maître des novices me considérera donc jamais sa charge comme un fief qu’il faut garantir jalousement contre les intrusions d’un Abbé qui, selon lui, n’y entendrait rien. Les novices ne sont pas au Maître des novices ; celui-ci représente simplement l’Abbé auprès d’eux. Ce principe incontestable une fois posé, on voit bien que le premier souci d’un Père Maître est de savoir ce que pense l’Abbé et comment il entend l’éducation des siens. Il s’applique à n’être qu’une obéissance, une docilité, une souplesse intelligente et affectueuse. Sa mission est de conduire au Seigneur sans doute, aptus ad lucrandas animas, mais on ne va au Seigneur que par l’Abbé. Il a des disciples et des fils à former peur son Abbé ; il ne cherchera donc, pour son compte, qu’à être disciple et vrai fils. C’est du bon sens ; c’est l’ordre ; c’est la sécurité et la paix de tous ; c’est la condition du progrès réel des novices ; c’est de la loyauté, puisque l’on s’en remet à lui en toute confiance.
Et ce même principe, que le Maître des novices représente l’Abbé auprès des jeunes, détermine la physionomie générale de son activité. Communiant à la paternité de l’Abbé, il aura, avec le respect des âmes, de la tendresse profonde et surnaturelle pour toutes et pour chacune. Il ne dédaignera pas qu’on ait pour lui des égards et de la confiance, à cause des âmes qui ont besoin de cette confiance et de cette soumission pour grandir ; mais il ne s’en prévaudra jamais au point d’accaparer ce qui, somme toute, n’appartient pas même à l’Abbé, mais au Seigneur. Il se persuadera sans effort que c’est le Seigneur et l’Abbé qui opèrent par lui. Il peut choisir comme patron saint Jean-Baptiste, et dire avec lui :
Non sum ego Christus, sed quia misses sum ante illum. Qui habet sponsam, sponsus est ; amicus autem sponsi, qui stat et audit eum, gaudio gaudet propter vocero sponsi. Hoc ergo gaudium meum impletum est. Illum oportet crescere, me autem minui (JOANN., Ill, 28-30).
Saint Benoît veut comme Père Maître un ancien, senior, sinon par l’âge., au moins par la prudence et par l’intelligence des choses surnaturelles. Le rôle d’un Maître est d’enseigner : Loqui et docere magistrum condecet ; et N. B. Père a indiqué lui-même le thème de cet enseignement. C’est tout d’abord et surtout la Règle, les coutumes et les traditions de l’Ordre. La recommandation spéciale faite par N. B. Père à l’Abbé
Et praecipue ut praesentem Regulam in omnibus conservet, intéresse aussi le Maître des novices. Il lui faut présenter aux nouveaux venus et maintenir, avec discrétion, comme avec intransigeance et fermeté, l’esprit véritable de l’institution monastique. Il va de soi que l’enseignement novitial portera aussi sur tout ce qui a trait à la vie intérieure. La sainte Ecriture, la Liturgie, les saints Pères étant la source même de la piété bénédictine, on en donnera le goût dès le noviciat .
N. B. Père demande que le Maître des novices non seulement enseigne et éclaire les âmes, mais qu’au moyen de diverses industries ascétiques, il les réforme ; les tourne vers Dieu, les exerce au bien et à la perfection, les entraîne, en un mot les “ gagne ” au Seigneur . Selon N. B. Père, il doit être curieux, avisé, observateur : Omnino curiose intendat et sollicites sit. Et afin de faciliter cet examen, il convient que le novice ouvre son âme tout entière : il en est parfois qui se taisent résolument, d’autres qui parlent sans fin, et toujours de leur personne ; mieux vaudrait encore être un peu bavard que “ se renfermer ”. L’observation attentive du Père Maître n’est pas ce zèle amer que condamne ailleurs saint Benoît, cette sévérité outrée qui exige de tous, et à toute heure, un maximum de perfection. Nous ne voulons pas non plus de surveillance minutieuse ; à quoi bon peser violemment sur les âmes afin de créer en elles des ferveurs précoces, mais trop souvent factices et peu durables ? à quoi bon les obliger à des analyses psychologiques infinies ? Même, elles sont invitées à déserter la région du moi, et à se tourner doucement vers celle de la Beauté et de la Pureté éternelles : Audi, filia, et vide, et inclina aurem tuam, et obliviscere (PS. XLIV). Nos vero omnes, revelata facie, gloriam Doinini speculaiates, in eamdem imaginem transformamur a claritate in claritatem, tanquam a Domini spiritu (Il COR., Ill, 18).
