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Martyrologe du vendredi 12 avril 2019

Martyrologe
Le 12 avril
1. À Fermo dans les Marches, sainte Vissia, vierge et martyre.
2. À Rome, au cimetière de Calépode, au troisième mille sur la voie Aurélienne, en 352, la mise au tombeau du pape saint Jules Ier, qui garda fermement la foi catholique, alors que sévissaient les ariens, prit la défense de saint Athanase contre les attaques de ses ennemis, l’accueillit quand il fut exilé et prit soin de convoquer dans cette affaire le Concile de Sardique.
3. À Vérone en Vénétie, vers 372, saint Zénon, évêque, dont les travaux et la prédication conduisirent la ville au baptême.
4. En Cappadoce, l’an 372, saint Sabas le Goth, martyr. Alors qu’Athanaric, roi des Goths, poursuivait les chrétiens, parce qu’il refusait les aliments immolés aux idoles, il subit de cruels tourments et fut jeté dans un fleuve, le troisième jour après la célébration de la Pâque.
5. À Gap en Provence, après 517, saint Constantin, évêque.
6. À Pavie en Lombardie, l’an 697, saint Damien, évêque, dont la lettre sur la foi orthodoxe au sujet de la volonté et de l’opération dans le Christ fut lue au troisième Concile de Constantinople.
7*. À Parion dans l’Hellespont, en 735, saint Basile, évêque, qui, à cause du culte des saintes images, endura les verges, les chaînes et l’exil.
8*. Dans le Ponthieu, en 742, saint Erkembode, abbé de Sithiu, qui succéda à saint Bertin et fut en même temps évêque de Thérouanne.
9*. Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1050, saint Alfier, fondateur et premier abbé de ce monastère. Auparavant conseiller de Guimard, duc de Salerne, il devint à Cluny disciple de saint Odilon et apprit avec exactitude l’observance de la vie monastique.
10*. Au monastère de Belém près de Lisbonne, au XIVe siècle, le bienheureux Laurence (Lauréntii), prêtre de l’Ordre de Saint-Jérôme, vers qui accouraient en grand nombre les pénitents, en raison de sa profonde piété.
11. À Los Andes au Chili, en 1920, sainte Thérèse de Jésus (Jeanne Fernandez Solar), vierge. Novice chez les Carmélites déchaussées, elle offrit à Dieu sa vie, comme elle le disait, pour le monde pécheur, et mourut du typhus dans sa vingtième année.
12. À Naples, en 1927, saint Joseph Moscati. Médecin, il accomplit une œuvre d’assistance quotidienne et infatigable aux malades, sans aucune relâche, sans demander le moindre argent aux pauvres, et en soignant les corps, il se souciait aussi des âmes avec beaucoup de charité
13. À San José, sur le territoire de Chilpancingo au Mexique, en 1927, saint David Uribe, prêtre et martyr, qui pendant la persécution religieuse en ce pays, fut tué d’un coup de revolver dans la nuque.

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Invitatoire du vendredi 12 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria III Mardi
Ad Invitatorium
Ad Invitatorium
A la liturgie lue :
Ante Officium quod a solo persolvitur, dici potest sequens oratio:Avant l'office récité seul, on peut dire la prière suivante :
Aperi, Dómine, os meum ad benedicéndum nomen sanctum tuum; munda cor meum ab ómnibus vanis, pervérsis et aliénis cogitatiónibus; intelléctum illúmina, afféctum inflámma, ut digne, atténte ac devóte hoc Offícium recitáre váleam, et exaudíri mérear ante conspéctum divínæ maiestátis tuæ. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.Ouvre mes lèvres, Seigneur, afin qu’elles bénissent Ton saint Nom, purifie aussi mon cœur de toute pensée vaine, mauvaise, étrangère. Éclaire mon intelligence, enflamme mon amour, afin que je puisse réciter cet office avec respect, attention et dévotion, et mériter d’être exaucé en présence de Ta divine majesté. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
℣. Dómine, lábia mea apéries. ℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.℣. Seigneur, ouvre mes lèvres. ℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Psalmus 94 (95)Psaume 94 (95)
Invitatio ad laudem DeiInvitation à la louange de Dieu
Adhortamini vosmetipsos per singulos dies, donec illud «hodie» vocatur (Hebr 3, 13).Exhortez-vous mutuellement chaque jour, tant que vaut cet « aujourd'hui ».
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Veníte, exsultémus Dómino; iubilémus Deo salutári nostro. Præoccupémus fáciem eius in confessióne et in psalmis iubilémus ei.Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut. Accourons devant Sa face dans l'action de grâce, dans des psaumes, jubilons pour Lui.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Quóniam Deus magnus Dóminus et rex magnus super omnes deos. Quia in manu eius sunt profúnda terræ, et altitúdines móntium ipsíus sunt. Quóniam ipsíus est mare, et ipse fecit illud, et siccam manus eius formavérunt. Parce que le Seigneur est le grand Dieu ; le grand Roi au-dessus de tous les dieux. Car dans Sa main sont les profondeurs de la terre, et que les hauteurs des montagnes sont à Lui. Parce qu'à Lui est la mer, et que c'est Lui-même qui l'a faite, et que Ses mains ont formé le continent.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Veníte, adorémus et procidámus et génua flectámus ante Dóminum, qui fecit nos, quia ipse est Deus noster, et nos pópulus páscuæ eius et oves manus eius. Venez, adorons, prosternons - nous devant Dieu, et fléchissons les genoux devant le Seigneur qui nous a faits, parce que Lui-même est notre Dieu, et que nous sommes Son peuple et les brebis de Sa main.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Utinam hódie vocem eius audiátis: «Nolíte obduráre corda vestra, sicut in Meríba secúndum diem Massa in desérto, ubi tentavérunt me patres vestri: probavérunt me, etsi vidérunt ópera mea. Si seulement aujourd'hui, vous entendiez Sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs, comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où Me tentèrent vos pères ; ils M'éprouvèrent, alors qu'ils avaient vu Mes oeuvres.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Quadragínta annis tæduit me generatiónis illíus, et dixi: Pópulus errántium corde sunt isti. Et ipsi non cognovérunt vias meas; ídeo iurávi in ira mea: Non introíbunt in réquiem meam». Pendant quarante ans, J'ai été le dégoût de cette génération et J'ai dit : ils sont un peuple errant de coeur ; et eux, ils n'ont point connu Mes voies : c'est pourquoi Je leur ai juré dans Ma colère, ils n'entreront pas dans Mon repos.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.

Si le psaume 94 est récité pendant la liturgie de ce jour, à une des heures suivantes, on peut prendre un autre psaume comme invitatoire, au choix :
vel:ou :
Psalmus 99 (100)Psaume 99 (100)
Gaudium in templum ingredientiumJoie de l’entrée dans le temple
Redemptos iubet Dominus victoriæ carmen canere (S. Athanasius). Le Seigneur invite les rachetés à entonner un chant de victoire (S. Athanase).
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Iubiláte Dómino, omnis terra, * servíte Dómino in lætítia; introíte in conspéctu eius * in exsultatióne. Acclamez Dieu, toute la terre; servez le Seigneur avec joie. Entrez en Sa présence * avec allégresse.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Scitóte quóniam Dóminus ipse est Deus;  ipse fecit nos, et ipsíus sumus, * pópulus eius et oves páscuæ eius. Sachez que c'est le Seigneur qui est Dieu; c'est Lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes. Nous sommes Son peuple, et les brebis de Son pâturage.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Introíte portas eius in confessióne,  átria eius in hymnis, * confitémini illi, benedícite nómini eius. Franchissez Ses portes avec des louanges, Ses parvis en chantant des hymnes; célébrez-le, bénissez Son nom.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Quóniam suávis est Dóminus;  in ætérnum misericórdia eius, * et usque in generatiónem et generatiónem véritas eius. car le Seigneur est suave; Sa miséricorde est éternelle, * et Sa vérité demeure de génération en génération.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
vel:ou :
Psalmus 66 (67)Psaume 66 (67)
Omnes gentes Domino confiteanturToutes les nations rendront gloire au Seigneur
Notum sit vobis quoniam gentibus missum est hoc salutare Dei (Act 28, 28).Sachez que le salut de Dieu a été envoyé aux gentils (Act 28, 28).
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Deus misereátur nostri et benedícat nobis; * illúminet vultum suum super nos, ut cognoscátur in terra via tua, * in ómnibus géntibus salutáre tuum. Que Dieu nous soit favorable et qu'Il nous bénisse; qu'Il illumine sur nous Son visage, afin que l'on connaisse sur la terre Ta voie, et parmi toutes les nations Ton salut.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Læténtur et exsúltent gentes,  quóniam iúdicas pópulos in æquitáte * et gentes in terra dírigis. Que les peuples Te louent, ô Dieu ; que les peuples Te louent tous. Que les nations se réjouissent, qu'elles soient dans l'allégresse ; car Tu juges les peuples avec droiture, et Tu conduis les nations sur la terre.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Terra dedit fructum suum; * benedícat nos Deus, Deus noster, benedícat nos Deus, * et métuant eum omnes fines terræ. Que les peuples Te louent, ô Dieu, que les peuples Te louent tous. La terre a donné son fruit ; que nous bénisse Dieu, notre Dieu, que Dieu nous bénisse, et que toutes les extrémités de la terre Le révèrent.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
vel:ou :
Psalmus 23 (24)Psaume 23 (24)
Domini in templum adventusAvènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu’il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo. Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum. Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent. Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius? Innocens mánibus et mundo corde,  qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum. Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo. Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur. Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur. Telle est la race de ceux qui Le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christum Dóminum, pro nobis tentátum et passum, veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui pour nous a été tenté et a souffert, venez, adorons.
Psalmus cum sua antiphona, pro opportunitate, omitti potest quando Invitatorium Laudibus matutinis præponendum est. Le psaume [invitatoire] avec son antienne, si c'est opportun, peut être omis lorsque l'invitatoire précède immédiatement les Laudes du matin.

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Vigiles (OSB) du vendredi 12 avril 2019


