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Martyrologe du jeudi 12 décembre 2019

Martyrologe
Le 12 décembre
1. Mémoire de Notre-Dame de Guadalupe au Mexique, dont une foule immense implore le secours maternel sur la colline Tepeyac près de Mexico, et qu’elle salue avec confiance comme une étoile pour l’évangélisation des familles des peuples et comme l’assistance des indigènes et des pauvres.
2. Commémoraison des saints martyrs d’Alexandrie Épimaque et Alexandre. En 250, sous l’empereur Dèce, après un long temps passé dans les chaînes et divers sortes de supplices, ils furent enfin livrés aux flammes pour la foi du Christ. Avec eux subirent le martyre les saintes Ammonarion, vierge, Mercurie, une vieille femme, Denyse, mère de famille, et une autre femme : après les tortures infligées à Ammonarion, le juge, honteux de se voir vaincu par des femmes et craignant que, s’il exerçait sur les autres des cruautés inouïes, il ne fût contraint de céder à leur inébranlable fermeté, les fit aussitôt décapiter.
3. Dans l’île de Chypre, au IVe siècle, saint Spyridon, évêque de Trémithonte, vrai pasteur de son troupeau, dont toutes les bouches célébraient les actions admirables.
4*. À Clonard en Irlande, l’an 549, saint Finnian, abbé, qui fut le fondateur de plusieurs monastères, le père et le maître d’une multitude de moines.
5*. À Quimper en Bretagne, saint Corentin, honoré comme le premier évêque de la cité, qui joignait à l’épiscopat la rude vie d’ermite.
6*. Au Dorat dans le Limousin, en 1014, saint Israël, prêtre et chanoine régulier, qui fut d’une grande aide à l’évêque de Limoges dans la prédication de la parole de Dieu.
7*. À Neumünster dans le Holstein, en 1154, le trépas de saint Vicelin, évêque d’Oldenbourg, qui fournit de grands efforts pour l’évangélisation des Slaves.
8*. À Celloli en Toscane, l’an 1310, le bienheureux Bartolo Buonpedoni, prêtre. Atteint de la lèpre à l’âge de soixante ans, il démissionna de sa charge de curé, prit l’habit du Tiers-Ordre de Saint-François et se retira dans une léproserie, où sa patience et ses vertus attirèrent beaucoup de personnes venues lui demander conseil
9*. À Bastia près d’Assise en Ombrie, l’an 1306, le bienheureux Conrad d’Offida, prêtre, qui aima et rechercha beaucoup l’humilité et la pauvreté primitive de l’Ordre des Mineurs.
10*. À Naples, commémoraison du bienheureux Jacques Capocci, évêque. Après avoir été ermite de Saint-Augustin, il reçut à gouverner l’Église de Bénévent, puis celle de Naples, qu’il illustra par sa sagesse sa doctrine et sa prudence, et mourut vers 1308.
11. À Hué en Annam, l’an 1840, saint Simon Phan Dac Hoa, martyr. Médecin, père de douze enfants et chef de village, il se fit remarquer par sa charité envers les pauvres et sa foi intrépide. Sous l’empereur Minh Mang, il fut arrêté pour avoir hébergé un missionnaire et, après diverses prisons, plusieurs bastonnades à coups de rotin et le supplice des tenailles, il eut la tête tranchée d’un coup de sabre.
12*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim) près de Cracovie en Pologne, l’an 1941, le bienheureux Pie Bartosik, prêtre franciscain conventuel et martyr. Arrêté avec saint Maximilien Kolbe et trois autres religieux, déporté comme eux, il mourut des suites des mauvais traitements, des travaux forcés et des maladies contractées dans le camp.

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Invitatoire du jeudi 12 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria III Mardi
Ad Invitatorium
Ad Invitatorium
A la liturgie lue :
Ante Officium quod a solo persolvitur, dici potest sequens oratio:Avant l'office récité seul, on peut dire la prière suivante :
Aperi, Dómine, os meum ad benedicéndum nomen sanctum tuum; munda cor meum ab ómnibus vanis, pervérsis et aliénis cogitatiónibus; intelléctum illúmina, afféctum inflámma, ut digne, atténte ac devóte hoc Offícium recitáre váleam, et exaudíri mérear ante conspéctum divínæ maiestátis tuæ. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.Ouvre mes lèvres, Seigneur, afin qu’elles bénissent Ton saint Nom, purifie aussi mon cœur de toute pensée vaine, mauvaise, étrangère. Éclaire mon intelligence, enflamme mon amour, afin que je puisse réciter cet office avec respect, attention et dévotion, et mériter d’être exaucé en présence de Ta divine majesté. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
℣. Dómine, lábia mea apéries. ℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.℣. Seigneur, ouvre mes lèvres. ℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Psalmus 94 (95)Psaume 94 (95)
Invitatio ad laudem DeiInvitation à la louange de Dieu
Adhortamini vosmetipsos per singulos dies, donec illud «hodie» vocatur (Hebr 3, 13).Exhortez-vous mutuellement chaque jour, tant que vaut cet « aujourd'hui ».
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Veníte, exsultémus Dómino; iubilémus Deo salutári nostro. Præoccupémus fáciem eius in confessióne et in psalmis iubilémus ei.Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut. Accourons devant Sa face dans l'action de grâce, dans des psaumes, jubilons pour Lui.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Quóniam Deus magnus Dóminus et rex magnus super omnes deos. Quia in manu eius sunt profúnda terræ, et altitúdines móntium ipsíus sunt. Quóniam ipsíus est mare, et ipse fecit illud, et siccam manus eius formavérunt. Parce que le Seigneur est le grand Dieu ; le grand Roi au-dessus de tous les dieux. Car dans Sa main sont les profondeurs de la terre, et que les hauteurs des montagnes sont à Lui. Parce qu'à Lui est la mer, et que c'est Lui-même qui l'a faite, et que Ses mains ont formé le continent.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Veníte, adorémus et procidámus et génua flectámus ante Dóminum, qui fecit nos, quia ipse est Deus noster, et nos pópulus páscuæ eius et oves manus eius. Venez, adorons, prosternons - nous devant Dieu, et fléchissons les genoux devant le Seigneur qui nous a faits, parce que Lui-même est notre Dieu, et que nous sommes Son peuple et les brebis de Sa main.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Utinam hódie vocem eius audiátis: «Nolíte obduráre corda vestra, sicut in Meríba secúndum diem Massa in desérto, ubi tentavérunt me patres vestri: probavérunt me, etsi vidérunt ópera mea. Si seulement aujourd'hui, vous entendiez Sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs, comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où Me tentèrent vos pères ; ils M'éprouvèrent, alors qu'ils avaient vu Mes oeuvres.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Quadragínta annis tæduit me generatiónis illíus, et dixi: Pópulus errántium corde sunt isti. Et ipsi non cognovérunt vias meas; ídeo iurávi in ira mea: Non introíbunt in réquiem meam». Pendant quarante ans, J'ai été le dégoût de cette génération et J'ai dit : ils sont un peuple errant de coeur ; et eux, ils n'ont point connu Mes voies : c'est pourquoi Je leur ai juré dans Ma colère, ils n'entreront pas dans Mon repos.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.

Si le psaume 94 est récité pendant la liturgie de ce jour, à une des heures suivantes, on peut prendre un autre psaume comme invitatoire, au choix :
vel:ou :
Psalmus 99 (100)Psaume 99 (100)
Gaudium in templum ingredientiumJoie de l’entrée dans le temple
Redemptos iubet Dominus victoriæ carmen canere (S. Athanasius). Le Seigneur invite les rachetés à entonner un chant de victoire (S. Athanase).
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Iubiláte Dómino, omnis terra, * servíte Dómino in lætítia; introíte in conspéctu eius * in exsultatióne. Acclamez Dieu, toute la terre; servez le Seigneur avec joie. Entrez en Sa présence * avec allégresse.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Scitóte quóniam Dóminus ipse est Deus;  ipse fecit nos, et ipsíus sumus, * pópulus eius et oves páscuæ eius. Sachez que c'est le Seigneur qui est Dieu; c'est Lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes. Nous sommes Son peuple, et les brebis de Son pâturage.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Introíte portas eius in confessióne,  átria eius in hymnis, * confitémini illi, benedícite nómini eius. Franchissez Ses portes avec des louanges, Ses parvis en chantant des hymnes; célébrez-le, bénissez Son nom.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Quóniam suávis est Dóminus;  in ætérnum misericórdia eius, * et usque in generatiónem et generatiónem véritas eius. car le Seigneur est suave; Sa miséricorde est éternelle, * et Sa vérité demeure de génération en génération.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
vel:ou :
Psalmus 66 (67)Psaume 66 (67)
Omnes gentes Domino confiteanturToutes les nations rendront gloire au Seigneur
Notum sit vobis quoniam gentibus missum est hoc salutare Dei (Act 28, 28).Sachez que le salut de Dieu a été envoyé aux gentils (Act 28, 28).
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Deus misereátur nostri et benedícat nobis; * illúminet vultum suum super nos, ut cognoscátur in terra via tua, * in ómnibus géntibus salutáre tuum. Que Dieu nous soit favorable et qu'Il nous bénisse; qu'Il illumine sur nous Son visage, afin que l'on connaisse sur la terre Ta voie, et parmi toutes les nations Ton salut.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Læténtur et exsúltent gentes,  quóniam iúdicas pópulos in æquitáte * et gentes in terra dírigis. Que les peuples Te louent, ô Dieu ; que les peuples Te louent tous. Que les nations se réjouissent, qu'elles soient dans l'allégresse ; car Tu juges les peuples avec droiture, et Tu conduis les nations sur la terre.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Terra dedit fructum suum; * benedícat nos Deus, Deus noster, benedícat nos Deus, * et métuant eum omnes fines terræ. Que les peuples Te louent, ô Dieu, que les peuples Te louent tous. La terre a donné son fruit ; que nous bénisse Dieu, notre Dieu, que Dieu nous bénisse, et que toutes les extrémités de la terre Le révèrent.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
vel:ou :
Psalmus 23 (24)Psaume 23 (24)
Domini in templum adventusAvènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu’il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo. Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum. Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent. Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius? Innocens mánibus et mundo corde,  qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum. Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo. Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur. Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur. Telle est la race de ceux qui Le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Psalmus cum sua antiphona, pro opportunitate, omitti potest quando Invitatorium Laudibus matutinis præponendum est. Le psaume [invitatoire] avec son antienne, si c'est opportun, peut être omis lorsque l'invitatoire précède immédiatement les Laudes du matin.

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Vigiles (OSB) du jeudi 12 décembre 2019


