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Martyrologe du dimanche 11 août 2019

Martyrologe
Le 11 août.
Mémoire de sainte Claire, endormie dans le Seigneur en 1253. Éprise de l’idéal de saint François, elle délaissa la sécurité familiale pour suivre Dame pauvreté. Elle obtint également, pour l’Ordre qu’elle fondait au couvent de Saint-Damien d’Assise, le privilège de ne rien posséder, pour se suffire de l’Unique Nécessaire.
2.        À Comane dans le Pont, au IIIe siècle, saint Alexandre, évêque, surnommé le Charbonnier. De philosophe, il devint habile dans la science éminente de l’humilité chrétienne. Élevé par saint Grégoire le Thaumaturge sur le siège de cette Église, il s’y rendit célèbre non seulement par sa prédication, mais encore par son martyre accompli dans les flammes.
3.        Martyr à Rome, au cimetière “Aux deux lauriers”, sur la voie Labicana, saint Tirbutii. Le pape a célébré ses louanges.
4.        À Rome, commémoraison de sainte Suzanne. Sous son nom, célébré dans les fastes antiques comme celui d’une martyre, fut dédiée à Dieu, au VIe siècle, la basilique du titre de Gaius, près des thermes de Dioclétien
5.        . À Assise en Ombrie, saint Rufin, considéré comme le premier évêque de la cité.
6*        À Bénévent en Campanie, au IVe siècle, saint Cassien, évêque.
7.        À Évreux, peut-être au Ve siècle, saint Taurin, vénéré comme premier évêque de la cité.
8*        En Irlande, au Ve siècle, sainte Attracta, abbesse, dont on dit qu’elle reçut la voile des vierges des mains de saint Patrice.
9.        Dans le district de Valéria près de Rome, avant 571, saint Equitius, abbé. Comme l’écrit le pape saint Grégoire le Grand, sa grande sainteté lui valut de devenir le père de plusieurs monastères et, partout où il allait, il ouvrait à tous la source des saintes Écritures.
10.        À Cambrai, vers 625, saint Géry, évêque, remarquable par sa piété et sa charité envers les pauvres. Il avait été ordonné diacre par l’évêque de Trèves Magnéric et, élu évêque de Cambrai, il eut un épiscopat de trente-neuf ans.
11*.        À Arles en Provence, l’an 632, sainte Rusticole, abbesse, qui dirigea saintement ses moniales pendant près de soixante ans.
12*.        Commémoraison des bienheureux martyrs Jean Sandys et Étienne Rowsham, prêtres, ainsi que Guillaume Lampley, tailleur, qui subirent les mêmes supplices pour la foi catholique à Gloucester en 1586, à des jours divers, mais inconnus, sous la reine Élisabeth Ière.
13*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Georges Rehm, prêtre dominicain (Père Thomas). Sous la Révolution française, détenu à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, il ranima la confiance de ses compagnons de captivité écrasés par le malheur, jusqu’à ce qu’il fût emporté par le typhus.
14*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs : à Agullent, dans la région de Valence, Raphaël Alonso Gutierrez et Charles Diaz Gandia, pères de famille.
15*.        En Espagne, à Prat de Compte près de Tarragone, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyr : Michel Domingo Cendra, religieux salésien.
16*.        Aux confins du Tibet, en 1949, le bienheureux Maurice Tornay, prêtre et martyr. Chanoine régulier du Grand Saint-Bernard, il alla annoncer l’Évangile en Chine et au Tibet, et fut massacré par des ennemis du nom chrétien.
**        À Milan, en 1879, le bienheureux Luigi Biraghi, prêtre, fondateur de l’Institut des Sœurs Marcellines. (béatifié le 30 avril 2006 par Benoît XVI)

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Invitatoire du dimanche 11 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Feria III Mardi
Dominica XIX per annum XIXème dimanche dans l'année
Ad Invitatorium
Ad Invitatorium
A la liturgie lue :
Ante Officium quod a solo persolvitur, dici potest sequens oratio:Avant l'office récité seul, on peut dire la prière suivante :
Aperi, Dómine, os meum ad benedicéndum nomen sanctum tuum; munda cor meum ab ómnibus vanis, pervérsis et aliénis cogitatiónibus; intelléctum illúmina, afféctum inflámma, ut digne, atténte ac devóte hoc Offícium recitáre váleam, et exaudíri mérear ante conspéctum divínæ maiestátis tuæ. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.Ouvre mes lèvres, Seigneur, afin qu’elles bénissent Ton saint Nom, purifie aussi mon cœur de toute pensée vaine, mauvaise, étrangère. Éclaire mon intelligence, enflamme mon amour, afin que je puisse réciter cet office avec respect, attention et dévotion, et mériter d’être exaucé en présence de Ta divine majesté. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
℣. Dómine, lábia mea apéries. ℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.℣. Seigneur, ouvre mes lèvres. ℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Psalmus 94 (95)Psaume 94 (95)
Invitatio ad laudem DeiInvitation à la louange de Dieu
Adhortamini vosmetipsos per singulos dies, donec illud «hodie» vocatur (Hebr 3, 13).Exhortez-vous mutuellement chaque jour, tant que vaut cet « aujourd'hui ».
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Veníte, exsultémus Dómino; iubilémus Deo salutári nostro. Præoccupémus fáciem eius in confessióne et in psalmis iubilémus ei.Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut. Accourons devant Sa face dans l'action de grâce, dans des psaumes, jubilons pour Lui.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Quóniam Deus magnus Dóminus et rex magnus super omnes deos. Quia in manu eius sunt profúnda terræ, et altitúdines móntium ipsíus sunt. Quóniam ipsíus est mare, et ipse fecit illud, et siccam manus eius formavérunt. Parce que le Seigneur est le grand Dieu ; le grand Roi au-dessus de tous les dieux. Car dans Sa main sont les profondeurs de la terre, et que les hauteurs des montagnes sont à Lui. Parce qu'à Lui est la mer, et que c'est Lui-même qui l'a faite, et que Ses mains ont formé le continent.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Veníte, adorémus et procidámus et génua flectámus ante Dóminum, qui fecit nos, quia ipse est Deus noster, et nos pópulus páscuæ eius et oves manus eius. Venez, adorons, prosternons - nous devant Dieu, et fléchissons les genoux devant le Seigneur qui nous a faits, parce que Lui-même est notre Dieu, et que nous sommes Son peuple et les brebis de Sa main.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Utinam hódie vocem eius audiátis: «Nolíte obduráre corda vestra, sicut in Meríba secúndum diem Massa in desérto, ubi tentavérunt me patres vestri: probavérunt me, etsi vidérunt ópera mea. Si seulement aujourd'hui, vous entendiez Sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs, comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où Me tentèrent vos pères ; ils M'éprouvèrent, alors qu'ils avaient vu Mes oeuvres.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Quadragínta annis tæduit me generatiónis illíus, et dixi: Pópulus errántium corde sunt isti. Et ipsi non cognovérunt vias meas; ídeo iurávi in ira mea: Non introíbunt in réquiem meam». Pendant quarante ans, J'ai été le dégoût de cette génération et J'ai dit : ils sont un peuple errant de coeur ; et eux, ils n'ont point connu Mes voies : c'est pourquoi Je leur ai juré dans Ma colère, ils n'entreront pas dans Mon repos.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.

Si le psaume 94 est récité pendant la liturgie de ce jour, à une des heures suivantes, on peut prendre un autre psaume comme invitatoire, au choix :
vel:ou :
Psalmus 99 (100)Psaume 99 (100)
Gaudium in templum ingredientiumJoie de l’entrée dans le temple
Redemptos iubet Dominus victoriæ carmen canere (S. Athanasius). Le Seigneur invite les rachetés à entonner un chant de victoire (S. Athanase).
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Iubiláte Dómino, omnis terra, * servíte Dómino in lætítia; introíte in conspéctu eius * in exsultatióne. Acclamez Dieu, toute la terre; servez le Seigneur avec joie. Entrez en Sa présence * avec allégresse.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Scitóte quóniam Dóminus ipse est Deus;  ipse fecit nos, et ipsíus sumus, * pópulus eius et oves páscuæ eius. Sachez que c'est le Seigneur qui est Dieu; c'est Lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes. Nous sommes Son peuple, et les brebis de Son pâturage.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Introíte portas eius in confessióne,  átria eius in hymnis, * confitémini illi, benedícite nómini eius. Franchissez Ses portes avec des louanges, Ses parvis en chantant des hymnes; célébrez-le, bénissez Son nom.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Quóniam suávis est Dóminus;  in ætérnum misericórdia eius, * et usque in generatiónem et generatiónem véritas eius. car le Seigneur est suave; Sa miséricorde est éternelle, * et Sa vérité demeure de génération en génération.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
vel:ou :
Psalmus 66 (67)Psaume 66 (67)
Omnes gentes Domino confiteanturToutes les nations rendront gloire au Seigneur
Notum sit vobis quoniam gentibus missum est hoc salutare Dei (Act 28, 28).Sachez que le salut de Dieu a été envoyé aux gentils (Act 28, 28).
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Deus misereátur nostri et benedícat nobis; * illúminet vultum suum super nos, ut cognoscátur in terra via tua, * in ómnibus géntibus salutáre tuum. Que Dieu nous soit favorable et qu'Il nous bénisse; qu'Il illumine sur nous Son visage, afin que l'on connaisse sur la terre Ta voie, et parmi toutes les nations Ton salut.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Læténtur et exsúltent gentes,  quóniam iúdicas pópulos in æquitáte * et gentes in terra dírigis. Que les peuples Te louent, ô Dieu ; que les peuples Te louent tous. Que les nations se réjouissent, qu'elles soient dans l'allégresse ; car Tu juges les peuples avec droiture, et Tu conduis les nations sur la terre.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Terra dedit fructum suum; * benedícat nos Deus, Deus noster, benedícat nos Deus, * et métuant eum omnes fines terræ. Que les peuples Te louent, ô Dieu, que les peuples Te louent tous. La terre a donné son fruit ; que nous bénisse Dieu, notre Dieu, que Dieu nous bénisse, et que toutes les extrémités de la terre Le révèrent.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
vel:ou :
Psalmus 23 (24)Psaume 23 (24)
Domini in templum adventusAvènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu’il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo. Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum. Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent. Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius? Innocens mánibus et mundo corde,  qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum. Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo. Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur. Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur. Telle est la race de ceux qui Le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Veníte, exsultémus Dómino, iubilémus Deo salutári nostro, allelúia. Ant. Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut, alléluia.
Psalmus cum sua antiphona, pro opportunitate, omitti potest quando Invitatorium Laudibus matutinis præponendum est. Le psaume [invitatoire] avec son antienne, si c'est opportun, peut être omis lorsque l'invitatoire précède immédiatement les Laudes du matin.

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Vigiles (OSB) du dimanche 11 août 2019


Avertissement : l'affichage de cet office est encore incomplet. Il manque des traductions et seul le psautier est renseigné. Le propre du temps et des saints n'est pas encore entièrement disponible. Aidez-nous pour les traductions, merci.
Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XIX per annum XIXème dimanche dans l'année
Ad Vigilas
Ad Vigilias
Ter dicitur: On dit trois fois :
℣. Dómine, lábia mea apéries.
℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres.
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Sequens psalmus dicitur quotidie et anteponitur psalmo 94, si Vigiliæ incipiunt ab invitatorio. Le psaume suivant se dit chaque jour avant le psaume 94 si les Vigiles commencent par l'invitatoire.
Psalmus 3 Psaume 3
Dominus protector meus Le Seigneur est mon protecteur
Dormivit et somnum cepit et resurrexit, quoniam Dominus suscepit eum (S. Irenæus). Il S'est couché et Il S'est endormi, et Il est ressuscité car le Seigneur L'a soutenu.
Dómine, quid multiplicáti sunt, qui tríbulant me? * Multi insúrgunt advérsum me, Seigneur, pourquoi ceux qui me persécutent se sont-ils multipliés? Une multitude s'élève contre moi.
multi dicunt ánimæ meæ: * «Non est salus ipsi in Deo». Beaucoup disent à mon âme: Il n'y a pas de salut pour elle dans son Dieu.
Tu autem, Dómine, protéctor meus es, * glória mea et exáltans caput meum. Mais Toi, Seigneur, Tu es mon protecteur et ma gloire, et Tu me relèves la tête.
Voce mea ad Dóminum clamávi, * et exaudívit me de monte sancto suo. De ma voix j'ai crié vers le Seigneur, et Il m'a exaucé du haut de Sa montagne sainte.
Ego obdormívi et soporátus sum, * exsurréxi, quia Dóminus suscépit me. Je me suis endormi, et j'ai été assoupi; et je me suis levé, parce que le Seigneur a été mon soutien.
Non timébo mília pópuli circumdántis me. * Exsúrge, Dómine, salvum me fac, Deus meus; Je ne craindrai point les milliers d'hommes du peuple qui m'environnent. Lève-Toi, Seigneur; sauve-moi, mon Dieu.
quóniam tu percussísti in maxíllam omnes adversántes mihi, * dentes peccatórum contrivísti. Car Tu as frappé tous ceux qui s'opposaient à moi sans raison; Tu as brisé les dents des pécheurs.
Dómini est salus, * et super pópulum tuum benedíctio tua. Le salut vient du Seigneur; et c'est Toi qui bénis Ton peuple.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Primo diérum ómnium,
quo mundus exstat cónditus
vel quo resúrgens cónditor
nos, morte victa, líberat,

Pulsis procul torpóribus,
surgámus omnes ócius,
et nocte quærámus pium,
sicut Prophétam nóvimus,

Nostras preces ut áudiat
suámque dextram pórrigat,
et hic piátos sórdibus
reddat polórum sédibus,

Ut, quique sacratíssimo
huius diéi témpore
horis quiétis psállimus,
donis beátis múneret.

Deo Patri sit glória
eiúsque soli Fílio
cum Spíritu Paráclito,
in sempitérna sæcula. Amen.
En ce premier de tous les jours,
où paraît le monde créé
le créateur ressuscité,
vainqueur de la mort nous libère.

Rejetons au loin le sommeil,
et tous, levons-nous au pIus vite,
comme le prophète David
dans la nuit, cherchons le Seigneur.

Qu'Il écoute notre prière
qu'Il étende sur nous sa main,
qu'Il lave ici-bas nos souillures
et nous rende aux séjours des cieux.

En ce temps sacré du dimanche
à nous qui chantons des psaumes
pendant les heures du repos
qu'Il donne la béatitude.