Avertissement : l'affichage de cet office est encore incomplet. Il manque des traductions et seul le psautier est renseigné. Le propre du temps et des saints n'est pas encore entièrement disponible. Aidez-nous pour les traductions, merci.
Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria VI Vendredi
Ad Vigilas
Ad Vigilias
Ter dicitur: On dit trois fois :
℣. Dómine, lábia mea apéries.
℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres.
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Sequens psalmus dicitur quotidie et anteponitur psalmo 94, si Vigiliæ incipiunt ab invitatorio. Le psaume suivant se dit chaque jour avant le psaume 94 si les Vigiles commencent par l'invitatoire.
Psalmus 3 Psaume 3
Dominus protector meus Le Seigneur est mon protecteur
Dormivit et somnum cepit et resurrexit, quoniam Dominus suscepit eum (S. Irenæus). Il S'est couché et Il S'est endormi, et Il est ressuscité car le Seigneur L'a soutenu.
Dómine, quid multiplicáti sunt, qui tríbulant me? * Multi insúrgunt advérsum me, Seigneur, pourquoi ceux qui me persécutent se sont-ils multipliés? Une multitude s'élève contre moi.
multi dicunt ánimæ meæ: * «Non est salus ipsi in Deo». Beaucoup disent à mon âme: Il n'y a pas de salut pour elle dans son Dieu.
Tu autem, Dómine, protéctor meus es, * glória mea et exáltans caput meum. Mais Toi, Seigneur, Tu es mon protecteur et ma gloire, et Tu me relèves la tête.
Voce mea ad Dóminum clamávi, * et exaudívit me de monte sancto suo. De ma voix j'ai crié vers le Seigneur, et Il m'a exaucé du haut de Sa montagne sainte.
Ego obdormívi et soporátus sum, * exsurréxi, quia Dóminus suscépit me. Je me suis endormi, et j'ai été assoupi; et je me suis levé, parce que le Seigneur a été mon soutien.
Non timébo mília pópuli circumdántis me. * Exsúrge, Dómine, salvum me fac, Deus meus; Je ne craindrai point les milliers d'hommes du peuple qui m'environnent. Lève-Toi, Seigneur; sauve-moi, mon Dieu.
quóniam tu percussísti in maxíllam omnes adversántes mihi, * dentes peccatórum contrivísti. Car Tu as frappé tous ceux qui s'opposaient à moi sans raison; Tu as brisé les dents des pécheurs.
Dómini est salus, * et super pópulum tuum benedíctio tua. Le salut vient du Seigneur; et c'est Toi qui bénis Ton peuple.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
IN I NOCTURNO AU Ier NOCTURNE
Ant. 1 Inclína Dómine, * aurem tuam mihi, et exáudi verba mea.Ant. 1 Incline, Seigneur, Ton oreille vers moi, et exauce mes demandes.
Psalmus 85 (86) Psaume 85 (86)
Pauperis in rebus adversis oratio Prière des pauvres face à l'adversaire
Benedictus Deus, qui consolatur nos in omni tribulatione nostra (2 Cor 1, 3. 4). Béni soit Dieu qui nous console dans toutes nos tribulations (2 Cor 1, 3. 4).
Inclína, Dómine, aurem tuam et exáudi me, * quóniam inops et pauper sum ego. Incline Ton oreille, Seigneur, et exauce-moi, car je suis indigent et pauvre.
Custódi ánimam meam, quóniam sanctus sum; * salvum fac servum tuum, Deus meus, sperántem in te. Garde mon âme, car je suis pieux ; sauve Ton serviteur, ô mon Dieu, il met sa confiance en Toi.
Miserére mei, Dómine,* quóniam ad te clamávi tota die. Aie pitié de moi, Seigneur, parce que vers Toi j'ai crié tout le jour.
Lætífica ánimam servi tui, * quóniam ad te, Dómine, ánimam meam levávi. Réjouis l'âme de Ton serviteur, car vers Toi Seigneur, j'ai élevé mon âme.
Quóniam tu, Dómine, suávis et mitis * et multæ misericórdiæ ómnibus invocántibus te. Car Tu es bon, Seigneur, et clément, et plein de compassion pour tous ceux qui T'invoquent.
Auribus pércipe, Dómine, oratiónem meam* et inténde voci deprecatiónis meæ. Prête l'oreille, Seigneur, à ma prière, et sois attentif à la voix de mes supplications.
In die tribulatiónis meæ clamávi ad te, * quia exáudies me. Je T'invoque au jour de ma détresse, et Tu m'exauceras.
Non est símilis tui in diis, Dómine, * et nihil sicut ópera tua. Nul ne T'égale parmi les dieux, Seigneur, rien ne ressemble à Tes œuvres.
Omnes gentes, quascúmque fecísti, vénient † et adorábunt coram te, Dómine, * et glorificábunt nomen tuum, Toutes les nations que Tu as faites viendront se prosterner devant Toi, Seigneur, et rendre gloire à Ton nom,
quóniam magnus es tu et fáciens mirabília: * tu es Deus solus. car Tu es grand et Tu opères des prodiges : Toi seul, Tu es Dieu.
Doce me, Dómine, viam tuam, * et ingrédiar in veritáte tua; Enseigne-moi tes voies, Seigneur ; je veux marcher dans Ta fidélité ;
simplex fac cor meum, * ut tímeat nomen tuum. rends mon cœur simple, pour qu'il craigne Ton nom.
Confitébor tibi, Dómine Deus meus, in toto corde meo * et glorificábo nomen tuum in ætérnum, Je Te louerai de tout mon cœur, Seigneur, mon Dieu et je glorifierai Ton nom pour l'éternité.
quia misericórdia tua magna est super me, * et eruísti ánimam meam ex inférno inferióri. Car Ta miséricorde est grande envers moi, Tu as tiré mon âme du fond de l'enfer.
Deus, supérbi insurrexérunt super me, † et synagóga poténtium quæsiérunt ánimam meam, * et non proposuérunt te in conspéctu suo. O Dieu, des orgueilleux se sont insurgés contre moi, et l'assemblée des puissants a cherché mon âme, et ils ne T'ont pas placé devant leur regard.
Et tu, Dómine, Deus miserátor et miséricors * pátiens et multæ misericórdiæ et veritátis, Mais Toi, Seigneur, Tu es un Dieu miséricordieux et compatissant, patient, de grande miséricorde et vérité.
réspice in me et miserére mei; † da fortitúdinem tuam púero tuo * et salvum fac fílium ancíllæ tuæ. Tourne vers moi Tes regards et aie pitié de moi ; donne Ta force à Ton serviteur, et sauve le fils de Ta servante.
Fac mecum signum in bonum, † ut vídeant, qui odérunt me, et confundántur, * quóniam tu, Dómine, adiuvísti me et consolátus es me.. Signale Ta bonté envers moi, que mes ennemis le voient et soient confondus, car c'est Toi, le Seigneur, qui m'assistes et me consoles.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 86 (87) Psaume 86 (87)
Ierusalem omnium gentium mater Jérusalem, mère de toute nation
Illa quæ sursum est Ierusalem, libera est, quæ est mater nostra (Gal 4, 26). La Jérusalem d'en-haut est libre, et c'est elle notre mère (Gal 4,26)
Fundaménta eius in móntibus sanctis; † díligit Dóminus portas Sion * super ómnia tabernácula Iacob. II l'a fondée sur les saintes montagnes ! Le Seigneur aime les portes de Sion, plus que toutes les demeures de Jacob.
Gloriósa dicta sunt de te, * cívitas Dei! Des choses glorieuses ont été dites sur toi, cité de Dieu !
Memor ero Rahab et Babylónis inter sciéntes me; ecce Philistæa et Tyrus cum Æthiópia: * hi nati sunt illic. Je nommerai Rahab et Babylone parmi ceux qui me connaissent ; voici les Philistins, et Tyr, avec l'Ethiopie : c'est là qu'ils sont nés.
Et de Sion dicétur: «Hic et ille natus est in ea; * et ipse firmávit eam Altíssimus». Et l'on dira de Sion :« Celui-ci et celui-là y est né ; c'est lui, le Très-Haut, qui l'a fondée ».
Dóminus réferet in librum populórum: * «Hi nati sunt illic». Le Seigneur inscrira au rôle des peuples : « Celui-ci est né là ».
Et cantant sicut choros ducéntes: * «Omnes fontes mei in te». Et chanteurs et musiciens disent : « Toutes mes sources sont en toi ».
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Inclína Dómine, * aurem tuam mihi, et exáudi verba mea.Ant. Incline, Seigneur, Ton oreille vers moi, et exauce mes demandes.
Ant. 2 Benedictus * Dóminus in ætérnum.Ant. 2 Béni soir le Seigneur dans l'éternité.
Psalmus 88 (89), 2-38 Psaume 88 (89), 2-38
Misericordiæ Domini super domum David Les misericordes du seigneur sur la maison de David.
Deus ex semine David secundum promissionem eduxit Salvatorem Iesum (Act 13, 22. 23).
I
Misericórdias Dómini in ætérnum cantábo, * in generatiónem et generatiónem annuntiábo veritátem tuam in ore meo.
Quóniam dixísti: «In ætérnum misericórdia ædificábitur», * in cælis firmábitur véritas tua.
«Dispósui testaméntum elécto meo, * iurávi David servo meo:
Usque in ætérnum confirmábo semen tuum * et ædificábo in generatiónem et generatiónem sedem tuam».
Confitebúntur cæli mirabília tua, Dómine, * étenim veritátem tuam in ecclésia sanctórum.
Quóniam quis in núbibus æquábitur Dómino, * símilis erit Dómino in fíliis Dei?
Deus, metuéndus in consílio sanctórum, * magnus et terríbilis super omnes, qui in circúitu eius sunt.
Dómine Deus virtútum, quis símilis tibi? * Potens es, Dómine, et véritas tua in circúitu tuo.
Tu domináris supérbiæ maris, * elatiónes flúctuum eius tu mítigas.
Tu conculcásti sicut vulnerátum Rahab, * in bráchio virtútis tuæ dispersísti inimícos tuos.
Tui sunt cæli, et tua est terra, * orbem terræ et plenitúdinem eius tu fundásti.
Aquilónem et austrum tu creásti, * Thabor et Hermon in nómine tuo exsultábunt.
Tibi bráchium cum poténtia; * firma est manus tua, et exaltáta déxtera tua.
Iustítia et iudícium firmaméntum sedis tuæ. * Misericórdia et véritas præcédent fáciem tuam.
Beátus pópulus, qui scit iubilatiónem. * Dómine, in lúmine vultus tui ambulábunt
et in nómine tuo exsultábunt tota die * et in iustítia tua exaltabúntur,
quóniam decor virtútis eórum tu es, * et in beneplácito tuo exaltábitur cornu nostrum.
Quia Dómini est scutum nostrum, * et Sancti Israel rex noster.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
II
Tunc locútus es in visióne sanctis tuis et dixísti: «Pósui adiutórium in poténte * et exaltávi eléctum de plebe.
Invéni David servum meum; * óleo sancto meo unxi eum.
Manus enim mea firma erit cum eo, * et bráchium meum confortábit eum.
Nihil profíciet inimícus in eo, * et fílius iniquitátis non ópprimet eum.
Et concídam a fácie ipsíus inimícos eius * et odiéntes eum percútiam.
Et véritas mea et misericórdia mea cum ipso, * et in nómine meo exaltábitur cornu eius.
Et ponam super mare manum eius * et super flúmina déxteram eius.
Ipse invocábit me: “Pater meus es tu, * Deus meus et refúgium salútis meæ”.
Et ego primogénitum ponam illum, * excélsum præ régibus terræ.
In ætérnum servábo illi misericórdiam meam * et testaméntum meum fidéle ipsi.
Et ponam in sæculum sæculi semen eius * et thronum eius sicut dies cæli.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Benedictus * Dóminus in ætérnum.Ant. Béni soir le Seigneur dans l'éternité.
Ant. 3 Exaltáre * qui iúdicas terram.Ant. 3 Lève-Toi, juge de la terre.
Psalmus 92 (93) Psaume 92 (93)
Magnificentia Domini creatoris Magnificence du Seigneur créateur
Regnavit Dominus, Deus noster omnipotens. Gaudeamus et exsultemus et demus gloriam ei (Ap 19, 6. 7). Il règne, le Seigneur notre Dieu, le Tout-Puissant. Réjouissons-nous, tressaillons d'allégresse et rendons-Lui gloire (Ap 19, 6. 7).
Dóminus regnávit! Decórem indútus est; * indútus est Dóminus, fortitúdine præcínxit se. Le Seigneur a régné, et a été revêtu de gloire ; le Seigneur a été revêtu et S'est ceint de force.
Etenim firmávit orbem terræ, * qui non commovébitur. Car Il a affermi le globe de la terre, qui ne sera point ébranlé.
Firmáta sedes tua ex tunc, * a sæculo tu es. Ton trône, ô Dieu, est établi depuis longtemps; Tu es de toute éternité.
Elevavérunt flúmina, Dómine, † elevavérunt flúmina vocem suam, * elevavérunt flúmina fragórem suum. Les fleuves, Seigneur, ont élevé, les fleuves ont élevé leur voix. Les fleuves ont élevé leurs flots,
Super voces aquárum multárum, † super poténtes elatiónes maris, * potens in altis Dóminus. Les soulèvements de la mer sont admirables; plus admirable est le Seigneur dans les hauteurs des cieux. plus retentissants que la voix des grandes eaux.
Testimónia tua credibília facta sunt nimis; * domum tuam decet sanctitúdo, Dómine, in longitúdinem diérum. Tes témoignages sont tout à fait dignes de créance. La sainteté convient à Ta maison, Seigneur, dans toute la durée des jours.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 93 (94) Psaume 93 (94)
Dominus iustorum ultor Le Seigneur venge les justes
Vindex est Dominus de his omnibus: ...non enim vocavit nos Deus in immunditia, sed in sanctificatione (Cf. 1 Th 4, 6-7). Le Seigneur tire vengeance de tout cela ; car Dieu ne nous a pas appelés à l'’impureté, mais à la sanctification. (Cf. 1 Th 4, 6-7).
Deus ultiónum, Dómine, * Deus ultiónum, effúlge. Dieu des vengeances, le Seigneur, Dieu des vengeances, parais.
Exaltáre, qui iúdicas terram, * redde retributiónem supérbis. Lève-Toi, juge de la terre, rends aux superbes selon leurs œoeuvres.
Usquequo peccatóres, Dómine, * úsquequo peccatóres exsultábunt? Jusques à quand les méchants, le Seigneur, jusques à quand les pêcheurs triompheront-ils ?
Effabúntur et loquéntur protérva, * gloriabúntur omnes,  qui operántur iniquitátem. Ils se répandent en discours arrogants, ils se glorifient, tous ces artisans d'iniquité.
Pópulum tuum, Dómine, humíliant * et hereditátem tuam vexant. Seigneur, ils écrasent Ton peuple, ils oppriment Ton héritage.
Víduam et ádvenam interfíciunt * et pupíllos occídunt. Ils égorgent la veuve et l'étranger, ils massacrent les orphelins.
Et dixérunt: «Non vidébit Dóminus, * nec intélleget Deus Iacob» . Et ils disent : « le Seigneur ne regarde pas, le Dieu de Jacob ne fait pas attention ».
Intellégite, insipiéntes in pópulo, * et, stulti, quando sapiétis? Comprenez donc, stupides enfants du peuple, insensés, quand aurez-vous l'intelligence ?
Qui plantávit aurem, non áudiet, * aut qui finxit óculum, non respíciet? Celui qui a planté l'oreille n'entendrait-Il pas, et celui qui a formé l'iil ne verrait-il pas ?
Qui córripit gentes, non árguet, * qui docet hóminem sciéntiam? Celui qui châtie les nations ne punirait-Il pas, Celui qui enseigne la connaissance aux hommes ?
Dóminus scit cogitatiónes hóminum * quóniam vanæ sunt. Le Seigneur connaît les pensées des hommes, Il sait qu'elles sont vaines.
Beátus homo, quem tu erudíeris, Dómine, * et de lege tua docúeris eum, Heureux l'homme que Tu instruis, Seigneur, et à qui Tu donnes l'enseignement de Ta loi,
ut mítiges ei a diébus malis, * donec fodiátur peccatóri fóvea. pour l'apaiser aux jours du malheur, jusqu'à ce que la fosse soit creusée pour le pêcheur.
Quia non repéllet Dóminus plebem suam *  et hereditátem suam non derelínquet. Car le Seigneur ne rejettera pas Son peuple, et Il n'abandonnera pas Son héritage.
Quia ad iustítiam revertétur iudícium, * et sequéntur illam omnes, qui recto sunt corde. mais le jugement redeviendra conforme à la justice, et tous les hommes au coeœur droit y applaudiront.
Quis consúrget mihi advérsus malignántes, * aut quis stabit mecum  advérsus operántes iniquitátem? Qui se lèvera pour moi contre les méchants et qui me soutiendra contre ceux qui font l'iniquité ?
Nisi quia Dóminus adiúvit me, * paulo minus habitásset in loco siléntii ánima mea. Si le Seigneur n'était pas mon secours, mon âme habiterait bientôt le séjour du silence.
Si dicébam: «Motus est pes meus» ,* misericórdia tua, Dómine, sustentábat me. Quand je dis : Mon pied chancelle, Ta bonté, le Seigneur, me soutient.
In multitúdine sollicitúdinum meárum  in corde meo, * consolatiónes tuæ lætificavérunt ánimam meam. Quand les angoisses s'agitent en foule dans ma pensée, Tes consolations réjouissent mon âme.
Numquid sociábitur tibi sedes iniquitátis, * quæ fingit moléstiam contra præcéptum? A-t-il rien de commun avec Toi le tribunal de perdition, qui fait le mal dans les formes légales ?
Irruunt in ánimam iusti * et sánguinem innocéntem condémnant. Ils s'empressent contre la vie du juste, et ils condamnent le sang innocent.
Et factus est mihi Dóminus in præsídium * et Deus meus in rupem refúgii mei; Mais le Seigneur est ma forteresse, mon Dieu est le rocher où je m'abrite;
et reddet illis iniquitátem ipsórum,  † et in malítia eórum dispérdet eos, * dispérdet illos Dóminus Deus noster. et Il fera retomber sur eux leur iniquité, Il les exterminera par leur propre malice, Il les exterminera, le Seigneur, notre Dieu.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Exaltáre * qui iúdicas terram.Ant. Lève-Toi, juge de la terre.
℣. Fili mi, custódi sermónes meos.
℟. Serva mandáta mea et vives.
℣. Mon fils, garde mes enseignements.
℟. observe mes commandements et tu vivras.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
A cunctis vítiis et peccátis absólvat nos virtus Santæ Trinitátis. ℟. Amen.
Lectio brevis (Sap 1,6-7)
Spíritus díligens hóminem est sápientia, et non absólvet malédictum a lábiis suis, quóniam renum illíus testis est Deus et cordis illíus scrutátor verus et linguæ eius audítor ; quóniam spíritus Dómini replévit orbem terrárum, et ipse qui cóntinet ómnia, sciéntiam habet vocis.
℟. Misericórdias tuas, Dómine, * in ætérnum cantábo. ℣. In generatióne et progénie. ℣. Glória Patri, et Fílio, et Spíritui Sancto. ℟. Je chanterai Tes miséricordes, Seigneur, * dans l'éternité. ℣. De génération en descendance. ℣. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Vel:  Ou :
Lectio biblica cum ℟.
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula ad Hebræos De la lettre aux Hébreux
Lectio I Lecture I
Caritas fraternitátis máneat. Hospitalitátem nolíte oblivísci, per hanc enim quidam nesciéntes hospítio recepérunt ángelos. Mementóte vinctórum tamquam simul vincti, laborántium tamquam et ipsi in córpore morántes. Honorábile connúbium in ómnibus et torus immaculátus, fornicatóres enim et adúlteros iudicábit Deus. Sint mores sine avarítia; conténti præséntibus. Ipse enim dixit: Non te déseram, neque derelínquam, ita ut confidénter dicámus: Dóminus mihi adiútor est, non timébo; quid fáciet mihi homo? Persévérez dans la dilection fraternelle. N'oubliez pas l'hospitalité, car c'est grâce à elle que quelques-uns, à leur insu, hébergèrent des anges. Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez emprisonnés avec eux, et de ceux qui sont maltraités, comme étant vous aussi dans un corps. Que le mariage soit honoré de tous et le lit nuptial sans souillure. Car Dieu jugera fornicateurs et adultères. Que votre conduite soit exempte d'avarice, vous contentant de ce que vous avez présentement; car Dieu lui-même a dit: Je ne te laisserai ni ne t'abandonnerai; de sorte que nous pouvons dire avec hardiesse: Le Seigneur est mon secours; je ne craindrai pas. Que peut me faire un homme?
℟. Ne perdas cum ímpiis, Deus, ánimam meam, et cum viris sánguinum vitam meam; * Rédime me, Dómine. ℣. Eripe me, Dómine, ab hómine malo, a viro iníquo líbera me. * Rédime. ℟. Ne m'inflige pas, mon Dieu, le sort des pécheurs, le destin de ceux qui versent le sang; * Libère-moi, Seigneur. ℣. Délivre-moi, Seigneur, de l'homme mauvais; contre l'homme violent, défends-moi. * Libère-moi.
Lectio II Lecture II
Mementóte præpositórum vestrórum qui vobis locúti sunt verbum Dei; quorum intuéntes éxitum conversatiónis, imitámini fidem. Iesus Christus heri et hódie idem et in sæcula! Doctrínis váriis et peregrínis nolíte abdúci; óptimum enim est grátia stabilíri cor, non escis quæ non profuérunt ambulántibus in eis. Souvenez-vous de vos chefs, eux qui vous ont fait entendre la parole de Dieu, et, considérant l'issue de leur carrière, imitez leur foi. Jésus-Christ est le même hier et aujourd'hui, il le sera à jamais. Ne vous laissez pas égarer par des doctrines diverses et étrangères: car il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, non par des aliments qui n'ont été d'aucun profit à ceux qui en usèrent.
℟. Qui custodiébant ánimam meam, consílium fecérunt in unum, dicéntes: Deus derelíquit eum; * Persequímini et comprehéndite eum, quia non est qui líberet eum. Deus meus, ne elónges a me; Deus meus, in adiutórium meum inténde. ℣. Omnes inimíci mei advérsum me cogitábant mala mihi; verbum iníquum mandavérunt advérsum me, dicéntes: * Persequímini. ℟. Ceux qui en veulent à ma vie se concertent; ils disent: Dieu l'abandonne! * Traquez-le, empoignez-le, il n'a pas de défenseur! Mon Dieu, ne sois pas loin de moi; mon Dieu, viens vite à mon secours! ℣. Unis contre moi, mes ennemis murmurent; ils m'adressent des paroles maléfiques, ils disent: * Traquez-le.
Lectio III Lecture III
Habémus altáre de quo édere non habent potestátem, qui tabernáculo desérviunt. Quorum enim animálium infértur sanguis pro peccáto in Sancta per pontíficem, horum córpora cremántur extra castra. Propter quod et Iesus, ut sanctificáret per suum sánguinem pópulum, extra portam passus est. Exeámus ígitur ad eum extra castra, impropérium eius portántes; non enim habémus hic manéntem civitátem, sed futúram inquírimus. Per ipsum ergo offerámus hóstiam laudis semper Deo, id est fructum labiórum confiténtium nómini eius. Nous avons un autel dont les desservants de la Tente n'ont pas le droit de se nourrir. Ces animaux, en effet, dont le grand prêtre porte le sang dans le sanctuaire pour l'expiation du péché, leurs corps sont brûlés en dehors du camp. C'est pourquoi Jésus lui aussi, pour sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Par conséquent, pour aller à lui sortons en dehors du camp, en portant son opprobre. Car nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de l'avenir. Par lui, offrons à Dieu un sacrifice de louange en tout temps, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.
℟. Adiútor et suscéptor meus tu es, Dómine, et in verbum tuum sperávi. * Declináte a me, malígni, et scrutábor mandáta Dei mei. ℣. Eripe me de inimícis meis, Deus meus, et ab insurgéntibus in me líbera me. * Declináte. ℣. Glória Patri. * Declináte. ℟. Toi, mon abri, mon bouclier, Seigneur, j'espère en ta parole. * Écartez-vous de moi, méchants: j'observerai les commandements de mon Dieu. ℣. Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu; de mes agresseurs, protège-moi. * Écartez-vous. ℣. Gloire au Père. * Écartez-vous.
IN II NOCTURNO AU IIe NOCTURNE
Ant. 1 Allelúia, allelúia, allelúia.Ant. 1 Alléluia, alléluia, alléluia.
Psalmus 95 (96) Psaume 95 (96)
Dominus rex et iudex omnis terræ Le Seigneur est roi et juge de toute la terre
Cantabant quasi canticum novum ante sedem in conspectu Agni (Cf. Ap 14, 3). Ils chantaient comme un cantique nouveau devant le trône en présence de l'Agneau (Cf. Ap 14, 3).
Cantáte Dómino cánticum novum, * cantáte Dómino, omnis terra. Chantez au Seigneur un cantique nouveau ! Chantez au Seigneur, toute la terre !
Cantáte Dómino, benedícite nómini eius, * annuntiáte de die in diem salutáre eius. Chantez au Seigneur, bénissez Son nom ! Annoncez de jour en jour Son salut,
Annuntiáte inter gentes glóriam eius, * in ómnibus pópulis mirabília eius. Racontez Sa gloire parmi les nations, Ses merveilles parmi tous les peuples.
Quóniam magnus Dóminus et laudábilis nimis, * terríbilis est super omnes deos. Car le Seigneur est grand et digne de toute louange, Il est redoutable par dessus tous les dieux,
Quóniam omnes dii géntium inánia, * Dóminus autem cælos fecit. car tous les dieux des peuples sont néant. Mais le Seigneur a fait les cieux.
Magnificéntia et pulchritúdo in conspéctu eius, * poténtia et decor in sanctuário eius. La splendeur et la magnificence sont devant Lui, la puissance et la majesté sont dans Son sanctuaire.
Afférte Dómino, famíliæ populórum, ? afférte Dómino glóriam et poténtiam, * afférte Dómino glóriam nóminis eius. Rendez au Seigneur, famille des peuples, rendez au Seigneur gloire et puissance ! Rendez au Seigneur la gloire due à Son nom !
Tóllite hóstias et introíte in átria eius, * adoráte Dóminum in splendóre sancto. Apportez l'offrande et venez dans Ses parvis, prosternez vous devant le Seigneur avec l'ornement sacré.
Contremíscite a fácie eius, univérsa terra, * dícite in géntibus: «Dóminus regnavit!». Tremblez devant Lui, vous, habitants de toute la terre, dites parmi les nations : "le Seigneur est roi" ;
Etenim corréxit orbem terræ, qui non commovébitur; * iudicábit pópulos in æquitáte. aussi le monde sera stable et ne chancellera pas ; Il jugera les peuples avec droiture.
Læténtur cæli et exsúltet terra, ? sonet mare et plenitúdo eius; * gaudébunt campi et ómnia, quæ in eis sunt. Que les cieux se réjouissent et que la terre soit dans l'allégresse ! Que la mer s'agite avec tout ce qu'elle contient ! Que la campagne s'égaie avec tout ce qu'elle renferme,
Tunc exsultábunt ómnia ligna silvárum ? a fácie Dómini, quia venit, * quóniam venit iudicáre terram. que tous les arbres des forêts poussent des cris de joie devant le Seigneur , car Il vient ! Car Il vient pour juger la terre;
Iudicábit orbem terræ in iustítia * et pópulos in veritáte sua. Il jugera le monde avec justice, et les peuples selon Sa vérité
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 96 (97) Psaume 96 (97)
Gloria Domini in iudicio Gloire de Dieu dans sa justice
Hic psalmus salutem mundi significat et fidem omnium gentium in ipsum (S. Athanasius). Ce psaume signifie le salut du monde et la foi de toute nation en lui (S. Athanase).
Dóminus regnávit! Exsúltet terra, * † læténtur ínsulæ multæ. Le Seigneur est roi : que la terre soit dans l'allégresse, que les îles nombreuses se réjouissent.
Nubes et calígo in circúitu eius, * iustítia et iudícium firmaméntum sedis eius. La nuée et l'ombre l'environnent, la justice et l'équité sont la base de Son trône.
Ignis ante ipsum præcédet * et inflammábit in circúitu inimícos eius. Le feu s'avance devant Lui, et dévore à l'entour Ses adversaires.
Illustrárunt fúlgura eius orbem terræ: * vidit et contrémuit terra. Ses éclairs illuminent le monde : la terre le voit et tremble.
Montes sicut cera fluxérunt a fácie Dómini, * a fácie Dómini omnis terra. Les montagnes se fondent comme la cire devant le Seigneur, devant le Seigneur de toute la terre.
Annuntiavérunt cæli iustítiam eius, * et vidérunt omnes pópuli glóriam eius. Les cieux proclament Sa justice, et tous les peuples contemplent Sa gloire.
Confundántur omnes, qui adórant sculptília † et qui gloriántur in simulácris suis. * Adoráte eum, omnes ángeli eius. Ils seront confondus tous les adorateurs d'images, qui sont fiers de leurs idoles. Tous les anges se prosternent devant Lui.
Audívit et lætáta est Sion, † et exsultavérunt fíliæ Iudæ * propter iudícia tua, Dómine. Sion a entendu et s'est réjouie, les filles de Juda sont dans l'allégresse, à cause de Tes jugements, Seigneur.
Quóniam tu Dóminus, Altíssimus super omnem terram, * nimis exaltátus es super omnes deos. Car Toi, Seigneur, Tu es le Très-Haut sur toute la terre, Tu es souverainement élevé au dessus de tous les dieux.
Qui dilígitis Dóminum, odíte malum; † custódit ipse ánimas sanctórum suórum, * de manu peccatóris liberábit eos. Vous qui aimez le Seigneur, haïssez le mal; Il garde les âmes de Ses fidèles, Il les délivre de la main des méchants.
Lux orta est iusto, * et rectis corde lætítia. La lumière est semée pour le juste, et la joie pour ceux qui ont le cœur droit.
Lætámini, iusti, in Dómino * et confitémini memóriæ sanctitátis eius Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur, et rendez gloire à Son Saint Nom.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 97 (98) Psaume 97 (98)
Dominus victor in iudicio Le Seigneur est victorieux dans sa justice
Hic psalmus priorem Domini adventum significat et fidem omnium gentium (S. Athanasius). Ce psaume signifie la première venue du Seigneur et la foi des toute les nations (S. Athanase).
Cantáte Dómino cánticum novum, * quia mirabília fecit. Chantez au Seigneur un chant nouveau, car Il a fait des merveilles.
Salvávit sibi déxtera eius, * et bráchium sanctum eius. Sa droite l'a sauvé, et Son bras saint aussi.
Notum fecit Dóminus salutáre suum, * in conspéctu géntium revelávit iustítiam suam. Le Seigneur a fait connaître Son salut, Il a révélé Sa justice aux nations.
Recordátus est misericórdiæ suæ * et veritátis suæ dómui Israel. Il S'est souvenu de Sa miséricorde et de Sa vérité envers la maison d'Israël.
Vidérunt omnes términi terræ * salutáre Dei nostri. Toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre Dieu.
Iubiláte Deo, omnis terra, * erúmpite, exsultáte et psállite. Jubilez pour Dieu, toute la terre, éclatez, exultez et psalmodiez.
Psállite Dómino in cíthara, * in cíthara et voce psalmi; Psalmodiez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et par la voix du psaume.
in tubis ductílibus et voce tubæ córneæ, * iubiláte in conspéctu regis Dómini. Avec les trompettes et au son du cor, jubilez en présence du Seigneur roi.
Sonet mare et plenitúdo eius, * orbis terrárum, et qui hábitant in eo. Que la mer s'agite avec tout ce qu'elle renferme, que la terre et ses habitants fassent éclater leurs transports.
Flúmina plaudent manu, † simul montes exsultábunt a conspéctu Dómini, * quóniam venit iudicáre terram. Que les fleuves applaudissent, qu'ensemble les montagnes poussent des cris de joie, devant le Seigneur, car Il vient pour juger la terre.
Iudicábit orbem terrárum in iustítia * et pópulos in æquitáte. Il jugera le monde avec justice, et les peuples avec équité.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 98 (99) Psaume 98 (99)
Sanctus Dominus Deus noster Seigneur Dieu et Saint.
Tu es super Cherubim, qui malum statum terræ commutasti, cum ad nostram similitudinem factus es (S. Athanasius). Tu es assis au dessus des Chérubins, Toi qui as renouvelé l'état de la terre plongée dans le mal, en prenant notre ressemblance (S. Athanase).
Dóminus regnávit! Commoveántur pópuli; * sedet super chérubim, moveátur terra. Le Seigneur règne ! Il est assis sur les Chérubins ; la terre chancelle.
Dóminus in Sion magnus * et excélsus super omnes pópulos. Le Seigneur est grand dans Sion, Il est élevé au dessus de tous les peuples.
Confiteántur nómini tuo magno et terríbili, * quóniam sanctum est. Qu'on célèbre Ton Nom grand et redoutable car Il est saint !
Rex potens iudícium díligit: † tu statuísti, quæ recta sunt, * iudícium et iustítiam in Iacob tu fecísti. Qu'on célèbre la puissance du Roi qui aime la justice, Tu affermis la droiture, Tu exerces en Jacob la justice et l'équité.
Exaltáte Dóminum Deum nostrum † et adoráte ad scabéllum pedum eius, * quóniam sanctus est. Exaltez le Seigneur, notre Dieu, et prosternez-vous devant l'escabeau de Ses pieds car Il est saint !
Móyses et Aaron in sacerdótibus eius * et Sámuel inter eos, qui ínvocant nomen eius. Moïse et Aaron étaient parmi Ses prêtres, et Samuel parmi ceux qui invoquaient Son nom.
Invocábant Dóminum, et ipse exaudiébat eos, * in colúmna nubis loquebátur ad eos. Ils invoquaient le Seigneur, et Il les exauçait, Il leur parlait dans la colonne de nuée.
Custodiébant testimónia eius * et præcéptum, quod dedit illis. Ils gardaient Ses témoignages, et le précepte qu'Il leur a donné
Dómine Deus noster, tu exaudiébas eos;† Deus, tu propítius fuísti eis, * ulcíscens autem adinventiónes eórum. Seigneur, notre Dieu, Tu les exauças, Tu fus pour eux un Dieu clément, et Tu les punis de leurs fautes.
Exaltáte Dóminum Deum nostrum † et adoráte ad montem sanctum eius, * quóniam sanctus Dóminus Deus noster. Exaltez le Seigneur notre Dieu, et prosternez-vous devant Sa montagne sainte, car Il est saint, le Seigneur notre Dieu !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 99 (100) Psaume 99 (100)
Gaudium in templum ingredientium Joie de l'entrée dans le temple
Redemptos iubet Dominus victoriæ carmen canere (S. Athanasius). Le Seigneur invite les rachetés à entonner un chant de victoire (S. Athanase).
Iubiláte Dómino, omnis terra,* servíte Dómino in lætítia; Acclamez Dieu, toute la terre; servez le Seigneur avec joie.
introíte in conspéctu eius* in exsultatióne. Entrez en Sa présence * avec allégresse.
Scitóte quóniam Dóminus ipse est Deus; † ipse fecit nos, et ipsíus sumus,* pópulus eius et oves páscuæ eius. Sachez que c'est le Seigneur qui est Dieu; c'est Lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes. Nous sommes Son peuple, et les brebis de Son pâturage.
Introíte portas eius in confessióne, † átria eius in hymnis,* confitémini illi, benedícite nómini eius. Franchissez ses portes avec des louanges, ses parvis en chantant des hymnes; célébrez-le, bénissez son nom.
Quóniam suávis est Dóminus; † in ætérnum misericórdia eius,* et usque in generatiónem et generatiónem véritas eius. car le Seigneur est suave; sa miséricorde est éternelle, * et sa vérité demeure de génération en génération.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 100 (101) Psaume 100 (101)
Iusti principis confessio Programme d'un prince juste
Si diligitis me, mandata mea servabitis (Io 14, 15). Si vous M'aimez, gardez Mes commandements (Io 14, 15).
Misericórdiam et iudícium cantábo; * tibi, Dómine, psallam. Je veux chanter la bonté et la justice ; c'est Toi, le Seigneur, que je veux célébrer.
Intéllegam in via immaculáta; * quando vénies ad me? Je prendrai garde à la voie de l'innocence. Quand viendras-Tu à moi ?
Perambulábo in innocéntia cordis mei, * in médio domus meæ. Je marcherai dans l'intégrité de mon coeur, au milieu de ma maison.
Non propónam ante óculos meos rem iniústam, † faciéntem prævaricatiónes ódio habébo, * non adhærébit mihi. Je ne mettrai devant mes yeux aucune action mauvaise, je hais la conduite perverse, elle ne s'attachera point à moi.
Cor pravum recédet a me, * malígnum non cognóscam. Un coeur faux ne sera jamais le mien, je ne veux pas connaître le mal.
Detrahéntem secréto próximo suo, * hunc cessáre fáciam; Le détracteur qui déchire en secret son prochain, je l'exterminerai ;
supérbum óculo et inflátum corde, * hunc non sustinébo. l'homme au regard hautain et au coeur gonflé d'orgueil, je ne le soutiendrai pas.
Oculi mei ad fidéles terræ, ut sédeant mecum; * qui ámbulat in via immaculáta,  hic mihi ministrábit. J'aurai les yeux sur les hommes fidèles du pays, pour qu'ils demeurent auprès de moi ; celui qui marche dans une voie intègre sera mon serviteur.
Non habitábit in médio domus meæ,  qui facit supérbiam; * qui lóquitur iníqua,  non stabit in conspéctu oculórum meórum. Il n'aura point de place dans ma maison, celui qui agit avec fourberie ; celui qui profère le mensonge ne subsistera pas devant mes yeux.
In matutíno cessáre fáciam  omnes peccatóres terræ, * ut dispérdam de civitáte Dómini  omnes operántes iniquitátem. Chaque matin j'exterminerai tous les méchants du pays, afin de retrancher de la cité du Seigneur tous ceux qui commettent l'iniquité.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Allelúia, allelúia, allelúia.Ant. Alléluia, alléluia, alléluia.
℣. Oculi mei defecérunt in desidério salutaris tui.
℟. Et eloquii iustítiæ tuæ.
℣. Mes yeux se fatiguent dans le désir de Ton salut.
℟. Et les paroles de Ta justice.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
Lectio brevis (2 Cor 12, 9b-10) Lecture brève (2 Cor 12, 9b-10)
Libentíssime gloriábor in infirmitátibus meis, ut inhábitet in me virtus Christi. Propter quod pláceo mihi in infirmitátibus, in contuméliis, in necessitátibus, in persecutiónibus et in angústiis, pro Christo: cum enim infírmor, tunc potens sum. Je me glorifierai donc volontiers de mes faiblesses, afin que la force du Christ habite en moi. C'est pourquoi je me complais dans mes faiblesses, dans les outrages, dans les nécessités, dans les persécutions, dans les angoisses pour le Christ; car lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort.
 Vel:  Ou :
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátibus sancti Augustíni epíscopi in Ioánnem (Tract. 84, 1-2: CCL 36, 536-537) Traité de saint Augustin sur l'Évangile de Jean
Lectio I Lecture I
Ut quemádmodum Christus pro nobis ánimam suam pósuit, sic et nos debeámus pro frátribus ánimas pónere; diligéntes útique ínvicem sicut ipse diléxit nos, qui pro nobis ánimam suam pósuit. Nimírum hoc est quod légitur in Provérbiis Salomónis: Si séderis cœnáre ad mensam poténtis, consíderans intéllege quæ apponúntur tibi; et sic mitte manum tuam, sciens quia tália te opórtet præparáre. Nam quæ mensa est poténtis, nisi unde súmitur corpus et sanguis eius qui ánimam suam pósuit pro nobis? Et quid est ad eam sedére, nisi humíliter accédere? Et quid est consideráre et intellégere quæ apponúntur tibi, nisi digne tantam grátiam cogitáre? Et quid est sic míttere manum, ut scias quia tália te opórtet præparáre, nisi quod iam dixi, quia sicut pro nobis Christus ánimam suam pósuit, sic et nos debémus ánimas pro frátribus pónere? De même que Jésus-Christ a donné sa vie pour nous, nous devons aussi donner notre vie pour nos frères; nous aimant les uns les autres comme nous a aimés celui qui a donné sa vie. C'est ce que nous lisons dans les Proverbes de Salomon: Quand vous serez assis à la table d'un prince, considérez attentivement ce qui est en votre présence et, en y portant la main, sachez que vous devez préparer vous-même un semblable festin. Quelle est cette table du prince? n'est-ce pas celle où l'on prend le corps et le sang de celui qui a donné sa vie pour nous? Qu'est-ce que s'asseoir à cette table? C'est s'en approcher avec humilité. Comment considérez-vous attentivememt ce qui vous est servi? Lorsque votre esprit conçoit des pensées dignes d'une si grande grâce. Qu'est-ce enfin que porter la main à cette table en sachant que vous devez préparer un semblable festin? C'est dire, et je l'ai déjà dit, que nous devons donner notre vie pour nos frères, de même que Jésus-Christ a donné sa vie pour nous.
℟. Dóceam iníquos vias tuas, et ímpii ad te converténtur. * Líbera me de sanguínibus, Deus salútis meæ. ℣. Dómine, lábia mea apéries, et os meum annuntiábit laudem tuam. * Líbera. ℟. Aux pécheurs j'enseignerai tes voies: vers toi reviendront les égarés. * Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu Sauveur. ℣. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange. * Libère-moi.
Lectio II Lecture II
Hoc beáti mártyres ardénti dilectióne fecérunt: quorum si non inániter memórias celebrámus, atque in convívio quo et ipsi saturáti sunt, ad mensam Dómini accédimus, opórtet, ut quemádmodum ipsi, et nos tália præparémus. Ideo quippe ad ipsam mensam non sic eos commemorámus, quemádmodum álios qui in pace requiéscunt, ut étiam pro eis orémus, sed magis ut ipsi pro nobis, ut eórum vestígiis adhæreámus; quia implevérunt ipsi caritátem qua Dóminus dixit non posse esse maiórem. Tália enim suis frátribus exhibuérunt, quália de Dómini mensa páriter accepérunt. C'est ce que les martyrs ont fait dans leur ardent amour pour Jésus-Christ, et si nous ne voulons point célébrer sans fruit leurs mémoires, si nous voulons approcher nous-mêmes de la table du Seigneur et du festin où ils ont été rassasiés, il faut, à leur exemple, que nous préparions un festin semblable. Aussi, à la table de Jésus-Christ, nous n'en faisons pas mémoire, comme des autres fidèles qui reposent en paix, en priant pour eux. Mais nous les prions bien plutôt de nous obtenir la grâce de marcher sur leurs traces, en accomplissant comme eux le précepte de la charité, le plus grand de tous, au témoignage de Jésus-Christ lui-même. Car ils ont donné à leurs frères le témoignage d'amour qu'ils avaient reçu eux-mêmes de la table du Seigneur.
℟. Usquequo exaltábitur inimícus meus super me? * Réspice et exáudi me, Dómine Deus meus. ℣. Qui tríbulant me exsultábunt si motus fúero. Ego autem in misericórdia tua sperávi. * Réspice. ℟. Combien de temps mon ennemi sera-t-il le plus fort? * Regarde, réponds-moi, Seigneur mon Dieu! ℣. Que l'ennemi n'ait pas la joie de ma défaite! Moi, je prends appui sur ton amour. * Regarde.
Lectio III Lecture III
Neque hoc ita dictum sit, quasi proptérea Dómino Christo pares esse possímus, si pro illo usque ad sánguinem martýrium duxérimus. Ille potestátem hábuit ponéndi ánimam suam et íterum suméndi eam; nos autem nec quantum vólumus vívimus et mórimur etiámsi nólumus; ille móriens mox in se occídit mortem, nos in eius morte liberámur a morte, illíus caro non vidit corruptiónem, nostra post corruptiónem, in fine sæculi per illum induétur incorruptiónem; ille nobis non indíguit ut nos salvos fáceret, nos sine illo nihil póssumus fácere; ille se nobis palmítibus præbuit vitem, nos habére præter illum non póssumus vitam. Il ne faudrait pas conclure de ces paroles que nous pourrions nous croire égaux à Jésus-Christ, si nous souffrions le martyre pour lui jusqu'au sang. Jésus-Christ a eu le pouvoir de donner sa vie et le pouvoir de la reprendre; pour nous, au contraire, nous ne pouvons prolonger notre vie autant que nous le voulons, et nous mourons même contre notre volonté. Jésus-Christ, en mourant, a tué en lui la mort; pour nous, sa mort nous délivre de la mort. Sa chair n'a pas vu la corruption; la nôtre, après avoir été soumise à la corruption, sera revêtue par lui d'incorruptibilité à la fin des siècles. Jésus-Christ n'a pas eu besoin de nous pour nous sauver; pour nous, il nous est impossible de rien faire sans lui. Il s'est offert comme étant la vigne, à nous, qui étions les sarments; quant à nous, nous ne pouvons, sans lui, avoir la vie.
℟. Deus meus, éripe me de manu peccatóris et de manu contra legem agéntis et iníqui, * Quóniam tu es patiéntia mea. ℣. Eripe me de inimícis meis, Deus meus, et ab insurgéntibus in me líbera me. * Quóniam. ℣. Glória Patri. * Quóniam. ℟. Mon Dieu, libère-moi des mains de l'impie, des prises du fourbe et du violent, * Car c'est toi mon espérance. ℣. Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu; de mes agresseurs, protège-moi. * Car c'est toi. ℣. Gloire au Père. * Car c'est toi.
Hymnus Hymne
Te decet laus, * te decet hymnus. Tibi glória Deo Patri et Fílio, cum Sancto Spíritu, in sǽcula sæculórum. Amen. A Toi notre louange, à Toi notre chant, A Toi la gloire, Dieu, Père et Fils avec l'Esprit Saint, pour les siècles des siècles. Amen.
Oratio diei cum conclusione longiori. Oraison du jour avec la conclusion longue.
Absólve, quǽsumus, Dómine, tuórum delícta populórum, ut a peccatórum néxibus, quæ pro nostra fragilitáte contráximus, tua benignitáte liberémur. Per Dóminum. Absous, nous T'en prions, Seigneur, les fautes de Ton peuple ; puisque notre faiblesse nous a rendus captifs du péché, que Ta tendresse nous en délivre.
℣. Benedicámus Dómino. ℟. Deo grátias.
℣. Divínum auxilium máneat semper nobíscum.
℟. Et cum frátribus nostris abséntibus. Amen.
℣. Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Que le secours divin demeure toujours avec nous.
℟. Et avec nos frères absents. Amen.