Avertissement : l'affichage de cet office est encore incomplet. Il manque des traductions et seul le psautier est renseigné. Le propre du temps et des saints n'est pas encore entièrement disponible. Aidez-nous pour les traductions, merci.
Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria V Jeudi
Ad Vigilas
Ad Vigilias
Ter dicitur: On dit trois fois :
℣. Dómine, lábia mea apéries.
℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres.
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Sequens psalmus dicitur quotidie et anteponitur psalmo 94, si Vigiliæ incipiunt ab invitatorio. Le psaume suivant se dit chaque jour avant le psaume 94 si les Vigiles commencent par l'invitatoire.
Psalmus 3 Psaume 3
Dominus protector meus Le Seigneur est mon protecteur
Dormivit et somnum cepit et resurrexit, quoniam Dominus suscepit eum (S. Irenæus). Il S'est couché et Il S'est endormi, et Il est ressuscité car le Seigneur L'a soutenu.
Dómine, quid multiplicáti sunt, qui tríbulant me? * Multi insúrgunt advérsum me, Seigneur, pourquoi ceux qui me persécutent se sont-ils multipliés? Une multitude s'élève contre moi.
multi dicunt ánimæ meæ: * «Non est salus ipsi in Deo». Beaucoup disent à mon âme: Il n'y a pas de salut pour elle dans son Dieu.
Tu autem, Dómine, protéctor meus es, * glória mea et exáltans caput meum. Mais Toi, Seigneur, Tu es mon protecteur et ma gloire, et Tu me relèves la tête.
Voce mea ad Dóminum clamávi, * et exaudívit me de monte sancto suo. De ma voix j'ai crié vers le Seigneur, et Il m'a exaucé du haut de Sa montagne sainte.
Ego obdormívi et soporátus sum, * exsurréxi, quia Dóminus suscépit me. Je me suis endormi, et j'ai été assoupi; et je me suis levé, parce que le Seigneur a été mon soutien.
Non timébo mília pópuli circumdántis me. * Exsúrge, Dómine, salvum me fac, Deus meus; Je ne craindrai point les milliers d'hommes du peuple qui m'environnent. Lève-Toi, Seigneur; sauve-moi, mon Dieu.
quóniam tu percussísti in maxíllam omnes adversántes mihi, * dentes peccatórum contrivísti. Car Tu as frappé tous ceux qui s'opposaient à moi sans raison; Tu as brisé les dents des pécheurs.
Dómini est salus, * et super pópulum tuum benedíctio tua. Le salut vient du Seigneur; et c'est Toi qui bénis Ton peuple.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Nox atra rerum cóntegit
terræ colóres ómnium:
nos confiténtes póscimus
te, iuste iudex córdium,
La nuit profonde cache
les couleurs de toute choses de la terre :
nous supplions en Te confessant
Toi juste juge des coeurs.
Ut áuferas piácula
sordésque mentis ábluas,
donésque, Christe, grátiam
ut arceántur crímina.
Pour que Tu enlèves nos indignités,
et laves les souillures de l'âme, et que Tu donnes, ô Christ,
la grâce, pour que soient détournés [nos] crimes.
Mens, ecce, torpet ímpia,
quam culpa mordet nóxia;
obscúra gestit tóllere
et te, Redémptor, qu?rere.
Voici que l'âme sommeille, dans son impiété,
elle que mord la faute nuisible ;
elle cherche à chasser ce qui est obscur,
et Te rechercher, ô Rédempteur.
Repélle tu calíginem
intrínsecus quam máxime,
ut in beáto gáudeat
se collocári lúmine.
Mais Toi, chasse les ténèbres
surtout celles qui sont à l'intérieur,
pour [que l'âme] se réjouisse
d'être placée dans la lumière bienheureuse.
Sit, Christe, rex piíssime,
tibi Patríque glória
cum Spíritu Paráclito,
in sempitérna s?cula. Amen.
Ô Christ, Roi très bon, à Toi
et à Ton Père la gloire,
avec l'Esprit Paraclet,
dans les siècles sans fin. Amen.
IN I NOCTURNO AU Ier NOCTURNE
Ant. 1 Liberásti virgam * hereditátis tuæ.Ant. 1 Tu as libéré la souche de Ton héritage.
Psalmus 73 (74) Psaume 73 (74)
Lamentatio propter templum vastatum Lamentation à cause de la dévastation du temple
Nolite timere eos, qui occidunt corpus (Mt 10, 28). Ne craignez pas ceux qui tuent le corps (Mt 10, 28).
Ut quid, Deus, reppulísti in finem, * irátus est furor tuus super oves páscuæ tuæ? Pourquoi, ô Dieu, nous as-Tu rejetés pour toujours ? Pourquoi Ta colère est-elle allumée contre le troupeau de Ton pâturage ?
Memor esto congregatiónis tuæ, * quam possedísti ab inítio. Souviens-Toi de Ton peuple que Tu as acquis aux jours anciens,
Redemísti virgam hereditátis tuæ, * mons Sion, in quo habitásti. que Tu as racheté pour être la tribu de Ton héritage ! Souviens-Toi de ta montagne de Sion où Tu faisais Ta résidence;
Leva gressus tuos in ruínas sempitérnas: * ómnia vastávit inimícus in sancto. porte Tes pas vers ces ruines irréparables ; l'ennemi a tout ravagé dans le sanctuaire.
Rugiérunt, qui odérunt te, in médio congregatiónis tuæ; * posuérunt signa sua in signa. Tes adversaires ont rugi au milieu de Tes saints parvis ; ils ont établi pour emblèmes leurs emblèmes.
Visi sunt quasi in altum secúrim vibrántes * in silva condénsa. On les a vus, pareils au bûcheron, qui lève la cognée dans une épaisse forêt.
Excidérunt iánuas eius in idípsum; * in secúri et áscia deiecérunt. Et maintenant, toutes les sculptures ensemble ; ils les ont brisées à coups de hache et de marteau.
Incendérunt igni sanctuárium tuum, * in terram polluérunt tabernáculum nóminis tui; Ils ont livré au feu Ton sanctuaire ; ils ont abattu et profané la demeure de Ton nom.
dixérunt in corde suo: «Opprimámus eos simul». * Combussérunt omnes congregatiónes Dei in terra. Ils disaient dans leur coeur : " Détruisons-les tous ensemble ! " Ils ont brûlé dans le pays tous les lieux saints.
Signa nostra non vídimus, iam non est prophéta, * et apud nos non est qui cognóscat ámplius. Nous ne voyons plus nos signes ; il n'y a plus de prophète, et personne parmi nous qui sache jusques à quand...
Usquequo, Deus, improperábit inimícus, * spernet adversárius nomen tuum in finem? Jusques à quand, ô Dieu, l'oppresseur insultera-t-il, l'ennemi blasphèmera-t-il sans cesse Ton nom?
Ut quid avértis manum tuam * et tenes déxteram tuam in médio sinu tuo? Pourquoi retires-Tu ta main et Ta droite ? Tire-la de Ton sein et détruis-les !
Deus autem rex noster ante sæcula, * operátus est salútes in médio terræ. Pourtant Dieu est mon roi dès les temps anciens, Lui qui a opéré tant de délivrances sur la terre.
Tu conscidísti in virtúte tua mare, * contribulásti cápita dracónum in aquis. C'est Toi qui as divisé la mer par Ta puissance, Toi qui as brisé la tête des monstres dans les eaux.
Tu confregísti cápita Levíathan, * dedísti eum escam monstris maris. C'est Toi qui as écrasé les têtes de Léviathan, et l'as donné en pâture aux monstres marins.
Tu dirupísti fontes et torréntes; * tu siccásti flúvios perénnes. C'est Toi qui as fait jaillir la source et le torrent, Toi qui as mis à sec les fleuves qui ne tarissent pas.
Tuus est dies et tua est nox, * tu fabricátus es luminária et solem. A Toi est le jour, à Toi est la nuit ; c'est Toi qui as créé la lune et le soleil.
Tu statuísti omnes términos terræ, * æstátem et híemem, tu plasmásti ea. C'est Toi qui as fixé toutes les limites de la terre ; l'été et l'hiver, c'est Toi qui les a établis.
Memor esto huius: † inimícus improperávit Dómino, * et pópulus insípiens sprevit nomen tuum. Souviens-Toi : l'ennemi insulte le Seigneur, un peuple insensé blasphème Ton nom !
Ne tradas béstiis ánimas confiténtes tibi * et ánimas páuperum tuórum ne obliviscáris in finem. Ne livre pas aux bêtes l'âme de Ta tourterelle, n'oublie pas pour toujours la vie de Tes pauvres.
Réspice in testaméntum, * quia repléta sunt latíbula terræ tentóriis violéntiæ. Prends garde à Ton alliance ! car tous les coins du pays sont pleins de repaires de violence.
Ne revertátur húmilis factus confúsus; * pauper et inops laudábunt nomen tuum. Que l'opprimé ne s'en retourne pas confus, que le malheureux et le pauvre puissent bénir Ton nom !
Exsúrge, Deus, iúdica causam tuam; † memor esto improperiórum tuórum, * quæ ab insipiénte fiunt tota die. Lève-Toi, ô Dieu, prends en main Ta cause ; souviens-Toi des outrages que T'adresse chaque jour l'insensé.
Ne obliviscáris voces inimicórum tuórum; * tumúltus adversariórum tuórum ascéndit semper. N'oublie pas les clameurs de Tes adversaires, l'insolence toujours croissante de ceux qui Te haïssent.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 74 (75) Psaume 74 (75)
Dominus summus iudex Le Seigneur, juge suprême
Deposuit potentes de sede et exaltavit humiles (Lc 1, 52). Il dépose les puissants de leur trône et exalte les humble (Lc 1, 52).
Confitébimur tibi, Deus;  † confitébimur et invocábimus nomen tuum: * narrábimus mirabília tua. Nous Te louerons, ô Dieu ; nous Te louerons, et nous invoquerons Ton nom; nous raconterons Tes merveilles.
Cum statúero tempus, * ego iustítias iudicábo. Au temps que J'aurai fixé, Je ferai parfaite justice.
Si liquefácta est terra et omnes, qui hábitant in ea, * ego confirmávi colúmnas eius. La terre s'est dissoute, avec tous ceux qui l'habitent, Moi J'ai affermi ses colonnes.
Dixi gloriántibus: «Nolíte gloriári! »* et delinquéntibus: «Nolíte exaltáre cornu! J'ai dit aux méchants: Ne commettez plus l'iniquité; et aux pécheurs: N'élevez plus un front superbe.
Nolíte exaltáre in altum cornu vestrum; * nolíte loqui advérsus Deum protérva» . Ne levez plus si haut la tête; cessez de proférer des blasphèmes contre Dieu.
Quia neque ab oriénte neque ab occidénte * neque a desértis exaltátio. Car ce n'est ni de l'orient, ni de l'occident, ni des montagnes désertes, que vous viendra le secours,
Quóniam Deus iudex est: * hunc humíliat et hunc exáltat. parce que c'est Dieu qui est juge. Il humilie celui-ci, et Il élève celui-là;
Quia calix in manu Dómini * vini meri plenus misto. car il y a dans la main du Seigneur une coupe de vin pur, pleine d'aromates.
Et inclinávit ex hoc in hoc;  † verúmtamen usque ad fæces epotábunt, * bibent omnes peccatóres terræ. Il en verse de côté et d'autre, et pourtant la lie n'en est pas encore épuisée; tous les pécheurs de la terre en boiront.
Ego autem annuntiábo in sæculum, * cantábo Deo Iacob. Pour moi, j'annoncerai ces choses à jamais; je chanterai à la gloire du Dieu de Jacob.
Et ómnia córnua peccatórum confríngam, * et exaltabúntur córnua iusti. Et je briserai toutes les cornes des pécheurs, et les cornes du juste se redresseront.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Liberásti virgam * hereditátis tuæ.Ant. Tu as libéré la souche de Ton héritage.
Ant. 2 Tu es Deus, * qui facis mirabília.Ant. 2 Tu es Dieu, qui fais des merveilles.
Psalmus 76 (77) Psaume 76 (77)
Operum Domini recordatio Souvenir des oeuvres de Dieu
In omnibus tribulationem patimur, sed non angustiamur (2 Cor 4, 8). Nous sommes pressés de toute part, mais non accablés (2 Cor 4, 8).
Voce mea ad Dóminum clamávi; * voce mea ad Deum, et inténdit mihi. Ma voix crie vers Dieu ; ma voix s'élève vers Dieu et Il m'entend.
In die tribulatiónis meæ Deum exquisívi, † manus meæ nocte expánsæ sunt * et non fatigántur. Au jour de ma détresse, je cherche le Seigneur; mes mains sont étendues la nuit sans se lasser.
Rénuit consolári ánima mea; † memor sum Dei et ingemísco, * exérceor, et déficit spíritus meus. Mon âme refuse toute consolation, je me souviens de Dieu, et je gémis, je médite, et mon esprit est abattu.
Vígiles tenuísti pálpebras óculi mei; * turbátus sum et non sum locútus. Tu tiens mes paupières ouvertes ; et, dans mon agitation, je ne puis parler.
Cogitávi dies antíquos * et annos ætérnos in mente hábui. Alors je pense aux jours anciens, aux années d'autrefois.
Meditátus sum nocte cum corde meo * et exercitábar, et scopébam spíritum meum. Je me rappelle mes cantiques pendant la nuit, je réfléchis au dedans de mon cœur, et mon esprit se demande :
Numquid in ætérnum proíciet Deus, * aut non appónet ut complacítior sit adhuc? Le Seigneur rejettera-t-Il pour toujours, ne sera-t-Il plus favorable ?
Aut defíciet in finem misericórdia sua, * cessábit verbum a generatióne in generatiónem? Sa bonté est-elle épuisée pour jamais, en est-ce fait de ses promesses pour les âges futurs ?
Aut obliviscétur miseréri Deus, * aut continébit in ira sua misericórdias suas? Dieu a-t-Il oublié sa clémence,a-t-Il, dans Sa colère, retiré Sa miséricorde?
Et dixi: «Hoc vulnus meum, * mutátio déxteræ Excélsi». Et j'ai dit: « Maintenant je commence. Ce changement vient de la droite du Très-Haut».
Memor ero óperum Dómini, * memor ero ab inítio mirabílium tuórum. Je veux rappeler les œuvres du Seigneur, car je me souviens de Tes merveilles d'autrefois,
Et meditábor in ómnibus opéribus tuis * et in adinventiónibus tuis exercébor. Je veux réfléchir sur toutes Tes œuvres, et méditer sur Tes hauts faits.
Deus, in sancto via tua; * quis deus magnus sicut Deus noster? O Dieu, Tes voies sont saintes : quel Dieu est grand comme notre Dieu?
Tu es Deus, qui facis mirabília, * notam fecísti in pópulis virtútem tuam. Tu es le Dieu qui fait des prodiges ; Tu as manifesté Ta puissance parmi les nations.
Redemísti in bráchio tuo pópulum tuum, * fílios Iacob et Ioseph. Par Ton bras, Tu as délivré Ton peuple, les fils de Jacob et de Joseph.
Vidérunt te aquæ, Deus, † vidérunt te aquæ et doluérunt; * étenim commótæ sunt abyssi. Les eaux T'ont vu, ô Dieu, les eaux T'ont vu, et elles ont tremblé; les abîmes se sont émus.
Effudérunt aquas núbila, † vocem dedérunt nubes, * étenim sagíttæ tuæ tránseunt. Les nuées déversèrent leurs eaux, les nues firent entendre leur voix, et Tes flèches volèrent de toutes parts.
Vox tonítrui tui in rota; † illuxérunt coruscatiónes tuæ orbi terræ, * commóta est et contrémuit terra. Ton tonnerre retentit dans le tourbillon ; les éclairs illuminèrent le monde ; Ta terre frémit et trembla.
In mari via tua et sémitæ tuæ in aquis multis; * et vestígia tua non cognoscúntur. La mer fut ton chemin, les grandes eaux Ton sentier, et l'on ne put reconnaître Tes traces.
Deduxísti sicut oves pópulum tuum * in manu Móysi et Aaron. Tu as conduit ton peuple comme un troupeau, par la main de Moïse et d'Aaron.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Tu es Deus, * qui facis mirabília.Ant. Tu es Dieu, qui fais des merveilles.
Ant. 3 Inclináte * aurem vestram in verba oris mei.Ant. 3 Inclinez votre oreille aux paroles de Ma bouche.
Psalmus 77
Domini bonitas et populi infidelitas in Historia salutis
Haec autem figurae fuerunt nostrae (I Cor 10,6).
I
Atténdite, pópule meus, doctrínam meam; * inclináte aurem vestram in verba oris mei. Apériam in parábolis os meum, * éloquar arcána aetátis antíquae.
Quanta audívimus et cognóvimus ea, et patres nostri narravérunt nobis, * non occultábimus a fíliis eórum,
generatióni álteri narrántes laudes Dómini et virtútes eíus * et mirabília eíus, quae fecit.
Constítuit testimónium in Iácob * et legem pósuit in Israel;
quanta mandáverat pátribus nostris nota fácere ea fíliis suis, * ut cognóscat generátio áltera, fílii, qui nascéntur. Exsúrgent et narrábunt fíliis suis, * ut ponant in Deo spem suam
et non obliviscántur óperum Dei * et mandáta eíus custódiant.
Ne fiant sicut patres eórum, * generátio rebéllis et exásperans;
generátio, quae non firmávit cor suum, * et non fuit fidélis Deo spíritus eíus.
Fílii Éphraim, intendéntes et mitténtes arcum, * convérsi sunt in die belli.
Non custodiérunt testaméntum Dei * et in lege eíus renuérunt ambuláre.
Et oblíti sunt factórum eíus * et mirabílium eíus, quae osténdit eis.
Coram pátribus eórum fecit mirabília * in terra Aegýpti, in campo Táneos.
Scidit mare et perdúxit eos * et státuit aquas quasi in utre.
Et dedúxit eos in nube per diem * et per totam noctem in illuminatióne ignis.
Scidit petram in erémo * et adaquávit eos velut abýssus multa.
Et edúxit rívulos de petra * et dedúxit tamquam flúmina aquas.
Et apposuérunt adhuc peccáre ei, * in iram excitavérunt Excélsum in inaquóso.
Et tentavérunt Deum in córdibus suis, * peténtes escas animábus suis;
et contra Deum locúti sunt, * dixérunt: “Númquid póterit Deus paráre mensam in desérto?”
Ecce percússit petram, et fluxérunt aquae, * et torréntes inundavérunt.
“Númquid et panem póterit dare * aut paráre carnes pópulo suo?”
Ídeo audívit Dóminus et exársit, et ignis accénsus est in Iácob, * et ira ascéndit in Israel.
Quia non credidérunt in Deo * nec speravérunt in salutári eíus.
Verúmtamen mandávit núbibus désuper * et iánuas caeli apéruit;
et pluit illis manna ad manducándum * et panem caeli dedit eis:
panem angelórum manducávit homo; * cibária misit eis ad abundántiam.
Excitávit austrum in caelo * et indúxit in virtúte sua áfricum;
et pluit super eos sicut púlverem carnes * et sicut arénam maris volatília pennáta: et cecidérunt in médio castrórum eórum, * circa tabernácula eórum.
Et manducavérunt et saturáti sunt nimis, * et desidérium eórum áttulit eis.
Nondum recésserant a desidério suo, * adhuc escae eórum erant in ore ipsórum,
et ira Dei ascéndit super eos et óccidit pingues eórum * et eléctos Israel prostrávit.
In ómnibus his peccavérunt adhuc * et non credidérunt in mirabílibus eíus;
et consúmpsit in hálitu dies eórum * et annos eórum cum festinatióne.
Cum occíderet eos, quaerébant eum * et convérsi veniébant dilúculo ad eum;
et rememoráti sunt quia Deus adiútor est eórum, * et Deus Excélsus redémptor eórum est.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
II
Et suasérunt ei in ore suo * et lingua sua mentíti sunt ei;
cor autem eórum non erat rectum cum eo, * nec fidéles erant in testaménto eíus. Ipse autem est miséricors * et propitiátur iniquitáti et non dispérdit.
Saepe avértit iram suam * et non accéndit omnem furórem suum.
Et recordátus est quia caro sunt, * spíritus vadens et non rédiens.
Quóties exacerbavérunt eum in desérto, * in iram concitavérunt eum in inaquóso!
Et revérsi sunt et tentavérunt Deum * et Sanctum Israel exacerbavérunt.
Non sunt recordáti manus eíus, * diéi, qua redémit eos de manu tribulántis.
Cum pósuit in Aegýpto signa sua * et prodígia sua in campo Táneos.
Convértit in sánguinem flúmina eórum * et rívulos eórum, ne bíberent.
Misit in eos coenomyíam et comédit eos, * ranam et pérdidit eos.
Dedit brucho fructus eórum, * labóres eórum locústae.
Occídit in grándine víneas eórum, * moros eórum in pruína.
Trádidit grándini iuménta eórum * et greges eórum flammae ignis.
Misit in eos ardórem irae suae, indignatiónem et comminatiónem et angústiam, * immissiónem angelórum malórum. Complanávit sémitam irae suae; non pepércit a morte animábus eórum * et vitam eórum in peste conclúsit.
Percússit omne primogénitum in terra Aegýpti, * primítias róboris eórum in tabernáculis Cham.
Ábstulit sicut oves pópulum suum * et perdúxit eos tamquam gregem in desérto. Dedúxit eos in spe, et non timuérunt, * et inimícos eórum opéruit mare.
Et indúxit eos in fines sanctificatiónis suae, * in montem, quem acquisívit déxtera eíus.
Et eiécit a fácie eórum gentes et divísit eis terram in funículo hereditátis * et habitáre fecit in tabernáculis eórum tribus Israel.
Et tentavérunt et exacerbavérunt Deum Excélsum * et testimónia eíus non custodiérunt.
Recessérunt et praevaricáti sunt, quemádmodum patres eórum; * convérsi sunt retro ut arcus pravus.
In iram concitavérunt eum in cóllibus suis * et in sculptílibus suis ad aemulatiónem eum provocavérunt.
Audívit Deus et exársit * et sprevit valde Israel.
Et réppulit habitáculum Silo *, tabernáculum, ubi habitávit in homínibus.
Et trádidit in captivitátem virtútem suam * et pulchritúdinem suam in manus inimíci.
Et conclúsit in gládio pópulum suum * et in hereditátem suam exársit.
Iuvénes eórum comédit ignis, * et vírgines eórum non sunt desponsátae.
Sacerdótes eórum in gládio cecidérunt, * et víduae eórum non plorabántur.
Et excitátus est tamquam dórmiens Dóminus, * tamquam potens crapulátus a vino.
Et percússit inimícos suos in posterióra, * oppróbrium sempitérnum dedit illis.
Et réppulit tabernáculum Ióseph * et tribum Éphraim non elégit,
sed elégit tribum Iúdae, * montem Sion, quem diléxit.
Et aedificávit sicut excélsum sanctuárium suum, * sicut terram, quam fundávit in sǽcula.
Et elégit David servum suum et sústulit eum de grégibus óvium, * de post fetántes accépit eum:
páscere Iácob pópulum suum * et Israel hereditátem suam.
Et pavit eos in innocéntia cordis sui * et in prudéntia mánuum suárum dedúxit eos.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Inclináte * aurem vestram in verba oris mei.Ant. Inclinez votre oreille aux paroles de Ma bouche.
Ant. 4 Propítius esto * peccátis nostris, Dómine.Ant. 4 Sois propice pour [pardonner] nos péchés, Seigneur.
Psalmus 78 (79) Psaume 78 (79)
Super Ierusalem lamentatio Lamentation sur Jérusalem
Si cognovisses et tu... quæ ad pacem tibi! (Lc 19, 42). Si tu avais connu, toi aussi, ce qui était pour (ta) paix (Lc 19, 42).
Deus, venérunt gentes in hereditátem tuam, † polluérunt templum sanctum tuum, * posuérunt Ierúsalem in ruínas. O Dieu, les nations ont envahi Ton héritage, elles ont profané Ton saint temple, elles ont fait de Jérusalem un monceau de pierres.
Dedérunt morticína servórum tuórum escas volatílibus cæli, * carnes sanctórum tuórum béstiis terræ. Elles ont livré les cadavres de Tes serviteurs en pâture aux oiseaux du ciel, et la chair de Tes fidèles aux bêtes de la terre.
Effudérunt sánguinem eórum tamquam aquam in circúitu Ierúsalem, * et non erat qui sepelíret. Elles ont versé leur sang comme de l'eau, tout autour de Jérusalem, et personne pour leur donner la sépulture !
Facti sumus oppróbrium vicínis nostris, * subsannátio et illúsio his, qui in circúitu nostro sunt. Nous sommes devenus un objet d'opprobre pour nos voisins; de risée et de moquerie pour ceux qui nous entourent.
Usquequo, Dómine? † Irascéris in finem? * Accendétur velut ignis zelus tuus? Jusques à quand, le Seigneur, seras-Tu irrité pour toujours, et Ta colère s'allumera-t-elle comme le feu ?
[Effúnde iram tuam in gentes, quae te non novérunt, * et in regna, quae nomen tuum non invocavérunt, [Répands Ta fureur sur les nations qui ne Te connaissent pas, sur les royaumes qui n'invoquent pas Ton nom.
quia comedérunt Iácob * et sedem eíus desolavérunt. ] Car ils ont dévoré Jacob, et ravagé sa demeure. ]
Ne memíneris iniquitátum patrum nostrórum, † cito antícipent nos misericórdiæ tuæ, * quia páuperes facti sumus nimis. Ne Te souviens plus contre nous des iniquités de nos pères ; que Ta compassion vienne en hâte au-devant de nous, car notre misère est au comble.
Adiuva nos, Deus salutáris nostri, * propter glóriam nóminis tui et líbera nos; Secours-nous, Dieu de notre salut, pour la gloire de Ton nom,
et propítius esto peccátis nostris * propter nomen tuum. délivre-nous et pardonne nos péchés à cause de Ton nom.
Quare dicent in géntibus: «Ubi est Deus eórum?». † Innotéscat in natiónibus coram óculis nostris * últio sánguinis servórum tuórum, qui effúsus est. Pourquoi les nations diraient-elles : " Où est leur Dieu ? " Qu'on connaisse parmi les nations, et sous nos yeux, la vengeance que Tu tires du sang de Tes serviteurs, quand il est répandu !
Intróeat in conspéctu tuo gémitus compeditórum; † secúndum magnitúdinem bráchii tui * supérstites relínque fílios mortis. Que les gémissements des captifs montent jusqu'à Toi ; selon la grandeur de Ton bras, sauve ceux qui vont périr !
Nos autem, pópulus tuus et oves páscuæ tuæ, * confitébimur tibi in sæculum:in generatiónem et generatiónem * annuntiábimus laudem tuam. Et nous, Ton peuple, le troupeau de Ton pâturage, nous Te rendrons gloire à jamais ; d'âge en âge, nous publierons Tes louanges.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Propítius esto * peccátis nostris, Dómine.Ant. Sois propice pour [pardonner] nos péchés, Seigneur.
℣. Revéla, Dómine, óculos meos.
℟. Et considerábo mirabilia de lege tua.
℣. Ouvre, Seigneur, mes yeux.
℟. Je contemplerai les merveilles de Ta loi.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
In unitáte Sancti Spíritus benedícat nos Pater et Fílius. Dans l'unité du Saint-Esprit, que le Père et le Fils nous bénissent.
Lectio brevis (Sap 3,9)
Qui confídunt in Dómino, intéllegent veritátem, et fidéles in dilectióne acquiéscent illi, quóniam grátia et misericórdia est sanctis eius.
℟. Exsultáte Deo * Adiutóri nostro. ℣. Iubiláte Deo Iacob. ℣. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. ℟. Exultez pour Dieu, * notre Secours. ℣. Jubilez pour le Dieu de Jacob. ℣. Gloire au Père.
 Vel:  Ou :
Lectio biblica cum ℟.
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De libro Isaíæ prophétæ Du livre d'Isaïe
Lectio I Lecture I
Semita iusti recta est; rectum callem iusti complánas. Et in sémita iudiciórum tuórum, Dómine, sperávimus in te; ad nomen tuum et ad memoriále tuum desidérium ánimæ. Anima mea desíderat te in nocte, sed et spíritu meo in præcórdiis meis te quæro. Cum resplendúerint iudícia tua in terra, iustítiam discent habitatóres orbis. Fit misericórdia ímpio, non discet iustítiam; in terra probitátis iníque gerit et non videt maiestátem Dómini. Le sentier du juste, c'est la droiture, tu aplanis la droite trace du juste. Oui, dans le sentier de tes jugements, nous t'attendions, Seigneur, à ton nom et à ta mémoire va le désir de l'âme. Mon âme t'a désiré pendant la nuit, oui, au plus profond de moi, mon esprit te cherche, car lorsque tu rends tes jugements pour la terre, les habitants du monde apprennent la justice. Si l'on fait grâce au méchant sans qu'il apprenne la justice, au pays de la droiture il fait le mal, sans voir la majesté du Seigneur.
℟. Ierúsalem, cito véniet salus tua: quare mæróre consúmeris? Numquid consiliárius non est tibi, quia innovávit te dolor? * Salvábo te et liberábo te, noli timére. ℣. Israel, si me audíeris, non erit in te deus recens, neque adorábis deum aliénum: ego enim Dóminus. * Salvábo te. ℟. Jérusalem, voici qu'arrive ton salut: pourquoi te consumer de chagrin? N'as-tu donc aucun bon conseiller, que ta douleur se renouvelle? * Ne crains pas! je suis ton Sauveur, ton libérateur! ℣. Écoute, je t'adjure Israël, tu n'auras pas chez toi d'autres dieux; tu ne serviras aucun dieu étranger; c'est moi le Seigneur! * Ne crains pas.
Lectio II Lecture II
Domine, exaltáta est manus tua, et non vident; vídeant confúsi zelum tuum in pópulum, et ignis hóstium tuórum devorábit eos. Dómine, dabis pacem nobis; ómnia enim ópera nostra operátus es nobis. Dómine Deus noster, possedérunt nos dómini absque te; tantum in te recordémur nóminis tui. Mórtui non revivíscent, defúncti non resúrgent; proptérea visitásti et contrivísti eos et perdidísti omnem memóriam eórum. Auxísti gentem, Dómine, auxísti gentem, glorificátus es; elongásti omnes términos terræ. Dómine, in angústia quæsiérunt te, fudérunt incantatiónem, castigátio tua in eis. Seigneur, ta main est levée et ils ne voient pas! Ils verront, pleins de confusion, ton amour jaloux pour ce peuple, oui, le feu préparé pour tes ennemis les dévorera. Seigneur, tu nous assures la paix, et même toutes nos œuvres, tu les accomplis pour nous. Seigneur notre Dieu, d'autres maîtres que toi ont dominé sur nous, mais, attachés à toi seul, nous invoquons ton nom. Les morts ne revivront pas, les ombres ne se relèveront pas, car tu les as visités, exterminés, tu as détruit jusqu'à leur souvenir. Tu as fait de nous une nation, Seigneur, tu as fait de nous une nation et tu as été glorifié. Tu as fait reculer les limites du pays. Seigneur, dans la détresse ils t'ont cherché, ils se répandirent en prière car ton châtiment était sur eux.
℟. Ierúsalem, surge, et sta in excélso, et vide * Iucunditátem quæ véniet tibi a Deo tuo. ℣. Leva in circúitu óculos tuos, et vide et contempláre, * Iucunditátem quæ. ℟. Debout, Jérusalem! Tiens-toi sur la hauteur et considère * La joie qui te vient de ton Dieu! ℣. Lève les yeux tout alentour, et contemple * La joie.
Lectio III Lecture III
Sicut quæ cóncipit, cum appropinquáverit ad partum dolens clamat in dolóribus suis, sic facti sumus a fácie tua, Dómine. Concépimus et parturívimus, quasi pepérimus ventum. Salútes non fécimus in terra, ídeo non nati sunt habitatóres terræ. Revivíscent mórtui tui, interfécti mei resúrgent. Expergiscímini et laudáte, qui habitátis in púlvere, quia ros lucis ros tuus, et terra defúnctos suos edet in lucem. Vade, pópulus meus, intra in cubícula tua, claude óstia tua super te, abscóndere módicum ad moméntum, donec pertránseat indignátio. Ecce enim Dóminus egrediétur de loco suo, ut vísitet iniquitátem habitatóris terræ contra eum; et revelábit terra sánguinem suum et non opériet ultra interféctos suos. Comme la femme enceinte à l'heure de l'enfantement souffre et crie dans ses douleurs, ainsi étions-nous devant ta face, Seigneur. Nous avons conçu, nous avons souffert, mais c'était pour enfanter du vent: nous n'avons pas donné le salut à la terre, il ne naît pas d'habitants au monde. Tes morts revivront, tes cadavres ressusciteront. Réveillez-vous et chantez, vous qui habitez la poussière, car ta rosée est une rosée lumineuse, et le pays va enfanter des ombres. Va, mon peuple, entre dans tes chambres, ferme tes portes sur toi; cache-toi un tout petit instant, jusqu'à ce qu'ait passé la fureur. Car voici le Seigneur qui sort de sa demeure pour châtier la faute des habitants de la terre; et la terre dévoilera son sang, elle cessera de recouvrir ses cadavres.
℟. Ecce Dóminus véniet et omnes sancti eius cum eo, et erit in die illa lux magna; et exíbunt de Ierúsalem sicut aqua munda: * Et regnábit Dóminus in ætérnum super omnes gentes. ℣. A solis ortu et occásu, ab aquilóne et mari. * Et regnábit. ℣. Glória Patri. * Et regnábit. ℟. Voici venir le Seigneur avec tous les saints de son cortège; en ce jour-là resplendira une grande lumière, et il sortira de Jérusalem comme une eau pure: * Le Seigneur régnera pour l'éternité sur toutes les nations. ℣. Du nord et du midi, du levant et du couchant, * Le Seigneur. ℣. Gloire au Père. * Le Seigneur.
IN II NOCTURNO AU IIe NOCTURNE
Ant. 1 Allelúia, allelúia, allelúia.Ant. 1 Alleluia, alleluia, alleluia.
Psalmus 79 (80) Psaume 79 (80)
Visita, Domine, vineam tuam Visite, Seigneur, Ta vigne
Veni, Domine Iesu (Ap 22, 20). Viens, Seigneur Jésus (Ap 22, 20).
Qui pascis Israel, inténde, * qui dedúcis velut ovem Ioseph. Pasteur d'Israël, prête l'oreille, Toi qui conduis Joseph comme un troupeau.
Qui sedes super chérubim, effúlge * coram Ephraim, Béniamin et Manásse. Toi qui trônes sur les Chérubins, parais avec splendeur Devant Ephraïm, Benjamin et Manassé.
Excita poténtiam tuam et veni, * ut salvos fácias nos. Réveille Ta force, et viens à notre secours.
Deus, convérte nos, * illústra fáciem tuam, et salvi érimus. O Dieu, rétablis-nous, fais briller sur nous Ta face, et nous serons sauvés.
Dómine Deus virtútum, * quoúsque irascéris super oratiónem pópuli tui? Seigneur, Dieu des armées, jusques à quand seras-Tu irrité contre la prière de Ton peuple ?
Cibásti nos pane lacrimárum * et potum dedísti nobis in lácrimis copióse. Tu les a nourris d'un pain de larmes, Tu les a abreuvés de larmes abondantes.
Posuísti nos in contradictiónem vicínis nostris, * et inimíci nostri subsannavérunt nos. Tu as fait de nous un objet de dispute pour nos voisins, et nos ennemis se raillent de nous.
Deus virtútum, convérte nos, * illústra fáciem tuam, et salvi érimus. Dieu des armées, rétablis-nous ; fais briller sur nous Ta face, et nous serons sauvés.
Víneam de ægypto transtulísti, * eiecísti gentes et plantásti eam. Tu as arraché de l'Égypte une vigne ; Tu as chassé les nations et Tu l'as plantée.
Purgásti locum in conspéctu eius, * plantásti radíces eius, et implévit terram. Tu as ménagé de la place devant elle, elle a enfoncé ses racines et rempli la terre.
Opérti sunt montes umbra eius * et ramis eius cedri Dei; Son ombre couvrait les montagnes, et ses rameaux les cèdres de Dieu ;
exténdit pálmites suos usque ad mare * et usque ad Flumen propágines suas. elle étendait ses branches jusqu'à la Mer, et ses rejetons jusqu'au Fleuve.
Ut quid destruxísti macériam eius, * et vindémiant eam omnes, qui prætergrediúntur viam? Pourquoi as-Tu rompu ses clôtures, en sorte que tous les passants la dévastent ?
Exterminávit eam aper de silva, * et singuláris ferus depástus est eam. Le sanglier de la forêt la dévore, et les bêtes des champs en font leur pâture.
Deus virtútum, convértere, * réspice de cælo et vide et vísita víneam istam. Dieu des armées, reviens, regarde du haut du ciel et vois, considère cette vigne.
Et prótege eam, quam plantávit déxtera tua, * et super fílium hóminis, quem confirmásti tibi. Protège ce que Ta droite a planté, et le fils que Tu t'es choisi.
Incénsa est igni et suffóssa; * ab increpatióne vultus tui períbunt. Elle est brûlée par le feu, elle est coupée; devant Ta face menaçante, tout périt.
Fiat manus tua super virum déxteræ tuæ, * super fílium hóminis, quem confirmásti tibi. Que Ta main soit sur l'homme de Ta droite, sur le fils de l'homme que Tu t'es choisi.
Et non discedémus a te, vivificábis nos, * et nomen tuum invocábimus. Et nous ne nous éloignerons plus de Toi ; rends-nous la vie, et nous invoquerons Ton nom.
Dómine Deus virtútum, convérte nos * et illústra fáciem tuam, et salvi érimus. Seigneur, Dieu des armées, rétablis-nous, fais briller sur nous Ta face, et nous serons sauvés.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 80 (81) Psaume 80 (81)
Sollemnis renovatio foederis Rénovation solennelle de l'alliance
Videte, ne forte sit in aliquo vestrum cor malum incredulitatis (Hebr 3, 12). Prenez garde qu'il n'y ait en quelqu'un de vous un coeur mauvais et incrédule (Hebr 3, 12).
Exsultáte Deo adiutóri nostro, * † iubiláte Deo Iacob. Chantez avec allégresse en l'honneur de Dieu, notre force; poussez des cris de joie en l'honneur du Dieu de Jacob.
Súmite psalmum et date tympanum, * psaltérium iucúndum cum cíthara. Entonnez l'hymne, au son du tambourin, de la harpe harmonieuse et du luth.
Bucináte in neoménia tuba, * in die plenæ lunæ, in sollemnitáte nostra. Sonnez de la trompette à la nouvelle lune, à la pleine lune, pour le jour de notre fête.
Quia præcéptum in Israel est, * et iudícium Deo Iacob. Car c'est un précepte pour Israël, une ordonnance du Dieu de Jacob.
Testimónium in Ioseph pósuit illud, † cum exíret de terra ægypti; * sermónem, quem non nóveram, audívi: Il en fit une loi pour Joseph, quand Il marcha contre le pays d'Egypte, j'entends une voix qui m'est inconnue :
«Divérti ab onéribus dorsum eius; * manus eius a cóphino recessérunt. « J'ai déchargé son épaule du fardeau, et ses mains ont quitté la corbeille.
In tribulatióne invocásti me et liberávi te, † exaudívi te in abscóndito tempestátis, * probávi te apud aquam Meríba. Tu as crié dans la détresse, et Je t'ai délivré ; Je t'ai répondu du sein de la nuée orageuse ; Je t'ai éprouvé aux eaux de Mériba.
Audi, pópulus meus, et contestábor te; * Israel, útinam áudias me! Écoute, Mon peuple, Je veux te donner un avertissement ; Israël, puisses-tu M'écouter !
Non erit in te deus aliénus, * neque adorábis deum extráneum. Qu'il n'y ait point au milieu de toi de dieu étranger : n'adore pas le dieu d'un autre peuple.
Ego enim sum Dóminus Deus tuus, † qui edúxi te de terra ægypti; * diláta os tuum, et implébo illud. C'est Moi, le Seigneur, ton Dieu, qui t'ai fait monter du pays d'Égypte. Ouvre la bouche, et Je la remplirai.
Et non audívit pópulus meus vocem meam, * et Israel non inténdit mihi. Mais Mon peuple n'a pas écouté Ma voix, Israël ne M'a pas obéi.
Et dimísi eos secúndum durítiam cordis eórum, * ibunt in adinventiónibus suis. Alors Je l'ai abandonné à l'endurcissement de son cœur, et ils ont suivi leurs propres conseils.
Si pópulus meus audísset me, * Israel si in viis meis ambulásset! Si Mon peuple M'écoutait, si Israël marchait dans Mes voies !
In brevi inimícos eórum humiliássem * et super tribulántes eos misíssem manum meam. Bientôt Je confondrai leurs ennemis et Je tournerai Ma main contre leurs oppresseurs.
Inimíci Dómini blandiréntur ei, * et esset sors eórum in sæcula; Ceux qui haïssent le Seigneur Le flatteraient, et la durée d'Israël serait assurée pour toujours.
et cibárem eos ex ádipe fruménti * et de petra melle saturárem eos». Je le nourrirais de la fleur de froment, et Je le rassasierais du miel du rocher ».
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 81 ( 82) Psaume 81 ( 82)
Contra iudices iniquos Contre les jugements iniques
Nolite ante tempus quidquam iudicare, quoadusque veniat Dominus (1 Cor 4, 5) Ne jugez de rien avant le temps jusqu'à ce que vienne le Seigneur (1 Cor 4, 5).
Deus stetit in concílio divíno, * in médio deórum iúdicat. Dieu se tient dans l'assemblée du Tout-puissant ; au milieu des dieux il rend son arrêt :
«Usquequo iudicábitis iníque * et fácies peccatórum sumétis? " Jusques à quand jugerez-vous injustement, et prendrez-vous parti pour les méchants?
Iudicáte egéno et pupíllo, * húmilem et páuperem iustificáte. " Rendez justice au faible et à l'orphelin, faites droit au malheureux et au pauvre,
Erípite páuperem * et egénum de manu peccatóris liberáte» . sauvez le misérable et l'indigent, délivrez-les de la main des méchants.
Nesciérunt, neque intellexérunt,  in ténebris ámbulant; * movebúntur ómnia fundaménta terræ. " Ils n'ont ni savoir ni intelligence, ils marchent dans les ténèbres ; tous les fondements de la terre sont ébranlés.
Ego dixi: «Dii estis * et fílii Excélsi omnes» . " J'ai dit : Vous êtes des dieux, vous êtes tous les fils du Très-Haut.
Vos autem sicut hómines moriémini * et sicut unus de princípibus cadétis. Cependant, vous mourrez comme des hommes, vous tomberez comme le premier venu des princes. "
Surge, Deus, iúdica terram, * quóniam tu hereditábis in ómnibus géntibus. Lève-toi, ô Dieu, juge la terre, car toutes les nations t'appartiennent.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 82 Psaume 82
Contra populi hostes Contre les ennemis du peuple
Cognoscant hostes contra Israel coniurati, quod Dominus solus Altissimus in omni terra. Qu'ils sachent, les ennemis rassemblés contre Israël, que seul le Seigneur est le Très-Haut, sur toute la terre.
Deus, ne quiéscas, ne táceas * neque compescáris, Deus, Deus, ne Te repose pas, ne Te tais pas, ne Te retiens pas, ô Dieu,
quóniam ecce inimíci tui fremuérunt, * et, qui odérunt te, extulérunt caput. car voici que Tes ennemis ont frémi, et ceux qui Te détestent ont relevé la tête.
Advérsus pópulum tuum malignavérunt consílium * et cogitavérunt advérsus eos, quos abscondísti tibi. Contre Ton peuple ils ont tramé un complot et ils ont manigancé contre ceux que Tu avais réservé pour Toi.
Dixérunt: “Vénite, et disperdámus eos de gente, * et non memorétur nomen Israel ultra!” Ils ont dit : "Venez, et arrachons-le d'être une nation, et qu'on ne souvienne plus du nom d'Israël !"
Quóniam cogitavérunt unanímiter, advérsum te testaméntum statuérunt: * tabernácula Idumæórum et Ismǽlitæ, Car ils ont comploté tous ensemble contre Toi ils ont formé une alliance : les tentes des Iduméens et des Ismaélites,
Moab et Agaréni, Gebal et Ammon et Ámalec, * Philistǽa cum habitántibus Tyrum. Étenim Assur sociabátur cum illis; * facti sunt in adiutórium fíliis Lot. Moab, les Agaréniens Gebal, Ammon et Amalec, la Philistie et les habitants de Tyr.
Même Assour s'est associé avec eux ; * ils sont devenus une aide pour les fils de Lot.
Fac illis sicut Mádian et Sísaræ, * sicut Iábin in torrénte Cison. Fais avec eux comme pour Madian et Sisara, *Comme Iabin au torrent de Cison.
Disperiérunt in Endor, * facti sunt ut stercus super terram. Ils ont été dispersés à Endor, ils sont devenus comme du fumier sur la terre.
Pone duces eórum sicut Oreb et Zeb et Zébee et Sálmana, omnes príncipes eórum, qui dixérunt: * “Hereditáte possideámus páscua Dei!” Pousse leurs chefs comme Oreb et Zeb, et Zeba et Salman, tout leurs princes, eux qui disaient : "Par héritage, nous possédons les pâturages de Dieu !"
Deus meus, pone illos ut rotam * et sicut stípulam ante ventum. Mon Dieu, fais d'eux comme une roue comme une paille face au vent.
Sicut ignis, qui combúrit silvam, * et sicut flamma dévorans montes, Comme le feu, qui dévore la forêt, et comme la flamme qui dévore les monts,
ita perséqueris illos in tempestáte tua * et in procélla tua turbábis eos. ainsi Tu les poursuivras par Ta tempête et par Ton tourbillon tu les bouleverseras.
Imple fácies eórum ignomínia, * et quærent nomen tuum, Dómine. Emplis leurs visages de confusion, et ils chercheront Ton nom, Seigneur.
Erubéscant et conturbéntur in sǽculum sǽculi * et confundántur et péreant; Qu'ils rougissent et se troublent pour les siècles des siècles qu'ils soient confondus et périssent ;
et cognóscant quia nomen tibi Dóminus: * tu solus Altíssimus super omnem terram. Qu'ils sachent que Ton nom est le Seigneur : Toi seul est le Très-Haut sur toute la terre.
Ábstulit sicut oves pópulum suum * et perdúxit eos tamquam gregem in desérto.
Dedúxit eos in spe, et non timuérunt, * et inimícos eórum opéruit mare.
Il enlève comme des brebis son troupeau et les conduit comme un troupeau au désert.
Il les mène dans l'espérance, et ils ne craignent pas, et la mer recouvre leurs ennemis.
Et indúxit eos in fines sanctificatiónis suæ, * in montem, quem acquisívit déxtera eíus. Il les introduit aux confins de Sa sainteté, vers la montagne que Sa droite S'est choisie.
Et eiécit a fácie eórum gentes et divísit eis terram in funículo hereditátis * et habitáre fecit in tabernáculis eórum tribus Israel. Il chasse de devant leur face les nations et Il partage le pays au cordeau de l'héritage * et Il fait habiter dans leurs tentes les tribus d'Israël.
Et tentavérunt et exacerbavérunt Deum Excélsum * et testimónia eíus non custodiérunt. Et ils tentèrent et mirent à l'épreuve le Dieu Très-Haut et ils ne gardèrent pas ses témoignages.
Recessérunt et prævaricáti sunt, quemádmodum patres eórum; * convérsi sunt retro ut arcus pravus. Ils s'éloignèrent, se pervertirent, tout comme leurs pères ; ils ont reculé, comme un arc tordu.
In iram concitavérunt eum in cóllibus suis * et in sculptílibus suis ad æmulatiónem eum provocavérunt. Ils excitèrent Sa colère sur leurs collines et par leurs sculptures ils Le provoquèrent à la jalousie.
Audívit Deus et exársit * et sprevit valde Israel. Dieu entendit et s'enflamma et Il rejeta fort Israël.
Et réppulit habitáculum Silo *, tabernáculum, ubi habitávit in homínibus. Il repoussa la demeure de Silo, la tente où Il avait demeuré parmi les hommes.
Et trádidit in captivitátem virtútem suam * et pulchritúdinem suam in manus inimíci. Il livra à la captivité [ce qui témoignait de] Sa force et Sa beauté, dans les mains des ennemis.
Et conclúsit in gládio pópulum suum * et in hereditátem suam exársit. Il enferma par le glaive Son peuple et s'enflamma con Son héritage.
Iuvénes eórum comédit ignis, * et vírgines eórum non sunt desponsátæ. Le feu dévora leurs jeunes gens, et leurs vierges ne furent jamais épousées.
Sacerdótes eórum in gládio cecidérunt, * et víduæ eórum non plorabántur. Leurs prêtres sont tombés par le glaive, et leurs veuves ne se lamentèrent pas.
Et excitátus est tamquam dórmiens Dóminus, * tamquam potens crapulátus a vino. Et le Seigneur se redressa comme celui qui dormait, comme un [guerrier] puissant [jusque-là] assommé par le vin.
Et percússit inimícos suos in posterióra, * oppróbrium sempitérnum dedit illis. Et Il frappa Ses ennemis par-derrière, Il leur infligea un opprobre éternel.
Et réppulit tabernáculum Ióseph * et tribum Éphraim non elégit, Et Il rejeta la tente de Joseph, et Il n'élut pas la tribu d'Ephraïm.
sed elégit tribum Iúdæ, * montem Sion, quem diléxit. Mais il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion, qu'Il aime.
Et ædificávit sicut excélsum sanctuárium suum, * sicut terram, quam fundávit in sǽcula. Et Il édifia comme haut-lieu Son sanctuaire, comme la terre qu'Il a fondée dans les siècles.
Et elégit David servum suum et sústulit eum de grégibus óvium, * de post fetántes accépit eum: Et Il élut David, son serviteur, Il le prit des troupeaux de brebis, de l'arrière des brebis gestantes Il le prit :
páscere Iácob pópulum suum * et Israel hereditátem suam. Pour faire paître Jacob, Son peuple et Israël, Son héritage.
Et pavit eos in innocéntia cordis sui * et in prudéntia mánuum suárum dedúxit eos. Il les mena paître par l'innocence de son coeur, et par la prudence de ses mains il les conduisit.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 83 (84) Psaume 83 (84)
Desiderium templi Domini Désir du temple de Dieu
Non habemus hic manentem civitatem, sed futuram inquirimus (Hebr 13, 14). Nous n'avons pas ici bas de cité permanente mais nous cherchons celle qui est à venir (Hebr 13, 14).
Quam dilécta tabernácula tua, Dómine virtútum! * Concupíscit et déficit ánima mea in átria Dómini Que Ta demeure est aimable, Seigneur des armées ! Mon âme s'épuise en soupirant sur les parvis du Seigneur;
Cor meum et caro mea * exsultavérunt in Deum vivum. mon cœur et ma chair tressaillent vers le Dieu vivant.
Etenim passer invénit sibi domum, ? et turtur nidum sibi, ubi ponat pullos suos: * altária tua, Dómine virtútum, rex meus et Deus meus. Le passereau même trouve une demeure, et l'hirondelle un nid où elle repose ses petits : Tes autels, Seigneur des armées, mon roi et mon Dieu !
Beáti, qui hábitant in domo tua: * in perpétuum laudábunt te. Heureux ceux qui habitent Ta maison ! Ils peuvent Te louer encore.
Beátus vir, cuius est auxílium abs te, * ascensiónes in corde suo dispósuit. Heureux les hommes qui ont en Toi leur force ; ils ne pensent qu'aux saintes montées.
Transeúntes per vallem sitiéntem in fontem ponent eam, * étenim benedictiónibus véstiet eam plúvia matutína. Lorsqu'ils traversent la vallée de la soif ils la changent en un lieu plein de sources, et la pluie d'automne la couvre aussi de bénédictions.
Ibunt de virtúte in virtútem, * vidébitur Deus deórum in Sion. Pendant la marche s'accroît la vigueur, et ils paraissent devant Dieu à Sion :
Dómine Deus virtútum, exáudi oratiónem meam; * áuribus pércipe, Deus Iacob. Seigneur, Dieu des armées, disent-ils, écoute ma prière ; prête l'oreille, Dieu de Jacob.
Protéctor noster áspice, Deus, * et réspice in fáciem christi tui. Toi qui es notre bouclier, vois, ô Dieu, et regarde la face de ton Oint !
Quia mélior est dies una in átriis tuis super mília, ? elégi ad limen esse in domo Dei mei * magis quam habitáre in tabernáculis peccatórum. Car un jour dans Tes parvis vaut mieux que mille; je préfère me tenir sur le seuil de la maison de mon Dieu; plutôt que d'habiter sous les tentes des pécheurs.
Quia sol et scutum est Dóminus Deus, ? grátiam et glóriam dabit Dóminus; * non privábit bonis eos, qui ámbulant in innocéntia. Car le Seigneur Dieu est un soleil et un bouclier; Le Seigneur donne la grâce et la gloire, Il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l'innocence.
Dómine virtútum, * beátus homo, qui sperat in te. Seigneur des armées, heureux celui qui se confie en Toi !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 84 (85) Psaume 84 (85)
Propinqua est salus nostra Notre salut est proche
In terram delapso Salvatore nostro, benedixit Deus terram suam (Origene). Sur la terre, par la descente du rédempteur, Dieu a répandu la bénédiction sur Sa terre (Origène).
Complacuísti tibi, Dómine, in terra tua, * convertísti captivitátem Iacob. Tu as été favorable à Ton pays, Seigneur, Tu as ramené les captifs de Jacob.
Remisísti iniquitátem plebis tuæ, * operuísti ómnia peccáta eórum. Tu as pardonné l'iniquité à Ton peuple, Tu as couvert tous ses péchés.
Contraxísti omnem iram tuam, * revertísti a furóre indignatiónis tuæ. Tu as retiré toute Ton indignation, Tu es revenu de l'ardeur de Ta colère.
Convérte nos, Deus, salutáris noster, * et avérte iram tuam a nobis. Rétablis-nous, Dieu de notre salut, mets fin à Ta colère contre nous.
Numquid in ætérnum irascéris nobis * aut exténdes iram tuam a generatióne in generatiónem? Seras-Tu toujours irrité contre nous, prolongeras-Tu Ton courroux de génération en génération ?
Nonne tu convérsus vivificábis nos, * et plebs tua lætábitur in te? Ne nous feras-Tu pas revenir à la vie, afin que Ton peuple se réjouisse en Toi ?
Osténde nobis, Dómine, misericórdiam tuam * et salutáre tuum da nobis. Seigneur, fais-nous voir Ta bonté, et accorde-nous Ton salut.
Audiam, quid loquátur Dóminus Deus, † quóniam loquétur pacem ad plebem suam et sanctos suos * et ad eos, qui convertúntur corde. Je veux écouter ce que dira le Seigneur Dieu car Il a des paroles de paix pour Son peuple et pour Ses fidèles et pour ceux qui convertissent leur cœur.
Vere prope timéntes eum salutáre ipsíus, * ut inhábitet glória in terra nostra. Oui, Son salut est proche de ceux qui Le craignent, et la gloire habitera de nouveau sur notre terre.
Misericórdia et véritas obviavérunt sibi, * iustítia et pax osculátæ sunt. La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées.
Véritas de terra orta est, * et iustítia de cælo prospéxit. La vérité germera de la terre, et la justice regardera du haut du ciel.
Etenim Dóminus dabit benignitátem, * et terra nostra dabit fructum suum. Le Seigneur Lui-même accordera tout bien, et notre terre donnera son fruit.
Iustítia ante eum ambulábit, * et ponet in via gressus suos. La justice marchera devant Lui, et tracera le chemin à Ses pas.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Allelúia, allelúia, allelúia.Ant. Alleluia, alleluia, alleluia.
℣. Dómine, ad quem íbimus?
℟. Verba vitáe ætérnáe habes.
℣. Seigneur, vers qui irions nous ?
℟. Tu as les paroles de la vie éternelle.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
Lectio brevis (Rom 8, 18-21) Lecture brève (Rom 8, 18-21)
Non sunt condígnæ passiónes huius témporis ad futúram glóriam, quæ revelánda est in nobis. Nam exspectátio creatúræ revelatiónem filiórum Dei exspéctat; vanitáti enim creatúra subiécta est, non volens sed propter eum, qui subiécit, in spem, quia et ipsa creatúra liberábitur a servitúte corruptiónis in libertátem glóriæ filiórum Dei. J'estime que les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire à venir qui sera manifestée en nous. Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la manifestation des enfants de Dieu. La création, en effet, a été assujettie à la vanité, non de son gré, mais par la volonté de celui qui l'y a soumise, avec l'espérance qu'elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu.
 Vel:  Ou :
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Tractátu sancti Augustíni epíscopi De catechizándis rúdibus (Lib. 1, 4: CCL 46, 126-127. 128-129) Traité de saint Augustin sur la catéchèse
Lectio I Lecture I
Quæmaior causa est advéntus Dómini, nisi ut osténderet Deus dilectiónem suam in nobis, comméndans eam veheménter? Quia cum adhuc inimíci essémus, Christus pro nobis mórtuus est. Hoc autem ídeo, quia finis præcépti et plenitúdo legis cáritas est: ut et nos ínvicem diligámus, et quemádmodum ille pro nobis ánimam suam pósuit, sic et nos pro frátribus ánimam ponámus; et ipsum Deum, quóniam prior diléxit nos, et Fílio suo único non pepércit, sed pro nobis ómnibus trádidit eum, si amáre pigébat, saltem nunc redamáre non pígeat. Quelle raison plus grande y a-t-il de la venue du Seigneur que la volonté qu'a eue Dieu de nous manifester son amour pour nous, en le parant des plus vives séductions? En effet, nous étions encore ses ennemis, quand le Christ est mort pour nous. Et voilà précisément pourquoi la fin du précepte et la plénitude de la loi, c'est la charité. Nous devons par suite, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Et de même que le Christ a donné sa vie pour nous, de même nous devons, à notre tour, donner notre vie pour nos frères. Quant à Dieu lui-même, puisqu'il nous a aimés le premier et que, loin d'épargner son Fils unique, il l'a livré pour nous, nous devons, même s'il nous répugnait de l'aimer, n'avoir du moins maintenant aucune répugnance à lui rendre son amour.
℟. Egrediétur Dóminus de Samaría ad portam quæ réspicit ad oriéntem; et véniet in Béthlehem, ámbulans super aquas redemptiónis Iudæ: * Tunc salvus erit omnis homo, quia ecce véniet. ℣. Et præparábitur in misericórdia sólium eius, et sedébit super illud in æquitáte. * Tunc salvus. ℟. Le Seigneur sortira de Samarie par la porte qui regarde vers l'orient; et il viendra jusqu'à Bethléem, en marchant sur les eaux de la rédemption de Juda: * Alors, tout homme sera sauvé, car il vient! ℣. Dans la miséricorde s'affermira son trône: il y siégera dans la justice. * Alors, tout homme.
Lectio II Lecture II
Nulla est enim maior ad amórem invitátio, quam præveníre amándo; et nimis durus est ánimus, qui dilectiónem si nolébat impéndere, nolit repéndere. Quod si in ipsis flagitiósis et sórdidis amóribus vidémus, nihil áliud eos ágere qui amári vicíssim volunt, nisi ut documéntis, quibus valent apériant et osténdant quantum ament; eámque imáginem iustítiæ præténdere afféctant ut vicem sibi reddi quodam modo flágitent ab eis ánimis, quos illecebráre moliúntur; ipsíque ardéntius æstuant, cum iam movéri eódem igne étiam illas mentes quas áppetunt séntiunt: si ergo et ánimus qui tórpebat, cum se amári sénserit excitátur, et qui iam fervébat, cum se redamári didícerit magis accénditur; maniféstum est nullam esse maiórem causam, qua vel inchoétur vel augeátur amor, quam cum amári se cognóscit, qui nondum amat, aut redamári se vel posse sperat, vel iam probat, qui prior amat. Il n'y a pas, en effet, de plus grande invitation à l'amour que de faire, en aimant, les premières avances. Et trop dur est le cœur qui, se refusant à prendre l'initiative de l'amour, refuserait de répondre à l'amour dont il est l'objet. Nous le constatons bien dans les amours scandaleuses et dégradantes. Les amoureux qui veulent être aimés en retour ne font pas autre chose que déclarer et montrer, par toutes les preuves en leur pouvoir, combien ils aiment. Ils affectent de mettre en avant cette apparence de justice, au nom de laquelle ils réclament, en une certaine mesure, des cœurs qu'ils s'ingénient à séduire, de les payer de retour. Et eux-mêmes brûlent d'un feu plus ardent quand ils sentent que ces cœurs qu'ils convoitent sont mis en mouvement par le même feu. Si donc, d'une part, le cœur qui était engourdi, se réveille quand il se sent aimé; si, d'autre part, le cœur qui était déjà enflammé, s'enflamme davantage, quand il se sent aimé de retour, il est de toute évidence qu'il n'y a pas de plus grand moyen soit d'éveiller soit d'accroître l'amour, que de se savoir aimé quand on n'aime pas encore, ou d'être aimé à son tour quand on aime déjà, ou d'espérer l'être, ou de recevoir des preuves de cet amour.
℟. Ierúsalem, plantábis víneam in móntibus tuis et exsultábis quia dies Dómini véniet: surge, Sion, convértere ad Deum tuum; gaude et lætáre Iacob, * Quia de médio géntium Salvátor tuus véniet. ℣. Deus a Líbano véniet et Sanctus de monte umbróso et condénso. * Quia de. ℟. Jérusalem, tu planteras la vigne sur tes montagnes, et tu exulteras de bonheur, car il vient, le Jour du Seigneur. Lève-toi, Sion, et reviens à ton Dieu; Jacob, tressaille de joie et d'allégresse: * Voici ton Sauveur; il vient du milieu des nations! ℣. Dieu vient du Liban; le Saint, du mont boisé, ténébreux! * Voici.
Lectio III Lecture III
Quia caritáti nihil advérsius quam invidéntia; mater autem invidéntiæ supérbia est: idem Dóminus Iesus Christus, Deus et homo, et divínæ in nos dilectiónis indícium est, et humánæ apud nos humilitátis exémplum, ut magnus tumor noster maióre contrária medicína sanarétur. Magna est enim miséria, supérbus homo; sed maior misericórdia, húmilis Deus. Hac ergo dilectióne tibi tamquam fine propósito, quo réferas ómnia quæ dicis, quidquid narras ita narra, ut ille cui lóqueris audiéndo credat, credéndo speret, sperándo amet. Du moment que rien n'est plus opposé à la charité que l'envie, et que l'orgueil est le père de l'envie, le même Seigneur Jésus-Christ, Dieu et homme, est à la fois une preuve de l'amour divin à notre égard et un exemple, parmi nous, de l'humilité humaine. Il vise par là à guérir notre puissant orgueil par un antidote plus puissant encore. Grande misère, en effet, qu'un homme orgueilleux, mais plus grande miséricorde, un Dieu humble. Propose-toi donc cet amour, comme la fin où tu rapporteras toutes tes paroles; et tout ce que tu racontes, raconte-le de telle manière que ton auditeur croie en écoutant, espère en croyant, et aime en espérant.
℟. Sicut mater consolátur fílios suos, ita consolábor vos, dicit Dóminus: et de Ierúsalem civitáte quam elégi, véniet vobis auxílium: * Et vidébitis et gaudébit cor vestrum. ℣. Dabo in Sion salútem, et in Ierúsalem glóriam meam. * Et vidébitis. ℣. Glória Patri. * Et vidébitis. ℟. Comme une mère console ses enfants, je vous consolerai, dit le Seigneur; et de Jérusalem, cité que j'ai choisie, viendra pour vous le secours attendu: * Vous le verrez, vous serez dans la joie! ℣. À Sion, je donnerai le salut; à Jérusalem, je donnerai ma gloire! * Vous le verrez. ℣. Gloire au Père. * Vous le verrez.
Hymnus Hymne
Te decet laus, * te decet hymnus. Tibi glória Deo Patri et Fílio, cum Sancto Spíritu, in sǽcula sæculórum. Amen. A Toi notre louange, à Toi notre chant, A Toi la gloire, Dieu, Père et Fils avec l'Esprit Saint, pour les siècles des siècles. Amen.
Oratio diei cum conclusione longiori. Oraison du jour avec la conclusion longue.
Excita, Dómine, corda nostra ad præparándas Unigéniti tui vias, ut, per eius advéntum, purificátis tibi méntibus servíre mereámur. Per Dóminum. Réveille nos coeurs, Seigneur, pour qu'ils préparent les voies à Ton Fils unique, afin que, grâce à Son avènement, nous puissions Te servir avec des âmes purifiées.
℣. Benedicámus Dómino. ℟. Deo grátias.
℣. Divínum auxilium máneat semper nobíscum.
℟. Et cum frátribus nostris abséntibus. Amen.
℣. Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Que le secours divin demeure toujours avec nous.
℟. Et avec nos frères absents. Amen.