Au reste, saint Benoît nous indique lui-même les points de repère qui guideront l’observation du Maître, ce qui est en même temps dessiner le programme du disciple. Si vere Deum quaerit. Cherche-t-il Dieu ? Dieu cherche l’homme : Et quaerens Dominus in multitudine populi, cul haec clamat, operarium suum ; et à son tour, l’homme doit chercher Dieu : Quaerere Deum, si forte attrectent eum out inveniant, quamvis non longe sit ab unoquoque nostrum (ACT., XVll, 27). On ne fait rien d’autre dans la vie monastique. Pourquoi rougirions-nous de cette œuvre-là devant les mondains ? Dieu est le seul être intéressant. Dès la première heure de sa conversion, le postulant doit le bien savoir. Et le Maître des novices verra bientôt si l’âme s’oriente toute dans cette direction.
Cette recherche de Dieu se traduira surtout par un grand zèle pour ,l’office divin : si sollicitas est ad Opus Dei. C’est là que le novice est assuré de trouver le Seigneur, de lui parler, de se mettre à l’unisson avec lui : Sacrificium laudis honori ficabit me et illic iter quo ostendam illi salutare Dei (Ps. XLlX). Parce qu’à L’ŒUVRE de Dieu doit s’employer sa vie entière, le novice s’efforcera de se créer un tempérament liturgique ; et les supérieurs remarqueront s’il est empressé à se rendre à l’église, s’il s’y tient avec esprit de foi et y demeure sans ennui, s’il prévoit et prépare les cérémonies et les lectures.
Dès lors que le novice cherche Dieu, il se souvient aussi que la seule voie qui mène à lui avec sécurité et promptitude est celle de l’obéissance :
Scientes se per hanc obedientiae viam ituros ad Deum (chap. LXXl). Pour saint Benoît, nous le savons, toute vertu se traduit et se résume dans une attitude intérieure qui peut s’appeler obéissance ou humilité. Le Maître des novices doit donc principalement - et toute l’histoire monastique l’y invite - habituer les frères à la docilité profonde, à un respect souverain de l’autorité, très éloigné de toute espèce de contestation même polie, même purement secrète. C’est dans le dessein de briser la superbe que les anciens mettaient en œuvre, chez leurs religieux, des procédés qui parfois nous étonnent un peu .
N. B. Père se souvient sans doute de Cassien et encore de saint Basile lorsqu’il demande à ses novices d’être empressés ad opprobria. Pourtant, sauf les épreuves préliminaires que saint Benoît lui-même impose aux candidats à la porte du monastère (et qui, d’ailleurs, pouvaient avoir chez lui quelque chose de très mesuré), nous ne voyons nulle part dans la sainte Règle d’allusion à certaines vexations volontaires, factices, injustifiées, créées de toutes pièces dans l’intention d’exaspérer la nature humaine. lotis en avons parlé déjà à l’occasion du quatrième degré d’humilité. Nous avons dit que les procédés de Dieu et de la Règle suffisent pour éprouver une âme. Il serait difficile de se sentir à l’aise entre lés mains d’un Abbé qui se croirait tenu en conscience d’être un exercice pour ses moines et les considérerait un peu comme des patients et des souffre-douleur. Les opprobria dont parle saint Benoît, ce sont bien plutôt les épreuves impliquées normalement dans le programme d’une vie religieuse. Les œuvres serviles auxquelles étaient employés les moines, le soin du bétail, les moissons, le défrichage, la cuisine, tout cela constituait autant d’opprobria pour l’orgueil et la délicatesse native des patriciens . De plus, le monastère n’avait nul confort ; on y avait pourvu à la vie, à la propreté, non au bien-être. Enfin, un noble était exposé à coudoyer un de ses anciens esclaves, quelquefois même à recevoir un ordre de lui. On voit aussitôt en quoi consistaient, en quoi consistent encore les opprobria. Telle besogne régulière mortifiera chez vous une mauvaise tendance ? faites-la bravement. Il n’y a que Dieu qui compte : les choses et les événements n’ont pas de couleur ; faire des miracles ou faire la cuisine est tout un : il suffit que la besogne soit commandée et voulue de Dieu. L’âme se porte alors à toutes choses avec le même empressement tranquille. Il est vrai que ce tableau est celui de la vertu parfaite : mais les âmes généreuses s’y établissent vite ou y tendent vigoureusement.
Praedicentur éi omnia dura et aspera per quae itur ad Deum. Rappelons nous, ce qui est dit à la fin du Prologue. Il y a des difficultés réelles dans la vie monastique ; des aspérités et des douleurs sont semées sur la route qui mène à Dieu . Le novice ne tardera pas à s’en apercevoir de lui même. Il faut pourtant lui en parler, afin qu’il n’ait pas trop de surprise et qu’il s’arme de vaillance. Mais cette prédiction doit être discrète, afin de ne pas épouvanter, afin de demeurer fidèle à la vérité, et aussi parce que le postulant, tout entier à la joie de ses premières rencontres avec le Seigneur, tout fier de ses premiers renoncements, ne nous croirait guère ou du moins se méprendrait sur le caractère de ces souffrances. Dieu, par miséricorde, laisse d’ailleurs à dessein bien des choses dans le secret. Il suffit. que le novice soit prêt à tout accepter. Le rituel de sa profession lui renouvellera cette prédiction et sollicitera son acceptation formelle.