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Evangile commenté du vendredi 12 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria VI Vendredi
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem (10,31-42)
In illo tempore: Sustulérunt íterum lápides Iudǽi, ut lapidárent Iesum. Respóndit eis Iésus: “Múlta ópera bona osténdi vobis ex Patre; propter quod eórum opus me lapidátis?” Respondérunt ei Iudǽi: “De bono ópere non lapidámus te sed de blasphémia, et quia tu, homo cum sis, facis teípsum Deum.” Respóndit eis Iésus: “Nónne scriptum est in lege vestra: ‘Ego dixi: Dii estis?’ Si illos dixit deos, ad quos sermo Dei factus est, et non potest solvi Scriptúra, quem Pater sanctificávit et misit in mundum, vos dícitis: ‘Blasphémas!’, quia dixi: Fílius Dei sum? Si non fácio ópera Patris mei, nolíte crédere mihi; si autem fácio, et si mihi non vultis crédere, opéribus crédite, ut cognoscátis et sciátis quia in me est Pater, et ego in Patre.” Quaerébant ergo íterum eum prehéndere; et exívit de mánibus eórum. Et ábiit íterum trans Iordánem in eum locum, ubi erat Ioánnes baptízans primum, et mansit illic. Et multi venérunt ad eum et dicébant: “Ioánnes quidem signum fecit nullum; ómnia autem, quaecúmque dixit Ioánnes de hoc, vera erant.” Et multi credidérunt in eum illic. En ce temps là : les Juifs prirent des pierres, pour lapider Jésus. Jésus leur dit: Je vous ai montré beaucoup de bonnes oeuvres, venant de Mon Père; pour laquelle de ces oeuvres Me lapidez-vous? Les Juifs Lui répondirent: Ce n'est pas pour une bonne oeuvre que nous Vous lapidons, mais pour un blasphème, et parce qu'étant homme, Vous Vous faites Dieu. Jésus leur répondit: N'est-il pas écrit dans votre loi: J'ai dit: Vous êtes des dieux? Si elle appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée (et l'Ecriture ne peut être détruite), comment dites-vous à Celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde: Tu blasphèmes, parce que J'ai dit: Je suis le Fils de Dieu? Si Je ne fais pas les oeuvres de Mon Père, ne Me croyez pas. Mais si Je les fais, et si vous ne voulez pas Me croire, croyez à Mes oeuvres, afin que vous connaissiez et que vous croyiez que le Père est en Moi, et Moi dans le Père. Ils cherchaient donc à Le saisir, mais Il s'échappa de leurs mains. Et Il S'en alla de nouveau au delà du Jourdain, dans le lieu où Jean avait d'abord baptisé; et Il demeura là. Beaucoup vinrent à Lui; et ils disaient: Jean n'a fait aucun miracle; mais tout ce que Jean a dit de Celui-ci était vrai. Et beaucoup crurent en Lui.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Commentaire de l'Evangile par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes.
Commentaire par Dom Paul Delatte (1848-1937), osb, abbé de saint Pierre de Solesmes

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Laudes du vendredi 12 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria VI Vendredi
Ad Laudes matutinas
Aux Laudes du matin
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
En acétum, fel, arúndo, Voici vinaigre, fiel, roseau,
sputa, clavi, láncea; crachats, clous et lance!
mite corpus perforátur, Le doux corps est transpercé,
sanguis, unda prófluit; le sang et l'eau ruissellent;
terra, pontus, astra, mundus terre, mer, astres et monde ,
quo lavántur flúmine! quel fleuve vous lave!
Crux fidélis, inter omnes Croix fidèle, arbre unique
arbor una nóbilis! noble entre tous!
Nulla talem silva profert Nulle forêt n'en produit de tel
flore, fronde, gérmine. avec ces feuilles, ces fleurs et ces fruits!
Dulce lignum, dulci clavo Douceur du bois, douceur du clou,
dulce pondus sústinens! qui porte un si doux fardeau!
Flecte ramos, arbor alta, Fléchis tes branches, grand arbre,
tensa laxa víscera, relâche le corps tendu;
et rigor lentéscat ille assouplis la dureté
quem dedit natívitas, recue de la nature
ut supérni membra regis aux membres du roi des cieux
miti tendas stípite. offre un appui plus doux.
Sola digna tu fuísti Toi seul as mérité
ferre sæcli prétium, de porter la rançon du monde
atque portum præparáre et de lui préparer un hâvre
nauta mundo náufrago, après son naufrage,
quem sacer cruor perúnxit Toi qui fus oint du sang sacré
fusus Agni córpore. jailli du corps de l'Agneau.
Æqua Patri Filióque, Au Père et à Son Fils,
ínclito Paráclito, à l'illustre Consolateur,
sempitérna sit beátæ à l'heureuse Trinité,
Trinitáti glória, gloire égale et éternelle,
cuius alma nos redémit car Sa grâce bienfaisante
atque servat grátia. Amen. nous rachète et nous sauve.
Ant. 1 Acceptábis sacrifícium iustítiæ super altáre tuum, Dómine.Ant. 1 Accepte le sacrifice de justice sur Ton autel, Seigneur.
Psalmus 50 (51) Psaume 50 (51)
Miserere mei, Deus Pitié pour moi, mon Dieu
Renovari spiritu mentis vestræ et induere novum hominem (Eph 4, 23-24). Vous renouveler dans votre esprit et revêtir l'homme nouveau (Eph 4, 23-24).
Miserére mei, Deus, * secúndum misericórdiam tuam; Aie pitié de moi, Seigneur, * selon Ta grande miséricorde.
et secúndum multitúdinem miseratiónum tuárum * dele iniquitátem meam. Et selon la multitude de Tes bontés, * efface mon iniquité.
Amplius lava me ab iniquitáte mea * et a peccáto meo munda me. Lave-moi encore plus de mon iniquité, * et purifie-moi de mon péché.
Quóniam iniquitátem meam ego cognósco, * et peccátum meum contra me est semper. Parce que moi aussi, je connais mon iniquité, * et mon péché est toujours devant moi.
Tibi, tibi soli peccávi * et malum coram te feci, J'ai péché contre Toi seul, * et j'ai fait le mal devant Toi,
ut iustus inveniáris in senténtia tua * et æquus in iudício tuo. afin que Tu sois reconnu juste dans Tes paroles, * et que Tu sois victorieux, quand on Te juge.
Ecce enim in iniquitáte generátus sum, * et in peccáto concépit me mater mea. Car, voici, j'ai été conçu dans l'iniquité, * et ma mère m'a conçu dans le péché.
Ecce enim veritátem in corde dilexísti * et in occúlto sapiéntiam manifestásti mihi. Car, voici, Tu as aimé la vérité; * Tu m'as manifesté les choses obscures et cachées de Ta sagesse.
Aspérges me hyssópo, et mundábor; * lavábis me, et super nivem dealbábor. Tu m'aspergeras avec de l'hysope et je serai purifié; * Tu me laveras, et je deviendrai plus blanc que la neige.
Audíre me fácies gáudium et lætítiam, * et exsultábunt ossa, quæ contrivísti. Tu me feras entendre [une parole de] joie et [d']allégresse, * et mes os humiliés exulteront.
Avérte fáciem tuam a peccátis meis * et omnes iniquitátes meas dele. Détourne Ta face de mes péchés; * et efface toutes mes iniquités.
Cor mundum crea in me, Deus, * et spíritum firmum ínnova in viscéribus meis. Crée un cœur pur en moi, ô Dieu ! * et renouvelle un esprit droit dans mes entrailles.
Ne proícias me a fácie tua * et spíritum sanctum tuum ne áuferas a me. Ne me rejette pas de devant Ta Face, * et ne retire pas Ton Esprit Saint de moi.
Redde mihi lætítiam salutáris tui * et spíritu promptíssimo confírma me. Rends-moi la joie de Ton Salut,* et par Ton Esprit souverain fortifie-moi.
Docébo iníquos vias tuas, * et ímpii ad te converténtur. J'enseignerai aux [hommes] iniques Tes voies, * et les impies se convertiront à Toi.
Líbera me de sanguínibus, Deus, Deus salútis meæ, * et exsultábit língua mea iustítiam tuam. Délivre-moi du sang [versé], ô Dieu, Dieu de mon salut * et ma langue célébrera avec joie Ta justice.
Dómine, lábia mea apéries, * et os meum annuntiábit laudem tuam. Seigneur, Tu ouvriras mes lèvres, * et ma bouche annoncera Ta louange.
Non enim sacrifício delectáris, * holocáustum, si ófferam, non placébit. Parce que si Tu avais voulu un sacrifice, je Te l'aurais offert certainement; * [mais] des holocaustes ne Te seront point agréables.
Sacrifícium Deo spíritus contribulátus, * cor contrítum et humiliátum, Deus, non despícies. Le sacrifice que Dieu désire est un esprit brisé de douleur * Tu ne dédaigneras pas, ô Dieu, un cœur contrit et humilié.
Benígne fac, Dómine, in bona voluntáte tua Sion, * ut ædificéntur muri Ierúsalem. Dans Ta bonne volonté, Seigneur, traite bénignement Sion; * afin que les murs de Jérusalem soient bâtis.
Tunc acceptábis sacrifícium iustítiæ, oblatiónes et holocáusta; * tunc impónent super altáre tuum vítulos. Alors Tu agréeras un sacrifice de justice, des oblations et des holocaustes; * alors on mettra sur Ton autel de jeunes taureaux.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Acceptábis sacrifícium iustítiæ super altáre tuum, Dómine.Ant. Accepte le sacrifice de justice sur Ton autel, Seigneur.
Ant. 2 In Dómino iustificábitur et laudábitur omne semen Israel.Ant. 2 Dans le Seigneur est justifiée et louée toute la descendance d'Israël.
Canticum (Is 45, 15-25) AT27 Cantique d'Isaïe (Is 45) AT27
Omnes gentes convertantur ad Dominum Que toutes les nations se tournent vers le Seigneur.
In nomine Iesu omne genu flectatur (Phil 2, 10). Qu'au Nom de Jésus, tout genou fléchisse. (Phil 2, 10).
Vere tu es Deus abscónditus, * Deus Israel salvátor. Vraiment Tu es un Dieu qui se cache Dieu d'Israël, Sauveur.
Confúsi sunt et erubuérunt omnes, * simul abiérunt in confusiónem fabricatóres idolórum. Ils sont tous humiliés, déshonorés, ils s'en vont, couverts de honte, ceux qui fabriquent leurs idoles.
Israel salvátus est in Dómino salúte ætérna; * non confundémini et non erubescétis usque in sæculum sæculi. Israël est sauvé par le Seigneur, sauvé pour les siècles; vous ne serez ni honteux ni humiliés pour la suite des siècles.
Quia hæc dicit Dóminus, qui creávit cælos, ipse Deus, * qui formávit terram et fecit eam, ipse fundávit eam; Ainsi parle le Seigneur, le Créateur des cieux, Lui, le Dieu qui fit la terre et la forma, Lui qui l'affermit ;
non ut vácua esset, creávit eam, † ut habitarétur, formávit eam: * «Ego Dóminus, et non est álius. qui l'a créée, non pas comme un lieu vide, qui l'a faite pour être habitée: «Je suis le Seigneur: il n'en est pas d'autre!
Non in abscóndito locútus sum, * in loco terræ tenebróso; Quand J'ai parlé, Je ne me cachais pas quelque part dans l'obscurité de la terre ;
non dixi sémini Iacob: “Frustra quærite me”. * Ego Dóminus loquens iustítiam, annúntians recta. Je n'ai pas dit aux descendants de Jacob: Cherchez-moi dans le vide ! Je suis le Seigneur qui profère la justice, qui annonce la vérité!
Congregámini et veníte et accédite simul, * qui salváti estis ex géntibus. «Rassemblez-vous, venez, approchez tous, survivants des nations.
Nesciérunt, qui levant lignum sculptúræ suæ * et rogant deum non salvántem. Ils sont dans l'ignorance, ceux qui portent leurs idoles de bois, et qui adressent des prières au dieu qui ne sauve pas.
Annuntiáte et veníte et consiliámini simul. * Quis audítum fecit hoc ab inítio, ex tunc prædíxit illud? Déclarez-vous, présentez vos preuves, tenez conseil entre vous: qui donc l'a d'avance révélé et jadis annoncé ?
Numquid non ego Dóminus, † et non est ultra Deus absque me? * Deus iustus et salvans non est præter me. N'est-ce pas Moi, le Seigneur ? Hors moi, pas de Dieu; de Dieu juste et sauveur, pas d'autre que Moi !
Convertímini ad me et salvi éritis, omnes fines terræ, * quia ego Deus, et non est álius. Tournez-vous vers Moi: vous serez sauvés, tous les lointains de la terre! Oui, je suis Dieu: il n'en est pas d'autre.
In memetípso iurávi: † Egréssa est de ore meo iustítia, * verbum, quod non revertétur; Je le jure par Moi-même : de Ma bouche sort la justice, la parole que rien n'arrête.
quia mihi curvábitur omne genu, * et iurábit omnis língua». car devant Moi, tout genou fléchira, toute langue en fera le serment »
«Tantum in Dómino» dicent * «sunt iustítiæ et robur!». « Par le Seigneur seulement » dira-t-elle de Moi « la justice et la force ! »
Ad eum vénient et confundéntur omnes, qui repúgnant ei: * in Dómino iustificábitur et laudábitur omne semen Israel. Jusqu'à Lui viendront, humiliés, tous ceux qui s'enflammaient contre Lui : elle obtiendra, par le Seigneur, justice et gloire, toute la descendance d'Israël.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. In Dómino iustificábitur et laudábitur omne semen Israel.Ant. Dans le Seigneur est justifiée et louée toute la descendance d'Israël.
Ant. 3 Introíte in conspéctu Dómini in exsultatióne.(T.P. Allelúia)Ant. 3 Entrez en présence de Dieu dans l'exultation. (T.P. Alléluia)
Psalmus 99 (100) Psaume 99 (100)
Gaudium in templum ingredientium Joie de l'entrée dans le temple
Redemptos iubet Dominus victoriæ carmen canere (S. Athanasius). Le Seigneur invite les rachetés à entonner un chant de victoire (S. Athanase).
Iubiláte Dómino, omnis terra,* servíte Dómino in lætítia; Acclamez Dieu, toute la terre; servez le Seigneur avec joie.
introíte in conspéctu eius* in exsultatióne. Entrez en Sa présence * avec allégresse.
Scitóte quóniam Dóminus ipse est Deus; † ipse fecit nos, et ipsíus sumus,* pópulus eius et oves páscuæ eius. Sachez que c'est le Seigneur qui est Dieu; c'est Lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes. Nous sommes Son peuple, et les brebis de Son pâturage.
Introíte portas eius in confessióne, † átria eius in hymnis,* confitémini illi, benedícite nómini eius. Franchissez ses portes avec des louanges, ses parvis en chantant des hymnes; célébrez-le, bénissez son nom.
Quóniam suávis est Dóminus; † in ætérnum misericórdia eius,* et usque in generatiónem et generatiónem véritas eius. car le Seigneur est suave; sa miséricorde est éternelle, * et sa vérité demeure de génération en génération.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Introíte in conspéctu Dómini in exsultatióne.(T.P. Allelúia)Ant. Entrez en présence de Dieu dans l'exultation. (T.P. Alléluia)
Lectio brevis (Is 52, 13-15) Lecture brève (Is 52, 13-15)
Ecce próspere aget servus meus; exaltábitur et elevábitur et sublímis erit valde. Sicut obstupuérunt super eum multi, sic defórmis erat, quasi non esset hóminis spécies eius, filiórum hóminis aspéctus eius, sic dispérget gentes multas. Super ipsum continébunt reges os suum, quia, quæ non sunt narráta eis, vidérunt et, quæ non audiérunt, contempláti sunt. Voici que Mon Serviteur prospérera ; il grandira , il sera exalté, souverainement élevé. De même que beaucoup ont été dans la stupeur en le voyant, - tant il était défiguré, son aspect n'étant plus celui d'un homme, ni son visage celui des enfants des hommes, - ainsi il fera tressaillir des nations nombreuses. Devant lui les rois fermeront la bouche; car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté, et ils apprendront ce qu'ils n'avaient pas entendu.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Ipse liberábit me * De láqueo venántium. Ipse. ℣. Et a verbo malígno. * De láqueo venántium. Glória Patri. Ipse. ℟. C'est Lui qui m'a dégagé * des filets du chasseur. C'est Lui. ℣. Et des paroles haineuses. * Des filets du chasseur. Gloire au Père. C'est Lui.
Ant. Multa bona ópera operátus sum vobis, dicit Dóminus; propter quod opus vultis me occídere?Ant. J'ai fait devant vous beaucoup d'oeuvres bonnes qui venaient de Mon Père: pour laquelle de ces oeuvres Me lapidez-vous?
Canticum Evangelicum Lc 1, 68-79 Cantique évangélique (Lc 1,68-79)
De Messia eiusque præcursore Du Messie et de son précurseur
Benedíctus Dóminus, Deus Israel, * quia visitávit et fecit redemptiónem plebi suæ Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'Il a visité et racheté Son peuple,
et eréxit cornu salútis nobis * in domo David púeri sui, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, Son serviteur,
sicut locútus est per os sanctórum, * qui a sǽculo sunt, prophetárum eius, ainsi qu'Il a dit par la bouche de Ses saints prophètes des temps anciens,
salútem ex inimícis nostris * et de manu ómnium, qui odérunt nos; qu'Il nous délivrerait de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent,
ad faciéndam misericórdiam cum pátribus nostris * et memorári testaménti sui sancti, pour exercer Sa miséricorde envers nos pères, et Se souvenir de Son alliance sainte,
iusiurándum, quod iurávit ad Abraham patrem nostrum, * datúrum se nobis, selon le serment qu'Il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder cette grâce,
ut sine timóre, de manu inimicórum liberáti, * serviámus illi qu'étant délivrés de la main de nos ennemis, nous Le servions sans crainte,
in sanctitáte et iustítia coram ipso * ómnibus diébus nostris. marchant devant Lui dans la sainteté et la justice, tous les jours de notre vie.
Et tu, puer, prophéta Altíssimi vocáberis: * præíbis enim ante fáciem Dómini paráre vias eius, Et toi, petit enfant, tu seras appelé le prophète du Très-Haut: car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer Ses voies,
ad dandam sciéntiam salútis plebi eius * in remissiónem peccatórum eórum, afin de donner à Son peuple la connaissance du salut, pour la rémission de leurs péchés,
per víscera misericórdiæ Dei nostri, * in quibus visitábit nos óriens ex alto, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, grâce auxquelles le soleil levant nous a visités d'en haut,
illumináre his, qui in ténebris et in umbra mortis sedent, * ad dirigéndos pedes nostros in viam pacis. pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Multa bona ópera operátus sum vobis, dicit Dóminus; propter quod opus vultis me occídere?Ant. J'ai fait devant vous beaucoup d'oeuvres bonnes qui venaient de Mon Père: pour laquelle de ces oeuvres Me lapidez-vous?
PrecesPrières litaniques
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Absólve, quǽsumus, Dómine, tuórum delícta populórum, ut a peccatórum néxibus, quæ pro nostra fragilitáte contráximus, tua benignitáte liberémur. Per Dóminum. Absous, nous T'en prions, Seigneur, les fautes de Ton peuple ; puisque notre faiblesse nous a rendus captifs du péché, que Ta tendresse nous en délivre.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Office de tierce du vendredi 12 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria VI Vendredi
Ad Tertiam
Ad Tertiam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Dei fide, qua vívimus, Dans la foi en Dieu, dont nous vivons,
qua spe perénni crédimus, dans l'espérance sans fin par laquelle nous croyons ;
per caritátis grátiam par la grâce de la charité,
Christi canámus glóriam, chantons la gloire du Christ.
Qui ductus hora tértia Conduit à la troisième heure
ad passiónis hóstiam, à l'immolation de Sa passion,
crucis ferens suspéndia chargé du gibet de la croix,
ovem redúxit pérditam. II a ramené la brebis perdue.
Precémur ergo súbditi, Prions donc avec soumission
redemptióne líberi, qu'après nous avoir libérés par la rédemption,
ut éruat a sæculo Il arrache au monde
quos solvit a chirógrapho. ceux dont Il a acquitté la dette.
Christum rogámus et Patrem, Implorons le Christ
Christi Patrísque Spíritum; et le Père et l'Esprit du Père
unum potens per ómnia, et du Christ: ô Trinité, une et puissante,
fove precántes, Trínitas. Amen. daigne écouter ceux qui Te prient.
Ant. 1 Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. 1 Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Psalmus 118 (119), 25-32 Psaume 118 (119), 25-32
IV (Daleth) IV (Daleth)
Adhæsit púlveri ánima mea; * vivífica me secúndum verbum tuum. Mon âme est attachée à la poussière ; rends-moi la vie, selon Ta parole.
Vias meas enuntiávi, et exaudísti me; * doce me iustificatiónes tuas. Je T'ai exposé mes voies, et Tu m'as répondu: enseigne-moi Tes lois.
Viam mandatórum tuórum fac me intellégere, * et exercébor in mirabílibus tuis. Fais-moi comprendre la voie de Tes ordonnances, et je méditerai sur Tes merveilles.
Lacrimáta est ánima mea præ mæróre; * érige me secúndum verbum tuum. Mon âme, attristée, se fond en larmes ; relève-moi selon Ta parole.
Viam mendácii avérte a me * et legem tuam da mihi benígne. Éloigne de moi la voie du mensonge, et accorde-moi la faveur de Ta loi.
Viam veritátis elégi, * iudícia tua propósui mihi. J'ai choisi la voie de la fidélité, je place tes préceptes sous mes yeux.
Adhæsi testimóniis tuis, Dómine; * noli me confúndere. Je me suis attaché à Tes enseignements: Seigneur, ne permets pas que je sois confondu.
Viam mandatórum tuórum curram, * quia dilatásti cor meum. Je cours dans la voie de Tes commandements, car Tu élargis mon cœur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Ant. 2 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 2 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 25 (26) Psaume 25 (26)
Innocentis fiducia et oratio Confiance de l'innocent et prière
Elegit nos Deus in Christo, ut essemus sancti et immaculati (Eph 1, 4). Dieu nous a choisis dans le Christ pour que nous soyons saints et immaculés (Eph 1, 4).
Iúdica me, Dómine, † quóniam ego in innocéntia mea ingréssus sum * et in Dómino sperans non infirmábor. Rends-moi justice, Seigneur, car j'ai marché dans mon innocence, je me confie dans le Seigneur, je ne chancellerai pas.
Proba me, Dómine, et tenta me; * ure renes meos et cor meum. Eprouve-moi, Seigneur, sonde-moi, fais passer au creuset mes reins et mon coeur.
Quóniam misericórdia tua ante óculos meos est, * et ambulávi in veritáte tua. Car Ta miséricorde est devant mes yeux, et je marche dans Ta vérité.
Non sedi cum viris vanitátis * et cum occúlte agéntibus non introíbo. Je ne me suis pas assis avec les hommes de mensonge, je ne vais pas avec les hommes dissimulés.
Odívi ecclésiam malignántium * et cum ímpiis non sedébo. Je hais l'assemblée de ceux qui font le mal, je ne siège pas avec les méchants.
Lavábo in innocéntia manus meas * et circúmdabo altáre tuum, Dómine, Je lave mes mains dans l'innocence et j'entoure Ton autel, Seigneur,
ut audítas fáciam voces laudis * et enárrem univérsa mirabília tua. pour faire entendre une voix de louange et raconter toutes Tes merveilles.
Dómine, diléxi habitáculum domus tuæ * et locum habitatiónis glóriæ tuæ. Seigneur, j'aime le séjour de Ta maison, le lieu où ta gloire réside.
Ne cólligas cum ímpiis ánimam meam * et cum viris sánguinum vitam meam, N'enlève pas mon âme avec celle des pécheurs et ma vie avec celle des hommes de sang,
in quorum mánibus iniquitátes sunt, * déxtera eórum repléta est munéribus. qui ont le crime dans les mains, et dont la droite est pleine de présents.
Ego autem in innocéntia mea ingréssus sum, * rédime me et miserére mei. Pour moi, je marche en mon innocence, délivre-moi et aie pitié de moi.
Pes meus stetit in dirécto, * in ecclésiis benedícam Dómino. Mon pied se tient sur un sol uni, je bénirai le Seigneur dans les assemblées.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Ant. 3 Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. 3 Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
Psalmus 27 (28) Psaume 27 (28)
Supplicatio et gratiarum actio Supplication et action de grâce
Pater, gratias ago tibi quoniam audisti me (Io 11, 41). Père, je Te rends grâce car Tu m'as écouté (Io 11, 41).
Ad te, Dómine, clamábo; * Deus meus, ne síleas a me. C'est vers Toi, Seigneur, que je crie; mon rocher, ne reste pas sourd à ma voix.
Nequándo táceas a me, * et assimilábor descendéntibus in lacum. De peur que si Tu gardes le silence je ne ressemble à ceux qui descendent dans la fosse.
Exáudi vocem deprecatiónis meæ, dum clamo ad te, * dum extóllo manus meas ad templum sanctum tuum. Ecoute la voix de mes supplications, quand je crie vers Toi, quand j'élève mes mains vers Ton saint sanctuaire.
Ne simul trahas me cum peccatóribus * et cum operántibus iniquitátem. Ne m'emporte pas avec les méchants et les artisans d'iniquité.
Qui loquúntur pacem cum próximo suo, * mala autem in córdibus eórum. Qui parlent de paix au prochain, et qui ont la malice dans le coeur.
[Da illis secúndum ópera eórum * et secúndum nequítiam adinventiónum ipsórum. Rends-leur selon leurs oeuvres, et selon la malice de leurs actions;
Secúndum opus mánuum eórum tríbue illis, redde retributiónem eórum ipsis. rends-leur selon l'ouvrage de leurs mains, donne-leur le salaire qu'ils méritent.
Quóniam non intellexérunt ópera Dómini et opus mánuum eíus, * déstruet illos et non aedificábit eos. ] Car ils ne prennent pas garde aux oeuvres du Seigneur, à l'ouvrage de Ses mains : Il les détruira et ne les bâtira pas.
Benedíctus Dóminus, † quóniam exaudívit vocem deprecatiónis meæ; * Dóminus adiútor meus et protéctor meus, Béni soit le Seigneur, car Il a entendu la voix de mes supplications ; le Seigneur est ma force et mon bouclier,
in ipso sperávit cor meum, et adiútus sum, † et exsultávit cor meum, * et in cántico meo confitébor ei. en Lui s'est confié mon coeur et j'ai été secouru ; aussi mon coeur est dans l'allégresse, et je Le louerai par mes cantiques.
Dóminus fortitúdo plebi suæ * et refúgium salvatiónum christi sui est. Le Seigneur est la force de Son peuple, Il est une forteresse de salut pour Son messie.
Salvum fac pópulum tuum et bénedic hereditáti tuæ * et pasce eos et extólle illos usque in ætérnum. Sauve Ton peuple et bénis Ton héritage, sois leur pasteur et porte-les à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
Lectio brevis (Is 55, 3) Lecture brève (Is 55, 3)
Inclináte aurem vestram et veníte ad me; audíte, ut vivat ánima vestra, et fériam vobíscum pactum sempitérnum, misericórdias David fidéles. Prêtez l'oreille et venez à moi; écoutez, et que votre âme vive ; et je conclurai avec vous un pacte éternel; vous accordant les grâces assurées à David.
℣. Cor mundum crea in me, Deus.
℟. Et spíritum firmum ínnova in viscéribus meis.
℣. Créée en moi un coeur pur, ô Dieu.
℟. Et renouvelle un esprit droit dans mon sein.
Absólve, quǽsumus, Dómine, tuórum delícta populórum, ut a peccatórum néxibus, quæ pro nostra fragilitáte contráximus, tua benignitáte liberémur. Per Dóminum. Absous, nous T'en prions, Seigneur, les fautes de Ton peuple ; puisque notre faiblesse nous a rendus captifs du péché, que Ta tendresse nous en délivre.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Tertiam - psalmodia complementaria