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Evangile commenté du jeudi 12 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria V Jeudi
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secundum Mattháeum (11,11-15)
In illo tempore: Dixit Iesus ad turbas: Amen dico vobis: Non surréxit inter natos mulíerum maíor Ioánne Baptísta; qui autem minor est in regno caelórum, maíor est illo. A diébus autem Ioánnis Baptístae usque nunc regnum caelórum vim pátitur, et violénti rápiunt illud. Omnes enim Prophétae et Lex usque ad Ioánnem prophetavérunt; et si vultis recípere, ipse est Elías, qui ventúrus est. Qui habet aures, áudiat. En ce temps là : Jésus dit aux foules : En vérité, Je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n'en a pas surgi de plus grand que Jean-Baptiste; mais celui qui est le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. Or, depuis les jours de Jean-Baptiste jusqu'à maintenant, le royaume des Cieux se prend par violence, et ce sont les violents qui s'en emparent. Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu'à Jean; et si vous voulez comprendre, il est lui-même cet Élie qui doit venir. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Commentaire de l'Evangile par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes.
Les disciples de saint Jean se retirent. C'est alors que le Seigneur prononce l'éloge de son Précurseur. Peut-être la foule n'avait-elle compris qu'imparfaitement le sens exact du message de Jean, peut-être se demandait-elle : « Serait-il donc moins assuré aujourd'hui qu'autrefois ? » Peut-être n'avait-on pas compris davantage le vrai sens de la réponse divine. Le Seigneur est obligé de prendre en mains la défense de Jean -Baptiste et de lui rendre témoignage à son tour : ce qui projette en même temps une nouvelle lumière sur sa propre mission. Les caractères et les rôles de saint Jean et du Christ, différents en vertu d'une disposition divine, nous sont montrés avec leurs notes distinctives.
Qu'êtes-vous allés contempler autrefois dans le désert ? demande le Seigneur aux foules. Les rives du Jourdain sont semées de grands roseaux. Est-ce là tout ce que vous êtes allés voir, un roseau parmi les roseaux que le vent incline de ci de là ? Prenez-vous Jean-Baptiste pour une trempe faible, ondoyante et versatile ? Non, sans doute. Mais alors, qu'êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu d'habits précieux ? — Allusion à la mortification extraordinaire de Jean et à son « vêtement en poils de chameau ». — Mais ce n'est pas au désert que l'on trouve les gens qui se font une vie douce et revêtent des habits somptueux : c'est dans le palais des puissants. Mais encore, demande le Seigneur une troisième fois, qu'êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui vraiment, un prophète, et plus qu'un prophète ordinaire, car il l'est surabondamment. C'est lui de qui Malachie, son prédécesseur immédiat, a écrit : « Voici que j'envoie mon messager devant votre face : il fraiera le chemin devant vous » (m, 1). Dans les trois synoptiques (car le même texte est cité par saint Marc, i, 2), c'est le Père qui parle à son Fils ; tandis que chez le prophète c'est Dieu qui annonce lui-même son messager : praeparabit viam ante faciem meam. L'interprétation par les évangiles du texte de Malachie suggère donc l'idée de la filiation divine en Jésus de Nazareth. Même pour Jean-Baptiste, la réalité a dépassé l'attente des Juifs : ils sont allés vers lui comme vers un prophète, et ils ont trouvé le héraut, le Précurseur immédiat du Christ, celui qui le montre du doigt.
Je vous le dis, poursuit le Seigneur, parmi ceux qui sont nés de la femme, il n'en est point de plus grand que Jean-Baptiste. Le mot « prophète » n'existe pas dans le grec de saint Luc : mais la Vulgate, qui l'ajoute, a bien rendu la pensée du Seigneur. Il ne s'agit point ici, en effet, de la sainteté personnelle de saint Jean, mais plutôt de sa mission, de son office prophétique. Tout le contexte, tout ce qui précède et tout ce qui suit, nous en avertit. L'expression même dont se sert l'évangile de saint Mattliieu pour désigner l'apparition du Précurseur, surrexit, a une signification précise et formelle : elle est employée maintes fois dans l'Écriture pour indiquer la vocation divine, la mission donnée par Dieu aux juges et aux prophètes de l'Ancienne Loi. Celui-là était dit « se lever » (littéralement « être éveillé ») en Israël, que Dieu « suscitait » avec la tâche spéciale d'éclairer, de défendre ou de sauver son peuple. La réflexion du Seigneur a pour dessein de montrer en Jean -Baptiste un prophète, et le plus grand de tous, mais néanmoins appartenant encore à l'économie ancienne et, à raison de sa fonction même, demeurant encore en dehors de l'économie qu'il annonce. Il est établi sur le seuil des deux Testaments. Il appartient à l'époque de la préparation : il est serviteur. Le plus petit, le premier venu dans le Royaume de Dieu, l'enfant de l'économie nouvelle est plus grand que lui.
Encore une fois, il s'agit moins de différence entre deux personnes que de différence entre l'Ancien et le Nouveau Testament. Le Seigneur souligne l'éminence de l'économie chrétienne, comme le fera plus tard ex professo l'épître aux Hébreux. C'est un peu l'équivalent de ce que Jésus dira dans la suite à ses apôtres ; Quia multi prophetae et justi cupierunt videre quae videtis, et non viderunt ; et audire quae auditis, et non audierunt (Mt., xiii, 17). La malédiction planait encore sur la nature humaine ; Dieu n'était pas avec l'homme, comme il l'est depuis que le gage historique de l'Incarnation est donné au monde : Nobiscum Deus ; la sécurité surnaturelle et la plénitude de grâce que procurent les sacrements n'existaient pas encore. Il est certainement meilleur d'appartenir à la vie du Seigneur et au Royaume de Dieu que d'annoncer ce Royaume comme futur ; et s'il est glorieux d'être l'ami de l'Époux, comme saint Jean l'a dit de lui-même, il l'est plus encore d'être l'épouse, d'appartenir au corps même du Seigneur. Quoi qu'il en soit donc de la perfection personnelle de saint Jean et de l'intimité de son union avec l'époux des âmes, il n'est comme prophète, comme homme public, que celui qui prépare à cette union, l'ami de l'Époux, le paranymphe. Là est la vraie gloire de saint Jean, et, nous en avons recueilli l'aveu de ses propres lèvres, toute sa joie. On ne saurait donc le diminuer lorsqu'on proclame la supériorité du régime nouveau.
A diebus auiem Joannis Baptistae... Écartons d'abord l'hypothèse d'après laquelle les versets 12 et 13 de saint Matthieu seraient une réflexion de l'évangéliste. Ce procédé de parenthèse personnelle est familier à saint Jean, mais il est étranger à saint Matthieu. On peut d'ailleurs, pour éclairer ce passage, lire saint Luc (xvi, 16) où se trouve à peu près la même pensée, mais dans des circonstances un peu différentes : Lex et propheiae iisque ad Joannevi : ex eo regnum Dei evangelizatur, et omnis in illud vim facit. Le même terme grec, qui a pour sujet omnis chez saint Luc, et regnum caelorum chez saint Matthieu, ne peut avoir chez celui-ci que la signification du passif. Mais alors, comment traduire ? On a hasardé : « le Royaume des deux souffre violence, sous-entendu dans la personne de ceux qui en sont les messagers ou les membres », Avec cette explication, la seconde partie de la phrase : et violenti rapiunt illud, qui est calquée évidemment sur la première, ne se comprend plus : il n'y a plus nulle symétrie ni correspondance entre les deux portions de la phrase, enfin le terme rapiunt s'entend d'un bien dont on veut faire sa propriété, et non d'une richesse que l'on veut détruire.
Voici quel peut être le sens. Jusqu'à saint Jean-Baptiste, tous les prophètes et la Loi ont annoncé de loin et à longue échéance l'ère messianique. Les temps suivaient leur marche tranquille, et les promesses divines reculaient de jour en jour dans un plus lointain passé. Lorsque, soudain, la voix de Jean-Baptiste retentit dans le désert : « Faites pénitence, car le Royaume des cieux est proche, » il est là, à portée de la main ! l'humanité fut secouée d'un grand frisson. Elle se leva et se précipita vers la direction qui lui était montrée. Saint Jean est vraiment un personnage représentatif ; il a déterminé une époque et ouvert les temps nouveaux, A dater de ses jours, c'est-à-dire à dater de sa manifestation, de sa prédication et de son baptême, le Royaume des cieux est en quelque sorte pris d'assaut, enlevé de vive force, tellement les âmes s'y portent en nombre et avec une hâte extraordinaire ; ce sont des empressés et des violents qui veulent s'en emparer; et cet enthousiasme n'a fait que grandir lorsque, non plus seulement le héraut du Messie, mais le Messie lui-même est venu offrir aux multitudes le Royaume annoncé par Jean : chacun s'arrache à son foyer pour suivre les pas du Sauveur ; on l'entoure, on le presse, on veut le saisir et le proclamer roi.
Le Seigneur prend sa revanche à l'égard de son Précurseur : il répond aux multiples témoignages qu'a rendus de lui Jean-Baptiste. Voici un dernier trait, qui devait frapper les Juifs, en même temps quïl s'en allait rejoindre l'assurance donnée jadis par l'archange Gabriel à Zacharie. « Si vous voulez bien l'entendre, Jean-Baptiste est cet Élie qui doit venir. » C'était une tradition juive autorisée que le prophète Élie, enlevé au ciel dans Un char de feu, sans avoir passé par la mort, devait revenir un jour pour relever Jacob et préparer l'avènement du Messie. Il devait faire entrer dans les rangs du peuple ceux qui avaient été indûment écartés, et éliminer ceux qui avaient été accueillis à tort (cf. Eccli., xlviii, 9-10). Malachie, le dernier des prophètes avant Jean-Baptiste, terminait sa prophétie en ces termes : « Voici que je vous envoie Élie le Thesbite, avant que ne vienne le jour du Seigneur, ce jour grand et éclatant : il rapprochera du fils le coeur du père, et le cœur de l'homme de son prochain ; de peur que je ne vienne frapper toute la terre » (iv, 5-6, selon les Septante). Lors de la Transfiguration, Jésus rappellera aux apôtres privilégiés la tradition relative à Élie et distinguera entre les deux avènements ; là encore, il comparera Jean-Baptiste à Élie. — « Qui habet aures audiendi, audiat » : ces paroles, de même que les précédentes : et si vultis recipere, appellent l'attention des auditeurs sur le caractère spécial d'une prophétie qui concerne principalement Élie, et qui pourtant se réalise une première fois déjà en saint Jean-Baptiste.