Le Maître des novices doit donc dire à peu près ceci : Il y a d’abord les souffrances générales et conventuelles de la vie monastique, laquelle n’a certainement pas été organisée en vue de flatter la nature. Il y a surtout des épreuves spéciales pour chacun. Et toujours la souffrance nous aborde par l’endroit où nous sommes le plus sensibles, le moins préparés. Telles vexations, qui dans le monde n’eussent été rien, deviennent au monastère presque insupportables ; Dieu permet la plupart du temps qu’il y ait disproportion énorme entre la cause de la souffrance et la souffrance ressentie. C’est tel frère, tel père, le Père Abbé surtout, qui devient pour nous un fardeau : “ Il ne me dit rien. Il ne me comprend pas. Il garde pour d’autres toute sa tendresse. On a ici des idées bizarres, et il nous faut les adopter ! Nous avions un système intellectuel, il était bon ; et voici qu’on le trouve trop large, ou trop étroit ; il faut se refaire. Quelle fatigue !... on nourrit son ennui, on en parle, on envenime sa petite blessure, on se décourage. Quelquefois, il semble que la persévérance ne tienne plus qu’à des motifs naturels et mesquins. Quelquefois aussi, la tentation revêt cette forme : “ Pourquoi n’avons-nous pas fait choix d’un autre Ordre ? Après tout, il n’y a pas que la vie monastique et contemplative !
Il existe bien d’autres manières d’être religieux : Dominicain, ou Capucin, ou Jésuite, Dominicain surtout ; Chartreux aussi, parce qu’il y a le silence quasi perpétuel et qu’on ne fréquente personne.
Ajoutons que, dans le monastère, l’absence de distractions et de diversion nous livre entièrement à notre souffrance. Nous l’observions en commentant le Prologue, la souffrance des contemplatifs ressemble au purgatoire : le feu pénètre jusqu’aux moelles, jusqu’aux fibres les plus intimes ; c’est une cuisson lente, à vase clos, à l’étouffée. Tous les mouvements deviennent douloureux, comme d’un homme à qui l’on aurait enlevé l’épiderme : Versa et reversa in tergum et in latera et in ventrem : et dura sunt omnia . Oui, le contact avec Dieu est douloureux, le contact de notre laideur avec sa beauté, de nos ténèbres avec sa lumière. Saint Jean de la Croix explique cela admirablement. Jusqu’au jour où Dieu est notre joie souveraine, il est la grande épreuve. Vivus est sermo Dei et efficax et penetrabilior omni gladio ancipiti ; et pertingens usque ad divisionem animae ac spiritus, compagum quoque ac medullarum ; et discretor cogitationum et intentionunt cordis (HEBR., IV, 12) : Même, il y a certaines souffrances privilégiées qui seraient intolérables et mortelles, si le Seigneur ne soutenait par sa grâce ; mais c’est le prélude de l’union à Dieu. N’allons pas croire que nos petites misères de novice soient quelque chose de ces souffrances-là.
Il est un moyen misérable d’échapper aux dura et aspera : se faire une vie tranquille et bourgeoise, s’en aller dans la région de ceux qui ont vécu sans gloire et sans infamie, dont le ciel n’a pas voulu et dont l’enfer ne veut pas dans ses profondeurs, de ceux qui se sauvent tout juste et prosaïquement. Qui parce seminat, parce et metet, et qui seminat in benedictionibus, de benedictionibus et metet (II COR., IX, 6). On pourra lire, dans le livre de la Vie spirituelle et l’oraison, le chapitre XlV : Première purification. Nous y voyons que “ ceux qui sont oublieux d’eux-mêmes traversent quelquefois très allégrement ces étapes douloureuses, quelque . rudes qu’elles soient ; mais elles paraissent fort pénibles, et le sont en effet doublement, à ceux qui ont trop aimé leur bien-être spirituel”. Ce qu’il faut, par conséquent, c’est demeurer tranquille sur la croix, adorer, laisser le médecin tailler à son gré dans la région malade, faire un effort pour se tenir fidèlement auprès de ce Dieu dont le contact ne blesse que pour guérir. Prenons garde aussi de ne pas grossir notre souffrance par l’imagination et par un repliement sur nous-mêmes qui nous tend et qui nous crispe. Certaines trempes maladives sont portées à rechercher une sorte de joie morbide, et non exempte de pose, dans la souffrance : Nullus dolor amandus est . La douleur n’est jamais que moyen ; et il est souvent en nous telles souffrances, dues à des infidélités, que nous pourrions facilement éliminer. Quant aux autres, il importe beaucoup plus de les bien accepter lorsqu’elles se présentent, que de les solliciter fiévreusement près du Seigneur. In craticulaa te Deum non negavi, et ad ignem applicatus te Christum coufessus stem ; probasti cor meum et visitasti noete, igne me examinasti : et non est inventa in me iniquitas .