A Tierce - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. 1 Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Psalmus 119 (120) Psaume 119 (120)
Desiderium pacis Désir de paix
In tribulatione patientes, orationi instantes (Rom 12, 12). Soyez patients dans l'affliction, assidus à la prière, (Rom 12, 12).
Ad Dóminum, cum tribulárer, clamávi, * et exaudívit me. Vers le Seigneur, dans ma détresse, j'ai crié, et Il m'a exaucé:
Dómine, líbera ánimam meam a lábiis mendácii, * a língua dolósa. « Seigneur, délivre mon âme de la lèvre de mensonge, de la langue astucieuse! »
Quid detur tibi aut quid apponátur tibi, * língua dolósa? Que te sera-t-il donné, quel sera ton profit, langue perfide?
Sagíttæ poténtis acútæ * cum carbónibus iuniperórum. Les flèches aiguës du Tout-puissant, avec les charbons ardents du genêt.
Heu mihi, quia peregrinátus sum in Mosoch, * habitávi ad tabernácula Cedar! Malheureux que je suis de séjourner dans Mések, d'habiter sous les tentes de Cédar !
Multum íncola fuit ánima mea * cum his, qui odérunt pacem. Trop longtemps j'ai demeuré avec ceux qui haïssent la paix.
Ego eram pacíficus; * cum loquébar, illi impugnábant me. Je suis un homme de paix et, quand je leur parle, ils sont pour la guerre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 2 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 120 (121) Psaume 120 (121)
Custos populi Garde du peuple
Non esurient amplius, neque sitient amplius, neque cadet super illos sol neque ullus æstus (Ap 7, 16). Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, la brûlure du soleil ne les accablera plus. (Ap 7, 16).
Levábo óculos meos in montes: * unde véniet auxílium mihi? Je lève les yeux vers les montagnes : d'où me viendra le secours?
Auxílium meum a Dómino, * qui fecit cælum et terram. Mon secours viendra du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Non dabit in commotiónem pedem tuum, * neque dormitábit, qui custódit te. Il ne permettra pas que ton pied trébuche; celui qui te garde ne sommeillera pas.
Ecce non dormitábit neque dórmiet, * qui custódit Israel. Non, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël.
Dóminus custódit te, † Dóminus umbráculum tuum, * ad manum déxteram tuam. Le Seigneur est ton gardien, le Seigneur est ton abri, toujours à ta droite.
Per diem sol non percútiet te, * neque luna per noctem. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit.
Dóminus custódiet te ab omni malo; * custódiet ánimam tuam Dóminus. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ton âme.
Dóminus custódiet intróitum tuum et éxitum tuum * ex hoc nunc et usque in sæculum Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, maintenant et à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 3 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 121 (122) Psaume 121 (122)
Civitas sancta Ierusalem La cité sainte de Jérusalem
Accessistis ad Sion montem et civitatem Dei viventis, Ierusalem cælestem (Hebr 12, 22). Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste (Hebr 12, 22).
Lætátus sum in eo quod dixérunt mihi: * «In domum Dómini íbimus» . J'ai été dans la joie quand on m'a dit: « Allons à la maison du Seigneur »
Stantes iam sunt pedes nostri * in portis tuis, Ierúsalem. Maintenant nos pieds se tiennent à tes portes, Jérusalem.
Ierúsalem, quæ ædificáta est ut cívitas, * sibi compácta in idípsum. Jérusalem, tu es bâtie comme une ville où tout se tient ensemble.
Illuc enim ascendérunt tribus, tribus Dómini, * testimónium Israel, ad confiténdum nómini Dómini. Là montent les tribus, les tribus du Seigneur, selon la loi d'Israël, pour louer le nom du Seigneur.
Quia illic sedérunt sedes ad iudícium, *sedes domus David. Là sont établis des sièges pour le jugement, les sièges de la maison de David.
Rogáte, quæ ad pacem sunt Ierúsalem: * «Secúri sint diligéntes te! Faites des voeux pour Jérusalem: « Qu'ils soient en sûreté ceux qui t'aiment !
Fiat pax in muris tuis, * et secúritas in túrribus tuis! ». Que la paix règne dans tes murs, la prospérité dans tes palais ! »
Propter fratres meos et próximos meos * loquar: «Pax in te! ». A cause de mes frères et de mes amis, je dis : «Paix sur toi ! ».
Propter domum Dómini Dei nostri * exquíram bona tibi. A cause de la maison du Seigneur, notre Dieu, je désire pour toi le bonheur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Messe du vendredi 12 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria VI Vendredi
Ad Missam
A la Messe


Introitus Introït
Ps.30,10.16.18 et 2
Miserére mihi Dómine, quóniam tríbulor: líbera me, et éripe me de mánibus inimicórum meórum, et a persequéntibus me: Dómine, non confúndar, quóniam invocávi te. Ps. In te Dómine sperávi, non confúndar in aetérnum: * in iustítia tua líbera me. Pitié pour moi, Seigneur, car je suis affligé; libère-moi, arrache-moi de la main de mes ennemis et de ceux qui me persécutent. Seigneur, que je ne sois pas confondu, car je T'ai invoqué. Ps. En Toi, Seigneur, j'ai espéré, je ne sois jamais confondu : dans Ta justice libère-moi.
Collecta Collecte
Absólve, quǽsumus, Dómine, tuórum delícta populórum, ut a peccatórum néxibus, quæ pro nostra fragilitáte contráximus, tua benignitáte liberémur. Per Dóminum. Absous, nous T'en prions, Seigneur, les fautes de Ton peuple ; puisque notre faiblesse nous a rendus captifs du péché, que Ta tendresse nous en délivre.
Lectio I Ière lecture
Léctio libri Ieremiæ prophétæ (20,10-13)
Audívi contumélias multórum et terrórem in circúitu: “Denuntiáte, et denuntiémus eum.” Omnes pacífici mei observábant lapsum meum: “Fórte decipiétur, et praevalébimus advérsus eum et consequémur ultiónem ex eo.” Dóminus autem mecum est quasi bellátor fortis; idcírco, qui persequúntur me, cadent et infírmi erunt. Confundéntur veheménter, quia non prosperáti sunt; oppróbrium sempitérnum, quod numquam delébitur. Et tu, Dómine exercítuum, probátor iústi, qui vides renes et cor, vídeam, quaeso, ultiónem tuam ex eis; tibi enim revelávi causam meam. Cantáte Dómino, laudáte Dóminum, quia liberávit ánimam páuperis de manu malórum. J'ai entendu les injures d'un grand nombre, et la frayeur de toutes parts : Persécutez-le, et persécutons-le. Tous les hommes qui étaient en paix avec moi, et qui étaient sans cesse à mes côtés, s'entredisent : Si on peut le tromper de quelque manière, ayons l'avantage sur lui, et tirons vengeance de lui. Mais le Seigneur est avec moi comme un guerrier puissant; c'est pourquoi ceux qui me persécutent tomberont et seront sans force; ils seront couverts de confusion, parce qu'ils n'ont pas compris l'opprobre éternel qui ne s'effacera jamais. Et Toi, Seigneur des armées, qui éprouves le juste, qui vois les reins et les coeurs, fais-moi voir, je Te prie, Ta vengeance sur eux; car c'est à Toi que j'ai remis ma cause. Chantez au Seigneur, louez le Seigneur, parce qu'il a délivré l'âme du pauvre de la main des méchants.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias. Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Graduale Graduel
Ps. 34, 20 et 22
℟. Pacífice loquebántur mihi inimíci mei: et in ira molésti erant mihi. ℣. Vidísti, Dómine, ne síleas: ne discédas a me. ℟. En m’adressant des paroles de paix mes ennemis dans leur colère méditaient de perfides desseins. ℣. Tu as vu, Seigneur ; ne reste pas en silence ; ne T'éloigne pas de moi.
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem (10,31-42)
In illo tempore: Sustulérunt íterum lápides Iudǽi, ut lapidárent Iesum. Respóndit eis Iésus: “Múlta ópera bona osténdi vobis ex Patre; propter quod eórum opus me lapidátis?” Respondérunt ei Iudǽi: “De bono ópere non lapidámus te sed de blasphémia, et quia tu, homo cum sis, facis teípsum Deum.” Respóndit eis Iésus: “Nónne scriptum est in lege vestra: ‘Ego dixi: Dii estis?’ Si illos dixit deos, ad quos sermo Dei factus est, et non potest solvi Scriptúra, quem Pater sanctificávit et misit in mundum, vos dícitis: ‘Blasphémas!’, quia dixi: Fílius Dei sum? Si non fácio ópera Patris mei, nolíte crédere mihi; si autem fácio, et si mihi non vultis crédere, opéribus crédite, ut cognoscátis et sciátis quia in me est Pater, et ego in Patre.” Quaerébant ergo íterum eum prehéndere; et exívit de mánibus eórum. Et ábiit íterum trans Iordánem in eum locum, ubi erat Ioánnes baptízans primum, et mansit illic. Et multi venérunt ad eum et dicébant: “Ioánnes quidem signum fecit nullum; ómnia autem, quaecúmque dixit Ioánnes de hoc, vera erant.” Et multi credidérunt in eum illic. En ce temps là : les Juifs prirent des pierres, pour lapider Jésus. Jésus leur dit: Je vous ai montré beaucoup de bonnes oeuvres, venant de Mon Père; pour laquelle de ces oeuvres Me lapidez-vous? Les Juifs Lui répondirent: Ce n'est pas pour une bonne oeuvre que nous Vous lapidons, mais pour un blasphème, et parce qu'étant homme, Vous Vous faites Dieu. Jésus leur répondit: N'est-il pas écrit dans votre loi: J'ai dit: Vous êtes des dieux? Si elle appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée (et l'Ecriture ne peut être détruite), comment dites-vous à Celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde: Tu blasphèmes, parce que J'ai dit: Je suis le Fils de Dieu? Si Je ne fais pas les oeuvres de Mon Père, ne Me croyez pas. Mais si Je les fais, et si vous ne voulez pas Me croire, croyez à Mes oeuvres, afin que vous connaissiez et que vous croyiez que le Père est en Moi, et Moi dans le Père. Ils cherchaient donc à Le saisir, mais Il s'échappa de leurs mains. Et Il S'en alla de nouveau au delà du Jourdain, dans le lieu où Jean avait d'abord baptisé; et Il demeura là. Beaucoup vinrent à Lui; et ils disaient: Jean n'a fait aucun miracle; mais tout ce que Jean a dit de Celui-ci était vrai. Et beaucoup crurent en Lui.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Offertorium Offertoire
Ps. 118,12.121.122.42
Benedictus es, Dómine, * doce me iustificatiónes tuas: et non tradas calumniántibus me supérbis: et respondébo exprobrántibus mihi verbum. Tu es béni, Seigneur : enseigne-moi Tes commandements ; ne me livre pas aux superbes qui me calomnient : et je pourrai répondre à ceux qui m’insultent.
Super oblataPrière sur les oblats
Stans postea in medio altaris, versus ad populum, extendens et iungens manus, dicit: Après cela, debout au centre de l'autel, tourné vers le peuple, en étendant puis joignant les mains, il dit :
Oráte, fratres, ut meum ac vestrum sacrifícium acceptábile fiat apud Deum Patrem omnipoténtem. Priez, mes frères, pour que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, puisse être agréé par Dieu le Père tout-puissant.
Populus surgit et respondet: Le peuple se lève et répond :
Suscípiat Dóminus sacrifícium de mánibus tuis ad laudem et glóriam nóminis sui, ad utilitátem quoque nostram totiúsque Ecclésiæ suæ sanctæ. Que le Seigneur reçoive de vos mains le sacrifice, à la louange et à la gloire de Son nom, et aussi pour notre bien et celui de toute Sa sainte Église.
Præsta nobis, miséricors Deus, ut digne tuis servíre semper altáribus mereámur, et eórum perpétua participatióne salvári. Per Christum.  
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Sursum corda.
℟. Habémus ad Dóminum.
℣. Grátias agámus Dómino Deo nostro.
℟. Dignum et iustum est.
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Haut les coeurs.
℟. Ils sont vers le Seigneur.
℣. Rendons-grâces au Seigneur notre Dieu.
℟. C'est digne et juste.
 PRÆFATIO I DE PASSIONE DOMINI  Ière PREFACE DE LA PASSION DU SEIGNEUR
De virtute Crucis De la force de la Croix
Sequens præfatio dicitur infra hebdomadam quintam Quadragesimæ, et in Missis de mysteriis Crucis et Passionis Domini. La préface suivante se dit pendant la cinquième semaine de Carême et dans les Messes de du mystère de la Croix et de la Passion du Seigneur.
Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere: Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus:
Quia per Fílii tui salutíferam passiónem sensum confiténdæ tuæ maiestátis totus mundus accépit, dum ineffábili crucis poténtia iudícium mundi et potéstas émicat Crucifíxi.
Unde et nos, Dómine, cum Angelis et Sanctis univérsis, tibi confitémur, in exsultatióne dicéntes:
Vraiment, il est digne et juste, équitable et salutaire, pour nous, toujours et partout de Te rendre grâces : Dieu éternel et tout-puissant :
Parce que dans la passion salvatrice de Ton Fils tout l'univers reçoit la proclamation de Ta majesté, et, par la puissance ineffable de la croix, le jugement du monde et et le pouvoir du Crucifié.
Dès lors, Seigneur, avec les anges et avec tous les saints, nous, T'acclamons en disant dans l'exultation :
Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth... Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu des Armées...
Communio Communion
Ps. 26,12
Ne tradíderis me, Dómine, in ánimas persequéntium me: quia insurrexérunt in me testes iníqui, et mentíta est iníquitas sibi. Ne me livre pas, Seigneur, à la merci de ceux qui me persécutent : des témoins iniques se sont élevés contre moi et l’iniquité a menti contre elle-même.
Post communionem Post communion
Sumpti sacrifícii, Dómine, perpétua nos tuítio non relínquat, et nóxia semper a nobis cuncta depéllat. Per Christum.  
Ad dimissionem diaconus vel, eo deficiente, ipse sacerdos dicere potest invitationem:  Au renvoi, le diacre, ou sans lui, le prêtre lui-même peut dire l'invitation :
Inclináte vos ad benedictiónem. Inclinez-vous pour la bénédiction.
Deinde sacerdos, stans versus ad populum, et super illum manus extendens, dicit hanc orationem super populum: Puis le prêtre, debout et tourné vers le peuple, et les mains étendues sur lui, dit cette oraison sur le peuple :
 Oratio super populum (ad libitum adhibenda)  
Concéde, quǽsumus, omnípotens Deus, ut, fámuli tui, qui protectiónis tuæ quærunt grátiam, liberáti a malis ómnibus, secúra tibi mente sérviant. Per Christum. Accorde à Tes enfants, Dieu tout-puissant, qu’espérant la protection de Ta grâce et libérés de tout mal, ils puissent Te servir d’une âme assurée.
Modifications aux messes lues :
 Ant. ad introitum  Ant. ad introitum
Ps 30, 10.16.18
Miserére mihi, Dómine, quóniam tríbulor; líbera me et éripe me de mánibus inimicórum meórum, et a persequéntibus me. Dómine, non confúndar, quóniam invocávi te. Pitié pour moi, Seigneur, car je suis affligé; libère-moi, arrache-moi de la main de mes ennemis et de ceux qui me persécutent. Seigneur, que je ne sois pas confondu, car je T'ai invoqué.
 Ant. ad communionem  
1 Petr 2, 24
Iesus peccáta nostra pértulit in córpore suo super lignum, ut, peccátis mórtui, iustítiæ vivámus; cuius livóre sanáti sumus.

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Office de sexte du vendredi 12 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria VI Vendredi
Ad Sextam
Ad Sextam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Qua Christus hora sítiit C'est l'heure où le Christ eut soif,
crucem vel in qua súbiit, l'heure où Il monta sur la croix;
quos præstat in hac psállere qu'Il donne soif de la justice
ditet siti iustítiæ. à ceux qui Le chantent à cette heure.
Simul sit his esúries, Qu'ils ressentent aussi cette faim
quam ipse de se sátiet, que Lui seul peut rassasier;
crimen sit ut fastídium que le péché leur soit dégoût,
virtúsque desidérium. et la vertu tout leur désir.
Charísma Sancti Spíritus Qu'il répande le don du Saint-Esprit
sic ínfluat psalléntibus, sur ceux qui chantent,
ut carnis æstus frígeat pour tempérer l'ardeur de la chair
et mentis algor férveat. et réchauffer la froideur de l'âme.
Christum rogámus et Patrem, Implorons le Christ et le Père,
Christi Patrísque Spíritum; et l'Esprit du Père et du Fils;
unum potens per ómnia, ô Trinité, une et puissante,
fove precántes, Trínitas. Amen. daigne écouter ceux qui Te prient.
Ant. 1 Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. 1 Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Psalmus 118 (119), 25-32 Psaume 118 (119), 25-32
IV (Daleth) IV (Daleth)
Adhæsit púlveri ánima mea; * vivífica me secúndum verbum tuum. Mon âme est attachée à la poussière ; rends-moi la vie, selon Ta parole.
Vias meas enuntiávi, et exaudísti me; * doce me iustificatiónes tuas. Je T'ai exposé mes voies, et Tu m'as répondu: enseigne-moi Tes lois.
Viam mandatórum tuórum fac me intellégere, * et exercébor in mirabílibus tuis. Fais-moi comprendre la voie de Tes ordonnances, et je méditerai sur Tes merveilles.
Lacrimáta est ánima mea præ mæróre; * érige me secúndum verbum tuum. Mon âme, attristée, se fond en larmes ; relève-moi selon Ta parole.
Viam mendácii avérte a me * et legem tuam da mihi benígne. Éloigne de moi la voie du mensonge, et accorde-moi la faveur de Ta loi.
Viam veritátis elégi, * iudícia tua propósui mihi. J'ai choisi la voie de la fidélité, je place tes préceptes sous mes yeux.
Adhæsi testimóniis tuis, Dómine; * noli me confúndere. Je me suis attaché à Tes enseignements: Seigneur, ne permets pas que je sois confondu.
Viam mandatórum tuórum curram, * quia dilatásti cor meum. Je cours dans la voie de Tes commandements, car Tu élargis mon cœur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Ant. 2 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 2 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 25 (26) Psaume 25 (26)
Innocentis fiducia et oratio Confiance de l'innocent et prière
Elegit nos Deus in Christo, ut essemus sancti et immaculati (Eph 1, 4). Dieu nous a choisis dans le Christ pour que nous soyons saints et immaculés (Eph 1, 4).
Iúdica me, Dómine, † quóniam ego in innocéntia mea ingréssus sum * et in Dómino sperans non infirmábor. Rends-moi justice, Seigneur, car j'ai marché dans mon innocence, je me confie dans le Seigneur, je ne chancellerai pas.
Proba me, Dómine, et tenta me; * ure renes meos et cor meum. Eprouve-moi, Seigneur, sonde-moi, fais passer au creuset mes reins et mon coeur.
Quóniam misericórdia tua ante óculos meos est, * et ambulávi in veritáte tua. Car Ta miséricorde est devant mes yeux, et je marche dans Ta vérité.
Non sedi cum viris vanitátis * et cum occúlte agéntibus non introíbo. Je ne me suis pas assis avec les hommes de mensonge, je ne vais pas avec les hommes dissimulés.
Odívi ecclésiam malignántium * et cum ímpiis non sedébo. Je hais l'assemblée de ceux qui font le mal, je ne siège pas avec les méchants.
Lavábo in innocéntia manus meas * et circúmdabo altáre tuum, Dómine, Je lave mes mains dans l'innocence et j'entoure Ton autel, Seigneur,
ut audítas fáciam voces laudis * et enárrem univérsa mirabília tua. pour faire entendre une voix de louange et raconter toutes Tes merveilles.
Dómine, diléxi habitáculum domus tuæ * et locum habitatiónis glóriæ tuæ. Seigneur, j'aime le séjour de Ta maison, le lieu où ta gloire réside.
Ne cólligas cum ímpiis ánimam meam * et cum viris sánguinum vitam meam, N'enlève pas mon âme avec celle des pécheurs et ma vie avec celle des hommes de sang,
in quorum mánibus iniquitátes sunt, * déxtera eórum repléta est munéribus. qui ont le crime dans les mains, et dont la droite est pleine de présents.
Ego autem in innocéntia mea ingréssus sum, * rédime me et miserére mei. Pour moi, je marche en mon innocence, délivre-moi et aie pitié de moi.
Pes meus stetit in dirécto, * in ecclésiis benedícam Dómino. Mon pied se tient sur un sol uni, je bénirai le Seigneur dans les assemblées.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Ant. 3 Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. 3 Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
Psalmus 27 (28) Psaume 27 (28)
Supplicatio et gratiarum actio Supplication et action de grâce
Pater, gratias ago tibi quoniam audisti me (Io 11, 41). Père, je Te rends grâce car Tu m'as écouté (Io 11, 41).
Ad te, Dómine, clamábo; * Deus meus, ne síleas a me. C'est vers Toi, Seigneur, que je crie; mon rocher, ne reste pas sourd à ma voix.
Nequándo táceas a me, * et assimilábor descendéntibus in lacum. De peur que si Tu gardes le silence je ne ressemble à ceux qui descendent dans la fosse.
Exáudi vocem deprecatiónis meæ, dum clamo ad te, * dum extóllo manus meas ad templum sanctum tuum. Ecoute la voix de mes supplications, quand je crie vers Toi, quand j'élève mes mains vers Ton saint sanctuaire.
Ne simul trahas me cum peccatóribus * et cum operántibus iniquitátem. Ne m'emporte pas avec les méchants et les artisans d'iniquité.
Qui loquúntur pacem cum próximo suo, * mala autem in córdibus eórum. Qui parlent de paix au prochain, et qui ont la malice dans le coeur.
[Da illis secúndum ópera eórum * et secúndum nequítiam adinventiónum ipsórum. Rends-leur selon leurs oeuvres, et selon la malice de leurs actions;
Secúndum opus mánuum eórum tríbue illis, redde retributiónem eórum ipsis. rends-leur selon l'ouvrage de leurs mains, donne-leur le salaire qu'ils méritent.
Quóniam non intellexérunt ópera Dómini et opus mánuum eíus, * déstruet illos et non aedificábit eos. ] Car ils ne prennent pas garde aux oeuvres du Seigneur, à l'ouvrage de Ses mains : Il les détruira et ne les bâtira pas.
Benedíctus Dóminus, † quóniam exaudívit vocem deprecatiónis meæ; * Dóminus adiútor meus et protéctor meus, Béni soit le Seigneur, car Il a entendu la voix de mes supplications ; le Seigneur est ma force et mon bouclier,
in ipso sperávit cor meum, et adiútus sum, † et exsultávit cor meum, * et in cántico meo confitébor ei. en Lui s'est confié mon coeur et j'ai été secouru ; aussi mon coeur est dans l'allégresse, et je Le louerai par mes cantiques.
Dóminus fortitúdo plebi suæ * et refúgium salvatiónum christi sui est. Le Seigneur est la force de Son peuple, Il est une forteresse de salut pour Son messie.
Salvum fac pópulum tuum et bénedic hereditáti tuæ * et pasce eos et extólle illos usque in ætérnum. Sauve Ton peuple et bénis Ton héritage, sois leur pasteur et porte-les à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
Lectio brevis (Ier 3, 12b. 14a) Lecture brève (Ier 3, 12b. 14a)
Revertímini, ait Dóminus, et non avértam fáciem meam a vobis, quia pius ego sum, et non iráscar in perpétuum. Convertímini, fílii, qui avérsi estis a me, dicit Dóminus. Revenez dit le Seigneur, et Je ne détournerai point de vous Mon visage; car Je suis bon, dit le Seigneur, et Ma colère ne dure pas éternellement. Convertissez-vous, enfants rebelles, dit le Seigneur.
℣. Avérte fáciem tuam a peccátis meis.
℟. Et omnes iniquitátes meas dele.
℣. Détourne Ta face de mes péchés,
℟. Et efface toutes mes iniquités.
Absólve, quǽsumus, Dómine, tuórum delícta populórum, ut a peccatórum néxibus, quæ pro nostra fragilitáte contráximus, tua benignitáte liberémur. Per Dóminum. Absous, nous T'en prions, Seigneur, les fautes de Ton peuple ; puisque notre faiblesse nous a rendus captifs du péché, que Ta tendresse nous en délivre.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Sextam - psalmodia complementaria