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Laudes du jeudi 12 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria V Jeudi
Ad Laudes matutinas
Aux Laudes du matin
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Vox clara ecce íntonat, Une voix éclatante retentit,
obscúra quæque íncrepat: qui menace toute obscurité;
procul fugéntur sómnia; qu'au loin s'enfuient les songes,
ab æthre Christus prómicat. du ciel le Christ s'avance.
Mens iam resúrgat tórpida Qu'à l'instant l'esprit engourdi
quæ sorde exstat sáucia s'éveille des impuretés qui le souillent ;
sidus refúlget iam novum, déjà un astre nouveau resplendit,
ut tollat omne nóxium. pour enlever tout méfait.
E sursum Agnus míttitur D'en-haut, l'Agneau est envoyé
laxáre gratis débitum; pour remettre gratuitement notre dette ;
omnes pro indulgéntia tous devant tant d'indulgence,
vocem demus cum lácrimis, mêlons nos larmes à nos chants.
Secúndo ut cum fúlserit Lorsqu'Il brillera de nouveau
mundúmque horror cínxerit, et que le monde sera saisi de terreur,
non pro reátu púniat, qu'Il ne nous punisse pas pour nos péchés,
sed nos pius tunc prótegat. mais nous protège avec tendresse.
Summo Parénti glória Gloire au Père souverain,
Natóque sit victória, victoire au Fils né de Lui,
et Flámini laus débita digne louange au Souffle divin,
per sæculórum sæcula. Amen. dans les siècles des siècles.
Ant. 1 Excita, Dómine, poténtiam tuam, ut salvos fácias nos.Ant. 1 Déploie, Seigneur, Ta puissance, et nous serons sauvés.
Psalmus 79 (80) Psaume 79 (80)
Visita, Domine, vineam tuam Visite, Seigneur, Ta vigne
Veni, Domine Iesu (Ap 22, 20). Viens, Seigneur Jésus (Ap 22, 20).
Qui pascis Israel, inténde, * qui dedúcis velut ovem Ioseph. Pasteur d'Israël, prête l'oreille, Toi qui conduis Joseph comme un troupeau.
Qui sedes super chérubim, effúlge * coram Ephraim, Béniamin et Manásse. Toi qui trônes sur les Chérubins, parais avec splendeur Devant Ephraïm, Benjamin et Manassé.
Excita poténtiam tuam et veni, * ut salvos fácias nos. Réveille Ta force, et viens à notre secours.
Deus, convérte nos, * illústra fáciem tuam, et salvi érimus. O Dieu, rétablis-nous, fais briller sur nous Ta face, et nous serons sauvés.
Dómine Deus virtútum, * quoúsque irascéris super oratiónem pópuli tui? Seigneur, Dieu des armées, jusques à quand seras-Tu irrité contre la prière de Ton peuple ?
Cibásti nos pane lacrimárum * et potum dedísti nobis in lácrimis copióse. Tu les a nourris d'un pain de larmes, Tu les a abreuvés de larmes abondantes.
Posuísti nos in contradictiónem vicínis nostris, * et inimíci nostri subsannavérunt nos. Tu as fait de nous un objet de dispute pour nos voisins, et nos ennemis se raillent de nous.
Deus virtútum, convérte nos, * illústra fáciem tuam, et salvi érimus. Dieu des armées, rétablis-nous ; fais briller sur nous Ta face, et nous serons sauvés.
Víneam de ægypto transtulísti, * eiecísti gentes et plantásti eam. Tu as arraché de l'Égypte une vigne ; Tu as chassé les nations et Tu l'as plantée.
Purgásti locum in conspéctu eius, * plantásti radíces eius, et implévit terram. Tu as ménagé de la place devant elle, elle a enfoncé ses racines et rempli la terre.
Opérti sunt montes umbra eius * et ramis eius cedri Dei; Son ombre couvrait les montagnes, et ses rameaux les cèdres de Dieu ;
exténdit pálmites suos usque ad mare * et usque ad Flumen propágines suas. elle étendait ses branches jusqu'à la Mer, et ses rejetons jusqu'au Fleuve.
Ut quid destruxísti macériam eius, * et vindémiant eam omnes, qui prætergrediúntur viam? Pourquoi as-Tu rompu ses clôtures, en sorte que tous les passants la dévastent ?
Exterminávit eam aper de silva, * et singuláris ferus depástus est eam. Le sanglier de la forêt la dévore, et les bêtes des champs en font leur pâture.
Deus virtútum, convértere, * réspice de cælo et vide et vísita víneam istam. Dieu des armées, reviens, regarde du haut du ciel et vois, considère cette vigne.
Et prótege eam, quam plantávit déxtera tua, * et super fílium hóminis, quem confirmásti tibi. Protège ce que Ta droite a planté, et le fils que Tu t'es choisi.
Incénsa est igni et suffóssa; * ab increpatióne vultus tui períbunt. Elle est brûlée par le feu, elle est coupée; devant Ta face menaçante, tout périt.
Fiat manus tua super virum déxteræ tuæ, * super fílium hóminis, quem confirmásti tibi. Que Ta main soit sur l'homme de Ta droite, sur le fils de l'homme que Tu t'es choisi.
Et non discedémus a te, vivificábis nos, * et nomen tuum invocábimus. Et nous ne nous éloignerons plus de Toi ; rends-nous la vie, et nous invoquerons Ton nom.
Dómine Deus virtútum, convérte nos * et illústra fáciem tuam, et salvi érimus. Seigneur, Dieu des armées, rétablis-nous, fais briller sur nous Ta face, et nous serons sauvés.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Excita, Dómine, poténtiam tuam, ut salvos fácias nos.Ant. Déploie, Seigneur, Ta puissance, et nous serons sauvés.
Ant. 2 Magnífice fecit Dóminus, annuntiáte hoc in univérsa terra.Ant. 2 Le Seigneur a fait des prodiges, annoncez-Le par toute la terre.
Canticum (Is 12, 1-6) AT19 Cantique (Is 12, 1-6) AT19
Populi redempti exsultatio Exultation du peuple racheté
Si quis sitit, veniat ad me et bibat (Io 7, 37). Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à Moi, et qu'il boive. (Io 7, 37).
Confitébor tibi, Dómine, quóniam cum irátus eras mihi, * convérsus est furor tuus, et consolátus es me. Seigneur, je Te rends grâce car Ta colère pesait sur moi, mais Tu reviens de Ta fureur et Tu me consoles.
Ecce Deus salútis meæ; * fiduciáliter agam et non timébo, Voici le Dieu qui me sauve: j'ai confiance, je n'ai plus de crainte,
quia fortitúdo mea et laus mea Dóminus, * et factus est mihi in salútem. car ma force et mon chant, c'est le Seigneur; Il est pour moi le salut.
Et hauriétis aquas in gáudio * de fóntibus salútis. Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut.
Et dicétis in die illa: * «Confitémini Dómino et invocáte nomen eius, Ce jour-là, vous direz: « Rendez grâce au Seigneur, proclamez Son nom,
notas fácite in pópulis adinventiónes eius; * mementóte quóniam excélsum est nomen eius. annoncez parmi les peuples Ses hauts faits!» Souvenez-vous que Son nom est sublime.
Cantáte Dómino, quóniam magnífice fecit; * notum sit hoc in univérsa terra. Chantez pour le Seigneur, car Il a fait les prodiges que toute la terre connaît.
Exsúlta et lauda, quæ hábitas in Sion, * quia magnus in médio tui Sanctus Israel». Exultez, criez de joie, habitants de Sion, car Il est grand au milieu de toi, le Saint d'Israël ».
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Magnífice fecit Dóminus, annuntiáte hoc in univérsa terra.Ant. Le Seigneur a fait des prodiges, annoncez-Le par toute la terre.
Ant. 3 Exsultáte Deo adiutóri nostro.Ant. 3 Exultez en Dieu notre secours.
Psalmus 80 (81) Psaume 80 (81)
Sollemnis renovatio foederis Rénovation solennelle de l'alliance
Videte, ne forte sit in aliquo vestrum cor malum incredulitatis (Hebr 3, 12). Prenez garde qu'il n'y ait en quelqu'un de vous un coeur mauvais et incrédule (Hebr 3, 12).
Exsultáte Deo adiutóri nostro, * † iubiláte Deo Iacob. Chantez avec allégresse en l'honneur de Dieu, notre force; poussez des cris de joie en l'honneur du Dieu de Jacob.
Súmite psalmum et date tympanum, * psaltérium iucúndum cum cíthara. Entonnez l'hymne, au son du tambourin, de la harpe harmonieuse et du luth.
Bucináte in neoménia tuba, * in die plenæ lunæ, in sollemnitáte nostra. Sonnez de la trompette à la nouvelle lune, à la pleine lune, pour le jour de notre fête.
Quia præcéptum in Israel est, * et iudícium Deo Iacob. Car c'est un précepte pour Israël, une ordonnance du Dieu de Jacob.
Testimónium in Ioseph pósuit illud, † cum exíret de terra ægypti; * sermónem, quem non nóveram, audívi: Il en fit une loi pour Joseph, quand Il marcha contre le pays d'Egypte, j'entends une voix qui m'est inconnue :
«Divérti ab onéribus dorsum eius; * manus eius a cóphino recessérunt. « J'ai déchargé son épaule du fardeau, et ses mains ont quitté la corbeille.
In tribulatióne invocásti me et liberávi te, † exaudívi te in abscóndito tempestátis, * probávi te apud aquam Meríba. Tu as crié dans la détresse, et Je t'ai délivré ; Je t'ai répondu du sein de la nuée orageuse ; Je t'ai éprouvé aux eaux de Mériba.
Audi, pópulus meus, et contestábor te; * Israel, útinam áudias me! Écoute, Mon peuple, Je veux te donner un avertissement ; Israël, puisses-tu M'écouter !
Non erit in te deus aliénus, * neque adorábis deum extráneum. Qu'il n'y ait point au milieu de toi de dieu étranger : n'adore pas le dieu d'un autre peuple.
Ego enim sum Dóminus Deus tuus, † qui edúxi te de terra ægypti; * diláta os tuum, et implébo illud. C'est Moi, le Seigneur, ton Dieu, qui t'ai fait monter du pays d'Égypte. Ouvre la bouche, et Je la remplirai.
Et non audívit pópulus meus vocem meam, * et Israel non inténdit mihi. Mais Mon peuple n'a pas écouté Ma voix, Israël ne M'a pas obéi.
Et dimísi eos secúndum durítiam cordis eórum, * ibunt in adinventiónibus suis. Alors Je l'ai abandonné à l'endurcissement de son cœur, et ils ont suivi leurs propres conseils.
Si pópulus meus audísset me, * Israel si in viis meis ambulásset! Si Mon peuple M'écoutait, si Israël marchait dans Mes voies !
In brevi inimícos eórum humiliássem * et super tribulántes eos misíssem manum meam. Bientôt Je confondrai leurs ennemis et Je tournerai Ma main contre leurs oppresseurs.
Inimíci Dómini blandiréntur ei, * et esset sors eórum in sæcula; Ceux qui haïssent le Seigneur Le flatteraient, et la durée d'Israël serait assurée pour toujours.
et cibárem eos ex ádipe fruménti * et de petra melle saturárem eos». Je le nourrirais de la fleur de froment, et Je le rassasierais du miel du rocher ».
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Exsultáte Deo adiutóri nostro.Ant. Exultez en Dieu notre secours.
Lectio brevis (Is 45, 8) Lecture brève (Is 45, 8)
Roráte, cæli, désuper, et nubes pluant iustítiam; aperiátur terra, et gérminet salvatiónem, et iustítia oriátur simul. Cieux, répandez d'en haut votre rosée, et que les nuées fassent pleuvoir la justice ; que la terre s'ouvre et produise le salut, qu'elle fasse germer la justice en même temps.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Super te, Ierúsalem,* Oriétur Dóminus. Super te.
℣. Et glória eius in te vidébitur.* Oriétur Dóminus. Glória Patri. Super te.
℟. Sur toi, Jérusalem,* Se lève le Seigneur. Sur toi. ℣. Et Sa gloire se manifeste en toi.* Se lève le Seigneur. Gloire au Père. Sur toi.
Ant. Ego auxiliátus sum tibi, dicit Dóminus, et sum redémptor tuus, Sanctus Isræl.Ant. Moi, Je viens à ton secours, oracle du Seigneur ; et ton Rédempteur est le Saint d'Israël.
Canticum Evangelicum Lc 1, 68-79 Cantique évangélique (Lc 1,68-79)
De Messia eiusque præcursore Du Messie et de son précurseur
Benedíctus Dóminus, Deus Israel, * quia visitávit et fecit redemptiónem plebi suæ Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'Il a visité et racheté Son peuple,
et eréxit cornu salútis nobis * in domo David púeri sui, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, Son serviteur,
sicut locútus est per os sanctórum, * qui a sǽculo sunt, prophetárum eius, ainsi qu'Il a dit par la bouche de Ses saints prophètes des temps anciens,
salútem ex inimícis nostris * et de manu ómnium, qui odérunt nos; qu'Il nous délivrerait de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent,
ad faciéndam misericórdiam cum pátribus nostris * et memorári testaménti sui sancti, pour exercer Sa miséricorde envers nos pères, et Se souvenir de Son alliance sainte,
iusiurándum, quod iurávit ad Abraham patrem nostrum, * datúrum se nobis, selon le serment qu'Il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder cette grâce,
ut sine timóre, de manu inimicórum liberáti, * serviámus illi qu'étant délivrés de la main de nos ennemis, nous Le servions sans crainte,
in sanctitáte et iustítia coram ipso * ómnibus diébus nostris. marchant devant Lui dans la sainteté et la justice, tous les jours de notre vie.
Et tu, puer, prophéta Altíssimi vocáberis: * præíbis enim ante fáciem Dómini paráre vias eius, Et toi, petit enfant, tu seras appelé le prophète du Très-Haut: car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer Ses voies,
ad dandam sciéntiam salútis plebi eius * in remissiónem peccatórum eórum, afin de donner à Son peuple la connaissance du salut, pour la rémission de leurs péchés,
per víscera misericórdiæ Dei nostri, * in quibus visitábit nos óriens ex alto, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, grâce auxquelles le soleil levant nous a visités d'en haut,
illumináre his, qui in ténebris et in umbra mortis sedent, * ad dirigéndos pedes nostros in viam pacis. pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Ego auxiliátus sum tibi, dicit Dóminus, et sum redémptor tuus, Sanctus Isræl.Ant. Moi, Je viens à ton secours, oracle du Seigneur ; et ton Rédempteur est le Saint d'Israël.
PrecesPrières litaniques
Benedíctus Deus, Pater noster, qui fílios suos prótegit neque preces spernit eórum. Omnes humíliter eum implorémus orántes: Béni soit Dieu, notre Père, qui protège Ses fils et ne méprise pas leurs prières. Tous, implorons-Le humblement, en priant :
Illúmina óculos nostros, Dómine. éclaire notre regard, Seigneur.
Grátias tibi, Dómine, quia per Fílium tuum nos illuminásti, Nous Te rendons grâces, Seigneur, pour nous avoir illuminés par Ton Fils,
eius luce per longitúdinem diéi nos satiári concéde. Donne-nous d’être rassasiés de Sa lumière tout au long de ce jour.
Sapiéntia tua, Dómine, dedúcat nos hódie, Que Ta sagesse, Seigneur, nous accompagne aujourd’hui,
ut in novitáte vitæ ambulémus. Afin que nous avancions dans la vie nouvelle.
Præsta nobis advérsa pro te fórtiter sustinére, Donne-nous de faire face avec courage et en Ton nom devant le malheur,
ut corde magno tibi iúgiter serviámus. Pour que nous Te servions sans cesse d’un cœur généreux.
Dírige in nobis hódie cogitatiónes, sensus et ópera, Aujourd’hui, dirige nos pensées, nos sentiments et notre ouvrage,
ut tibi providénti dóciles obsequámur. Pour que nous suivions Tes commandements, attentifs à apprendre de Toi, qui veille sur nous.
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Excita, Dómine, corda nostra ad præparándas Unigéniti tui vias, ut, per eius advéntum, purificátis tibi méntibus servíre mereámur. Per Dóminum. Réveille nos coeurs, Seigneur, pour qu'ils préparent les voies à Ton Fils unique, afin que, grâce à Son avènement, nous puissions Te servir avec des âmes purifiées.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Office de tierce du jeudi 12 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria V Jeudi
Ad Tertiam
Ad Tertiam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Nunc, Sancte, nobis, Spíritus, Esprit très Saint, daigne en cette heure,
unum Patri cum Fílio, uni au Père, uni au Fils,
dignáre promptus íngeri descendre Toi-même sur nous
nostro refúsus péctori. et Te répandre dans nos âmes.
 
Os, lingua, mens, sensus, vigor Que notre coeur et notre bouche,
confessionem pérsonent, que tout en nous dise la foi !
flamméscat igne cáritas, Embrase-nous de charité ;
accéndat ardor próximos. que ce feu brûle aussi nos proches !
 
Per te sciámus da Patrem, Fais-nous connaître Dieu le Père,
noscámus atque Fílium, fais-nous apprendre aussi le Fils
te utriúsque Spíritum et croire en tout temps que Tu es
credámus omni témpore. Amen. l'unique Esprit de l'Un et l'Autre. Amen.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 118 (119), 65-72 Psaume 118 (119), 65-72
IX (Teth) IX (Teth)
Bonitátem fecísti cum servo tuo, Dómine, * secúndum verbum tuum. Tu as usé de bonté envers Ton serviteur, Seigneur, selon Ta parole.
Bonitátem et prudéntiam et sciéntiam doce me, * quia præcéptis tuis crédidi. Enseigne-moi le sens droit et l'intelligence, car j'ai foi en Tes commandements.
Priúsquam humiliárer ego errávi; * nunc autem elóquium tuum custódiam. Avant d'avoir été humilié, je m'égarais; maintenant, j'observe Ta parole.
Bonus es tu et benefáciens, * doce me iustificatiónes tuas. Tu es bon et bienfaisant: enseigne-moi Tes lois.
Excogitavérunt contra me dolósa supérbi, * ego autem in toto corde meo servábo mandáta tua. Des orgueilleux imaginent contre moi des mensonges; moi, je garde de tout cœur Tes ordonnances.
Incrassátum est sicut adeps cor eórum, * ego vero in lege tua delectátus sum. Leur cœur est insensible comme la graisse; moi, je fais mes délices de Ta loi.
Bonum mihi quia humiliátus sum, * ut discam iustificatiónes tuas. Il m'est bon d'avoir été humilié, afin que j'apprenne Tes préceptes.
Bonum mihi lex oris tui, * super mília auri et argénti. Mieux vaut pour moi la loi de Ta bouche; que des monceaux d'or et d'argent.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 55 (56), 2-7a. 9-14 Psaume 55 (56), 2-7a. 9-14
Fiducia in Domini verbo collocata Confiance dans le Seigneur et en Sa parole.
Christus in passione monstratur (S. Hieronymus). Le Christ montré dans Sa passion (S. Jérôme).
Miserére mei, Deus, quóniam conculcávit me homo, * tota die impúgnans oppréssit me. Aie pitié de moi, ô Dieu, car l'homme s'acharne après moi ; tout le jour on me fait la guerre, on me persécute.
Conculcavérunt me inimíci mei tota die, * quóniam multi pugnant advérsum me, Altíssime. Tout le jour mes adversaires me harcèlent ; car ils sont nombreux ceux qui me combattent le front levé.
In quacúmque die timébo, * ego in te sperábo. Quand je suis dans la crainte, je me confie en Toi.
In Deo, cuius laudábo sermónem, † in Deo sperávi; * non timébo: quid fáciet mihi caro? Par le secours de Dieu, je célébrerai l'accomplissement de Sa parole ; je me confie en Dieu, je ne crains rien : que ferait contre moi la chair ?
Tota die rem meam perturbábant, * advérsum me omnes cogitatiónes eórum in malum. Sans cesse ils enveniment mes paroles, toutes leurs pensées sont contre moi pour me perdre.
Concitábant iúrgia, insidiabántur, * ipsi calcáneum meum observábant. Ils complotent, ils postent des espions, ils observent mes traces.
Sicut quaesiérunt ánimam meam, † ita pro iniquitáte retríbue illis, * in ira pópulos prostérne, Deus. Chargés de tant de crimes, échapperont-ils ? Dans Ta colère, ô Dieu, abats les peuples !
Peregrinatiónes meas tu numerásti: † pone lácrimas meas in utre tuo; * nonne in supputatióne tua? Tu as compté les pas de ma vie errante, Tu as recueilli mes larmes dans Ton outre ; ne sont-elles pas inscrites dans Ton livre?
Tunc converténtur inimíci mei retrórsum, † in quacúmque die invocávero: * ecce cognóvi quóniam Deus meus es. Alors mes ennemis retourneront en arrière, au jour où je T'invoquerai ; je le sais, Dieu est pour moi.
In Deo, cuius laudábo sermónem, * in Dómino, cuius laudábo sermónem, Par le secours de Dieu. Je célébrerai l'accomplissement de Sa parole ; dans le Seigneur, je célébrerai l'accomplissement de Sa promesse,
in Deo sperávi; * non timébo: quid fáciet mihi homo? en Dieu j'espère, je ne crains rien : Que peut me faire un faible mortel ?
Super me sunt, Deus, vota tua; * reddam laudatiónes tibi, Les vœux que je T'ai faits, ô Dieu, j'ai à les acquitter; je T'offrirai des sacrifices d'actions de grâces.
quóniam eripuísti ánimam meam de morte † et pedes meos de lapsu, * ut ámbulem coram Deo in lúmine vivéntium. Car Tu as délivré mon âme de la mort, - n'as-Tu pas préservé mes pieds de la chute - afin que je marche devant Dieu à la lumière des vivants ?
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Psalmus 56 (57) Psaume 56 (57)
In afflictione oratio matutina Prière matinale dans l'affliction
Passionem Domini cantat iste psalmus (S. Augustinus). C'est la passion du Seigneur que chante ce psaume (S. Augustin).
Miserére mei, Deus, miserére mei, * quóniam in te cónfugit ánima mea; Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi, car en Toi mon âme cherche un refuge;
et in umbra alárum tuárum confúgiam, * donec tránseant insídiæ. je m'abriterai à l'ombre de Tes ailes, jusqu'à ce que la calamité soit passée.
Clamábo ad Deum Altíssimum, * Deum, qui benefécit mihi. Je crie vers le Dieu Très-Haut, le Dieu qui fait tout pour moi.
Mittet de cælo et liberábit me; † dabit in oppróbrium conculcántes me. * Mittet Deus misericórdiam suam et veritátem suam. Il m'enverra du ciel le salut : mon persécuteur m'accable d'outrages. Dieu enverra Sa bonté et Sa vérité.
Anima mea recúmbit in médio catulórum leónum * devorántium fílios hóminum. Mon âme couche au milieu des lions, qui dévorent les fils des hommes.
Dentes eórum arma et sagíttæ * et língua eórum gládius acútus. Leurs dents sont une lance et des flèches, et leur langue est un glaive tranchant.
Exaltáre super cælos, Deus, * super omnem terram glória tua. Élève-Toi au-dessus des cieux, ô Dieu, que Ta gloire brille par toute la terre.
Láqueum paravérunt pédibus meis, * et incurvávit se ánima mea; Ils avaient tendu un piège devant mes pas, déjà mon âme se courbait ;
fodérunt ante fáciem meam fóveam, * et ipsi incidérunt in eam. ils avaient creusé une fosse devant moi : ils y sont tombés.
Parátum cor meum, Deus, † parátum cor meum; * cantábo et psalmum dicam. Mon cœur est affermi, ô Dieu, mon coeur est affermi ; je chanterai et ferai retentir de joyeux instruments.
Exsúrge, glória mea, † exsúrge, psaltérium et cíthara, * excitábo auróram. Éveille-Toi, ma gloire, éveillez-vous, ma lyre et ma harpe, que j'éveille l'aurore.
Confitébor tibi in pópulis, Dómine, * et psalmum dicam tibi in natiónibus, Je Te louerai parmi les peuples, Seigneur, je Te chanterai parmi les nations,
quóniam magnificáta est usque ad cælos misericórdia tua * et usque ad nubes véritas tua. car Ta fidélité atteint jusqu'aux cieux, et Ta vérité jusqu'aux nues.
Exaltáre super cælos, Deus, * super omnem terram glória tua. Élève-Toi au-dessus des cieux, ô Dieu, que Ta gloire brille sur toute la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Lectio brevis (Mic 5, 3 4a) Lecture brève (Mic 5, 3 4a)
Dominátor in Isræl stabit, et pascet in fortitúdine Dómini, in sublimitáte nóminis Dómini Dei sui; et habitábunt secúre, quia nunc magnus erit usque ad términos terræ. Et erit iste pax. Le dominateur Se tiendra ferme en Israël, et Il paîtra Ses brebis, dans la force du Seigneur, dans la majesté du Nom du Seigneur, Son Dieu ; et on demeurera en sécurité, car maintenant Il sera grand, jusqu'aux extrémités de la terre. C'est Lui qui sera la paix
℣. Timébunt gentes nomen tuum, Dómine.
℟. Et omnes reges terræ glóriam tuam.
℣. Les nations craindront Ton nom Seigneur.
℟. Et tous les rois Ta gloire.
Excita, Dómine, corda nostra ad præparándas Unigéniti tui vias, ut, per eius advéntum, purificátis tibi méntibus servíre mereámur. Per Dóminum. Réveille nos coeurs, Seigneur, pour qu'ils préparent les voies à Ton Fils unique, afin que, grâce à Son avènement, nous puissions Te servir avec des âmes purifiées.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Tertiam - psalmodia complementaria