Et si promiserit de stabilitatis sae perseverantia, post duorum mensium eirculum legatur ei haec Regula per ordinem et dicatur ei : Ecce lex sub qua militare vis ; si potes observare, ingredere ; si vero non potes liber discede. Si adhuc steterit, tunc ducatur in supradictam cellam novi tiorum et iterum probetur in omni patientia. Et post sex mensium circulum relegatur ei Regula, ut sciat ad quod ingreditur. Et si adhuc stat post quatuor menses iterum relegatur ei eadem Regula
S’il promet de persévérer dans sa stabilité, après une période de deux mois, on lui lira cette Règle d’un bout à l’autre et on lui dira : “ Voici la loi sous laquelle tu veux servir et combattre ; si tu peux l’observer, entre ; mais si tu ne peux pas, tu es libre, pars. ” S’il tient bon encore, on le ramènera dans la maison des novices, et à nouveau on mettra sa patience à l’épreuve de toutes les manières. Après, un délai de six mois, on lui lira la Règle afin qu’il sache ce pour quoi il entre. Sil tient bon toujours, au bout de quatre mois, on lui relira encore la même Règle.


OPTIONS, PÉTITION ET SCRUTINS. - Saint Benoît ne se préoccupe décidément, chez celui qui se présente, quel la trempe de sa volonté. On ne poussera même plus avant les épreuves novitiales que si le candidat “ promet de persévérer dans sa stabilité ”, si son intention de se donner à Dieu dans le monastère est bien sérieuse. Mais parce que la qualité de notre vouloir est en fonction de notre connaissance ; parce qu’on ne demeure attaché qu’à ce qu’on a choisi librement ; parce qu’on n’est tenu d’accomplir que ce qu’on a promis : pour tous ces motifs de prudence et de sagesse élémentaire, saint Benoît veut qu’on fasse connaître exactement au candidat le code de sa vie nouvelle . L’année de noviciat est jalonnée par cette présentation de la Règle et par une triple option.
D’après le texte de saint Benoît, il semble bien que cette lecture officielle de la Règle, lecture intégrale et suivie, per ordinem, se faisait après deux, ou six, oit quatre mois, sinon dans une même séance, du moins pendant les jours qui précédaient la cérémonie d’option. Les anciennes coutumes mentionnent ces trois lectures et ces trois options . Actuellement, la Règle est lue aux novices au cours des mois de probation. Elle n’est pas lue à chacun en particulier, mais à toute la communauté, trois fois par an chez nous, au chapitre comme au réfectoire. De plus, elle doit être expliquée en entier pendant le stage au noviciat. Le concile d’Aix-la-Chapelle de 817 recommandait : Ut monachi omnes, qui possunt, Regulam menioriter discant. Nous avons encore deux cérémonies solennelles d’option : avant la vêture novitiale et avant la profession.
Si cette lecture et cette mise en demeure n’ont point écarté lé candidat, s’il reste ferme, si stat, il est ramené au noviciat et on l’éprouve in omni patientia, c’est-à-dire qu’on se rend compte s’il peut souffrir sans se déconcerter tons les petits ennuis de la vie commune. La patience dont parle ici N. B. Père est plutôt celle du novice que celle de ses maîtres, laquelle d’ailleurs ne doit jamais faire défaut : car il convient d’imiter le Seigneur, qui sait attendre. ‘Nos Constitutions, d’accord en cela avec des Constitutions plus anciennes, telles que celles de Chezal-Benoît et de Saint Maur, prescrivent l’examen des novices par le Chapitre, à certaines dates fixes ; c’est ce que nous appelons le "chapitre des novices" ; nous le tenons aux Quatre-Temps.
La durée dit noviciat proprement dit a été fixée par N. B. Père à un an, comme le prouve l’addition des trois périodes, de deux, six et quatre mois, qui précèdent les options. Quoi qu’il en soit du noviciat chez saint Pacôme , d’autres législateurs,. tels que saint Césaire, saint Fructueux, saint Ferréol, demandaient un an d’épreuve. Faculté était laissée parfois au supérieur de réduire, même notablement, la période de probation. Ces réductions étaient en usage à Cluny, et Pierre le Vénérable les justifie auprès de saint Bernard . Un an était une sage moyenne ; aussi la disposition bénédictine a-t-elle passé au Corpus Juris, dans les Décrétales, et le concile de Trente l’a consacrée . Même, le concile a décidé qu’une profession faite avant l’âge de seize ans et sans une année de noviciat, serait nulle. Sa législation est sévère sur ce point ; s’il manque deux heures oit seulement une par exemple, la profession est considérée comme invalide. On ne pourrait défalquer, pour calculer la durée requise du temps de probation, le trois cent soixante-sixième jour d’une année bissextile. Cette année de probation doit être continue. Mais laissons aux canonistes le soin de discuter toutes ces questions. L’année de noviciat révolue, le candidat est accueilli ou écarté ; il n’est pas irrégulier pourtant que le supérieur proroge de quelques mois la probation. Ces tentatives de la dernière heure, ou l’épreuve d’un second noviciat, n’ont pas d’ordinaire grand succès.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Prières usuelles