A Sexte - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. 1 Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Psalmus 122 (123) Psaume 122 (123)
Dominus fiducia populi Le Seigneur, confiance du peuple
Duo cæci... clamaverunt: «Domine, miserere nostri, Fili David» (Mt 20, 30). Deux aveugles crièrent « Seigneur, aie pitié de nous, Fils de David » (Mt 20, 30).
Ad te levávi óculos meos, * qui hábitas in cælis. J'élève mes yeux vers Toi, ô toi qui siège dans les cieux!
Ecce sicut óculi servórum ad manus dominórum suórum, * sicut óculi ancíllæ ad manus dóminæ suæ, Comme l'oeil du serviteur est fixé sur la main de son maître, et l'oeil de la servante sur la main de sa maîtresse,
ita óculi nostri ad Dóminum Deum nostrum, * donec misereátur nostri. ainsi nos yeux sont fixés sur le Seigneur, notre Dieu, jusqu'à ce qu'Il ait pitié de nous.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri, * quia multum repléti sumus despectióne; Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car nous n'avons été que trop rassasiés d'opprobres.
quia multum repléta est ánima nostra * derisióne abundántium et despectióne superbórum. Notre âme n'a été que trop rassasiée de la moquerie des superbes, du mépris des orgueilleux.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 2 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 123 (124) Psaume 123 (124)
Adiutorium nostrum in nomine Domini Notre secours est dans le nom du Seigneur
Dixit Dominus Paulo: «Noli timere ... quia ego sum tecum» (Act 18, 9-10). Le Seigneur dit à Paul : « ne crains pas ... Je suis avec toi» (Act 18, 9-10).
Nisi quia Dóminus erat in nobis, dicat nunc Israel, † nisi quia Dóminus erat in nobis, * cum exsúrgerent hómines in nos: Si le Seigneur n'eût été pour nous, qu'Israël le proclame, si le Seigneur n'eût été pour nous, quand les hommes se sont élevés contre nous.
forte vivos deglutíssent nos, * cum irascerétur furor eórum in nos. Ils nous auraient dévorés tout vivants, quand leur colère s'est allumée contre nous.
Fórsitan aqua absorbuísset nos, † torrens pertransísset ánimam nostram * fórsitan pertransíssent ánimam nostram aquæ intumescéntes. Les eaux nous auraient engloutis, le torrent eût passé sur notre âme; sur notre âme auraient passé les eaux impétueuses.
Benedíctus Dóminus; * qui non dedit nos in direptiónem déntibus eórum. Béni soit le Seigneur, qui ne nous a pas livrés à leurs dents.
Anima nostra sicut passer erépta est * de láqueo venántium: Notre âme, comme le passereau, s'est échappée du filet de l'oiseleur :
láqueus contrítus est, * et nos erépti sumus. le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Adiutórium nostrum in nómine Dómini, * qui fecit cælum et terram. Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. 3 Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
Psalmus 124 (125) Psaume 124 (125)
Dominus custos populi sui Le Seigneur prend soin de son peuple
Pax super Israel Dei (Gal 6, 16). La paix de Dieu sur Israël (Gal 6, 16).
Qui confídunt in Dómino sicut mons Sion: * non commovébitur, in ætérnum manet. Ceux qui se confient dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion: elle ne chancelle point, elle est établie pour toujours.
Ierúsalem, montes in circúitu eius, † et Dóminus in circúitu pópuli sui * ex hoc nunc et usque in sæculum. Jérusalem a autour d'elle une ceinture de montagnes: ainsi le Seigneur entoure Son peuple, dès maintenant et à jamais.
Quia non requiéscet virga iniquitátis super sortem iustórum, * ut non exténdant iusti ad iniquitátem manus suas. Le sceptre des méchants ne restera pas sur l'héritage des justes, afin que les justes ne portent pas aussi leurs mains vers l'iniquité.
Bénefac, Dómine, bonis * et rectis corde. Seigneur, répands Tes bontés sur les bons, et sur ceux qui ont le coeur droit.
Declinántes autem per vias pravas † addúcet Dóminus cum operántibus iniquitátem. * Pax super Israel! Mais sur ceux qui se détournent en des voies tortueuses, que le Seigneur les abandonne avec ceux qui font le mal. Paix sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Office de none du vendredi 12 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria VI Vendredi
Ad Nonam
Ad Nonam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Ternis ter horis númerus Quand nous célébrons le mystère
nobis sacrátus pánditur, qui consacre la neuvième heure,
sanctóque Iesu nómine par le très saint Nom de Jésus
munus precémur véniæ. implorons l'octroi du pardon.
Latrónis, en, conféssio Si la confession du larron
Christi merétur grátiam; lui valut la grâce du Christ,
laus nostra vel devótio que notre zèle et nos louanges
mercétur indulgéntiam. obtiennent pour nous l'indulgence.
Mors per crucem nunc ínterit Ici, la croix défait la mort,
et post tenébras lux redit; et le jour revient après l'ombre;
horror dehíscat críminum, que cède la nuit du péché,
splendor nitéscat méntium. que brille l'éclat de nos âmes!
Christum rogámus et Patrem, Nous prions le Christ et le Père,
Christi Patrísque Spíritum; et l'Esprit du Père et du Christ:
unum potens per ómnia, ô Trinité une et puis­sante,
fove precántes, Trínitas. Amen. daigne écouter ceux qui te prient.
Ant. 1 Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. 1 Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Psalmus 118 (119), 25-32 Psaume 118 (119), 25-32
IV (Daleth) IV (Daleth)
Adhæsit púlveri ánima mea; * vivífica me secúndum verbum tuum. Mon âme est attachée à la poussière ; rends-moi la vie, selon Ta parole.
Vias meas enuntiávi, et exaudísti me; * doce me iustificatiónes tuas. Je T'ai exposé mes voies, et Tu m'as répondu: enseigne-moi Tes lois.
Viam mandatórum tuórum fac me intellégere, * et exercébor in mirabílibus tuis. Fais-moi comprendre la voie de Tes ordonnances, et je méditerai sur Tes merveilles.
Lacrimáta est ánima mea præ mæróre; * érige me secúndum verbum tuum. Mon âme, attristée, se fond en larmes ; relève-moi selon Ta parole.
Viam mendácii avérte a me * et legem tuam da mihi benígne. Éloigne de moi la voie du mensonge, et accorde-moi la faveur de Ta loi.
Viam veritátis elégi, * iudícia tua propósui mihi. J'ai choisi la voie de la fidélité, je place tes préceptes sous mes yeux.
Adhæsi testimóniis tuis, Dómine; * noli me confúndere. Je me suis attaché à Tes enseignements: Seigneur, ne permets pas que je sois confondu.
Viam mandatórum tuórum curram, * quia dilatásti cor meum. Je cours dans la voie de Tes commandements, car Tu élargis mon cœur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Ant. 2 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 2 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 25 (26) Psaume 25 (26)
Innocentis fiducia et oratio Confiance de l'innocent et prière
Elegit nos Deus in Christo, ut essemus sancti et immaculati (Eph 1, 4). Dieu nous a choisis dans le Christ pour que nous soyons saints et immaculés (Eph 1, 4).
Iúdica me, Dómine, † quóniam ego in innocéntia mea ingréssus sum * et in Dómino sperans non infirmábor. Rends-moi justice, Seigneur, car j'ai marché dans mon innocence, je me confie dans le Seigneur, je ne chancellerai pas.
Proba me, Dómine, et tenta me; * ure renes meos et cor meum. Eprouve-moi, Seigneur, sonde-moi, fais passer au creuset mes reins et mon coeur.
Quóniam misericórdia tua ante óculos meos est, * et ambulávi in veritáte tua. Car Ta miséricorde est devant mes yeux, et je marche dans Ta vérité.
Non sedi cum viris vanitátis * et cum occúlte agéntibus non introíbo. Je ne me suis pas assis avec les hommes de mensonge, je ne vais pas avec les hommes dissimulés.
Odívi ecclésiam malignántium * et cum ímpiis non sedébo. Je hais l'assemblée de ceux qui font le mal, je ne siège pas avec les méchants.
Lavábo in innocéntia manus meas * et circúmdabo altáre tuum, Dómine, Je lave mes mains dans l'innocence et j'entoure Ton autel, Seigneur,
ut audítas fáciam voces laudis * et enárrem univérsa mirabília tua. pour faire entendre une voix de louange et raconter toutes Tes merveilles.
Dómine, diléxi habitáculum domus tuæ * et locum habitatiónis glóriæ tuæ. Seigneur, j'aime le séjour de Ta maison, le lieu où ta gloire réside.
Ne cólligas cum ímpiis ánimam meam * et cum viris sánguinum vitam meam, N'enlève pas mon âme avec celle des pécheurs et ma vie avec celle des hommes de sang,
in quorum mánibus iniquitátes sunt, * déxtera eórum repléta est munéribus. qui ont le crime dans les mains, et dont la droite est pleine de présents.
Ego autem in innocéntia mea ingréssus sum, * rédime me et miserére mei. Pour moi, je marche en mon innocence, délivre-moi et aie pitié de moi.
Pes meus stetit in dirécto, * in ecclésiis benedícam Dómino. Mon pied se tient sur un sol uni, je bénirai le Seigneur dans les assemblées.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Ant. 3 Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. 3 Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
Psalmus 27 (28) Psaume 27 (28)
Supplicatio et gratiarum actio Supplication et action de grâce
Pater, gratias ago tibi quoniam audisti me (Io 11, 41). Père, je Te rends grâce car Tu m'as écouté (Io 11, 41).
Ad te, Dómine, clamábo; * Deus meus, ne síleas a me. C'est vers Toi, Seigneur, que je crie; mon rocher, ne reste pas sourd à ma voix.
Nequándo táceas a me, * et assimilábor descendéntibus in lacum. De peur que si Tu gardes le silence je ne ressemble à ceux qui descendent dans la fosse.
Exáudi vocem deprecatiónis meæ, dum clamo ad te, * dum extóllo manus meas ad templum sanctum tuum. Ecoute la voix de mes supplications, quand je crie vers Toi, quand j'élève mes mains vers Ton saint sanctuaire.
Ne simul trahas me cum peccatóribus * et cum operántibus iniquitátem. Ne m'emporte pas avec les méchants et les artisans d'iniquité.
Qui loquúntur pacem cum próximo suo, * mala autem in córdibus eórum. Qui parlent de paix au prochain, et qui ont la malice dans le coeur.
[Da illis secúndum ópera eórum * et secúndum nequítiam adinventiónum ipsórum. Rends-leur selon leurs oeuvres, et selon la malice de leurs actions;
Secúndum opus mánuum eórum tríbue illis, redde retributiónem eórum ipsis. rends-leur selon l'ouvrage de leurs mains, donne-leur le salaire qu'ils méritent.
Quóniam non intellexérunt ópera Dómini et opus mánuum eíus, * déstruet illos et non aedificábit eos. ] Car ils ne prennent pas garde aux oeuvres du Seigneur, à l'ouvrage de Ses mains : Il les détruira et ne les bâtira pas.
Benedíctus Dóminus, † quóniam exaudívit vocem deprecatiónis meæ; * Dóminus adiútor meus et protéctor meus, Béni soit le Seigneur, car Il a entendu la voix de mes supplications ; le Seigneur est ma force et mon bouclier,
in ipso sperávit cor meum, et adiútus sum, † et exsultávit cor meum, * et in cántico meo confitébor ei. en Lui s'est confié mon coeur et j'ai été secouru ; aussi mon coeur est dans l'allégresse, et je Le louerai par mes cantiques.
Dóminus fortitúdo plebi suæ * et refúgium salvatiónum christi sui est. Le Seigneur est la force de Son peuple, Il est une forteresse de salut pour Son messie.
Salvum fac pópulum tuum et bénedic hereditáti tuæ * et pasce eos et extólle illos usque in ætérnum. Sauve Ton peuple et bénis Ton héritage, sois leur pasteur et porte-les à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
Lectio brevis (Iac 1, 27) Lecture brève (Iac 1, 27)
Relígio munda et immaculáta apud Deum et Patrem hæc est: visitáre pupíllos et víduas in tribulatióne eórum, immaculátum se custodíre ab hoc sæculo. La religion pure et sans tache devant notre Dieu et Père, n'est pas autre qu'avoir soin des orphelins et des veuves dans leur détresse, et se préserver pur des souillures de ce monde.
℣. Sacrifícium Deo spíritus contribulátus.
℟. Cor contrítum et humiliátum, Deus, non despícies.
℣. Le sacrifice digne de Dieu, c'est un esprit brisé;
℟. Tu ne mépriseras pas, ô Dieu, un coeur contrit et humilié.
Absólve, quǽsumus, Dómine, tuórum delícta populórum, ut a peccatórum néxibus, quæ pro nostra fragilitáte contráximus, tua benignitáte liberémur. Per Dóminum. Absous, nous T'en prions, Seigneur, les fautes de Ton peuple ; puisque notre faiblesse nous a rendus captifs du péché, que Ta tendresse nous en délivre.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Nonam - psalmodia complementaria

A None - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Advenérunt nobis dies pæniténtiæ ad rediménda peccáta, ad salvándas ánimas.Ant. 1 Les jours de la pénitence nous sont advenus, pour l'expiation des péchés, et le salut de nos âmes.
Psalmus 125 (126) Psaume 125 (126)
Gaudium et spes in Deo Joie et espoir dans le Seigneur
Sicuti socii passionum estis, sic eritis et consolationis (2 Cor 1, 7). Comme vous avez part aux souffrances, vous avez aussi part à la consolation (2 Cor 1, 7).
In converténdo Dóminus captivitátem Sion, * facti sumus quasi somniántes. Quand le Seigneur ramena les captifs de Sion, nous étions presque en rêve.
Tunc replétum est gáudio os nostrum, * et língua nostra exsultatióne. Alors notre bouche fut remplie de chants de joie, et notre langue de cris d'allégresse.
Tunc dicébant inter gentes: * «Magnificávit Dóminus fácere cum eis». Alors on disait parmi les nations: « Le Seigneur a fait de grandes choses pour eux. »
Magnificávit Dóminus fácere nobíscum; * facti sumus lætántes. Le Seigneur a fait pour nous de grandes choses; nous en avons été remplis de joie.
Convérte, Dómine, captivitátem nostram, * sicut torréntes in austro. Ramène, Seigneur, nos captifs, comme un torrent dans le pays du midi.
Qui séminant in lácrimis, * in exsultatióne metent. Ceux qui sèment dans les larmes * moissonneront dans l'allégresse.
Eúntes ibant et flebant * semen spargéndum portántes; Ils allaient et venaient en pleurant, tandis qu'ils jetaient leurs semences :
veniéntes autem vénient in exsultatióne * portántes manípulos suos. ils reviendront avec allégresse, chargés de leurs gerbes.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Vivo ego, dicit Dóminus; nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat.Ant. 2 Moi Je vis, dit le Seigneur. Je ne prends pas plaisir dans la mort du pêcheur, mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive.
Psalmus 126 (127) Psaume 126 (127)
Vanus labor sine Domino Sans le Seigneur, le travail est vain
Dei ædificatio estis (1 Cor 3, 9). En Dieu, vous êtes édifiés (1 Cor 3, 9).
Nisi Dóminus ædificáverit domum, * in vanum labórant, qui ædíficant eam. Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent.
Nisi Dóminus custodíerit civitátem, * frustra vígilat, qui custódit eam. Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes.
Vanum est vobis ante lucem súrgere † et sero quiéscere, qui manducátis panem labóris, * quia dabit diléctis suis somnum. C'est en vain que vous vous levez avant le jour, et que vous retardez votre repos, mangeant le pain de la douleur : il en donne autant à son bien-aimé pendant son sommeil.
Ecce heréditas Dómini fílii, * merces fructus ventris. Voici, c'est un héritage du Seigneur, que les enfants, une récompense, que les fruits d'un sein fécond.
Sicut sagíttæ in manu poténtis, * ita fílii iuventútis. Comme les flèches dans la main d'un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse.
Beátus vir, qui implévit pháretram suam ex ipsis: * non confudétur, cum loquétur inimícis suis in porta. Heureux l'homme qui en a rempli son carquois. Ils ne rougiront pas quand ils répondront aux ennemis, à la porte de la ville.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Per arma iustítiæ virtútis Dei, commendémus nosmetípsos in multa patiéntia.Ant. 3 Par les armes de la justice et de la force de Dieu, nous rendons recommandables d'une grande constance.
Psalmus 127 (128) Psaume 127 (128)
Pax domestica in Domino Paix domestique dans le Seigneur
«Benedicat te Dominus ex Sion», id est: ex Ecclesia sua (Arnobius). «Que le Seigneur te bénisse de Sion », c'est à dire : de Son Eglise (Arnobius).
Beátus omnis, qui timet Dóminum, * qui ámbulat in viis eius. Heureux l'homme qui craint le Seigneur, qui marche dans Ses voies.
Labóres mánuum tuárum manducábis, * beátus es, et bene tibi erit. Tu te nourris alors du travail de tes mains; tu es heureux et comblé de biens.
Uxor tua sicut vitis fructífera * in latéribus domus tuæ; Ton épouse est comme une vigne féconde, dans l'intérieur de ta maison ;
fílii tui sicut novéllæ olivárum * in circúitu mensæ tuæ. tes fils, comme de jeunes plants d'olivier, autour de ta table.
Ecce sic benedicétur homo, * qui timet Dóminum. Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur.
Benedícat tibi Dóminus ex Sion, * et vídeas bona Ierúsalem ómnibus diébus vitæ tuæ; Que le Seigneur te bénisse de Sion, puisses-tu voir Jérusalem florissante tous les jours de ta vie ;
et vídeas fílios filiórum tuórum. * Pax super Israel! Puisses-tu voir les enfants de tes enfants. Que la paix soit sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Vêpres du vendredi 12 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria VI Vendredi
Ad Vesperas
Aux Vêpres
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Vexílla regis pródeunt, Les étendards du Roi s'avancent,
fulget crucis mystérium, Mystère éclatant de la croix !
quo carne carnis cónditor Au gibet fut pendue la chair
suspénsus est patíbulo; Du Créateur de toute chair.
Quo, vulnerátus ínsuper C'est là qu'Il reçut la blessure
mucróne diro lánceæ, D'un coup de lance très cruel,
ut nos laváret crímine, Et fit sourdre le sang et l'eau
manávit unda et sánguine. Pour nous laver de nos péchés.
Arbor decóra et fúlgida, Arbre dont la beauté rayonne,
ornáta regis púrpura, Paré de la pourpre du Roi,
elécta digno stípite D'un bois si beau qu'il fut choisi
tam sancta membra tángere! Pour toucher ses membres très saints !
Beáta, cuius brácchiis Arbre bienheureux, à tes branches
sæcli pepéndit prétium; La rançon du monde a pendu !
statéra facta est córporis Tu devins balance d'un corps
prædam tulítque tártari. Et ravis leur proie aux enfers !
Salve, ara, salve, víctima, Salut, autel ! Salut, victime
de passiónis glória, De la glorieuse passion !
qua Vita mortem pértulit La vie qui supporta la mort
et morte vitam réddidit! Par la mort a rendu la vie !
O crux, ave, spes única! O croix, salut, espoir unique !
hoc passiónis témpore En ces heures de la passion!
piis adáuge grátiam Augmente les grâces des saints,
reísque dele crímina. Remets les fautes des pécheurs.
Te, fons salútis, Trínitas, Trinité, source salutaire,
colláudet omnis spíritus; Que Te célèbre tout esprit !
quos per crucis mystérium Ceux que Tu sauves par la croix,
salvas, fove per sæcula. Amen. Protège-les à tout jamais.
Ant. 1 Sana, Dómine, ánimam meam, quia peccávi tibi.Ant. 1 Guéris, Seigneur, mon âme, car j'ai péché contre Toi.
Psalmus 40 (41) Psaume 40 (41)
Infirmi oratio Prière de l'infirme
Unus ex vobis me tradet, qui manducat mecum (Mc 14, 18). L'un de vous Me livrera, celui qui mange avec Moi (Mc 14, 18).
Beátus, qui intéllegit de egéno, * in die mala liberábit eum Dóminus. Heureux celui qui prend souci du pauvre, au jour du malheur, le Seigneur le délivrera.
Dóminus servábit eum et vivificábit eum † et beátum fáciet eum in terra * et non tradet eum in ánimam inimicórum eius. Le Seigneur le gardera et le fera vivre ; il sera heureux sur la terre, et tu ne le livreras pas au désir de ses ennemis.
Dóminus opem feret illi super lectum dolóris eius; * univérsum stratum eius versábis in infirmitáte eius. Le Seigneur l'assistera sur son lit de douleur; Tu retourneras toute sa couche dans sa maladie.
Ego dixi: «Dómine, miserére mei; * sana ánimam meam, quia peccávi tibi». Moi, je dis : « Seigneur, aie pitié de moi ! guéris mon âme, car j'ai péché contre Toi ».
Inimíci mei dixérunt mala mihi: * «Quando moriétur, et períbit nomen eius?». Et mes ennemis profèrent contre moi des malédictions : « Quand mourra-t-il, quand périra son nom ?».
Et si ingrediebátur, ut visitáret, vana loquebátur; † cor eius congregábat iniquitátem sibi, * egrediebátur foras et detrahébat. Si quelqu'un vient me visiter, il ne profère que mensonges ; son coeur recueille l'iniquité ; quand il s'en va, il parle au dehors.
Simul advérsum me susurrábant omnes inimíci mei; * advérsum me cogitábant mala mihi: Tous mes ennemis chuchotent ensemble contre moi, contre moi ils méditent le malheur.
«Malefícium effúsum est in eo; * et, qui decúmbit, non adíciet ut resúrgat». « Un mal irrémédiable, disent-ils, a fondu sur lui, le voilà couché, il ne se relèvera plus ».
Sed et homo pacis meæ, in quo sperávi, * qui edébat panem meum, levávit contra me calcáneum. Même l'homme qui était mon ami, qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain, lève le talon contre moi.
Tu autem, Dómine, miserére mei * et resúscita me, et retríbuam eis. Toi, Seigneur, aie pitié de moi et relève-moi, et je leur rendrai ce qu'ils méritent.
In hoc cognóvi quóniam voluísti me, * quia non gaudébit inimícus meus super me; Je connaîtrai que Tu m'aimes, si mon ennemi ne triomphe pas de moi ;
me autem propter innocéntiam suscepísti * et statuísti me in conspéctu tuo in ætérnum. A cause de mon innocence, Tu m'as soutenu, et Tu m'as établi pour toujours en Ta présence.
Benedíctus Dóminus Deus Israel * a sæculo et usque in sæculum. Fiat, fiat. Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, dans les siècles des siècles. Amen, amen.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Sana, Dómine, ánimam meam, quia peccávi tibi.Ant. Guéris, Seigneur, mon âme, car j'ai péché contre Toi.
Ant. 2 Dóminus virtútum nobíscum, refúgium nobis Deus Iacob.Ant. 2 Le Seigneur est notre force, notre refuge est le Dieu de Jacob.
Psalmus 45 (46) Psaume 45 (46)
Deus refugium et virtus Dieu, refuge et force
Vocabunt nomen eius Emmanuel, quod est interpretatum Nobiscum Deus (Mt 1, 23). On Le nommera Emmanuel, ce qui veut dire Dieu Avec Nous (Mt 1, 23).
Deus est nobis refúgium et virtus, * adiutórium in tribulatiónibus invéntus est nimis. Dieu est notre refuge et notre force ; un secours que l'on rencontre toujours dans la tribulation.
Proptérea non timébimus, dum turbábitur terra, * et transferéntur montes in cor maris. Aussi sommes-nous sans crainte si la terre est bouleversée, si les montagnes s'abîment au sein de l'océan,
Fremant et intuméscant aquæ eius, * conturbéntur montes in elatióne eius. si les flots de la mer s'agitent, bouillonnent, et, dans leur furie, ébranlent les montagnes.
Flúminis rivi lætíficant civitátem Dei, * sancta tabernácula Altíssimi. Un fleuve réjouit de ses courants la cité de Dieu, le sanctuaire où habite le Très-Haut.
Deus in médio eius, non commovébitur; * adiuvábit eam Deus mane dilúculo. Dieu est au milieu d'elle : elle est inébranlable ; au lever de l'aurore, Dieu vient à son secours:
Fremuérunt gentes, commóta sunt regna; * dedit vocem suam, liquefácta est terra. Les nations s'agitent, les royaumes s'ébranlent ; Il fait entendre sa voix et la terre se fond d'épouvante.
Dóminus virtútum nobíscum, * refúgium nobis Deus Iacob. le Seigneur des armées est avec nous ; le Dieu de Jacob est pour nous une citadelle.
Veníte et vidéte ópera Dómini, * quæ pósuit prodígia super terram. Venez, contemplez les oeuvres du Seigneur, les dévastations qu'Il a opérées sur la terre !
Auferet bella usque ad finem terræ, † arcum cónteret et confrínget arma * et scuta combúret igne. Il a fait cesser les combats jusqu'au bout de la terre, Il a brisé l'arc, Il a rompu la lance, Il a consumé par le feu les chars de guerre :
Vacáte et vidéte quóniam ego sum Deus: * exaltábor in géntibus et exaltábor in terra. Arrêtez et reconnaissez que Je suis Dieu, Je domine sur les nations, Je domine sur la terre !
Dóminus virtútum nobíscum, * refúgium nobis Deus Iacob. le Seigneur des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une citadelle.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dóminus virtútum nobíscum, refúgium nobis Deus Iacob.Ant. Le Seigneur est notre force, notre refuge est le Dieu de Jacob.
Ant. 3 Omnes gentes vénient et adorábunt coram te, Dómine.Ant. 3 Toutes les nations viendront et T’adoreront, Seigneur.
Canticum (Ap 15, 3-4) NT 11 Cantique (Ap 15, 3-4) NT 11
Hymnus adorationis Hymne d'adoration
Magna et mirabília ópera tua, * Dómine Deus omnípotens; Grandes, merveilleuses, Tes oeuvres, Seigneur, Dieu de l'univers ;
iustæ et veræ viæ tuæ, * Rex géntium! Ils sont justes, ils sont vrais, Tes chemins, Roi des nations.
Quis non timébit, Dómine, * et glorificábit nomen tuum? Qui ne Te craindrait, Seigneur, à Ton nom, qui ne rendrait gloire?
Quia solus Sanctus,  † quóniam omnes gentes vénient et adorábunt in conspéctu tuo, * quóniam iudícia tua manifestáta sunt. Oui, Toi seul es saint, oui, toutes les nations viendront et se prosterneront devant Toi; oui, ils sont manifestés, Tes jugements.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Omnes gentes vénient et adorábunt coram te, Dómine.Ant. Toutes les nations viendront et T’adoreront, Seigneur.
Lectio brevis (1 Petr 2, 21b-24) Lecture brève (1 Petr 2, 21b-24)
Christus passus est pro vobis vobis relínquens exémplum, ut sequámini vestígia eius: qui peccátum non fecit, nec invéntus est dolus in ore ipsíus; qui cum maledicerétur, non remaledicébat, cum paterétur, non comminabátur, commendábat autem iuste iudicánti; qui peccáta nostra ipse pértulit in córpore suo super lignum, ut peccátis mórtui iustítiæ viverémus; cuius livóre sanáti estis. Le Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez Ses traces :  Lui qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fausseté, Lui qui, outragé, ne rendait point l'outrage; qui, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge avec justice;  qui a Lui-même porté nos péchés en Son corps sur le bois, afin que, morts au péché, nous vivions pour la justice; c'est par Ses meurtrissures que vous avez été guéris.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Ego dixi: Dómine, * Miserére mei. Ego.
℣. Sana ánimam meam, quia peccávi tibi.* Miserére mei. Glória Patri. Ego.
℟. J'ai dit : Seigneur, * aie pitié de moi. J'ai dit. ℣. Guéris mon âme, car j'ai péché contre Toi.* Aie pitié de moi. Gloire au Père. J'ai dit.
Ant. Si mihi non créditis, opéribus crédite, quæ ego fácio in nómine Dei.Ant. Si vous ne Me croyez pas, croyez Mes oeuvres, que Je fais au nom de Dieu.
Canticum Evangelicum (Lc 1, 46-55) Cantique évangélique (Lc 1,46-55)
Exultatio animæ in Domino Exultation de l'âme dans le Seigneur
Magníficat * ánima mea Dóminum, Mon âme glorifie le Seigneur,
et exsultávit spíritus meus * in Deo salvatóre meo, et mon esprit a tressailli d'allégresse en Dieu mon Sauveur,
quia respéxit humilitátem ancíllæ suæ.* Ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generationes, parce qu'Il a pris en considération l'humilité de Sa servante. Car voici que, désormais, toutes les générations me diront bienheureuse,
quia fecit mihi magna, qui potens est, * et sanctum nomen eius, parce que Celui qui est puissant a fait en moi de grandes choses, et Son nom est saint;
et misericórdia eius in progénies et progénies* timéntibus eum. et Sa miséricorde se répand d'âge en âge sur ceux qui Le craignent.
Fecit poténtiam in bráchio suo, * dispérsit supérbos mente cordis sui; Il a déployé la force de Son bras, Il a dispersé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur.
depósuit poténtes de sede * et exaltávit húmiles; Il a renversé les puissants de leur trône, et Il a élevé les humbles.
esuriéntes implévit bonis * et dívites dimísit inánes. Il a rempli de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches les mains vides.
Suscépit Israel púerum suum,* recordátus misericórdiæ, Il a relevé Israël, Son serviteur, Se souvenant de Sa miséricorde:
sicut locútus est ad patres nostros,* Abraham et sémini eius in sæcula. selon ce qu'Il avait dit à nos pères, à Abraham et à sa race pour toujours.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Si mihi non créditis, opéribus crédite, quæ ego fácio in nómine Dei.Ant. Si vous ne Me croyez pas, croyez Mes oeuvres, que Je fais au nom de Dieu.
PrecesPrières litaniques
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Absólve, quǽsumus, Dómine, tuórum delícta populórum, ut a peccatórum néxibus, quæ pro nostra fragilitáte contráximus, tua benignitáte liberémur. Per Dóminum. Absous, nous T'en prions, Seigneur, les fautes de Ton peuple ; puisque notre faiblesse nous a rendus captifs du péché, que Ta tendresse nous en délivre.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Complies du vendredi 12 avril 2019