A Tierce - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 119 (120) Psaume 119 (120)
Desiderium pacis Désir de paix
In tribulatione patientes, orationi instantes (Rom 12, 12). Soyez patients dans l'affliction, assidus à la prière, (Rom 12, 12).
Ad Dóminum, cum tribulárer, clamávi, * et exaudívit me. Vers le Seigneur, dans ma détresse, j'ai crié, et Il m'a exaucé:
Dómine, líbera ánimam meam a lábiis mendácii, * a língua dolósa. « Seigneur, délivre mon âme de la lèvre de mensonge, de la langue astucieuse! »
Quid detur tibi aut quid apponátur tibi, * língua dolósa? Que te sera-t-il donné, quel sera ton profit, langue perfide?
Sagíttæ poténtis acútæ * cum carbónibus iuniperórum. Les flèches aiguës du Tout-puissant, avec les charbons ardents du genêt.
Heu mihi, quia peregrinátus sum in Mosoch, * habitávi ad tabernácula Cedar! Malheureux que je suis de séjourner dans Mések, d'habiter sous les tentes de Cédar !
Multum íncola fuit ánima mea * cum his, qui odérunt pacem. Trop longtemps j'ai demeuré avec ceux qui haïssent la paix.
Ego eram pacíficus; * cum loquébar, illi impugnábant me. Je suis un homme de paix et, quand je leur parle, ils sont pour la guerre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 120 (121) Psaume 120 (121)
Custos populi Garde du peuple
Non esurient amplius, neque sitient amplius, neque cadet super illos sol neque ullus æstus (Ap 7, 16). Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, la brûlure du soleil ne les accablera plus. (Ap 7, 16).
Levábo óculos meos in montes: * unde véniet auxílium mihi? Je lève les yeux vers les montagnes : d'où me viendra le secours?
Auxílium meum a Dómino, * qui fecit cælum et terram. Mon secours viendra du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Non dabit in commotiónem pedem tuum, * neque dormitábit, qui custódit te. Il ne permettra pas que ton pied trébuche; celui qui te garde ne sommeillera pas.
Ecce non dormitábit neque dórmiet, * qui custódit Israel. Non, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël.
Dóminus custódit te, † Dóminus umbráculum tuum, * ad manum déxteram tuam. Le Seigneur est ton gardien, le Seigneur est ton abri, toujours à ta droite.
Per diem sol non percútiet te, * neque luna per noctem. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit.
Dóminus custódiet te ab omni malo; * custódiet ánimam tuam Dóminus. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ton âme.
Dóminus custódiet intróitum tuum et éxitum tuum * ex hoc nunc et usque in sæculum Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, maintenant et à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 3 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 121 (122) Psaume 121 (122)
Civitas sancta Ierusalem La cité sainte de Jérusalem
Accessistis ad Sion montem et civitatem Dei viventis, Ierusalem cælestem (Hebr 12, 22). Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste (Hebr 12, 22).
Lætátus sum in eo quod dixérunt mihi: * «In domum Dómini íbimus» . J'ai été dans la joie quand on m'a dit: « Allons à la maison du Seigneur »
Stantes iam sunt pedes nostri * in portis tuis, Ierúsalem. Maintenant nos pieds se tiennent à tes portes, Jérusalem.
Ierúsalem, quæ ædificáta est ut cívitas, * sibi compácta in idípsum. Jérusalem, tu es bâtie comme une ville où tout se tient ensemble.
Illuc enim ascendérunt tribus, tribus Dómini, * testimónium Israel, ad confiténdum nómini Dómini. Là montent les tribus, les tribus du Seigneur, selon la loi d'Israël, pour louer le nom du Seigneur.
Quia illic sedérunt sedes ad iudícium, *sedes domus David. Là sont établis des sièges pour le jugement, les sièges de la maison de David.
Rogáte, quæ ad pacem sunt Ierúsalem: * «Secúri sint diligéntes te! Faites des voeux pour Jérusalem: « Qu'ils soient en sûreté ceux qui t'aiment !
Fiat pax in muris tuis, * et secúritas in túrribus tuis! ». Que la paix règne dans tes murs, la prospérité dans tes palais ! »
Propter fratres meos et próximos meos * loquar: «Pax in te! ». A cause de mes frères et de mes amis, je dis : «Paix sur toi ! ».
Propter domum Dómini Dei nostri * exquíram bona tibi. A cause de la maison du Seigneur, notre Dieu, je désire pour toi le bonheur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Messe du jeudi 12 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria V Jeudi
Ad Missam
A la Messe


Introitus Introït
Isai. 30, 30 Isai. 30, 30
PÓPULUS Sion, ecce Dóminus véniet ad salvándas gentes: et audítam fáciet Dóminus glóriam vocis suae in laetítia cordis vestri. Ps. 79, 2 Qui regis Israël, inténde: qui dedúcis, velut ovem, Ioseph. Peuple de Sion, voici le Seigneur qui vient pour sauver les nations ; et le Seigneur fera entendre Sa voix pleine de majesté, et votre cœur sera dans la joie. Ps. Écoute-nous, ô Toi qui gouvernes Israël, qui conduis Joseph comme une brebis!
Collecta Collecte
Excita, Dómine, corda nostra ad præparándas Unigéniti tui vias, ut, per eius advéntum, purificátis tibi méntibus servíre mereámur. Per Dóminum. Réveille nos coeurs, Seigneur, pour qu'ils préparent les voies à Ton Fils unique, afin que, grâce à Son avènement, nous puissions Te servir avec des âmes purifiées.
Lectio I Ière lecture
Léctio libri lsaíæ prophétæ (41,13-20)
Ego Dóminus Deus tuus apprehéndens manum tuam dicénsque tibi: “Ne tímeas; ego auxiliábor tibi. Noli timére, vermis Iácob, hómines ex Israel. Ego auxiliábor tibi”, dicit Dóminus et redémptor tuus, Sanctus Israel. Ecce pósui te quasi plaustrum tritúrans novum, habens rostra serrántia. Triturábis montes et commínues et colles quasi púlverem pones. Ventilábis eos, et ventus tollet eos, et turbo dispérget eos; et tu exsultábis in Dómino, in Sancto Israel laetáberis. Egéni et páuperes quaerunt aquas, et non sunt, lingua eórum siti áruit. Ego, Dóminus, exáudiam eos, Deus Israel non derelínquam eos. Apériam in decalvátis cóllibus flúmina et in médio vállium fontes; ponam desértum in stagna aquárum et terram áridam in rivos aquárum. Plantábo in desérto cedrum, acáciam et myrtum et lignum olívae; ponam in solitúdine abíetem, ulmum et cupréssum simul, ut vídeant et sciant et recógitent et intéllegant páriter quia manus Dómini fecit hoc, et Sanctus Israel creávit illud. Moi, Je suis le Seigneur ton Dieu, qui te prends par la main, et qui te dis : Ne crains pas, c'est Moi qui t'aide. Ne crains pas, vermisseau de Jacob, ni vous qui êtes morts d'Israël; c'est Moi qui viens te secourir, dit le Seigneur, et le Saint d'Israël est ton rédempteur. Je ferai de toi un char neuf à triturer le blé, garni de pointes et de scies; tu écraseras et briseras les montagnes, et tu réduiras les collines en poussière. Tu les vanneras, et le vent les emportera, et la tempête les dissipera; mais toi, tu te réjouiras dans le Seigneur, et tu trouveras tes délices dans le Saint d'Israël. Les pauvres et les indigents cherchent de l'eau, et il n'y en a point; leur langue est desséchée par la soif. Moi, le Seigneur, Je les exaucerai; Moi, le Dieu d'Israël, Je ne les abandonnerai pas. Je ferai jaillir des fleuves au sommet des collines, et des fontaines au milieu des champs; Je changerai le désert en étangs, et la terre sans chemin en courants d'eaux. Je mettrai dans le désert le cèdre, l'épine, le myrte et l'olivier; Je ferai croître ensemble dans la solitude le sapin, l'orme et le buis; afin que tous voient, sachent, considèrent et comprennent que c'est la main du Seigneur qui a fait cela, et que le Saint d'Israël l'a créé.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias. Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Graduale Graduel
Ps. 49, 2-3 et 5 Ps. 49, 2-3 et 5
℟. Ex Sion spécies decóris eius: Deus maniféste véniet. ℣. Congregáte illi sanctos eius, qui ordinavérunt testaméntum eius super sacrifícia. ℟. C'est de Sion que va briller l'éclat de Sa beauté : Il va paraître au grand jour, notre Dieu. ℣. Rassemblez autour de Lui Ses Saints, tous ceux qui ont contracté avec Lui une alliance scellée par le sacrifice.
Allelúia. Alléluia
Ps. 121, 1
℟. Allelúia. ℣. Laetátus sum in his, quae dicta sunt mihi: in domum Dómini íbimus. ℟. Alléluia. ℣. J'ai été joyeux quand on m'a dit : nous irons dans la maison du Seigneur.
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secundum Mattháeum (11,11-15)
In illo tempore: Dixit Iesus ad turbas: Amen dico vobis: Non surréxit inter natos mulíerum maíor Ioánne Baptísta; qui autem minor est in regno caelórum, maíor est illo. A diébus autem Ioánnis Baptístae usque nunc regnum caelórum vim pátitur, et violénti rápiunt illud. Omnes enim Prophétae et Lex usque ad Ioánnem prophetavérunt; et si vultis recípere, ipse est Elías, qui ventúrus est. Qui habet aures, áudiat. En ce temps là : Jésus dit aux foules : En vérité, Je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n'en a pas surgi de plus grand que Jean-Baptiste; mais celui qui est le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. Or, depuis les jours de Jean-Baptiste jusqu'à maintenant, le royaume des Cieux se prend par violence, et ce sont les violents qui s'en emparent. Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu'à Jean; et si vous voulez comprendre, il est lui-même cet Élie qui doit venir. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Offertorium
Offertoire
Ps. 84, 7-8
Deus, tu convértens vivificábis nos, et plebs tua laetábitur in te: osténde nobis, Dómine, misericórdiam tuam, et salutáre tuum da nobis. O Dieu, Tu Te tourneras vers nous, et Tu nous rendras la vie ; et Ton peuple se réjouira en Toi. Montre-nous, Seigneur, Ta miséricorde, et donne-nous Ton Salut.
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Sursum corda.
℟. Habémus ad Dóminum.
℣. Grátias agámus Dómino Deo nostro.
℟. Dignum et iustum est.
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Haut les coeurs.
℟. Ils sont vers le Seigneur.
℣. Rendons-grâces au Seigneur notre Dieu.
℟. C'est digne et juste.
PRÆFATIO I DE ADVENTU Ière PREFACE DE L'AVENT
De duobus adventibus Christi Des deux avènements du Christ
Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere: Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus: per Christum Dóminum nostrum.
Qui, primo advéntu in humilitáte carnis assúmptæ, dispositiónis antíquæ munus implévit, nobísque salútis perpétuæ trámitem reserávit: ut, cum secúndo vénerit in suae glória maiestátis, manifésto demum múnere capiámus, quod vigilántes nunc audémus exspectáre promíssum.
Et ídeo cum Angelis et Archángelis, cum Thronis et Dominatiónibus, cumque omni milítia caeléstis exércitus, hymnum glóriæ tuæ cánimus, sine fine dicéntes:
Vraiment, il est digne et juste, équitable et salutaire, pour nous, toujours et partout de Te rendre grâces : Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout puissant : par le Christ notre Seigneur.
Lui qui lors de Son premier Avènement a pris chair dans l'humilité, S'est acquitté du devoir qui Lui incombait par Ta disposition ancienne, et nous a ouvert le chemin du salut éternel ; c'est pourquoi lors de Sa seconde venue dans la gloire, de Sa majesté, nous recevrons de façon manifeste Son don, que nous osons désormais espérer et pour laquelle nous veillons.
C’est pourquoi, avec les Anges et les Archanges, avec les Trônes et les Dominations, ainsi qu'avec toute l'armée de la milice céleste, nous Te chantons une hymne de gloire, en disant sans fin :
Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth... Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu des Armées...
Communio Communion
Bar. 5, 5 ; 4, 36 Bar. 5, 5 ; 4, 36
Ierúsalem, surge, et sta in excélso, et vide iucunditátem, quae véniet tibi a Deo tuo. Lève-toi , Jérusalem , et monte sur un lieu élevé : et considère les délices que ton Dieu versera en toi.

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Office de sexte du jeudi 12 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria V Jeudi
Ad Sextam
Ad Sextam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Rector potens, verax Deus, Maître puissant, Dieu Vérité,
qui témperas rerum vices, Tu règles la marche du temps,
splendóre mane ínstruis Tu formes l'aube en sa clarté,
et ígnibus merídiem. au midi Tu donnes ses flammes.
Exstíngue flammas lítium, Éteins le feu des dissensions,
aufer calórem nóxium, calme la fièvre du péché,
confer salútem córporum apporte à nos corps la santé
verámque pacem córdium. à nos cœurs, la paix véritable.
Praesta, Pater piíssime, Exauce-nous, Père très bon,
Patríque compar Unice, et Toi, le Fils égal au Père,
cum Spíritu Paráclito avec l'Esprit consolateur,
regnans per omne sæculum. Amen. régnant pour les siècles des siècles.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 118 (119), 65-72 Psaume 118 (119), 65-72
IX (Teth) IX (Teth)
Bonitátem fecísti cum servo tuo, Dómine, * secúndum verbum tuum. Tu as usé de bonté envers Ton serviteur, Seigneur, selon Ta parole.
Bonitátem et prudéntiam et sciéntiam doce me, * quia præcéptis tuis crédidi. Enseigne-moi le sens droit et l'intelligence, car j'ai foi en Tes commandements.
Priúsquam humiliárer ego errávi; * nunc autem elóquium tuum custódiam. Avant d'avoir été humilié, je m'égarais; maintenant, j'observe Ta parole.
Bonus es tu et benefáciens, * doce me iustificatiónes tuas. Tu es bon et bienfaisant: enseigne-moi Tes lois.
Excogitavérunt contra me dolósa supérbi, * ego autem in toto corde meo servábo mandáta tua. Des orgueilleux imaginent contre moi des mensonges; moi, je garde de tout cœur Tes ordonnances.
Incrassátum est sicut adeps cor eórum, * ego vero in lege tua delectátus sum. Leur cœur est insensible comme la graisse; moi, je fais mes délices de Ta loi.
Bonum mihi quia humiliátus sum, * ut discam iustificatiónes tuas. Il m'est bon d'avoir été humilié, afin que j'apprenne Tes préceptes.
Bonum mihi lex oris tui, * super mília auri et argénti. Mieux vaut pour moi la loi de Ta bouche; que des monceaux d'or et d'argent.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 55 (56), 2-7a. 9-14 Psaume 55 (56), 2-7a. 9-14
Fiducia in Domini verbo collocata Confiance dans le Seigneur et en Sa parole.
Christus in passione monstratur (S. Hieronymus). Le Christ montré dans Sa passion (S. Jérôme).
Miserére mei, Deus, quóniam conculcávit me homo, * tota die impúgnans oppréssit me. Aie pitié de moi, ô Dieu, car l'homme s'acharne après moi ; tout le jour on me fait la guerre, on me persécute.
Conculcavérunt me inimíci mei tota die, * quóniam multi pugnant advérsum me, Altíssime. Tout le jour mes adversaires me harcèlent ; car ils sont nombreux ceux qui me combattent le front levé.
In quacúmque die timébo, * ego in te sperábo. Quand je suis dans la crainte, je me confie en Toi.
In Deo, cuius laudábo sermónem, † in Deo sperávi; * non timébo: quid fáciet mihi caro? Par le secours de Dieu, je célébrerai l'accomplissement de Sa parole ; je me confie en Dieu, je ne crains rien : que ferait contre moi la chair ?
Tota die rem meam perturbábant, * advérsum me omnes cogitatiónes eórum in malum. Sans cesse ils enveniment mes paroles, toutes leurs pensées sont contre moi pour me perdre.
Concitábant iúrgia, insidiabántur, * ipsi calcáneum meum observábant. Ils complotent, ils postent des espions, ils observent mes traces.
Sicut quaesiérunt ánimam meam, † ita pro iniquitáte retríbue illis, * in ira pópulos prostérne, Deus. Chargés de tant de crimes, échapperont-ils ? Dans Ta colère, ô Dieu, abats les peuples !
Peregrinatiónes meas tu numerásti: † pone lácrimas meas in utre tuo; * nonne in supputatióne tua? Tu as compté les pas de ma vie errante, Tu as recueilli mes larmes dans Ton outre ; ne sont-elles pas inscrites dans Ton livre?
Tunc converténtur inimíci mei retrórsum, † in quacúmque die invocávero: * ecce cognóvi quóniam Deus meus es. Alors mes ennemis retourneront en arrière, au jour où je T'invoquerai ; je le sais, Dieu est pour moi.
In Deo, cuius laudábo sermónem, * in Dómino, cuius laudábo sermónem, Par le secours de Dieu. Je célébrerai l'accomplissement de Sa parole ; dans le Seigneur, je célébrerai l'accomplissement de Sa promesse,
in Deo sperávi; * non timébo: quid fáciet mihi homo? en Dieu j'espère, je ne crains rien : Que peut me faire un faible mortel ?
Super me sunt, Deus, vota tua; * reddam laudatiónes tibi, Les vœux que je T'ai faits, ô Dieu, j'ai à les acquitter; je T'offrirai des sacrifices d'actions de grâces.
quóniam eripuísti ánimam meam de morte † et pedes meos de lapsu, * ut ámbulem coram Deo in lúmine vivéntium. Car Tu as délivré mon âme de la mort, - n'as-Tu pas préservé mes pieds de la chute - afin que je marche devant Dieu à la lumière des vivants ?
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Psalmus 56 (57) Psaume 56 (57)
In afflictione oratio matutina Prière matinale dans l'affliction
Passionem Domini cantat iste psalmus (S. Augustinus). C'est la passion du Seigneur que chante ce psaume (S. Augustin).
Miserére mei, Deus, miserére mei, * quóniam in te cónfugit ánima mea; Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi, car en Toi mon âme cherche un refuge;
et in umbra alárum tuárum confúgiam, * donec tránseant insídiæ. je m'abriterai à l'ombre de Tes ailes, jusqu'à ce que la calamité soit passée.
Clamábo ad Deum Altíssimum, * Deum, qui benefécit mihi. Je crie vers le Dieu Très-Haut, le Dieu qui fait tout pour moi.
Mittet de cælo et liberábit me; † dabit in oppróbrium conculcántes me. * Mittet Deus misericórdiam suam et veritátem suam. Il m'enverra du ciel le salut : mon persécuteur m'accable d'outrages. Dieu enverra Sa bonté et Sa vérité.
Anima mea recúmbit in médio catulórum leónum * devorántium fílios hóminum. Mon âme couche au milieu des lions, qui dévorent les fils des hommes.
Dentes eórum arma et sagíttæ * et língua eórum gládius acútus. Leurs dents sont une lance et des flèches, et leur langue est un glaive tranchant.
Exaltáre super cælos, Deus, * super omnem terram glória tua. Élève-Toi au-dessus des cieux, ô Dieu, que Ta gloire brille par toute la terre.
Láqueum paravérunt pédibus meis, * et incurvávit se ánima mea; Ils avaient tendu un piège devant mes pas, déjà mon âme se courbait ;
fodérunt ante fáciem meam fóveam, * et ipsi incidérunt in eam. ils avaient creusé une fosse devant moi : ils y sont tombés.
Parátum cor meum, Deus, † parátum cor meum; * cantábo et psalmum dicam. Mon cœur est affermi, ô Dieu, mon coeur est affermi ; je chanterai et ferai retentir de joyeux instruments.
Exsúrge, glória mea, † exsúrge, psaltérium et cíthara, * excitábo auróram. Éveille-Toi, ma gloire, éveillez-vous, ma lyre et ma harpe, que j'éveille l'aurore.
Confitébor tibi in pópulis, Dómine, * et psalmum dicam tibi in natiónibus, Je Te louerai parmi les peuples, Seigneur, je Te chanterai parmi les nations,
quóniam magnificáta est usque ad cælos misericórdia tua * et usque ad nubes véritas tua. car Ta fidélité atteint jusqu'aux cieux, et Ta vérité jusqu'aux nues.
Exaltáre super cælos, Deus, * super omnem terram glória tua. Élève-Toi au-dessus des cieux, ô Dieu, que Ta gloire brille sur toute la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Lectio brevis (Ag 2, 6b. 9) Lecture brève (Ag 2, 6b. 9)
Adhuc unum módicum est, et ego commovébo cælum et terram et mare et áridam. Maior erit glória domus istíus novíssima plus quam prima; et in loco isto dabo pacem, dicit Dóminus exercítuum. Une fois encore, et ce sera dans peu, J'ébranlerai les cieux et la terre; la mer et le continent. Grande sera la gloire de cette maison; la dernière plus que la première ; et en ce lieu Je mettrai la paix, oracle du Seigneur des armées.
℣. Meménto nostri, Dómine, in beneplácito pópuli tui.
℟. Vísita nos in salutári tuo.
℣. Souviens-Toi de nous, Seigneur, dans Tes largesses pour Ton peuple.
℟. Visite-nous dans Ton Salut.
Excita, Dómine, corda nostra ad præparándas Unigéniti tui vias, ut, per eius advéntum, purificátis tibi méntibus servíre mereámur. Per Dóminum. Réveille nos coeurs, Seigneur, pour qu'ils préparent les voies à Ton Fils unique, afin que, grâce à Son avènement, nous puissions Te servir avec des âmes purifiées.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Sextam - psalmodia complementaria

A Sexte - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 122 (123) Psaume 122 (123)
Dominus fiducia populi Le Seigneur, confiance du peuple
Duo cæci... clamaverunt: «Domine, miserere nostri, Fili David» (Mt 20, 30). Deux aveugles crièrent « Seigneur, aie pitié de nous, Fils de David » (Mt 20, 30).
Ad te levávi óculos meos, * qui hábitas in cælis. J'élève mes yeux vers Toi, ô toi qui siège dans les cieux!
Ecce sicut óculi servórum ad manus dominórum suórum, * sicut óculi ancíllæ ad manus dóminæ suæ, Comme l'oeil du serviteur est fixé sur la main de son maître, et l'oeil de la servante sur la main de sa maîtresse,
ita óculi nostri ad Dóminum Deum nostrum, * donec misereátur nostri. ainsi nos yeux sont fixés sur le Seigneur, notre Dieu, jusqu'à ce qu'Il ait pitié de nous.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri, * quia multum repléti sumus despectióne; Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car nous n'avons été que trop rassasiés d'opprobres.
quia multum repléta est ánima nostra * derisióne abundántium et despectióne superbórum. Notre âme n'a été que trop rassasiée de la moquerie des superbes, du mépris des orgueilleux.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 123 (124) Psaume 123 (124)
Adiutorium nostrum in nomine Domini Notre secours est dans le nom du Seigneur
Dixit Dominus Paulo: «Noli timere ... quia ego sum tecum» (Act 18, 9-10). Le Seigneur dit à Paul : « ne crains pas ... Je suis avec toi» (Act 18, 9-10).
Nisi quia Dóminus erat in nobis, dicat nunc Israel, † nisi quia Dóminus erat in nobis, * cum exsúrgerent hómines in nos: Si le Seigneur n'eût été pour nous, qu'Israël le proclame, si le Seigneur n'eût été pour nous, quand les hommes se sont élevés contre nous.
forte vivos deglutíssent nos, * cum irascerétur furor eórum in nos. Ils nous auraient dévorés tout vivants, quand leur colère s'est allumée contre nous.
Fórsitan aqua absorbuísset nos, † torrens pertransísset ánimam nostram * fórsitan pertransíssent ánimam nostram aquæ intumescéntes. Les eaux nous auraient engloutis, le torrent eût passé sur notre âme; sur notre âme auraient passé les eaux impétueuses.
Benedíctus Dóminus; * qui non dedit nos in direptiónem déntibus eórum. Béni soit le Seigneur, qui ne nous a pas livrés à leurs dents.
Anima nostra sicut passer erépta est * de láqueo venántium: Notre âme, comme le passereau, s'est échappée du filet de l'oiseleur :
láqueus contrítus est, * et nos erépti sumus. le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Adiutórium nostrum in nómine Dómini, * qui fecit cælum et terram. Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Psalmus 124 (125) Psaume 124 (125)
Dominus custos populi sui Le Seigneur prend soin de son peuple
Pax super Israel Dei (Gal 6, 16). La paix de Dieu sur Israël (Gal 6, 16).
Qui confídunt in Dómino sicut mons Sion: * non commovébitur, in ætérnum manet. Ceux qui se confient dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion: elle ne chancelle point, elle est établie pour toujours.
Ierúsalem, montes in circúitu eius, † et Dóminus in circúitu pópuli sui * ex hoc nunc et usque in sæculum. Jérusalem a autour d'elle une ceinture de montagnes: ainsi le Seigneur entoure Son peuple, dès maintenant et à jamais.
Quia non requiéscet virga iniquitátis super sortem iustórum, * ut non exténdant iusti ad iniquitátem manus suas. Le sceptre des méchants ne restera pas sur l'héritage des justes, afin que les justes ne portent pas aussi leurs mains vers l'iniquité.
Bénefac, Dómine, bonis * et rectis corde. Seigneur, répands Tes bontés sur les bons, et sur ceux qui ont le coeur droit.
Declinántes autem per vias pravas † addúcet Dóminus cum operántibus iniquitátem. * Pax super Israel! Mais sur ceux qui se détournent en des voies tortueuses, que le Seigneur les abandonne avec ceux qui font le mal. Paix sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Office de none du jeudi 12 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria V Jeudi
Ad Nonam
Ad Nonam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Rerum, Deus, tenax vigor, Dieu fort, soutien de l'univers,
immótus in te pérmanens, qui est en Toi sans changement,
lucis diúrnae témpora Tu fixes dans leur succession
succéssibus detérminans, les temps que le soleil mesure.
Largíre clarum véspere, Donne-nous un soir lumineux
quo vita numquam décidat, où la vie ne décline pas,
sed praémium mortis sacrae où, pour le fruit de la Sainte Mort,
perénnis instet glória. resplendira toujours la gloire.
Praesta, Pater piíssime, Exauce-nous, Père très bon,
Patríque compar Unice, et Toi, le Fils égal au Père,
cum Spíritu Paráclito avec l'Esprit consolateur,
regnans per omne sæculum. Amen. régnant pour les siècles des siècles.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 118 (119), 65-72 Psaume 118 (119), 65-72
IX (Teth) IX (Teth)
Bonitátem fecísti cum servo tuo, Dómine, * secúndum verbum tuum. Tu as usé de bonté envers Ton serviteur, Seigneur, selon Ta parole.
Bonitátem et prudéntiam et sciéntiam doce me, * quia præcéptis tuis crédidi. Enseigne-moi le sens droit et l'intelligence, car j'ai foi en Tes commandements.
Priúsquam humiliárer ego errávi; * nunc autem elóquium tuum custódiam. Avant d'avoir été humilié, je m'égarais; maintenant, j'observe Ta parole.
Bonus es tu et benefáciens, * doce me iustificatiónes tuas. Tu es bon et bienfaisant: enseigne-moi Tes lois.
Excogitavérunt contra me dolósa supérbi, * ego autem in toto corde meo servábo mandáta tua. Des orgueilleux imaginent contre moi des mensonges; moi, je garde de tout cœur Tes ordonnances.
Incrassátum est sicut adeps cor eórum, * ego vero in lege tua delectátus sum. Leur cœur est insensible comme la graisse; moi, je fais mes délices de Ta loi.
Bonum mihi quia humiliátus sum, * ut discam iustificatiónes tuas. Il m'est bon d'avoir été humilié, afin que j'apprenne Tes préceptes.
Bonum mihi lex oris tui, * super mília auri et argénti. Mieux vaut pour moi la loi de Ta bouche; que des monceaux d'or et d'argent.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 55 (56), 2-7a. 9-14 Psaume 55 (56), 2-7a. 9-14
Fiducia in Domini verbo collocata Confiance dans le Seigneur et en Sa parole.
Christus in passione monstratur (S. Hieronymus). Le Christ montré dans Sa passion (S. Jérôme).
Miserére mei, Deus, quóniam conculcávit me homo, * tota die impúgnans oppréssit me. Aie pitié de moi, ô Dieu, car l'homme s'acharne après moi ; tout le jour on me fait la guerre, on me persécute.
Conculcavérunt me inimíci mei tota die, * quóniam multi pugnant advérsum me, Altíssime. Tout le jour mes adversaires me harcèlent ; car ils sont nombreux ceux qui me combattent le front levé.
In quacúmque die timébo, * ego in te sperábo. Quand je suis dans la crainte, je me confie en Toi.
In Deo, cuius laudábo sermónem, † in Deo sperávi; * non timébo: quid fáciet mihi caro? Par le secours de Dieu, je célébrerai l'accomplissement de Sa parole ; je me confie en Dieu, je ne crains rien : que ferait contre moi la chair ?
Tota die rem meam perturbábant, * advérsum me omnes cogitatiónes eórum in malum. Sans cesse ils enveniment mes paroles, toutes leurs pensées sont contre moi pour me perdre.
Concitábant iúrgia, insidiabántur, * ipsi calcáneum meum observábant. Ils complotent, ils postent des espions, ils observent mes traces.
Sicut quaesiérunt ánimam meam, † ita pro iniquitáte retríbue illis, * in ira pópulos prostérne, Deus. Chargés de tant de crimes, échapperont-ils ? Dans Ta colère, ô Dieu, abats les peuples !
Peregrinatiónes meas tu numerásti: † pone lácrimas meas in utre tuo; * nonne in supputatióne tua? Tu as compté les pas de ma vie errante, Tu as recueilli mes larmes dans Ton outre ; ne sont-elles pas inscrites dans Ton livre?
Tunc converténtur inimíci mei retrórsum, † in quacúmque die invocávero: * ecce cognóvi quóniam Deus meus es. Alors mes ennemis retourneront en arrière, au jour où je T'invoquerai ; je le sais, Dieu est pour moi.
In Deo, cuius laudábo sermónem, * in Dómino, cuius laudábo sermónem, Par le secours de Dieu. Je célébrerai l'accomplissement de Sa parole ; dans le Seigneur, je célébrerai l'accomplissement de Sa promesse,
in Deo sperávi; * non timébo: quid fáciet mihi homo? en Dieu j'espère, je ne crains rien : Que peut me faire un faible mortel ?
Super me sunt, Deus, vota tua; * reddam laudatiónes tibi, Les vœux que je T'ai faits, ô Dieu, j'ai à les acquitter; je T'offrirai des sacrifices d'actions de grâces.
quóniam eripuísti ánimam meam de morte † et pedes meos de lapsu, * ut ámbulem coram Deo in lúmine vivéntium. Car Tu as délivré mon âme de la mort, - n'as-Tu pas préservé mes pieds de la chute - afin que je marche devant Dieu à la lumière des vivants ?
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Psalmus 56 (57) Psaume 56 (57)
In afflictione oratio matutina Prière matinale dans l'affliction
Passionem Domini cantat iste psalmus (S. Augustinus). C'est la passion du Seigneur que chante ce psaume (S. Augustin).
Miserére mei, Deus, miserére mei, * quóniam in te cónfugit ánima mea; Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi, car en Toi mon âme cherche un refuge;
et in umbra alárum tuárum confúgiam, * donec tránseant insídiæ. je m'abriterai à l'ombre de Tes ailes, jusqu'à ce que la calamité soit passée.
Clamábo ad Deum Altíssimum, * Deum, qui benefécit mihi. Je crie vers le Dieu Très-Haut, le Dieu qui fait tout pour moi.
Mittet de cælo et liberábit me; † dabit in oppróbrium conculcántes me. * Mittet Deus misericórdiam suam et veritátem suam. Il m'enverra du ciel le salut : mon persécuteur m'accable d'outrages. Dieu enverra Sa bonté et Sa vérité.
Anima mea recúmbit in médio catulórum leónum * devorántium fílios hóminum. Mon âme couche au milieu des lions, qui dévorent les fils des hommes.
Dentes eórum arma et sagíttæ * et língua eórum gládius acútus. Leurs dents sont une lance et des flèches, et leur langue est un glaive tranchant.
Exaltáre super cælos, Deus, * super omnem terram glória tua. Élève-Toi au-dessus des cieux, ô Dieu, que Ta gloire brille par toute la terre.
Láqueum paravérunt pédibus meis, * et incurvávit se ánima mea; Ils avaient tendu un piège devant mes pas, déjà mon âme se courbait ;
fodérunt ante fáciem meam fóveam, * et ipsi incidérunt in eam. ils avaient creusé une fosse devant moi : ils y sont tombés.
Parátum cor meum, Deus, † parátum cor meum; * cantábo et psalmum dicam. Mon cœur est affermi, ô Dieu, mon coeur est affermi ; je chanterai et ferai retentir de joyeux instruments.
Exsúrge, glória mea, † exsúrge, psaltérium et cíthara, * excitábo auróram. Éveille-Toi, ma gloire, éveillez-vous, ma lyre et ma harpe, que j'éveille l'aurore.
Confitébor tibi in pópulis, Dómine, * et psalmum dicam tibi in natiónibus, Je Te louerai parmi les peuples, Seigneur, je Te chanterai parmi les nations,
quóniam magnificáta est usque ad cælos misericórdia tua * et usque ad nubes véritas tua. car Ta fidélité atteint jusqu'aux cieux, et Ta vérité jusqu'aux nues.
Exaltáre super cælos, Deus, * super omnem terram glória tua. Élève-Toi au-dessus des cieux, ô Dieu, que Ta gloire brille sur toute la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Lectio brevis (Mal 3, 20-21b) Lecture brève (Mal 3, 20-21b)
Oriétur vobis timéntibus nomen meum Sol iustítiæ, et sánitas in pennis eius. Et egrediémini et saliétis sicut vítuli sagináti, dicit Dóminus exercítuum. Pour vous qui craignez Mon Nom, Se lèvera un soleil de justice, et la guérison sera dans Ses rayons ; vous sortirez et vous bondirez comme des veaux d'étable, dit le Seigneur des armées.
℣. Veni, Dómine, et noli tardáre.
℟. Reláxa facínora plebi tuæ.
℣. Viens Seigneur, ne tarde pas.
℟. Efface les délits de Ton peuple.
Excita, Dómine, corda nostra ad præparándas Unigéniti tui vias, ut, per eius advéntum, purificátis tibi méntibus servíre mereámur. Per Dóminum. Réveille nos coeurs, Seigneur, pour qu'ils préparent les voies à Ton Fils unique, afin que, grâce à Son avènement, nous puissions Te servir avec des âmes purifiées.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Nonam - psalmodia complementaria