A Dieu le Père soit la gloire,
et gloire à Son unique Fils,
avec l'Esprit consolateur,
à travers l'infini des siècles !
IN I NOCTURNO AU Ier NOCTURNE
Ant. 1 Dómine, * in virtúte tua lætábitur rex.Ant. 1 Seigneur, le roi se réjouit de Ta force.
Psalmus 20 (21) Psaume 20 (21)
Gratiarum actio pro regis victoria Action de grâce pour la victoire du Roi
Accepit vitam, ut resurgeret, et longitudinem dierum in sæculum sæculi (S. Irenæus). Il a reçu la vie, le Ressuscité, pour la suite des jours, au long des siècles. (S. Irénée).
Dómine in virtúte tua lætábitur rex, * et super salutáre tuum exsultábit veheménter. Seigneur, le roi se réjouit de Ta force; comme Ton secours le remplit d'allégresse !
Desidérium cordis eius tribuísti ei * et voluntátem labiórum eius non denegásti. Tu lui as donné ce que son coeur désirait, Tu n'as pas refusé ce que demandaient ses lèvres.
Quóniam prævenísti eum in benedictiónibus dulcédinis; * posuísti in cápite eius corónam de auro puríssimo. Car Tu l'as prévenu de bénédictions exquises, Tu as mis sur sa tête une couronne d'or pur.
Vitam pétiit a te, et tribuísti ei, * longitúdinem diérum in sæculum et in sæculum sæculi. II te demandait la vie, Tu la lui as donnée, de longs jours à jamais et à perpétuité.
Magna est glória eius in salutári tuo, * magnificéntiam et decórem impónes super eum; Sa gloire est grande, grâce à Ton secours; Tu mets sur lui splendeur et magnificence.
quóniam pones eum benedictiónem in sæculum sæculi, * lætificábis eum in gáudio ante vultum tuum. Tu le rends à jamais un objet de bénédictions; Tu le combles de joie devant ta face.
Quóniam rex sperat in Dómino * et in misericórdia Altíssimi non commovébitur. Car le roi se confie dans le Seigneur, et par la bonté du Très-Haut il ne chancelle point.
[Invéniet manus tua omnes inimícos tuos, * déxtera tua invéniet, qui te odérunt. [Ta main, ô roi, atteindra tous tes ennemis, ta droite atteindra ceux qui te haïssent.
Pones eos ut clíbanum ignis in témpore vultus tui: † Dóminus in ira sua deglútiet eos, * et devorábit eos ignis. Tu les rendras comme une fournaise ardente, au jour où tu montreras ta face ; le Seigneur les anéantira dans Sa colère, et le feu les dévorera.
Fructum eórum de terra perdes * et semen eórum de fíliis hóminum. Tu feras disparaitre de la terre leur postérité, et leur race d'entre les enfants des hommes.
Quóniam intendérunt in te mala, * cogitavérunt consília: nihil potuérunt. Ils ont préparé pour toi la ruine, ils ont conçu des desseins pervers, mais ils seront impuissants.
Quóniam pones eos dorsum, * arcus tuos tendes in vultum eórum.] Car tu leur feras tourner le dos ; de tes traits tu les viseras au front.]
Exaltáre, Dómine, in virtúte tua; * cantábimus et psallémus virtútes tuas. Lève-toi, Seigneur, dans Ta force ! Nous voulons chanter et célébrer Ta puissance.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 21 Psaume 21
Afflictio iusti et exauditio Détresse du juste, qui est exaucé.
Clamavit Iesus voce magna « Eli, Eli, lama sabachtani » (Mt 27,46) Jésus cria d'une vois forte : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ?"
Deus, Deus meus, quare me dereliquísti? * Longe a salúte mea verba rúgitus mei. O Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné? * Je gémis, et le salut reste loin de moi !
Deus meus, clamo per diem, et non exáudis, * et nocte, et non est réquies mihi. Mon Dieu, je crie pendant le jour, et Tu ne m'exauces pas; * et pendant la nuit, pas de repos pour moi.
Tu autem sanctus es, * qui hábitas in láudibus Israel. Mais Toi, Tu habites dans le sanctuaire; * Toi qui es la louange d'Israël.
In te speravérunt patres nostri, * speravérunt, et liberásti eos; Nos pères ont espéré en Toi; * ils ont espéré, et Tu les as délivrés.
ad te clamavérunt et salvi facti sunt, * in te speravérunt et non sunt confúsi. Ils ont crié vers Toi, et ils ont été sauvés; * ils ont espéré en Toi, et ils n'ont point été confondus.
Ego autem sum vermis et non homo, * oppróbrium hóminum et abiéctio plebis. Mais moi, je suis un ver, et non un homme; * l'opprobre des hommes, et le rebut du peuple.
Omnes vidéntes me derisérunt me; * torquéntes lábia movérunt caput: Tous ceux qui m'ont vu se sont moqués de moi; * de leurs lèvres ils ont proféré l'outrage, et ils ont branlé la tête.
“Sperávit in Dómino: erípiat eum, * salvum fáciat eum, quóniam vult eum.” Il a espéré au Seigneur, qu'Il le délivre; * qu'Il le sauve, puisqu'Il l'aime.
Quóniam tu es qui extraxísti me de ventre, * spes mea ad úbera matris meae. Oui, c'est Toi qui m'as tiré du ventre de ma mère; * Tu es mon espérance depuis le temps où je suçais ses mamelles.
In te proiéctus sum ex útero, * de ventre matris meae Deus meus es tu. Au sortir de son sein, j'ai été jeté sur Tes genoux; * depuis que j'ai quitté ses entrailles, c'est Toi qui es mon Dieu.
Ne longe fias a me, quóniam tribulátio próxima est, * quóniam non est qui adiúvet. Ne Te retire pas de moi, car la tentation est proche, * et il n'y a personne qui me secoure.
Circumdedérunt me vítuli multi, * tauri Basan obsedérunt me. Des jeunes taureaux nombreux m'ont environné; * des taureaux gras m'ont assiégé.
Aperuérunt super me os suum * sicut leo rápiens et rúgiens. Ils ont ouvert leur bouche sur moi, * comme un lion ravisseur et rugissant.
Sicut aqua effúsus sum, * et dissolúta sunt ómnia ossa mea. Je me suis répandu comme l'eau, * et tous mes os se sont disloqués.
Factum est cor meum tamquam cera * liquéscens in médio ventris mei. Mon cœur est devenu comme de la cire fondue * au milieu de mes entrailles.
Áruit tamquam testa palátum meum, et lingua mea adhǽsit fáucibus meis, * et in púlverem mortis deduxísti me. Ma force s'est desséchée comme un tesson, et ma langue s'est attachée à mon palais; * et Tu m'as conduit à la poussière du tombeau.
Quóniam circumdedérunt me canes multi, * concílium malignántium obsédit me. Car des chiens nombreux m'ont environné; * une bande de scélérats m'a assiégé.
Fodérunt manus meas et pedes meos, * et dinumerávi ómnia ossa mea. Ils ont percé mes mains et mes pieds,* ils ont compté tous mes os.
Ipsi vero consideravérunt et inspexérunt me; divisérunt sibi vestiménta mea * et super vestem meam misérunt sortem. Ils m'ont considéré et contemplé.* Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont jeté le sort sur ma tunique.
Tu autem, Dómine, ne elongáveris; * fortitúdo mea, ad adiuvándum me festína. Mais Toi, Seigneur, n'éloigne pas de moi Ton secours; * prends soin de ma défense.
Érue a frámea ánimam meam * et de manu canis únicam meam. Délivre, ô Dieu, mon âme du glaive, * et ma vie du pouvoir du chien.
Salva me ex ore leónis * et a córnibus unicórnium humilitátem meam. Sauve-moi de la gueule du lion, * et sauve ma faiblesse des cornes des buffles.
Narrábo nomen tuum frátribus meis, * in médio ecclésiae laudábo te. J'annoncerai Ton Nom à mes frères; * je Te louerai au milieu de l'assemblée.
Qui timétis Dóminum, laudáte eum; * univérsum semen Iácob, glorificáte eum. Toi qui crains le Seigneur, loue-Le; * toute la race de Jacob, glorifie-Le.
Métuat eum omne semen Israel, * quóniam non sprevit neque despéxit afflictiónem páuperis Que toute la race d'Israël Le craigne, * parce qu'Il n'a pas méprisé ni dédaigné la supplication du pauvre,
nec avértit fáciem suam ab eo * et, cum clamáret ad eum, exaudívit. et qu'Il n'a point détourné de moi Son visage; * mais qu'Il m'a exaucé lorsque je criais vers Lui.
Apud te laus mea in ecclésia magna; * vota mea reddam in conspéctu timéntium eum. Je T'adresserai ma louange dans une grande assemblée; * j'acquitterai mes vœux en présence de ceux qui Le craignent.
Edent páuperes et saturabúntur; et laudábunt Dóminum, qui requírunt eum: * “Vívant corda eórum in sǽculum sǽculi!” Les pauvres mangeront et seront rassasiés, et ceux qui cherchent le Seigneur Le loueront; * leurs cœurs vivront dans les siècles des siècles.
Reminiscéntur et converténtur ad Dóminum univérsi fines terrae, * et adorábunt in conspéctu eíus univérsae famíliae géntium. Toutes les extrémités de la terre se souviendront du Seigneur et se convertiront à Lui;* et toutes les familles des nations L'adoreront en Sa présence;
Quóniam Dómini est regnum, * et ipse dominábitur géntium. car le règne appartient au Seigneur, * et Il dominera sur les nations.
Ipsum solum adorábunt omnes, qui dórmiunt in terra; * in conspéctu eíus prócident omnes, qui descéndunt in púlverem. Tous les riches de la terre ont mangé et adoré; * tous ceux qui descendent dans la terre se prosterneront devant Lui.
Ánima autem mea illi vivet, * et semen meum sérviet ipsi. Et mon âme vivra pour Lui, * et ma race Le servira.
Narrábitur de Dómino generatióni ventúrae; et annuntiábunt iustítiam eíus pópulo, * qui nascétur: “Haec fecit Dóminus!” La postérité qui doit venir sera annoncée au Seigneur, * et les cieux annonceront Sa justice au peuple qui doit naître, et que le Seigneur a fait.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dómine, * in virtúte tua lætábitur rex.Ant. Seigneur, le roi se réjouit de Ta force.
Ant. 2 Dóminus regit me * et nihil mihi déerit.Ant. 2 Le Seigneur me dirige ; je ne manquerai de rien.
Psalmus 22 (23) Psaume 22 (23)
Pastor bonus Le bon pasteur
Agnus pascet illos et deducet eos ad vitae fontes aquarum (Ap 7, 17). L'Agneau sera leur Pasteur pour les conduire vers les eaux de la source de vie. Ap 7, 17
Dóminus pascit me, et nihil mihi déerit: * in páscuis viréntibus me collocávit, Le Seigneur est mon pasteur; je ne manquerai de rien : Il me fait reposer dans de verts pâturages,
super aquas quiétis edúxit me, * ánimam meam refécit. Il me mène prés des eaux rafraîchissantes, Il restaure mon âme.
Dedúxit me super sémitas iustítiæ * propter nomen suum. Il me conduit dans les droits sentiers, à cause de Son nom.
Nam et si ambulávero in valle umbræ mortis, non timébo mala, * quóniam tu mecum es. Même quand je marche dans une vallée d'ombre mortelle, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi.
Virga tua et báculus tuus, * ipsa me consoláta sunt. Ta houlette et Ton bâton m'ont consolé.
Parásti in conspéctu meo mensam * advérsus eos, qui tríbulant me; Tu dresses devant moi une table en face de mes ennemis qui me persécutent ;
impinguásti in óleo caput meum, * et calix meus redúndat. Tu répands l'huile sur ma tête; ma coupe est débordante.
Etenim benígnitas et misericórdia subsequéntur me * ómnibus diébus vitæ meæ, Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront, tous les jours de ma vie,
et inhabitábo in domo Dómini * in longitúdinem diérum. et j'habiterai dans la maison du Seigneur, pour de longs jours.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 23 (24) Psaume 23 (24)
Domini in templum adventus Avènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus). Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu'Il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
Dómini est terra et plenitúdo eius,* orbis terrárum et qui hábitant in eo. Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent.
Quia ipse super mária fundávit eum* et super flúmina firmávit eum. Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
Quis ascéndet in montem Dómini,* aut quis stabit in loco sancto eius? Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans son lieu saint?
Innocens mánibus et mundo corde, † qui non levávit ad vana ánimam suam,* nec iurávit in dolum. Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur.
Hic accípiet benedictiónem a Dómino* et iustificatiónem a Deo salutári suo. Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur.
Hæc est generátio quæréntium eum,* quæréntium fáciem Dei Iacob. Telle est la race de ceux qui le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
Attóllite, portæ, cápita vestra, † et elevámini, portæ æternáles,* et introíbit rex glóriæ. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
Quis est iste rex glóriæ?* Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in proelio. Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
Attóllite, portæ, cápita vestra, et elevámini, portæ æternáles,* et introíbit rex glóriæ. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
Quis est iste rex glóriæ?* Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ. Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dóminus regit me * et nihil mihi déerit.Ant. Le Seigneur me dirige ; je ne manquerai de rien.
Ant. 3 Oculi mei * semper ad Dóminum.Ant. 3 Mes yeux sont toujours dirigés vers le Seigneur.
Psalmus 24 (25) Psaume 24 (25)
Imploratio veniæ et salutis Imploration pour la venue et le salut
Spes non confundit (Rom 5, 5). L'espérance ne confond pas (Rom 5, 5).
Ad te, Dómine, levávi ánimam meam, * Deus meus, in te confído: non erubéscam. Vers Toi, le Seigneur, j'élève mon âme, mon Dieu. En Toi je me confie : que je n'aie pas de confusion !
Neque exsúltent super me inimíci mei, * étenim univérsi, qui sústinent te, non confundéntur. Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet ! Non, aucun de ceux qui espèrent en Toi ne sera confondu ;
Confundántur infidéliter agéntes * propter vanitátem. ceux là seront confondus qui sont infidèles sans cause.
Vias tuas, Dómine, demónstra mihi * et sémitas tuas édoce me. Seigneur, fais-moi connaître Tes voies, enseigne-moi Tes sentiers.
Dírige me in veritáte tua et doce me, quia tu es Deus salútis meæ, * et te sustínui tota die. Conduis-moi dans Ta vérité, et instruis-moi, car Tu es le Dieu de mon salut; tout le jour en Toi j'espère.
Reminíscere miseratiónum tuárum, Dómine, * et misericordiárum tuárum, quóniam a sæculo sunt. Souviens-Toi de Ta miséricorde, le Seigneur, et de Ta bonté car elles sont éternelles.
Peccáta iuventútis meæ et delícta mea ne memíneris; secúndum misericórdiam tuam meménto mei tu, * propter bonitátem tuam, Dómine. Ne te souviens pas des péchés de ma jeunesse ni de mes transgressions; souviens-Toi de moi selon Ta miséricorde, à cause de Ta bonté, ô Seigneur,
Dulcis et rectus Dóminus, * propter hoc peccatóres viam docébit; le Seigneur est bon et droit; c'est pourquoi il indique aux pécheurs la voie.
díriget mansuétos in iudício, * docébit mites vias suas. Il fait marcher les humbles dans la justice, il enseigne aux humbles Sa voie.
Univérsæ viæ Dómini misericórdia et véritas * custodiéntibus testaméntum eius et testimónia eius. Tous les sentiers du Seigneur sont miséricorde et fidélité, pour ceux qui gardent Son alliance et ses commandements.
Propter nomen tuum, Dómine, propitiáberis peccáto meo: * multum est enim. A cause de Ton nom, le Seigneur, Tu pardonneras mon iniquité, car elle est grande.
Quis est homo, qui timet Dóminum? * Docébit eum viam, quam éligat. Quel est l'homme qui craint le Seigneur? Le Seigneur lui montre la voie qu'il doit choisir.
Anima eius in bonis demorábitur, * et semen eius hereditábit terram. Son âme repose dans le bonheur, et sa postérité possédera le pays.
Familiáriter aget Dóminus cum timéntibus eum, * ut testaméntum suum maniféstet illis. La familiarité du Seigneur est pour ceux qui Le craignent; ll leur fait connaître les bénédictions de Son alliance.
Oculi mei semper ad Dóminum, * quóniam ipse evéllet de láqueo pedes meos. J'ai les yeux constamment tournés vers le Seigneur, car c'est Lui qui tirera mes pieds du lacet.
Réspice in me et miserére mei, * quia únicus et pauper sum ego. Regarde-moi et aie pitié de moi, car je suis délaissé et malheureux.
Diláta angústias cordis mei * et de necessitátibus meis érue me. Les angoisses de mon coeur se sont accrues : tire-moi de ma détresse !
Vide humilitátem meam et labórem meum * et dimítte univérsa delícta mea. Vois ma misère et ma peine, et pardonne tous mes péchés.
Réspice inimícos meos, quóniam multiplicáti sunt, * et ódio crudéli odérunt me. Vois combien sont nombreux mes ennemis, et quelle haine violente ils ont contre moi.
Custódi ánimam meam et érue me; * non erubéscam, quóniam sperávi in te. Garde mon âme et sauve-moi ! Que je ne sois pas confus, car j'ai mis en Toi ma confiance !
Innocéntia et æquitas custódiant me, * quia sustínui te. Que l'innocence et la droiture me protègent, car j'espère en Toi.
Líbera, Deus, Israel * ex ómnibus tribulatiónibus suis. O Dieu, délivre Israël de toutes ses angoisses !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 25 (26) Psaume 25 (26)
Innocentis fiducia et oratio Confiance de l'innocent et prière
Elegit nos Deus in Christo, ut essemus sancti et immaculati (Eph 1, 4). Dieu nous a choisis dans le Christ pour que nous soyons saints et immaculés (Eph 1, 4).
Iúdica me, Dómine, † quóniam ego in innocéntia mea ingréssus sum * et in Dómino sperans non infirmábor. Rends-moi justice, Seigneur, car j'ai marché dans mon innocence, je me confie dans le Seigneur, je ne chancellerai pas.
Proba me, Dómine, et tenta me; * ure renes meos et cor meum. Eprouve-moi, Seigneur, sonde-moi, fais passer au creuset mes reins et mon coeur.
Quóniam misericórdia tua ante óculos meos est, * et ambulávi in veritáte tua. Car Ta miséricorde est devant mes yeux, et je marche dans Ta vérité.
Non sedi cum viris vanitátis * et cum occúlte agéntibus non introíbo. Je ne me suis pas assis avec les hommes de mensonge, je ne vais pas avec les hommes dissimulés.
Odívi ecclésiam malignántium * et cum ímpiis non sedébo. Je hais l'assemblée de ceux qui font le mal, je ne siège pas avec les méchants.
Lavábo in innocéntia manus meas * et circúmdabo altáre tuum, Dómine, Je lave mes mains dans l'innocence et j'entoure Ton autel, Seigneur,
ut audítas fáciam voces laudis * et enárrem univérsa mirabília tua. pour faire entendre une voix de louange et raconter toutes Tes merveilles.
Dómine, diléxi habitáculum domus tuæ * et locum habitatiónis glóriæ tuæ. Seigneur, j'aime le séjour de Ta maison, le lieu où ta gloire réside.
Ne cólligas cum ímpiis ánimam meam * et cum viris sánguinum vitam meam, N'enlève pas mon âme avec celle des pécheurs et ma vie avec celle des hommes de sang,
in quorum mánibus iniquitátes sunt, * déxtera eórum repléta est munéribus. qui ont le crime dans les mains, et dont la droite est pleine de présents.
Ego autem in innocéntia mea ingréssus sum, * rédime me et miserére mei. Pour moi, je marche en mon innocence, délivre-moi et aie pitié de moi.
Pes meus stetit in dirécto, * in ecclésiis benedícam Dómino. Mon pied se tient sur un sol uni, je bénirai le Seigneur dans les assemblées.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Oculi mei * semper ad Dóminum.Ant. Mes yeux sont toujours dirigés vers le Seigneur.
℣. Verbum Christi hábitet in vobis abundánter.
℟. Quóniam appropínquat redémptio vestra.
℣. Que la parole du Christ habite abondamment en vous.
℟. Parce que votre rédemption approche.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
Deus Pater omnípotens sit nobis propítius et clemens. ℟. Amen. Que Dieu le Père tout-puissant soit pour nous propice et clément. ℟. Amen.
Lectio biblica cum ℟.
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De libro secúndo Regum Du second livre des Rois
Lectio I Lecture I
Eliséus revérsus est in Gálgala. Erat autem fames in terra, et fílii prophetárum habitábant coram eo. Dixítque púero suo: "Pone ollam grandem et coque pulméntum fíliis prophetárum." Et egréssus est unus in agrum, ut collígeret herbas agréstes; invenítque quasi vitem silvéstrem et collégit ex ea colocýnthidas agri. Et implévit pállium suum et revérsus concídit in ollam pulménti; nesciébat enim quid esset. Infudérunt ergo sóciis, ut coméderent. Cumque gustássent de coctióne, exclamavérunt dicéntes: "Mors in olla, vir Dei!" Et non potuérunt comédere. At ille: "Afférte, inquit, farínam." Cumque tulíssent, misit in ollam et ait: "Infúnde turbæ, et cómedat." Et non fuit ámplius quidquam amaritúdinis in olla. Élisée revint à Gilgal pendant que la famine était dans le pays. Comme les frères prophètes étaient assis devant lui, il dit à son serviteur: " Mets la grande marmite sur le feu et cuis une soupe pour les frères prophètes. " L'un d'eux sortit dans la campagne pour ramasser des herbes, trouva des sarments sauvages, sur lesquels il cueillit des coloquintes, plein son vêtement. Il revint et les coupa en morceaux dans la marmite de soupe, car on ne savait pas ce que c'était. On versa à manger aux hommes. Mais à peine eurent-ils goûté le potage qu'ils poussèrent un cri: " Homme de Dieu! Il y a la mort dans la marmite! " et ils ne purent pas manger. Alors Élisée dit: " Eh bien! apportez de la farine. " Il la jeta dans la marmite et dit: " Verse aux gens et qu'ils mangent. " Il n'y avait plus rien de mauvais dans la marmite.
℟. Respéxit Elías ad caput suum subcinerícium panem; qui surgens, comédit et bibit, * Et ambulávit in fortitúdine cibi illíus usque ad montem Dei. ℣. Non est ália nátio tam grandis, quæ hábeat deos appropinquántes sibi, sicut Deus noster adest nobis. * Et ambulávit. ℟. Élie regarda: il y avait près de sa tête un pain cuit sur la braise; il se leva, mangea et but; * Puis, fortifié par cette nourriture, il marcha jusqu'à la montagne de Dieu. ℣. Quelle est la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous? * Puis.
Lectio II Lecture II
Vir autem quidam venit de Baalsalísa déferens viro Dei panes primitiárum, vigínti panes hordeáceos et fruméntum novum in pera sua. At ille dixit: "Da pópulo, ut cómedat." Respondítque ei miníster eius: "Quantum est hoc, ut appónam coram centum viris?" Rursum ille dixit: "Da pópulo, ut cómedat. Hæc enim dicit Dóminus: "Cómedent, et supérerit"." Pósuit ítaque coram eis, qui comedérunt, et supérfuit iuxta verbum Dómini. Un homme vint de Baal-Shalisha et apporta à l'homme de Dieu du pain de prémices, vingt pains d'orge et du grain frais dans son épi. Celui-ci ordonna: " Offre aux gens et qu'ils mangent ", mais son serviteur répondit: " Comment servirai-je cela à cent personnes? " Il reprit: " Offre aux gens et qu'ils mangent, car ainsi a parlé le Seigneur: On mangera et on en aura de reste. " Il leur servit, ils mangèrent et en eurent de reste, selon la parole du Seigneur.
℟. Factum est dum tólleret Dóminus Elíam per túrbinem in cælum, Eliséus clamábat dicens: * Pater mi, pater mi, currus Israel et auríga eius. ℣. Oro, dómine, ut fiat spíritus tuus duplex in me. At ille: Si vidéris quando tollar a te, erit quod petísti. * Pater mi. ℟. Tandis que le Seigneur enlevait Élie jusqu'au ciel dans un ouragan, voici qu'Élisée se mit à crier: * Mon père! Mon père! Char d'Israël et ses coursiers! ℣. Je t'en prie, mon seigneur, obtiens que je reçoive une double part de l'esprit que tu as reçu! Élie reprit: Si, au moment où je serai enlevé loin de toi, tu en as la vision, tu obtiendras ce que tu demandes. * Mon père.
Lectio III Lecture III
Dixérunt autem fílii prophetárum ad Eliséum: "Ecce locus in quo habitámus coram te, angústus est nobis. Eámus usque ad Iordánem, et tollant sínguli de silva matérias síngulas, ut ædificémus nobis ibi locum ad habitándum." Qui dixit: "Ite." Et ait unus ex illis: "Veni ergo et tu cum servis tuis." Respóndit: "Ego véniam." Et ábiit cum eis. Cumque veníssent ad Iordánem, cædébant ligna. Les frères prophètes dirent à Élisée: " Voici que l'endroit où nous habitons près de toi est trop étroit pour nous. Allons donc jusqu'au Jourdain; nous y prendrons chacun une poutre et nous nous ferons là une demeure. " Il répondit: " Allez. " L'un d'eux dit: " Consens à accompagner tes serviteurs ", et il répondit: " J'irai "; il partit avec eux. Arrivés au Jourdain, ils coupèrent le bois.
℟. Audi, Israel, præcépta Dómini, et ea in corde tuo quasi in libro scribe; * Et dabo tibi terram fluéntem lac et mel. ℣. Israel, si me audíeris, non erit in te deus recens, neque adorábis deum aliénum. * Et dabo. ℟. Écoute, Israël, écoute les préceptes du Seigneur! Inscris-les dans ton cœur comme sur un livre; * Et je te donnerai une terre, un pays ruisselant de lait et de miel. ℣. Vas-tu m'écouter, Israël? Tu n'auras pas chez toi d'autres dieux, tu ne serviras aucun dieu étranger. * Et.
Lectio IV Lecture IV
Accidit autem ut, cum unus matériam succidísset, cáderet ferrum secúris in aquam; exclamavítque ille et ait: "Heu, dómine mi! Et hoc ipsum mútuo accéperam!" Dixit autem homo Dei: "Ubi cécidit?" At ille monstrávit ei locum. Præcídit ergo lignum et misit illuc, natavítque ferrum. Et ait: "Tolle!" Qui exténdit manum et tulit illud. Or, comme l'un deux abattait sa poutre, la lame de fer tomba dans l'eau, et il s'écria: " Hélas, Monseigneur! Et encore elle était empruntée! " Mais l'homme de Dieu lui demanda: " Où est-elle tombée? " Et l'autre lui montra la place. Alors il cassa un bout de bois, le jeta à cet endroit et fit flotter le fer. Il dit: " Retire-le ", et l'homme étendit la main et le prit.
℟. Attendíte, pópule meus, legem meam; * Inclináte aurem vestram in verba oris mei. ℣. Apériam in parábolis os meum, loquar propositiónes ab inítio sæculi. * Inclináte. ℣. Glória Patri. * Inclináte. ℟. Ecoute ma loi, ô mon peuple, * Tends l'oreille aux paroles de ma bouche. ℣. J'ouvrirai la bouche pour une parabole, je publierai ce qui fut caché dès l'origine. * Tends l'oreille. ℣. Gloire au Père. * Tends l'oreille.
IN II NOCTURNO AU IIe NOCTURNE
Ant. 1 Dóminus * defénsor vitæ meæ.Ant. 1 Le Seigner est le défenseur de ma vie.
Psalmus 26 (27) Psaume 26 (27)
In periculis fiducia Confiance dans le danger
Ecce tabernaculum Dei cum hominibus (Ap 21, 3). Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes (Ap 21, 3).
Dóminus illuminátio mea et salus mea, * quem timébo? Le Seigneur est ma lumière et mon salut : qui craindrais-je?
Dóminus protéctor vitæ meæ, * a quo trepidábo? Le Seigneur est le rempart de ma vie : de qui aurais-je peur?
Dum apprópiant super me nocéntes, * ut edant carnes meas; Quand des méchants se sont avancés contre moi, pour dévorer ma chair;
qui tríbulant me et inimíci mei, * ipsi infirmáti sunt et cecidérunt. quand mes adversaires et mes ennemis se sont avancés, ce sont eux qui ont chancelé et qui sont tombés.
Si consístant advérsum me castra, * non timébit cor meum; Qu'une armée vienne camper contre moi, mon coeur ne craindra point;
si exsúrgat advérsum me proelium, * in hoc ego sperábo. que contre moi s'engage le combat, alors même j'aurai confiance.
Unum pétii a Dómino, hoc requíram: * ut inhábitem in domo Dómini ómnibus diébus vitæ meæ, Je demande au Seigneur une chose, je la désire ardemment : je voudrais habiter dans la maison du Seigneur, tous les jours de ma vie,
ut vídeam voluptátem Dómini * et vísitem templum eius. pour jouir des amabilités du Seigneur, pour contempler son sanctuaire.
Quóniam occultábit me in tentório suo, * in die malórum. Car il m'abritera dans sa demeure au jour de l'adversité,
Abscóndet me in abscóndito tabernáculi sui, * in petra exaltábit me. il me cachera dans le secret de sa tente, il m'établira sur un rocher.
Et nunc exaltátur caput meum * super inimícos meos in circúitu meo. ma tête s'élèvera au-dessus des ennemis qui sont autour de moi.
Immolábo in tabernáculo eius hóstias vociferatiónis, * cantábo et psalmum dicam Dómino. J'offrirai dans son tabernacle des sacrifices d'actions de grâces, je chanterai et je dirai des hymnes au Seigneur.
Exáudi, Dómine, vocem meam, qua clamávi, * miserére mei et exáudi me. Seigneur, écoute ma voix, je t'invoque; aie pitié de moi et exauce-moi !
De te dixit cor meum: «Exquírite fáciem meam!». * Fáciem tuam, Dómine, exquíram. Mon coeur dit de ta part : Cherchez ma face ! "
Ne avértas fáciem tuam a me, * ne declínes in ira a servo tuo. Ne me cache pas ta face, ne repousse pas avec colère ton serviteur;
Adiútor meus es tu, ne me reícias * neque derelínquas me, Deus salútis meæ. Tu es mon secours, ne me délaisse pas, et ne m'abandonne pas, Dieu de mon salut !
Quóniam pater meus et mater mea dereliquérunt me, * Dóminus autem assúmpsit me. Car mon père et ma mère m'ont abandonné, mais le Seigneur me recueillera.
Osténde mihi, Dómine, viam tuam * et dírige me in sémitam rectam propter inimícos meos. Seigneur, enseigne-moi ta voie ; dirige-moi dans un sentier uni, à cause de ceux qui m'épient.
Ne tradíderis me in ánimam tribulántium me; quóniam insurrexérunt in me testes iníqui * et qui violéntiam spirant. Ne me livre pas à la fureur de mes adversaires, car contre moi s'élèvent des témoins de mensonge, et des gens qui ne respirent que violence.
Credo vidére bona Dómini * in terra vivéntium. Ah ! si je ne croyais pas voir la bonté du Seigneur, dans la terre des vivants.
Exspécta Dóminum, viríliter age, * et confortétur cor tuum, et sústine Dóminum. Espère dans le Seigneur, aie courage et que ton coeur soit ferme, espère dans le Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 27 (28) Psaume 27 (28)
Supplicatio et gratiarum actio Supplication et action de grâce
Pater, gratias ago tibi quoniam audisti me (Io 11, 41). Père, je Te rends grâce car Tu m'as écouté (Io 11, 41).
Ad te, Dómine, clamábo; * Deus meus, ne síleas a me. C'est vers Toi, Seigneur, que je crie; mon rocher, ne reste pas sourd à ma voix.
Nequándo táceas a me, * et assimilábor descendéntibus in lacum. De peur que si Tu gardes le silence je ne ressemble à ceux qui descendent dans la fosse.
Exáudi vocem deprecatiónis meæ, dum clamo ad te, * dum extóllo manus meas ad templum sanctum tuum. Ecoute la voix de mes supplications, quand je crie vers Toi, quand j'élève mes mains vers Ton saint sanctuaire.
Ne simul trahas me cum peccatóribus * et cum operántibus iniquitátem. Ne m'emporte pas avec les méchants et les artisans d'iniquité.
Qui loquúntur pacem cum próximo suo, * mala autem in córdibus eórum. Qui parlent de paix au prochain, et qui ont la malice dans le coeur.
[Da illis secúndum ópera eórum * et secúndum nequítiam adinventiónum ipsórum. Rends-leur selon leurs oeuvres, et selon la malice de leurs actions;
Secúndum opus mánuum eórum tríbue illis, redde retributiónem eórum ipsis. rends-leur selon l'ouvrage de leurs mains, donne-leur le salaire qu'ils méritent.
Quóniam non intellexérunt ópera Dómini et opus mánuum eíus, * déstruet illos et non aedificábit eos. ] Car ils ne prennent pas garde aux oeuvres du Seigneur, à l'ouvrage de Ses mains : Il les détruira et ne les bâtira pas.
Benedíctus Dóminus, † quóniam exaudívit vocem deprecatiónis meæ; * Dóminus adiútor meus et protéctor meus, Béni soit le Seigneur, car Il a entendu la voix de mes supplications ; le Seigneur est ma force et mon bouclier,
in ipso sperávit cor meum, et adiútus sum, † et exsultávit cor meum, * et in cántico meo confitébor ei. en Lui s'est confié mon coeur et j'ai été secouru ; aussi mon coeur est dans l'allégresse, et je Le louerai par mes cantiques.
Dóminus fortitúdo plebi suæ * et refúgium salvatiónum christi sui est. Le Seigneur est la force de Son peuple, Il est une forteresse de salut pour Son messie.
Salvum fac pópulum tuum et bénedic hereditáti tuæ * et pasce eos et extólle illos usque in ætérnum. Sauve Ton peuple et bénis Ton héritage, sois leur pasteur et porte-les à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dóminus * defénsor vitæ meæ.Ant. Le Seigner est le défenseur de ma vie.
Ant. 2 Adoráte Dóminum * in aula sancta eius.Ant. 2 Adorez le Seigneur dans Son sanctuaire.
Psalmus 28 (29) Psaume 28 (29)
Verbi Domini præconium Supplication de la Parole de Dieu
Ecce vox de cælis dicens: «Hic est Filius meus dilectus» (Mt 3, 17). Voici qu'une voix venue du ciel dit : « Celui-ci est Mon Fils bien aimé » (Mt 3, 17).
Afférte Dómino, fílii Dei, * afférte Dómino glóriam et poténtiam, Apportez au Seigneur, fils de Dieu, donnez au Seigneur gloire et puissance !
afférte Dómino glóriam nóminis eius, * adoráte Dóminum in splendóre sancto. Apportez au Seigneur la gloire de Son nom ! Adorez Le Seigneur dans Sa sainte splendeur.
Vox Dómini super aquas; † Deus maiestátis intónuit, * Dóminus super aquas multas. La voix du Seigneur gronde au-dessus des eaux, le Dieu de la gloire tonne,  le Seigneur est sur les eaux abondantes.
Vox Dómini in virtúte, * vox Dómini in magnificéntia. La voix du Seigneur est puissante,  la voix du Seigneur est majestueuse.
Vox Dómini confringéntis cedros; * et confrínget Dóminus cedros Líbani. La voix du Seigneur brise les cèdres,  le Seigneur brise les cèdres du Liban ;
Et saltáre fáciet, tamquam vítulum, Líbanum, * et Sárion, quemádmodum fílium unicórnium. Il les fait bondir comme un jeune taureau, le Liban et le Sirion comme le petit du buffle.
Vox Dómini intercidéntis flammam ignis, † vox Dómini concutiéntis desértum, * et concútiet Dóminus desértum Cades. La voix du Seigneur fait jaillir des flammes de feu, la voix du Seigneur ébranle le désert, le Seigneur ébranle le désert de Cadès.
Vox Dómini properántis partum cervárum, † et denudábit condénsa; * et in templo eius omnes dicent glóriam. La voix du Seigneur fait enfanter les biches, elle dépouille les forêts de leur feuillage, et dans son temple tout dit : « Gloire ! »
Dóminus super dilúvium hábitat, * et sedébit Dóminus rex in ætérnum. le Seigneur, au déluge, est assis sur Son trône, le Seigneur siège sur Son trône, roi pour l'éternité.
Dóminus virtútem pópulo suo dabit, * Dóminus benedícet pópulo suo in pace. le Seigneur donnera la force à Son peuple ; le Seigneur bénira Son peuple en lui donnant la paix.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 29 (30) Psaume 29 (30)
Gratiarum actio pro liberatione a morte Action de grâce pour la délivrance de la mort.
Christus post resurrectionem gloriosam Patri gratias agit (Cassiodorus). Le Christ, après la résurrection, rendit gloire au Père (Cassiodorus).
Exaltábo te, Dómine, quóniam extraxísti me, * nec delectásti inimícos meos super me. Je T'exalte, Seigneur, car Tu m'as relevé, Tu n'as pas réjoui mes ennemis à mon sujet.
Dómine Deus meus, clamávi ad te, * et sanásti me. Seigneur, mon Dieu, j'ai crié vers Toi et Tu m'as guéri.
Dómine, eduxísti ab inférno ánimam meam, * vivificásti me, ut non descénderem in lacum. Seigneur, Tu as fait remonter mon âme du schéol, Tu m'as rendu la vie, loin de ceux qui descendent dans la fosse.
Psállite Dómino, sancti eius, * et confitémini memóriæ sanctitátis eius, Chantez le Seigneur, vous Ses fidèles, célébrez Son saint souvenir !
quóniam ad moméntum indignátio eius * et per vitam volúntas eius. Car Sa colère dure un instant, mais Sa grâce toute la vie ;
Ad vésperum demorátur fletus, * ad matutínum lætítia. le soir viennent les pleurs, et le matin l'allégresse.
Ego autem dixi in securitáte mea: * «Non movébor in ætérnum». Je disais dans ma sécurité : " Je ne serai jamais ébranlé ! "
Dómine, in voluntáte tua * præstitísti decóri meo virtútem; Seigneur, par Ta grâce Tu avais affermi ma montagne;
avertísti fáciem tuam a me, * et factus sum conturbátus. Tu as caché Ta face, et j'ai été troublé.
Ad te, Dómine, clamábam * et ad Deum meum deprecábar. Seigneur, j'ai crié vers Toi, j'ai imploré le Seigneur
Quæ utílitas in sánguine meo, * dum descéndo in corruptiónem? Que gagnes-Tu à verser mon sang; à me faire descendre dans la fosse ?
Numquid confitébitur tibi pulvis * aut annuntiábit veritátem tuam? La poussière chantera-t-elle Tes louanges, annoncera-t-elle Ta vérité ?
Audívit Dóminus et misértus est mei, * Dóminus factus est adiútor meus. Ecoute, Seigneur, sois-moi propice; Seigneur, viens à mon secours !
Convertísti planctum meum in choros mihi, * conscidísti saccum meum et accinxísti me lætítia, Et Tu as changé mes lamentations en allégresse, Tu as délié mon sac et Tu m'as ceint de joie,
ut cantet tibi glória mea et non táceat. * Dómine Deus meus, in ætérnum confitébor tibi. afin que mon âme Te chante et ne se taise pas. Seigneur, mon Dieu, à jamais je Te louerai.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Adoráte Dóminum * in aula sancta eius.Ant. Adorez le Seigneur dans Son sanctuaire.
Ant. 3 In tua iustítia, * líbera me, Dómine.Ant. 3 Dans Ta justice, libère-moi, Seigneur.
Psalmus 30 Psaume 30
Afflicti supplicatio cum fiducia Supplication confiante de l'affligé.
Pater, in manus tuas commendo spiritum meum (Lc 23,46) Père, entre Tes mains Je remets Mon esprit (Lc 23,46)
In te, Dómine, sperávi, non confúndar in aetérnum; * in iustítia tua líbera me. J'ai espéré en Toi, Seigneur; que je ne sois jamais confondu; dans Ta justice délivre-moi.
Inclína ad me aurem tuam, * accélera, ut éruas me. Incline vers moi Ton oreille; hâte-Toi de me délivrer. Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge, * afin que Tu me sauves.
Esto mihi in rupem praesídii et in domum munítam, * ut salvum me fácias. Car Tu es ma force et mon refuge, et à cause de Ton Nom, Tu me conduiras et me nourriras.
Quóniam fortitúdo mea et refúgium meum es tu * et propter nomen tuum dedúces me et pasces me. Tu me tireras de ce piège qu'ils ont caché contre moi, car Tu es mon protecteur.
Edúces me de láqueo, quem abscondérunt mihi, * quóniam tu es fortitúdo mea. Je remets mon âme entre Tes mains; Tu m'as racheté, Seigneur, Dieu de vérité.
In manus tuas comméndo spíritum meum; * redemísti me, Dómine, Deus veritátis. Tu haïs ceux qui s'attachent sans aucun fruit à des choses vaines.
Odísti observántes vanitátes supervácuas, * ego autem in Dómino sperávi. Pour moi, j'ai mis mon espérance dans le Seigneur. Je tressaillirai de joie et d'allégresse dans Ta miséricorde.
Exsultábo et laetábor in misericórdia tua, * quóniam respexísti humilitátem meam; Car Tu as regardé mon état humilié; Tu as sauvé mon âme des angoisses.
agnovísti necessitátes ánimae meae nec conclusísti me in mánibus inimíci; * statuísti in loco spatióso pedes meos. Et Tu ne m'as pas livré aux mains de l'ennemi; Tu as mis mes pieds au large.
Miserére mei, Dómine, quóniam tríbulor; conturbátus est in maeróre óculus meus, * ánima mea et venter meus. Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis très affligé; mon oeil, mon âme et mes entrailles sont troublés par la colère.
Quóniam defécit in dolóre vita mea, * et anni mei in gemítibus; Car ma vie se consume dans la douleur, et mes années dans les gémissements.
infirmáta est in paupertáte virtus mea, * et ossa mea contabuérunt. Ma force s'est affaiblie par la pauvreté, et mes os sont ébranlés.
Apud omnes inimícos meos factus sum oppróbrium et vicínis meis valde et timor notis meis: * qui vidébant me foras, fugiébant a me. Plus que tous mes ennemis, je suis devenu un objet d'opprobre, surtout à mes voisins, et l'effroi de ceux qui me connaissent.
Oblivióni a corde datus sum tamquam mórtuus; * factus sum tamquam vas pérditum. Ceux qui me voyaient dehors fuyaient loin de moi. J'ai été oublié des coeurs, comme un mort.
Quóniam audívi vituperatiónem multórum: * horror in circúitu; J'ai été comme un vase brisé; car j'ai entendu les propos injurieux de ceux qui demeurent alentour.
in eo dum convenírent simul advérsum me, * auférre ánimam meam consiliáti sunt. Quand ils se réunissaient ensemble contre moi, ils ont tenu conseil pour m'ôter la vie.
Ego autem in te sperávi, Dómine; dixi: “Deus meus es tu, * in mánibus tuis sortes meae.” Mais j'ai espéré en Toi, Seigneur. J'ai dit: Tu es mon Dieu;
Éripe me de manu inimicórum meórum * et a persequéntibus me; mes destinées sont entre Tes mains. Arrache-moi de la main de mes ennemis et de mes persécuteurs.
illústra fáciem tuam super servum tuum, * salvum me fac in misericórdia tua. Fais luire Ton visage sur Ton serviteur; sauve-moi par Ta miséricorde.
Dómine, non confúndar, quóniam invocávi te; * erubéscant ímpii et obmutéscant in inférno. Seigneur, que je ne sois pas confondu, car je T'ai invoqué. Que les impies rougissent, et qu'ils soient conduits dans l'enfer;
Muta fiant lábia dolósa, quae loquúntur advérsus iústum protérva * in supérbia et in abusióne. que les lèvres trompeuses deviennent muettes, elles qui profèrent l'iniquité contre le juste, * avec orgueil et insolence.
Quam magna multitúdo dulcédinis tuae, Dómine, * quam abscondísti timéntibus te. Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de Ta douceur, que Tu as mise en réserve pour ceux qui Te craignent!
Perfecísti eis, qui sperant in te, * in conspéctu filiórum hóminum. Tu l'exerces envers ceux qui espèrent en Toi, à la vue des enfants des hommes.
Abscóndes eos in abscóndito faciéi tuae * a conturbatióne hóminum; Tu les cacheras dans le secret de Ta face, à l'abri du tumulte des hommes.
próteges eos in tabernáculo * a contradictióne linguárum. Tu les protégeras dans Ton tabernacle contre les langues qui les attaquent.
Benedíctus Dóminus, * quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi in civitáte muníta. Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde dans une ville fortifiée.
Ego autem dixi in trepidatióne mea: * “Praecísus sum a conspéctu oculórum tuórum.” Pour moi j'ai dit dans le transport de mon esprit: J'ai été rejeté de devant Tes yeux.
Verúmtamen exaudísti vocem oratiónis meae, * dum clamárem ad te. C'est pour cela que Tu as exaucé la voix de ma prière, lorsque je criais vers Toi.
Dilígite Dóminum, omnes sancti eíus: fidéles consérvat Dóminus * et retríbuit abundánter faciéntibus supérbiam. Aimez le Seigneur, vous tous Ses saints; car le Seigneur recherchera la vérité, et Il châtiera largement ceux qui se livrent à l'orgueil.
Viríliter ágite, et confortétur cor vestrum, * omnes, qui sperátis in Dómino. Agissez avec courage, et que votre coeur s'affermisse, vous tous qui espérez au Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 31 (32) Psaume 31 (32)
Beatus, cui remissa est iniquitas Heureux celui dont l'iniquité est remise
David dicit beatitudinem hominis, cui Deus reputat iustitiam sine operibus (Rom 4, 6). David proclame heureux l'homme à qui Dieu impute la justice indépendamment des oeuvres (Rom 4, 6).
Beátus, cui remíssa est iníquitas * et obtéctum est peccátum. Heureux celui dont la transgression a été remise, dont le péché est pardonné !
Beátus vir, cui non imputávit Dóminus delíctum, * nec est in spíritu eius dolus. Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas l'iniquité, et dans l'esprit duquel il n'y a point de fraude !
Quóniam tácui, inveteravérunt ossa mea, * dum rugírem tota die. Tant que je me suis tu, mes os se consumaient dans mon gémissement, chaque jour.
Quóniam die ac nocte graváta est super me manus tua, * immutátus est vigor meus in ardóribus æstátis. Car jour et nuit Ta main s'appesantissait sur moi ; la sève de ma vie se desséchait aux ardeurs de l'été.
Peccátum meum cógnitum tibi feci * et delíctum meum non abscóndi. Je T'ai fait connaître mon péché je n'ai point caché mon iniquité ;
Dixi: «Confitébor advérsum me iniquitátem meam Dómino». * Et tu remisísti impietátem peccáti mei. j'ai dit " Je veux confesser au Seigneur mes transgressions " et Toi, Tu as remis l'iniquité de mon péché.
Propter hoc orábit ad te omnis sanctus * in témpore opportúno. Que tout homme pieux Te prie donc au temps favorable !
Et in dilúvio aquárum multárum * ad eum non approximábunt. quand les grandes eaux déborderont, elles ne l'atteindront point.
Tu es refúgium meum, a tribulatióne conservábis me; * exsultatiónibus salútis circúmdabis me. Tu es mon asile, Tu me préserveras de la détresse; Tu m'entoureras de chants de délivrance.
Intelléctum tibi dabo et ínstruam te in via, qua gradiéris; * firmábo super te óculos meos. "Je t'instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; je serai ton conseiller, mon oeil sera sur toi. "
Nolíte fíeri sicut equus et mulus, * quibus non est intelléctus; Ne soyez pas comme le cheval ou le mulet sans intelligence ;
in camo et freno si accédis ad constringéndum, * non appróximant ad te. il faut les gouverner avec le mors et le frein, autrement, ils n'obéissent pas.
Multi dolóres ímpii, * sperántem autem in Dómino misericórdia circúmdabit. De nombreuses douleurs sont la part du méchant. Mais celui qui se confie dans le Seigneur est environné de Sa grâce.
Lætámini in Dómino et exsultáte, iusti, * et gloriámini, omnes recti corde Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur et soyez dans l'allégresse ! Poussez des cris de joie, vous tous qui avez le coeur droit !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. In tua iustítia, * líbera me, Dómine.Ant. Dans Ta justice, libère-moi, Seigneur.
℣. Vestri beáti óculi quia vident.
℟. Et osténde fáciem tuam, et salvi érimus.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
Christus perpétuæ det nobis gáudia vitæ. ℟. Amen.
 Vel:  Ou :
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátu sancti Irenæi epíscopi Advérsus hæreses (Lib. 5, 17: SC 153, 230-234) Traité de saint Irénée contre les hérésies
Lectio I Lecture I
Beátus homo cui non imputávit Dóminus peccátum, David eam quæ per advéntum eius est remissiónem præmónstrat, per quam delévit chirógraphum débiti nostri et affíxit illud cruci, uti, quemádmodum per lignum debitóres facti sumus Deo, per lignum accipiámus nostri débiti remissiónem. Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas de péché! David fait ainsi connaître par avance la rémission des péchés qu'a procurée la venue du Seigneur, cette rémission par laquelle il a détruit le document qui attestait notre dette et l'a cloué à la croix, afin que, comme par le bois nous étions devenus débiteurs à l'égard de Dieu, par le bois nous recevions la remise de notre dette.
℟. Deus qui sedes super thronum et iúdicas æquitátem, esto refúgium páuperum in tribulatióne; * Quia tu solus labórem et dolórem consíderas. ℣. Tibi enim derelíctus est pauper, pupíllo tu eris adiútor; * Quia. ℟. Tu sièges, ô Seigneur, toi qui juges avec justice: montre-toi la forteresse des malheureux dans leur angoisse; * Car tu regardes, toi, la peine et la souffrance! ℣. Sur toi repose le faible, c'est toi qui viens en aide à l'orphelin; * Car.
Lectio II Lecture II
Hoc et per álios quidem multos, iam autem et per Eliséum prophétam significánter osténsum est. Cum enim hi qui cum illo erant prophétæ concíderent ligna ad fabricatiónem tabernáculi et ferrum excússum de secúri cecidísset in Iordánem et non invenirétur ab ipsis, véniens quidem Eliséus in ipsum locum, cum didicísset quid esset factum, lignum in aquam misit; hoc autem cum fecísset, supernatávit ferrum secúris, et de superfície aquæ sumpsérunt illud qui ante amíserant, per operatiónem ostendénte prophéta quod firmum Verbum Dei, quod per lignum neglegénter amiserámus nec inveniebámus, receptúri essémus íterum per ligni dispositiónem. Cela fut montré d'une manière symbolique, entre beaucoup d'autres, en la personne du prophète Élisée. Comme les prophètes qui se trouvaient avec lui coupaient du bois pour édifier leur habitation, le fer de la hache se détacha du manche et tomba dans le Jourdain. Il leur fut impossible de le retrouver. Étant arrivé en cet endroit et ayant appris ce qui s'était passé, Élisée jeta alors un morceau de bois dans l'eau: à peine l'avait-il fait, que le fer se mit à surnager, et ceux qui venaient de le perdre purent le reprendre à la surface de l'eau. Par cet acte, le prophète signifiait que le solide Verbe de Dieu, que nous avions perdu par le bois à cause de notre négligence et que nous ne retrouvions pas, nous le recouvrerions par le fait du bois.
℟. Quis est homo qui vivit et non vidébit mortem? * Aut quis éruet ánimam suam de manu ínferi? ℣. Quis novit potestátem iræ tuæ aut præ timóre tuo iram tuam dinumeráre? * Aut. ℟. Qui donc peut vivre et ne pas voir la mort? * Qui s'arracherait à l'emprise des enfers? ℣. Qui comprendra la force de ta colère? Qui peut t'adorer dans tes fureurs? * Qui s'arracherait.
Lectio III Lecture III
Quóniam autem secúri símilis est Verbum Dei, Ioánnes Baptísta ait de eo: Iam autem secúris ad radícem árborum pósita est. Et Ieremías autem simíliter ait: Verbum Dómini quemádmodum bipénnis cædens petram. Hoc ergo Verbum abscónditum a nobis manifestávit quemádmodum prædíximus, ligni disposítio. Que le Verbe de Dieu soit semblable à une hache, Jean-Baptiste l'atteste, quand il dit de lui: Voici que la hache est à la racine des arbres. Jérémie dit de même: La parole du Seigneur est comme une hache à deux tranchants qui fend le rocher. Ainsi donc, ce Verbe qui nous avait été caché, le bois nous l'a manifesté, ainsi que nous venons de le dire.
℟. Vidérunt te aquæ, Deus, vidérunt te aquæ, et timuérunt; * Multitúdo sónitus aquárum vocem dedérunt nubes. ℣. Illuxérunt coruscatiónes tuæ orbi terræ, commóta est et contrémuit terra. * Multitúdo. ℟. Les eaux, en te voyant, Seigneur, les eaux, en te voyant, tremblèrent; * Il y eut un fracas de trombes d'eau, les nuées donnèrent de la voix. ℣. Tes éclairs illuminèrent le monde, la terre s'agita et frémit. * Il y eut.
Lectio IV Lecture IV
Quóniam enim per lignum amísimus illud, per lignum íterum maniféstum ómnibus factum est, osténdens altitúdinem et longitúdinem et latitúdinem in se, et, quemádmodum dixit quidam de senióribus, per extensiónem mánuum duos pópulos ad unum Deum cóngregans; duæ quidem manus, quia et duo pópuli dispérsi in fines terræ, unum autem médium caput, quóniam et unus Deus super omnes et per omnes et in ómnibus nobis. En effet, puisque nous l'avions perdu par le bois, c'est par le bois qu'il est redevenu visible pour tous, montrant en lui-même la hauteur, la longueur et la largeur, et, comme l'a dit un des anciens, rassemblant par l'extension de ses mains les deux peuples vers un seul Dieu. Il y avait en effet deux mains, parce qu'il y avait deux peuples dispersés aux extrémités de la terre; mais au centre il n'y avait qu'une seule tête, parce qu'il n'y a qu'un seul Dieu, qui est au-dessus de toutes choses, à travers toutes choses et en nous tous.
℟. In Deo sperávit cor meum, et adiútus sum, et reflóruit caro mea, * Et ex voluntáte mea confitébor illi. ℣. Ad te, Dómine, clamávi; Deus meus, ne síleas, ne discédas a me. * Et. ℣. Glória Patri. * Et. ℟. Au Seigneur Dieu, mon cœur fait confiance: il m'a guéri, ma chair a refleuri, * De toute mon âme, je lui rends grâce! ℣. C'est toi, Seigneur, que j'appelle; mon Dieu, ne garde pas le silence, ne t'éloigne pas de moi! * De toute mon âme. ℣. Gloire au Père. * De toute mon âme.
IN III NOCTURNO AU IIIe NOCTURNE
Ant. Allelúia, allelúia, allélúia.Ant. Alléluia, alléluia, alléluia.
CANTICUM I
Is 33, 2-10
Oratio fiduciæ in miseria
In Christo sunt omnes thesauri sapientiæ et scientiæ absconditi (Col 2,3)
Dómine, miserére nostri, te enim exspectávimus; esto bráchium nostrum in mane * et salus nostra in témpore tribulatiónis.
A voce fragóris fugérunt pópuli, * ab exaltatióne tua dispérsae sunt gentes.
Et congregabúntur spólia, sicut collígitur bruchus; * sicut discúrrunt locústæ, ad ea discúrritur.
Sublímis est Dóminus, quóniam hábitat in excélso; * implet Sion iudício et iustítia.
Et erit fírmitas in tempóribus tuis; divítiæ salútis sapiéntia et sciéntia: * timor Dómini ipse est thesáurus eíus.
Ecce præcónes clamábunt foris, * ángeli pacis amáre flebunt.
Dissipátæ sunt viæ, cessávit tránsiens per sémitam; írritum fecit pactum, * reiécit testes, non reputávit hómines.
Luget et elanguéscit terra, * confúsus est Líbanus et obsórduit,
et factus est Saron sicut desértum, * et exaruérunt Basan et Carmélus.
"Nunc consúrgam, dicit Dóminus, * nunc exaltábor, nunc sublevábor."
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
CANTICUM II
Is 33,13-16
Deus iudicabit in iustitia
Vobis est repromissio et filiis vestris et omnibus qui longe sunt (Act 2,39)
Audíte, qui longe estis, quae fécerim, * et cognoscíte, vicíni, fortitúdinem meam.
Contérriti sunt in Sion peccatóres, * possédit tremor ímpios.
Quis póterit habitáre de vobis cum igne devoránte? * Quis habitábit ex vobis cum ardóribus sempitérnis?
Qui ámbulat in iustítiis * et lóquitur aequitátes,
qui réicit lucra ex rapínis * et éxcutit manus suas, ne múnera accípiat,
qui obtúrat aures suas, ne áudiat sánguinem, * et claudit óculos suos, ne vídeat malum:
iste in excélsis habitábit, * muniménta saxórum refúgium eíus;
panis ei datus est, * aquae eíus fidéles sunt.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
CANTICUM III
Eccli 36,14-19
Oratio pro populo Dei
Hæc est vita, ut cognoscant te, solum Deum et quem misisti, Iesum Christum (Io 17,3)
Miserére plebi tuæ, super quam invocátum est nomen tuum, * et Israel, quem coaequásti primogénito tuo.
Miserére civitáti sanctificatiónis tuae, * Ierusálem, loco requiéi tuæ.
Reple Sion maiestáte tua * et glória tua templum tuum.
Da testimónium his, qui ab inítio creatúræ tuæ sunt, * et súscita prædicatiónes, quas locúti sunt in nómine tuo.
Da mercédem sustinéntibus te, * ut prophétæ tui fidéles inveniántur.
Et exáudi oratiónes servórum tuórum,  secúndum beneplácitum super pópulo tuo, * et dírige nos in viam iustítiæ,
et sciant omnes, qui hábitant terram, * quia tu es Deus sæculórum.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Allelúia, allelúia, allélúia.Ant. Alléluia, alléluia, alléluia.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
Ignem sui amóris accéndat Deus in córdibus nostris. ℟. Amen. Que le Seigneur allume en nos coeurs le feu de Son amour. ℟. Amen.
In tertio nocturno, anno C Troisième nocturne, année C
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
In illo témpore: Dixit Iesus discípulis suis: "Sint lumbi vestri præcíncti et lucérnæ ardéntes." Et réliqua. Jésus disait à ses disciples: " Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. " Et la suite.
Ex Expositióne sancti Ambrósii epíscopi in psalmum centésimum décimum octávum (Sermo 14: CSEL 62, 305-306) Sermon de saint Ambroise
Lectio I Lecture I
Sit tibi fides itíneris tui prævia, sit tibi iter Scriptúra divína. Bonus est cæléstis ductus elóquii. Ex hac lucérna accénde et tu lucérnam, ut lúceat intérior óculus tuus qui lucérna est tui córporis. Multas habes lucérnas, accénde omnes, quia dictum est tibi: Sint lumbi vestri præcíncti, et lucérnæ vestræ ardéntes. Quia multæ sunt ténebræ, multæ lucérnæ sunt necessáriæ; ut meritórum nostrórum in tantis ténebris lumen elúceat. Que la foi t'ouvre la route, que la divine Écriture soit ton chemin. Il est bon d'être guidé par la parole du ciel. À cette lampe allume aussi ta lampe, pour que brille ton œil intérieur, qui est la lampe de ton corps. As-tu beaucoup de lampes, allume-les toutes, car il t'a été dit: Restez en tenue de service et gardez vos lampes allumées. Parce qu'il y a beaucoup de ténèbres, il faut beaucoup de lampes, pour qu'au milieu de ténèbres si profondes brille notre lumière.
℟. Unam pétii a Dómino, hanc requíram: ut inhábitem in domo Dómini * Omnibus diébus vitæ meæ. ℣. Ut vídeam voluptátem Dómini et prótegar a templo sancto eius; * Omnibus diébus. ℟. J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche: habiter la maison du Seigneur * Tous les jours de ma vie. ℣. Pour admirer le Seigneur dans sa beauté, me réfugier dans son temple saint; * Tous les jours.
Lectio II Lecture II
Virtútes sunt lucérnæ ardéntes, quæ die ac nocte in templo Dei lucent. Si templum Dei in córpore tuo servas, si membra tua membra sunt Christi, lucent virtútes tuæ, quas nullus exstínguit, nisi eas tuum crimen extínxerit. Hoc lúmine castæ mentis et piæ devotiónis sollemnitátis nostræ festa respléndeant. Nos vertus sont ces lampes allumées qui luisent nuit et jour dans le temple de Dieu. Si tu préserves dans ton corps le temple de Dieu, si tes membres sont les membres du Christ, alors brillent tes vertus que nul n'éteint, sauf une faute grave de ta part. Que cette lumière de l'âme chaste et de la dévotion ardente fasse resplendir notre fête solennelle.
℟. Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * Quam abscondísti timéntibus te! ℣. Perfecísti eis qui sperant in te, in conspéctu filiórum hóminum. * Quam abscondísti. ℟. Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de tes douceurs! * Tu la réserves à ceux qui te craignent. ℣. Tu combles, au regard des hommes, ceux qui ont en toi leur espérance. * Tu la réserves.
Lectio III Lecture III
Luceat ergo semper lucérna tua. Arguit Christus étiam eos qui utúntur lucérna, si non semper utántur, dicens: Sint lumbi vestri præcíncti et lucérnæ ardéntes. Non ad horam exsultémus in lúmine. Ad horam exsúltat qui audit verbum in ecclésia et gaudet; egréssus autem oblivíscitur quod audívit aut néglegit. Iste est qui sine lucérna in domo sua ámbulat; ideóque in ténebris ámbulat, qui ópera tenebrárum facit, indútus vestiménta diáboli, non Christum. Hæc fiunt quando verbi lucérna non lucet. Numquam ergo neglegámus verbum Dómini ex quo nobis ómnium orígo virtútum est, universorúmque óperum quidam procéssus. Que luise donc sans cesse ta lampe. Le Christ reprend même ceux qui en ont une, s'ils n'en font pas usage en tout temps, quand il dit: Restez en tenue de service et gardez vos lampes allumées. Ne nous réjouissons pas de la lumière pour une heure. Il se réjouit pour une heure, celui qui écoute avec joie la parole de Dieu à l'église; mais, à la sortie, oublie ou néglige ce qu'il avait entendu. Le voilà, celui qui marche sans lampe dans sa demeure; c'est pourquoi il marche dans les ténèbres celui qui fait les œuvres des ténèbres; il est revêtu des habits du diable, il n'a pas revêtu le Christ. C'est ce qui arrive quand ne brille pas la lampe de la parole. Ne négligeons donc jamais la parole du Seigneur; elle est pour nous la source de toutes les vertus et pour ainsi dire le progrès de toutes nos œuvres.
℟. Fiat manus tua ut salvum me fáciat, quia mandáta tua elégi. * Concupívi salutáre tuum, Dómine. ℣. Errávi sicut ovis quæ períerat; requíre servum tuum, Dómine, quia mandáta tua non sum oblítus. * Concupívi. ℟. Que ta main vienne à mon aide, car j'ai choisi tes préceptes. * J'ai le désir de ton salut, Seigneur! ℣. Je m'égare, brebis perdue: viens chercher ton serviteur, je n'oublie pas tes volontés. * J'ai le désir.
Lectio IV Lecture IV
Si membra córporis nostri sine luce operári recte non queunt, (nam pedes vacíllant sine lúmine, et manus errant), quanto magis ad verbi lumen dirigénda sunt ánimæ nostræ vestígia, mentis incéssus! Sunt et manus ánimæ quæ bene tangunt, ut tétigit Thomas domínicæ resurrectiónis indícia, si verbi præséntis nobis lumen lúceat. Hæc lucérna accénsa sit in omni verbo, in omni ópere. Ad hanc lucérnam gressus noster forénsis internúsque moveátur. Les membres de notre corps ne sauraient œuvrer correctement sans la lumière, les pieds titubent et les mains tâtonnent en son absence; combien plus les démarches de notre âme et celles de notre esprit doivent-elles être guidées à la lumière de la parole! L'âme aussi a des mains qui savent toucher, comme Thomas toucha les marques de la résurrection du Seigneur, pourvu que brille la lumière de la parole qui nous est présente. Que dans toute parole, dans toute œuvre, soit allumée cette lampe. Que nos démarches extérieures et intérieures s'opèrent à cette lumière!
℟. Duo séraphim clamábant alter ad álterum: * Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth; * Plena est omnis terra glória eius. ℣. Tres sunt qui testimónium dant in cælo, Pater, Verbum, et Spíritus Sanctus: et hi tres Unum sunt. * Sanctus. ℣. Glória Patri. * Plena est. ℟. Deux anges flamboyants se criaient l'un à l'autre: * Il est Saint! Il est Saint! Il est Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers! * Toute la terre est remplie de sa gloire. ℣. Ils sont trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe, et l'Esprit Saint: et les trois sont Un seul. * Il est Saint. ℣. Gloire au Père. * Toute la terre.
Hymnus Hymne
Te Deum laudamus : te Dominum confitemur. Nous Te louons, ô Dieu ! Nous Te bénissons, Seigneur.
Te aeternum Patrem, omnis terra veneratur. Toute la terre T'adore, ô Père éternel !
Tibi omnes angeli, tibi caeli et universae potestates : Tous les Anges, les Cieux et toutes les Puissances.
tibi cherubim et seraphim, incessabili voce proclamant: "Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus Sabaoth. Les Chérubins et les Séraphins s'écrient sans cesse devant Toi : Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées.
Pleni sunt caeli et terra maiestatis gloriae tuae." Les cieux et la terre sont pleins de la majesté de Ta gloire.
Te gloriosus Apostolorum chorus, te prophetarum laudabilis numerus, te martyrum candidatus laudat exercitus. L'illustre chœur des Apôtres, La vénérable multitude des Prophètes, L'éclatante armée des Martyrs célèbrent Tes louanges.
Te per orbem terrarum sancta confitetur Ecclesia, Patrem immensae maiestatis; L'Église sainte publie Tes grandeurs dans toute l'étendue de l'univers, Ô Père dont la majesté est infinie !
venerandum tuum verum et unicum Filium ; Elle adore également Ton Fils unique et véritable ;
Sanctum quoque Paraclitum Spiritum. Et le Saint-Esprit consolateur.
Tu rex gloriae, Christe. Ô Christ ! Tu es le Roi de gloire.
Tu Patris sempiternus es Filius. Tu, ad liberandum suscepturus hominem, Tu es le Fils éternel du Père. Pour sauver les hommes et revêtir notre nature,
non horruisti Virginis uterum. Tu n'as pas dédaigné le sein d'une Vierge.
Tu, devicto mortis aculeo, Tu as brisé l'aiguillon de la mort,
aperuisti credentibus regna caelorum. Tu as ouvert aux fidèles le royaume des cieux.
Tu ad dexteram Dei sedes, in gloria Patris. Tu es assis à la droite de Dieu dans la gloire du Père.
Iudex crederis esse venturus. Nous croyons que Tu viendras juger le monde.
Te ergo quaesumus, tuis famulis subveni, quos pretioso sanguine redemisti. Nous Te supplions donc de secourir Tes serviteurs, rachetés de Ton Sang précieux.
Aeterna fac cum sanctis tuis in gloria numerari. Mets-nous au nombre de Tes Saints, pour jouir avec eux de la gloire éternelle.
¶ Salvum fac pópulum tuum, Dómine,  et bénedic hereditáti tuæ. ¶Sauve Ton peuple, Seigneur, et verse Tes bénédictions sur Ton héritage.
Et rege eos, et extolle illos usque in aeternum. Conduis Tes enfants et élève-les jusque dans l'éternité bienheureuse.
Per singulos dies benedicimus te ; et laudamus nomen tuum in saeculum, et in saeculum saeculi. Chaque jour nous Te bénissons ; Nous louons Ton nom à jamais, et nous le louerons dans les siècles des siècles.
Dignare, Domine, die isto sine peccato nos custodire. Daigne, Seigneur, en ce jour, nous préserver du péché.
Miserere nostri, Domine, miserere nostri. Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous.
Fiat misericordia tua, Domine, super nos, quemadmodum speravimus in te. Que Ta miséricorde, Seigneur, se répande sur nous, selon l'espérance que nous avons mise en Toi.
In te, Domine, speravi: non confundar in aeternum. C'est en Toi, Seigneur, que j'ai espéré, je ne serai pas confondu à jamais.
¶ Hæc ultima pars hymni ad libitum omitti potest. ¶ On peut omettre, au choix, la dernière partie de l'hymne.
Deinde abbas cantat evangelium de dominica currente, in cuius fine omnes respondent :
℟. Amen
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam (12,32-48)
In illo tempore: Dixit Iesus discipulis suis: Noli timére, pusíllus grex, quia complácuit Patri vestro dare vobis regnum. Véndite, quae possidétis, et date eleemósynam. Fácite vobis sácculos, qui non veteréscunt, thesáurum non deficiéntem in caelis, quo fur non apprópiat, neque tínea corrúmpit; ubi enim thesáurus vester est, ibi et cor vestrum erit. Sint lumbi vestri praecíncti et lucérnae ardéntes, et vos símiles homínibus exspectántibus dóminum suum, quando revertátur a núptiis, ut, cum vénerit et pulsáverit, conféstim apériant ei. Beáti, servi illi, quos, cum vénerit dóminus, invénerit vigilántes. Amen dico vobis, quod praecínget se et fáciet illos discúmbere et tránsiens ministrábit illis. Et si vénerit in secúnda vigília, et si in tértia vigília vénerit, et ita invénerit, beáti sunt illi. Hoc autem scitóte, quia, si sciret pater famílias, qua hora fur veníret, non síneret pérfodi domum suam. Et vos estóte paráti, quia, qua hora non putátis, Fílius hóminis venit.” Ait autem Petrus: “Dómine, ad nos dicis hanc parábolam an et ad omnes?” Et dixit Dóminus: “Quis putas est fidélis dispensátor et prudens, quem constítuet dóminus super famíliam suam, ut det illis in témpore trítici mensúram? Beátus ille servus, quem, cum vénerit dóminus eíus, invénerit ita faciéntem. Vere dico vobis: Supra ómnia, quae póssidet, constítuet illum. Quod si díxerit servus ille in corde suo: ‘Móram facit dóminus meus veníre’, et cóeperit percútere púeros et ancíllas et édere et bíbere et inebriári, véniet dóminus servi illíus in die, qua non sperat, et hora, qua nescit, et dívidet eum partémque eíus cum infidélibus ponet. Ille autem servus, qui cognóvit voluntátem dómini sui et non praeparávit vel non fecit secúndum voluntátem eíus, vapulábit multis; qui autem non cognóvit et fecit digna plagis, vapulábit paucis. Omni autem, cui multum datum est, multum quaerétur ab eo; et cui commendavérunt multum, plus petent ab eo. En ce temps là : Jésus dit à Ses disciples : Ne craignez pas, petit troupeau ; car il a plu à votre Père de vous donner le royaume. Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumônes ; faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, dont le voleur n’approche pas et que le ver ne détruit pas. Car où est votre trésor, là sera aussi votre cœur. Que vos reins soient ceints, et les lampes allumées dans vos mains. Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin que, lorsqu’il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ; en vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera asseoir à table, et passant devant eux, il les servira. Et, s’il vient à la seconde veille, s’il vient à la troisième veille, et qu’il les trouve en cet état, heureux sont ces serviteurs ! Or sachez que, si le père de famille savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait certainement, et ne laisserait pas percer sa maison. Vous aussi, soyez prêts ; car, à l’heure que vous ne pensez pas, le Fils de l’homme viendra. Alors Pierre lui dit : Seigneur, est-ce à nous que vous adressez cette parabole, ou est-ce à tous ? Et le Seigneur lui dit : Quel est, penses-tu, le dispensateur fidèle et prudent, que le maître a établi sur ses serviteurs pour leur donner, au temps fixé, leur mesure de blé ? Heureux ce serviteur, que le maître, à son arrivée, trouvera agissant ainsi ! En vérité, je vous le dis, il l’établira sur tout ce qu’il possède. Mais si ce serviteur dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, le maître de ce serviteur viendra au jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne sait pas, et il le retranchera, et lui donnera sa part avec les infidèles. Le serviteur qui a connu la volonté de son maître, et n’a rien préparé, et n’a pas agi selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups ; mais celui qui ne l’a pas connue, et qui a fait des choses dignes de châtiment, recevra peu de coups. A quiconque beaucoup aura été donné, beaucoup sera demandé ; et de celui à qui on a confié beaucoup, on exigera davantage.
Hymnus Hymne
Te decet laus, * te decet hymnus. Tibi glória Deo Patri et Fílio, cum Sancto Spíritu, in sǽcula sæculórum. Amen. A Toi notre louange, à Toi notre chant, A Toi la gloire, Dieu, Père et Fils avec l'Esprit Saint, pour les siècles des siècles. Amen.
Oratio diei cum conclusione longiori. Oraison du jour avec la conclusion longue.
Omnípotens sempitérne Deus, quem, docénte Spíritu Sancto, patérno nómine invocáre præsúmimus, pérfice in córdibus nostris spíritum adoptiónis filiórum, ut promíssam hereditátem íngredi mereámur. Per Dóminum. Dieu éternel et tout-puissant, dont nous sommes fiers d'invoquer le nom paternel, achève en nos cœurs l'esprit d'adoption de Tes fils pour que nous méritions d’entrer dans l'héritage qui nous est promis.
℣. Benedicámus Dómino. ℟. Deo grátias.
℣. Divínum auxilium máneat semper nobíscum.
℟. Et cum frátribus nostris abséntibus. Amen.
℣. Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Que le secours divin demeure toujours avec nous.
℟. Et avec nos frères absents. Amen.