Signum crucis Signe de croix
IN nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Symbolum Apostolorum Symbole des Apôtres
CREDO in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae. Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum, qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus, descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis, ascendit ad caelos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis, inde venturus est iudicare vivos et mortuos. Credo in Spiritum Sanctum, sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, remissionem peccatorum, carnis resurrectionem, vitam aeternam. Amen. Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ Son fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, est assis à la droite du Père tout-puissant, d'où Il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en L'Esprit Saint, à la Sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.
Salve Regina Salut, ô Reine
Salve Regína, Mater misericórdiæ, vita dulcédo, et spes nostra, salve. Ad te clamámus éxsules fílii Evæ; ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum valle. Salut, Reine, mère de miséricorde, vie, douceur, et notre espérance, salut. Vers vous, nous crions,, enfants d'Eve exilés. Vers vous, nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Eia ergo, advocáta nostra, illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte: Et Iesum, benedíctum fructum ventris tui, nobis post hoc exsílium osténde. O clemens, o pia, o dulcis Virgo María. Et donc, notre avocate, tournez vos yeux miséricordieux vers les vôtres. Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles, montre-le nous après notre exil.
O clemens, O pia, O dulcis Virgo Maria. O clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissiónibus Christi.
℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu.
℣. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
Omnipotens sempiterne Deus, qui gloriosae Virginis Matris Mariae corpus et animam, ut dignum Filii tui habitaculum effici mereretur, Spiritu Sancto cooperante, praeparasti: da, ut cuius commemoratione laetamur; eius pia intercessione, ab instantibus malis, et a morte perpetua liberemur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
Dieu éternel et tout puissant qui avec la coopération du Saint Esprit a préparé le corps et l'Esprit de la glorieuse Vierge-Mère Marie à devenir une demeure digne de Ton Fils; puissions-nous, par son intercession aimante, être délivrés des maux actuels et de la mort éternelle, nous qui nous réjouissons de sa commémoration. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
Le "Salve Regina" est la prière privilégiée du temps "dans l'année" après la Pentecôte. Elle se chante (ou se récite) surtout après la fin du temps pascal jusqu'au premier dimanche de l'Avent (exclus).
ANGELUS ANGELUS
℣. Ángelus * Dómini nuntiávit Maríæ. ℣. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie,
℟. Et concépit de Spíritu Sancto. ℟. Et elle conçut du Saint-Esprit.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ecce ancílla Dómini. ℣. Me voici, servante du Seigneur,
℟. Fiat mihi secúndum verbum tuum. ℟. Qu’il me soit fait selon votre parole.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Et Verbum caro factum est. ** ℣. Et le Verbe S’est fait chair
℟. Et habitávit in nobis. ℟. Et Il a habité parmi nous.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei génetrix. ℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
℟. Ut digni efficiámur promissiónibus Christi. ℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Orémus.
Grátiam tuam, quæsumus, Dómine, méntibus nostris infúnde; ut qui, Ángelo nuntiánte, Christi Fílii tui incarnatiónem cognóvimus, *
per passiónem eius et crucem, ad resurrectiónis glóriam perducámur.
Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Prions.
Répands, Seigneur, Ta grâce en nos âmes. Par le message de l’ange, nous avons connu l’incarnation de Ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par Sa passion et par Sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par le Christ, notre Seigneur. ℟. Amen.
* L'angélus se sonne par trois séries de trois tintements suivis d'une "pleine-volée". Les tintements correspondent au début du versicule, du répons et de l'Ave.
** On a coutume d'incliner légèrement la tête à ce versicule en signe de révérence pour le mystère de l'Incarnation.
On récite habituellement la prière de l'Angelus trois fois par jour, à 7 heures, midi et 19 heures. Dans certains endroits, cette prière ce récite donc après l'office de laudes, celui de sexte et après complies.
Au temps pascal, cette prière est remplacée par le Regina caeli.
Angele Dei Angele Dei (prière à l'Ange gardien)
ANGELE DEI, qui custos es mei, Me tibi commissum pietate superna; (Hodie, Hac nocte) illumina, custodi, rege, et guberna. Amen. ANGE DE DIEU, qui êtes mon gardien, puisque le ciel m'a confié à vous dans sa bonté, (aujourd'hui, cette nuit) éclairez-moi,gardez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi. Amen.
Benedictio Ante Mensam Bénédiction avant le repas
℣. Benedicite. (℟. Benedicite.)
BENEDIC, Domine, nos et haec tua dona * quae de tua largitate sumus sumpturi. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen.
℣. Bénissez. (℟. Bénissez.)
BENIS nous, Seigneur, et les dons qui viennent de Toi, par lesquels, de Ta largesse, nous sommes rassasiés. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Ante prandium: Avant le déjeuner :
Mensae caelestis participes * faciat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse participer à la table céleste. ℟. Amen.
Ante cenam: Avant le dîner :
Ad cenam vitae aeternae * perducat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse parvenir au festin de la vie éternelle. ℟. Amen.
Benedictio Post Mensam Bénédiction d'après le repas
AGIMUS tibi gratias, omnipotens Deus, pro universis beneficiis tuis, * qui vivis et regnas in saecula saeculorum. ℟. Amen. Nous Te rendons-grâces, Dieu tout puissant, pour tous Tes bienfaits, Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. ℟. Amen.
℣. Deus det nobis suam pacem. ℣. Que Dieu nous donne Sa paix.
℟. Et vitam aeternam. ℟. Amen. ℟. Et la vie éternelle. Amen.
 Rosarium  Rosaire
Initium Commencement
Signum crucis Signe de croix
Romae: A Rome :
℣. Domine, labia mea aperies,
℟. Et os meum annuntiabit laudem tuam.
℣. Deus in adiutorium meum intende,
℟. Domine ad adiuvandum me festina.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres,
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
℣. Dieu, viens à mon aide,
℟. Seigneur, vite à mon secours.
Ad Crucem: Sur la croix :
Symbolum Apostolorum Symbole des apôtres
Ad grana maiora: Sur les gros grains :
Oratio Dominica (Pater noster) Prière du Seigneur (Notre Père)
Ad grana minora: Sur les petits grains :
Ave Maria Je vous salue Marie
Ad finem decadum: A la fin de chaque dizaine :
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
Le Vendredi saint on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem.
℣. Mortem autem crucis.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort.
℣. Et la mort de la croix.
Le Samedi saint, on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis.
℣. Propter quod et Deus exaltavit illum: et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix.
℣. C'est pourquoi Dieu L'a exalté : et Il Lui a donné le Nom qui est au dessus de tout Nom.
Oratio Fatima Prière de Fatima