A None - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 125 (126) Psaume 125 (126)
Gaudium et spes in Deo Joie et espoir dans le Seigneur
Sicuti socii passionum estis, sic eritis et consolationis (2 Cor 1, 7). Comme vous avez part aux souffrances, vous avez aussi part à la consolation (2 Cor 1, 7).
In converténdo Dóminus captivitátem Sion, * facti sumus quasi somniántes. Quand le Seigneur ramena les captifs de Sion, nous étions presque en rêve.
Tunc replétum est gáudio os nostrum, * et língua nostra exsultatióne. Alors notre bouche fut remplie de chants de joie, et notre langue de cris d'allégresse.
Tunc dicébant inter gentes: * «Magnificávit Dóminus fácere cum eis». Alors on disait parmi les nations: « Le Seigneur a fait de grandes choses pour eux. »
Magnificávit Dóminus fácere nobíscum; * facti sumus lætántes. Le Seigneur a fait pour nous de grandes choses; nous en avons été remplis de joie.
Convérte, Dómine, captivitátem nostram, * sicut torréntes in austro. Ramène, Seigneur, nos captifs, comme un torrent dans le pays du midi.
Qui séminant in lácrimis, * in exsultatióne metent. Ceux qui sèment dans les larmes * moissonneront dans l'allégresse.
Eúntes ibant et flebant * semen spargéndum portántes; Ils allaient et venaient en pleurant, tandis qu'ils jetaient leurs semences :
veniéntes autem vénient in exsultatióne * portántes manípulos suos. ils reviendront avec allégresse, chargés de leurs gerbes.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 126 (127) Psaume 126 (127)
Vanus labor sine Domino Sans le Seigneur, le travail est vain
Dei ædificatio estis (1 Cor 3, 9). En Dieu, vous êtes édifiés (1 Cor 3, 9).
Nisi Dóminus ædificáverit domum, * in vanum labórant, qui ædíficant eam. Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent.
Nisi Dóminus custodíerit civitátem, * frustra vígilat, qui custódit eam. Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes.
Vanum est vobis ante lucem súrgere † et sero quiéscere, qui manducátis panem labóris, * quia dabit diléctis suis somnum. C'est en vain que vous vous levez avant le jour, et que vous retardez votre repos, mangeant le pain de la douleur : il en donne autant à son bien-aimé pendant son sommeil.
Ecce heréditas Dómini fílii, * merces fructus ventris. Voici, c'est un héritage du Seigneur, que les enfants, une récompense, que les fruits d'un sein fécond.
Sicut sagíttæ in manu poténtis, * ita fílii iuventútis. Comme les flèches dans la main d'un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse.
Beátus vir, qui implévit pháretram suam ex ipsis: * non confudétur, cum loquétur inimícis suis in porta. Heureux l'homme qui en a rempli son carquois. Ils ne rougiront pas quand ils répondront aux ennemis, à la porte de la ville.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Psalmus 127 (128) Psaume 127 (128)
Pax domestica in Domino Paix domestique dans le Seigneur
«Benedicat te Dominus ex Sion», id est: ex Ecclesia sua (Arnobius). «Que le Seigneur te bénisse de Sion », c'est à dire : de Son Eglise (Arnobius).
Beátus omnis, qui timet Dóminum, * qui ámbulat in viis eius. Heureux l'homme qui craint le Seigneur, qui marche dans Ses voies.
Labóres mánuum tuárum manducábis, * beátus es, et bene tibi erit. Tu te nourris alors du travail de tes mains; tu es heureux et comblé de biens.
Uxor tua sicut vitis fructífera * in latéribus domus tuæ; Ton épouse est comme une vigne féconde, dans l'intérieur de ta maison ;
fílii tui sicut novéllæ olivárum * in circúitu mensæ tuæ. tes fils, comme de jeunes plants d'olivier, autour de ta table.
Ecce sic benedicétur homo, * qui timet Dóminum. Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur.
Benedícat tibi Dóminus ex Sion, * et vídeas bona Ierúsalem ómnibus diébus vitæ tuæ; Que le Seigneur te bénisse de Sion, puisses-tu voir Jérusalem florissante tous les jours de ta vie ;
et vídeas fílios filiórum tuórum. * Pax super Israel! Puisses-tu voir les enfants de tes enfants. Que la paix soit sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Vêpres du jeudi 12 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria V Jeudi
Ad Vesperas
Aux Vêpres
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Cónditor alme síderum, Bienfaisant Créateur des cieux,
ætérna lux credéntium, Pour toujours soleil des croyants,
Christe, redémptor ómnium, O Rédempteur du genre humain,
exáudi preces súpplicum. Christ entends nos voix suppliantes.
Qui cóndolens intéritu Compatissant devant la mort
mortis períre sæculum, Dont notre siècle périssait
salvásti mundum lánguidum, Tu sauvas le monde épuisé
donans reis remédium, Donnant aux pécheurs le remède.
Vergénte mundi véspere, Comme un époux dans le soleil
uti sponsus de thálamo, Quand le monde allait vers sa nuit,
egréssus honestíssima Tu sortis du jardin fermé
Vírginis matris cláusula. D'une Vierge, mère et bénie.
Cuius forti poténtiæ Devant Ta souveraineté
genu curvántur ómnia; Tout être fléchit le genou;
cæléstia, terréstria Tout dans le ciel et ici-bas
nutu faténtur súbdita. S'avoue soumis à Ta puissance.
Te, Sancte, fide quæsumus, Notre foi T'implore, ô très saint,
ventúre iudex sæculi, Toi qui viendras juger ce temps,
consérva nos in témpore de nous protéger aujourd'hui
hostis a telo pérfidi. Du trait de l'ennemi perfide.
Sit, Christe, rex piíssime, O Christ, ô roi plein de bonté
tibi Patríque glória Gloire à Toi et gloire à Ton Père
cum Spíritu Paráclito, Avec l'Esprit Consolateur,
in sempitérna sæcula. Amen. A travers l'infini des siècles!
Ant. 1 Pósui te in lucem géntium, ut sis salus mea usque ad extrémum terræ.Ant. 1 Je T'ai mis à la lumière des nations, afin que Tu sois Mon salut jusqu'aux extrémités de la terre.
Psalmus 71 (72) Psaume 71 (72)
Regia Messiæ potestaste Le pouvoir royal du Messie
Apertis thesauris suis, obtulerunt ei munera, aurum et tus et myrrham (Mt 2, 11). Ouvrant leurs coffrets, les mages Lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe
I I
Deus, iudícium tuum regi da * et iustítiam tuam fílio regis; O Dieu, donne Tes jugements au roi, et Ta justice au fils du roi ;
iúdicet pópulum tuum in iustítia * et páuperes tuos in iudício. qu'Il dirige Ton peuple avec justice, et Tes malheureux avec équité.
Afferant montes pacem pópulo, * et colles iustítiam. Que les montagnes produisent la paix au peuple, ainsi que les collines, par la justice.
Iudicábit páuperes pópuli † et salvos fáciet fílios ínopis * et humiliábit calumniatórem. Qu'Il fasse droit aux malheureux de son peuple, qu'Il assiste les enfants du pauvre, et qu'Il humilie le calomniateur.
Et permanébit cum sole et ante lunam, * in generatióne et generatiónem. Qu'on Te révère, tant que subsistera le soleil, tant que brillera la lune, d'âge en âge.
Descéndet sicut plúvia in gramen * et sicut imber írrigans terram. Qu'Il descende comme la pluie sur le gazon, comme les ondées qui arrosent la terre.
Florébit in diébus eius iustítia et abundántia pacis, * donec auferátur luna. Qu'en Ses jours le juste fleurisse, avec l'abondance de la paix, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de lune.
Et dominábitur a mari usque ad mare * et a Flúmine usque ad términos orbis terrárum. Il dominera d'une mer à l'autre, du Fleuve aux extrémités de la terre.
Coram illo prócident íncolæ desérti, * et inimíci eius terram lingent. Devant Lui se prosterneront les habitants du désert, et Ses ennemis mordront la poussière.
Reges Tharsis et ínsulæ múnera ófferent, * reges Arabum et Saba dona addúcent. Les rois de Tharsis et les îles lui offriront des présents, les rois d'Arabie et de Saba apporteront des dons.
Et adorábunt eum omnes reges, * omnes gentes sérvient ei. Et tous les rois se prosterneront devant Lui, toutes les nations Le serviront.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Pósui te in lucem géntium, ut sis salus mea usque ad extrémum terræ.Ant. Je T'ai mis à la lumière des nations, afin que Tu sois Mon salut jusqu'aux extrémités de la terre.
Ant. 2 Salvos fáciet Dóminus fílios páuperum; ex oppressióne rédimet ánimas eórum.Ant. 2 Le Seigneur a donné le salut aux fils des pauvres ; Il a délivré leurs âmes de l'oppression.
II II
Quia liberábit ínopem clamántem * et páuperem, cui non erat adiútor. Car Il délivrera le pauvre qui crie vers Lui, et le malheureux dépourvu de tout secours.
Parcet páuperi et ínopi * et ánimas páuperum salvas fáciet. II aura pitié du misérable et de l'indigent, et il sauvera la vie du pauvre.
Ex oppressióne et violéntia rédimet ánimas eórum, * et pretiósus erit sanguis eórum coram illo. Il les affranchira de l'oppression et de la violence, et leur sang aura du prix à ses yeux.
Et vivet, et dábitur ei de auro Arábiæ, † et orábunt pro ipso semper; * tota die benedícent ei. Et Il vivra, et on Lui donnera de l'or d'Arabie; on L'adorera sans cesse, tout le jour on Le bénira.
Et erit ubértas fruménti in terra, * in summis móntium fluctuábit; Que les blés abondent dans le pays, jusqu'au sommet des montagnes !
sicut Líbanus fructus eius * et florébit de civitáte sicut fenum terræ. Que leurs épis s'agitent comme les arbres du Liban, que les hommes fleurissent dans la ville comme l'herbe des champs.
Sit nomen eius benedíctum in sæcula, * ante solem permanébit nomen eius. Que Son nom soit béni dans les siècles, tant que brillera le soleil, que Son nom se propage.
Et benedicéntur in ipso omnes tribus terræ, * omnes gentes magnificábunt eum. Qu'on cherche en Lui la bénédiction ! Que toutes les nations Le proclament heureux !
Benedíctus Dóminus Deus, Deus Israel, * qui facit mirabília solus. Béni soit le Seigneur Dieu, le Dieu d'Israël, qui seul fait des prodiges.
Et benedíctum nomen maiestátis eius in ætérnum; * et replébitur maiestáte eius omnis terra. Fiat, fiat. Béni soit à jamais Son nom de majesté. Que toute la terre soit remplie de Sa majesté. Amen, Amen.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Salvos fáciet Dóminus fílios páuperum; ex oppressióne rédimet ánimas eórum.Ant. Le Seigneur a donné le salut aux fils des pauvres ; Il a délivré leurs âmes de l'oppression.
Ant. 3 Nunc facta est salus et regnum Dei nostri.Ant. 3 C'est maintenant que se réalise le salut et le règne de notre Dieu.
Canticum (Ap 11, 17-18; 12, 10 b-12 a) NT10 Cantique (Ap 11, 17-18; 12, 10 b-12 a) NT10
De iudicio Dei Le jugement de Dieu
Grátias ágimus tibi, * Dómine Deus omnípotens, A Toi, nous rendons grâce, Seigneur, Dieu de l'univers,
qui es et qui eras, * quia accepísti virtútem tuam magnam et regnásti. Toi qui es, Toi qui étais Tu as saisi Ta grande puissance et pris possession de Ton règne.
Et irátæ sunt gentes, * et advénit ira tua, et tempus mortuórum iudicári, Les peuples s'étaient mis en colère, alors, Ta colère est venue et le temps du jugement pour les morts,
et réddere mercédem servis tuis prophétis et sanctis * et timéntibus nomen tuum, pusíllis et magnis. le temps de récompenser Tes serviteurs, les saints, les prophètes, ceux qui craignent Ton nom, les petits et les grands.
Nunc facta est salus et virtus et regnum Dei nostri * et potéstas Christi eius, Maintenant voici le salut et le règne et la puissance de notre Dieu, voici le pouvoir de Son Christ.
quia proiéctus est accusátor fratrum nostrórum, * qui accusábat illos ante conspéctum Dei nostri die ac nocte. Car l'accusateur de nos frères est rejeté, Lui qui les accusait, jour et nuit, devant notre Dieu.
Et ipsi vicérunt illum propter sánguinem Agni * et propter verbum testimónii sui; Ils l'ont vaincu par le sang de l'Agneau par la parole dont ils furent les témoins ;
et non dilexérunt ánimam suam * usque ad mortem. renonçant à l'amour d'eux-mêmes, jusqu'à mourir.
Proptérea lætámini, cæli * et qui habitátis in eis. Soyez donc dans la joie, cieux, et vous, habitants des cieux.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Nunc facta est salus et regnum Dei nostri.Ant. C'est maintenant que se réalise le salut et le règne de notre Dieu.
Lectio brevis (Iac 5, 7-8. 9b) Lecture brève (Iac 5, 7-8. 9b)
Patiéntes estóte, fratres, usque ad advéntum Dómini. Ecce agrícola exspectat pretiósum fructum terræ, patiénter ferens donec accípiat imbrem temporáneum et serótinum. Patiéntes estóte et vos, confirmáte corda vestra, quóniam advéntus Dómini appropinquávit. Ecce iudex ante iánuam assístit. Prenez donc patience, mes frères, jusqu'à l'avènement du Seigneur. Voyez le laboureur, dans l'espérance du précieux fruit de la terre, attend patiemment jusqu'à ce qu'il reçoive la pluie de l'automne et celle du printemps. Vous aussi, soyez patients, et affermissez vos coeurs, car l'avènement du Seigneur est proche. Voici que le juge est à la porte.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Veni ad liberándum nos,* Dómine Deus virtútum. Veni.
℣. Osténde fáciem tuam, et salvi érimus.* Dómine Deus virtútum. Glória Patri. Veni.
℟. Viens nous libérer,* Seigneur, Dieu de force. Viens.
℣. Montre-nous Ta face, et nous serons sauvés.* Seigneur, Dieu de force. Gloire au Père. Viens.
Ant. Qui post me véniet, ante me factus est: cuius non sum dignus calceaménta sólvere.Ant. Celui qui vient après moi, est passé devant moi : je ne suis pas digne de délier la courroie de Sa sandale.
Canticum Evangelicum (Lc 1, 46-55) Cantique évangélique (Lc 1,46-55)
Exultatio animæ in Domino Exultation de l'âme dans le Seigneur
Magníficat * ánima mea Dóminum, Mon âme glorifie le Seigneur,
et exsultávit spíritus meus * in Deo salvatóre meo, et mon esprit a tressailli d'allégresse en Dieu mon Sauveur,
quia respéxit humilitátem ancíllæ suæ.* Ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generationes, parce qu'Il a pris en considération l'humilité de Sa servante. Car voici que, désormais, toutes les générations me diront bienheureuse,
quia fecit mihi magna, qui potens est, * et sanctum nomen eius, parce que Celui qui est puissant a fait en moi de grandes choses, et Son nom est saint;
et misericórdia eius in progénies et progénies* timéntibus eum. et Sa miséricorde se répand d'âge en âge sur ceux qui Le craignent.
Fecit poténtiam in bráchio suo, * dispérsit supérbos mente cordis sui; Il a déployé la force de Son bras, Il a dispersé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur.
depósuit poténtes de sede * et exaltávit húmiles; Il a renversé les puissants de leur trône, et Il a élevé les humbles.
esuriéntes implévit bonis * et dívites dimísit inánes. Il a rempli de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches les mains vides.
Suscépit Israel púerum suum,* recordátus misericórdiæ, Il a relevé Israël, Son serviteur, Se souvenant de Sa miséricorde:
sicut locútus est ad patres nostros,* Abraham et sémini eius in sæcula. selon ce qu'Il avait dit à nos pères, à Abraham et à sa race pour toujours.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Qui post me véniet, ante me factus est: cuius non sum dignus calceaménta sólvere.Ant. Celui qui vient après moi, est passé devant moi : je ne suis pas digne de délier la courroie de Sa sandale.
PrecesPrières litaniques
Animas nostras ad Dóminum et Salvatórem nostrum pergráti levémus, qui benedícit pópulum suum in omni benedictióne spiritáli, et cum devotióne rogémus: Elevons nos coeurs vers Dieu, notre Sauveur, car Il nous a bénis et comblés de bénédictions de l'Esprit. Pleins de reconnaissance, implorons-Le.
Bénedic pópulum tuum, Dómine. Seigneur, bénis Ton peuple.
Miséricors Deus, consérva Papam nostrum N. et Epíscopum nostrum N., Dieu de miséricorde, veille sur notre pape N. et notre évêque N. :
incólumes custódi eos Ecclésiæ tuæ. garde les forts pour Ton Eglise.
Regiónem nostram, Dómine, tuére benígnus, Dans Ta bonté, Seigneur, protège-notre pays,
a malis nos líbera univérsis. et délivre-nous de tout mal.
Voca fílios in circúitum mensæ tuæ, Appelle Tes enfants à partager Ton festin :
qui préssius te vírginem, páuperem et oboediéntem sequántur. qu'ils Te suivent de plus près dans la chasteté, l'obéissance et la pauvreté.
Ancíllas tuas custódi, propósitum virginitátis proféssas, Veille sur Tes servantes qui ont fait profession de virginité :
ut te, Agnum divínum, quocúmque íeris, sequántur. qu'elles Te suivent, Agneau divin, partout où Tu vas.
Defúncti in tua pace requiéscant ætérna, Que les défunts reposent dans Ta paix éternelle :
et eórum nobíscum coniúnctio, spiritálium bonórum communicatióne, roborétur. par la communion des biens spirituels, renforce nos liens avec eux.
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Excita, Dómine, corda nostra ad præparándas Unigéniti tui vias, ut, per eius advéntum, purificátis tibi méntibus servíre mereámur. Per Dóminum. Réveille nos coeurs, Seigneur, pour qu'ils préparent les voies à Ton Fils unique, afin que, grâce à Son avènement, nous puissions Te servir avec des âmes purifiées.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Complies du jeudi 12 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria V Jeudi
Ad Completorium
Aux Complies
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Conscientia discussio, quam sequi potest actus poenitentialis ut in Missa. Examen de conscience, qui peut être suivi d'un acte de pénitence comme à la Messe.
Confíteor Deo omnipoténti et vobis, fratres, quia peccávi nimis cogitatióne, verbo, ópere et omissióne: Je confesse à Dieu tout puissant, et à vous, frères, que j'ai vraiment péché, en pensée, en parole, par action et par omission:
et, percutientes sibi pectus, dicunt: Et on se frappe la poitrine, en disant :
mea culpa, mea culpa, mea máxima culpa. c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute.
Deinde prosequuntur: Ensuite on poursuit:
Ideo precor beátam Maríam semper Vírginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres, oráre pro me ad Dóminum Deum nostrum. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, tous les Anges et les Saints, et vous, frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
℣. Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimissís peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam aetérnam. ℟. Amen. ℣. Que le Dieu tout puissant aie pitié de nous, et nous ayant remis nos péchés, qu'Il nous conduise à la vie éternelle. ℟. Amen.
Hymnus Hymne
Christe, qui, splendor et dies O Christ, la splendeur et le jour,
noctis tenébras détegis, qui chasses l'ombre de la nuit,
lucísque lumen créderis, nous croyons que Tu es lumière,
lumen beátis prædicans, promettant lumière aux élus.
Precámur, sancte Dómine, Seigneur très saint, nous T'en prions,
hac nocte nos custódias; en cette nuit protège-nous ;
sit nobis in te réquies, fais que nous reposions en Toi,
quiétas horas tríbue. donne-nous des heures de paix.
Somno si dantur óculi, Nos yeux se livrent au sommeil ;
cor semper ad te vígilet; que nos cœurs veillent pour T'attendre;
tuáque dextra prótegas protège de Ton bras puissant
fidéles, qui te díligunt. ceux qui Te gardent leur amour.
Defénsor noster, áspice, Regarde-nous ô Défenseur,
insidiántes réprime, repousse au loin ceux qui nous guettent,
gubérna tuos fámulos, daigne guider Tes serviteurs
quos sánguine mercátus es. que Tu rachetas par Ton sang.
Sit Christe, rex piíssime O Christ, ô Roi plein de bonté,
tibi Patríque glória gloire à Toi et gloire à Ton Père,
cum Spíritu Paráclito, avec l'Esprit Consolateur,
in sempitérna sǽcula. Amen. à travers les siècles sans fin. Amen.
Ant. 1 Caro mea * requiéscet in spe.Ant. 1 Ma chair repose dans l’espérance.
Psalmus 15 (16) Psaume 15 (16)
Dominus pars hereditatis meæ Le Seigneur est ma part d'héritage
Deus suscitavit Iesum solutis doloribus mortis (Act 2, 24). Dieu a ressuscité Jésus, en Le délivrant des douleurs de la mort (Act 2, 24).
Consérva me, Deus, * quóniam sperávi in te. Garde-moi ô Dieu, car près de Toi je me réfugie
Dixi Dómino: «Dóminus meus es tu, * bonum mihi non est sine te». Je dis au Seigneur : " Tu es mon Seigneur, Toi seul es mon bien. "
In sanctos, qui sunt in terra, ínclitos viros, * omnis volúntas mea in eos. Les saints qui sont dans le pays, ces illustres, sont l'objet de toute mon affection.
Multiplicántur dolóres eórum, * qui post deos aliénos acceleravérunt. On multiplie les idoles, on court après les dieux étrangers ;
Non effúndam libatiónes eórum de sanguínibus, * neque assúmam nómina eórum in lábiis meis. je ne répandrai point leurs libations de sang, je ne mettrai pas leurs noms sur mes lèvres.
Dóminus pars hereditátis meæ et cálicis mei: * tu es qui détines sortem meam. Le Seigneur est la part de mon héritage et de ma coupe, c'est Toi qui m'assures mon lot.
Funes cecidérunt mihi in præcláris; * ínsuper et heréditas mea speciósa est mihi. Le cordeau a mesuré pour moi une portion délicieuse ; oui, un splendide héritage m'est échu.
Benedícam Dóminum, qui tríbuit mihi intelléctum; * ínsuper et in nóctibus erudiérunt me renes mei. Je bénis le Seigneur qui m'a conseillé ; la nuit même, mes reins m'avertissent.
Proponébam Dóminum in conspéctu meo semper; * quóniam a dextris est mihi non commovébor. Je mets le Seigneur constamment sous mes yeux, car Il est à ma droite : je ne chancellerai point.
Propter hoc lætátum est cor meum, ? et exsultavérunt præcórdia mea; * ínsuper et caro mea requiéscet in spe. Aussi mon coeur est dans la joie, mon âme dans l'allégresse, mon corps lui-même repose en sécurité.
Quóniam non derelínques ánimam meam in inférno, * nec dabis sanctum tuum vidére corruptiónem. Car Tu ne livreras pas mon âme au schéol, Tu ne permettras pas que celui qui T'aime voie la corruption.
Notas mihi fácies vias vitæ, ? plenitúdinem lætítiæ cum vultu tuo, * delectatiónes in déxtera tua usque in finem. Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a plénitude de joie devant Ta face, des délices éternels dans Ta droite.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Caro mea * requiéscet in spe.Ant. Ma chair repose dans l’espérance.
Lectio brevis (1 Th 5, 23-24) Lecture brève (1 Th 5, 23-24)
Ipse Deus pacis sanctíficet vos per ómnia, et ínteger spíritus vester et ánima et corpus sine queréla in advéntu Dómini nostri Iesu Christi servétur. Fidélis est, qui vocat vos, qui étiam fáciet. Que le Dieu de paix Lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l'esprit, l'âme et le corps, se conserve sans reproche jusqu'au jour de l'avènement de notre Seigneur Jésus- Christ ! Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est Lui qui fera encore cela.
℟. In manus tuas, Dómine, * Comméndo spíritum meum. In manus. ℣. Redemísti nos, Dómine Deus veritátis. * Comméndo spíritum meum. Glória Patri. In manus. ℟. En Tes mains, Seigneur, * je remets mon esprit. En Tes mains. ℣. Tu nous as rachetés, Seigneur Dieu de vérité * Je remets mon esprit. Gloire au Père. En Tes mains.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Canticum evangelicum Lc 2, 29-32 Cantique évangélique Lc 2,29-32
Christus lumen gentium et gloria Israël Le Christ est la lumière des nations et la gloire d'Israël
Nunc dimíttis servum tuum, Dómine, * secúndum verbum tuum in pace, Maintenant, Tu peux renvoyer Ton serviteur, Seigneur, selon Ta parole, en paix.
quia vidérunt óculi mei * salutáre tuum, Car mes yeux ont vu Ton salut,
quod parásti * ante fáciem ómnium populórum, Que Tu as préparé devant la face des peuples,
lumen ad revelatiónem géntium * et glóriam plebis tuæ Israël. lumière qui se révèle aux nations, et gloire de Ton peuple Israël.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Orémus. Prions.
Domine Deus noster, diurno labore fatigatos, quieto sopore nos refove, ut, tuo semper auxilio creati, tibi corpore simus et mente devoti. Per Christum Dóminum nostrum.Seigneur notre Dieu, fatigués par le labeur du jour, restaure-nous par un sommeil calme ; toujours renouvelés Ton aide, que nous soyons à Toi par notre corps et notre esprit.Per Christum Dóminum nostrum.
Deinde dicitur, etiam a solo, benedictio: Ensuite on dit, même seul, la bénédiction :
Noctem quiétam et finem perféctum concédat nobis Dóminus omnípotens. ℟. Amen. Que le Seigneur tout puissant nous accorde une nuit paisible et une fin parfaite. ℟. Amen.
Antiphona finale ad Beatam Mariam Virginem Antienne finale à la Bienheureuse Vierge Marie
Alma Redemptóris Mater, quæ pérvia cæli porta manes, et stella maris, succúrre cadénti, Tendre mère du Rédempteur,
qui demeurez la porte ouverte du Ciel,
et l’étoile de la mer, portez secours au peuple qui succombe
súrgere qui curat, pópulo; tu, quæ genuísti, natúra miránte, tuum sanctum Genitórem, et cherche à se relever :
Vous qui avez engendré, à la surprise de la nature,
votre saint Créateur,
Virgo prius ac postérius, Gabriélis ab ore sumens illud Ave, peccatórum miserére. [étant] vierge avant et après [l’enfantement], et, de la bouche de Gabriel,
recevant cette salutation,
ayez pitié des pécheurs.