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Evangile commenté du dimanche 11 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XIX per annum XIXème dimanche dans l'année
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam (12,32-48)
In illo tempore: Dixit Iesus discipulis suis: Noli timére, pusíllus grex, quia complácuit Patri vestro dare vobis regnum. Véndite, quae possidétis, et date eleemósynam. Fácite vobis sácculos, qui non veteréscunt, thesáurum non deficiéntem in caelis, quo fur non apprópiat, neque tínea corrúmpit; ubi enim thesáurus vester est, ibi et cor vestrum erit. Sint lumbi vestri praecíncti et lucérnae ardéntes, et vos símiles homínibus exspectántibus dóminum suum, quando revertátur a núptiis, ut, cum vénerit et pulsáverit, conféstim apériant ei. Beáti, servi illi, quos, cum vénerit dóminus, invénerit vigilántes. Amen dico vobis, quod praecínget se et fáciet illos discúmbere et tránsiens ministrábit illis. Et si vénerit in secúnda vigília, et si in tértia vigília vénerit, et ita invénerit, beáti sunt illi. Hoc autem scitóte, quia, si sciret pater famílias, qua hora fur veníret, non síneret pérfodi domum suam. Et vos estóte paráti, quia, qua hora non putátis, Fílius hóminis venit.” Ait autem Petrus: “Dómine, ad nos dicis hanc parábolam an et ad omnes?” Et dixit Dóminus: “Quis putas est fidélis dispensátor et prudens, quem constítuet dóminus super famíliam suam, ut det illis in témpore trítici mensúram? Beátus ille servus, quem, cum vénerit dóminus eíus, invénerit ita faciéntem. Vere dico vobis: Supra ómnia, quae póssidet, constítuet illum. Quod si díxerit servus ille in corde suo: ‘Móram facit dóminus meus veníre’, et cóeperit percútere púeros et ancíllas et édere et bíbere et inebriári, véniet dóminus servi illíus in die, qua non sperat, et hora, qua nescit, et dívidet eum partémque eíus cum infidélibus ponet. Ille autem servus, qui cognóvit voluntátem dómini sui et non praeparávit vel non fecit secúndum voluntátem eíus, vapulábit multis; qui autem non cognóvit et fecit digna plagis, vapulábit paucis. Omni autem, cui multum datum est, multum quaerétur ab eo; et cui commendavérunt multum, plus petent ab eo. En ce temps là : Jésus dit à Ses disciples : Ne craignez pas, petit troupeau ; car il a plu à votre Père de vous donner le royaume. Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumônes ; faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, dont le voleur n’approche pas et que le ver ne détruit pas. Car où est votre trésor, là sera aussi votre cœur. Que vos reins soient ceints, et les lampes allumées dans vos mains. Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin que, lorsqu’il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ; en vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera asseoir à table, et passant devant eux, il les servira. Et, s’il vient à la seconde veille, s’il vient à la troisième veille, et qu’il les trouve en cet état, heureux sont ces serviteurs ! Or sachez que, si le père de famille savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait certainement, et ne laisserait pas percer sa maison. Vous aussi, soyez prêts ; car, à l’heure que vous ne pensez pas, le Fils de l’homme viendra. Alors Pierre lui dit : Seigneur, est-ce à nous que vous adressez cette parabole, ou est-ce à tous ? Et le Seigneur lui dit : Quel est, penses-tu, le dispensateur fidèle et prudent, que le maître a établi sur ses serviteurs pour leur donner, au temps fixé, leur mesure de blé ? Heureux ce serviteur, que le maître, à son arrivée, trouvera agissant ainsi ! En vérité, je vous le dis, il l’établira sur tout ce qu’il possède. Mais si ce serviteur dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, le maître de ce serviteur viendra au jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne sait pas, et il le retranchera, et lui donnera sa part avec les infidèles. Le serviteur qui a connu la volonté de son maître, et n’a rien préparé, et n’a pas agi selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups ; mais celui qui ne l’a pas connue, et qui a fait des choses dignes de châtiment, recevra peu de coups. A quiconque beaucoup aura été donné, beaucoup sera demandé ; et de celui à qui on a confié beaucoup, on exigera davantage.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Commentaire de l'Evangile par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes.
Commentaire par Dom Paul Delatte (1848-1937), osb, abbé de saint Pierre de Solesmes