O MI IESU, dimitte nobis debita nostra, libera nos ab igne inferni, conduc in caelum omnes animas, praesertim illas quae maxime indigent misericordia tua. O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l'enfer, et conduis au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Ta sainte miséricorde.
Meditationes Rosarii Méditations du Rosaire
In feria secunda et sabbato Le lundi et le samedi
I. Mysteria Gaudiosa I. Mystères joyeux
1. Quem, Virgo, concepisti. [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Quem visitando Elisabeth portasti. [Lc 1,39-45]
3. Quem, Virgo, genuisti. [Lc 2,6-12]
4. Quem in templo praesentasti. [Lc 2,25-32]
5. Quem in templo invenisti. [Lc 2,41-50]
1. Annonciation [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Visitation [Lc 1,39-45]
3. Nativité [Lc 2,6-12]
4. Présentation au Temple [Lc 2,25-32]
5. Recouvrement au Temple [Lc 2,41-50]
In feria quinta Le jeudi
II. Mysteria Luminosa II. Mystères lumineux
1. Qui apud Iordanem baptizatus est. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Qui ipsum revelavit apud Canense matrimonium. [In 2,1-11]
3. Qui Regnum Dei annuntiavit. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. Qui transfiguratus est. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. Qui Eucharistiam instituit.[In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
1. Le Baptême au Jourdain. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Les Noces de Cana. [In 2,1-11]
3. L'annonce du Royaume. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. La Transfiguration. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. L'institution de l'Eucharistie. [In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
In feria tertia et feria sexta Le mardi et le vendredi
III. Mysteria dolorosa III. Mystères douloureux
1. Qui pro nobis sanguinem sudavit. [Lc 22,39-46]
2. Qui pro nobis flagellatus est. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Qui pro nobis spinis coronatus est. [In 19,1-8]
4. Qui pro nobis crucem baiulavit. [In 19,16-22]
5. Qui pro nobis crucifixus est. [In 19,25-30]
1. L'Agonie au jardin des oliviers. [Lc 22,39-46]
2. Le Flagellation. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Le Couronnement d'épines. [In 19,1-8]
4. Le Portement de Croix. [In 19,16-22]
5. La Crucifixion. [In 19,25-30]
In feria quarta et Dominica Le mercredi et le dimanche
IV. Mysteria gloriosa IV. Mystères glorieux
1. Qui resurrexit a mortuis. [Mc 16,1-7]
2. Qui in caelum ascendit. [Lc 24,46-53]
3. Qui Spiritum Sanctum misit. [Acta 2,1-7]
4. Qui te assumpsit. [Ps 16,10]
5. Qui te in caelis coronavit. [Apoc 12,1]
1. La Résurrection. [Mc 16,1-7]
2. L'Ascension. [Lc 24,46-53]
3. L'Effusion de l'Esprit Saint à la Pentecôte. [Acta 2,1-7]
4. L'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. [Ps 16,10]
5. Le Couronnement aux cieux de la Bienheureuse Vierge Marie. [Apoc 12,1]
Orationes ad Finem Rosarii Dicendae Prières dites à la fin de la récitation du Rosaire
Salve Regina Salve Regina
℣. Ora pro nobis, Sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
℣. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.
℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
DEUS, cuius Unigenitus per vitam, mortem et resurrectionem suam nobis salutis aeternae praemia comparavit, concede, quaesumus: ut haec mysteria sacratissimo beatae Mariae Virginis Rosario recolentes, et imitemur quod continent, et quod promittunt assequamur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
O DIEU, qui, par la vie, la mort et la résurrection de Ton Fils unique, nous a obtenu les récompenses du salut éternel, accorde-nous, nous T'en supplions, qu'en méditant sur les mystères du très saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge-Marie, nous imitions ce qu'ils contiennent et obtenions ce qu'ils promettent. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
 Gloria Patri Gloire au Père (Doxologie) 
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
ACTUS CONTRITIONIS ACTE DE CONTRITION
DEUS meus, ex toto corde paenitet me omnium meorum peccatorum, eaque detestor, quia peccando, non solum poenas a Te iuste statutas promeritus sum, sed praesertim quia offendi Te, summum bonum, ac dignum qui super omnia diligaris. Ideo firmiter propono, adiuvante gratia Tua, de cetero me non peccaturum peccandique occasiones proximas fugiturum. Amen. Mon Dieu, de tout mon coeur je fais pénitence pour tous mes péchés. Je les déteste non seulement à cause de Tes justes punitions auxquelles je suis promis, mais surtout parce que je T'ai offensé, Toi qui es infiniment bon et qui es digne de tout mon amour. Je prends donc la ferme résolution, avec l'aide de Ta grâce, de ne plus pécher et de fuir les occasions proches de pécher. Amen.
Oratio ante colligationem in interrete Prière avant de se connecter à l'internet.
OMNIPOTENS aeterne Deus, qui nos secundum imaginem Tuam plasmasti, et omnia bona, vera, pulchra, praesertim in divina persona Unigeniti Filii Tui Domini nostri Iesu Christi, quaerere iussisti, praesta quaesumus ut, per intercessionem Sancti Isidori, Episcopi et Doctoris, in peregrinationibus per interrete factis et manus oculosque ad quae Tibi sunt placita intendamus et omnes quos convenimus cum caritate ac patientia accipiamus. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen. Dieu Éternel et Tout Puissant qui nous a créés à Ton image et nous ordonne de rechercher ce qui est bon, vrai et beau, spécialement dans la personne divine de Ton Fils unique notre Seigneur Jésus Christ, nous T’implorons par l’intercession de Saint Isidore Évêque et Docteur de nous aider pendant nos voyages à travers l’Internet à diriger nos mains et nos yeux vers ce qui T’est agréable, et à accueillir avec charité et patience tous ceux que nous rencontrerons. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Oratio S. Thomae Aquinatis ante studium Prière de S. Thomas d'Aquin avant l'étude
Creátor ineffábilis, qui de thesáuris sapiéntiæ tuæ tres Angelórum hiearchías designásti et eas super cœlum empýreum miro órdine collocásti, atque univérsi partes elegantíssime distribuísti: Tu, inquam, qui verus fons lúminis et sapiéntiæ díceris ac superéminens princípium, infúndere dignéris super intelléctus mei ténebras tuæ rádium claritátis, dúplices, in quibus natus sum, a me rémovens ténebras, peccátum scílicet et ignorántiam. Tu, qui linguas infántium facis disértas, linguam meam erúdias atque in lábiis meis grátiam tuæ benedictiónis infúndas. Da mihi intelligéndi acúmen, retinéndi capacitátem, addiscéndi modum et facilitátem, interpretándi subtilitátem, loquéndi grátiam copiósam. Ingréssum ínstruas, progréssum dírigas, egréssum cómpleas. Tu, qui es verus Deus et Homo, qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. Amen. Créateur ineffable, qui, des trésors de Ta sagesse, a formé les trois hiérachies des anges, les a placées au-dessus des cieux dans un ordre merveilleux, et a façonné et distribué de façon exquise toutes les parties de l'univers ; Toi qui es la vraie source de la lumière et de la sagesse et leur principe suréminent, daigne répandre Ta clarté sur l’obscurité de mon intelligence ; chasse de moi les ténèbres du péché et de l’ignorance. Donne-moi : la pénétration pour comprendre, la mémoire pour retenir, la méthode et la facilité pour apprendre, la lucidité pour interpréter, une grâce abondante pour m’exprimer. Aide le commencement de mon travail, diriges-en le progrès, couronnes-en la fin. Toi, qui es vrai Dieu et vrai homme, et qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Ordo liturgique du jeudi 11 avril 2019 au samedi 11 mai 2019