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Extrait du Compendium du catéchisme de l'Eglise catholique :
Quelles sont les autres exigences de la pureté?
2521-25272533
La pureté exige la pudeur; elle protège l’intimité de la personne, exprime la délicatesse de la chasteté, règle les regards et les gestes pour qu’ils soient conformes à la dignité des personnes et de leur union. Elle libère de l’érotisme ambiant et tient à l’écart de tout ce qui favorise la curiosité malsaine. Elle requiert encore une purification du climat social, par un combat soutenu contre la permissivité des mœurs, qui repose sur une conception erronée de la liberté humaine.

LE DIXIÈME COMMANDEMENT :TU NE CONVOITERAS PAS LE BIEN DU PROCHAIN
Que commande et que défend le dixième commandement?
2534-25402551-2554
Ce commandement complète le précédent. Il demande une attitude intérieure de respect dans les rapports avec la propriété d’autrui. Il interdit l’avidité, la convoitise effrénée des biens d’autrui, l’envie,
qui traduit la tristesse éprouvée devant les biens d’autrui et le désir immodéré de se les approprier.
Que demande Jésus par la pauvreté du cœur?
2544-25472556
Jésus demande à ses disciples de le préférer, Lui, à tout et à tous. Le détachement des richesses dans un esprit de pauvreté évangélique et l’abandon à la providence de Dieu, qui nous libère de l’inquiétude du lendemain, disposent à la béatitude des « pauvres en esprit, parce que le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5,3).

Quel est le plus grand désir de l’homme?
2548-25502557
Le plus grand désir de l’homme, c’est de voir Dieu. C’est le cri de tout son être : « Je veux voir Dieu ». En effet, l’homme réalise son bonheur vrai et total dans la vision et la béatitude de celui qui l’a créé par amour et qui l’attire à lui dans son amour infini.

« Celui qui voit Dieu a obtenu tous les biens que l’on peut concevoir » (saint Grégoire de Nysse).

Qu’est-ce que la prière?
2558-25652590
La prière est l’élévation de l’âme vers Dieu ou la demande faite à Dieu des biens conformes à sa volonté. Elle est toujours un don de Dieu qui vient à la rencontre de l’homme. La prière chrétienne est une relation personnelle et vivante des fils de Dieu avec leur Père infiniment bon, avec son Fils Jésus Christ, avec le Saint-Esprit qui habite en leur cœur.

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Extrait quotidien de la Règle de Notre Bienheureux Père Saint Benoît, et son commentaire par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes :
Caput 58 - DE DISCIPLINA SUSCIPIENDORUM FRATRUM (b) 58 - LES RÈGLES DE L’ADMISSION DES FRÈRES (b)
Suscipiendus autem in oratorio coram omnibus promittat de stabilitate sua et conversatione morum suorum et obœdientia, coram Deo et sanctis eius, ut si aliquando aliter fecerit, ab eo se damnandum sciat quem irridit. De qua promissione sua faciat petitionem ad nomen sanctorum quorum reliquiæ ibi sunt et abbatis præsentis. Quam petitionem manu sua scribat, aut certe, si non scit litteras, alter ab eo rogatus scribat et ille novicius signum faciat et manu sua eam super altare ponat. Quam dum inposuerit, incipiat ipse novicius mox hunc versum : Suscipe me, Domine, secundum eloquium tuum et vivam, et ne confundas me ab exspectatione mea. Quem versum omnis congregatio tertio respondeat, adiungentes gloria Patri. Tunc ille frater novicius prosternatur singulorum pedibus ut orent pro eo, et iam ex illa die in congregatione reputetur. Res, si quas habet, aut eroget prius pauperibus aut facta sollemniter donatione conferat monasterio, nihil sibi reservans ex omnibus, quippe qui ex illo die nec proprii corporis potestatem se habiturum scit. Mox ergo in oratorio exuatur rebus propriis quibus vestitus est et induatur rebus monasterii. Illa autem vestimenta quibus exutus est reponantur in vestiario conservanda, ut si aliquando suadenti diabolo consenserit ut egrediatur de monasterio quod absit tunc exutus rebus monasterii proiciatur. Illam tamen petitionem eius, quam desuper altare abbas tulit, non recipiat, sed in monasterio reservetur. Celui qui doit être reçu fera à l’oratoire, devant tous, une promesse concernant sa stabilité, sa pratique de la vie monastique et l’obéissance, en présence de Dieu et de ses saints, en sorte que, si un jour il agissait autrement, il se sache condamné par celui dont il s’est moqué. De sa promesse il dressera un acte au nom des saints dont les reliques sont en ce lieu et au nom de l’abbé présent. Il écrira cet acte de sa propre main ou, s’il est illettré, un autre l’écrira sur sa demande et le novice luimême signera et le posera de sa main sur l’autel. Après l’y a voir posé, le novice commencera aussitôt ce verset : « Reçois-moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai ; ne me déçois pas dans mon attente. » Toute la communauté reprendra trois fois ce verset et ajoutera Gloria Patri. Alors le frère novice se prosternera aux pieds de chacun, afin qu’on prie pour lui, et à partir de ce jour il fera partie de la communauté. S’il a des biens, il les aura donnés auparavant aux pauvres ou attribués au monastère par une donation en forme, sans se réserver rien du tout, d’autant qu’à partir de ce jour, il le sait, il n’aura même plus la libre disposition de son propre corps. Qu’il soit donc dépouillé aussitôt dans l’oratoire des effets personnels dont il était vêtu et qu’on lui mette des vêtements du monastère. Les vêtements qu’on lui a enlevés seront déposés au vestiaire et conservés afin que, si un jour, à l’instigation du diable, il se décidait, par malheur, à sortir du monastère, il soit dépouillé de l’habit monastique, avant d’être chassé. Cependant on ne lui rendra pas l’acte de sa profession, que l’abbé aura repris sur l’autel, mais on le conservera au monastère.
Le propre choix du candidat ne suffit pas pour lui donner accès à la profession : il faut encore le consentement de la famille religieuse, et, selon nos usages, c’est lui que, vers la fin de son année de probation, le novice vient implorer humblement, à genoux, au milieu du chapitre. Dans l’antiquité monastique, le candidat faisait aussi une suprême requête et était interrogé sur ses dispositions. Nos Constitutions, en prescrivant une démarche analogue, sont tributaires de Saint-Maur et d’autres Congrégations bénédictines , mais avec cette différence que la cérémonie ne comprend plus que la lecture d’une longue et solennelle formule. Remarquons d’ailleurs que les termes “ faire pétition n’ont pas tout à fait, dans l’usage moderne, la même signification que dans la Règle. La Petitio, dans là pensée de N. B. Père et dans la coutume de son temps, est tout à la fois une requête d’admission, une promesse, et la cédule, l’acte écrit et signé qui témoigne à jamais des engagements contractés . Cette pétition écrite était alors précédée, semble-t-il, d’une promesse verbale : Promittat de stabilitate sua... De qua promissione sua faciat petitioneni... Par la suite, et la teneur même des documents le montre bien, la promesse verbale ne vint parfois qu’après la rédaction de l’instrument juridique.
Dans la promesse verbale, on se bornait à reproduire le texte de la Règle : Promitto de stabilitate mea, etc. Quant à la formule écrite oit pétition, courte sans doute elle aussi à l’origine, elle avait pris de l’ampleur dès le septième siècle : c’était un petit discours où le novice décrivait tout te sérieux de l’épreuve qu’il avait subie, où il demandait accès chez Dieu et chez ses serviteurs, où il affirmait ses bonnes résolutions, où il faisait mention des saints, des reliques, de l’Abbé, et où il terminait comme nous le faisons nous-mêmes dans notre charte. Plus tard, on abrégea la grande formule. Et on commença aussi à confondre la cédule ou pétition avec la formule verbale prononcée avant ou après. Il se fit des deux une fusion sous forme de résumé : c’est la teneur de la charte actuelle. La formule verbale des huitième neuvième siècles est citée ejus, in quantum mihi ipse Deus dederit adjutorium, Deo et vobis promitto custodire, et in quo possum, ipso auxiliante, conservo . Notre formule de pétition n’est qu’une antique cédule do profession un peu abrégée et adaptée à sa destination nouvelle ; ou, plus exactement, c’est une compilation formée avec divers documents de même nature .
On chercherait vainement dans les pétitions d’autrefois cette mention des suffrages de la communauté que comporte la nôtre. C’est que le novice était admis à la profession en vertu d’une décision de l’Abbé ; c’était au père de famille qu’il appartenait de donner place chez lui au fils nouveau-né. L’Abbé se portait garant, devant la communauté, des bonnes dispositions du candidat qu’il accueillait. Il était ici-bas le témoin par excellence des promesses de la profession, comme l’étaient au ciel les saints dent on possédait les reliques. Aussi entendrons-nous saint Benoît prescrire d’émettre la pétition “ au nom des saints... et de l’Abbé présent ” ; celui-ci la recevait au nom du Seigneur, et le candidat devenait vraiment son fils. Du reste, l’Abbé ne manquait pas de prendre l’avis de la communauté . Selon les Statuts de Lanfranc il demande aux frères s’il y a lieu de procéder à la profession ; même indication dans le Cérémonial de Bursfeld ; et les “ chapitres des novices ”, dont nous avons dit un mot, étaient destinés à éclairer l’Abbé. Mais enfin c’est lui qui décide, et il n’y a pas de vote ; s’il est autrefois question de “ scrutin ”, c’est seulement au sens étymologique d’examen . Aujourd’hui encore, la décision de l’Abbé dans l’admission est prépondérante, non pas tant à cause du double suffrage que lui accordent les Constitutions que parce que c’est lui qui présente, et qui présente celui-là seulement dont il est moralement sûr. (Voir le canon 543 du nouveau Code.)

LES VŒUX DE RELIGION. - Avant d’aborder la troisième portion du chapitre, et afin de n’avoir pas à interrompre la description des rites de la profession, nous pouvons rappeler très succinctement la doctrine des vœux de religion et regarder de près la formule dont se servent les Bénédictins.
La perfection surnaturelle de l’homme réside essentiellement dans la charité ; non pas initiale, mais dominante et souveraine ; elle consiste dans un degré éminent de charité, ou même dans l’ensemble complexe de tout ce qui nous unit à Dieu profondément, solidement, de façon stable et continue. Et la vie parfaite est définie par sa tendance à la perfection, par un modus vivendi destiné à réaliser et à accroître la perfection.
Or,. celle-ci s’obtient par l’accomplissement intégral et généreux des préceptes, lesquels ne sont tous que le morcellement de la loi de charité. Mais on n’arrive pourtant à cette observation accomplie des préceptes et à la charité éminente que grâce à la pratique de certains conseils. Le conseil, par son côté négatif, garantit le précepte et, du même coup, défend et protège la charité ; par son côté positif, il accroît la charité en même temps qu’il en est le fruit ; il est à la fois facteur et indice de perfection. La vie parfaite, la vie de perfection est donc, assurée par la pratique des conseils ; c’est ainsi que l’exercice des conseils est caractéristique de la vie parfaite. Mais la vie parfaite peut exister même dans le monde, elle n’est pas forcément vie religieuse. Celle-ci est “ l’état de perfection ”, c’est-à-dire la vie parfaite organisée, et comprenant. certains éléments spéciaux ; il y a lieu de dire un mot de chacun d’eux.
Rappelons d’abord que la vie religieuse n’est pas distincte de la vie chrétienne ; elle n’est pas quelque chose de nouveau et de surajouté au christianisme ; elle en est un état, la condition achevée et comme l’épanouissement. Cet état n’est pas purement intérieur, mais il est aussi de caractère visible et externe. - Il implique une stabilité, une permanence de droit et légale. - La vie religieuse est instituée en vue de la perfection personnelle, au moins premièrement. - On y entre par une résolution et une démarche personnelle. - Et cette obligation est contractée en des termes précis, sous forme extérieure et visible, de façon saisissable par l’Église.
Elle est contractée en vue du bien surajouté aux préceptes, c’est à dire en vue des conseils, des œuvres qui préparent, exercent et accroissent la perfection. Les conseils auxquels la vie religieuse nous oblige ne sont pas simplement intérieurs ; ce ne sont pas non plus tous les conseils, mais premièrement les trois grands conseils évangéliques, avec le bien qui est déterminé pour chaque forme de vie religieuse par sa fin propre et sa législation particulière. Pauvreté, chasteté, obéissance c’est tout à la fois un procédé d’affranchissement par l’immolation des trois grandes convoitises ; une donation à Dieu de l’homme tout entier avec ses biens extérieurs et son corps et son âme ; c’est enfin un procédé tout à la fois un procédé d’affranchissement par l’immolation des trois grandes convoitises ; une donation à Dieu de l’homme tout entier avec. ses biens extérieurs et son corps et son âme ; c’est enfin un procédé d’union à Dieu, car, selon la doctrine des théologiens, les vœux de religion ont, en même temps que le caractère de garantie et de sécurité, celui d’offrande et d’holocauste. Il y aurait beaucoup à dire au sujet des vœux : d’autant que la notion exacte de leur portée et de leur dignité est aujourd’hui souvent méconnue. Le vœu ajoute réellement quelque chose à l’œuvre bonne, et il est un instrument très efficace de perfection il crée un lien qui, de sa nature, affranchit définitivement celui qui l’émet, un lien qui, d’intention, fixe la volonté dans le bien promis ; grâce à lui, l’œuvre bonne devient un acte de culte et d’adoration ; et, par le vœu, non seulement le fruit, mais la sève et l’arbre même sont consacrés à Dieu . La profession n’est autre chose que l’émission des vœux de religion.
Mais, pour que la donation de nous-mêmes par les trois vœux substantiels de religion nous constitue religieux, il faut qu’elle soit, au nom de Dieu, acceptée par l’Église ; et l’Église est en ce cas représentée par le prélat ou toute autre personne compétente. La profession étant ; comme nous l’expliquerons, un contrat, l’intervention des deux parties est indispensable.
La profession doit être émise et les vœux exercés ,sous une Règle approuvée par l’église : celle de saint Basile, de saint Benoît, de saint Augustin, de saint François ; à l’une ou l’autre de ces Règles s’ajoutent aujourd’hui des Constitutions. Les Papes ont accordé à quelques Ordres de vivre sous une Règle propre ne se réclamant point de l’une des quatre mentionnées à l’instant. Aujourd’hui, enfin, la vie religieuse requiert, en vertu de dispositions canoniques, la soumission à un supérieur et aussi une vie commune dont l’intimité varie suivant les Ordres.
Sans entrer dans les détails de la distinction entre vœux simples et vœux solennels, il est bon pourtant d’en dire un mot. La solennité n’est pas la perpétuité ; car il existe des vœux simples dont la perpétuité est parfaite, sine ex parte voventis, et c’est le cas pour nous, sive ex parte acceptantis, par exemple les moniales en France, en Belgique, aux États Unis. La solennité ne consiste pas davantage dans l’incapacité qu’entraîne le vœu solennel d’accomplir les actes contraires au vœu, incapacité qui rend ces actes, non pas seulement illicites, mois nuls et invalides : ce n’est là qu’un élément conséquent. Encore ce caractère n’est-il pas universel, puisque les vœux simples des scolastiques et des coadjuteurs de la .Compagnie de Jésus entraînent le même effet d’incapacité. La solennité n’est rien non plus d’intrinsèque au vœu : simple ou solennel, celui-ci oblige devant Dieu et le for interne de la conscience de la même. façon et sous les mêmes peines. Elle consiste moins encore dans les cérémonies liturgiques qui accompagnent l’émission des vœux. La solennité est un élément oui appartient au for externe : c’est une efficacité spéciale attachée par l’Église au vœu qu’elle déclare solennel. Le profès de vœux solennels est accepté par l’Église au nom de Dieu et réputé par elle comme consacré d’une façon irrévocable ; c’est l’Église qui constitue la solennité, qui décide que les vœux émis dans telles ou telles conditions seront simples ou solennels. Par les vœux solennels le religieux est attaché définitivement à l’Ordre ; il devient participant de tous ses privilèges comme aussi de toutes ses charges. Mais puisque c’est de la volonté de l’Église que vient la solennité, elle peut dispenser, en tout ou en partie, des obligations qui résultent des vœux solennels ; et elle le fait parfois . Nous ne sommes appelés à prononcer ces vœux qu’après trois ans de profession (

Vota emittantur ad iormam Ordinis Benedictini, scilicet de stabilitate, conversione morum et obedientia juxta Regulam sancti Patris Benedicti in sensu Constitutionum, observandam. Ainsi s’expriment nos Constitutions .La stabilité. Il faut se souvenir qu’un des principaux desseins de N. B. Père était de réagir contre les formes défigurées de la vie monastique, spécialement contre la gyrovagie. C’était la grande plaie. Encore que perpétuels, les vœux de religion devenaient souvent illusoires, lorsqu’on se mettait à courir le monde et à changer de monastère au gré du caprice. La législation monastique admettait trop aisément ces changements de monastère . Saint Basile, sans méconnaître qu’il existe par fois des raisons sérieuses de passer dans une autre maison, pose néanmoins les principes de la stabilité dans le monastère . L’instabilitas est flétrie par Cassien . Saint Césaire d’Arles donne la stabilité comme condition première d’admission : In primis, si quis ad conversionem venerit, ea conditionp excipiatur, ut usque ad mortem suam ibi perseveret . Le IVe concile œcuménique de Chalcédoine (451) avait interdit aux moines de quitter leur monastère sans l’autorisation de l’évêque , et le concile d’Agde (506) déclare l’appartenance du religieux à sa maison et à son Abbé . Mais il semble bien que saint Benoît ait, le premier, résolu de lier par un vœu formel le moine au monastère ; et dans le texte de la Règle qui énumère les objets de la promesse, le vœu de stabilité tient le premier rang.
Stabilité a donc le sens précis d’une permanence dans la famille surnaturelle chez laquelle on émet profession, d’une permanence dans le monastère, et non pas seulement le sens général de persévérance dans le bien ou dans la vie religieuse. Ex illa die non liceat egredi de monasterio, dit saint Benoît. Dès le Prologue, il avait mentionné rapidement la persévérance jusqu’à la mort dans le monastère à la fin du chapitre IV, la clôture monastique avec la stabilité dans l’assemblée des frères était présentée comme l’atelier unique où peuvent être mis en œuvre avec succès les instruments de l’art spirituel. Au chapitre LXl enfin, saint Benoît indique le procédé qu’il faut suivre pour venir en aide aux victimes de la gyrovagie, s’il y a espoir de guérison.
La stabilité monastique n’est pas la claustration rigoureuse des moniales ; elle ne s’oppose ni à une sortie autorisée par l’Abbé, ni même, aujourd’hui du moins, au passage dans une autre maison de la Congrégation, lorsque les supérieurs y consentent. Nous vouons la stabilité “ selon nos Constitutions ” : or, celles-ci prévoient les cas où un moine peut, au moyen d’une déclaration authentique, se stabiliser dans un monastère autre que celui de sa profession : c’est lorsqu’il a quitté régulièrement celui-ci, ou pour son bien personnel, ou pour venir en aide à une communauté, ou pour une fondation nouvelle. Si la stabilité entrait en conflit avec l’obéissance, cette dernière devrait l’emporter ; car,’ encore une fois, la stabilité qu’on avouée n’entraîne point l’inamovibilité absolue. On peut dire que la stabilité consiste dans l’appartenance profonde et durable à une famille, normalement au monastère même de sa profession.
La conversion des mœurs. D’une façon générale, c’est l’adieu à la vie de péché, à la vie mondaine, avec direction de notre activité vers les choses surnaturelles. Mais nous devons prendre ces termes dans le sens même que l’on y attachait à l’époque de N. B. Père : la conversion des mœurs, c’est la vie religieuse elle-même, considérée dans les éléments sans lesquels elle ne saurait exister, spécialement la chasteté et la pauvreté (l’obéissance aura bientôt sa mention formelle). Ne nous étonnons pas que notre formule de profession ne contienne rien d’explicite sur la pauvreté et la chasteté : cette omission est traditionnelle et se retrouve dans les branches diverses de l’Ordre . Les Chartreux, les Chanoines réguliers, les Carmes, les Frères Prêcheurs n’ont pas davantage la mention expresse des trois vœux ; quelques-uns n’ont même que celui d’obéissance . Les Basiliens ne font vœu que de chasteté.
L’obéissance méritait bien d’être l’objet d’un engagement spécial elle est la forme la plus élevée de la conversion des mœurs ; c’est le sacrifice de l’âme et de la volonté ; elle renferme à elle seule toute la vie surnaturelle et toute la vie religieuse. De plus, le dessein bien arrêté de séparer les cénobites d’avec les anachorètes d’une part, et d’autre part d’avec les sarabaites, invitait saint Benoît à faire promettre explicitement l’obéissance. Bernard du Cassin a ingénieusement observé qu’en soulignant ainsi les vœux de stabilité, de conversion des mœurs et d’obéissance, N. B. Père distinguait à la fois ses moines et des gyrovagues par la stabilité, et des sarabaïtes par la conversion des mœurs, et des anachorètes par l’obéissance à un supérieur et à une règle écrite.
Nous émettons nos vœux “ selon la Règle de saint Benoît, telle que l’interprètent nos Constitutions ”. Ceci appelle plusieurs remarques.
Nous ne vouons pas tous les conseils, ce qui serait assez malaisé à tenir, puisque certains s’excluent et se contredisent (la pauvreté et l’aumône, par exemple), et que leur nombre est infini. Nous l’avons remarqué déjà : chaque forme de vie religieuse est basée sur l’observance des trois grands conseils substantiels, auxquels s’ajoutent les conseils appropriés au but de l’institut. Par la profession bénédictine, nous nous engageons à vivre selon la Règle de saint Benoît : il ne s’agira donc jamais d’aller faire une cueillette dans les autres Règles, au hasard de nos dévotions. Encore moins avons-nous qualité pour ajouter ou retrancher quoi que ce soit, en vue d’une plus grande perfection de la communauté, à notre Règle et aux Constitutions. Ni l’Abbé, ni le Supérieur général, ni le Chapitre général tout seuls ne, les peuvent modifier notablement ; ils ont seulement compétence pour interpréter, proposer des changements et les essayer. Cette vie bénédictine, qui est notre devoir, est aussi notre droit. Même lorsqu’il s’agit des vœux essentiels, - la chasteté mise à part, - l’obéissance et la pauvreté sont comprises et pratiquées dans chaque Ordre de façon un peu spéciale : or, nous avons droit au caractère propre de la Règle bénédictine. Et l’idéal de notre observance demeure attaché à cette compréhension exacte de l’esprit de N. B. Père. Prenons garde néanmoins : car il est si facile à l’égoïsme, à la sottise, à l’illusion, de suggérer à un moine que son supérieur n’a pas la vraie pensée de saint Benoît, ou bien qu’il outrepasse ses droits !
Nous faisons profession de vivre “ selon la Règle ” : mais dans quelle mesure la Règle nous oblige-t-elle ? L’observance fidèle est-elle simplement affaire de logique individuelle, de haute convenance, d’honneur, -ou bien la conscience est-elle engagée et jusqu’à quel point ? La question est délicate, complexe et fort pratique. Nous ne pouvons ici que donner quelques conclusions.
La Règle religieuse entraîne obligation. - Obligation, et dans les conditions théologiques ordinaires, pour toutes les prescriptions de droit naturel, de droit divin positif, de droit ecclésiastique qu’elle renferme et qu’elle promulgue à ses sujets. - Obligation de conscience, plus, ou moins grave, en tout ce qui constitue la matière des vœux : la violation, en ce cas, ayant malice de sacrilège. Nous ne vouons pas la Règle, simpliciter : autrement, tout ce qu’elle contient serait matière des vœux, mais seulement de vivre secundum Regulam. - Obligation de conscience pour les cas particuliers où la Règle, ou bien le supérieur, prescriraient avec des formules impératives qui en appellent au vœu d’obéissance.
Parmi les Règles, il en est qui prennent soin de spécifier duels sont les points qui obligent sous peine de péché mortel ou véniel. D’autres déclarent que, sauf les cas énumérés plus haut, elles n’obligent pas sous peine de péché, sed solum ad poenam taxatam sustinendam. Les antres enfin, et c’est le cas des Règles anciennes, de la nôtre en particulier, ne spécifient rien. Il n’était pas dans l’esprit du temps de faire de la casuistique, et il est probable qu’on ne songeait pas qu’il pût s’élever des contestations sur ce point.
Il y en eut pourtant parmi les théologiens de l’Ordre . Sans entrer dans le vif de la discussion, il faut reconnaître que N B. Père a prétendu faire de sa Règle autre chose qu’une série de conseils facultatifs de perfection, autre chose même qu’une sorte de règlement de police, qu’un système d’amendes personnelles destiné à nous inspirer par sa rigueur quelque crainte de la transgression. Ses moines ne sont pas des esclaves, obéissant à la menace du fouet ; l’Abbé n’est pas un préfet de discipline. Pratiquement, et quoi qu’il en soit de l’obligation de la Règle par elle-même , il est peu d’infractions à cette Règle qui ne deviennent fautes théologiques en vertu d’une malice provenant d’ailleurs. Souvent le motif secret qui détermine la transgression revêt une couleur immorale : la paresse, l’orgueil, la gourmandise. Il y a aussi le mépris formel de tel ou tel point de l’observance mépris qui pourrait constituer une faute grave s’il s’étendait à toute la Règle. De plus, il peut y avoir scandale plus ou moins sérieux, contribution au relâchement de la discipline générale. Les illusions sur tout cela sont faciles, et des habitudes d’inobservance ordinaire se créent aisément, en particulier pour le silence, pour les études, pour la prière : c’est alors qu’on s’engage sur la pente du mépris.
Il faut de la délicatesse de conscience en ces matières, non du scrupule, ni rien d’une rigidité maladroite, qui méconnaît les nuances et cette sage “ épikie ” dont parlent les moralistes. Surtout, n’oublions pas que la tendance vers la perfection est pour nous une réelle obligation de conscience et que nous l’avons vouée solennellement ; que la Règle est la forme même de cette perfection promise, et que son caractère libéral et discret n’est point une licence donnée à notre égoïsme de se ressaisir en détail. Pour des fils, il n’est besoin que de savoir ce qu’aime leur Père et ce qu’il attend d’eux.