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Laudes du dimanche 11 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XIX per annum XIXème dimanche dans l'année
Ad Laudes matutinas
Aux Laudes du matin
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Ætérne rerum cónditor, Éternel Créateur du monde
noctem diémque qui regis, qui régis la nuit et le jour
et témporum das témpora et qui rythmes le cours du temps
ut álleves fastídium, afin d'en alléger le poids,
Præco diéi iam sonat, Déjà, pour le jour, le coq chante,
noctis profúndæ pérvigil, Veilleur au profond de la nuit,
noctúrna lux viántibus Lueur nocturne aux voyageurs
a nocte noctem ségregans. Séparant la nuit de la nuit.
Hoc excitátus lúcifer Alors, surgit l'astre de l'aube
solvit polum calígine; Qui chasse les ombres du ciel,
hoc omnis errónum chorus Alors, les troupes de rôdeurs
vias nocéndi déserit. Délaissent les sentiers du mal
Hoc nauta vires cólligit Alors, le marin reprend force,
pontíque mitéscunt freta; Le calme revient sur la mer ;
hoc, ipse Petra Ecclésiæ, A son chant, Pierre, le Rocher,
canénte, culpam díluit. Lave sa faute dans les pleurs.
Iesu, labántes réspice Regarde, ô Jésus, ceux qui tombent ;
et nos vidéndo córrige; En nous voyant relève-nous :
si réspicis, lapsus cadunt A Ton regard, l'erreur s'enfuit,
fletúque culpa sólvitur. Les pleurs effacent le péché.
Tu, lux, refúlge sénsibus Brille pour nos yeux, ô lumière,
mentísque somnum díscute; Éveille les cœurs endormis ;
te nostra vox primum sonet Que nos premiers chants soient pour Toi :
et vota solvámus tibi. Pour Toi, nos vœux soient accomplis !
Sit, Christe, rex piíssime, O Christ, ô Roi plein d'indulgence,
tibi Patríque glória Gloire à Ton Père et gloire à Toi,
cum Spíritu Paráclito, Avec l'Esprit Consolateur,
in sempitérna sæcula. Amen. A travers les siècles sans fin !
Ant. 1 Mirábilis in altis Dóminus, allelúia.Ant. 1 Le Seigneur est grand dans les hauteurs, alléluia.
Psalmus 92 (93) Psaume 92 (93)
Magnificentia Domini creatoris Magnificence du Seigneur créateur
Regnavit Dominus, Deus noster omnipotens. Gaudeamus et exsultemus et demus gloriam ei (Ap 19, 6. 7). Il règne, le Seigneur notre Dieu, le Tout-Puissant. Réjouissons-nous, tressaillons d'allégresse et rendons-Lui gloire (Ap 19, 6. 7).
Dóminus regnávit! Decórem indútus est; * indútus est Dóminus, fortitúdine præcínxit se. Le Seigneur a régné, et a été revêtu de gloire ; le Seigneur a été revêtu et S'est ceint de force.
Etenim firmávit orbem terræ, * qui non commovébitur. Car Il a affermi le globe de la terre, qui ne sera point ébranlé.
Firmáta sedes tua ex tunc, * a sæculo tu es. Ton trône, ô Dieu, est établi depuis longtemps; Tu es de toute éternité.
Elevavérunt flúmina, Dómine, † elevavérunt flúmina vocem suam, * elevavérunt flúmina fragórem suum. Les fleuves, Seigneur, ont élevé, les fleuves ont élevé leur voix. Les fleuves ont élevé leurs flots,
Super voces aquárum multárum, † super poténtes elatiónes maris, * potens in altis Dóminus. Les soulèvements de la mer sont admirables; plus admirable est le Seigneur dans les hauteurs des cieux. plus retentissants que la voix des grandes eaux.
Testimónia tua credibília facta sunt nimis; * domum tuam decet sanctitúdo, Dómine, in longitúdinem diérum. Tes témoignages sont tout à fait dignes de créance. La sainteté convient à Ta maison, Seigneur, dans toute la durée des jours.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Mirábilis in altis Dóminus, allelúia.Ant. Le Seigneur est grand dans les hauteurs, alléluia.
Ant. 2 Laudábilis es, Dómine, et superexaltátus in sæcula, allelúia.Ant. 2 Tu es digne de louange, Seigneur, et exalté dans les siècles, alléluia.
Canticum Dan 3, 57-88. 56 AT 41 Cantique Dan 3, 57-88. 56 AT 41
Omnis creatura laudet Dominum Que toute créature loue le Seigneur
Laudem dicite Deo nostro, omnes servi eius (Ap 19, 5). Que soit chantée la louange du Seigneur, par tous ceux qui Le servent (Ap 19, 5).
Benedícite, ómnia ópera Dómini, Dómino, * laudáte et superexaltáte eum in sæcula. Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur, à Lui, louange et grande exaltation dans les siècles !
Benedícite, cæli, Dómino, * benedícite, ángeli Dómini, Dómino. Bénissez le Seigneur, vous, les cieux, vous, les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur.
Benedícite, aquæ omnes, quæ super cælos sunt, Dómino, * benedícat omnis virtus Dómino. Toutes les eaux qui êtes au-dessus des cieux, bénissez le Seigneur; que toute puissance bénisse le Seigneur.
Benedícite, sol et luna, Dómino, * benedícite, stellæ cæli, Dómino. Bénissez le Seigneur, soleil et lune, et vous, les astres du ciel bénissez le Seigneur,
Benedícite, omnis imber et ros, Dómino, * benedícite, omnes venti, Dómino. Bénissez le Seigneur, pluies et rosées, et tous les vents, bénissez le Seigneur.
Benedícite, ignis et æstus, Dómino, * benedícite, frigus et æstus, Dómino. Bénissez le Seigneur, feu et chaleur, bénissez le Seigneur, fraîcheur et froid,
Benedícite, rores et pruína, Dómino, * benedícite, gelu et frigus, Dómino. Bénissez le Seigneur, givre et rosée, bénissez le Seigneur, gel et froid
Benedícite, glácies et nives, Dómino, * benedícite, noctes et dies, Dómino. Bénissez le Seigneur, glace et neige, bénissez le Seigneur, nuits et jours,
Benedícite, lux et ténebræ, Dómino, * benedícite, fúlgura et nubes, Dómino. Bénissez le Seigneur, lumière et ténèbres, bénissez le Seigneur, éclairs et nuées
Benedícat terra Dóminum, * laudet et superexáltet eum in sæcula. Que la terre bénisse le Seigneur, à Lui, louange et grande exaltation dans les siècles !
Benedícite, montes et colles, Dómino, * benedícite, univérsa germinántia in terra, Dómino. Bénissez le Seigneur montagnes et collines, plantes de la terre, bénissez le Seigneur,
Benedícite, mária et flúmina, Dómino, * benedícite, fontes, Dómino. Bénissez le Seigneur mers et fleuves, sources et fontaines bénissez le Seigneur
Benedícite, cete et ómnia quæ movéntur in aquis, Dómino, * benedícite, omnes vólucres cæli, Dómino. Bénissez le Seigneur, baleines et bêtes de la mer, et vous tous, les oiseaux dans le ciel, bénissez le Seigneur,
Benedícite, omnes béstiæ et pécora, Dómino, * benedícite, fílii hóminum, Dómino. Bénissez le Seigneur, fauves et troupeaux, enfants des hommes bénissez le Seigneur.
Bénedic, Israel, Dómino, * laudáte et superexaltáte eum in sæcula. Qu'Israël bénisse le Seigneur. A Lui, louange et grande exaltation dans les siècles !
Benedícite, sacerdótes Dómini, Dómino, * benedícite, servi Dómini, Dómino. Bénissez le Seigneur, vous, les prêtres, et ceux qui servent le Seigneur, bénissez le Seigneur!
Benedícite, spíritus et ánimæ iustórum, Dómino, * benedícite, sancti et húmiles corde, Dómino. Bénissez le Seigneur, esprits et âmes des justes, bénissez le Seigneur saints et humbles de cœur,
Benedícite, Ananía, Azaría, Mísael, Dómino, * laudáte et superexaltáte eum in sæcula. Bénissez le Seigneur Ananias, Azarias et Misaël, A Lui, louange et grande exaltation dans les siècles !
Benedicámus Patrem et Fílium cum Sancto Spíritu; * laudémus et superexaltémus eum in sæcula. Bénissons le Père, et, le Fils avec l'Esprit Saint. A Lui, louange et grande exaltation dans les siècles !
Benedíctus es in firmaménto cæli * et laudábilis et gloriósus in sæcula. Béni sois-Tu, au firmament du ciel : louanges et gloire dans les siècles !
Ant. Laudábilis es, Dómine, et superexaltátus in sæcula, allelúia.Ant. Tu es digne de louange, Seigneur, et exalté dans les siècles, alléluia.
Ant. 3 Laudáte Dóminum de cælis, allelúia.Ant. 3 Du haut du ciel, louez le Seigneur, alléluia.
Psalmus 148 Psaume 148
Præconium Domini creatoris Supplication au Seigneur créateur
Sedenti super thronum et Agno benedictio et honor et gloria et potestas in sæcula sæculorum (Ap 5, 13). A Celui qui est assis sur le trône et à l'Agneau, louange, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles (Ap 5, 13).
Laudáte Dóminum de cælis, * laudáte eum in excélsis. Louez le Seigneur du haut des cieux; Louez-Le dans les hauteurs.
Laudáte eum, omnes ángeli eius, * laudáte eum, omnes virtútes eius. Louez-Le tous, vous Ses Anges, louez-Le, toutes Ses puissances.
Laudáte eum, sol et luna, * laudáte eum, omnes stellæ lucéntes. Louez-Le, soleil et lune, louez-Le toutes, étoiles et lumière.
Laudáte eum, cæli cælórum, * et aquæ omnes, quæ super cælos sunt. Louez-Le, cieux des cieux, et que toutes les eaux qui sont au-dessus des cieux
Laudent nomen Dómini, * quia ipse mandávit, et creáta sunt; louent le nom du Seigneur, car Il a parlé, et ces choses ont été faites, Il a commandé, et elles ont été créées ;
státuit ea in ætérnum et in sǽculum sǽculi * præcéptum pósuit, et non præteríbit. Il les a établies à jamais dans les siècles des siècles; Il leur a prescrit une loi qui ne sera pas violée.
Laudáte Dóminum de terra, * dracónes et omnes abyssi, Louez le Seigneur de dessus la terre: dragons, et vous tous, abîmes,
ignis, grando, nix, fumus, * spíritus procellárum, qui facit verbum eius, feu, grêle, neige, glace, vents des tempêtes, qui exécutez sa parole;
montes et omnes colles, * ligna fructífera et omnes cedri, montagnes avec toutes les collines, arbres à fruit et tous les cèdres,
béstiæ et univérsa pécora, * serpéntes et vólucres pennátæ. bêtes sauvages et tous les troupeaux, serpents et oiseaux ailés.
Reges terræ et omnes pópuli, * príncipes et omnes iúdices terræ, Que les rois de la terre et tous les peuples, que les princes et tous les juges de la terre,
iúvenes et vírgines, * senes cum iunióribus, que les jeunes gens et les jeunes filles, les vieillards et les enfants
laudent nomen Dómini, * quia exaltátum est nomen eius solíus. louent le nom du Seigneur, parce qu'il n'y a que Lui dont le nom est élevé.
Magnificéntia eius super cælum et terram, * et exaltávit cornu pópuli sui. Sa louange est au-dessus du ciel et de la terre; Il a élevé la puissance de Son peuple.
Hymnus ómnibus sanctis eius, * fíliis Israel, pópulo, qui propínquus est ei. Qu'Il soit loué par tous Ses saints, par les enfants d'Israël, le peuple qui s'approche de Lui.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Laudáte Dóminum de cælis, allelúia.Ant. Du haut du ciel, louez le Seigneur, alléluia.
Lectio brevis (Ez 37, 12b-14) Lecture brève (Ez 37, 12b-14)
Hæc dicit Dóminus Deus: Ecce ego apériam túmulos vestros et edúcam vos de sepúlcris vestris, pópulus meus, et indúcam vos in terram Israel; et sciétis quia ego Dóminus, cum aperúero sepúlcra vestra et edúxero vos de túmulis vestris, pópulus meus. Et dabo spíritum meum in vobis, et vivétis, et collocábo vos super humum vestram, et sciétis quia ego Dóminus. Locútus sum et fácio, ait Dóminus Deus. Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai sortir, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d'Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand J'ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai sortir, ô mon peuple! Je mettrai en vous Mon esprit, et vous vivrez ; Je vous installerai sur votre terre, et vous saurez que Je suis le Seigneur : Je l'ai dit et Je le ferai. Parole du Seigneur.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Christe, Fili Dei vivi, * Miserére nobis. Christe.
℣. Qui sedes ad déxteram Patris. * Miserére nobis. Glória Patri. Christe.
℟. O Christ, Fils du Dieu vivant, * aie pitié de nous. O Christ.
℣. Toi qui sièges à la droite du Père, * aie pitié de nous. Gloire au Père. O Christ.
Ant. Beáti illi servi, quos cum vénerit Dóminus, et pulsáverit iánuam, invénerit vigilántes.Ant. Heureux ces serviteurs que le maître, lorsqu'il arrivera et frappera, trouvera veillants.
Canticum Evangelicum Lc 1, 68-79 Cantique évangélique (Lc 1,68-79)
De Messia eiusque præcursore Du Messie et de son précurseur
Benedíctus Dóminus, Deus Israel, * quia visitávit et fecit redemptiónem plebi suæ Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'Il a visité et racheté Son peuple,
et eréxit cornu salútis nobis * in domo David púeri sui, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, Son serviteur,
sicut locútus est per os sanctórum, * qui a sǽculo sunt, prophetárum eius, ainsi qu'Il a dit par la bouche de Ses saints prophètes des temps anciens,
salútem ex inimícis nostris * et de manu ómnium, qui odérunt nos; qu'Il nous délivrerait de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent,
ad faciéndam misericórdiam cum pátribus nostris * et memorári testaménti sui sancti, pour exercer Sa miséricorde envers nos pères, et Se souvenir de Son alliance sainte,
iusiurándum, quod iurávit ad Abraham patrem nostrum, * datúrum se nobis, selon le serment qu'Il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder cette grâce,
ut sine timóre, de manu inimicórum liberáti, * serviámus illi qu'étant délivrés de la main de nos ennemis, nous Le servions sans crainte,
in sanctitáte et iustítia coram ipso * ómnibus diébus nostris. marchant devant Lui dans la sainteté et la justice, tous les jours de notre vie.
Et tu, puer, prophéta Altíssimi vocáberis: * præíbis enim ante fáciem Dómini paráre vias eius, Et toi, petit enfant, tu seras appelé le prophète du Très-Haut: car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer Ses voies,
ad dandam sciéntiam salútis plebi eius * in remissiónem peccatórum eórum, afin de donner à Son peuple la connaissance du salut, pour la rémission de leurs péchés,
per víscera misericórdiæ Dei nostri, * in quibus visitábit nos óriens ex alto, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, grâce auxquelles le soleil levant nous a visités d'en haut,
illumináre his, qui in ténebris et in umbra mortis sedent, * ad dirigéndos pedes nostros in viam pacis. pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Beáti illi servi, quos cum vénerit Dóminus, et pulsáverit iánuam, invénerit vigilántes.Ant. Heureux ces serviteurs que le maître, lorsqu'il arrivera et frappera, trouvera veillants.
PrecesPrières litaniques
Deum, qui misit Spíritum Sanctum, ut fíeret lux beatíssima ómnium córdium, deprecémur instántes: Prions Dieu de façon pressante, Lui qui envoya Son Esprit Saint, afin qu'Il soit la lumière bienheureuse de tous les cœurs:
Illúmina pópulum tuum, Dómine. illumine Ton peuple, Seigneur.
Benedíctus es, Deus, lux nostra, Tu es béni, Dieu, notre lumière,
qui propter glóriam tuam ad diem novum nos perveníre fecísti. Toi qui, pour Ta gloire, nous a fait parvenir jusqu'à cette nouvelle journée.
Tu, qui per resurrectiónem Fílii tui mundum illuminásti, Toi, qui a illuminé le monde par la résurrection de Ton Fils,
per Ecclésiam tuam in omnes hómines hoc lumen effúnde. répands cette lumière sur tous les hommes par Ton Eglise.
Qui Unigéniti tui discípulos per tuum Spíritum clarificásti, Toi qui a illuminé les disciples de Ton Fils unique par Ton Esprit,
hunc emítte in Ecclésiam tuam, quæ sit tibi fidélis. envoie-Le à Ton Eglise, pour qu'elle Te soit fidèle.
O lumen géntium, meménto eórum, qui adhuc in ténebris commorántur, O lumière des nations, souviens-Toi de ceux qui s'attardent encore dans les ténèbres;
óculos áperi cordis eórum, ut te solum Deum verum agnóscant. ouvre les yeux de leur cœur, afin qu'ils Te reconnaissent, Dieu, Toi seul !
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Omnípotens sempitérne Deus, quem patérno nómine invocáre præsúmimus, pérfice in córdibus nostris spíritum adoptiónis filiórum, ut promíssam hereditátem íngredi mereámur. Per Dóminum. Dieu éternel et tout-puissant, dont nous sommes fiers d'invoquer le nom paternel, achève en nos cœurs l'esprit d'adoption de Tes fils pour que nous méritions d'entrer dans l'héritage qui nous est promis.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Office de tierce du dimanche 11 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XIX per annum XIXème dimanche dans l'année
Ad Tertiam
Ad Tertiam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Nunc, Sancte, nobis, Spíritus, Esprit très Saint, daigne en cette heure,
unum Patri cum Fílio, uni au Père, uni au Fils,
dignáre promptus íngeri descendre Toi-même sur nous
nostro refúsus péctori. et Te répandre dans nos âmes.
 
Os, lingua, mens, sensus, vigor Que notre coeur et notre bouche,
confessionem pérsonent, que tout en nous dise la foi !
flamméscat igne cáritas, Embrase-nous de charité ;
accéndat ardor próximos. que ce feu brûle aussi nos proches !
 
Per te sciámus da Patrem, Fais-nous connaître Dieu le Père,
noscámus atque Fílium, fais-nous apprendre aussi le Fils
te utriúsque Spíritum et croire en tout temps que Tu es
credámus omni témpore. Amen. l'unique Esprit de l'Un et l'Autre. Amen.
Ant. 1 De tribulatióne invocávi Dóminum, et exaudívit me, allelúia.Ant. 1 Dans la tribulation j'ai invoqué le Seigneur et Il m'a exaucé, alléluia.
Psalmus 117 (118) Psaume 117 (118)
Vox iubilationis et salutis Vox iubilationis et salutis
Hic est lapis, qui reprobatus est a vobis ædificatoribus, qui factus est in caput anguli (Act 4, 11). Voici la pierre rejetée par vous de l'édifice, qui est devenue la pierre d'angle (Act 4, 11).
I I
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Louez le Seigneur parce qu'Il est bon, parce qu'éternelle est Sa miséricorde.
Dicat nunc Israel, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour Israël de dire qu'Il est bon et qu'éternelle est Sa miséricorde.
Dicat nunc domus Aaron, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour la maison d'Aaron de dire qu'Il est bon et qu'éternel est Son amour.
Dicant nunc, qui timent Dóminum, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour tous ceux qui craignent le Seigneur de dire qu'Il est bon et qu'éternelle est Sa miséricorde.
De tribulatióne invocávi Dóminum, * et exaudívit me edúcens in latitúdinem Dóminus. Dans ma détresse, j'ai invoqué le Seigneur, et le Seigneur m'a exaucé sans mesure.
Dóminus mecum, * non timébo, quid fáciat mihi homo. Le Seigneur est avec moi, je ne craindrai pas ce que l'homme pourrait me faire.
Dóminus mecum adiútor meus, * et ego despíciam inimícos meos. Le Seigneur est mon soutien, je regarde de haut mes ennemis.
Bonum est confúgere ad Dóminum * quam confídere in hómine. Mieux vaut mettre sa confiance dans le Seigneur que la placer en l'homme.
Bonum est confúgere ad Dóminum * quam confídere in princípibus. Mieux vaut se réfugier dans le Seigneur que d'accorder sa confiance aux princes.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. De tribulatióne invocávi Dóminum, et exaudívit me, allelúia.Ant. Dans la tribulation j'ai invoqué le Seigneur et Il m'a exaucé, alléluia.
Ant. 2 Déxtera Dómini fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me.Ant. 2 La droite du Seigneur a fait éclater Sa puissance, la droite du Seigneur m'a exalté.
II II
Omnes gentes circuiérunt me, * et in nómine Dómini excídi eos. Toutes les nations m'entouraient : au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Circumdántes circumdedérunt me, * et in nómine Dómini excídi eos. Elles m'entouraient elles me cernaient : au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Circumdedérunt me sicut apes † et exarsérunt sicut ignis in spinis, * et in nómine Dómini excídi eos. Elles m'entouraient comme une nuée d'abeilles ; elles ont crépité comme un feu d'épines ; au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Impelléntes impulérunt me, ut cáderem, * et Dóminus adiúvit me. On me poussait de toutes part pour me faire tomber ; le Seigneur m'a recueilli.
Fortitúdo mea et laus mea Dóminus * et factus est mihi in salútem. Le Seigneur est ma force et mon chant, Il S'est fait pour moi le salut.
Vox iubilatiónis et salútis * in tabernáculis iustórum: Cris d'allégresse et de salut sous la tente des justes.
«Déxtera Dómini fecit virtútem! † Déxtera Dómini exaltávit me; * déxtera Dómini fecit virtútem!». La droite du Seigneur a déployé Sa puissance ; la droite du Seigneur m'a exalté ; la droite du Seigneur a déployé Sa puissance.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Déxtera Dómini fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me.Ant. La droite du Seigneur a fait éclater Sa puissance, la droite du Seigneur m'a exalté.
Ant. 3 Deus Dóminus illúxit nobis, allelúia.Ant. 3 Le Seigneur Dieu nous a illuminés, alléluia.
III III
Aperíte mihi portas iustítiæ; * ingréssus in eas confitébor Dómino. Ouvrez-moi les portes de la justice : j'y entrerai pour louer le Seigneur.
Hæc porta Dómini; * iusti intrábunt in eam. Voici la porte du Seigneur : les justes seuls y ont accès.
Confitébor tibi, quóniam exaudísti me * et factus es mihi in salútem. Je Te loue de m'avoir exaucé, de T'être fait mon sauveur.
Lápidem, quem reprobavérunt ædificántes, * hic factus est in caput ánguli; La pierre mise au rebut par les maçons est devenue la pierre d'angle.
a Dómino factum est istud * et est mirábile in óculis nostris. C'est le Seigneur qui a fait ce prodige, et nos yeux Le contemplent avec admiration.
Hæc est dies, quam fecit Dóminus: * exsultémus et lætémur in ea. Voici le jour que le Seigneur a fait. Passons-le dans l'allégresse et dans la joie.
O Dómine, salvum me fac; * o Dómine, da prosperitátem! O Seigneur, sauve-moi ! O Seigneur, donne-moi la prospérité ! Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur !
Benedíctus, qui venit in nómine Dómini. * Benedícimus vobis de domo Dómini. De la maison du Seigneur nous vous bénissons. Le Seigneur est Dieu, et Sa lumière a brillé pour nous.
Deus Dóminus et illúxit nobis. * Instrúite sollemnitátem in ramis condénsis usque ad córnua altáris. Faites de ce jour une solennité : ornez les cornes de l'autel.
Deus meus es tu, et confitébor tibi, * Deus meus, et exaltábo te. Tu es mon Dieu, je Te louerai ; Tu es mon Dieu, je T'exalterai.
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Je Te louerai de m'avoir exaucé et de T'être fait mon sauveur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Deus Dóminus illúxit nobis, allelúia.Ant. Le Seigneur Dieu nous a illuminés, alléluia.
Lectio brevis (Rom 8, 15-16) Lecture brève (Rom 8, 15-16)
Non accepístis spíritum servitútis íterum in timórem, sed accepístis Spíritum adoptiónis filiórum, in quo clamámus: Abba, Pater! Ipse Spíritus testimónium reddit una cum spíritu nostro quod sumus fílii Dei. L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur; c'est un Esprit qui fait de vous des fils; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l'appelant: «Abba!» C'est donc l'Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
℣. Apud te, Dómine, est fons vitæ. ℣. Auprès de Toi, Seigneur, est la source de la vie.
℟. Et in lúmine tuo vidébimus lumen. ℟. Et dans Ta lumière nous verrons la lumière.
Omnípotens sempitérne Deus, quem patérno nómine invocáre præsúmimus, pérfice in córdibus nostris spíritum adoptiónis filiórum, ut promíssam hereditátem íngredi mereámur. Per Dóminum. Dieu éternel et tout-puissant, dont nous sommes fiers d'invoquer le nom paternel, achève en nos cœurs l'esprit d'adoption de Tes fils pour que nous méritions d'entrer dans l'héritage qui nous est promis.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Tertiam - psalmodia complementaria

A Tierce - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 De tribulatióne invocávi Dóminum, et exaudívit me, allelúia.Ant. 1 Dans la tribulation j'ai invoqué le Seigneur et Il m'a exaucé, alléluia.
Psalmus 119 (120) Psaume 119 (120)
Desiderium pacis Désir de paix
In tribulatione patientes, orationi instantes (Rom 12, 12). Soyez patients dans l'affliction, assidus à la prière, (Rom 12, 12).
Ad Dóminum, cum tribulárer, clamávi, * et exaudívit me. Vers le Seigneur, dans ma détresse, j'ai crié, et Il m'a exaucé:
Dómine, líbera ánimam meam a lábiis mendácii, * a língua dolósa. « Seigneur, délivre mon âme de la lèvre de mensonge, de la langue astucieuse! »
Quid detur tibi aut quid apponátur tibi, * língua dolósa? Que te sera-t-il donné, quel sera ton profit, langue perfide?
Sagíttæ poténtis acútæ * cum carbónibus iuniperórum. Les flèches aiguës du Tout-puissant, avec les charbons ardents du genêt.
Heu mihi, quia peregrinátus sum in Mosoch, * habitávi ad tabernácula Cedar! Malheureux que je suis de séjourner dans Mések, d'habiter sous les tentes de Cédar !
Multum íncola fuit ánima mea * cum his, qui odérunt pacem. Trop longtemps j'ai demeuré avec ceux qui haïssent la paix.
Ego eram pacíficus; * cum loquébar, illi impugnábant me. Je suis un homme de paix et, quand je leur parle, ils sont pour la guerre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Déxtera Dómini fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me.Ant. 2 La droite du Seigneur a fait éclater Sa puissance, la droite du Seigneur m'a exalté.
Psalmus 120 (121) Psaume 120 (121)
Custos populi Garde du peuple
Non esurient amplius, neque sitient amplius, neque cadet super illos sol neque ullus æstus (Ap 7, 16). Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, la brûlure du soleil ne les accablera plus. (Ap 7, 16).
Levábo óculos meos in montes: * unde véniet auxílium mihi? Je lève les yeux vers les montagnes : d'où me viendra le secours?
Auxílium meum a Dómino, * qui fecit cælum et terram. Mon secours viendra du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Non dabit in commotiónem pedem tuum, * neque dormitábit, qui custódit te. Il ne permettra pas que ton pied trébuche; celui qui te garde ne sommeillera pas.
Ecce non dormitábit neque dórmiet, * qui custódit Israel. Non, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël.
Dóminus custódit te, † Dóminus umbráculum tuum, * ad manum déxteram tuam. Le Seigneur est ton gardien, le Seigneur est ton abri, toujours à ta droite.
Per diem sol non percútiet te, * neque luna per noctem. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit.
Dóminus custódiet te ab omni malo; * custódiet ánimam tuam Dóminus. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ton âme.
Dóminus custódiet intróitum tuum et éxitum tuum * ex hoc nunc et usque in sæculum Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, maintenant et à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Déxtera Dómini fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me.Ant. 3 La droite du Seigneur a fait éclater Sa puissance, la droite du Seigneur m'a exalté.
Psalmus 121 (122) Psaume 121 (122)
Civitas sancta Ierusalem La cité sainte de Jérusalem
Accessistis ad Sion montem et civitatem Dei viventis, Ierusalem cælestem (Hebr 12, 22). Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste (Hebr 12, 22).
Lætátus sum in eo quod dixérunt mihi: * «In domum Dómini íbimus» . J'ai été dans la joie quand on m'a dit: « Allons à la maison du Seigneur »
Stantes iam sunt pedes nostri * in portis tuis, Ierúsalem. Maintenant nos pieds se tiennent à tes portes, Jérusalem.
Ierúsalem, quæ ædificáta est ut cívitas, * sibi compácta in idípsum. Jérusalem, tu es bâtie comme une ville où tout se tient ensemble.
Illuc enim ascendérunt tribus, tribus Dómini, * testimónium Israel, ad confiténdum nómini Dómini. Là montent les tribus, les tribus du Seigneur, selon la loi d'Israël, pour louer le nom du Seigneur.
Quia illic sedérunt sedes ad iudícium, *sedes domus David. Là sont établis des sièges pour le jugement, les sièges de la maison de David.
Rogáte, quæ ad pacem sunt Ierúsalem: * «Secúri sint diligéntes te! Faites des voeux pour Jérusalem: « Qu'ils soient en sûreté ceux qui t'aiment !
Fiat pax in muris tuis, * et secúritas in túrribus tuis! ». Que la paix règne dans tes murs, la prospérité dans tes palais ! »
Propter fratres meos et próximos meos * loquar: «Pax in te! ». A cause de mes frères et de mes amis, je dis : «Paix sur toi ! ».
Propter domum Dómini Dei nostri * exquíram bona tibi. A cause de la maison du Seigneur, notre Dieu, je désire pour toi le bonheur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Messe du dimanche 11 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XIX per annum XIXème dimanche dans l'année
Ad Missam
A la Messe


Introitus Introit
Ps. 73, 20, 19 et 23
RÉSPICE, Dómine, in testaméntum tuum, et ánimas páuperum tuórum ne derelínquas in finem: exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam, et ne obliviscáris voces quaeréntium te. Ps. ibid., 1 Ut quid, Deus, repulísti in finem: irátus est furor tuus super oves páscuae tuae ? ℣. Glória Patri. Aie égard à Ton alliance, Seigneur, n’abandonne pas à la fin les âmes de Tes pauvres. Lève-Toi, Seigneur et juge Ta cause, et n’oublie pas les appels de ceux qui Te cherchent. Ps. ibid. A Pourquoi, ô Dieu, nous as-Tu rejetés finalement ? Pourquoi Ta colère s’est-elle allumée contre les brebis de Tes pâturages ?
Collecta Collecte
Omnípotens sempitérne Deus, quem, docénte Spíritu Sancto, patérno nómine invocáre præsúmimus, pérfice in córdibus nostris spíritum adoptiónis filiórum, ut promíssam hereditátem íngredi mereámur. Per Dóminum. Dieu éternel et tout-puissant, dont nous sommes fiers d'invoquer le nom paternel, achève en nos cœurs l'esprit d'adoption de Tes fils pour que nous méritions d’entrer dans l'héritage qui nous est promis.
Lectio I Ière lecture
Léctio líbri Sapiéntiae (18,6-9)
Illa nox ante cógnita est a pátribus nostris, ut vere sciéntes, quibus iuraméntis credidérunt, animaequióres essent. Suscépta est a pópulo tuo sánitas quidem iustórum, iniustórum autem exterminátio; sicut enim punivísti adversários, sic et nos próvocans magnificásti. Abscónse enim sacrificábant iústi púeri bonórum et divinitátis legem in concórdia disposuérunt; simíliter et bona et perícula receptúros sanctos patrum iam ante decantántes laudes. Cette nuit avait été connue d’avance par nos pères, afin que, sachant parfaitement à quelles promesses ils avaient cru, ils en demeurassent plus assurés. Ainsi votre peuple contempla (apprit, à la vérité,) le salut des justes et la ruine (l’extermination) des impies. Car, de même que vous avez châtié nos adversaires, ainsi vous nous avez glorifiés en nous unissant (appelant) à vous. Cependant les justes enfants des bons offraient leur sacrifice en secret, et ils établissaient d’un commun accord cette loi de justice, qu’ils participeraient également aux biens et aux maux, et ils chantaient déjà les cantiques de louanges (qu’ils avaient reçu) de leurs pères.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias. Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Graduale Graduel
Ps. 84, 8 et 2 Ps. 84,8 et 2
℟. Osténde nobis, Dómine, misericórdiam tuam: et salutáre tuum da nobis. ℣. Benedixísti, Dómine, terram tuam: avertísti captivitátem Iacob. ℟. Montre nous, Seigneur, Ta miséricorde : et donne-nous Ton salut. ℣. Tu as béni, Seigneur, Ta terre : Tu as délivré Jacob de la captivité
Lectio II IIème lecture
Léctio Epístolæ ad Hebrǽos (11,1-2.8-19)
Fratres: Est fides sperándo rum substántia, rerum arguméntum non apparéntium. In hac enim testimónium consecúti sunt senióres. Fide vocátus Ábraham oboedívit in locum exíre, quem acceptúrus erat in hereditátem; et exívit nésciens quo iret. Fide peregrinátus est in terra promissiónis tamquam in aliéna, in cásulis habitándo cum Ísaac et Iácob, coherédibus promissiónis eiúsdem; exspectábat enim fundaménta habéntem civitátem, cuíus ártifex et cónditor Deus. Fide – et ipsa Sara stérilis – virtútem in conceptiónem séminis accépit étiam praeter tempus aetátis, quóniam fidélem crédidit esse, qui promíserat; propter quod et ab uno orti sunt, et hoc emórtuo, tamquam sídera caeli in multitúdine, et sicut aréna, quae est ad oram maris, innumerábilis. Iúxta fidem defúncti sunt omnes isti, non accéptis promissiónibus, sed a longe eas aspiciéntes et salutántes, et confiténtes quia peregríni et hóspites sunt supra terram; qui enim haec dicunt, signíficant se pátriam inquírere. Et si quidem illíus meminíssent, de qua exíerant, habébant útique tempus reverténdi; nunc autem meliórem appétunt, id est caeléstem. Ídeo non confúnditur Deus vocári Deus eórum, parávit enim illis civitátem. Fide óbtulit Ábraham Ísaac, cum tentarétur; et unigénitum offerébat ille, qui suscéperat promissiónes, ad quem dictum erat: “In Ísaac vocábitur tibi semen”, arbitrátus quia et a mórtuis suscitáre potens est Deus; unde eum et in parábola reportávit. Frères : la foi est la substance (le fondement) des choses qu'on espère (doit espérer), une démonstration de celles qu'on ne voit pas. C'est par elle que les anciens ont obtenu un bon témoignage. C'est par la foi qu' (que celui qui est appelé) Abraham, lors de son appel, obéit en partant pour le pays qu'il devait recevoir en héritage ; et il partit, ne sachant pas où il allait. C'est par la foi qu'il séjourna dans la terre qui lui avait été promise, comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. Car il attendait la cité aux (solides) fondements, dont Dieu est le fondateur et l'architecte. C'est par la foi que Sara aussi, quoique stérile, reçut la vertu de concevoir, malgré son âge avancé, parce qu'elle crut fidèle celui qui avait fait la promesse. C'est pourquoi d'un seul homme, déjà usé de corps, est sortie une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, et comme le sable qui est sur le bord de la mer, qu'on ne peut compter. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir reçu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, confessant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Car ceux qui parlent ainsi montrent bien qu'ils cherchent une patrie. Et s'ils avaient eu en vue celle dont ils étaient sortis, ils avaient le temps d'y retourner ; mais ils en désiraient (maintenant ils en désirent) une meilleure, c'est-à-dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte de s'appeler leur Dieu, car il leur a préparé une cité. C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve ; et il offrait son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, à qui il avait été dit : C'est par Isaac que tu auras une postérité appelée de ton nom. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter d'entre les morts ; aussi le recouvra-t-il comme en figure.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias. Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Allelúia. Alléluia
Ps. 89, 1 Ps. 89,1
℟. Allelúia. ℣. Dómine, refúgium factus es nobis a generatióne et progénie. ℟. Alléluia. ℣. Le Seigneur S’est fait notre refuge de génération en génération.
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam (12,32-48)
In illo tempore: Dixit Iesus discipulis suis: Noli timére, pusíllus grex, quia complácuit Patri vestro dare vobis regnum. Véndite, quae possidétis, et date eleemósynam. Fácite vobis sácculos, qui non veteréscunt, thesáurum non deficiéntem in caelis, quo fur non apprópiat, neque tínea corrúmpit; ubi enim thesáurus vester est, ibi et cor vestrum erit. Sint lumbi vestri praecíncti et lucérnae ardéntes, et vos símiles homínibus exspectántibus dóminum suum, quando revertátur a núptiis, ut, cum vénerit et pulsáverit, conféstim apériant ei. Beáti, servi illi, quos, cum vénerit dóminus, invénerit vigilántes. Amen dico vobis, quod praecínget se et fáciet illos discúmbere et tránsiens ministrábit illis. Et si vénerit in secúnda vigília, et si in tértia vigília vénerit, et ita invénerit, beáti sunt illi. Hoc autem scitóte, quia, si sciret pater famílias, qua hora fur veníret, non síneret pérfodi domum suam. Et vos estóte paráti, quia, qua hora non putátis, Fílius hóminis venit.” Ait autem Petrus: “Dómine, ad nos dicis hanc parábolam an et ad omnes?” Et dixit Dóminus: “Quis putas est fidélis dispensátor et prudens, quem constítuet dóminus super famíliam suam, ut det illis in témpore trítici mensúram? Beátus ille servus, quem, cum vénerit dóminus eíus, invénerit ita faciéntem. Vere dico vobis: Supra ómnia, quae póssidet, constítuet illum. Quod si díxerit servus ille in corde suo: ‘Móram facit dóminus meus veníre’, et cóeperit percútere púeros et ancíllas et édere et bíbere et inebriári, véniet dóminus servi illíus in die, qua non sperat, et hora, qua nescit, et dívidet eum partémque eíus cum infidélibus ponet. Ille autem servus, qui cognóvit voluntátem dómini sui et non praeparávit vel non fecit secúndum voluntátem eíus, vapulábit multis; qui autem non cognóvit et fecit digna plagis, vapulábit paucis. Omni autem, cui multum datum est, multum quaerétur ab eo; et cui commendavérunt multum, plus petent ab eo. En ce temps là : Jésus dit à Ses disciples : Ne craignez pas, petit troupeau ; car il a plu à votre Père de vous donner le royaume. Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumônes ; faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, dont le voleur n’approche pas et que le ver ne détruit pas. Car où est votre trésor, là sera aussi votre cœur. Que vos reins soient ceints, et les lampes allumées dans vos mains. Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin que, lorsqu’il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ; en vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera asseoir à table, et passant devant eux, il les servira. Et, s’il vient à la seconde veille, s’il vient à la troisième veille, et qu’il les trouve en cet état, heureux sont ces serviteurs ! Or sachez que, si le père de famille savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait certainement, et ne laisserait pas percer sa maison. Vous aussi, soyez prêts ; car, à l’heure que vous ne pensez pas, le Fils de l’homme viendra. Alors Pierre lui dit : Seigneur, est-ce à nous que vous adressez cette parabole, ou est-ce à tous ? Et le Seigneur lui dit : Quel est, penses-tu, le dispensateur fidèle et prudent, que le maître a établi sur ses serviteurs pour leur donner, au temps fixé, leur mesure de blé ? Heureux ce serviteur, que le maître, à son arrivée, trouvera agissant ainsi ! En vérité, je vous le dis, il l’établira sur tout ce qu’il possède. Mais si ce serviteur dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, le maître de ce serviteur viendra au jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne sait pas, et il le retranchera, et lui donnera sa part avec les infidèles. Le serviteur qui a connu la volonté de son maître, et n’a rien préparé, et n’a pas agi selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups ; mais celui qui ne l’a pas connue, et qui a fait des choses dignes de châtiment, recevra peu de coups. A quiconque beaucoup aura été donné, beaucoup sera demandé ; et de celui à qui on a confié beaucoup, on exigera davantage.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Offertorium
Offertoire
Ps. 30, 15-16
In te sperávi, Dómine ; dixi: Tu es Deus meus, in mánibus tuis témpora mea. J’ai espéré en Toi, Seigneur, j’ai dit : Tu es mon Dieu, mes jours sont entre Tes mains.
Super oblataPrière sur les oblats
Stans postea in medio altaris, versus ad populum, extendens et iungens manus, dicit: Après cela, debout au centre de l'autel, tourné vers le peuple, en étendant puis joignant les mains, il dit :
Oráte, fratres, ut meum ac vestrum sacrifícium acceptábile fiat apud Deum Patrem omnipoténtem. Priez, mes frères, pour que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, puisse être agréé par Dieu le Père tout-puissant.
Populus surgit et respondet: Le peuple se lève et répond :
Suscípiat Dóminus sacrifícium de mánibus tuis ad laudem et glóriam nóminis sui, ad utilitátem quoque nostram totiúsque Ecclésiæ suæ sanctæ. Que le Seigneur reçoive de vos mains le sacrifice, à la louange et à la gloire de Son nom, et aussi pour notre bien et celui de toute Sa sainte Église.
Ecclésiæ tuæ, Dómine, múnera placátus assúme, quæ et miséricors offerénda tribuísti, et in nostræ salútis poténter éfficis transíre mystérium. Per Christum.
Communio Communion
Ioann. 6, 52
Panis, quem ego dédero, caro mea est pro saéculi vita. Le pain, que Je donnerai, c’est Ma chair pour la vie du monde.
Post communionem Post communion
Sacramentórum tuórum, Dómine, commúnio sumpta nos salvet, et in tuæ veritátis luce confírmet. Per Christum.
Modifications aux messes lues :
Ant. ad introitum
Cf. Ps 73, 20.19.22.23
Réspice, Dómine, in testaméntum tuum, et ánimas páuperum tuórum ne derelínquas in finem. Exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam, et ne obliviscáris voces quæréntium te.
Ant. ad communionem
Ps 147, 12.14
Lauda, Ierúsalem, Dóminum, qui ádipe fruménti sátiat te.
Vel: Cf. Io 6, 51
Panis, quem ego dédero, caro mea est pro sæculi vita, dicit Dóminus.