Hebdomada V Quadragesimae Vème semaine de Carême
Feria VI Vendredi
Ad Completorium
Aux Complies
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Conscientia discussio, quam sequi potest actus poenitentialis ut in Missa. Examen de conscience, qui peut être suivi d'un acte de pénitence comme à la Messe.
Confíteor Deo omnipoténti et vobis, fratres, quia peccávi nimis cogitatióne, verbo, ópere et omissióne: Je confesse à Dieu tout puissant, et à vous, frères, que j'ai vraiment péché, en pensée, en parole, par action et par omission:
et, percutientes sibi pectus, dicunt: Et on se frappe la poitrine, en disant :
mea culpa, mea culpa, mea máxima culpa. c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute.
Deinde prosequuntur: Ensuite on poursuit:
Ideo precor beátam Maríam semper Vírginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres, oráre pro me ad Dóminum Deum nostrum. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, tous les Anges et les Saints, et vous, frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
℣. Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimissís peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam aetérnam. ℟. Amen. ℣. Que le Dieu tout puissant aie pitié de nous, et nous ayant remis nos péchés, qu'Il nous conduise à la vie éternelle. ℟. Amen.
Hymnus Hymne
Te lucis ante términum, Avant que le jour ne s'éteigne,
rerum creátor, póscimus, nous Te prions, Créateur de toute chose,
ut sólita cleméntia dans Ta bonté de toujours,
sis præsul ad custódiam. veille sur nous, garde-nous.
Te corda nostra sómnient, Que nos cœurs rêvent de Toi,
te per sopórem séntiant, qu'ils songent à Toi pendant le sommeil,
tuámque semper glóriam qu'ils chantent encore Ta gloire
vicína luce cóncinant. à l'approche de la lumière.
Vitam salúbrem tríbue, Accorde-nous une vie saine,
nostrum calórem réfice réchauffe-nous intérieurement,
tætram noctis calíginem que Ta clarté illumine
tua collústret cláritas. les tristes ténèbres de la nuit.
Præsta, Pater omnípotens, Exauce-nous, Père tout-puissant,
per Iesum Christum Dóminum, par Jésus-Christ le Seigneur,
qui tecum in perpétuum qui avec Toi et le Saint-Esprit
regnat cum Sancto Spíritu. Amen. règne éternellement. Amen.
Ant. 1 In die clamávi et nocte coram te, Dómine.Ant. 1 Le jour et la nuit, j'ai crié vers Toi, Seigneur.
Psalmus 87 (88) Psaume 87 (88)
Hominis graviter ægrotantis oratio Prière de l'homme gravement malade
Hæc est hora vestra et potestas tenebrarum (Lc 22, 53). C'est maintenant votre heure, et le pouvoir des ténèbres (Lc 22, 53).
Dómine, Deus salútis meæ, * in die clamávi et nocte coram te. Seigneur, Dieu de mon salut, quand je crie la nuit devant Toi,
Intret in conspéctu tuo orátio mea; * inclína aurem tuam ad precem meam. que ma prière entre en Ta présence, prête l'oreille à mes supplications !
Quia repléta est malis ánima mea, * et vita mea inférno appropinquávit. Car mon âme est rassasiée de maux; et ma vie touche au schéol.
Æstimátus sum cum descendéntibus in lacum, * factus sum sicut homo sine adiutório. On me compte parmi ceux qui descendent dans la fosse, je suis comme un homme à bout de forces.
Inter mórtuos liber, * sicut vulneráti dormiéntes in sepúlcris; Je suis comme délaissé parmi les morts, pareil aux cadavres étendus dans le sépulcre,
quorum non es memor ámplius, * et ipsi de manu tua abscíssi sunt. dont Tu n'as plus le souvenir, et qui sont soustraits à ta main.
Posuísti me in lacu inferióri, * in tenebrósis et in umbra mortis. Tu m'as jeté au fond de la fosse, dans les ténèbres, dans les abîmes.
Super me gravátus est furor tuus, * et omnes fluctus tuos induxísti super me. Sur moi s'appesantit Ta fureur, Tu m'accables de tous Tes flots.
Longe fecísti notos meos a me, * posuísti me abominatiónem eis; Tu as éloigné de moi mes amis, Tu m'as rendu pour eux un objet d'horreur;
conclúsus sum et non egrédiar. * Oculi mei languérunt præ afflictióne. je suis emprisonné sans pouvoir sortir; mes yeux se consument dans la souffrance.
Clamávi ad te, Dómine, tota die, * expándi ad te manus meas. je T'invoque tout le jour, Seigneur, j'étends les mains vers Toi.
Numquid mórtuis fácies mirabília, * aut surgent umbræ et confitebúntur tibi? Feras-Tu un miracle pour les morts ; ou bien les ombres se lèveront-elles pour Te louer ?
Numquid narrábit áliquis in sepúlcro  misericórdiam tuam * et veritátem tuam in loco perditiónis? Publie-t-on Ta bonté dans le sépulcre, Ta fidélité dans l'abîme?
Numquid cognoscéntur in ténebris mirabília tua * et iustítia tua in terra obliviónis? Tes prodiges sont-ils connus dans la région des ténèbres et Ta justice dans la terre de l'oubli ?
Et ego ad te, Dómine, clamávi, * et mane orátio mea prævéniet te. Et moi, Seigneur, je crie vers Toi, ma prière va au-devant de Toi dès le matin.
Ut quid, Dómine, repéllis ánimam meam, * abscóndis fáciem tuam a me? Pourquoi, Seigneur, repousses-Tu mon âme, me caches-Tu Ta face ?
Pauper sum ego et móriens a iuventúte mea; * portávi pavóres tuos et conturbátus sum. Je suis malheureux et moribond depuis ma jeunesse; sous le poids de Tes terreurs, je ne sais que devenir.
Super me transiérunt iræ tuæ, * et terróres tui excidérunt me. Tes fureurs passent sur moi, Tes épouvantes m'accablent.
Circuiérunt me sicut aqua tota die, * circumdedérunt me simul. Comme des eaux débordées elles m'environnent tout le jour; elles m'assiègent toutes ensemble.
Elongásti a me amícum et próximum, * et noti mei sunt ténebræ. Tu as éloigné de moi mes amis et mes proches ; mes compagnons, ce sont les ténèbres de la tombe.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. In die clamávi et nocte coram te, Dómine.Ant. Le jour et la nuit, j'ai crié vers Toi, Seigneur.
Lectio brevis (Cf. Ier. 14, 9) Lecture brève (Cf. Ier. 14, 9)
Tu autem in médio nostri es, Dómine, et nomen tuum invocátum est super nos; ne derelínquas nos, Dómine Deus noster. Tu es au milieu de nous, Seigneur, et Ton nom est invoqué sur nous, ne nous abandonne pas, Seigneur notre Dieu.
℟. In manus tuas, Dómine, * Comméndo spíritum meum. In manus. ℣. Redemísti nos, Dómine Deus veritátis. * Comméndo spíritum meum. Glória Patri. In manus. ℟. En Tes mains, Seigneur, * je remets mon esprit. En Tes mains. ℣. Tu nous as rachetés, Seigneur Dieu de vérité * Je remets mon esprit. Gloire au Père. En Tes mains.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Canticum evangelicum Lc 2, 29-32 Cantique évangélique Lc 2,29-32
Christus lumen gentium et gloria Israël Le Christ est la lumière des nations et la gloire d'Israël
Nunc dimíttis servum tuum, Dómine, * secúndum verbum tuum in pace, Maintenant, Tu peux renvoyer Ton serviteur, Seigneur, selon Ta parole, en paix.
quia vidérunt óculi mei * salutáre tuum, Car mes yeux ont vu Ton salut,
quod parásti * ante fáciem ómnium populórum, Que Tu as préparé devant la face des peuples,
lumen ad revelatiónem géntium * et glóriam plebis tuæ Israël. lumière qui se révèle aux nations, et gloire de Ton peuple Israël.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Orémus. Prions.
Concéde nos, omnipotens Deus, † ita sepulto Unigenito tuo fideliter inhaerére, * ut cum ipso in novitate vitae resurgere mereamur. Qui vivit.Accorde-nous, Dieu tout puissant, de nous unir fidèlement à Ton Fils unique au tombeau, que nous puissions avec Lui nous relever dans la vie nouvelle.Qui vivit et regnat in sæcula sæculórum.
Deinde dicitur, etiam a solo, benedictio: Ensuite on dit, même seul, la bénédiction :
Noctem quiétam et finem perféctum concédat nobis Dóminus omnípotens. ℟. Amen. Que le Seigneur tout puissant nous accorde une nuit paisible et une fin parfaite. ℟. Amen.
Antiphona finale ad Beatam Mariam Virginem Antienne finale à la Bienheureuse Vierge Marie
Ave, Regína cælórum, Salut, reine des cieux,
ave, Dómina angelórum, Salut, reine des anges,
salve, radix, salve, porta, Salut, tige féconde, salut, porte du ciel,
ex qua mundo lux est orta. Par vous la lumière s'est levée sur le monde.
Gaude, Virgo gloriósa, Réjouissez-vous Vierge glorieuse,
super omnes speciósa Belle entre toutes les femmes,
vale, o valde decóra, Salut, splendeur radieuse,
et pro nobis Christum exóra. Implorez le Christ pour nous.

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Extrait du Compendium du catéchisme de l'Eglise catholique :
Que prescrit le septième commandement?
24072450-2451
Le septième commandement prescrit le respect des biens d’autrui, par la pratique de la justice et de la charité, de la tempérance et de la
solidarité. Il exige en particulier : le respect des promesses et des contrats stipulés,
la réparation de toute injustice commise et la restitution des biens volés; le respect de l’intégrité de la création, grâce à un usage prudent et modéré
des ressources minérales, végétales et animales qui existent dans l’univers, avec une attention spéciale aux espèces menacées d’extinction.
Quel comportement doit avoir l’homme envers les animaux?
2416-24182457
L’homme doit traiter avec bienveillance les animaux, qui sont des créatures de Dieu, en évitant à leur égard soit un amour excessif, soit un usage aveugle, surtout pour des expérimentations scientifiques effectuées au-delà des limites raisonnables et avec d’inutiles souffrances pour les animaux eux-mêmes.
Qu’interdit le septième commandement?
2408-24132453-2455
Le septième commandement interdit avant tout le vol, qui consiste en l’usurpation du bien d’autrui contre la volonté raisonnable du propriétaire. Il en va de même dans le fait de payer des salaires injustes, de spéculer sur la valeur des biens pour en tirer des avantages au détriment d’autrui, de
contrefaire des chèques ou des factures. Il est interdit en outre de commettre des fraudes fiscales ou commerciales, d’infliger volontairement un dommage aux propriétés privées ou publiques, de pratiquer aussi l’usure, la corruption, l’abus privé des biens sociaux, les travaux mal exécutés de manière consciente, le gaspillage.
Quel est le contenu de la doctrine sociale de l’Église?
2419-2423
La doctrine sociale de l’Église, en tant que développement organique de la vérité de l’Évangile sur la dignité de la personne humaine et sa dimension sociale, contient des principes de réflexion, formule des critères de jugement, et présente des normes et des orientations pour l’action.
Quand l’Église intervient-elle en matière sociale?
24202458
L’Église intervient en portant un jugement moral en matière économique et sociale, quand cela est exigé par les droits primordiaux de la personne, par le bien commun ou par le salut des âmes.

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Extrait quotidien de la Règle de Notre Bienheureux Père Saint Benoît, et son commentaire par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes :
Caput 58 - DE DISCIPLINA SUSCIPIENDORUM FRATRUM (b) 58 - LES RÈGLES DE L’ADMISSION DES FRÈRES (b)
Suscipiendus autem in oratorio coram omnibus promittat de stabilitate sua et conversatione morum suorum et obœdientia, coram Deo et sanctis eius, ut si aliquando aliter fecerit, ab eo se damnandum sciat quem irridit. De qua promissione sua faciat petitionem ad nomen sanctorum quorum reliquiæ ibi sunt et abbatis præsentis. Quam petitionem manu sua scribat, aut certe, si non scit litteras, alter ab eo rogatus scribat et ille novicius signum faciat et manu sua eam super altare ponat. Quam dum inposuerit, incipiat ipse novicius mox hunc versum : Suscipe me, Domine, secundum eloquium tuum et vivam, et ne confundas me ab exspectatione mea. Quem versum omnis congregatio tertio respondeat, adiungentes gloria Patri. Tunc ille frater novicius prosternatur singulorum pedibus ut orent pro eo, et iam ex illa die in congregatione reputetur. Res, si quas habet, aut eroget prius pauperibus aut facta sollemniter donatione conferat monasterio, nihil sibi reservans ex omnibus, quippe qui ex illo die nec proprii corporis potestatem se habiturum scit. Mox ergo in oratorio exuatur rebus propriis quibus vestitus est et induatur rebus monasterii. Illa autem vestimenta quibus exutus est reponantur in vestiario conservanda, ut si aliquando suadenti diabolo consenserit ut egrediatur de monasterio quod absit tunc exutus rebus monasterii proiciatur. Illam tamen petitionem eius, quam desuper altare abbas tulit, non recipiat, sed in monasterio reservetur. Celui qui doit être reçu fera à l’oratoire, devant tous, une promesse concernant sa stabilité, sa pratique de la vie monastique et l’obéissance, en présence de Dieu et de ses saints, en sorte que, si un jour il agissait autrement, il se sache condamné par celui dont il s’est moqué. De sa promesse il dressera un acte au nom des saints dont les reliques sont en ce lieu et au nom de l’abbé présent. Il écrira cet acte de sa propre main ou, s’il est illettré, un autre l’écrira sur sa demande et le novice luimême signera et le posera de sa main sur l’autel. Après l’y a voir posé, le novice commencera aussitôt ce verset : « Reçois-moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai ; ne me déçois pas dans mon attente. » Toute la communauté reprendra trois fois ce verset et ajoutera Gloria Patri. Alors le frère novice se prosternera aux pieds de chacun, afin qu’on prie pour lui, et à partir de ce jour il fera partie de la communauté. S’il a des biens, il les aura donnés auparavant aux pauvres ou attribués au monastère par une donation en forme, sans se réserver rien du tout, d’autant qu’à partir de ce jour, il le sait, il n’aura même plus la libre disposition de son propre corps. Qu’il soit donc dépouillé aussitôt dans l’oratoire des effets personnels dont il était vêtu et qu’on lui mette des vêtements du monastère. Les vêtements qu’on lui a enlevés seront déposés au vestiaire et conservés afin que, si un jour, à l’instigation du diable, il se décidait, par malheur, à sortir du monastère, il soit dépouillé de l’habit monastique, avant d’être chassé. Cependant on ne lui rendra pas l’acte de sa profession, que l’abbé aura repris sur l’autel, mais on le conservera au monastère.
Le propre choix du candidat ne suffit pas pour lui donner accès à la profession : il faut encore le consentement de la famille religieuse, et, selon nos usages, c’est lui que, vers la fin de son année de probation, le novice vient implorer humblement, à genoux, au milieu du chapitre. Dans l’antiquité monastique, le candidat faisait aussi une suprême requête et était interrogé sur ses dispositions. Nos Constitutions, en prescrivant une démarche analogue, sont tributaires de Saint-Maur et d’autres Congrégations bénédictines , mais avec cette différence que la cérémonie ne comprend plus que la lecture d’une longue et solennelle formule. Remarquons d’ailleurs que les termes “ faire pétition n’ont pas tout à fait, dans l’usage moderne, la même signification que dans la Règle. La Petitio, dans là pensée de N. B. Père et dans la coutume de son temps, est tout à la fois une requête d’admission, une promesse, et la cédule, l’acte écrit et signé qui témoigne à jamais des engagements contractés . Cette pétition écrite était alors précédée, semble-t-il, d’une promesse verbale : Promittat de stabilitate sua... De qua promissione sua faciat petitioneni... Par la suite, et la teneur même des documents le montre bien, la promesse verbale ne vint parfois qu’après la rédaction de l’instrument juridique.
Dans la promesse verbale, on se bornait à reproduire le texte de la Règle : Promitto de stabilitate mea, etc. Quant à la formule écrite oit pétition, courte sans doute elle aussi à l’origine, elle avait pris de l’ampleur dès le septième siècle : c’était un petit discours où le novice décrivait tout te sérieux de l’épreuve qu’il avait subie, où il demandait accès chez Dieu et chez ses serviteurs, où il affirmait ses bonnes résolutions, où il faisait mention des saints, des reliques, de l’Abbé, et où il terminait comme nous le faisons nous-mêmes dans notre charte. Plus tard, on abrégea la grande formule. Et on commença aussi à confondre la cédule ou pétition avec la formule verbale prononcée avant ou après. Il se fit des deux une fusion sous forme de résumé : c’est la teneur de la charte actuelle. La formule verbale des huitième neuvième siècles est citée ejus, in quantum mihi ipse Deus dederit adjutorium, Deo et vobis promitto custodire, et in quo possum, ipso auxiliante, conservo . Notre formule de pétition n’est qu’une antique cédule do profession un peu abrégée et adaptée à sa destination nouvelle ; ou, plus exactement, c’est une compilation formée avec divers documents de même nature .
On chercherait vainement dans les pétitions d’autrefois cette mention des suffrages de la communauté que comporte la nôtre. C’est que le novice était admis à la profession en vertu d’une décision de l’Abbé ; c’était au père de famille qu’il appartenait de donner place chez lui au fils nouveau-né. L’Abbé se portait garant, devant la communauté, des bonnes dispositions du candidat qu’il accueillait. Il était ici-bas le témoin par excellence des promesses de la profession, comme l’étaient au ciel les saints dent on possédait les reliques. Aussi entendrons-nous saint Benoît prescrire d’émettre la pétition “ au nom des saints... et de l’Abbé présent ” ; celui-ci la recevait au nom du Seigneur, et le candidat devenait vraiment son fils. Du reste, l’Abbé ne manquait pas de prendre l’avis de la communauté . Selon les Statuts de Lanfranc il demande aux frères s’il y a lieu de procéder à la profession ; même indication dans le Cérémonial de Bursfeld ; et les “ chapitres des novices ”, dont nous avons dit un mot, étaient destinés à éclairer l’Abbé. Mais enfin c’est lui qui décide, et il n’y a pas de vote ; s’il est autrefois question de “ scrutin ”, c’est seulement au sens étymologique d’examen . Aujourd’hui encore, la décision de l’Abbé dans l’admission est prépondérante, non pas tant à cause du double suffrage que lui accordent les Constitutions que parce que c’est lui qui présente, et qui présente celui-là seulement dont il est moralement sûr. (Voir le canon 543 du nouveau Code.)

LES VŒUX DE RELIGION. - Avant d’aborder la troisième portion du chapitre, et afin de n’avoir pas à interrompre la description des rites de la profession, nous pouvons rappeler très succinctement la doctrine des vœux de religion et regarder de près la formule dont se servent les Bénédictins.
La perfection surnaturelle de l’homme réside essentiellement dans la charité ; non pas initiale, mais dominante et souveraine ; elle consiste dans un degré éminent de charité, ou même dans l’ensemble complexe de tout ce qui nous unit à Dieu profondément, solidement, de façon stable et continue. Et la vie parfaite est définie par sa tendance à la perfection, par un modus vivendi destiné à réaliser et à accroître la perfection.
Or,. celle-ci s’obtient par l’accomplissement intégral et généreux des préceptes, lesquels ne sont tous que le morcellement de la loi de charité. Mais on n’arrive pourtant à cette observation accomplie des préceptes et à la charité éminente que grâce à la pratique de certains conseils. Le conseil, par son côté négatif, garantit le précepte et, du même coup, défend et protège la charité ; par son côté positif, il accroît la charité en même temps qu’il en est le fruit ; il est à la fois facteur et indice de perfection. La vie parfaite, la vie de perfection est donc, assurée par la pratique des conseils ; c’est ainsi que l’exercice des conseils est caractéristique de la vie parfaite. Mais la vie parfaite peut exister même dans le monde, elle n’est pas forcément vie religieuse. Celle-ci est “ l’état de perfection ”, c’est-à-dire la vie parfaite organisée, et comprenant. certains éléments spéciaux ; il y a lieu de dire un mot de chacun d’eux.
Rappelons d’abord que la vie religieuse n’est pas distincte de la vie chrétienne ; elle n’est pas quelque chose de nouveau et de surajouté au christianisme ; elle en est un état, la condition achevée et comme l’épanouissement. Cet état n’est pas purement intérieur, mais il est aussi de caractère visible et externe. - Il implique une stabilité, une permanence de droit et légale. - La vie religieuse est instituée en vue de la perfection personnelle, au moins premièrement. - On y entre par une résolution et une démarche personnelle. - Et cette obligation est contractée en des termes précis, sous forme extérieure et visible, de façon saisissable par l’Église.
Elle est contractée en vue du bien surajouté aux préceptes, c’est à dire en vue des conseils, des œuvres qui préparent, exercent et accroissent la perfection. Les conseils auxquels la vie religieuse nous oblige ne sont pas simplement intérieurs ; ce ne sont pas non plus tous les conseils, mais premièrement les trois grands conseils évangéliques, avec le bien qui est déterminé pour chaque forme de vie religieuse par sa fin propre et sa législation particulière. Pauvreté, chasteté, obéissance c’est tout à la fois un procédé d’affranchissement par l’immolation des trois grandes convoitises ; une donation à Dieu de l’homme tout entier avec ses biens extérieurs et son corps et son âme ; c’est enfin un procédé tout à la fois un procédé d’affranchissement par l’immolation des trois grandes convoitises ; une donation à Dieu de l’homme tout entier avec. ses biens extérieurs et son corps et son âme ; c’est enfin un procédé d’union à Dieu, car, selon la doctrine des théologiens, les vœux de religion ont, en même temps que le caractère de garantie et de sécurité, celui d’offrande et d’holocauste. Il y aurait beaucoup à dire au sujet des vœux : d’autant que la notion exacte de leur portée et de leur dignité est aujourd’hui souvent méconnue. Le vœu ajoute réellement quelque chose à l’œuvre bonne, et il est un instrument très efficace de perfection il crée un lien qui, de sa nature, affranchit définitivement celui qui l’émet, un lien qui, d’intention, fixe la volonté dans le bien promis ; grâce à lui, l’œuvre bonne devient un acte de culte et d’adoration ; et, par le vœu, non seulement le fruit, mais la sève et l’arbre même sont consacrés à Dieu . La profession n’est autre chose que l’émission des vœux de religion.
Mais, pour que la donation de nous-mêmes par les trois vœux substantiels de religion nous constitue religieux, il faut qu’elle soit, au nom de Dieu, acceptée par l’Église ; et l’Église est en ce cas représentée par le prélat ou toute autre personne compétente. La profession étant ; comme nous l’expliquerons, un contrat, l’intervention des deux parties est indispensable.
La profession doit être émise et les vœux exercés ,sous une Règle approuvée par l’église : celle de saint Basile, de saint Benoît, de saint Augustin, de saint François ; à l’une ou l’autre de ces Règles s’ajoutent aujourd’hui des Constitutions. Les Papes ont accordé à quelques Ordres de vivre sous une Règle propre ne se réclamant point de l’une des quatre mentionnées à l’instant. Aujourd’hui, enfin, la vie religieuse requiert, en vertu de dispositions canoniques, la soumission à un supérieur et aussi une vie commune dont l’intimité varie suivant les Ordres.
Sans entrer dans les détails de la distinction entre vœux simples et vœux solennels, il est bon pourtant d’en dire un mot. La solennité n’est pas la perpétuité ; car il existe des vœux simples dont la perpétuité est parfaite, sine ex parte voventis, et c’est le cas pour nous, sive ex parte acceptantis, par exemple les moniales en France, en Belgique, aux États Unis. La solennité ne consiste pas davantage dans l’incapacité qu’entraîne le vœu solennel d’accomplir les actes contraires au vœu, incapacité qui rend ces actes, non pas seulement illicites, mois nuls et invalides : ce n’est là qu’un élément conséquent. Encore ce caractère n’est-il pas universel, puisque les vœux simples des scolastiques et des coadjuteurs de la .Compagnie de Jésus entraînent le même effet d’incapacité. La solennité n’est rien non plus d’intrinsèque au vœu : simple ou solennel, celui-ci oblige devant Dieu et le for interne de la conscience de la même. façon et sous les mêmes peines. Elle consiste moins encore dans les cérémonies liturgiques qui accompagnent l’émission des vœux. La solennité est un élément oui appartient au for externe : c’est une efficacité spéciale attachée par l’Église au vœu qu’elle déclare solennel. Le profès de vœux solennels est accepté par l’Église au nom de Dieu et réputé par elle comme consacré d’une façon irrévocable ; c’est l’Église qui constitue la solennité, qui décide que les vœux émis dans telles ou telles conditions seront simples ou solennels. Par les vœux solennels le religieux est attaché définitivement à l’Ordre ; il devient participant de tous ses privilèges comme aussi de toutes ses charges. Mais puisque c’est de la volonté de l’Église que vient la solennité, elle peut dispenser, en tout ou en partie, des obligations qui résultent des vœux solennels ; et elle le fait parfois . Nous ne sommes appelés à prononcer ces vœux qu’après trois ans de profession (

Vota emittantur ad iormam Ordinis Benedictini, scilicet de stabilitate, conversione morum et obedientia juxta Regulam sancti Patris Benedicti in sensu Constitutionum, observandam. Ainsi s’expriment nos Constitutions .La stabilité. Il faut se souvenir qu’un des principaux desseins de N. B. Père était de réagir contre les formes défigurées de la vie monastique, spécialement contre la gyrovagie. C’était la grande plaie. Encore que perpétuels, les vœux de religion devenaient souvent illusoires, lorsqu’on se mettait à courir le monde et à changer de monastère au gré du caprice. La législation monastique admettait trop aisément ces changements de monastère . Saint Basile, sans méconnaître qu’il existe par fois des raisons sérieuses de passer dans une autre maison, pose néanmoins les principes de la stabilité dans le monastère . L’instabilitas est flétrie par Cassien . Saint Césaire d’Arles donne la stabilité comme condition première d’admission : In primis, si quis ad conversionem venerit, ea conditionp excipiatur, ut usque ad mortem suam ibi perseveret . Le IVe concile œcuménique de Chalcédoine (451) avait interdit aux moines de quitter leur monastère sans l’autorisation de l’évêque , et le concile d’Agde (506) déclare l’appartenance du religieux à sa maison et à son Abbé . Mais il semble bien que saint Benoît ait, le premier, résolu de lier par un vœu formel le moine au monastère ; et dans le texte de la Règle qui énumère les objets de la promesse, le vœu de stabilité tient le premier rang.
Stabilité a donc le sens précis d’une permanence dans la famille surnaturelle chez laquelle on émet profession, d’une permanence dans le monastère, et non pas seulement le sens général de persévérance dans le bien ou dans la vie religieuse. Ex illa die non liceat egredi de monasterio, dit saint Benoît. Dès le Prologue, il avait mentionné rapidement la persévérance jusqu’à la mort dans le monastère à la fin du chapitre IV, la clôture monastique avec la stabilité dans l’assemblée des frères était présentée comme l’atelier unique où peuvent être mis en œuvre avec succès les instruments de l’art spirituel. Au chapitre LXl enfin, saint Benoît indique le procédé qu’il faut suivre pour venir en aide aux victimes de la gyrovagie, s’il y a espoir de guérison.
La stabilité monastique n’est pas la claustration rigoureuse des moniales ; elle ne s’oppose ni à une sortie autorisée par l’Abbé, ni même, aujourd’hui du moins, au passage dans une autre maison de la Congrégation, lorsque les supérieurs y consentent. Nous vouons la stabilité “ selon nos Constitutions ” : or, celles-ci prévoient les cas où un moine peut, au moyen d’une déclaration authentique, se stabiliser dans un monastère autre que celui de sa profession : c’est lorsqu’il a quitté régulièrement celui-ci, ou pour son bien personnel, ou pour venir en aide à une communauté, ou pour une fondation nouvelle. Si la stabilité entrait en conflit avec l’obéissance, cette dernière devrait l’emporter ; car,’ encore une fois, la stabilité qu’on avouée n’entraîne point l’inamovibilité absolue. On peut dire que la stabilité consiste dans l’appartenance profonde et durable à une famille, normalement au monastère même de sa profession.
La conversion des mœurs. D’une façon générale, c’est l’adieu à la vie de péché, à la vie mondaine, avec direction de notre activité vers les choses surnaturelles. Mais nous devons prendre ces termes dans le sens même que l’on y attachait à l’époque de N. B. Père : la conversion des mœurs, c’est la vie religieuse elle-même, considérée dans les éléments sans lesquels elle ne saurait exister, spécialement la chasteté et la pauvreté (l’obéissance aura bientôt sa mention formelle). Ne nous étonnons pas que notre formule de profession ne contienne rien d’explicite sur la pauvreté et la chasteté : cette omission est traditionnelle et se retrouve dans les branches diverses de l’Ordre . Les Chartreux, les Chanoines réguliers, les Carmes, les Frères Prêcheurs n’ont pas davantage la mention expresse des trois vœux ; quelques-uns n’ont même que celui d’obéissance . Les Basiliens ne font vœu que de chasteté.
L’obéissance méritait bien d’être l’objet d’un engagement spécial elle est la forme la plus élevée de la conversion des mœurs ; c’est le sacrifice de l’âme et de la volonté ; elle renferme à elle seule toute la vie surnaturelle et toute la vie religieuse. De plus, le dessein bien arrêté de séparer les cénobites d’avec les anachorètes d’une part, et d’autre part d’avec les sarabaites, invitait saint Benoît à faire promettre explicitement l’obéissance. Bernard du Cassin a ingénieusement observé qu’en soulignant ainsi les vœux de stabilité, de conversion des mœurs et d’obéissance, N. B. Père distinguait à la fois ses moines et des gyrovagues par la stabilité, et des sarabaïtes par la conversion des mœurs, et des anachorètes par l’obéissance à un supérieur et à une règle écrite.
Nous émettons nos vœux “ selon la Règle de saint Benoît, telle que l’interprètent nos Constitutions ”. Ceci appelle plusieurs remarques.
Nous ne vouons pas tous les conseils, ce qui serait assez malaisé à tenir, puisque certains s’excluent et se contredisent (la pauvreté et l’aumône, par exemple), et que leur nombre est infini. Nous l’avons remarqué déjà : chaque forme de vie religieuse est basée sur l’observance des trois grands conseils substantiels, auxquels s’ajoutent les conseils appropriés au but de l’institut. Par la profession bénédictine, nous nous engageons à vivre selon la Règle de saint Benoît : il ne s’agira donc jamais d’aller faire une cueillette dans les autres Règles, au hasard de nos dévotions. Encore moins avons-nous qualité pour ajouter ou retrancher quoi que ce soit, en vue d’une plus grande perfection de la communauté, à notre Règle et aux Constitutions. Ni l’Abbé, ni le Supérieur général, ni le Chapitre général tout seuls ne, les peuvent modifier notablement ; ils ont seulement compétence pour interpréter, proposer des changements et les essayer. Cette vie bénédictine, qui est notre devoir, est aussi notre droit. Même lorsqu’il s’agit des vœux essentiels, - la chasteté mise à part, - l’obéissance et la pauvreté sont comprises et pratiquées dans chaque Ordre de façon un peu spéciale : or, nous avons droit au caractère propre de la Règle bénédictine. Et l’idéal de notre observance demeure attaché à cette compréhension exacte de l’esprit de N. B. Père. Prenons garde néanmoins : car il est si facile à l’égoïsme, à la sottise, à l’illusion, de suggérer à un moine que son supérieur n’a pas la vraie pensée de saint Benoît, ou bien qu’il outrepasse ses droits !
Nous faisons profession de vivre “ selon la Règle ” : mais dans quelle mesure la Règle nous oblige-t-elle ? L’observance fidèle est-elle simplement affaire de logique individuelle, de haute convenance, d’honneur, -ou bien la conscience est-elle engagée et jusqu’à quel point ? La question est délicate, complexe et fort pratique. Nous ne pouvons ici que donner quelques conclusions.
La Règle religieuse entraîne obligation. - Obligation, et dans les conditions théologiques ordinaires, pour toutes les prescriptions de droit naturel, de droit divin positif, de droit ecclésiastique qu’elle renferme et qu’elle promulgue à ses sujets. - Obligation de conscience, plus, ou moins grave, en tout ce qui constitue la matière des vœux : la violation, en ce cas, ayant malice de sacrilège. Nous ne vouons pas la Règle, simpliciter : autrement, tout ce qu’elle contient serait matière des vœux, mais seulement de vivre secundum Regulam. - Obligation de conscience pour les cas particuliers où la Règle, ou bien le supérieur, prescriraient avec des formules impératives qui en appellent au vœu d’obéissance.
Parmi les Règles, il en est qui prennent soin de spécifier duels sont les points qui obligent sous peine de péché mortel ou véniel. D’autres déclarent que, sauf les cas énumérés plus haut, elles n’obligent pas sous peine de péché, sed solum ad poenam taxatam sustinendam. Les antres enfin, et c’est le cas des Règles anciennes, de la nôtre en particulier, ne spécifient rien. Il n’était pas dans l’esprit du temps de faire de la casuistique, et il est probable qu’on ne songeait pas qu’il pût s’élever des contestations sur ce point.
Il y en eut pourtant parmi les théologiens de l’Ordre . Sans entrer dans le vif de la discussion, il faut reconnaître que N B. Père a prétendu faire de sa Règle autre chose qu’une série de conseils facultatifs de perfection, autre chose même qu’une sorte de règlement de police, qu’un système d’amendes personnelles destiné à nous inspirer par sa rigueur quelque crainte de la transgression. Ses moines ne sont pas des esclaves, obéissant à la menace du fouet ; l’Abbé n’est pas un préfet de discipline. Pratiquement, et quoi qu’il en soit de l’obligation de la Règle par elle-même , il est peu d’infractions à cette Règle qui ne deviennent fautes théologiques en vertu d’une malice provenant d’ailleurs. Souvent le motif secret qui détermine la transgression revêt une couleur immorale : la paresse, l’orgueil, la gourmandise. Il y a aussi le mépris formel de tel ou tel point de l’observance mépris qui pourrait constituer une faute grave s’il s’étendait à toute la Règle. De plus, il peut y avoir scandale plus ou moins sérieux, contribution au relâchement de la discipline générale. Les illusions sur tout cela sont faciles, et des habitudes d’inobservance ordinaire se créent aisément, en particulier pour le silence, pour les études, pour la prière : c’est alors qu’on s’engage sur la pente du mépris.
Il faut de la délicatesse de conscience en ces matières, non du scrupule, ni rien d’une rigidité maladroite, qui méconnaît les nuances et cette sage “ épikie ” dont parlent les moralistes. Surtout, n’oublions pas que la tendance vers la perfection est pour nous une réelle obligation de conscience et que nous l’avons vouée solennellement ; que la Règle est la forme même de cette perfection promise, et que son caractère libéral et discret n’est point une licence donnée à notre égoïsme de se ressaisir en détail. Pour des fils, il n’est besoin que de savoir ce qu’aime leur Père et ce qu’il attend d’eux.