jeudi 11 avril 2019
Feria V - Hebdomada V Quadragesimae

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St Stanislas , évêque et martyr
Évêque de Cracovie, il fut tué par le roi Boleslas dans sa cathédrale (†1079) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 12 avril 2019
Feria VI - Hebdomada V Quadragesimae

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St Joseph Moscati
Médecin, précurseur de la Biochimie, trouva dans sa foi la force de se dévouer pour ses malades (†1927) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 13 avril 2019
Sabbato - Hebdomada V Quadragesimae

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St Martin 1er, pape et martyr
Pape, mort des suites de son enlèvement à Constantinople (†655) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 14 avril 2019
Dominica - Hebdomada Sancta

DOMINICA IN PALMIS DE PASSIONE DOMINI.

Ste Lidwine
Mystique hollandaise, elle s'unit à la Passion du Christ (†1433) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 15 avril 2019
Feria II - Hebdomada Sancta

Feria II hebdomadae sanctae.

St Damien de Veuster, prêtre
Prêtre, apôtre des lépreux dans l'île de Molokaï (†1889) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 16 avril 2019
Feria III - Hebdomada Sancta

Feria III hebdomadae sanctae.

St Benoît-Joseph Labre
Pèlerin perpétuel, homme de prière et de charité, il mourut à Rome en 1783 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 17 avril 2019
Feria IV - Hebdomada Sancta

Feria IV hebdomadae sanctae.

Ste Catherine Tekakwitha, vierge
Vierge indienne d’Amérique, première "peau rouge " honorée par l'Église († 1680) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 18 avril 2019
Feria V - Sacrum Triduum Paschale

Feria V hebdomadae sanctae.

Bse Marie de l'Incarnation
Madame Acarie, mère de famille, esprit des plus brillants, religieuse (†1618) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 19 avril 2019
Feria VI - Sacrum Triduum Paschale

Feria VI hebdomadae sanctae.