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Office de sexte du dimanche 11 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XIX per annum XIXème dimanche dans l'année
Ad Sextam
Ad Sextam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Rector potens, verax Deus, Maître puissant, Dieu Vérité,
qui témperas rerum vices, Tu règles la marche du temps,
splendóre mane ínstruis Tu formes l'aube en sa clarté,
et ígnibus merídiem. au midi Tu donnes ses flammes.
Exstíngue flammas lítium, Éteins le feu des dissensions,
aufer calórem nóxium, calme la fièvre du péché,
confer salútem córporum apporte à nos corps la santé
verámque pacem córdium. à nos cœurs, la paix véritable.
Praesta, Pater piíssime, Exauce-nous, Père très bon,
Patríque compar Unice, et Toi, le Fils égal au Père,
cum Spíritu Paráclito avec l'Esprit consolateur,
regnans per omne sæculum. Amen. régnant pour les siècles des siècles.
Ant. 1 De tribulatióne invocávi Dóminum, et exaudívit me, allelúia.Ant. 1 Dans la tribulation j'ai invoqué le Seigneur et Il m'a exaucé, alléluia.
Psalmus 117 (118) Psaume 117 (118)
Vox iubilationis et salutis Vox iubilationis et salutis
Hic est lapis, qui reprobatus est a vobis ædificatoribus, qui factus est in caput anguli (Act 4, 11). Voici la pierre rejetée par vous de l'édifice, qui est devenue la pierre d'angle (Act 4, 11).
I I
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Louez le Seigneur parce qu'Il est bon, parce qu'éternelle est Sa miséricorde.
Dicat nunc Israel, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour Israël de dire qu'Il est bon et qu'éternelle est Sa miséricorde.
Dicat nunc domus Aaron, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour la maison d'Aaron de dire qu'Il est bon et qu'éternel est Son amour.
Dicant nunc, qui timent Dóminum, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour tous ceux qui craignent le Seigneur de dire qu'Il est bon et qu'éternelle est Sa miséricorde.
De tribulatióne invocávi Dóminum, * et exaudívit me edúcens in latitúdinem Dóminus. Dans ma détresse, j'ai invoqué le Seigneur, et le Seigneur m'a exaucé sans mesure.
Dóminus mecum, * non timébo, quid fáciat mihi homo. Le Seigneur est avec moi, je ne craindrai pas ce que l'homme pourrait me faire.
Dóminus mecum adiútor meus, * et ego despíciam inimícos meos. Le Seigneur est mon soutien, je regarde de haut mes ennemis.
Bonum est confúgere ad Dóminum * quam confídere in hómine. Mieux vaut mettre sa confiance dans le Seigneur que la placer en l'homme.
Bonum est confúgere ad Dóminum * quam confídere in princípibus. Mieux vaut se réfugier dans le Seigneur que d'accorder sa confiance aux princes.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. De tribulatióne invocávi Dóminum, et exaudívit me, allelúia.Ant. Dans la tribulation j'ai invoqué le Seigneur et Il m'a exaucé, alléluia.
Ant. 2 Déxtera Dómini fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me.Ant. 2 La droite du Seigneur a fait éclater Sa puissance, la droite du Seigneur m'a exalté.
II II
Omnes gentes circuiérunt me, * et in nómine Dómini excídi eos. Toutes les nations m'entouraient : au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Circumdántes circumdedérunt me, * et in nómine Dómini excídi eos. Elles m'entouraient elles me cernaient : au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Circumdedérunt me sicut apes † et exarsérunt sicut ignis in spinis, * et in nómine Dómini excídi eos. Elles m'entouraient comme une nuée d'abeilles ; elles ont crépité comme un feu d'épines ; au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Impelléntes impulérunt me, ut cáderem, * et Dóminus adiúvit me. On me poussait de toutes part pour me faire tomber ; le Seigneur m'a recueilli.
Fortitúdo mea et laus mea Dóminus * et factus est mihi in salútem. Le Seigneur est ma force et mon chant, Il S'est fait pour moi le salut.
Vox iubilatiónis et salútis * in tabernáculis iustórum: Cris d'allégresse et de salut sous la tente des justes.
«Déxtera Dómini fecit virtútem! † Déxtera Dómini exaltávit me; * déxtera Dómini fecit virtútem!». La droite du Seigneur a déployé Sa puissance ; la droite du Seigneur m'a exalté ; la droite du Seigneur a déployé Sa puissance.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Déxtera Dómini fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me.Ant. La droite du Seigneur a fait éclater Sa puissance, la droite du Seigneur m'a exalté.
Ant. 3 Deus Dóminus illúxit nobis, allelúia.Ant. 3 Le Seigneur Dieu nous a illuminés, alléluia.
III III
Aperíte mihi portas iustítiæ; * ingréssus in eas confitébor Dómino. Ouvrez-moi les portes de la justice : j'y entrerai pour louer le Seigneur.
Hæc porta Dómini; * iusti intrábunt in eam. Voici la porte du Seigneur : les justes seuls y ont accès.
Confitébor tibi, quóniam exaudísti me * et factus es mihi in salútem. Je Te loue de m'avoir exaucé, de T'être fait mon sauveur.
Lápidem, quem reprobavérunt ædificántes, * hic factus est in caput ánguli; La pierre mise au rebut par les maçons est devenue la pierre d'angle.
a Dómino factum est istud * et est mirábile in óculis nostris. C'est le Seigneur qui a fait ce prodige, et nos yeux Le contemplent avec admiration.
Hæc est dies, quam fecit Dóminus: * exsultémus et lætémur in ea. Voici le jour que le Seigneur a fait. Passons-le dans l'allégresse et dans la joie.
O Dómine, salvum me fac; * o Dómine, da prosperitátem! O Seigneur, sauve-moi ! O Seigneur, donne-moi la prospérité ! Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur !
Benedíctus, qui venit in nómine Dómini. * Benedícimus vobis de domo Dómini. De la maison du Seigneur nous vous bénissons. Le Seigneur est Dieu, et Sa lumière a brillé pour nous.
Deus Dóminus et illúxit nobis. * Instrúite sollemnitátem in ramis condénsis usque ad córnua altáris. Faites de ce jour une solennité : ornez les cornes de l'autel.
Deus meus es tu, et confitébor tibi, * Deus meus, et exaltábo te. Tu es mon Dieu, je Te louerai ; Tu es mon Dieu, je T'exalterai.
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Je Te louerai de m'avoir exaucé et de T'être fait mon sauveur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Deus Dóminus illúxit nobis, allelúia.Ant. Le Seigneur Dieu nous a illuminés, alléluia.
Lectio brevis (Rom 8, 22-23) Lecture brève (Rom 8, 22-23)
Scimus quod omnis creatúra congemíscit et compárturit usque adhuc; non solum autem, sed et nos ipsi primítias Spíritus habéntes, et ipsi intra nos gémimus adoptiónem filiórum exspectántes, redemptiónem córporis nostri. Nous le savons bien, la création tout entière crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d'un enfantement qui dure encore. Et elle n'est pas seule. Nous aussi, nous crions en nous-mêmes notre souffrance; nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit, mais nous attendons notre adoption et la délivrance de notre corps.
℣. Bénedic, ánima mea, Dómino.
℟. Qui rédimit de intéritu vitam meam.
℣. Bénis le Seigneur, ô mon âme,
℟. Qui rachète ma vie de la mort. 
Omnípotens sempitérne Deus, quem patérno nómine invocáre præsúmimus, pérfice in córdibus nostris spíritum adoptiónis filiórum, ut promíssam hereditátem íngredi mereámur. Per Dóminum. Dieu éternel et tout-puissant, dont nous sommes fiers d'invoquer le nom paternel, achève en nos cœurs l'esprit d'adoption de Tes fils pour que nous méritions d'entrer dans l'héritage qui nous est promis.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Sextam - psalmodia complementaria

A Sexte - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 De tribulatióne invocávi Dóminum, et exaudívit me, allelúia.Ant. 1 Dans la tribulation j'ai invoqué le Seigneur et Il m'a exaucé, alléluia.
Psalmus 122 (123) Psaume 122 (123)
Dominus fiducia populi Le Seigneur, confiance du peuple
Duo cæci... clamaverunt: «Domine, miserere nostri, Fili David» (Mt 20, 30). Deux aveugles crièrent « Seigneur, aie pitié de nous, Fils de David » (Mt 20, 30).
Ad te levávi óculos meos, * qui hábitas in cælis. J'élève mes yeux vers Toi, ô toi qui siège dans les cieux!
Ecce sicut óculi servórum ad manus dominórum suórum, * sicut óculi ancíllæ ad manus dóminæ suæ, Comme l'oeil du serviteur est fixé sur la main de son maître, et l'oeil de la servante sur la main de sa maîtresse,
ita óculi nostri ad Dóminum Deum nostrum, * donec misereátur nostri. ainsi nos yeux sont fixés sur le Seigneur, notre Dieu, jusqu'à ce qu'Il ait pitié de nous.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri, * quia multum repléti sumus despectióne; Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car nous n'avons été que trop rassasiés d'opprobres.
quia multum repléta est ánima nostra * derisióne abundántium et despectióne superbórum. Notre âme n'a été que trop rassasiée de la moquerie des superbes, du mépris des orgueilleux.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Déxtera Dómini fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me.Ant. 2 La droite du Seigneur a fait éclater Sa puissance, la droite du Seigneur m'a exalté.
Psalmus 123 (124) Psaume 123 (124)
Adiutorium nostrum in nomine Domini Notre secours est dans le nom du Seigneur
Dixit Dominus Paulo: «Noli timere ... quia ego sum tecum» (Act 18, 9-10). Le Seigneur dit à Paul : « ne crains pas ... Je suis avec toi» (Act 18, 9-10).
Nisi quia Dóminus erat in nobis, dicat nunc Israel, † nisi quia Dóminus erat in nobis, * cum exsúrgerent hómines in nos: Si le Seigneur n'eût été pour nous, qu'Israël le proclame, si le Seigneur n'eût été pour nous, quand les hommes se sont élevés contre nous.
forte vivos deglutíssent nos, * cum irascerétur furor eórum in nos. Ils nous auraient dévorés tout vivants, quand leur colère s'est allumée contre nous.
Fórsitan aqua absorbuísset nos, † torrens pertransísset ánimam nostram * fórsitan pertransíssent ánimam nostram aquæ intumescéntes. Les eaux nous auraient engloutis, le torrent eût passé sur notre âme; sur notre âme auraient passé les eaux impétueuses.
Benedíctus Dóminus; * qui non dedit nos in direptiónem déntibus eórum. Béni soit le Seigneur, qui ne nous a pas livrés à leurs dents.
Anima nostra sicut passer erépta est * de láqueo venántium: Notre âme, comme le passereau, s'est échappée du filet de l'oiseleur :
láqueus contrítus est, * et nos erépti sumus. le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Adiutórium nostrum in nómine Dómini, * qui fecit cælum et terram. Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Deus Dóminus illúxit nobis, allelúia.Ant. 3 Le Seigneur Dieu nous a illuminés, alléluia.
Psalmus 124 (125) Psaume 124 (125)
Dominus custos populi sui Le Seigneur prend soin de son peuple
Pax super Israel Dei (Gal 6, 16). La paix de Dieu sur Israël (Gal 6, 16).
Qui confídunt in Dómino sicut mons Sion: * non commovébitur, in ætérnum manet. Ceux qui se confient dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion: elle ne chancelle point, elle est établie pour toujours.
Ierúsalem, montes in circúitu eius, † et Dóminus in circúitu pópuli sui * ex hoc nunc et usque in sæculum. Jérusalem a autour d'elle une ceinture de montagnes: ainsi le Seigneur entoure Son peuple, dès maintenant et à jamais.
Quia non requiéscet virga iniquitátis super sortem iustórum, * ut non exténdant iusti ad iniquitátem manus suas. Le sceptre des méchants ne restera pas sur l'héritage des justes, afin que les justes ne portent pas aussi leurs mains vers l'iniquité.
Bénefac, Dómine, bonis * et rectis corde. Seigneur, répands Tes bontés sur les bons, et sur ceux qui ont le coeur droit.
Declinántes autem per vias pravas † addúcet Dóminus cum operántibus iniquitátem. * Pax super Israel! Mais sur ceux qui se détournent en des voies tortueuses, que le Seigneur les abandonne avec ceux qui font le mal. Paix sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Office de none du dimanche 11 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XIX per annum XIXème dimanche dans l'année
Ad Nonam
Ad Nonam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Rerum, Deus, tenax vigor, Dieu fort, soutien de l'univers,
immótus in te pérmanens, qui est en Toi sans changement,
lucis diúrnae témpora Tu fixes dans leur succession
succéssibus detérminans, les temps que le soleil mesure.
Largíre clarum véspere, Donne-nous un soir lumineux
quo vita numquam décidat, où la vie ne décline pas,
sed praémium mortis sacrae où, pour le fruit de la Sainte Mort,
perénnis instet glória. resplendira toujours la gloire.
Praesta, Pater piíssime, Exauce-nous, Père très bon,
Patríque compar Unice, et Toi, le Fils égal au Père,
cum Spíritu Paráclito avec l'Esprit consolateur,
regnans per omne sæculum. Amen. régnant pour les siècles des siècles.
Ant. 1 De tribulatióne invocávi Dóminum, et exaudívit me, allelúia.Ant. 1 Dans la tribulation j'ai invoqué le Seigneur et Il m'a exaucé, alléluia.
Psalmus 117 (118) Psaume 117 (118)
Vox iubilationis et salutis Vox iubilationis et salutis
Hic est lapis, qui reprobatus est a vobis ædificatoribus, qui factus est in caput anguli (Act 4, 11). Voici la pierre rejetée par vous de l'édifice, qui est devenue la pierre d'angle (Act 4, 11).
I I
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Louez le Seigneur parce qu'Il est bon, parce qu'éternelle est Sa miséricorde.
Dicat nunc Israel, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour Israël de dire qu'Il est bon et qu'éternelle est Sa miséricorde.
Dicat nunc domus Aaron, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour la maison d'Aaron de dire qu'Il est bon et qu'éternel est Son amour.
Dicant nunc, qui timent Dóminum, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour tous ceux qui craignent le Seigneur de dire qu'Il est bon et qu'éternelle est Sa miséricorde.
De tribulatióne invocávi Dóminum, * et exaudívit me edúcens in latitúdinem Dóminus. Dans ma détresse, j'ai invoqué le Seigneur, et le Seigneur m'a exaucé sans mesure.
Dóminus mecum, * non timébo, quid fáciat mihi homo. Le Seigneur est avec moi, je ne craindrai pas ce que l'homme pourrait me faire.
Dóminus mecum adiútor meus, * et ego despíciam inimícos meos. Le Seigneur est mon soutien, je regarde de haut mes ennemis.
Bonum est confúgere ad Dóminum * quam confídere in hómine. Mieux vaut mettre sa confiance dans le Seigneur que la placer en l'homme.
Bonum est confúgere ad Dóminum * quam confídere in princípibus. Mieux vaut se réfugier dans le Seigneur que d'accorder sa confiance aux princes.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. De tribulatióne invocávi Dóminum, et exaudívit me, allelúia.Ant. Dans la tribulation j'ai invoqué le Seigneur et Il m'a exaucé, alléluia.
Ant. 2 Déxtera Dómini fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me.Ant. 2 La droite du Seigneur a fait éclater Sa puissance, la droite du Seigneur m'a exalté.
II II
Omnes gentes circuiérunt me, * et in nómine Dómini excídi eos. Toutes les nations m'entouraient : au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Circumdántes circumdedérunt me, * et in nómine Dómini excídi eos. Elles m'entouraient elles me cernaient : au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Circumdedérunt me sicut apes † et exarsérunt sicut ignis in spinis, * et in nómine Dómini excídi eos. Elles m'entouraient comme une nuée d'abeilles ; elles ont crépité comme un feu d'épines ; au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Impelléntes impulérunt me, ut cáderem, * et Dóminus adiúvit me. On me poussait de toutes part pour me faire tomber ; le Seigneur m'a recueilli.
Fortitúdo mea et laus mea Dóminus * et factus est mihi in salútem. Le Seigneur est ma force et mon chant, Il S'est fait pour moi le salut.
Vox iubilatiónis et salútis * in tabernáculis iustórum: Cris d'allégresse et de salut sous la tente des justes.
«Déxtera Dómini fecit virtútem! † Déxtera Dómini exaltávit me; * déxtera Dómini fecit virtútem!». La droite du Seigneur a déployé Sa puissance ; la droite du Seigneur m'a exalté ; la droite du Seigneur a déployé Sa puissance.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Déxtera Dómini fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me.Ant. La droite du Seigneur a fait éclater Sa puissance, la droite du Seigneur m'a exalté.
Ant. 3 Deus Dóminus illúxit nobis, allelúia.Ant. 3 Le Seigneur Dieu nous a illuminés, alléluia.
III III
Aperíte mihi portas iustítiæ; * ingréssus in eas confitébor Dómino. Ouvrez-moi les portes de la justice : j'y entrerai pour louer le Seigneur.
Hæc porta Dómini; * iusti intrábunt in eam. Voici la porte du Seigneur : les justes seuls y ont accès.
Confitébor tibi, quóniam exaudísti me * et factus es mihi in salútem. Je Te loue de m'avoir exaucé, de T'être fait mon sauveur.
Lápidem, quem reprobavérunt ædificántes, * hic factus est in caput ánguli; La pierre mise au rebut par les maçons est devenue la pierre d'angle.
a Dómino factum est istud * et est mirábile in óculis nostris. C'est le Seigneur qui a fait ce prodige, et nos yeux Le contemplent avec admiration.
Hæc est dies, quam fecit Dóminus: * exsultémus et lætémur in ea. Voici le jour que le Seigneur a fait. Passons-le dans l'allégresse et dans la joie.
O Dómine, salvum me fac; * o Dómine, da prosperitátem! O Seigneur, sauve-moi ! O Seigneur, donne-moi la prospérité ! Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur !
Benedíctus, qui venit in nómine Dómini. * Benedícimus vobis de domo Dómini. De la maison du Seigneur nous vous bénissons. Le Seigneur est Dieu, et Sa lumière a brillé pour nous.
Deus Dóminus et illúxit nobis. * Instrúite sollemnitátem in ramis condénsis usque ad córnua altáris. Faites de ce jour une solennité : ornez les cornes de l'autel.
Deus meus es tu, et confitébor tibi, * Deus meus, et exaltábo te. Tu es mon Dieu, je Te louerai ; Tu es mon Dieu, je T'exalterai.
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Je Te louerai de m'avoir exaucé et de T'être fait mon sauveur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Deus Dóminus illúxit nobis, allelúia.Ant. Le Seigneur Dieu nous a illuminés, alléluia.
Lectio brevis (2 Tim 1, 9) Lecture brève (2 Tim 1, 9)
Deus nos salvos fecit et vocávit vocatióne sancta, non secúndum ópera nostra sed secúndum propósitum suum et grátiam, quæ data est nobis in Christo Iesu ante témpora sæculária. Dieu nous a sauvés, et Il nous a donné une vocation sainte, non à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à Lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles.
℣. Dedúxit eos Dóminus in spe, et non timuérunt.
℟. Indúxit eos in fines sanctificationis suae.
℣. Le Seigneur les guide dans l'espérance, et ils ne craindront pas.
℟. Il les fait entrer aux extrémités de Sa sanctification.
Omnípotens sempitérne Deus, quem patérno nómine invocáre præsúmimus, pérfice in córdibus nostris spíritum adoptiónis filiórum, ut promíssam hereditátem íngredi mereámur. Per Dóminum. Dieu éternel et tout-puissant, dont nous sommes fiers d'invoquer le nom paternel, achève en nos cœurs l'esprit d'adoption de Tes fils pour que nous méritions d'entrer dans l'héritage qui nous est promis.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Nonam - psalmodia complementaria

A None - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 De tribulatióne invocávi Dóminum, et exaudívit me, allelúia.Ant. 1 Dans la tribulation j'ai invoqué le Seigneur et Il m'a exaucé, alléluia.
Psalmus 125 (126) Psaume 125 (126)
Gaudium et spes in Deo Joie et espoir dans le Seigneur
Sicuti socii passionum estis, sic eritis et consolationis (2 Cor 1, 7). Comme vous avez part aux souffrances, vous avez aussi part à la consolation (2 Cor 1, 7).
In converténdo Dóminus captivitátem Sion, * facti sumus quasi somniántes. Quand le Seigneur ramena les captifs de Sion, nous étions presque en rêve.
Tunc replétum est gáudio os nostrum, * et língua nostra exsultatióne. Alors notre bouche fut remplie de chants de joie, et notre langue de cris d'allégresse.
Tunc dicébant inter gentes: * «Magnificávit Dóminus fácere cum eis». Alors on disait parmi les nations: « Le Seigneur a fait de grandes choses pour eux. »
Magnificávit Dóminus fácere nobíscum; * facti sumus lætántes. Le Seigneur a fait pour nous de grandes choses; nous en avons été remplis de joie.
Convérte, Dómine, captivitátem nostram, * sicut torréntes in austro. Ramène, Seigneur, nos captifs, comme un torrent dans le pays du midi.
Qui séminant in lácrimis, * in exsultatióne metent. Ceux qui sèment dans les larmes * moissonneront dans l'allégresse.
Eúntes ibant et flebant * semen spargéndum portántes; Ils allaient et venaient en pleurant, tandis qu'ils jetaient leurs semences :
veniéntes autem vénient in exsultatióne * portántes manípulos suos. ils reviendront avec allégresse, chargés de leurs gerbes.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Déxtera Dómini fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me.Ant. 2 La droite du Seigneur a fait éclater Sa puissance, la droite du Seigneur m'a exalté.
Psalmus 126 (127) Psaume 126 (127)
Vanus labor sine Domino Sans le Seigneur, le travail est vain
Dei ædificatio estis (1 Cor 3, 9). En Dieu, vous êtes édifiés (1 Cor 3, 9).
Nisi Dóminus ædificáverit domum, * in vanum labórant, qui ædíficant eam. Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent.
Nisi Dóminus custodíerit civitátem, * frustra vígilat, qui custódit eam. Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes.
Vanum est vobis ante lucem súrgere † et sero quiéscere, qui manducátis panem labóris, * quia dabit diléctis suis somnum. C'est en vain que vous vous levez avant le jour, et que vous retardez votre repos, mangeant le pain de la douleur : il en donne autant à son bien-aimé pendant son sommeil.
Ecce heréditas Dómini fílii, * merces fructus ventris. Voici, c'est un héritage du Seigneur, que les enfants, une récompense, que les fruits d'un sein fécond.
Sicut sagíttæ in manu poténtis, * ita fílii iuventútis. Comme les flèches dans la main d'un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse.
Beátus vir, qui implévit pháretram suam ex ipsis: * non confudétur, cum loquétur inimícis suis in porta. Heureux l'homme qui en a rempli son carquois. Ils ne rougiront pas quand ils répondront aux ennemis, à la porte de la ville.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Deus Dóminus illúxit nobis, allelúia.Ant. 3 Le Seigneur Dieu nous a illuminés, alléluia.
Psalmus 127 (128) Psaume 127 (128)
Pax domestica in Domino Paix domestique dans le Seigneur
«Benedicat te Dominus ex Sion», id est: ex Ecclesia sua (Arnobius). «Que le Seigneur te bénisse de Sion », c'est à dire : de Son Eglise (Arnobius).
Beátus omnis, qui timet Dóminum, * qui ámbulat in viis eius. Heureux l'homme qui craint le Seigneur, qui marche dans Ses voies.
Labóres mánuum tuárum manducábis, * beátus es, et bene tibi erit. Tu te nourris alors du travail de tes mains; tu es heureux et comblé de biens.
Uxor tua sicut vitis fructífera * in latéribus domus tuæ; Ton épouse est comme une vigne féconde, dans l'intérieur de ta maison ;
fílii tui sicut novéllæ olivárum * in circúitu mensæ tuæ. tes fils, comme de jeunes plants d'olivier, autour de ta table.
Ecce sic benedicétur homo, * qui timet Dóminum. Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur.
Benedícat tibi Dóminus ex Sion, * et vídeas bona Ierúsalem ómnibus diébus vitæ tuæ; Que le Seigneur te bénisse de Sion, puisses-tu voir Jérusalem florissante tous les jours de ta vie ;
et vídeas fílios filiórum tuórum. * Pax super Israel! Puisses-tu voir les enfants de tes enfants. Que la paix soit sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Vêpres du dimanche 11 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XIX per annum XIXème dimanche dans l'année
Ad II Vesperas
Aux IIes Vêpres
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Lucis creátor óptime, Merveilleux créateur de la lumière,
lucem diérum próferens, Tu nous donnes la lumière du jour ;
primórdiis lucis novæ par les premiers rayons d'une lumière toute neuve,
mundi parans oríginem; Tu préparas l'origine du monde ;
 
Qui mane iunctum vésperi Tu prescris d'appeler jour
diem vocári prǽcipis: ce qui unis le matin au soir;
tætrum chaos illábitur; à l'heure du retour du chaos ténébreux,
audi preces cum flétibus. écoute nos prières mêlées de larmes.
 
Ne mens graváta crímine Que notre âme chargée de ses fautes
vitæ sit exsul múnere, ne soit pas privée du don de la vie,
dum nil perénne cógitat pour n'avoir pensé à rien d'éternel
seséque culpis ílligat. et s'être elle même enchaînée au péché.
 
Cælórum pulset íntimum, Qu'elle frappe au plus haut du ciel
vitále tollat prǽmium; et obtienne la vie en récompense.
vitémus omne nóxium, Évitons tout ce qui est coupable,
purgémus omne péssimum. purifions-nous de tout ce qui est mauvais.
 