Et si habita secum deliberatione, promiserit se omnia custodire et cuncta sibi imperata servare, tunc suscipiatur in congregatione, sciens lege Regulae constitutum, quod ei ex illa die non liceat egredi de monasterio nec collum excutere de sub jugo Regulae, quam sub tam morosa deliberatione licuit ei recusare aut suscipere
Et si, après avoir bien réfléchi, il promet de tout garder et d’observer tout ce qui lui sera commandé, alors il sera reçu dans la communauté, sachant qu’en vertu de la loi de la Règle, il ne lui est plus permis, à partir de ce jour, de sortir du monastère, ni de secouer le joug de cette Règle qu’au terme d’une réflexion si prolongée il. lui était loisible de récuser ou d’assumer.


CARACTÈRE ET CONSÉQUENCES DE LA PROFESSION. - Avant même de décrire la profession monastique, saint Benoît indique brièvement-ce qui se passe lorsque l’épreuve novitiale est achevée et que le candidat s’est décidé : il promet d’observer toute la Règle ; il est accueilli dans l’assemblée des frères ; et son engagement est irrévocable. N. B. Père marque surtout ici avec force le caractère et les conséquences morales d’un acte auquel le novice a pu se préparer en toute maturité. Les conséquences relatives aux biens matériels ne seront mentionnées qu’à la fin du chapitre.
La profession est un acte sérieux. On a en du loisir pour y songer et pour délibérer, un loisir notable et largement suffisant, tam morosa deliberatio. On a été invité à peser le pour et le contre, mis en demeure de décliner ou d’accepter le fardeau : licuit recusare aut suscipere. Avant de sec s’engager, on a examiné une dernière fois la chose dans la région profonde de son âme, habita secum deliberatione. La profession ne ressemble guère à un acte pour rire, à une petite scène coquettement frangée, mais ne tirant pas à conséquence !
Elle a principalement le caractère d’une oblation : nous le voyons bien par la formule même qui l’accompagne : Suscipe me, Domine, par le moment de la Messe où elle s’accomplit, par le texte même de la Règle. Or, selon saint Benoît, cette donation doit être plénière, engageant l’homme tout entier, dans son être comme dans son agir : au point que N. B. Père fonde sur ce caractère absolu de la donation l’impossibilité pour le moine de posséder ensuite quoi que ce soit : Quibus nec corpora sua nec volutantes licet habere in propria potestate (chap. XXXIII), et dans le dernier paragraphe du présent chapitre : ... nec proprii corporis. C’est un sacrifice où la victime est consumée toute. Nul ne songe, le jour de sa profession, à faire des réserves, à marchander honteusement avec le Seigneur, à prévoir tel ou tel point de la Règle qui n’obligera pas. Ce jour-là, nous ne prenons pas même de garanties contre les exigences éventuelles et les excès possibles de l’autorité. Ce jour-là, nous disons : “ Seigneur, j’écris ma charte en petits caractères, afin que dans le blanc et la marge vous puisiez écrire tout ce que vous voudrez : vous n’êtes pas de ceux avec qui l’on discute. Vous y mettrez l’inopiné, le douloureux, l’impossible : il n’importe, vous serez obéi Notre engagement est ce que nous l’avons fait. Nous aurons à en rendre compte selon sa valeur réelle, et non d’après les ,atténuations et les adoucissements postérieurs : Ex verbis tuis justificaberis, et ex verbis tuis condemnaberis (MATTH., XII, 37).
La profession est donc un engagement d’honneur ou plutôt de stricte justice. Quand la parole est donnée, il faut la tenir, - même quand elle est donnée au Dieu vivant. Nous le verrons plus loin, la profession est aussi un contrat et un double contrat : avec Dieu qui nous donne sa vie en échange de la nôtre, avec notre famille monastique qui nous donne part à tous ses biens surnaturels, moyennant promesse de soumission et de fidélité. Venir dire ensuite, pratiquement, que nos contrats ne tiennent pas, c’est se moquer de Dieu, dit saint Benoît, rappelant un mot de l’Apôtre (GAL., Vl, 7) : Ut si aliquando aliter fecerit, ab eo se damnandum sciat quem irridet.
Enfin, la profession est un acte définitif et irrévocable . Avons-nous entendu contracter un engagement résiliable ? Et puis,, cette appartenance de l’âme à Dieu et de Dieu à l’âme qu’implique la profession peut elle avoir un caractère de précarité et de temporaire ? Quand on aime, on ne prévoit pas le jour où l’on cessera d’aimer. Il y en a pour l’éternité. Saint Benoît avait d’ailleurs un motif spécial d’ajouter la remarque :
Sciens quod ei ex illa die, etc Encore une fois, il ne veut pas de ces moines gyrovagues qui vont et viennent à leur gré, ni des sarabaites. Et il avertit nettement ceux qui se présentent chez lui des conditions de la vie religieuse qu’on y mène : on ne peut plus sortir, on est stable, on demeure sous le joug d’une Règle .

LE CÉRÉMONIAL DE LA PROFESSION. - Après une petite croisade de prières privées et conventuelles , on arrive enfin au jour béni de la profession, jour unique pour l’âme, avec celui du baptême et celui de l’entrée dans l’éternité. Au chapitre, où le convent s’est rendu après Tierce, le novice se présente pour une dernière pétition et élection. . Fili, legem nosti sub qua militare vis, scis ad quid ingrederis... Nunc, ecce coram te vestes primi lui saecularis status ; ecce sacrae Religionis indumenta : elige coram Deo et sanctis ejus, quaenam ex iis ambit et desiderat anima tua. Après le choix des habits monastiques, la procession revient à l’oratoire. C’est là qu’aura lieu la profession : saint Benoît l’a réglé ainsi, car elle est éminemment une fonction religieuse et liturgique. Elle a lieu au cours de la Messe et au moment de l’Offertoire. N. B. Père ne le dit point, mais tout porte à croire que tel était bien l’usage de son temps.
Remarquons qu’il fait placer la charte sur l’autel sans doute avec les offrandes des fidèles, car, au chapitre suivant, il prescrit que la pétition de l’enfant offert par ses parents soit enveloppée, avec sa main et avec l’oblation (des fidèles), dans la nappe de l’autel : Et cum oblations ipsam petitionem et manum pueri involvant in palla altaris et sic eum offerant. Le concile d’Aix-la-Chapelle de 817 interprète ainsi le cum oblatione du chapitre LlX. La plus vénérable tradition place la profession pendant le Saint Sacrifice. Au huitième siècle, saint Théodore de Cantorbéry, dans son Capitulaire, dit que la profession a lieu pendant la Messe que célèbre l’Abbé . Même usage à Cluny , et en général un peu partout. Les Statuts de Lanfranc laissent au choix de l’Abbé de bénir le moine avant l’Introït s’il ne célèbre pas la Messe, ou après l’évangile, qu’il célèbre ou non mais on voit bien par ce qui suit que la seconde manière est plus goûtée. Presque partout, en effet, la profession était .émise après l’évangile ou le Credo, avant l’Offertoire. Dans son premier Commentaire de la Règle, Pierre Boherius dit cependant que la fonction a lieu post Offertorium . A Saint-Maur, la profession venait aussi après I’Offertoire.
L’usage de quelques Congrégations modernes est de faire profession en dehors de la Messe ; celles qui la font inter Missam sont autorisées, par un décret de 1894, à adopter le cérémonial des Jésuites, lequel consiste à émettre ses vœux devant le prêtre tenant la sainte Hostie, immédiatement avant de recevoir la communion . Il est permis d’estimer que l’ancien usage est plus profondément symbolique.
Avant ‘de décrire la cérémonie de profession, nous devons rechercher ce qu’elle était avant N. B. Père. Les canonistes, distinguant entre profession tacite et profession expresse, remarquent que la première a été primitivement seule en usage : elle consistait en des actes équivalant à la profession formelle et ayant la valeur d’un engagement. On peut dire que la prise ou la réception de l’habit monastique, et souvent aussi la tonsure, ont suffi, dans les premiers siècles, pour constituer un religieux ou une moniale les ermites faisaient profession plus simplement encore ; ordinairement on faisait en sorte de recevoir l’habit des mains d’un ancien. Parfois même, une moniale illustre le donnait à un homme c’est ainsi qu’Évagre du Pont le reçut de Mélanie l’Ancienne . La tradition de l’habit religieux chez les moines fut sans doute de bonne heure accompagnée de prières et entourée d’une certaine solennité ; mais nous sommes à son sujet moins bien renseignés que sur la velatio et la consecratio virginum, dont la liturgie est très ancienne. Saint Pacôme dit seulement qu’après les épreuves préliminaires le candidat sera remis aux frères : Tunc nudabunt eum vestimentis saecularibus et induent habita monachoruna, tradentque ostiario, ut orationis tempore adducat eum in conspectum omnium fratrum ; sedebitque in loco in quo ci praeceptum fuerit . Saint Nil ne fournit qu’une indication par trop sommaire lorsqu’il dit : Quando igitur monaehorion venerandum habitum induisti ? Quis Abbas, bona dicens verba, manum apposuit ? Il est difficile de déterminer le cérémonial usité chez saint Basile. Il y avait des témoins. Il y avait des interrogations posées au novice, et une profession clara et perspicua. Il y avait sans doute aussi une formule consacrée : Quant à la promesse écrite, le plus ancien spécimen que nous en ayons est, paraît-il, l’engagement que fit signer à ses moines Schenoudi d’Atripé, dans la Haute Thébaïde ( 452) Saint Isidore demande lui aussi un écrit et Mabillon a cité une formule de ce pactum . Même usage chez saint Fructueux (septième siècle) .
Quoi qu’il en soit des coutumes dont s’est inspiré saint Benoît, et des coïncidences qui existent, par exemple, entre le cérémonial bénédictin et celui que donne saint Denys au chapitre Vl de sa Hiérarchie ecclésiastique, il est incontestable que N. B. Père a fait ici encore œuvre profondément originale. Il a organisé, il a défini, il a fait de la profession monastique un acte juridique complet et très solennel. Nous reconnaissons là le Romain, le Romain de haute et forte race. Ce fut la disposition commune de tous les peuples, et en particulier des Hébreux, d’entourer les contrats de garanties, d’actes symboliques, de témoins, afin d’en bien déterminer le sens et d’en assurer l’exécution fidèle ; mais nulle part plus qu’à Rome les actes publics et privés n’étaient accompagnés d’un luxe de formes, dont la scrupuleuse observation engageait sous peine de nullité. La nécessité de réagir contre l’inconstance des sarabaites et des gyrovagues s’allia à ces dispositions de race pour dicter à N. B. Père son cérémonial .
La profession bénédictine est donc surtout un contrat, un contrat bilatéral, passé entre le novice d’une part. Dieu et les frères d’autre part je me donne tout entier et à jamais à Dieu et à l’Ordre monastique, pour que Dieu et l’Ordre monastique m’admettent à leur communion, me mettent en possession de leur vie. C’est une adoption dans la famille de Dieu : celui qui se présente s’appelle suscipiendus ; il se donne pour être reçu et accueilli : et le fait de la réception le rend fils de la famille.

Suseipiendus autem in oratorio coram omnibus promittat de stabilitate sua et conversione morum suorum et obedientia, coram Deo et sanctis ejus si aliquando aliter fecerit, ab eo se damnandum sciat quem irridet. De qua promissione sua faciat petitionern ad nomen sanctorum quorum reliquix ibi sunt et abbatis praesentis. Quam petitionem manu sug scribat ; aut certe, si non scit litteras, alter ab eo rogatus scribat ; et ille novitius signum faciat et manu sua eam super altare ponat Quam dum posuerit, incipiat ipse novitius mox Nunc versum : Suscipe me, Domine, secundum eloquium tuum et vivam : et non confundas me ab exspectatione mea. Quem versum omnis congregatio tertio respondeat adjungentes Gloria Patri. Tunc ipse frater novitius prosternatur singulorum pedibus, ut orent pro eo, et jam ex illa hora in congregatione reputetur
Celui qui doit être reçu fera à l’oratoire, devant tous, une promesse concernant sa stabilité, sa pratique de la vie monastique et l’obéissance, en, ut présence de Dieu et de ses saints, en sorte que, si un jour il agissait autrement, il .se sache condamné par celui dont il s’est moqué. De sa bouche : je ne veux souiller mon corps d’aucune manière, je ne veux pas voler, je na veux pas me parjurer, je ne veux pas mentir, je ne veux pas faire le mal en secret. promesse il dressera un acte au nom des saints dont les reliques sont en ce lieu et au nom de l’abbé présent. Il écrira cet acte de sa propre main ou, s’il est illettré, un autre l’écrira sur sa demande et le novice lui-même signera et le posera de sa main sur l’autel. Après l’y avoir posé, le novice commencera aussitôt ce verset : Reçois moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai ; ne me déçois pas dans mon , attente. Toute la communauté reprendra trois fois ce verset et, ajoutera le Gloria. Alors le frère novice, se prosternera aux pieds de chacun, afin qu’on prie pour lui, et à partir de ce jour il fera partie de la communauté.


Un contrat, un acte public tel que la profession exige des témoins. Il y a des témoins au ciel : coram Deo et Sanctis ejus ; il y en a sur la terre : l’Abbé, les frères, tous les fidèles présents. Rien ne se fera en cachette. Mais tout d’abord, selon notre usage, le candidat est interrogé solennellement sur ses dispositions vis-à-vis des engagements qu’il va contracter. Les choses se passent de même avant le baptême, avant la consécration épiscopale. Promittat de stabilitate sua . Il y a eu des examens, des scrutins préliminaires, durant l’année de noviciat : mais il en faut un définitif. Le candidat répond par une série de Volo à des questions précises et nettes. Cette promesse orale est aujourd’hui complétée par la lecture de la charte.
Car il y a une charte, ce que saint Benoît appelle la petitio, une garantie juridique nouvelle, suppléant à ce que les paroles ont nécessairement de fugitif. N. B. Père veille à ce qu’elle constitue un instrument en bonne et due forme. -Elle est écrite de la main même du candidat. S’il ne sait pas écrire, il devra prier l’un de ses frères de l’écrire en son nom. - Elle est située. L’expression “ faire pétition au nom des saints dont les reliques sont dans le monastère ” signifie sans doute qu’on prend pour témoins et garants les saints de l’abbaye, ceux qui font plus spécialement partie de la famille monastique, qui sont plus présents, qui sont des protecteurs attitrés. Mais c’est du même coup situer la profession aux yeux de Dieu et des bienheureux, et même aux yeux des hommes ; car, selon la pensée de nos pères, de même qu’il n’y a pas de monastère sans église, il n’y a ,pas non plus d’église sans reliques : un monastère est le monastère riche de telles et telles reliques. - Elle est datée, datée surtout par le nom de l’Abbé présent, de l’Abbé d’alors, et Abbatis praesentis ; c’est sous le gouvernement de tel Abbé que cette profession a été émise. - Elle est signée. Le novice y met un signe ou le signe : ce qui indique non pas forcément le nom, la signature, mais peut-être un signe conventionnel quelconque, adopté par chacun pour l’attestation de ses actes privés et que pouvaient tracer les illettrés eux-mêmes. Le “ signe ” par excellence, très employé jadis comme signature, c’est la croix. On a signé longtemps la charte de profession par une simple croix ; il en est encore ainsi dans la plupart des Congrégations de notre Ordre. Pourtant, il y a dans l’antiquité monastique quelques cas de signatures avec le nom . Hildemar dit que le novice doit écrire son nom, ou bien, si non scit luteras tracer le signe de la croix en présence des frères .
C’est sur l’autel même, sur la pierre où s’offre et s’immole Notre Seigneur Jésus-Christ, que le novice, même s’il est laïc, signe sa charte de profession. Et, saint Benoît veut que, de sa propre main, il l’y dépose. Désormais, la promesse et l’offrande du novice sont choses sacrées. Enfin, pour que la pétition résiste davantage à l’usure du temps, nous l’écrivons sur parchemin, comme tous les actes ecclésiastiques très importants. Selon N. B. Père lui-même, on la conservera aux archives du monastère, et on ne la rendra jamais au moine .
Quam dum posuerit, incipiat ipse novitius mox hune versum : Suscipe me. Après toutes les garanties juridiques dont nous avons parlé, vient une prière destinée à en assurer l’efficacité.
N. B. Père, qui connaissait à fond le Psautier, n’a pas trouvé de formule plus opportune que ce simple verset du psaume CXVlll. Le novice est debout, en face, de Dieu. Successivement il s’adresse à chacune des trois Personnes divines. Et le sens général de sa prière, chantée et rendue plus expressive encore par les gestes liturgiques, est sans doute celui d’une affirmation suprême de l’oblation, mais surtout une humble et confiante demande d’acceptation. Après avoir accompli tout ce qui est en son pouvoir, le novice supplie le Seigneur de remplir à son tour les engagements qu’entraîne pour lui le contrat. Ces engagements, c’est de recevoir, c’est d’accueillir. Dieu a donné sa parole ; sa fidélité est engagée. Le novice est sûr que Dieu ne se dérobera pas, il ne se défie pas de lui, il ne prend pas de précautions contre lui. Mais, le front dans la poussière, il lui demande qu’il en soit bien ainsi et qu’il daigne le prendre pour fils. Si nous nous dérobons nous-mêmes, le contrat est violé et sans fruit
Dieu est joué, et nous déçus et frustrés. C’est donc, au fond, contre sa propre fragilité que le novice entend se prémunir : Suscipe me, Domine, secundum eloquium tuum, et vivam : et non confudas me ab exspectatione mea. Faites que je sois réellement “ donné ” et “ reçu ”, vraiment reçu parce que vraiment donné, et que l’un et l’autre nous puissions tenir notre parole. Et mon offrande et la vôtre, tout repose entre vos mains bénies.
Il semble que la réponse de Dieu ne tarde pas. Elle a d’abord pour traduction visible l’accueil des frères, l’incorporation à la société des enfants de Dieu. Cette incorporation se manifeste tout aussitôt après le chant du premier Suscipe : car tous les frères le reprennent en chœur ; et ils ne disent point Susçipe eum, mais Suscipe me : il y a donc déjà union vitale ; et c’est, avec le jeune profès, la communauté entière qui présente l’oblation. Toute la tradition a entendu le tertio de la Règle dans le sens d’une triple répétition. Le Suscipe collectif se termine, comme l’a voulu saint Benoît, par la louange au Père, au Fils et au Saint-Esprit ; il n’est pas besoin d’insister sur là propos de cette doxologie.
Après des prières conventuelles où sont énumérés les principaux devoirs du profès et sollicitées toutes les grâces qui permettront d’y faire face , ont lieu la bénédiction et l’imposition des habits monastiques. La vêture, dont N. B. Père parlera quelques lignes plus bas, s’accomplissait chez lui à l’oratoire, sans doute à la fin de la cérémonie. Les usages ont varié sur ce dernier point ; on l’a rejetée parfois après la Communion. La vêture a toujours été, nous l’avons dit déjà, partie essentielle du cérémonial de profession ; souvent même elle a suffi à elle seule . C’est avant la vêture que nous chantons, comme à Saint-Maur et ailleurs, le Veni Creator : elle est donc spécialement confiée, par appropriation, à la Personne divine qui unit et qui consomme. C’est la prise de possession totale par Dieu . Aussi chante-t-on après la vêture l’antienne
Confirma hoc, Deus.
La vêture est la traduction extérieure de la transformation opérée au dedans : l’homme ancien, l’homme pécheur, a été anéanti ; il a fait placé à l’homme nouveau, à celui qui vit de Dieu et pour Dieu : nova creatura. C’est la restauration, la réédition et l’achèvement de ce qui s’était fait au baptême ; alors aussi on avait donné au néophyte un vêtement spécial et symbolique. Rationabiliter dici potest, remarque saint Thomas, quod per ingressum religionis, aliquis consequatur remissionem omnium peccatorum... Unde legitur in Vitis Patrum quod eamdem gratiam consequuntur religionem intrantes quam consequuntur baptizati . La tradition est unanime pour envisager la profession comme un “ second baptême” ; et chacun aura profit à rechercher les analogies qui existent entre la profession et le baptême quant aux rites et à la doctrine .
L’habit monastique signifie l’état d’innocence parfaite et d’enfance spirituelle : Sint ei operimentum peccatorum suorum, dit l’une des oraisons de vêture ; il signifie. la vie de Notre Seigneur Jésus-Christ nous pénétrant, nous enveloppant entièrement : Quicumque enim in Christo baptizati estis, Christum induistis (GAL., III, 27) : c’est surtout la boule qui symbolise cette grâce unique et l’appartenance à la société des parfaits dont on portera désormais les livrées. L’habit est tout ensemble indice de cette appartenance, et procédé, instrument d’isolement du monde, fortisque armatura ac tuta defensio, dit encore le rituel. Il symbolise enfin (on le voit mieux dans le cérémonial de la consécration des Vierges) l’ornement et la parure de l’âme épouse ; car la profession peut aussi être envisagée comme une fête nuptiale. Et de même qu’en remettant la robe blanche au baptisé, l’Église l’invitait à la garder sans tache jusqu’au jour des noces éternelles, l’Abbé demande de même pour le jeune profès : Ad caeleste convivium suavissimi Sponsi, Domini Nostri Jesu Christi, perenniter regnaturus, cum nuptiali veste delectabiliter introduci.
La tradition monastique veut que le profès garde la coule (et autrefois il demeurait couvert du capuchon) pendant les jours qui suivent immédiatement ce second baptême : ainsi les nouveaux baptisés conservaient-ils quelque temps leurs vêtements blancs et le bonnet ou le bandeau . L’Abbé découvrait la tête au temps marqué ; et toujours comme au baptême, c’était une petite cérémonie liturgique, qui avait lieu d’ordinaire à l’église, après la Messe conventuelle, quelquefois au chapitre.
Le Seigneur a donc “ adopté ” le profès ; celui-ci appartient désormais à la famille de Dieu. Mais la famille de Dieu, c’est, avec la société des trois Personnes, celle des membres de Notre Seigneur Jésus-Christ, c’est l’Église. Le baptême nous a faits tous “ un ” dans le Christ ; la profession, à son tour, nous agrège à la société de ceux qui sont spécialement voués à Dieu, et entre lesquels il y a, comme dans la primitive église, communauté de biens, de prières, de travaux. Le Suscipe me du convent manifestait déjà, nous l’avons dit, cette union ; mais saint Benoît a voulu qu’il y eût un rite formel d’adoption au sein de la famille monastique. Et de même qu’au jour du baptême c’est en devenant enfants de l’Église que les hommes deviennent enfants de Dieu et communient à la vie surnaturelle : de même aussi, le jour de la profession, c’est en devenant enfants du monastère qu’ils participent à la vie surnaturelle parfaite. Lorsque le profès a sollicité la prière de l’Abbé et reçu de lui le baiser paternel, les moines viennent tous embrasser l’élu, qui leur demande, selon le texte même de la sainte Règle, de prier pour lui ; et ils lui répondent un cordial Proficiat . Tandis qu’à Saint-Maur et partout ailleurs le profès passait dans les stalles pour cette cérémonie, au Mont Cassin les frères venaient à lui, et c’est à genoux qu’on se donnait la paix, pour bien marquer le, respect surnaturel et la sainte tendresse de tous ces consacrés. Tel est, aussi notre usage .
La profession est achevé. Selon le rite attesté par les plus anciens documents, par exemple chez Paul Diacre et Hildemar, le néophyte se prosterne devant l’autel, “ tout enveloppé ” dans sa coule, notent des rituels, comme celui de Saint-Maur. Mortui estis et vita vestra est abscondita cum Christo in Deo (COL., lll, 3). Consepulti sumus cum illo per baptismum in mortem (Rom., Vl, 4). C’est afin de traduire de façon expressive cette idée de mort que la coutume monastique moderne a imaginé d’introduire la cérémonie du drap mortuaire et des cierges allumés. D. Guéranger s’est excusé, dans ses conférences, d’avoir conservé un usage “ dont les fidèles tirent quelque édification ”, mais qu’il reconnaissait un peu trop théâtral et susceptible de faire mal comprendre ce qu’a produit réellement la profession. Il n’y a pas là, en effet, que le cadavre du vieil homme : il y a aussi et surtout un vivant, un renouvelé ; il y a une hostie vivante, “ une hostie pure, sainte et immaculée ”, réunie à celle de l’autel, présentée et acceptée comme elle, enveloppée par le diacre dans un même parfum d’encens.
Et la Messe continue. Immobile et silencieux comme l’Agneau de Dieu, le jeune profès se laisse immoler et consommer mystiquement par le Pontife éternel. Ah ! la douce Messe ! Ah ! la douce communion ! Toute la vie monastique devrait ressembler à cette Messe de la profession. Supplices te rogamus, omnipotens Deus, juge haec perlerri, per menus sancti Angeli tui in sublime altare tuum, in conspectu divinae Majestatis tuas... Puis c’est le Pater, un appel à la Tendresse, à la Beauté, à la Pureté incréée, une demande tranquille et complète. La sainte communion achève l’illumination baptismale : de même le profès doit, conformément à nos plus anciennes coutumes, recevoir le Corps et le Sang du Seigneur ; et, toujours comme les néophytes, il communiera chaque jour de sa période in albis.
Enfin le jeune profès est mis officiellement en possession de sa stalle, au chœur. C’est la consécration des droits acquis par la profession ; désormais le moine gardera le rang que celle-ci lui assigne. Sa vraie place est donc maintenant au chœur : c’est pour la Louange qu’il a été choisi et bénit. A la moniale, le Prélat fait même une tradition solennelle du livre de l’office divin. Cependant, notre Cérémonial, d’accord une fois de plus avec la tradition, vent que pendant trois jours le néophyte ne remplisse seul aucune fonction du chœur. Autrefois même, il gardait un complet silence, caché nuit et jour dans sa coule, s’entretenant avec le Seigneur .