St Elphège, archevêque
Archevêque de Canterbury, mort martyr en 1012 - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 20 avril 2019
Sabbato - Sacrum Triduum Paschale

Sabbato Sancto.

Bx Jacques Bell et ses compagnons, prêtres et martyrs
Prêtres, martyrisés à Londres en 1602 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 21 avril 2019
Dominica - Infra octavam Paschae

DOMINICA RESURRECTIONIS, Sollemnitas.

St Anselme de Canterbury, évêque et docteur de l'Église
Abbé du Bec en Normandie et évêque de Canterbury, il fut un grand théologien (†1109) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 22 avril 2019
Feria II - Infra octavam Paschae

Feria II infra octavam Paschae.

St Léonide
Père d'Origène, professeur de renom à Alexandrie († vers 203) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 23 avril 2019
Feria III - Infra octavam Paschae

Feria III infra octavam Paschae.

St Georges, martyr
Soldat mort à Lod en Palestine en 303. Il a le titre de "grand martyr " - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 24 avril 2019
Feria IV - Infra octavam Paschae

Feria IV infra octavam Paschae.

St Fidèle de Sigmaringen, prêtre et martyr
Capucin, surnommé "ange de la paix " martyr en Suisse en 1622 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 25 avril 2019
Feria V - Infra octavam Paschae

Feria V infra octavam Paschae.

St Marc, évangéliste
Évangéliste,compagnon de St Paul et de St Pierre, il serait mort martyr en Alexandrie en 68 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 26 avril 2019
Feria VI - Infra octavam Paschae

Feria VI infra octavam Paschae.

Bx Raphaël Arnaiz Baron, moine
Moine à Palencia, il supporta héroïquement la maladie et mourut à vingt-sept ans en 1938 - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 27 avril 2019
Sabbato - Infra octavam Paschae

Sabbato infra octavam Paschae.

Ste Zita
Native de Monsagrati, près de Lucques en Italie, elle entra à douze ans au service d'une famille chez qui elle demeura toute sa vie (†1272) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 28 avril 2019
Dominica - Dominica II Paschae

DOMINICA IN OCTAVA PASCHÆ SEU DE SACRA MISERICORDIA.

St Pierre Chanel, prêtre et martyr
Prêtre, missionnaire à Futuna, martyr en 1841 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 29 avril 2019
Feria II - Hebdomada II Paschae

S. Catharinae Senensis, virginis et Ecclesiae doctoris, patronae Europae, Festum.

Ste Catherine de Sienne, vierge et docteur de l’Église
Vierge, docteur de l'Église elle persuada le pape Grégoire XI de revenir à Rome (†1380) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 30 avril 2019
Feria III - Hebdomada II Paschae

FERIE
St Pie V, pape
Pape de la contre-réforme et défenseur de la chrétienté (†1572) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 1 mai 2019
Feria IV - Hebdomada II Paschae

FERIE
St Joseph ouvrier
Le pape Pie XII donna en 1955, au monde du travail, St Joseph comme modèle - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 2 mai 2019
Feria V - Hebdomada II Paschae

S. Athanasii, episcopi et Ecclesiae doctoris, Memoria.

St Athanase, évêque et docteur de l'Église
Évêque d'Alexandrie, défenseur de la foi, docteur de l’Église, il lutta toute sa vie contre les ariens (†373) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 3 mai 2019
Feria VI - Hebdomada II Paschae

Ss. Philippi et Iacobi, apostolorum, Festum.

Sts Philippe et Jacques, apôtres
Apôtres, Philippe et Jacques sont morts martyrs - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 4 mai 2019
Sabbato - Hebdomada II Paschae

FERIE
St Jean-Louis Bonnard
Prêtre, missionnaire au Tonkin, mort martyr en 1852 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 5 mai 2019
Dominica - Hebdomada III Paschae

Dominica III Paschae.

Bse Catherine Cittadini
Religieuse, fondatrice d'un Ordre enseignant : les Ursulines de Somasque (†1857) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 6 mai 2019
Feria II - Hebdomada III Paschae

FERIE
Bx François de Montmorency-Laval
Premier évêque du Canada, il évangélisa les Indiens et fonda le séminaire de Québec (université Laval) (†1708) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 7 mai 2019
Feria III - Hebdomada III Paschae

FERIE
St Augustin Roscelli
Prêtre de Gênes, il fonda de nombreuses œuvres pour les pauvres, portées par la prière de contemplatives (†1902) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 8 mai 2019
Feria IV - Hebdomada III Paschae

FERIE
Bse Catherine de Longpré
Religieuse augustinienne originaire de Bayeux, missionnaire et cofondatrice du Québec (†1668) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 9 mai 2019
Feria V - Hebdomada III Paschae

FERIE
St Pacôme
Moine en Égypte, auteur de la 1ère règle monastique (†346) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 10 mai 2019
Feria VI - Hebdomada III Paschae

FERIE
St jean d'Avilla, prêtre docteur de l'église
- Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 11 mai 2019
Sabbato - Hebdomada III Paschae

FERIE
St Mamert
Évêque de Vienne en Isère, combattit l'arianisme, institua les Rogations (†477) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
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