Præsta, Pater piíssime, Exauce-nous, Père très bon,
Patríque compar Unice, et Toi aussi, Unique égal au Père,
cum Spíritu Paráclito avec l'Esprit consolateur,
regnans per omne sǽculum. Amen. qui règne pour tous les siècles. Amen.
Ant. 1 Dixit Dóminus Dómino meo: Sede a dextris meis, allelúia.Ant. 1 Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-Toi à Ma droite, alléluia.
Psalmus 109 (110) Psaume 109 (110)
Messias rex et sacerdos Le messie, roi et prêtre
Oportet illum regnare, donec ponat omnes inimicos sub pedibus eius (1 Cor 15, 25). Il faut qu'Il règne, après avoir mis tous Ses ennemis sous Ses pieds (1 Cor 15, 25).
Dixit Dóminus Dómino meo: * «Sede a dextris meis, Le Seigneur a dit à mon Seigneur : « Assieds-Toi à Ma droite,
donec ponam inimícos tuos * scabéllum pedum tuórum». en attendant que Je fasse de Tes ennemis l'escabeau de Tes pieds ».
Virgam poténtiæ tuæ emíttet Dóminus ex Sion: * domináre in médio inimicórum tuórum. Le Seigneur fera sortir de Sion le sceptre de Ta puissance : domine au milieu de Tes ennemis.
Tecum principátus in die virtútis tuæ, ? in splendóribus sanctis, * ex útero ante lucíferum génui te. Avec Toi est le principe au jour de Ta puissance, dans les splendeurs des saints : c'est de Mon sein qu'avant que l'aurore [existât] je T'ai engendré.
Iurávit Dóminus et non pænitébit eum: * «Tu es sacérdos in ætérnum secúndum órdinem Melchísedech». Le Seigneur a juré et Il ne S'en repentira point : Tu es prêtre pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédech.
Dóminus a dextris tuis, * conquassábit in die iræ suæ reges. Le Seigneur est à Ta droite : Il a brisé des rois au jour de Sa colère.
[Iudicábit in natiónibus: cumulántur cadávera, * conquassábit cápita in terra spatiósa.] [Il exercera Ses jugements parmi les nations, en accumulant les cadavres, Il écrasera sur la terre les têtes d'un grand nombre.]
De torrénte in via bibet, * proptérea exaltábit caput. Il boira au torrent en chemin : c'est pourquoi Il lèvera la tête.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dixit Dóminus Dómino meo: Sede a dextris meis, allelúia.Ant. Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-Toi à Ma droite, alléluia.
Ant. 2 Memóriam fecit mirabílium suórum, miserátor Dóminus, allelúia.Ant. 2 Le Seigneur a institué un mémorial de Ses merveilles, alléluia.
Psalmus 113 A (114) Psaume 113 A (114)
Israel ex Ægypto liberatur Israël est libéré d'Egypte
Cognoscite etiam vos exiisse ab Ægypto, qui huic sæculo renuntiastis (S. Augustinus). Sachez que vous êtes aussi sortis d'Egypte, vous qui avez renoncé à ce monde (S. Augustin).
In éxitu Israel de Ægýpto, * domus Iacob de pópulo bárbaro, Quand Israël sortit d'Egypte, et la maison de Jacob du milieu d'un peuple barbare,
factus est Iuda sanctuárium eius, * Israel potéstas eius. La Judée devint son sanctuaire, Israël son domaine.
Mare vidit et fugit, * Iordánis convérsus est retrórsum; La mer le vit et s'enfuit, le Jourdain remonta vers sa source.
montes saltavérunt ut aríetes, * et colles sicut agni óvium. Les montagnes bondirent comme des béliers, les collines comme des agneaux.
Quid est tibi, mare, quod fugísti? * Et tu, Iordánis, quia convérsus es retrórsum? Qu'avais-tu, mer à t'enfuir ? Et toi, Jourdain, à remonter vers ta source ?
Montes, quod saltástis sicut aríetes, * et colles, sicut agni óvium? Et vous, montagnes, à bondir comme des béliers ? Et vous collines, comme des agneaux ?
A fácie Dómini contremísce, terra, * a fácie Dei Iacob, La terre a tremblé à l'aspect du Seigneur, à l'aspect du Dieu de Jacob.
qui convértit petram in stagna aquárum * et sílicem in fontes aquárum. Qui change le rocher en étang et fait du roc une source.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Memóriam fecit mirabílium suórum, miserátor Dóminus, allelúia.Ant. Le Seigneur a institué un mémorial de Ses merveilles, alléluia.
Ant. 3 Regnávit Dóminus Deus noster omnípotens, allelúia.Ant. 3 Il règne le Seigneur notre Dieu tout puissant, alléluia.
Canticum (Cf. Ap 19,1-2. 5-7) NT 12 Cantique (Cf. Ap 19,1-2. 5-7) NT 12
De nuptiis Agni Les noces de l'Agneau
Allelúia. Alléluia.
Salus et glória et virtus Deo nostro, * (℟. Allelúia.) Le salut, la gloire et la force à notre Dieu (℟. Alléluia.)
quia vera et iusta iudícia eius. Car Son jugement est vrai et juste.
℟. Allelúia. ℟. Alléluia.
Allelúia. Alléluia.
Laudem dícite Deo nostro, omnes servi eius * Chantez la louange à notre Dieu, tous ceux qui Le servent
(℟. Allelúia.) (℟. Alléluia.)
et qui timétis eum, pusílli et magni! Et tous ceux qui Le craignent, petits et grands!
℟. Allelúia. ℟. Alléluia.
Alléluia. Alléluia.
Quóniam regnávit Dóminus, Deus noster omnípotens. * Car Il règne le Seigneur notre Dieu tout puissant.
(℟. Allelúia.) (℟. Alléluia.)
Gaudeámus et exsultémus et demus glóriam ei. Réjouissons-nous et exultons et rendons-lui la gloire.
℟. Allelúia. ℟. Alléluia.
Allelúia. Alléluia.
Quia venérunt núptiæ Agni, * Car elles sont venues, les noces de l'Agneau,
(℟. Allelúia.) (℟. Alléluia.)
et uxor eius præparávit se. Et Son épouse s'est préparée pour Lui.
℟. Allelúia. ℟. Allelúia.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regnávit Dóminus Deus noster omnípotens, allelúia.Ant. Il règne le Seigneur notre Dieu tout puissant, alléluia.
Lectio brevis (1 Petr 1, 3-5) Lecture brève (1 Petr 1, 3-5)
Benedíctus Deus et Pater Dómini nostri Iesu Christi, qui secúndum magnam misericórdiam suam regenerávit nos in spem vivam per resurrectiónem Iesu Christi ex mórtuis, in hereditátem incorruptíbilem et incontaminátam et immarcescíbilem, conservátam in cælis propter vos, qui in virtúte Dei custodímini per fidem in salútem parátam revelári in témpore novíssimo. Béni soit Dieu, le Père de Jésus Christ notre Seigneur: dans sa grande miséricorde, Il nous a fait renaître grâce à la résurrection de Jésus Christ pour une vivante espérance, pour l'héritage qui ne connaîtra ni destruction ni souillure, ni vieillissement. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, en vue du salut qui est prêt à se manifester à la fin des temps.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Benedíctus es, Dómine,  * In firmaménto cæli. Benedíctus. ℣. Et laudábilis et gloriósus in sæcula.  * In firmaménto cæli. Glória Patri. Benedíctus. ℟. Tu es béni, Seigneur, * au firmament du ciel. Tu es béni. ℣. Louange et grande exaltation dans les siècles. Au firmament du ciel. Gloire au Père. Tu es béni.
Canticum Evangelicum (Lc 1, 46-55) Cantique évangélique (Lc 1,46-55)
Exultatio animæ in Domino Exultation de l'âme dans le Seigneur
Magníficat * ánima mea Dóminum, Mon âme glorifie le Seigneur,
et exsultávit spíritus meus * in Deo salvatóre meo, et mon esprit a tressailli d'allégresse en Dieu mon Sauveur,
quia respéxit humilitátem ancíllæ suæ.* Ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generationes, parce qu'Il a pris en considération l'humilité de Sa servante. Car voici que, désormais, toutes les générations me diront bienheureuse,
quia fecit mihi magna, qui potens est, * et sanctum nomen eius, parce que Celui qui est puissant a fait en moi de grandes choses, et Son nom est saint;
et misericórdia eius in progénies et progénies* timéntibus eum. et Sa miséricorde se répand d'âge en âge sur ceux qui Le craignent.
Fecit poténtiam in bráchio suo, * dispérsit supérbos mente cordis sui; Il a déployé la force de Son bras, Il a dispersé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur.
depósuit poténtes de sede * et exaltávit húmiles; Il a renversé les puissants de leur trône, et Il a élevé les humbles.
esuriéntes implévit bonis * et dívites dimísit inánes. Il a rempli de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches les mains vides.
Suscépit Israel púerum suum,* recordátus misericórdiæ, Il a relevé Israël, Son serviteur, Se souvenant de Sa miséricorde:
sicut locútus est ad patres nostros,* Abraham et sémini eius in sæcula. selon ce qu'Il avait dit à nos pères, à Abraham et à sa race pour toujours.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
PrecesPrières litaniques
Deum, qui misit Spíritum Sanctum, ut fíeret lux beatíssima ómnium córdium, deprecémur instántes: Prions Dieu de façon pressante, Lui qui envoya Son Esprit Saint, afin qu'Il soit la lumière bienheureuse de tous les cœurs:
Illúmina pópulum tuum, Dómine. illumine Ton peuple, Seigneur.
Benedíctus es, Deus, lux nostra, Tu es béni, Dieu, notre lumière,
qui propter glóriam tuam ad diem novum nos perveníre fecísti. Toi qui, pour Ta gloire, nous a fait parvenir jusqu'à cette nouvelle journée.
Tu, qui per resurrectiónem Fílii tui mundum illuminásti, Toi, qui a illuminé le monde par la résurrection de Ton Fils,
per Ecclésiam tuam in omnes hómines hoc lumen effúnde. répands cette lumière sur tous les hommes par Ton Eglise.
Qui Unigéniti tui discípulos per tuum Spíritum clarificásti, Toi qui a illuminé les disciples de Ton Fils unique par Ton Esprit,
hunc emítte in Ecclésiam tuam, quæ sit tibi fidélis. envoie-Le à Ton Eglise, pour qu'elle Te soit fidèle.
O lumen géntium, meménto eórum, qui adhuc in ténebris commorántur, O lumière des nations, souviens-Toi de ceux qui s'attardent encore dans les ténèbres;
óculos áperi cordis eórum, ut te solum Deum verum agnóscant. ouvre les yeux de leur cœur, afin qu'ils Te reconnaissent, Dieu, Toi seul !
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Omnípotens sempitérne Deus, quem patérno nómine invocáre præsúmimus, pérfice in córdibus nostris spíritum adoptiónis filiórum, ut promíssam hereditátem íngredi mereámur. Per Dóminum. Dieu éternel et tout-puissant, dont nous sommes fiers d'invoquer le nom paternel, achève en nos cœurs l'esprit d'adoption de Tes fils pour que nous méritions d'entrer dans l'héritage qui nous est promis.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Complies du dimanche 11 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XIX per annum XIXème dimanche dans l'année
Ad Completorium
Aux Complies
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Conscientia discussio, quam sequi potest actus poenitentialis ut in Missa. Examen de conscience, qui peut être suivi d'un acte de pénitence comme à la Messe.
Confíteor Deo omnipoténti et vobis, fratres, quia peccávi nimis cogitatióne, verbo, ópere et omissióne: Je confesse à Dieu tout puissant, et à vous, frères, que j'ai vraiment péché, en pensée, en parole, par action et par omission:
et, percutientes sibi pectus, dicunt: Et on se frappe la poitrine, en disant :
mea culpa, mea culpa, mea máxima culpa. c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute.
Deinde prosequuntur: Ensuite on poursuit:
Ideo precor beátam Maríam semper Vírginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres, oráre pro me ad Dóminum Deum nostrum. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, tous les Anges et les Saints, et vous, frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
℣. Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimissís peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam aetérnam. ℟. Amen. ℣. Que le Dieu tout puissant aie pitié de nous, et nous ayant remis nos péchés, qu'Il nous conduise à la vie éternelle. ℟. Amen.
Hymnus Hymne
Te lucis ante términum, Avant que le jour ne s'éteigne,
rerum creátor, póscimus, nous Te prions, Créateur de toute chose,
ut sólita cleméntia dans Ta bonté de toujours,
sis præsul ad custódiam. veille sur nous, garde-nous.
Te corda nostra sómnient, Que nos cœurs rêvent de Toi,
te per sopórem séntiant, qu'ils songent à Toi pendant le sommeil,
tuámque semper glóriam qu'ils chantent encore Ta gloire
vicína luce cóncinant. à l'approche de la lumière.
Vitam salúbrem tríbue, Accorde-nous une vie saine,
nostrum calórem réfice réchauffe-nous intérieurement,
tætram noctis calíginem que Ta clarté illumine
tua collústret cláritas. les tristes ténèbres de la nuit.
Præsta, Pater omnípotens, Exauce-nous, Père tout-puissant,
per Iesum Christum Dóminum, par Jésus-Christ le Seigneur,
qui tecum in perpétuum qui avec Toi et le Saint-Esprit
regnat cum Sancto Spíritu. Amen. règne éternellement. Amen.
Ant. 1 Alis suis obumbrábit tibi; non timébis a timóre noctúrno.Ant. 1 Ses ailes te couvriront d'ombre ; tu ne craindras pas la frayeur nocturne.
Psalmus 90 (91) Psaume 90 (91)
In protectione Altissimi Sous la protection du Très Haut
Ecce dedi vobis potestatem calcandi supra serpentes et scorpiones (Lc 10, 19). Voici que Je vous donne le pouvoir de piétiner serpents et scorpions (Lc 10, 19).
Qui hábitat in protectióne Altíssimi, * sub umbra Omnipoténtis commorábitur. Celui qui habite sous la protection du Très-Haut demeurera à l'ombre du Tout-puissant.
Dicet Dómino: «Refúgium meum et fortitúdo mea, * Deus meus, sperábo in eum». Il dira au Seigneur: mon refuge et ma force. Il est mon Dieu; j'espérerai en Lui.
Quóniam ipse liberábit te de láqueo venántium * et a verbo malígno. Car c'est Lui qui t'a délivré du filet du chasseur, et de la parole maligne.
Alis suis obumbrábit tibi, et sub pennas eius confúgies; * scutum et loríca véritas eius. Il te mettra à l'ombre sous Ses épaules, et sous Ses ailes tu te réfugieras ; Sa vérité sera te protègera comme un bouclier.
Non timébis a timóre noctúrno, a sagítta volánte in die, a peste perambulánte in ténebris, * ab extermínio vastánte in merídie. Tu ne craindras pas la peur nocturne, ni la flèche qui vole pendant le jour, ni la peste qui s'avance dans les ténèbres, ni l'extermination qui dévaste au milieu du jour.
Cadent a látere tuo mille et decem mília a dextris tuis; * ad te autem non appropinquábit. Mille tomberont à ton côté, et dix mille à ta droite; mais elle n'approchera pas de toi.
Verúmtamen óculis tuis considerábis, * et retributiónem peccatórum vidébis. Vraiment tu contempleras de tes yeux, et tu verras la rétribution des pécheurs.
Quóniam tu es, Dómine, refúgium meum. * Altíssimum posuísti habitáculum tuum. Parce que Tu es, Seigneur, mon espérance. Tu as mis le Très-Haut dans ta demeure.
Non accédet ad te malum, * et flagéllum non appropinquábit tabernáculo tuo, Le mal ne viendra pas jusqu'à toi, et les fléaux ne s'approcheront pas de ta tente.
quóniam ángelis suis mandábit de te, * ut custódiant te in ómnibus viis tuis. Car Il a commandé pour toi à Ses Anges de te garder dans toutes tes voies.
In mánibus portábunt te, * ne forte offéndas ad lápidem pedem tuum. Ils te porteront dans leurs mains, ton pied ne pourra pas heurter la pierre.
Super áspidem et basilíscum ambulábis * et conculcábis leónem et dracónem. Tu marcheras sur l'aspic et sur le basilic, et tu fouleras aux pieds le lion et le dragon.
Quóniam mihi adhæsit, liberábo eum; * suscípiam eum, quóniam cognóvit nomen meum. Parce qu'il a adhéré en Moi, Je le délivrerai; Je l'accueilleria, parce qu'il a connu Mon Nom.
Clamábit ad me, et ego exáudiam eum; cum ipso sum in tribulatióne, * erípiam eum et glorificábo eum. Il criera vers Moi, et Je l'exaucerai; Je suis avec lui dans la tribulation; Je le libérerai et le glorifierai.
Longitúdine diérum replébo eum * et osténdam illi salutáre meum. Je le comblerai à longueur de jours, et Je lui ferai voir Mon salut.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Alis suis obumbrábit tibi; non timébis a timóre noctúrno.Ant. Ses ailes te couvriront d'ombre ; tu ne craindras pas la frayeur nocturne.
Lectio brevis (Ap 22, 4-5) Lecture brève (Ap 22, 4-5)
Vidébunt fáciem Dómini, et nomen eius in fróntibus eórum. Et nox ultra non erit, et non egent lúmine lucérnæ neque lúmine solis, quóniam Dóminus Deus illuminábit super illos, et regnábunt in sæcula sæculórum. Ils verront Sa face, et Son nom sera sur leurs fronts. Il n'y aura plus de nuit, et ils n'auront besoin ni de la lumière de la lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les illuminera; et ils régneront aux siècles des siècles.
℟. In manus tuas, Dómine, * Comméndo spíritum meum. In manus. ℣. Redemísti nos, Dómine Deus veritátis. * Comméndo spíritum meum. Glória Patri. In manus. ℟. En Tes mains, Seigneur, * je remets mon esprit. En Tes mains. ℣. Tu nous as rachetés, Seigneur Dieu de vérité * Je remets mon esprit. Gloire au Père. En Tes mains.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Canticum evangelicum Lc 2, 29-32 Cantique évangélique Lc 2,29-32
Christus lumen gentium et gloria Israël Le Christ est la lumière des nations et la gloire d'Israël
Nunc dimíttis servum tuum, Dómine, * secúndum verbum tuum in pace, Maintenant, Tu peux renvoyer Ton serviteur, Seigneur, selon Ta parole, en paix.
quia vidérunt óculi mei * salutáre tuum, Car mes yeux ont vu Ton salut,
quod parásti * ante fáciem ómnium populórum, Que Tu as préparé devant la face des peuples,
lumen ad revelatiónem géntium * et glóriam plebis tuæ Israël. lumière qui se révèle aux nations, et gloire de Ton peuple Israël.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Orémus. Prions.
Vox nostra te, Dómine, humíliter deprecétur, † ut, domínicæ resurrectiónis hac die mystério celebráto, * in pace tua secúri a malis ómnibus quiescámus, et in tua resurgámus laude gaudéntes . Per Christum Dóminum nostrum.Notre voix Te supplie humblement, Seigneur, afin qu'ayant aujourd'hui célébré le mystère de la résurrection du Seigneur nous reposions dans Ta paix à l'abri de tout mal, et que nous nous relevions joyeux pour Te louer.Per Christum Dóminum nostrum.
Deinde dicitur, etiam a solo, benedictio: Ensuite on dit, même seul, la bénédiction :
Noctem quiétam et finem perféctum concédat nobis Dóminus omnípotens. ℟. Amen. Que le Seigneur tout puissant nous accorde une nuit paisible et une fin parfaite. ℟. Amen.
Antiphona finale ad Beatam Mariam Virginem Antienne finale à la Bienheureuse Vierge Marie
Salve, Regína, mater misericórdiæ; Salut, ô Reine, mère de la miséricorde,
vita, dulcédo et spes nostra, salve. vie, douceur et notre espérance, salut !
Ad te clamámus, éxsules fílii Evæ. Enfants d'Ève exilés, nous crions vers vous.
Ad te suspirámus, geméntes et flentes Vers vous, nous soupirons parmi les cris et les pleurs
in hac lacrimárum valle. de cette vallée de larmes.
Eia ergo, advocáta nostra, O vous notre avocate,
illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte. tournez vers nous votre regard plein de miséricorde.
Et Iesum, benedíctum fructum ventris tui, Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles,
nobis post hoc exsílium osténde. Montrez-Le nous à l'issue de cet exil.
O clemens, o pia, o dulcis Virgo María. O clémente, ô bonne, ô douce vierge Marie.

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Extrait du Compendium du catéchisme de l'Eglise catholique :
Quel est le sens du travail pour l’homme?
2426-24282460-2461
Pour l’homme, le travail est un devoir et un droit, grâce auquel il coopère avec Dieu créateur. En effet, en travaillant avec soin et compétence, la personne met en œuvre des capacités inscrites dans sa nature, manifeste les dons du Créateur et les talents qu’il a reçus; elle subvient à ses besoins et à ceux de ses proches; et elle sert la communauté humaine. En outre, avec la grâce de Dieu, le travail peut être un moyen de sanctification et de collaboration avec le Christ pour le salut d’autrui.
À quel type de travail toute personne a-t-elle droit?
2429,2433-2434
L’accès à un travail sûr et honnête doit être ouvert à tous, sans discrimination injuste, dans le respect de la libre initiative économique et d’une rétribution équitable.
Quelle est la responsabilité de l’État en ce qui concerne le travail?
2431
Il revient à l’État d’assurer la sécurité concernant la garantie des libertés des individus et de la propriété, ainsi qu’une monnaie stable et des services publics efficaces; de surveiller et de conduire l’application des droits humains dans le secteur économique. En fonction des circonstances, la société doit aider les citoyens à trouver du travail.
Quelle est la tâche des dirigeants des entreprises?
2432
Les dirigeants des entreprises ont la responsabilité économique et écologique de leurs opérations. Ils sont tenus de considérer le bien des
personnes et pas seulement l’augmentation des profits; ceux-ci sont cependant nécessaires pour réaliser les investissements, l’avenir des entreprises, l’emploi et la bonne marche de la vie économique.
Quels sont les devoirs des travailleurs?
2435
Ils doivent s’acquitter de leur travail avec conscience, compétence et dévouement, cherchant à résoudre les conflits éventuels par le dialogue. Le recours à la grève non violente est moralement légitime quand il se présente comme un élément nécessaire en vue d’un bénéfice proportionné, tout en tenant compte du bien commun.

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Extrait quotidien de la Règle de Notre Bienheureux Père Saint Benoît, et son commentaire par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes :
58 - LES RÈGLES DE L’ADMISSION DES FRÈRES (a)
AU NOUVEAU VENU dans la vie monastique, on n’accordera pas une entrée facile, mais comme dit l’Apôtre, « éprouvez les esprits, pour voir s’ils sont de Dieu. » Si donc l’arrivant persévère à frapper, si, quatre ou cinq jours durant, il se montre patient à supporter les rebuffades et la difficulté de l’entrée et qu’il persiste dans sa demande, 4on lui concédera l’entrée et il passera quelques jours à l’hôtellerie. Mais ensuite il sera dans la maison où les novices étudient, mangent et dorment, sous la conduite d’un ancien apte à gagner les âmes, qui les surveillera avec la plus grande attention. On observera soigneusement si le novice cherche vraiment Dieu, s’il est empressé à l’office divin, à l’obéissance et aux humiliations. On l’avertira de toutes les choses dures et âpres par lesquelles on va à Dieu. S’il promet de persévérer dans sa stabilité, après une période de deux mois, on lui lira cette Règle d’un bout à l’autre et on lui dira : « Voici la loi sous laquelle tu veux servir et combattre ; si tu peux l’observer, entre ; mais si tu ne peux pas, tu es libre, pars. » S’il tient bon encore, on le ramènera dans la maison des novices, et à nouveau on mettra sa patience à l’épreuve de toutes les manières. Après un délai de six mois, on lui lira la Règle afin qu’il sache ce pour quoi il entre. S’il tient bon toujours, au bout de quatre mois, on lui relira encore la même Règle. Et si, après avoir bien réfléchi, il promet de tout garder et d’observer tout ce qui lui sera commandé, alors il sera reçu dans la communauté, sachant qu’en vertu de la loi de la Règle, il ne lui est plus permis, à partir de ce jour, de sortir du monastère, ni de secouer le joug de cette Règle qu’au terme d’une réflexion si prolongée il lui était loisible de récuser ou d’assumer.
Nous entrons avec ce chapitre et jusqu’au LXVle inclusivement dans une portion assez nettement définie de la Règle : celle qui est relative au recrutement d’abord, puis au groupement hiérarchique et au bon ordre du monastère. Et, pour épuiser la question du recrutement, N. B. Père parlera successivement des novices en général, des enfants, des prêtres, des moines étrangers. Quant au présent chapitre, qui nous expose les formes générales selon lesquelles se recrute une communauté, il comprend trois grandes subdivisions : l’accueil des candidats ; leur probation ou le noviciat ; leur admission définitive. Et cette dernière partie traite des formes solennelles de l’admission, puis de la disposition que le moine doit faire de tous ses biens. Autant de questions dont la gravité et l’intérêt nous invitent à donner quelque étendue au commentaire.

Noviter, veniens quis ad conversionem, non ei facilis tribuatur ingressus, sed sicut ait Apostolus Probate spiritus si ex Deo sunt. Ergo si veniens perseveraverit pulsans et ilIatas sibi injurias et difficultatem ingressus post quatuor aut quinque dies visus fuerit patienter portare et persistere petitioni suae, annuatur ei ingressus, et sit in cella hospitum paucis diebus
Au nouveau venu dans la vie monastique, on n’accordera pas une entrée facile, mais comme dit l’Apôtre,“ éprouvez les esprits, pour voir s’ils sont de Dieu. ” Si donc l’arrivant persévère à frapper, si, quatre ou cinq jours durant, il se montre patient à supporter les rebuffades et les difficultés de l’entrée et qu’il persiste dans sa demande, on lui concédera l’entrée. et il passera quelques jours à l’hôtellerie.


Noviter veniens quis ad conversionem... La conversion dont il est parlé ici est simplement la vie religieuse, définie par sa direction vers Dieu.
Cette façon de s’exprimer est conforme à la langue ecclésiastique du temps ; et elle est vraiment belle : l’homme se détourne du péché, du siècle et de ses frivolités, pour s’orienter vers la réalité suprême et vers la Beauté incréée. La première démarche de l’homme qui se présente au monastère et chez Dieu n’est d’ailleurs qu’une réponse à l’appel de Dieu même, à la vocation.

LA VOCATION. - Il faut limiter l’emploi de ce terme et ne pas lui faire désigner un exercice quelconque de notre activité. On dit : la vocation militaire, la vocation d’ingénieur, la vocation au mariage ou la vocation commune. Ce sont des états de fait, de choix strictement personnel ; c’est le fruit des circonstances, des aptitudes, des goûts. Sans doute ces choix n’échappent pas aux directions providentielles, néanmoins ils n’impliquent pas une invitation toute particulière de Dieu, comme dans le cas de la vocation proprement dite, laquelle comprend trois éléments : un appel spécial de Dieu, - à un état surnaturel plus élevé, - auquel la créature intelligente doit répondre dans une libre coopération. Et en ce sens il n’y a que trois vocations : la vocation à la foi pour les hérétiques et les infidèles : elle est universelle et obligatoire sous peine du salut ; - la vocation religieuse, qui est, comme nous espérons le montrer, universelle et pourtant de conseil ; - la vocation ecclésiastique, qui est spéciale et s’adresse à de rares individus nominativement choisis parmi le peuple chrétien et désignés par l’Église : Nous n’avons à nous occuper ici que de la vocation religieuse.
On pourrait distinguer une vocation générale à la vie religieuse et une vocation individuelle. La première consiste dans l’invitation universelle adressée par le Seigneur à tous les fidèles : Si quis vult . post me venire (MATTH., XVl, 24) ; Si vis perfectus esse (Ibid., XlX, 21). Cette vocation est donnée une fois pour toutes, et la parole du Seigneur n’a jamais été retirée. Et ni l’État, ni l’Église n’y peuvent rien. Dieu a invité les âmes, il leur a ouvert les portes de la perfection. Ce n’est pas seulement une permission, un laisser-faire ; c’est une invitation positive adressée à toute l’Église. Tout être baptisé est suffisamment appelé de Dieu pour aller jusqu’au bout de son baptême. Mais, en fait, l’offre du Seigneur ne parvient pas efficacement à tous : soit parce que l’âme est inattentive ; soit parce qu’elle ne consent pas à suivre le conseil divin ; soit parce que., à l’heure où parvient à son oreille l’invite de Dieu, il se trouve qu’elle a pris sur soi des servitudes qui lui interdisent désormais d’y répondre ; soit parce qu’elle est dépourvue de certaines dispositions d’âme ou de corps strictement requises. Dieu respecte le jeu et la marche des causes secondes, et il se trouve, pratiquement, qu’une élite seule est en état de suivre son appel : Non omnes capiunt verbum istud, sec quibus datum est. Qui potest capere, capiat.
Le principe doctrinal de la vocation universelle étant soigneusement sauvegardé, il demeure donc vrai qu’il y a une vocation individuelle et qu’on peut appeler de privilège. Encore faut-il bien s’entendre sur le caractère de cette vocation dite spéciale. Il ne viendra en effet à la pensée de personne que la vocation à la vie religieuse ne puisse être signifiée qu’au moyen d’un appel positif, d’une révélation, d’une intimation surnaturelle, impérieuse : Tu seras religieux. La vocation n’est pas non plus, nécessairement, le précepte du confesseur. Le confesseur peut conseiller, il peut et doit éclairer, il peut peser les chances de succès, parce qu’il connaît les dispositions : mais il ne saurait donner un ordre, ni dans un sens ni dans l’autre : Dieu lui-même n’en donne pas. Les âmes sent libres. Il y a une imprudence infinie et une absence de respect pour les âmes à prétendre se substituer à elles pour le choix d’un état de vie, alors que les conséquences de cette démarche se feront sentir dans le temps et dans l’éternité. Les parents, les directeurs faiseurs, meneurs et étourdis, porteront-ils, eux, la responsabilité de la décision qu’ils ont imposée, de vive force, à une âme trop docile ou trop confiante ? La vocation est chose personnelle.
Mais encore, quelle est la forme sous laquelle Dieu s’adresse aux âmes pour les amener à lui ? Il n’est pas possible de renfermer dans le cache rigide d’une formule ou d’une énumération quelconque la variété infinie de ses procédés. Tous les moyens sont bons pour le Seigneur. La vocation peut être un attrait sensible, une inclination de cœur vers la vie religieuse, l’amour du chant, des beaux offices : elle prend assez naturellement cette forme chez les jeunes gens. Mais cet attrait sensible n’est pas un élément indispensable. Quelquefois, c’est une impression qui date de l’enfance nous n’avons jamais vu notre vie dans un autre milieu que le monastère ; l’exemple d’un de nos parents nous y a peut-être accoutumés. Ou bien c’est un idéal de perfection qui soudain s’impose à nous.
La vocation peut consister dans une appréciation tout intellectuelle de la supériorité morale de la vie religieuse et dans la disposition d’une volonté résolue qui se dit : Puisque c’est mieux, je le ferai. C’est peut-être la forme la plus pure de la vocation. Parfois l’homme est guide par une sorte d’attrait pratique et utilitaire : Je n’aurai plus de visite ; à recevoir, de visites à rendre, de confessions, de prédications, plus de soucis de maison ! J’aurai le loisir de la prière, de l’étude, je vivrai en paix 1 Cette sorte de vocation est celle de l’âge mûr, et qui s’est blessé déjà au contact des choses.
Ou bien c’est la souffrance qui guide les âmes vers Dieu ; ou encore le malaise, l’inquiétude morale, l’incapacité de se trouver bien ailleurs. Le Seigneur, lorsqu’il veut nous ordonner à ses fins, sème une amertume secrète sur toutes les joies de notre vie ; et nous ne trouvons que tristesses et meurtrissures à vouloir nous écarter du chemin tracé par lui, chemin, comme dit le Prophète, jalonné de pierres taillées
Conclusit vias meas lapidibus quadris (THREN., III, 9). Enfin, il est des cas où la vie religieuse, tout en demeurant in abstracto une voie de conseil, devient cependant in concreto une voie d’obligation : c’est lorsque l’expérience nous a forcés de reconnaître que le cloître est pour nous un abri nécessaire et que là seulement notre salut éternel est en sécurité parfaite. Bref, la vocation ne manque jamais ; l’appel de Dieu revêt tant de formes qu’il en existe toujours une et que celui qui entre a toujours de très bonnes raisons d’entrer
Encore faut-il bien remarquer, et la lettre même de la sainte Règle nous y invite, que tous ces procédés divers selon lesquels l’appel universel se manifeste à chacun, ne constituent pourtant que l’élément matériel et déterminable de la vocation ; ce qui en fait l’élément formel et déterminant, c’est la volonté ferme d’aller vers Dieu et vers la perfection. Si vis perfectus esse. Le voulez-vous ? Quis est homo qui volt vitam et cupit videre dies bonos ? a dit saint Benoît dans le Prologue. C’est, somme toute, l’élément essentiel et qui souvent importe de façon exclusive. Car, des deux autres éléments, manifestation concrète du conseil divin et aptitudes personnelles, nous avons dit que le premier ne manque jamais ; nous pourrions presque ajouter que les aptitudes se créent parfois ou du moins se développent lorsque la volonté s’est fixée généreusement. Et ceci nous explique pourquoi les prescriptions de N. B. Père relatives à l’adoption du postulant et à la formation du novice ont pour dessein unique d’éprouver sa volonté.
Est-il nécessaire de délibérer longuement, de consulter beaucoup ? Saint Thomas répond que non Sur quoi porterait, dit-il, la délibération ? sur l’excellence de la résolution à prendre ? mais on ne saurait contester que ce soit un bien, un très grand bien ; et en douter, ne fût-ce qu’un instant, serait donner un démenti au Seigneur. Délibérer sur vos forces, c’est-à-dire si vous avez ce qu’il faut pour faire face à votre résolution ? Parmi vos amis, les uns vous diront : Ce que vous faites est une folie, c’est chose impossible à votre nature ! Les autres, mieux avisés, reprendront : Mais n’avez-vous pas les ressources de votre volonté, qui sont illimitées et moyennant la prière, n’avez-vous pas surtout les forces de Dieu, qui sont infinies ? Des enfants l’ont fait, des femmes l’ont fait : Non poteris quod isti, quod istae ? Saint Thomas admet que la délibération puisse porter sur trois points : Notre santé est-elle suffisante ? Avons-nous des dettes ? Quelle est la forme de vie religieuse qui nous convient le mieux ? Là-dessus on peut consulter, interroger, mais peu de personnes, et qui soient discrètes, prudentes, compétentes ès choses surnaturelle, renseignées sur le caractère de la vie monastique, même prédisposées en sa faveur. On peut délibérer aussi avec soi-même, mais rapidement. Et il faut surtout aviser aux moyens les plus expéditifs pour se débarrasser de tous empêchements.
Après avoir reconnu ce qu’est la vocation religieuse en général, il ne sera pas superflu de dire un mot des aptitudes requises pour aborder sans témérité la vie contemplative, et plus spécialement la vie contemplative monastique et bénédictine. Il suffit d’avoir une âme immortelle et baptisée, et d’être dès lors doué de ces facultés surnaturelles dont la contemplation est le propre exercice. La condition paraît simple et facilement réalisé ? en effet ; elle est néanmoins la principale de toutes, la fondamentale, on pourrait presque dire l’unique, avec celle d’une volonté déterminée.
Une santé très ordinaire peut suffire à notre tâche monastique. Mais ce qu’il importe de demander au candidat à la vie contemplative, c’est un certain équilibre de tempérament, qui n’est pas toujours très commun dans notre siècle d’impulsifs et de névrosés. Celui qui se voue à la vie monastique avec une tête un peu faible et des tares intellectuelles y perdra tout ce qui lui reste, ou du moins deviendra un fardeau pour ses frères et un danger pour la communauté. Une préoccupation exagérée de la santé, du moi, de l’honneur et des attentions qu’il mérite, serait d’assez triste augure ; l’hypertrophie du moi peut être le premier indice de la folie. Au resté, il ne suffit pas, pour éliminer un candidat, de constater chez lui certains défauts légers et quelques tendances égoïstes, sinon personne ne serait élu.
Il n’est pas besoin d’être Platon ou Aristote pour faire œuvre de contemplatif chrétien. Mais il y aurait certainement présomption à entrer aujourd’hui dans la vie contemplative et parmi les pères de chœur, nous ne disons pas seulement sans culture préalable de l’intelligence, - ce qui est interdit par le Saint-Siège, - mais sans un goût réel des choses spirituelles. La vie contemplative ne consiste pas à rêver et à ne rien faire du tout. On doit même se défier de ceux qui négligent l’étude sous prétexte que nous ne sommes voués qu’à la. contemplation pure, ou bien parce que, selon l’Apôtre. “ la science gonfle ”. Il est notoire que le goût de la vraie et saine doctrine est, dans l’ensemble de notre vie, une garantie de persévérance, de dignité et de progrès, parfois plus assurée qu’une certaine forme de piété.
Il faut à celui qui se présente une disposition à prendre sa foi au sérieux, une disposition de vaillance. Au monastère notre subsistance est assurée ; nous n’avons pas l’aiguillon extérieur de la nécessité, ni cet encouragement que l’action porte avec elle. Si le contemplatif n’est pas aussi un courageux, il deviendra vite un traînard, un fuyard de la perfection, un inutile. On lui demande encore l’amour du canne, du silence, un certain éloignement pour le monde, pour la politique, pour l’action extérieure, pour un ministère qu’il a librement abandonné, même, ajouterions-nous volontiers, pour les affaires de sa famille : nous n’avons pas à assurer l’avenir de nos frères, de nos sœurs, de nos neveux ou nièces ; notre prière et notre fidélité seront plus efficaces auprès de Dieu que des industries humaines pour lesquelles nous n’avons plus de compétence. Le candidat doit avoir aussi un bon caractère et une certaine jeunesse d’âme : les esprits critiques, grincheux, insociables, sont peu faits pour une règle qui exige un contact perpétuel avec des frères et une soumission filiale envers l’Abbé.