Res si quas habet, tut eroget prius pauperibus, tut facta solemniter donatione, conferat monasterio, nihil sibi reservans ex omnibus : quippe qui ex illo die nec proprii corporis potestatem se habiturum seiat. Mox ergo in oratorio exuatur rebus propriis quibus vestitus est et induatur rebus monasterii. Illa autem vestimenta quibus exutus est, reponantur in vestiario conservanda, ut si aliquando, suadente diabolo, consenserit ut egrediattir de monasterio (quod absit), tunc exutus rebus monasterii projiciatur. Illam tamen petitionem, quam desuper altare abbas tulit, non recipiat, sed in monasterio reservetur
S’il a des biens, il les aura donnés auparavant aux pauvres ou attribués au monastère par une donation en forme, sans se réserver rien du tout, d’autant qu’à partir de ce jour, il le sait, il n’aura même plus la libre disposition de son propre corps. Qu’il soit donc dépouillé aussitôt dans l’oratoire des effets personnels dont il était vêtu et qu’on lui mette des vêtements du monastère. Les vêtements qu’on lui a enlevés seront déposés au vestiaire et conservés afin que, si un jour, à l’instigation du diable, il se décidait, par malheur, à sortir du monastère, il soit dépouillé de l’habit monastique, avant d’être chassé. Cependant on ne lui rendra pas l’acte de sa profession, que l’abbé aura repris sur l’autel, mais on le conservera au monastère.


DlSPOSlTlONS RELATIVES AUX BIENS. - Que va faire le moine de ses biens, s’il en a ? N. B. Père y pourvoit en terminant le chapitre, et ses prescriptions sont l’écho de l’enseignement des anciens .
Eroget prius : c’est-à-dire avant la profession, ou bien avant l’imposition des vêtements monastiques dont il sera parlé bientôt. De ses biens présents, de ses biens futurs, le candidat peut et doit disposer librement. Il a le choix entre les bénéficiaires : on ne lui demande que de rendre sa désappropriation complète et définitive, sans se rien réserver ni au dedans ni au dehors, sans s’assurer le bénéfice de petites pensions. Toutes les Règles monastiques ont insisté avec force, nous le savons, sur l’incompatibilité d’une possession quelconque avec la vraie vie religieuse.
Saint Benoît ne dit mot des parents. Il ne semble pas que les anciens fussent très partisans de ces donations à la, famille. Saint Césaire, par exemple, s’en explique dans sa deuxième lettre ad Caesariam Abbatissamm . La profession monastique consacre au. Seigneur l’homme tout entier ; ses biens font, en quelque sorte, partie de lui : le meilleur usage qu’en puisse faire le candidat est donc de les offrir tous à Dieu dans la personne de ses pauvres. C’est le conseil formel du Seigneur Vende... et da pauperibus ; et c’est ce à quoi songe d’abord saint Benoît : aut croget prius pauperibus. Évidemment, si les parents sont dans le besoin, c’est par eux que devront commencer les largesses. Il est légitime aussi de sonner al ! monastère : le monastère est de notre parenté, le monastère est pauvre. Aussi N. B. Père, sans prétendre qu’il faille rien réclamer du candidat ou de sa famille, sans négliger d’insinuer ici et au chapitre suivant qu’il faut se comporter en tout ceci avec beaucoup de mesure, est-il moins sévère que Cassien et saint Basile : le premier veut que l’on n’accepte rien du novice, l’autre ne parle que de donation faite aux pauvres et déconseille de rien accepter des parents .
La tradition monastique s’est conformée à la pensée de N. B. Père et à sa réserve. Il est curieux d’entendre le petit dialogue qui s’engageait, chez Paul Diacre et chez Hildemar, entre l’Abbé et le novice . Dans l’usage actuel, une pension durant le noviciat est permise, mai. ; nullement exigée. On petit n’apporter que sa “ bonne volonté p, comme dit le fondateur de Cluny. La dot des moniales est souvent condition sine qua non de la subsistance du monastère, et cet usage est approuvé par le Saint-Siège. Mais l’Église, tout en reconnaissant aux monastères le droit d’agréer les donations de ceux qui vont faire profession, a toujours pris soin de prévenir toutes manœuvres et conventions simoniaques. Le concile de Trente détermine l’époque où le novice doit disposer de ses biens : c’est deux mois seulement avant la profession, - deux mois, aujourd’hui, avant la profession solennelle.
La donation prescrite par saint Benoît semblerait, d’après la Règle, avoir lieu au cours même de la cérémonie de profession. Mais le texte peut s’entendre autrement. Il n’est pas impossible d’ailleurs que, toutes choses ayant été réglées d’avance, on affirmât solennellement, au cours de la profession, vouloir disposer de ses biens de telle et telle manière ; peut-être faut-il entendre ainsi un passage de la Règle du Maître .
Saint Benoît demande que, s’il s’agit de donation au monastère, elle se fasse dans les formes juridiques reçues, afin qu’il conste clairement de l’intention du donateur, afin que l’appui de la loi soit assuré, afin qu’on puisse défendre le monastère contre les évictions et les procès. Le Maître veut que l’acte de donation, dressé lors de l’entrée du candidat, soit contresigné par les religieux témoins, l’évêque, le prêtre, le diacre, les clercs du lieu, et déposé sur l’autel . D. Martène a établi que ce fait de placer sur l’autel les chartes de donation n’est pas un cas isolé ; il nous reste quelques-unes des formules employées . Nihil sibi reservans... : saint Benoît s’était déjà exprimé à peu près dans les mêmes termes au chapitre XXXIII, et nous avons alors expliqué sa pensée.
Mox ergo... Afin de réaliser complètement et de traduire à l’extérieur cette incapacité foncière, le nouveau profès est dépouillé, dans l’oratoire même, de ses vêtements séculiers et revêtu de ceux du monastère. Par conséquent, le noviciat se faisait bien, au temps de saint Benoît, sous l’habit séculier, comme nous l’avons noté plus haut. Saint Benoît utilise ici encore des textes de saint Pacôme et de Cassien ; comme eux, il veut que les vêtements du siècle soient déposés au vestiaire. Sans doute ils ne demeureront pas en réserve indéfiniment, car, en cas de désertion, on pouvait aisément leur trouver un équivalent.
Ces sorties du monastère, en dépit du vœu de stabilité, se produisaient alors assez souvent pour que saint Benoît ait songé à déterminer combien de fois on consentirait à recevoir celui qui est sorti ou qui a été rejeté par sa faute (chap. XXlX). Pour certaines natures violentes, la tentation était assez forte pour qu’on prît contre ,elles des précautions utiles. Il n’est pas rare de rencontrer dans les anciens rituels de profession la demande que les candidats adressent à l’Abbé de les verrouiller solidement le jour où le diable les solliciterait à quitter le monastère, ou de les ramener de force s’ils ont déserté. L’Abbé avait à sa disposition un code pénal et des prisons. Mais N. B. Père n’a point prescrit de contrainte ni de coercition contre le fugitif ; pourtant, il ne lui laisse pas emporter, on ne sait où, le vêtement de la sainte profession ; le fuyard n’y a plus droit ; le porter dans le siècle ferait scandale ; et saint Benoît veut éviter aussi qu’il se prévale de son habit, comme les gyrovagues, pour être accueilli dans un autre monastère. Le Droit canon a fixé la discipline relative aux expulsés et aux sécularisés ; il a conservé la règle monastique qui leur interdit le port de l’habit religieux.
On rend donc, dit saint Benoît, la vieille dépouille séculière : mais on ne rendra jamais cette chose que le déserteur voudrait peut-être emporter ou lacérer : sa charte, sa charte recueillie par l’Abbé sur l’autel du Seigneur, et qui témoignera éternellement en faveur des droits de Dieu, contre le violateur du contrat.

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Prières usuelles

Signum crucis Signe de croix
IN nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Symbolum Apostolorum Symbole des Apôtres
CREDO in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae. Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum, qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus, descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis, ascendit ad caelos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis, inde venturus est iudicare vivos et mortuos. Credo in Spiritum Sanctum, sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, remissionem peccatorum, carnis resurrectionem, vitam aeternam. Amen. Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ Son fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, est assis à la droite du Père tout-puissant, d'où Il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en L'Esprit Saint, à la Sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.
Salve Regina Salut, ô Reine
Salve Regína, Mater misericórdiæ, vita dulcédo, et spes nostra, salve. Ad te clamámus éxsules fílii Evæ; ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum valle. Salut, Reine, mère de miséricorde, vie, douceur, et notre espérance, salut. Vers vous, nous crions,, enfants d'Eve exilés. Vers vous, nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Eia ergo, advocáta nostra, illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte: Et Iesum, benedíctum fructum ventris tui, nobis post hoc exsílium osténde. O clemens, o pia, o dulcis Virgo María. Et donc, notre avocate, tournez vos yeux miséricordieux vers les vôtres. Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles, montre-le nous après notre exil.
O clemens, O pia, O dulcis Virgo Maria. O clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissiónibus Christi.
℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu.
℣. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
Omnipotens sempiterne Deus, qui gloriosae Virginis Matris Mariae corpus et animam, ut dignum Filii tui habitaculum effici mereretur, Spiritu Sancto cooperante, praeparasti: da, ut cuius commemoratione laetamur; eius pia intercessione, ab instantibus malis, et a morte perpetua liberemur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
Dieu éternel et tout puissant qui avec la coopération du Saint Esprit a préparé le corps et l'Esprit de la glorieuse Vierge-Mère Marie à devenir une demeure digne de Ton Fils; puissions-nous, par son intercession aimante, être délivrés des maux actuels et de la mort éternelle, nous qui nous réjouissons de sa commémoration. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
Le "Salve Regina" est la prière privilégiée du temps "dans l'année" après la Pentecôte. Elle se chante (ou se récite) surtout après la fin du temps pascal jusqu'au premier dimanche de l'Avent (exclus).
ANGELUS ANGELUS
℣. Ángelus * Dómini nuntiávit Maríæ. ℣. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie,
℟. Et concépit de Spíritu Sancto. ℟. Et elle conçut du Saint-Esprit.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ecce ancílla Dómini. ℣. Me voici, servante du Seigneur,
℟. Fiat mihi secúndum verbum tuum. ℟. Qu’il me soit fait selon votre parole.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Et Verbum caro factum est. ** ℣. Et le Verbe S’est fait chair
℟. Et habitávit in nobis. ℟. Et Il a habité parmi nous.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei génetrix. ℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
℟. Ut digni efficiámur promissiónibus Christi. ℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Orémus.
Grátiam tuam, quæsumus, Dómine, méntibus nostris infúnde; ut qui, Ángelo nuntiánte, Christi Fílii tui incarnatiónem cognóvimus, *
per passiónem eius et crucem, ad resurrectiónis glóriam perducámur.
Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Prions.
Répands, Seigneur, Ta grâce en nos âmes. Par le message de l’ange, nous avons connu l’incarnation de Ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par Sa passion et par Sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par le Christ, notre Seigneur. ℟. Amen.
* L'angélus se sonne par trois séries de trois tintements suivis d'une "pleine-volée". Les tintements correspondent au début du versicule, du répons et de l'Ave.
** On a coutume d'incliner légèrement la tête à ce versicule en signe de révérence pour le mystère de l'Incarnation.
On récite habituellement la prière de l'Angelus trois fois par jour, à 7 heures, midi et 19 heures. Dans certains endroits, cette prière ce récite donc après l'office de laudes, celui de sexte et après complies.
Au temps pascal, cette prière est remplacée par le Regina caeli.
Angele Dei Angele Dei (prière à l'Ange gardien)
ANGELE DEI, qui custos es mei, Me tibi commissum pietate superna; (Hodie, Hac nocte) illumina, custodi, rege, et guberna. Amen. ANGE DE DIEU, qui êtes mon gardien, puisque le ciel m'a confié à vous dans sa bonté, (aujourd'hui, cette nuit) éclairez-moi,gardez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi. Amen.
Benedictio Ante Mensam Bénédiction avant le repas
℣. Benedicite. (℟. Benedicite.)
BENEDIC, Domine, nos et haec tua dona * quae de tua largitate sumus sumpturi. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen.
℣. Bénissez. (℟. Bénissez.)
BENIS nous, Seigneur, et les dons qui viennent de Toi, par lesquels, de Ta largesse, nous sommes rassasiés. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Ante prandium: Avant le déjeuner :
Mensae caelestis participes * faciat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse participer à la table céleste. ℟. Amen.
Ante cenam: Avant le dîner :
Ad cenam vitae aeternae * perducat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse parvenir au festin de la vie éternelle. ℟. Amen.
Benedictio Post Mensam Bénédiction d'après le repas
AGIMUS tibi gratias, omnipotens Deus, pro universis beneficiis tuis, * qui vivis et regnas in saecula saeculorum. ℟. Amen. Nous Te rendons-grâces, Dieu tout puissant, pour tous Tes bienfaits, Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. ℟. Amen.
℣. Deus det nobis suam pacem. ℣. Que Dieu nous donne Sa paix.
℟. Et vitam aeternam. ℟. Amen. ℟. Et la vie éternelle. Amen.
 Rosarium  Rosaire
Initium Commencement
Signum crucis Signe de croix
Romae: A Rome :
℣. Domine, labia mea aperies,
℟. Et os meum annuntiabit laudem tuam.
℣. Deus in adiutorium meum intende,
℟. Domine ad adiuvandum me festina.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres,
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
℣. Dieu, viens à mon aide,
℟. Seigneur, vite à mon secours.
Ad Crucem: Sur la croix :
Symbolum Apostolorum Symbole des apôtres
Ad grana maiora: Sur les gros grains :
Oratio Dominica (Pater noster) Prière du Seigneur (Notre Père)
Ad grana minora: Sur les petits grains :
Ave Maria Je vous salue Marie
Ad finem decadum: A la fin de chaque dizaine :
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
Le Vendredi saint on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem.
℣. Mortem autem crucis.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort.
℣. Et la mort de la croix.
Le Samedi saint, on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis.
℣. Propter quod et Deus exaltavit illum: et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix.
℣. C'est pourquoi Dieu L'a exalté : et Il Lui a donné le Nom qui est au dessus de tout Nom.
Oratio Fatima Prière de Fatima
O MI IESU, dimitte nobis debita nostra, libera nos ab igne inferni, conduc in caelum omnes animas, praesertim illas quae maxime indigent misericordia tua. O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l'enfer, et conduis au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Ta sainte miséricorde.
Meditationes Rosarii Méditations du Rosaire
In feria secunda et sabbato Le lundi et le samedi
I. Mysteria Gaudiosa I. Mystères joyeux
1. Quem, Virgo, concepisti. [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Quem visitando Elisabeth portasti. [Lc 1,39-45]
3. Quem, Virgo, genuisti. [Lc 2,6-12]
4. Quem in templo praesentasti. [Lc 2,25-32]
5. Quem in templo invenisti. [Lc 2,41-50]
1. Annonciation [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Visitation [Lc 1,39-45]
3. Nativité [Lc 2,6-12]
4. Présentation au Temple [Lc 2,25-32]
5. Recouvrement au Temple [Lc 2,41-50]
In feria quinta Le jeudi
II. Mysteria Luminosa II. Mystères lumineux
1. Qui apud Iordanem baptizatus est. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Qui ipsum revelavit apud Canense matrimonium. [In 2,1-11]
3. Qui Regnum Dei annuntiavit. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. Qui transfiguratus est. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. Qui Eucharistiam instituit.[In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
1. Le Baptême au Jourdain. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Les Noces de Cana. [In 2,1-11]
3. L'annonce du Royaume. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. La Transfiguration. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. L'institution de l'Eucharistie. [In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
In feria tertia et feria sexta Le mardi et le vendredi
III. Mysteria dolorosa III. Mystères douloureux
1. Qui pro nobis sanguinem sudavit. [Lc 22,39-46]
2. Qui pro nobis flagellatus est. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Qui pro nobis spinis coronatus est. [In 19,1-8]
4. Qui pro nobis crucem baiulavit. [In 19,16-22]
5. Qui pro nobis crucifixus est. [In 19,25-30]
1. L'Agonie au jardin des oliviers. [Lc 22,39-46]
2. Le Flagellation. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Le Couronnement d'épines. [In 19,1-8]
4. Le Portement de Croix. [In 19,16-22]
5. La Crucifixion. [In 19,25-30]
In feria quarta et Dominica Le mercredi et le dimanche
IV. Mysteria gloriosa IV. Mystères glorieux
1. Qui resurrexit a mortuis. [Mc 16,1-7]
2. Qui in caelum ascendit. [Lc 24,46-53]
3. Qui Spiritum Sanctum misit. [Acta 2,1-7]
4. Qui te assumpsit. [Ps 16,10]
5. Qui te in caelis coronavit. [Apoc 12,1]
1. La Résurrection. [Mc 16,1-7]
2. L'Ascension. [Lc 24,46-53]
3. L'Effusion de l'Esprit Saint à la Pentecôte. [Acta 2,1-7]
4. L'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. [Ps 16,10]
5. Le Couronnement aux cieux de la Bienheureuse Vierge Marie. [Apoc 12,1]
Orationes ad Finem Rosarii Dicendae Prières dites à la fin de la récitation du Rosaire
Salve Regina Salve Regina
℣. Ora pro nobis, Sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
℣. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.
℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
DEUS, cuius Unigenitus per vitam, mortem et resurrectionem suam nobis salutis aeternae praemia comparavit, concede, quaesumus: ut haec mysteria sacratissimo beatae Mariae Virginis Rosario recolentes, et imitemur quod continent, et quod promittunt assequamur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
O DIEU, qui, par la vie, la mort et la résurrection de Ton Fils unique, nous a obtenu les récompenses du salut éternel, accorde-nous, nous T'en supplions, qu'en méditant sur les mystères du très saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge-Marie, nous imitions ce qu'ils contiennent et obtenions ce qu'ils promettent. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
 Gloria Patri Gloire au Père (Doxologie) 
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
ACTUS CONTRITIONIS ACTE DE CONTRITION
DEUS meus, ex toto corde paenitet me omnium meorum peccatorum, eaque detestor, quia peccando, non solum poenas a Te iuste statutas promeritus sum, sed praesertim quia offendi Te, summum bonum, ac dignum qui super omnia diligaris. Ideo firmiter propono, adiuvante gratia Tua, de cetero me non peccaturum peccandique occasiones proximas fugiturum. Amen. Mon Dieu, de tout mon coeur je fais pénitence pour tous mes péchés. Je les déteste non seulement à cause de Tes justes punitions auxquelles je suis promis, mais surtout parce que je T'ai offensé, Toi qui es infiniment bon et qui es digne de tout mon amour. Je prends donc la ferme résolution, avec l'aide de Ta grâce, de ne plus pécher et de fuir les occasions proches de pécher. Amen.
Oratio ante colligationem in interrete Prière avant de se connecter à l'internet.
OMNIPOTENS aeterne Deus, qui nos secundum imaginem Tuam plasmasti, et omnia bona, vera, pulchra, praesertim in divina persona Unigeniti Filii Tui Domini nostri Iesu Christi, quaerere iussisti, praesta quaesumus ut, per intercessionem Sancti Isidori, Episcopi et Doctoris, in peregrinationibus per interrete factis et manus oculosque ad quae Tibi sunt placita intendamus et omnes quos convenimus cum caritate ac patientia accipiamus. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen. Dieu Éternel et Tout Puissant qui nous a créés à Ton image et nous ordonne de rechercher ce qui est bon, vrai et beau, spécialement dans la personne divine de Ton Fils unique notre Seigneur Jésus Christ, nous T’implorons par l’intercession de Saint Isidore Évêque et Docteur de nous aider pendant nos voyages à travers l’Internet à diriger nos mains et nos yeux vers ce qui T’est agréable, et à accueillir avec charité et patience tous ceux que nous rencontrerons. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Oratio S. Thomae Aquinatis ante studium Prière de S. Thomas d'Aquin avant l'étude
Creátor ineffábilis, qui de thesáuris sapiéntiæ tuæ tres Angelórum hiearchías designásti et eas super cœlum empýreum miro órdine collocásti, atque univérsi partes elegantíssime distribuísti: Tu, inquam, qui verus fons lúminis et sapiéntiæ díceris ac superéminens princípium, infúndere dignéris super intelléctus mei ténebras tuæ rádium claritátis, dúplices, in quibus natus sum, a me rémovens ténebras, peccátum scílicet et ignorántiam. Tu, qui linguas infántium facis disértas, linguam meam erúdias atque in lábiis meis grátiam tuæ benedictiónis infúndas. Da mihi intelligéndi acúmen, retinéndi capacitátem, addiscéndi modum et facilitátem, interpretándi subtilitátem, loquéndi grátiam copiósam. Ingréssum ínstruas, progréssum dírigas, egréssum cómpleas. Tu, qui es verus Deus et Homo, qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. Amen. Créateur ineffable, qui, des trésors de Ta sagesse, a formé les trois hiérachies des anges, les a placées au-dessus des cieux dans un ordre merveilleux, et a façonné et distribué de façon exquise toutes les parties de l'univers ; Toi qui es la vraie source de la lumière et de la sagesse et leur principe suréminent, daigne répandre Ta clarté sur l’obscurité de mon intelligence ; chasse de moi les ténèbres du péché et de l’ignorance. Donne-moi : la pénétration pour comprendre, la mémoire pour retenir, la méthode et la facilité pour apprendre, la lucidité pour interpréter, une grâce abondante pour m’exprimer. Aide le commencement de mon travail, diriges-en le progrès, couronnes-en la fin. Toi, qui es vrai Dieu et vrai homme, et qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Ordo liturgique du vendredi 12 avril 2019 au dimanche 12 mai 2019

vendredi 12 avril 2019
Feria VI - Hebdomada V Quadragesimae

.

St Joseph Moscati
Médecin, précurseur de la Biochimie, trouva dans sa foi la force de se dévouer pour ses malades (†1927) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 13 avril 2019
Sabbato - Hebdomada V Quadragesimae

.

St Martin 1er, pape et martyr
Pape, mort des suites de son enlèvement à Constantinople (†655) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 14 avril 2019
Dominica - Hebdomada Sancta

DOMINICA IN PALMIS DE PASSIONE DOMINI.

Ste Lidwine
Mystique hollandaise, elle s'unit à la Passion du Christ (†1433) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 15 avril 2019
Feria II - Hebdomada Sancta

Feria II hebdomadae sanctae.

St Damien de Veuster, prêtre
Prêtre, apôtre des lépreux dans l'île de Molokaï (†1889) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 16 avril 2019
Feria III - Hebdomada Sancta

Feria III hebdomadae sanctae.

St Benoît-Joseph Labre
Pèlerin perpétuel, homme de prière et de charité, il mourut à Rome en 1783 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 17 avril 2019
Feria IV - Hebdomada Sancta

Feria IV hebdomadae sanctae.

Ste Catherine Tekakwitha, vierge
Vierge indienne d’Amérique, première "peau rouge " honorée par l'Église († 1680) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 18 avril 2019
Feria V - Sacrum Triduum Paschale

Feria V hebdomadae sanctae.

Bse Marie de l'Incarnation
Madame Acarie, mère de famille, esprit des plus brillants, religieuse (†1618) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 19 avril 2019
Feria VI - Sacrum Triduum Paschale

Feria VI hebdomadae sanctae.

St Elphège, archevêque
Archevêque de Canterbury, mort martyr en 1012 - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 20 avril 2019
Sabbato - Sacrum Triduum Paschale

Sabbato Sancto.

Bx Jacques Bell et ses compagnons, prêtres et martyrs
Prêtres, martyrisés à Londres en 1602 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 21 avril 2019
Dominica - Infra octavam Paschae

DOMINICA RESURRECTIONIS, Sollemnitas.

St Anselme de Canterbury, évêque et docteur de l'Église
Abbé du Bec en Normandie et évêque de Canterbury, il fut un grand théologien (†1109) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 22 avril 2019
Feria II - Infra octavam Paschae

Feria II infra octavam Paschae.

St Léonide
Père d'Origène, professeur de renom à Alexandrie († vers 203) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 23 avril 2019
Feria III - Infra octavam Paschae

Feria III infra octavam Paschae.

St Georges, martyr
Soldat mort à Lod en Palestine en 303. Il a le titre de "grand martyr " - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 24 avril 2019
Feria IV - Infra octavam Paschae

Feria IV infra octavam Paschae.

St Fidèle de Sigmaringen, prêtre et martyr
Capucin, surnommé "ange de la paix " martyr en Suisse en 1622 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 25 avril 2019
Feria V - Infra octavam Paschae

Feria V infra octavam Paschae.

St Marc, évangéliste
Évangéliste,compagnon de St Paul et de St Pierre, il serait mort martyr en Alexandrie en 68 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 26 avril 2019
Feria VI - Infra octavam Paschae

Feria VI infra octavam Paschae.

Bx Raphaël Arnaiz Baron, moine
Moine à Palencia, il supporta héroïquement la maladie et mourut à vingt-sept ans en 1938 - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 27 avril 2019
Sabbato - Infra octavam Paschae

Sabbato infra octavam Paschae.

Ste Zita
Native de Monsagrati, près de Lucques en Italie, elle entra à douze ans au service d'une famille chez qui elle demeura toute sa vie (†1272) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 28 avril 2019
Dominica - Dominica II Paschae

DOMINICA IN OCTAVA PASCHÆ SEU DE SACRA MISERICORDIA.

St Pierre Chanel, prêtre et martyr
Prêtre, missionnaire à Futuna, martyr en 1841 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 29 avril 2019
Feria II - Hebdomada II Paschae

S. Catharinae Senensis, virginis et Ecclesiae doctoris, patronae Europae, Festum.

Ste Catherine de Sienne, vierge et docteur de l’Église
Vierge, docteur de l'Église elle persuada le pape Grégoire XI de revenir à Rome (†1380) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 30 avril 2019
Feria III - Hebdomada II Paschae

FERIE
St Pie V, pape
Pape de la contre-réforme et défenseur de la chrétienté (†1572) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 1 mai 2019
Feria IV - Hebdomada II Paschae

FERIE
St Joseph ouvrier
Le pape Pie XII donna en 1955, au monde du travail, St Joseph comme modèle - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 2 mai 2019
Feria V - Hebdomada II Paschae

S. Athanasii, episcopi et Ecclesiae doctoris, Memoria.

St Athanase, évêque et docteur de l'Église
Évêque d'Alexandrie, défenseur de la foi, docteur de l’Église, il lutta toute sa vie contre les ariens (†373) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 3 mai 2019
Feria VI - Hebdomada II Paschae

Ss. Philippi et Iacobi, apostolorum, Festum.

Sts Philippe et Jacques, apôtres
Apôtres, Philippe et Jacques sont morts martyrs - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 4 mai 2019
Sabbato - Hebdomada II Paschae

FERIE
St Jean-Louis Bonnard
Prêtre, missionnaire au Tonkin, mort martyr en 1852 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 5 mai 2019
Dominica - Hebdomada III Paschae

Dominica III Paschae.

Bse Catherine Cittadini
Religieuse, fondatrice d'un Ordre enseignant : les Ursulines de Somasque (†1857) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 6 mai 2019
Feria II - Hebdomada III Paschae

FERIE
Bx François de Montmorency-Laval
Premier évêque du Canada, il évangélisa les Indiens et fonda le séminaire de Québec (université Laval) (†1708) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 7 mai 2019
Feria III - Hebdomada III Paschae

FERIE
St Augustin Roscelli
Prêtre de Gênes, il fonda de nombreuses œuvres pour les pauvres, portées par la prière de contemplatives (†1902) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 8 mai 2019
Feria IV - Hebdomada III Paschae

FERIE
Bse Catherine de Longpré
Religieuse augustinienne originaire de Bayeux, missionnaire et cofondatrice du Québec (†1668) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 9 mai 2019
Feria V - Hebdomada III Paschae

FERIE
St Pacôme
Moine en Égypte, auteur de la 1ère règle monastique (†346) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 10 mai 2019
Feria VI - Hebdomada III Paschae

FERIE
St jean d'Avilla, prêtre docteur de l'église
- Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 11 mai 2019
Sabbato - Hebdomada III Paschae

FERIE
St Mamert
Évêque de Vienne en Isère, combattit l'arianisme, institua les Rogations (†477) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 12 mai 2019
Dominica - Hebdomada IV Paschae

Dominica IV Paschae.

Sts Nérée et Achille, martyrs
Martyrs romains sous Dioclétien - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
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