Enfin, une excellente marque de vocation à la vie contemplative est décrite par ce passage de l’Ecclésiastique : Pulchritudinis studium habentes, pacificantes in domibus suis : les justes antiques avaient le souci de la beauté, ils mettaient de la paix et de l’ordre dans leur maison. Le souci de la beauté n’implique pas forcément des goûts d’artiste et des aptitudes aux beaux-arts ; mais il implique une tendance à ne rien faire à demi, à réaliser la pureté parfaite, une disposition délicate à ne laisser rentrer chez soi, sous aucune forme de déguisement, les petites passions d’un monde auquel on a renoncé. La courtoisie, la distinction dans les relations avec le Seigneur comme avec les frères découlent aussi de ce culte pour la beauté ; de même l’amour éclairé de l’office divin, de ses rites et de ses chants.

L’ACCUEIL DES CANDIDATS. - Quelqu’un estime que le Seigneur l’appelle à la vie bénédictine ; il se “ convertit ” ; il vient frapper à la porte. Chose étrange, elle ne s’ouvre pas de suite, et l’accueil est très réservé, presque maussade : Non ei facilis tribuatur ingressus. Il en allait de même chez les Pères d’Orient . La première remarque de saint Benoît est pour défendre de recevoir, pêle-mêle, tous ceux qui se présentent. On ne les connaît pas d’ordinaire ; on ignore leur passé, on ignore les motifs secrets qui les portent à se faire moines, on ignore s’ils possèdent les qualités requises. Et à l’époque de N. B. Père, on avait des raisons particulières d’y regarder de très près. A côté de personnages connus ou munis de lettres de recommandation, il survenait des inconnus, des esclaves, des barbares, d’anciens soldats ; peut-être aussi, les trempes étaient-elles moins fines, en général, que dans l’Orient.
De plus, saint Benoît savait que la vie monastique est la réserve de Dieu. Or, il n’est pas prudent de recruter au hasard une troupe d’élite. Il n’y faut point ce ; non-valeurs qui encombrent et alourdissent la marche de l’ensemble. Il n’est pas sage de chercher à avoir du monde à tout prix ; Dieu n’a pas besoin de gros bataillons : les trois cents soldats de Gédéon suffisent. On n’a pas le droit non plus d’induire les âmes à s’imposer des obligations disproportionnées, ni de léguer à ceux qui viendront après nous les ennuis qui naissent d’adoptions indiscrètes. Aussi bien, recevoir tout le monde ou à peu près n’est pas un procédé pour avoir beaucoup de sujets, la condition moyennant laquelle un monastère se recrute, étant précisément cette dignité et cette bonne édification que des éléments de hasard sont incapables de procurer. L’histoire monastique est là pour attester que le manque de sévérité dans les accueils a contribué largement à la décadence de certaines maisons . En résumé, il y va tout à la fois de l’intérêt de Dieu et de celui de l’Église ; il y va de l’intérêt du monastère dans le présent comme dans l’avenir, et de l’intérêt des candidats eux-mêmes. Sans doute, les motifs spéciaux qu’on avait jadis de se montrer un peu austères n’existent plus aujourd’hui ; il n’y a plus d’esclaves et ce sont des chrétiens qui se présentent, souvent même des clercs et des prêtres ; on sait ce qu’ils sont, grâce aux lettres testimoniales prescrites par le Droit et aux informations privées. Néanmoins, les motifs d’ordre général demeurent. L’expérience prouve que ces précautions ne sont point superflues, puisque bon nombre de ceux qu’on accueille n’aboutissent pas. Il y a une telle sagesse dans les dispositions de la sainte Règle que l’année de noviciat et les formes de probation qu’elle exige ont été adoptées par l’Église et étendues à la variété des Ordres religieux.
Si N. B. Père met tant de réserve à recevoir ceux qui frappent à la porte, moins encore songe-t-il à des procédés qui rappellent le recrutement militaire. N’y a-t-il pas des sollicitations tellement instantes qu’elles forcent pour ainsi dire le candidat à s’exécuter ? Nous ignorerons toujours les battues générales à la recherche de postulants ou les réclames alléchantes. Malgré les invitations gracieuses, et encore qu’il n’y ait sur ce point aucune règle absolue, nous n’irons point dans les collèges et les séminaires pour y prélever l’accroissement de nos communautés. La Providence a ses moyens pour faire connaître aux âmes tel monastère où elle les veut. Mais il reste, sans pour cela pratiquer le compelle intrare, qu’il est légitime et louable d’exhorter à embrasser la vie religieuse une "âme qui paraît prédisposée : c’est la doctrine de saint Thomas . Il n’est pas indiscret non plus de presser avec douceur et mesure quelqu’un qui est visiblement appelé, marais qui temporise sans motif sérieux. Il faut savoir ail besoin aider, encourager et, comme le dira bientôt N. B. Père, “ gagner des âmes ”.
A un certain point de vite, l’adoption dans la vie bénédictine est peut-être soumise à des conditions moins complexes que dans certaines formes modernes de vie religieuse : on ne peut devenir Jésuite, Dominicain, Franciscain, que moyennant des qualités très définies. Vous n’avez rien, je suppose, de ce qu’il faut pour être prédicateur, professeur, missionnaire ; vous ne pouvez donc, sans témérité, entrer dans un Ordre qui est voué par définition aux missions, à l’enseignement, à la prédication. Sans doute, nul ne songera à se faire moine simplement parce que toutes les autres portes lui sont fermées. Mais enfin, dans la vie bénédictine, on ne réclame guère de nous qu’une aptitude : la disposition intérieure à nous sanctifier. Et cette aptitude existe lorsqu’on est résolu à développer les énergies de son baptême. Nous l’avons remarqué déjà c’est dans la vigueur de la volonté que consiste l’élément formel de la vocation religieuse en général ; c’est sur la volonté du candidat que doit s’exercer principalement la curiosité des supérieurs. Plus notre existence est uniforme, retirée du monde, dégagée du torrent moderne qui porte vers le tapage, la montre et l’action, en contradiction ouverte avec le tempérament que les influences sociales ont créé chez presque tous nos contemporains, moins nous pouvons consentir à abaisser les exigences de cette vie.
Et ce que nous venons de dire est tellement la pensée de saint Benoît qu’il ne semble avoir eu d’autre intention, dans la fixation des épreuves novitiales, que de reconnaître le sérieux, la résolution, la générosité du vouloir . Car si la volonté du candidat est de celles qui veulent et ne veulent pas, vult et non vult piger ; si elle n’a conçu qu’une de ces résolutions indécises au milieu desquelles meurt le paresseux , desideria occidunt pigrum : la nécessité pour lui de faire antichambre, les rebuts mêmes de l’accueil premier feront évanouir en fumée cette apparence de vocation ; et il rebroussera chemin en se félicitant de n’être pas .allé plus avant.
Donc on laissera le postulant frapper à la porte, dit saint Benoît. On entrebâillera celle-ci néanmoins, mais pour lui dire des choses désagréables. On lui notifiera par exemple qu’il est trop vieux, qu’il est trop jeune, qu’il n’a ni assez de santé ni assez d’énergie pour prendre rang parmi les moines, qu’il n’y a pas de place pour lui. Les Pères d’Orient étaient très habiles pour varier ces sortes d’épreuves. Qu’on relise par exemple la réception de Paul le Simple par saint Antoine, ou celle que fit saint Pacôme à Macaire d’Alexandrie déguisé . On comprend pourquoi le moine qui surveillait la porte et avait la. charge d’accueillir les postulants, devait être choisi parmi les plus expérimentés . Au bout de quatre ou cinq jours de ce régime, si le candidat tient bon et demeure, on lui accordera l’entrée : mais seulement l’entrée de l’hôtellerie, qui forme, nous l’avons dit, un corps de bâtiment séparé. Il y restera quelques jours, prescrit la Règle, sans préciser davantage ; et on pourra encore, durant ce délai, s’assurer exactement de ce qu’il est. Selon d’anciennes coutumes monastiques, on l’employait au service des hôtes. Cassien dit qu’après l’admission et la vêture on confie pour un an le candidat à l’hôtelier, puis à un Maître des novices . On remarquera que ce n’est que graduellement et par, étapes, avec mi lent et prudent progrès, que le candidat pénètre dans la famille bénédictine : la porte, l’hôtellerie, la cella novitiorum et enfin l’entrée in congregatione.

VETURE ET POSTULAT. - Dans l’usage Solesmien actuel, le candidat reste quelques jours à l’hôtellerie ; telle était la coutume à Cluny et à Saint Maur. Puis on lui donne une cellule au noviciat, dont il suit les exercices. Au bout de quinze jours, il peut recevoir l’habit. Mais il comparaît d’abord devant l’Abbé et son conseil. On lui pose un certain nombre de questions concernant l’habileté canonique à la vie religieuse .
Après la vêture, commence la période du postulat. On peut la considérer comme tenant la place des premières épreuves que nos pères faisaient subir aux nouveaux venus, mais à condition de remarquer qu’elle est, ut talis, inconnue de ces mêmes anciens. On chercherait en vain, non seulement chez saint Benoît, mais partout ailleurs, une distinction entre postulat et noviciat. Le postulat est une création des derniers Mauristes. A la suite de l’édit royal de prétendue réforme des Ordres religieux, promulgué par Louis XV en mars 1768, et qui interdisait la profession avant vingt et un ans , la Congrégation de Saint Maur publia en 1770 une nouvelle édition de ses Constitutions. Dans ce texte, la“ première probation” devient un stade régulier et organisé que doivent fournir tous les candidats, sous l’habit religieux et dans des maisons spéciales ; sa durée normale est d’un an, mais elle peut aller jusqu’à quatorze mois ou descendre à six. Les postulants sont confiés à un Director probandorum et à un Zélateur. Leur horaire et leurs exercices sont à peu près les mêmes que ceux des novices, sauf que ces derniers s’appliquent exclusivement à des études propres à développer la piété et à cultiver la mémoire, tandis que, sous la conduite du Zélateur, les postulants ajoutent à l’étude des rubriques, du chant, du Nouveau Testament, de la Règle, etc., celle du latin, du français, du grec, de l’hébreu. Praecepta scite legendi et loquendi, Geographiae, Chronologiae necnon et Ristoriae elementa impertiantur : ita ut, pari gressu, ad virtulem et scientiam informentur. Nos Constitutions, tributaires de Saint-Maur pour l’adoption du postulat, le sont aussi pour la fixation de sa duré. Mais, chez nous, les postulants sont mêlés aux novices et subissent une probation absolument identique.
L’usage du postulat s’est introduit dans plusieurs familles religieuses mais le Droit Canon ne le fait pas obligatoire pour les moines de chœur. Clément Vlll, dans le décret Cum ad regularem (19 mars 1603), avait stipulé que tous les candidats seraient instruits de la Règle, des vœux, du caractère propre de l’institut, avant de recevoir l’habit, c’est-à-dire avant de commencer le noviciat proprement dit. A l’époque de Clément Vlll, en effet, on ne connaissait que deux vêtures, celle du novice et celle du. profès. Aujourd’hui, nous en avons trois : la vêture du séculier, la vêture du novice et la vêture du profès. Or, les deux premières ne sont qu’un dédoublement de la vêture de profession. Et par le seul Cérémonial on voit bien que, maintenant encore, celle-ci est la plus importante et d’une portée définitive. C’est alors seulement que le candidat est invité à choisir entre ses vêtements du siècle et ceux de la religion, que l’habit monastique est donné complet, qu’il reçoit une bénédiction spéciale, qu’on en détaille le symbolisme et la vertu. Et tandis que la vêture du postulant se fait au chapitre, celle du novice au chapitre et à l’église vers la fin de la Messe, la vêture du profès s’accomplit au cours même du Saint Sacrifice.
Chez saint Benoît, qui s’écarte en cela de Cassien , la vêture a d’abord coïncidé avec la profession ; nous le savons par les termes mêmes de notre chapitre LVIII. Le noviciat s’effectuait sous l’habit séculier, qui différait moins qu’aujourd’hui du vêtement religieux ; lorsque la probation était achevée, le novice renonçait aux livrées du siècle, recevait l’habit monastique, et où lui rasait la tête. Tel était alors l’usage commun en Occident, comme en témoignent les Règles de saint Césaire, de saint Aurélien, de saint Ferréol, de saint Fructueux, du Maître, le Ve concile d’Orléans de 549, la nouvelle troisième de Justinien ; le concile d’Aix la Chapelle de 817 en fait encore une loi : Nec tondeatur, nec vestimenta pristina immutet (novitius) priusquam obedientiam promittat. Pourtant, dès le neuvième siècle, s’introduit en Occident l’usage - déjà connu, nous l’avons dît, de certains Orientaux - de donner l’habit et la tonsure dès le début du noviciat . Au onzième siècle, à Cluny, il y a une vêture au commencement de l’année de noviciat. Les Cisterciens adoptèrent cette coutume ; elle passa aussi chez les moniales. Aujourd’hui, à moins qu’une Règle approuvée n’autorise formellement le contraire, ou qu’il y ait dispense spéciale, il est de droit commun que le noviciat se fasse sous l’habit de la religion. Pratiquement enfin, depuis la création du postulat, la vêture est plus encore anticipée .

Postea sit in cella novitiorum, ubi meditetur, et manducet, et dormiat.
Mais ensuite il sera dans la maison où les novices étudient, mangent et dorment.


LE NOVICIAT. - A dater de la vêture novitiale, le candidat fait réellement partie de la famille monastique et jouit des privilèges que le Droit canon reconnaît aux novices.
La maison du noviciat ; dans la pensée de N. B. Père, est distincte de celle des moines, un peu comme l’hôtellerie. Les novices ont leur réfectoire, leur dortoir, un endroit spécial où ils méditent, c’est-à-dire où ils prient et étudient les choses divines. Il est fort probable que saint Benoît ;acceptait le noviciat à l’office et au travail manuel auquel prenait part la communauté entière : l’énumération même de ce qui se fait dans la cella novitiorum le laisse entendre et paraît exclusive d’autres exercices particuliers. Par ailleurs, l’histoire monastique primitive n’affirme rien de bien positif au sujet d’une séparation absolue. A Cluny, quand les novices étaient peu nombreux, ils prenaient leur sommeil et leurs repas avec les profès. Toujours ils assistaient aux offices, dans le bas chœur de l’église. Au chapitre, ils assistaient seulement à l’explication de la Règle.
La séparation des novices et des profès est devenue canonique grâce au décret Cum ad regularem de Clément VIII. Mais il est permis d’observer avec les auteurs que ce décret, comme aussi la constitution Regularis disciplina (12 mars 1596) du même Pape, vise une situation déterminée et spéciale, celle des noviciats de l’Italie et des îles adjacentes désignés par le Saint-Siège ; ces règlements laissent donc intacts les coutumes et privilèges des autres noviciats et ne modifient pas les Constitutions approuvées des diverses familles religieuses. La séparation, chez nous, est en vigueur, et l’entretien non autorisé entre novice et père de chœur est considéré par nos Constitutions comme une coulpe simpliciter gravis. On a voulu ménager aux novices le bénéfice d’une formation unique et les maintenir dans le souci exclusif de leur initiation professionnelle. Mais il est permis d’estimer que cette séparation peut n’avoir pas chez nous le caractère absolu et intransigeant qu’elle affecte dans certaines religions plus modernes. Le monastère bénédictin constitue une famille dont les novices sont les enfants. Ils ne sont pas simplement juxtaposés aux pères ; les relations régulières sont constantes tout le cours de la journée. Avant de les admette à la profession, il est normal que la communauté les observe discrètement et les connaisse. Il reste d’ailleurs que le seul titre de profès du monastère ou même d’ancien ne suffirait pas pour légitimer une intervention directe auprès des novices lorsqu’ils méritent d’être admonestés ou avertis.
C’est encore le caractère familial du monastère qui revendique pour celui-ci le privilège de former lui-même ses novices. A Saint-Maur, une ou deux maisons seulement par province possédaient un noviciat. Le régime d’un seul noviciat pour la Congrégation entière a des avantages réels qui ont décidé plusieurs Ordres où branches d’Ordre à l’adopter. Peut-être obtient-on ainsi une union plus étroite entre les membres des divers monastères. Les petites communautés se trouvent dispensées d’avoir un noviciat, où, le nombre des candidats demeurant très modeste, il faut cependant occuper plusieurs religieux. On est enfin mieux à même d’assurer aux candidats une formation complète et uniforme. Pourtant, les inconvénients sont réels aussi ; et l’usage actuel de notre Congrégation est que chaque supérieur fasse l’éducation de ses enfants : ceci est conforme aux traditions de l’Ordre et à la pensée de saint Benoît, - qui, d’ailleurs, ne songeait nullement à la Congrégation. C’est la reconnaissance de l’autonomie de chaque monastère. Il est loisible néanmoins à un Abbé de confier ses novices à une autre maison ; et un récent Chapitre général souhaitait qu’on suivît partout le même horaire et un directoire commun pour les lectures et les études.

Et senior ei talis deputetur, qui aptus sit ad luerandas animas et qui super eum omnino curiose intendat et sollicitus sit,, si vere Deum quaerit et si sollicitus est ad opus Dei, ad obedientiam, ad opprobria. Praedi centur ei omnia dura et aspera per quae itur ad Deum
Il sera sous la conduite, d’un ancien apte à gagner les âmes, qui le surveillera avec la plus grande attention. Il observera soigneusement si le novice cherche vraiment Dieu, s’il est empressé à l’office divin, à l’obéissance et aux humiliations. On l’avertira de toutes les choses dures et âpres par lesquelles on va à Dieu.


LE MAITRE DES NOVICES. - Entré au noviciat, le candidat se trouve placé sous la gouverne d’un Maître : tel est l’usage universel, aussi ancien que la vie monastique. S’agit-il d’un Maître pour chaque novice, comme chez beaucoup de moines orientaux ? C’est l’opinion d’Haeften et de quelques autres commentateurs. Mais elle est contestable. Saint Basile et Cassien, dont s’inspire N. B. Père, supposent que les novices sont nombreux, et Cassien parle d’un “ ancien dirigeant les dix religieux que l’Abbé lui a confiés Le texte de la règle, comme celui des Institutions, n’a en vue qu’un novice, il le considère individuellement ; mais ce n’est qu’un procédé d’exposition ; en réalité, ce novice peut appartenir à un groupe. A supposer, ce qui n’est aucunement invraisemblable, que les candidats se présentent nombreux au monastère, quel sera le régime dans la cella novitiorum, si chacun doit y avoir son Maître ! De plus, selon la remarque de D. Martène, la séparation des novices d’avec la communauté, indiquée explicitement par la Règle, n’est plus qu’une prescription irréalisable, dès lors que chacun est confié à un ancien.
L’unité, très probable, du Maître des novices ne va pourtant pas, aux yeux de saint Benoît, jusqu’à lui conférer une sorte d’omnipotence. Lorsque le noviciat est noviciat de la Congrégation entière ou de la province, il y a lieu de lui laisser son autonomie, puisqu’elle est justifiée par les Constitutions et les usages. Permettre aux Abbés et supérieurs locaux d’entrer à leur gré dans le noviciat unique d’y exercer leur autorité, ce serait contrevenir à la loi même d’une maison qui appartient à la Congrégation et dont le régime relève de la Diète ou du Chapitre général. Mais lorsque les monastères ont chacun leur noviciat, que le Maître des novices est à la nomination de l’Abbé, et que celui-ci peut toujours, quand il le voudra, se réserver cette charge ; lui refuser la liberté d’intervenir dans les affaires de son noviciat, serait chose tout à la fois audacieuse, contradictoire et inutile. Le Maître des novices me considérera donc jamais sa charge comme un fief qu’il faut garantir jalousement contre les intrusions d’un Abbé qui, selon lui, n’y entendrait rien. Les novices ne sont pas au Maître des novices ; celui-ci représente simplement l’Abbé auprès d’eux. Ce principe incontestable une fois posé, on voit bien que le premier souci d’un Père Maître est de savoir ce que pense l’Abbé et comment il entend l’éducation des siens. Il s’applique à n’être qu’une obéissance, une docilité, une souplesse intelligente et affectueuse. Sa mission est de conduire au Seigneur sans doute, aptus ad lucrandas animas, mais on ne va au Seigneur que par l’Abbé. Il a des disciples et des fils à former peur son Abbé ; il ne cherchera donc, pour son compte, qu’à être disciple et vrai fils. C’est du bon sens ; c’est l’ordre ; c’est la sécurité et la paix de tous ; c’est la condition du progrès réel des novices ; c’est de la loyauté, puisque l’on s’en remet à lui en toute confiance.
Et ce même principe, que le Maître des novices représente l’Abbé auprès des jeunes, détermine la physionomie générale de son activité. Communiant à la paternité de l’Abbé, il aura, avec le respect des âmes, de la tendresse profonde et surnaturelle pour toutes et pour chacune. Il ne dédaignera pas qu’on ait pour lui des égards et de la confiance, à cause des âmes qui ont besoin de cette confiance et de cette soumission pour grandir ; mais il ne s’en prévaudra jamais au point d’accaparer ce qui, somme toute, n’appartient pas même à l’Abbé, mais au Seigneur. Il se persuadera sans effort que c’est le Seigneur et l’Abbé qui opèrent par lui. Il peut choisir comme patron saint Jean-Baptiste, et dire avec lui :
Non sum ego Christus, sed quia misses sum ante illum. Qui habet sponsam, sponsus est ; amicus autem sponsi, qui stat et audit eum, gaudio gaudet propter vocero sponsi. Hoc ergo gaudium meum impletum est. Illum oportet crescere, me autem minui (JOANN., Ill, 28-30).
Saint Benoît veut comme Père Maître un ancien, senior, sinon par l’âge., au moins par la prudence et par l’intelligence des choses surnaturelles. Le rôle d’un Maître est d’enseigner : Loqui et docere magistrum condecet ; et N. B. Père a indiqué lui-même le thème de cet enseignement. C’est tout d’abord et surtout la Règle, les coutumes et les traditions de l’Ordre. La recommandation spéciale faite par N. B. Père à l’Abbé
Et praecipue ut praesentem Regulam in omnibus conservet, intéresse aussi le Maître des novices. Il lui faut présenter aux nouveaux venus et maintenir, avec discrétion, comme avec intransigeance et fermeté, l’esprit véritable de l’institution monastique. Il va de soi que l’enseignement novitial portera aussi sur tout ce qui a trait à la vie intérieure. La sainte Ecriture, la Liturgie, les saints Pères étant la source même de la piété bénédictine, on en donnera le goût dès le noviciat .
N. B. Père demande que le Maître des novices non seulement enseigne et éclaire les âmes, mais qu’au moyen de diverses industries ascétiques, il les réforme ; les tourne vers Dieu, les exerce au bien et à la perfection, les entraîne, en un mot les “ gagne ” au Seigneur . Selon N. B. Père, il doit être curieux, avisé, observateur : Omnino curiose intendat et sollicites sit. Et afin de faciliter cet examen, il convient que le novice ouvre son âme tout entière : il en est parfois qui se taisent résolument, d’autres qui parlent sans fin, et toujours de leur personne ; mieux vaudrait encore être un peu bavard que “ se renfermer ”. L’observation attentive du Père Maître n’est pas ce zèle amer que condamne ailleurs saint Benoît, cette sévérité outrée qui exige de tous, et à toute heure, un maximum de perfection. Nous ne voulons pas non plus de surveillance minutieuse ; à quoi bon peser violemment sur les âmes afin de créer en elles des ferveurs précoces, mais trop souvent factices et peu durables ? à quoi bon les obliger à des analyses psychologiques infinies ? Même, elles sont invitées à déserter la région du moi, et à se tourner doucement vers celle de la Beauté et de la Pureté éternelles : Audi, filia, et vide, et inclina aurem tuam, et obliviscere (PS. XLIV). Nos vero omnes, revelata facie, gloriam Doinini speculaiates, in eamdem imaginem transformamur a claritate in claritatem, tanquam a Domini spiritu (Il COR., Ill, 18).
Au reste, saint Benoît nous indique lui-même les points de repère qui guideront l’observation du Maître, ce qui est en même temps dessiner le programme du disciple. Si vere Deum quaerit. Cherche-t-il Dieu ? Dieu cherche l’homme : Et quaerens Dominus in multitudine populi, cul haec clamat, operarium suum ; et à son tour, l’homme doit chercher Dieu : Quaerere Deum, si forte attrectent eum out inveniant, quamvis non longe sit ab unoquoque nostrum (ACT., XVll, 27). On ne fait rien d’autre dans la vie monastique. Pourquoi rougirions-nous de cette œuvre-là devant les mondains ? Dieu est le seul être intéressant. Dès la première heure de sa conversion, le postulant doit le bien savoir. Et le Maître des novices verra bientôt si l’âme s’oriente toute dans cette direction.
Cette recherche de Dieu se traduira surtout par un grand zèle pour ,l’office divin : si sollicitas est ad Opus Dei. C’est là que le novice est assuré de trouver le Seigneur, de lui parler, de se mettre à l’unisson avec lui : Sacrificium laudis honori ficabit me et illic iter quo ostendam illi salutare Dei (Ps. XLlX). Parce qu’à L’ŒUVRE de Dieu doit s’employer sa vie entière, le novice s’efforcera de se créer un tempérament liturgique ; et les supérieurs remarqueront s’il est empressé à se rendre à l’église, s’il s’y tient avec esprit de foi et y demeure sans ennui, s’il prévoit et prépare les cérémonies et les lectures.
Dès lors que le novice cherche Dieu, il se souvient aussi que la seule voie qui mène à lui avec sécurité et promptitude est celle de l’obéissance :
Scientes se per hanc obedientiae viam ituros ad Deum (chap. LXXl). Pour saint Benoît, nous le savons, toute vertu se traduit et se résume dans une attitude intérieure qui peut s’appeler obéissance ou humilité. Le Maître des novices doit donc principalement - et toute l’histoire monastique l’y invite - habituer les frères à la docilité profonde, à un respect souverain de l’autorité, très éloigné de toute espèce de contestation même polie, même purement secrète. C’est dans le dessein de briser la superbe que les anciens mettaient en œuvre, chez leurs religieux, des procédés qui parfois nous étonnent un peu .
N. B. Père se souvient sans doute de Cassien et encore de saint Basile lorsqu’il demande à ses novices d’être empressés ad opprobria. Pourtant, sauf les épreuves préliminaires que saint Benoît lui-même impose aux candidats à la porte du monastère (et qui, d’ailleurs, pouvaient avoir chez lui quelque chose de très mesuré), nous ne voyons nulle part dans la sainte Règle d’allusion à certaines vexations volontaires, factices, injustifiées, créées de toutes pièces dans l’intention d’exaspérer la nature humaine. lotis en avons parlé déjà à l’occasion du quatrième degré d’humilité. Nous avons dit que les procédés de Dieu et de la Règle suffisent pour éprouver une âme. Il serait difficile de se sentir à l’aise entre lés mains d’un Abbé qui se croirait tenu en conscience d’être un exercice pour ses moines et les considérerait un peu comme des patients et des souffre-douleur. Les opprobria dont parle saint Benoît, ce sont bien plutôt les épreuves impliquées normalement dans le programme d’une vie religieuse. Les œuvres serviles auxquelles étaient employés les moines, le soin du bétail, les moissons, le défrichage, la cuisine, tout cela constituait autant d’opprobria pour l’orgueil et la délicatesse native des patriciens . De plus, le monastère n’avait nul confort ; on y avait pourvu à la vie, à la propreté, non au bien-être. Enfin, un noble était exposé à coudoyer un de ses anciens esclaves, quelquefois même à recevoir un ordre de lui. On voit aussitôt en quoi consistaient, en quoi consistent encore les opprobria. Telle besogne régulière mortifiera chez vous une mauvaise tendance ? faites-la bravement. Il n’y a que Dieu qui compte : les choses et les événements n’ont pas de couleur ; faire des miracles ou faire la cuisine est tout un : il suffit que la besogne soit commandée et voulue de Dieu. L’âme se porte alors à toutes choses avec le même empressement tranquille. Il est vrai que ce tableau est celui de la vertu parfaite : mais les âmes généreuses s’y établissent vite ou y tendent vigoureusement.
Praedicentur éi omnia dura et aspera per quae itur ad Deum. Rappelons nous, ce qui est dit à la fin du Prologue. Il y a des difficultés réelles dans la vie monastique ; des aspérités et des douleurs sont semées sur la route qui mène à Dieu . Le novice ne tardera pas à s’en apercevoir de lui même. Il faut pourtant lui en parler, afin qu’il n’ait pas trop de surprise et qu’il s’arme de vaillance. Mais cette prédiction doit être discrète, afin de ne pas épouvanter, afin de demeurer fidèle à la vérité, et aussi parce que le postulant, tout entier à la joie de ses premières rencontres avec le Seigneur, tout fier de ses premiers renoncements, ne nous croirait guère ou du moins se méprendrait sur le caractère de ces souffrances. Dieu, par miséricorde, laisse d’ailleurs à dessein bien des choses dans le secret. Il suffit. que le novice soit prêt à tout accepter. Le rituel de sa profession lui renouvellera cette prédiction et sollicitera son acceptation formelle.
Le Maître des novices doit donc dire à peu près ceci : Il y a d’abord les souffrances générales et conventuelles de la vie monastique, laquelle n’a certainement pas été organisée en vue de flatter la nature. Il y a surtout des épreuves spéciales pour chacun. Et toujours la souffrance nous aborde par l’endroit où nous sommes le plus sensibles, le moins préparés. Telles vexations, qui dans le monde n’eussent été rien, deviennent au monastère presque insupportables ; Dieu permet la plupart du temps qu’il y ait disproportion énorme entre la cause de la souffrance et la souffrance ressentie. C’est tel frère, tel père, le Père Abbé surtout, qui devient pour nous un fardeau : “ Il ne me dit rien. Il ne me comprend pas. Il garde pour d’autres toute sa tendresse. On a ici des idées bizarres, et il nous faut les adopter ! Nous avions un système intellectuel, il était bon ; et voici qu’on le trouve trop large, ou trop étroit ; il faut se refaire. Quelle fatigue !... on nourrit son ennui, on en parle, on envenime sa petite blessure, on se décourage. Quelquefois, il semble que la persévérance ne tienne plus qu’à des motifs naturels et mesquins. Quelquefois aussi, la tentation revêt cette forme : “ Pourquoi n’avons-nous pas fait choix d’un autre Ordre ? Après tout, il n’y a pas que la vie monastique et contemplative !
Il existe bien d’autres manières d’être religieux : Dominicain, ou Capucin, ou Jésuite, Dominicain surtout ; Chartreux aussi, parce qu’il y a le silence quasi perpétuel et qu’on ne fréquente personne.
Ajoutons que, dans le monastère, l’absence de distractions et de diversion nous livre entièrement à notre souffrance. Nous l’observions en commentant le Prologue, la souffrance des contemplatifs ressemble au purgatoire : le feu pénètre jusqu’aux moelles, jusqu’aux fibres les plus intimes ; c’est une cuisson lente, à vase clos, à l’étouffée. Tous les mouvements deviennent douloureux, comme d’un homme à qui l’on aurait enlevé l’épiderme : Versa et reversa in tergum et in latera et in ventrem : et dura sunt omnia . Oui, le contact avec Dieu est douloureux, le contact de notre laideur avec sa beauté, de nos ténèbres avec sa lumière. Saint Jean de la Croix explique cela admirablement. Jusqu’au jour où Dieu est notre joie souveraine, il est la grande épreuve. Vivus est sermo Dei et efficax et penetrabilior omni gladio ancipiti ; et pertingens usque ad divisionem animae ac spiritus, compagum quoque ac medullarum ; et discretor cogitationum et intentionunt cordis (HEBR., IV, 12) : Même, il y a certaines souffrances privilégiées qui seraient intolérables et mortelles, si le Seigneur ne soutenait par sa grâce ; mais c’est le prélude de l’union à Dieu. N’allons pas croire que nos petites misères de novice soient quelque chose de ces souffrances-là.
Il est un moyen misérable d’échapper aux dura et aspera : se faire une vie tranquille et bourgeoise, s’en aller dans la région de ceux qui ont vécu sans gloire et sans infamie, dont le ciel n’a pas voulu et dont l’enfer ne veut pas dans ses profondeurs, de ceux qui se sauvent tout juste et prosaïquement. Qui parce seminat, parce et metet, et qui seminat in benedictionibus, de benedictionibus et metet (II COR., IX, 6). On pourra lire, dans le livre de la Vie spirituelle et l’oraison, le chapitre XlV : Première purification. Nous y voyons que “ ceux qui sont oublieux d’eux-mêmes traversent quelquefois très allégrement ces étapes douloureuses, quelque . rudes qu’elles soient ; mais elles paraissent fort pénibles, et le sont en effet doublement, à ceux qui ont trop aimé leur bien-être spirituel”. Ce qu’il faut, par conséquent, c’est demeurer tranquille sur la croix, adorer, laisser le médecin tailler à son gré dans la région malade, faire un effort pour se tenir fidèlement auprès de ce Dieu dont le contact ne blesse que pour guérir. Prenons garde aussi de ne pas grossir notre souffrance par l’imagination et par un repliement sur nous-mêmes qui nous tend et qui nous crispe. Certaines trempes maladives sont portées à rechercher une sorte de joie morbide, et non exempte de pose, dans la souffrance : Nullus dolor amandus est . La douleur n’est jamais que moyen ; et il est souvent en nous telles souffrances, dues à des infidélités, que nous pourrions facilement éliminer. Quant aux autres, il importe beaucoup plus de les bien accepter lorsqu’elles se présentent, que de les solliciter fiévreusement près du Seigneur. In craticulaa te Deum non negavi, et ad ignem applicatus te Christum coufessus stem ; probasti cor meum et visitasti noete, igne me examinasti : et non est inventa in me iniquitas .

Et si promiserit de stabilitatis sae perseverantia, post duorum mensium eirculum legatur ei haec Regula per ordinem et dicatur ei : Ecce lex sub qua militare vis ; si potes observare, ingredere ; si vero non potes liber discede. Si adhuc steterit, tunc ducatur in supradictam cellam novi tiorum et iterum probetur in omni patientia. Et post sex mensium circulum relegatur ei Regula, ut sciat ad quod ingreditur. Et si adhuc stat post quatuor menses iterum relegatur ei eadem Regula
S’il promet de persévérer dans sa stabilité, après une période de deux mois, on lui lira cette Règle d’un bout à l’autre et on lui dira : “ Voici la loi sous laquelle tu veux servir et combattre ; si tu peux l’observer, entre ; mais si tu ne peux pas, tu es libre, pars. ” S’il tient bon encore, on le ramènera dans la maison des novices, et à nouveau on mettra sa patience à l’épreuve de toutes les manières. Après, un délai de six mois, on lui lira la Règle afin qu’il sache ce pour quoi il entre. Sil tient bon toujours, au bout de quatre mois, on lui relira encore la même Règle.


OPTIONS, PÉTITION ET SCRUTINS. - Saint Benoît ne se préoccupe décidément, chez celui qui se présente, quel la trempe de sa volonté. On ne poussera même plus avant les épreuves novitiales que si le candidat “ promet de persévérer dans sa stabilité ”, si son intention de se donner à Dieu dans le monastère est bien sérieuse. Mais parce que la qualité de notre vouloir est en fonction de notre connaissance ; parce qu’on ne demeure attaché qu’à ce qu’on a choisi librement ; parce qu’on n’est tenu d’accomplir que ce qu’on a promis : pour tous ces motifs de prudence et de sagesse élémentaire, saint Benoît veut qu’on fasse connaître exactement au candidat le code de sa vie nouvelle . L’année de noviciat est jalonnée par cette présentation de la Règle et par une triple option.
D’après le texte de saint Benoît, il semble bien que cette lecture officielle de la Règle, lecture intégrale et suivie, per ordinem, se faisait après deux, ou six, oit quatre mois, sinon dans une même séance, du moins pendant les jours qui précédaient la cérémonie d’option. Les anciennes coutumes mentionnent ces trois lectures et ces trois options . Actuellement, la Règle est lue aux novices au cours des mois de probation. Elle n’est pas lue à chacun en particulier, mais à toute la communauté, trois fois par an chez nous, au chapitre comme au réfectoire. De plus, elle doit être expliquée en entier pendant le stage au noviciat. Le concile d’Aix-la-Chapelle de 817 recommandait : Ut monachi omnes, qui possunt, Regulam menioriter discant. Nous avons encore deux cérémonies solennelles d’option : avant la vêture novitiale et avant la profession.
Si cette lecture et cette mise en demeure n’ont point écarté lé candidat, s’il reste ferme, si stat, il est ramené au noviciat et on l’éprouve in omni patientia, c’est-à-dire qu’on se rend compte s’il peut souffrir sans se déconcerter tons les petits ennuis de la vie commune. La patience dont parle ici N. B. Père est plutôt celle du novice que celle de ses maîtres, laquelle d’ailleurs ne doit jamais faire défaut : car il convient d’imiter le Seigneur, qui sait attendre. ‘Nos Constitutions, d’accord en cela avec des Constitutions plus anciennes, telles que celles de Chezal-Benoît et de Saint Maur, prescrivent l’examen des novices par le Chapitre, à certaines dates fixes ; c’est ce que nous appelons le "chapitre des novices" ; nous le tenons aux Quatre-Temps.
La durée dit noviciat proprement dit a été fixée par N. B. Père à un an, comme le prouve l’addition des trois périodes, de deux, six et quatre mois, qui précèdent les options. Quoi qu’il en soit du noviciat chez saint Pacôme , d’autres législateurs,. tels que saint Césaire, saint Fructueux, saint Ferréol, demandaient un an d’épreuve. Faculté était laissée parfois au supérieur de réduire, même notablement, la période de probation. Ces réductions étaient en usage à Cluny, et Pierre le Vénérable les justifie auprès de saint Bernard . Un an était une sage moyenne ; aussi la disposition bénédictine a-t-elle passé au Corpus Juris, dans les Décrétales, et le concile de Trente l’a consacrée . Même, le concile a décidé qu’une profession faite avant l’âge de seize ans et sans une année de noviciat, serait nulle. Sa législation est sévère sur ce point ; s’il manque deux heures oit seulement une par exemple, la profession est considérée comme invalide. On ne pourrait défalquer, pour calculer la durée requise du temps de probation, le trois cent soixante-sixième jour d’une année bissextile. Cette année de probation doit être continue. Mais laissons aux canonistes le soin de discuter toutes ces questions. L’année de noviciat révolue, le candidat est accueilli ou écarté ; il n’est pas irrégulier pourtant que le supérieur proroge de quelques mois la probation. Ces tentatives de la dernière heure, ou l’épreuve d’un second noviciat, n’ont pas d’ordinaire grand succès.

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Prières usuelles

Signum crucis Signe de croix
IN nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Symbolum Apostolorum Symbole des Apôtres
CREDO in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae. Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum, qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus, descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis, ascendit ad caelos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis, inde venturus est iudicare vivos et mortuos. Credo in Spiritum Sanctum, sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, remissionem peccatorum, carnis resurrectionem, vitam aeternam. Amen. Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ Son fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, est assis à la droite du Père tout-puissant, d'où Il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en L'Esprit Saint, à la Sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.
Salve Regina Salut, ô Reine
Salve Regína, Mater misericórdiæ, vita dulcédo, et spes nostra, salve. Ad te clamámus éxsules fílii Evæ; ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum valle. Salut, Reine, mère de miséricorde, vie, douceur, et notre espérance, salut. Vers vous, nous crions,, enfants d'Eve exilés. Vers vous, nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Eia ergo, advocáta nostra, illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte: Et Iesum, benedíctum fructum ventris tui, nobis post hoc exsílium osténde. O clemens, o pia, o dulcis Virgo María. Et donc, notre avocate, tournez vos yeux miséricordieux vers les vôtres. Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles, montre-le nous après notre exil.
O clemens, O pia, O dulcis Virgo Maria. O clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissiónibus Christi.
℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu.
℣. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
Omnipotens sempiterne Deus, qui gloriosae Virginis Matris Mariae corpus et animam, ut dignum Filii tui habitaculum effici mereretur, Spiritu Sancto cooperante, praeparasti: da, ut cuius commemoratione laetamur; eius pia intercessione, ab instantibus malis, et a morte perpetua liberemur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
Dieu éternel et tout puissant qui avec la coopération du Saint Esprit a préparé le corps et l'Esprit de la glorieuse Vierge-Mère Marie à devenir une demeure digne de Ton Fils; puissions-nous, par son intercession aimante, être délivrés des maux actuels et de la mort éternelle, nous qui nous réjouissons de sa commémoration. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
Le "Salve Regina" est la prière privilégiée du temps "dans l'année" après la Pentecôte. Elle se chante (ou se récite) surtout après la fin du temps pascal jusqu'au premier dimanche de l'Avent (exclus).
ANGELUS ANGELUS
℣. Ángelus * Dómini nuntiávit Maríæ. ℣. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie,
℟. Et concépit de Spíritu Sancto. ℟. Et elle conçut du Saint-Esprit.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ecce ancílla Dómini. ℣. Me voici, servante du Seigneur,
℟. Fiat mihi secúndum verbum tuum. ℟. Qu’il me soit fait selon votre parole.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Et Verbum caro factum est. ** ℣. Et le Verbe S’est fait chair
℟. Et habitávit in nobis. ℟. Et Il a habité parmi nous.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei génetrix. ℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
℟. Ut digni efficiámur promissiónibus Christi. ℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Orémus.
Grátiam tuam, quæsumus, Dómine, méntibus nostris infúnde; ut qui, Ángelo nuntiánte, Christi Fílii tui incarnatiónem cognóvimus, *
per passiónem eius et crucem, ad resurrectiónis glóriam perducámur.
Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Prions.
Répands, Seigneur, Ta grâce en nos âmes. Par le message de l’ange, nous avons connu l’incarnation de Ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par Sa passion et par Sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par le Christ, notre Seigneur. ℟. Amen.
* L'angélus se sonne par trois séries de trois tintements suivis d'une "pleine-volée". Les tintements correspondent au début du versicule, du répons et de l'Ave.
** On a coutume d'incliner légèrement la tête à ce versicule en signe de révérence pour le mystère de l'Incarnation.
On récite habituellement la prière de l'Angelus trois fois par jour, à 7 heures, midi et 19 heures. Dans certains endroits, cette prière ce récite donc après l'office de laudes, celui de sexte et après complies.
Au temps pascal, cette prière est remplacée par le Regina caeli.
Angele Dei Angele Dei (prière à l'Ange gardien)
ANGELE DEI, qui custos es mei, Me tibi commissum pietate superna; (Hodie, Hac nocte) illumina, custodi, rege, et guberna. Amen. ANGE DE DIEU, qui êtes mon gardien, puisque le ciel m'a confié à vous dans sa bonté, (aujourd'hui, cette nuit) éclairez-moi,gardez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi. Amen.
Benedictio Ante Mensam Bénédiction avant le repas
℣. Benedicite. (℟. Benedicite.)
BENEDIC, Domine, nos et haec tua dona * quae de tua largitate sumus sumpturi. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen.
℣. Bénissez. (℟. Bénissez.)
BENIS nous, Seigneur, et les dons qui viennent de Toi, par lesquels, de Ta largesse, nous sommes rassasiés. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Ante prandium: Avant le déjeuner :
Mensae caelestis participes * faciat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse participer à la table céleste. ℟. Amen.
Ante cenam: Avant le dîner :
Ad cenam vitae aeternae * perducat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse parvenir au festin de la vie éternelle. ℟. Amen.
Benedictio Post Mensam Bénédiction d'après le repas
AGIMUS tibi gratias, omnipotens Deus, pro universis beneficiis tuis, * qui vivis et regnas in saecula saeculorum. ℟. Amen. Nous Te rendons-grâces, Dieu tout puissant, pour tous Tes bienfaits, Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. ℟. Amen.
℣. Deus det nobis suam pacem. ℣. Que Dieu nous donne Sa paix.
℟. Et vitam aeternam. ℟. Amen. ℟. Et la vie éternelle. Amen.
 Rosarium  Rosaire
Initium Commencement
Signum crucis Signe de croix
Romae: A Rome :
℣. Domine, labia mea aperies,
℟. Et os meum annuntiabit laudem tuam.
℣. Deus in adiutorium meum intende,
℟. Domine ad adiuvandum me festina.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres,
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
℣. Dieu, viens à mon aide,
℟. Seigneur, vite à mon secours.
Ad Crucem: Sur la croix :
Symbolum Apostolorum Symbole des apôtres
Ad grana maiora: Sur les gros grains :
Oratio Dominica (Pater noster) Prière du Seigneur (Notre Père)
Ad grana minora: Sur les petits grains :
Ave Maria Je vous salue Marie
Ad finem decadum: A la fin de chaque dizaine :
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
Le Vendredi saint on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem.
℣. Mortem autem crucis.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort.
℣. Et la mort de la croix.
Le Samedi saint, on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis.
℣. Propter quod et Deus exaltavit illum: et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix.
℣. C'est pourquoi Dieu L'a exalté : et Il Lui a donné le Nom qui est au dessus de tout Nom.
Oratio Fatima Prière de Fatima
O MI IESU, dimitte nobis debita nostra, libera nos ab igne inferni, conduc in caelum omnes animas, praesertim illas quae maxime indigent misericordia tua. O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l'enfer, et conduis au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Ta sainte miséricorde.
Meditationes Rosarii Méditations du Rosaire
In feria secunda et sabbato Le lundi et le samedi
I. Mysteria Gaudiosa I. Mystères joyeux
1. Quem, Virgo, concepisti. [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Quem visitando Elisabeth portasti. [Lc 1,39-45]
3. Quem, Virgo, genuisti. [Lc 2,6-12]
4. Quem in templo praesentasti. [Lc 2,25-32]
5. Quem in templo invenisti. [Lc 2,41-50]
1. Annonciation [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Visitation [Lc 1,39-45]
3. Nativité [Lc 2,6-12]
4. Présentation au Temple [Lc 2,25-32]
5. Recouvrement au Temple [Lc 2,41-50]
In feria quinta Le jeudi
II. Mysteria Luminosa II. Mystères lumineux
1. Qui apud Iordanem baptizatus est. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Qui ipsum revelavit apud Canense matrimonium. [In 2,1-11]
3. Qui Regnum Dei annuntiavit. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. Qui transfiguratus est. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. Qui Eucharistiam instituit.[In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
1. Le Baptême au Jourdain. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Les Noces de Cana. [In 2,1-11]
3. L'annonce du Royaume. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. La Transfiguration. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. L'institution de l'Eucharistie. [In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
In feria tertia et feria sexta Le mardi et le vendredi
III. Mysteria dolorosa III. Mystères douloureux
1. Qui pro nobis sanguinem sudavit. [Lc 22,39-46]
2. Qui pro nobis flagellatus est. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Qui pro nobis spinis coronatus est. [In 19,1-8]
4. Qui pro nobis crucem baiulavit. [In 19,16-22]
5. Qui pro nobis crucifixus est. [In 19,25-30]
1. L'Agonie au jardin des oliviers. [Lc 22,39-46]
2. Le Flagellation. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Le Couronnement d'épines. [In 19,1-8]
4. Le Portement de Croix. [In 19,16-22]
5. La Crucifixion. [In 19,25-30]
In feria quarta et Dominica Le mercredi et le dimanche
IV. Mysteria gloriosa IV. Mystères glorieux
1. Qui resurrexit a mortuis. [Mc 16,1-7]
2. Qui in caelum ascendit. [Lc 24,46-53]
3. Qui Spiritum Sanctum misit. [Acta 2,1-7]
4. Qui te assumpsit. [Ps 16,10]
5. Qui te in caelis coronavit. [Apoc 12,1]
1. La Résurrection. [Mc 16,1-7]
2. L'Ascension. [Lc 24,46-53]
3. L'Effusion de l'Esprit Saint à la Pentecôte. [Acta 2,1-7]
4. L'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. [Ps 16,10]
5. Le Couronnement aux cieux de la Bienheureuse Vierge Marie. [Apoc 12,1]
Orationes ad Finem Rosarii Dicendae Prières dites à la fin de la récitation du Rosaire
Salve Regina Salve Regina
℣. Ora pro nobis, Sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
℣. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.
℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
DEUS, cuius Unigenitus per vitam, mortem et resurrectionem suam nobis salutis aeternae praemia comparavit, concede, quaesumus: ut haec mysteria sacratissimo beatae Mariae Virginis Rosario recolentes, et imitemur quod continent, et quod promittunt assequamur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
O DIEU, qui, par la vie, la mort et la résurrection de Ton Fils unique, nous a obtenu les récompenses du salut éternel, accorde-nous, nous T'en supplions, qu'en méditant sur les mystères du très saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge-Marie, nous imitions ce qu'ils contiennent et obtenions ce qu'ils promettent. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
 Gloria Patri Gloire au Père (Doxologie) 
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
ACTUS CONTRITIONIS ACTE DE CONTRITION
DEUS meus, ex toto corde paenitet me omnium meorum peccatorum, eaque detestor, quia peccando, non solum poenas a Te iuste statutas promeritus sum, sed praesertim quia offendi Te, summum bonum, ac dignum qui super omnia diligaris. Ideo firmiter propono, adiuvante gratia Tua, de cetero me non peccaturum peccandique occasiones proximas fugiturum. Amen. Mon Dieu, de tout mon coeur je fais pénitence pour tous mes péchés. Je les déteste non seulement à cause de Tes justes punitions auxquelles je suis promis, mais surtout parce que je T'ai offensé, Toi qui es infiniment bon et qui es digne de tout mon amour. Je prends donc la ferme résolution, avec l'aide de Ta grâce, de ne plus pécher et de fuir les occasions proches de pécher. Amen.
Oratio ante colligationem in interrete Prière avant de se connecter à l'internet.
OMNIPOTENS aeterne Deus, qui nos secundum imaginem Tuam plasmasti, et omnia bona, vera, pulchra, praesertim in divina persona Unigeniti Filii Tui Domini nostri Iesu Christi, quaerere iussisti, praesta quaesumus ut, per intercessionem Sancti Isidori, Episcopi et Doctoris, in peregrinationibus per interrete factis et manus oculosque ad quae Tibi sunt placita intendamus et omnes quos convenimus cum caritate ac patientia accipiamus. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen. Dieu Éternel et Tout Puissant qui nous a créés à Ton image et nous ordonne de rechercher ce qui est bon, vrai et beau, spécialement dans la personne divine de Ton Fils unique notre Seigneur Jésus Christ, nous T’implorons par l’intercession de Saint Isidore Évêque et Docteur de nous aider pendant nos voyages à travers l’Internet à diriger nos mains et nos yeux vers ce qui T’est agréable, et à accueillir avec charité et patience tous ceux que nous rencontrerons. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Oratio S. Thomae Aquinatis ante studium Prière de S. Thomas d'Aquin avant l'étude
Creátor ineffábilis, qui de thesáuris sapiéntiæ tuæ tres Angelórum hiearchías designásti et eas super cœlum empýreum miro órdine collocásti, atque univérsi partes elegantíssime distribuísti: Tu, inquam, qui verus fons lúminis et sapiéntiæ díceris ac superéminens princípium, infúndere dignéris super intelléctus mei ténebras tuæ rádium claritátis, dúplices, in quibus natus sum, a me rémovens ténebras, peccátum scílicet et ignorántiam. Tu, qui linguas infántium facis disértas, linguam meam erúdias atque in lábiis meis grátiam tuæ benedictiónis infúndas. Da mihi intelligéndi acúmen, retinéndi capacitátem, addiscéndi modum et facilitátem, interpretándi subtilitátem, loquéndi grátiam copiósam. Ingréssum ínstruas, progréssum dírigas, egréssum cómpleas. Tu, qui es verus Deus et Homo, qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. Amen. Créateur ineffable, qui, des trésors de Ta sagesse, a formé les trois hiérachies des anges, les a placées au-dessus des cieux dans un ordre merveilleux, et a façonné et distribué de façon exquise toutes les parties de l'univers ; Toi qui es la vraie source de la lumière et de la sagesse et leur principe suréminent, daigne répandre Ta clarté sur l’obscurité de mon intelligence ; chasse de moi les ténèbres du péché et de l’ignorance. Donne-moi : la pénétration pour comprendre, la mémoire pour retenir, la méthode et la facilité pour apprendre, la lucidité pour interpréter, une grâce abondante pour m’exprimer. Aide le commencement de mon travail, diriges-en le progrès, couronnes-en la fin. Toi, qui es vrai Dieu et vrai homme, et qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Ordo liturgique du dimanche 11 août 2019 au mardi 10 septembre 2019

dimanche 11 août 2019
Dominica - Hebdomada XIX per annum

Dominica XIX per annum.

Ste Claire, vierge
Disciple de St François, elle choisit comme lui la pauvreté. Fondatrice de l'Ordre dit des Clarisses (†1253) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 12 août 2019
Feria II - Hebdomada XIX per annum

FERIE ou S. Ioannae Franciscae de Chantal, religiosae, memoria ad libitum.
Ste Jeanne-Françoise de Chantal, religieuse
Veuve, disciple de St François de Sales, première supérieure des Visitandines (†1641) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 13 août 2019
Feria III - Hebdomada XIX per annum

FERIE ou Ss. Pontiani, papae, et Hippolyti, presbyteri, martyrum, memoria ad libitum.
Sts Pontien, pape, et Hippolyte, prêtre, martyrs
Opposés, la persécution les réunit. Le pape et le théologien moururent martyrs en Sardaigne en 235 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 14 août 2019
Feria IV - Hebdomada XIX per annum

S. Maximiliani Mariae Kolbe, presbyteri et martyris, Memoria.

St Maximilien-Marie Kolbe, prêtre et martyr
Prêtre franciscain, "homme de l'Immaculée Conception ", il donna sa vie à Auschwitz en 1941 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 15 août 2019
Feria V - Hebdomada XIX per annum

IN ASSUMPTIONE B. Mariae V., patronae principalis Galliae, Sollemnitas.

ASSOMPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE
Marie entra corps et âme dans le paradis - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 16 août 2019
Feria VI - Hebdomada XIX per annum

FERIE ou S. Stephani Hungariae, memoria ad libitum.
St Étienne de Hongrie
Roi de Hongrie, couronné à Noël de l'an 1000, aidé par son épouse Gisèle, il évangélisa son peuple (†1038) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 17 août 2019
Sabbato - Hebdomada XIX per annum

FERIE
Ste Jeanne Delanoue
Religieuse, fondatrice d'un Ordre au service de ceux qui souffrent (†1736) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 18 août 2019
Dominica - Hebdomada XX per annum

Dominica XX per annum.

Ste Hélène
Mère de Constantin (†328) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 19 août 2019
Feria II - Hebdomada XX per annum

FERIE ou S. Ioannis Eudes, presbyteri, memoria ad libitum.
St Jean Eudes, prêtre
Prêtre de l'Oratoire, fondateur de la congrégation dite des pères eudistes, promoteur du culte du Sacré-Cœur (†1680) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 20 août 2019
Feria III - Hebdomada XX per annum

S. Bernardi, abbatis et Ecclesiae doctoris, Memoria.

St Bernard, abbé et docteur de l'Église
Abbé cistercien de Clairvaux, donna à son Ordre une nouvelle impulsion. Docteur de l'Église, dit marial (†1153) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 21 août 2019
Feria IV - Hebdomada XX per annum

S. Pii X, papae, Memoria.

St Pie X, pape
Pape, doux et pieux, il dut condamner les erreurs dites modernes. Il invita les chrétiens à communier plus souvent (†1914) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 22 août 2019
Feria V - Hebdomada XX per annum

B. Mariae Virginis Reginae, Memoria.

Bienheureuse Vierge Marie, reine.
Mémoire instituée par le pape Pie XII en 1954, elle rappelle que Marie participe à un titre tout spécial à la royauté du Christ. - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 23 août 2019
Feria VI - Hebdomada XX per annum

FERIE ou S. Rosae de Lima, virginis, memoria ad libitum.
Ste Rose de Lima
Tertiaire dominicaine, offrit sa vie pour la conversion des Indiens (†1617) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 24 août 2019
Sabbato - Hebdomada XX per annum

S. Bartholomaei, apostoli, Festum.

St Barthélemy, apôtre
Apôtre, souvent confondu avec Nathanaël, serait mort martyr, écorché vif - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 25 août 2019
Dominica - Hebdomada XXI per annum

Dominica XXI per annum.

St Louis
Roi de France, il vécut l'idéal franciscain, est mort en Croisade devant Tunis (†1270) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 26 août 2019
Feria II - Hebdomada XXI per annum

FERIE ou S. Cesarii Arelatensis, episcopi., memoria ad libitum.
St Césaire d'Arles, évêque
Evêque, père de l'Eglise, il défendit ses fidèles face aux babares (+ 1543) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 27 août 2019
Feria III - Hebdomada XXI per annum

S. Monicae, Memoria.

Ste Monique
Mère de St Augustin, par ses prières et sa patience a converti sa famille (†387) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 28 août 2019
Feria IV - Hebdomada XXI per annum

S. Augustini, episcopi et Ecclesiae doctoris, Memoria.

St Augustin, évêque et docteur de l'Église
Évêque d'Hippone, théologien de la grâce, docteur de l'Église (†430) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 29 août 2019
Feria V - Hebdomada XXI per annum

In Passione S. Ioannis Baptistae, martyris, Memoria.

Passion de St Jean-Baptiste
Le précurseur par sa mort a annoncé la passion du Christ. Arrêté par Hérode, il fut décapité à la demande de Salomé - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 30 août 2019
Feria VI - Hebdomada XXI per annum

FERIE
Ste Jeanne Jugan
Fondatrice des petites sœurs de pauvres (+1879) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 31 août 2019
Sabbato - Hebdomada XXI per annum

FERIE
Bx Edmige et ses compagnons
Frères des écoles chrétiennes, morts martyrs en Espagne en 1936 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 1 septembre 2019
Dominica - Hebdomada XXII per annum

Dominica XXII per annum.

St Gilles
D'origine grecque, il vécut en ermite près de Nîmes et fonda une abbaye qui porte aujourd'hui son nom (†721) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 2 septembre 2019
Feria II - Hebdomada XXII per annum

FERIE
Bx Martyrs de septembre
191 chrétiens ont été massacrés à Paris le 2 septembre 1792 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 3 septembre 2019
Feria III - Hebdomada XXII per annum

S. Gregorii Magni, papae et Ecclesiae doctoris, Memoria.

St Grégoire le Grand, pape et docteur de l'Église
Pape, il fut un homme de prière et d'action, soulagea la misère du peuple romain, embellit la liturgie, docteur de l’Église (†604) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 4 septembre 2019
Feria IV - Hebdomada XXII per annum

FERIE
Bse Marie Sainte-Cécile
Dina Bélanger fut une grande pianiste. Elle abandonna la gloire et devint religieuse soignante, elle mourut au Canada en 1929 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 5 septembre 2019
Feria V - Hebdomada XXII per annum

FERIE
Bse Térésa de Calcutta
Religieuse, fondatrice des Filles de la Charité (†1997) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 6 septembre 2019
Feria VI - Hebdomada XXII per annum

FERIE
Bx Bertrand de Garrigues
Un des premiers compagnons de St Dominique, mort dans le Vaucluse (†1230) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 7 septembre 2019
Sabbato - Hebdomada XXII per annum

FERIE
Bx Jean-Baptiste Mazzuconi
Martyr en Océanie en 1855 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 8 septembre 2019
Dominica - Hebdomada XXIII per annum

Dominica XXIII per annum.

Nativité de la bienheureuse Vierge Marie
Fête de la naissance de Marie, mère de Notre Seigneur Jésus Christ - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 9 septembre 2019
Feria II - Hebdomada XXIII per annum

FERIE ou S. Petri Claver, presbyteri, memoria ad libitum.
St Pierre Claver, prêtre
Jésuite d'origine catalane, a consacré sa vie à soulager les souffrances des esclaves victimes du trafic vers les "Indes occidentales " (†1654) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 10 septembre 2019
Feria III - Hebdomada XXIII per annum

FERIE
Bx martyrs du Japon
Missionnaires franciscains, morts dans l'année 1622 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
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