Et si habita secum deliberatione, promiserit se omnia custodire et cuncta sibi imperata servare, tunc suscipiatur in congregatione, sciens lege Regulae constitutum, quod ei ex illa die non liceat egredi de monasterio nec collum excutere de sub jugo Regulae, quam sub tam morosa deliberatione licuit ei recusare aut suscipere
Et si, après avoir bien réfléchi, il promet de tout garder et d’observer tout ce qui lui sera commandé, alors il sera reçu dans la communauté, sachant qu’en vertu de la loi de la Règle, il ne lui est plus permis, à partir de ce jour, de sortir du monastère, ni de secouer le joug de cette Règle qu’au terme d’une réflexion si prolongée il. lui était loisible de récuser ou d’assumer.


CARACTÈRE ET CONSÉQUENCES DE LA PROFESSION. - Avant même de décrire la profession monastique, saint Benoît indique brièvement-ce qui se passe lorsque l’épreuve novitiale est achevée et que le candidat s’est décidé : il promet d’observer toute la Règle ; il est accueilli dans l’assemblée des frères ; et son engagement est irrévocable. N. B. Père marque surtout ici avec force le caractère et les conséquences morales d’un acte auquel le novice a pu se préparer en toute maturité. Les conséquences relatives aux biens matériels ne seront mentionnées qu’à la fin du chapitre.
La profession est un acte sérieux. On a en du loisir pour y songer et pour délibérer, un loisir notable et largement suffisant, tam morosa deliberatio. On a été invité à peser le pour et le contre, mis en demeure de décliner ou d’accepter le fardeau : licuit recusare aut suscipere. Avant de sec s’engager, on a examiné une dernière fois la chose dans la région profonde de son âme, habita secum deliberatione. La profession ne ressemble guère à un acte pour rire, à une petite scène coquettement frangée, mais ne tirant pas à conséquence !
Elle a principalement le caractère d’une oblation : nous le voyons bien par la formule même qui l’accompagne : Suscipe me, Domine, par le moment de la Messe où elle s’accomplit, par le texte même de la Règle. Or, selon saint Benoît, cette donation doit être plénière, engageant l’homme tout entier, dans son être comme dans son agir : au point que N. B. Père fonde sur ce caractère absolu de la donation l’impossibilité pour le moine de posséder ensuite quoi que ce soit : Quibus nec corpora sua nec volutantes licet habere in propria potestate (chap. XXXIII), et dans le dernier paragraphe du présent chapitre : ... nec proprii corporis. C’est un sacrifice où la victime est consumée toute. Nul ne songe, le jour de sa profession, à faire des réserves, à marchander honteusement avec le Seigneur, à prévoir tel ou tel point de la Règle qui n’obligera pas. Ce jour-là, nous ne prenons pas même de garanties contre les exigences éventuelles et les excès possibles de l’autorité. Ce jour-là, nous disons : “ Seigneur, j’écris ma charte en petits caractères, afin que dans le blanc et la marge vous puisiez écrire tout ce que vous voudrez : vous n’êtes pas de ceux avec qui l’on discute. Vous y mettrez l’inopiné, le douloureux, l’impossible : il n’importe, vous serez obéi Notre engagement est ce que nous l’avons fait. Nous aurons à en rendre compte selon sa valeur réelle, et non d’après les ,atténuations et les adoucissements postérieurs : Ex verbis tuis justificaberis, et ex verbis tuis condemnaberis (MATTH., XII, 37).
La profession est donc un engagement d’honneur ou plutôt de stricte justice. Quand la parole est donnée, il faut la tenir, - même quand elle est donnée au Dieu vivant. Nous le verrons plus loin, la profession est aussi un contrat et un double contrat : avec Dieu qui nous donne sa vie en échange de la nôtre, avec notre famille monastique qui nous donne part à tous ses biens surnaturels, moyennant promesse de soumission et de fidélité. Venir dire ensuite, pratiquement, que nos contrats ne tiennent pas, c’est se moquer de Dieu, dit saint Benoît, rappelant un mot de l’Apôtre (GAL., Vl, 7) : Ut si aliquando aliter fecerit, ab eo se damnandum sciat quem irridet.
Enfin, la profession est un acte définitif et irrévocable . Avons-nous entendu contracter un engagement résiliable ? Et puis,, cette appartenance de l’âme à Dieu et de Dieu à l’âme qu’implique la profession peut elle avoir un caractère de précarité et de temporaire ? Quand on aime, on ne prévoit pas le jour où l’on cessera d’aimer. Il y en a pour l’éternité. Saint Benoît avait d’ailleurs un motif spécial d’ajouter la remarque :
Sciens quod ei ex illa die, etc Encore une fois, il ne veut pas de ces moines gyrovagues qui vont et viennent à leur gré, ni des sarabaites. Et il avertit nettement ceux qui se présentent chez lui des conditions de la vie religieuse qu’on y mène : on ne peut plus sortir, on est stable, on demeure sous le joug d’une Règle .

LE CÉRÉMONIAL DE LA PROFESSION. - Après une petite croisade de prières privées et conventuelles , on arrive enfin au jour béni de la profession, jour unique pour l’âme, avec celui du baptême et celui de l’entrée dans l’éternité. Au chapitre, où le convent s’est rendu après Tierce, le novice se présente pour une dernière pétition et élection. . Fili, legem nosti sub qua militare vis, scis ad quid ingrederis... Nunc, ecce coram te vestes primi lui saecularis status ; ecce sacrae Religionis indumenta : elige coram Deo et sanctis ejus, quaenam ex iis ambit et desiderat anima tua. Après le choix des habits monastiques, la procession revient à l’oratoire. C’est là qu’aura lieu la profession : saint Benoît l’a réglé ainsi, car elle est éminemment une fonction religieuse et liturgique. Elle a lieu au cours de la Messe et au moment de l’Offertoire. N. B. Père ne le dit point, mais tout porte à croire que tel était bien l’usage de son temps.
Remarquons qu’il fait placer la charte sur l’autel sans doute avec les offrandes des fidèles, car, au chapitre suivant, il prescrit que la pétition de l’enfant offert par ses parents soit enveloppée, avec sa main et avec l’oblation (des fidèles), dans la nappe de l’autel : Et cum oblations ipsam petitionem et manum pueri involvant in palla altaris et sic eum offerant. Le concile d’Aix-la-Chapelle de 817 interprète ainsi le cum oblatione du chapitre LlX. La plus vénérable tradition place la profession pendant le Saint Sacrifice. Au huitième siècle, saint Théodore de Cantorbéry, dans son Capitulaire, dit que la profession a lieu pendant la Messe que célèbre l’Abbé . Même usage à Cluny , et en général un peu partout. Les Statuts de Lanfranc laissent au choix de l’Abbé de bénir le moine avant l’Introït s’il ne célèbre pas la Messe, ou après l’évangile, qu’il célèbre ou non mais on voit bien par ce qui suit que la seconde manière est plus goûtée. Presque partout, en effet, la profession était .émise après l’évangile ou le Credo, avant l’Offertoire. Dans son premier Commentaire de la Règle, Pierre Boherius dit cependant que la fonction a lieu post Offertorium . A Saint-Maur, la profession venait aussi après I’Offertoire.
L’usage de quelques Congrégations modernes est de faire profession en dehors de la Messe ; celles qui la font inter Missam sont autorisées, par un décret de 1894, à adopter le cérémonial des Jésuites, lequel consiste à émettre ses vœux devant le prêtre tenant la sainte Hostie, immédiatement avant de recevoir la communion . Il est permis d’estimer que l’ancien usage est plus profondément symbolique.
Avant ‘de décrire la cérémonie de profession, nous devons rechercher ce qu’elle était avant N. B. Père. Les canonistes, distinguant entre profession tacite et profession expresse, remarquent que la première a été primitivement seule en usage : elle consistait en des actes équivalant à la profession formelle et ayant la valeur d’un engagement. On peut dire que la prise ou la réception de l’habit monastique, et souvent aussi la tonsure, ont suffi, dans les premiers siècles, pour constituer un religieux ou une moniale les ermites faisaient profession plus simplement encore ; ordinairement on faisait en sorte de recevoir l’habit des mains d’un ancien. Parfois même, une moniale illustre le donnait à un homme c’est ainsi qu’Évagre du Pont le reçut de Mélanie l’Ancienne . La tradition de l’habit religieux chez les moines fut sans doute de bonne heure accompagnée de prières et entourée d’une certaine solennité ; mais nous sommes à son sujet moins bien renseignés que sur la velatio et la consecratio virginum, dont la liturgie est très ancienne. Saint Pacôme dit seulement qu’après les épreuves préliminaires le candidat sera remis aux frères : Tunc nudabunt eum vestimentis saecularibus et induent habita monachoruna, tradentque ostiario, ut orationis tempore adducat eum in conspectum omnium fratrum ; sedebitque in loco in quo ci praeceptum fuerit . Saint Nil ne fournit qu’une indication par trop sommaire lorsqu’il dit : Quando igitur monaehorion venerandum habitum induisti ? Quis Abbas, bona dicens verba, manum apposuit ? Il est difficile de déterminer le cérémonial usité chez saint Basile. Il y avait des témoins. Il y avait des interrogations posées au novice, et une profession clara et perspicua. Il y avait sans doute aussi une formule consacrée : Quant à la promesse écrite, le plus ancien spécimen que nous en ayons est, paraît-il, l’engagement que fit signer à ses moines Schenoudi d’Atripé, dans la Haute Thébaïde ( 452) Saint Isidore demande lui aussi un écrit et Mabillon a cité une formule de ce pactum . Même usage chez saint Fructueux (septième siècle) .
Quoi qu’il en soit des coutumes dont s’est inspiré saint Benoît, et des coïncidences qui existent, par exemple, entre le cérémonial bénédictin et celui que donne saint Denys au chapitre Vl de sa Hiérarchie ecclésiastique, il est incontestable que N. B. Père a fait ici encore œuvre profondément originale. Il a organisé, il a défini, il a fait de la profession monastique un acte juridique complet et très solennel. Nous reconnaissons là le Romain, le Romain de haute et forte race. Ce fut la disposition commune de tous les peuples, et en particulier des Hébreux, d’entourer les contrats de garanties, d’actes symboliques, de témoins, afin d’en bien déterminer le sens et d’en assurer l’exécution fidèle ; mais nulle part plus qu’à Rome les actes publics et privés n’étaient accompagnés d’un luxe de formes, dont la scrupuleuse observation engageait sous peine de nullité. La nécessité de réagir contre l’inconstance des sarabaites et des gyrovagues s’allia à ces dispositions de race pour dicter à N. B. Père son cérémonial .
La profession bénédictine est donc surtout un contrat, un contrat bilatéral, passé entre le novice d’une part. Dieu et les frères d’autre part je me donne tout entier et à jamais à Dieu et à l’Ordre monastique, pour que Dieu et l’Ordre monastique m’admettent à leur communion, me mettent en possession de leur vie. C’est une adoption dans la famille de Dieu : celui qui se présente s’appelle suscipiendus ; il se donne pour être reçu et accueilli : et le fait de la réception le rend fils de la famille.

Suseipiendus autem in oratorio coram omnibus promittat de stabilitate sua et conversione morum suorum et obedientia, coram Deo et sanctis ejus si aliquando aliter fecerit, ab eo se damnandum sciat quem irridet. De qua promissione sua faciat petitionern ad nomen sanctorum quorum reliquix ibi sunt et abbatis praesentis. Quam petitionem manu sug scribat ; aut certe, si non scit litteras, alter ab eo rogatus scribat ; et ille novitius signum faciat et manu sua eam super altare ponat Quam dum posuerit, incipiat ipse novitius mox Nunc versum : Suscipe me, Domine, secundum eloquium tuum et vivam : et non confundas me ab exspectatione mea. Quem versum omnis congregatio tertio respondeat adjungentes Gloria Patri. Tunc ipse frater novitius prosternatur singulorum pedibus, ut orent pro eo, et jam ex illa hora in congregatione reputetur
Celui qui doit être reçu fera à l’oratoire, devant tous, une promesse concernant sa stabilité, sa pratique de la vie monastique et l’obéissance, en, ut présence de Dieu et de ses saints, en sorte que, si un jour il agissait autrement, il .se sache condamné par celui dont il s’est moqué. De sa bouche : je ne veux souiller mon corps d’aucune manière, je ne veux pas voler, je na veux pas me parjurer, je ne veux pas mentir, je ne veux pas faire le mal en secret. promesse il dressera un acte au nom des saints dont les reliques sont en ce lieu et au nom de l’abbé présent. Il écrira cet acte de sa propre main ou, s’il est illettré, un autre l’écrira sur sa demande et le novice lui-même signera et le posera de sa main sur l’autel. Après l’y avoir posé, le novice commencera aussitôt ce verset : Reçois moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai ; ne me déçois pas dans mon , attente. Toute la communauté reprendra trois fois ce verset et, ajoutera le Gloria. Alors le frère novice, se prosternera aux pieds de chacun, afin qu’on prie pour lui, et à partir de ce jour il fera partie de la communauté.


Un contrat, un acte public tel que la profession exige des témoins. Il y a des témoins au ciel : coram Deo et Sanctis ejus ; il y en a sur la terre : l’Abbé, les frères, tous les fidèles présents. Rien ne se fera en cachette. Mais tout d’abord, selon notre usage, le candidat est interrogé solennellement sur ses dispositions vis-à-vis des engagements qu’il va contracter. Les choses se passent de même avant le baptême, avant la consécration épiscopale. Promittat de stabilitate sua . Il y a eu des examens, des scrutins préliminaires, durant l’année de noviciat : mais il en faut un définitif. Le candidat répond par une série de Volo à des questions précises et nettes. Cette promesse orale est aujourd’hui complétée par la lecture de la charte.
Car il y a une charte, ce que saint Benoît appelle la petitio, une garantie juridique nouvelle, suppléant à ce que les paroles ont nécessairement de fugitif. N. B. Père veille à ce qu’elle constitue un instrument en bonne et due forme. -Elle est écrite de la main même du candidat. S’il ne sait pas écrire, il devra prier l’un de ses frères de l’écrire en son nom. - Elle est située. L’expression “ faire pétition au nom des saints dont les reliques sont dans le monastère ” signifie sans doute qu’on prend pour témoins et garants les saints de l’abbaye, ceux qui font plus spécialement partie de la famille monastique, qui sont plus présents, qui sont des protecteurs attitrés. Mais c’est du même coup situer la profession aux yeux de Dieu et des bienheureux, et même aux yeux des hommes ; car, selon la pensée de nos pères, de même qu’il n’y a pas de monastère sans église, il n’y a ,pas non plus d’église sans reliques : un monastère est le monastère riche de telles et telles reliques. - Elle est datée, datée surtout par le nom de l’Abbé présent, de l’Abbé d’alors, et Abbatis praesentis ; c’est sous le gouvernement de tel Abbé que cette profession a été émise. - Elle est signée. Le novice y met un signe ou le signe : ce qui indique non pas forcément le nom, la signature, mais peut-être un signe conventionnel quelconque, adopté par chacun pour l’attestation de ses actes privés et que pouvaient tracer les illettrés eux-mêmes. Le “ signe ” par excellence, très employé jadis comme signature, c’est la croix. On a signé longtemps la charte de profession par une simple croix ; il en est encore ainsi dans la plupart des Congrégations de notre Ordre. Pourtant, il y a dans l’antiquité monastique quelques cas de signatures avec le nom . Hildemar dit que le novice doit écrire son nom, ou bien, si non scit luteras tracer le signe de la croix en présence des frères .
C’est sur l’autel même, sur la pierre où s’offre et s’immole Notre Seigneur Jésus-Christ, que le novice, même s’il est laïc, signe sa charte de profession. Et, saint Benoît veut que, de sa propre main, il l’y dépose. Désormais, la promesse et l’offrande du novice sont choses sacrées. Enfin, pour que la pétition résiste davantage à l’usure du temps, nous l’écrivons sur parchemin, comme tous les actes ecclésiastiques très importants. Selon N. B. Père lui-même, on la conservera aux archives du monastère, et on ne la rendra jamais au moine .
Quam dum posuerit, incipiat ipse novitius mox hune versum : Suscipe me. Après toutes les garanties juridiques dont nous avons parlé, vient une prière destinée à en assurer l’efficacité.
N. B. Père, qui connaissait à fond le Psautier, n’a pas trouvé de formule plus opportune que ce simple verset du psaume CXVlll. Le novice est debout, en face, de Dieu. Successivement il s’adresse à chacune des trois Personnes divines. Et le sens général de sa prière, chantée et rendue plus expressive encore par les gestes liturgiques, est sans doute celui d’une affirmation suprême de l’oblation, mais surtout une humble et confiante demande d’acceptation. Après avoir accompli tout ce qui est en son pouvoir, le novice supplie le Seigneur de remplir à son tour les engagements qu’entraîne pour lui le contrat. Ces engagements, c’est de recevoir, c’est d’accueillir. Dieu a donné sa parole ; sa fidélité est engagée. Le novice est sûr que Dieu ne se dérobera pas, il ne se défie pas de lui, il ne prend pas de précautions contre lui. Mais, le front dans la poussière, il lui demande qu’il en soit bien ainsi et qu’il daigne le prendre pour fils. Si nous nous dérobons nous-mêmes, le contrat est violé et sans fruit
Dieu est joué, et nous déçus et frustrés. C’est donc, au fond, contre sa propre fragilité que le novice entend se prémunir : Suscipe me, Domine, secundum eloquium tuum, et vivam : et non confudas me ab exspectatione mea. Faites que je sois réellement “ donné ” et “ reçu ”, vraiment reçu parce que vraiment donné, et que l’un et l’autre nous puissions tenir notre parole. Et mon offrande et la vôtre, tout repose entre vos mains bénies.
Il semble que la réponse de Dieu ne tarde pas. Elle a d’abord pour traduction visible l’accueil des frères, l’incorporation à la société des enfants de Dieu. Cette incorporation se manifeste tout aussitôt après le chant du premier Suscipe : car tous les frères le reprennent en chœur ; et ils ne disent point Susçipe eum, mais Suscipe me : il y a donc déjà union vitale ; et c’est, avec le jeune profès, la communauté entière qui présente l’oblation. Toute la tradition a entendu le tertio de la Règle dans le sens d’une triple répétition. Le Suscipe collectif se termine, comme l’a voulu saint Benoît, par la louange au Père, au Fils et au Saint-Esprit ; il n’est pas besoin d’insister sur là propos de cette doxologie.
Après des prières conventuelles où sont énumérés les principaux devoirs du profès et sollicitées toutes les grâces qui permettront d’y faire face , ont lieu la bénédiction et l’imposition des habits monastiques. La vêture, dont N. B. Père parlera quelques lignes plus bas, s’accomplissait chez lui à l’oratoire, sans doute à la fin de la cérémonie. Les usages ont varié sur ce dernier point ; on l’a rejetée parfois après la Communion. La vêture a toujours été, nous l’avons dit déjà, partie essentielle du cérémonial de profession ; souvent même elle a suffi à elle seule . C’est avant la vêture que nous chantons, comme à Saint-Maur et ailleurs, le Veni Creator : elle est donc spécialement confiée, par appropriation, à la Personne divine qui unit et qui consomme. C’est la prise de possession totale par Dieu . Aussi chante-t-on après la vêture l’antienne
Confirma hoc, Deus.
La vêture est la traduction extérieure de la transformation opérée au dedans : l’homme ancien, l’homme pécheur, a été anéanti ; il a fait placé à l’homme nouveau, à celui qui vit de Dieu et pour Dieu : nova creatura. C’est la restauration, la réédition et l’achèvement de ce qui s’était fait au baptême ; alors aussi on avait donné au néophyte un vêtement spécial et symbolique. Rationabiliter dici potest, remarque saint Thomas, quod per ingressum religionis, aliquis consequatur remissionem omnium peccatorum... Unde legitur in Vitis Patrum quod eamdem gratiam consequuntur religionem intrantes quam consequuntur baptizati . La tradition est unanime pour envisager la profession comme un “ second baptême” ; et chacun aura profit à rechercher les analogies qui existent entre la profession et le baptême quant aux rites et à la doctrine .
L’habit monastique signifie l’état d’innocence parfaite et d’enfance spirituelle : Sint ei operimentum peccatorum suorum, dit l’une des oraisons de vêture ; il signifie. la vie de Notre Seigneur Jésus-Christ nous pénétrant, nous enveloppant entièrement : Quicumque enim in Christo baptizati estis, Christum induistis (GAL., III, 27) : c’est surtout la boule qui symbolise cette grâce unique et l’appartenance à la société des parfaits dont on portera désormais les livrées. L’habit est tout ensemble indice de cette appartenance, et procédé, instrument d’isolement du monde, fortisque armatura ac tuta defensio, dit encore le rituel. Il symbolise enfin (on le voit mieux dans le cérémonial de la consécration des Vierges) l’ornement et la parure de l’âme épouse ; car la profession peut aussi être envisagée comme une fête nuptiale. Et de même qu’en remettant la robe blanche au baptisé, l’Église l’invitait à la garder sans tache jusqu’au jour des noces éternelles, l’Abbé demande de même pour le jeune profès : Ad caeleste convivium suavissimi Sponsi, Domini Nostri Jesu Christi, perenniter regnaturus, cum nuptiali veste delectabiliter introduci.
La tradition monastique veut que le profès garde la coule (et autrefois il demeurait couvert du capuchon) pendant les jours qui suivent immédiatement ce second baptême : ainsi les nouveaux baptisés conservaient-ils quelque temps leurs vêtements blancs et le bonnet ou le bandeau . L’Abbé découvrait la tête au temps marqué ; et toujours comme au baptême, c’était une petite cérémonie liturgique, qui avait lieu d’ordinaire à l’église, après la Messe conventuelle, quelquefois au chapitre.
Le Seigneur a donc “ adopté ” le profès ; celui-ci appartient désormais à la famille de Dieu. Mais la famille de Dieu, c’est, avec la société des trois Personnes, celle des membres de Notre Seigneur Jésus-Christ, c’est l’Église. Le baptême nous a faits tous “ un ” dans le Christ ; la profession, à son tour, nous agrège à la société de ceux qui sont spécialement voués à Dieu, et entre lesquels il y a, comme dans la primitive église, communauté de biens, de prières, de travaux. Le Suscipe me du convent manifestait déjà, nous l’avons dit, cette union ; mais saint Benoît a voulu qu’il y eût un rite formel d’adoption au sein de la famille monastique. Et de même qu’au jour du baptême c’est en devenant enfants de l’Église que les hommes deviennent enfants de Dieu et communient à la vie surnaturelle : de même aussi, le jour de la profession, c’est en devenant enfants du monastère qu’ils participent à la vie surnaturelle parfaite. Lorsque le profès a sollicité la prière de l’Abbé et reçu de lui le baiser paternel, les moines viennent tous embrasser l’élu, qui leur demande, selon le texte même de la sainte Règle, de prier pour lui ; et ils lui répondent un cordial Proficiat . Tandis qu’à Saint-Maur et partout ailleurs le profès passait dans les stalles pour cette cérémonie, au Mont Cassin les frères venaient à lui, et c’est à genoux qu’on se donnait la paix, pour bien marquer le, respect surnaturel et la sainte tendresse de tous ces consacrés. Tel est, aussi notre usage .
La profession est achevé. Selon le rite attesté par les plus anciens documents, par exemple chez Paul Diacre et Hildemar, le néophyte se prosterne devant l’autel, “ tout enveloppé ” dans sa coule, notent des rituels, comme celui de Saint-Maur. Mortui estis et vita vestra est abscondita cum Christo in Deo (COL., lll, 3). Consepulti sumus cum illo per baptismum in mortem (Rom., Vl, 4). C’est afin de traduire de façon expressive cette idée de mort que la coutume monastique moderne a imaginé d’introduire la cérémonie du drap mortuaire et des cierges allumés. D. Guéranger s’est excusé, dans ses conférences, d’avoir conservé un usage “ dont les fidèles tirent quelque édification ”, mais qu’il reconnaissait un peu trop théâtral et susceptible de faire mal comprendre ce qu’a produit réellement la profession. Il n’y a pas là, en effet, que le cadavre du vieil homme : il y a aussi et surtout un vivant, un renouvelé ; il y a une hostie vivante, “ une hostie pure, sainte et immaculée ”, réunie à celle de l’autel, présentée et acceptée comme elle, enveloppée par le diacre dans un même parfum d’encens.
Et la Messe continue. Immobile et silencieux comme l’Agneau de Dieu, le jeune profès se laisse immoler et consommer mystiquement par le Pontife éternel. Ah ! la douce Messe ! Ah ! la douce communion ! Toute la vie monastique devrait ressembler à cette Messe de la profession. Supplices te rogamus, omnipotens Deus, juge haec perlerri, per menus sancti Angeli tui in sublime altare tuum, in conspectu divinae Majestatis tuas... Puis c’est le Pater, un appel à la Tendresse, à la Beauté, à la Pureté incréée, une demande tranquille et complète. La sainte communion achève l’illumination baptismale : de même le profès doit, conformément à nos plus anciennes coutumes, recevoir le Corps et le Sang du Seigneur ; et, toujours comme les néophytes, il communiera chaque jour de sa période in albis.
Enfin le jeune profès est mis officiellement en possession de sa stalle, au chœur. C’est la consécration des droits acquis par la profession ; désormais le moine gardera le rang que celle-ci lui assigne. Sa vraie place est donc maintenant au chœur : c’est pour la Louange qu’il a été choisi et bénit. A la moniale, le Prélat fait même une tradition solennelle du livre de l’office divin. Cependant, notre Cérémonial, d’accord une fois de plus avec la tradition, vent que pendant trois jours le néophyte ne remplisse seul aucune fonction du chœur. Autrefois même, il gardait un complet silence, caché nuit et jour dans sa coule, s’entretenant avec le Seigneur .

Res si quas habet, tut eroget prius pauperibus, tut facta solemniter donatione, conferat monasterio, nihil sibi reservans ex omnibus : quippe qui ex illo die nec proprii corporis potestatem se habiturum seiat. Mox ergo in oratorio exuatur rebus propriis quibus vestitus est et induatur rebus monasterii. Illa autem vestimenta quibus exutus est, reponantur in vestiario conservanda, ut si aliquando, suadente diabolo, consenserit ut egrediattir de monasterio (quod absit), tunc exutus rebus monasterii projiciatur. Illam tamen petitionem, quam desuper altare abbas tulit, non recipiat, sed in monasterio reservetur
S’il a des biens, il les aura donnés auparavant aux pauvres ou attribués au monastère par une donation en forme, sans se réserver rien du tout, d’autant qu’à partir de ce jour, il le sait, il n’aura même plus la libre disposition de son propre corps. Qu’il soit donc dépouillé aussitôt dans l’oratoire des effets personnels dont il était vêtu et qu’on lui mette des vêtements du monastère. Les vêtements qu’on lui a enlevés seront déposés au vestiaire et conservés afin que, si un jour, à l’instigation du diable, il se décidait, par malheur, à sortir du monastère, il soit dépouillé de l’habit monastique, avant d’être chassé. Cependant on ne lui rendra pas l’acte de sa profession, que l’abbé aura repris sur l’autel, mais on le conservera au monastère.


DlSPOSlTlONS RELATIVES AUX BIENS. - Que va faire le moine de ses biens, s’il en a ? N. B. Père y pourvoit en terminant le chapitre, et ses prescriptions sont l’écho de l’enseignement des anciens .
Eroget prius : c’est-à-dire avant la profession, ou bien avant l’imposition des vêtements monastiques dont il sera parlé bientôt. De ses biens présents, de ses biens futurs, le candidat peut et doit disposer librement. Il a le choix entre les bénéficiaires : on ne lui demande que de rendre sa désappropriation complète et définitive, sans se rien réserver ni au dedans ni au dehors, sans s’assurer le bénéfice de petites pensions. Toutes les Règles monastiques ont insisté avec force, nous le savons, sur l’incompatibilité d’une possession quelconque avec la vraie vie religieuse.
Saint Benoît ne dit mot des parents. Il ne semble pas que les anciens fussent très partisans de ces donations à la, famille. Saint Césaire, par exemple, s’en explique dans sa deuxième lettre ad Caesariam Abbatissamm . La profession monastique consacre au. Seigneur l’homme tout entier ; ses biens font, en quelque sorte, partie de lui : le meilleur usage qu’en puisse faire le candidat est donc de les offrir tous à Dieu dans la personne de ses pauvres. C’est le conseil formel du Seigneur Vende... et da pauperibus ; et c’est ce à quoi songe d’abord saint Benoît : aut croget prius pauperibus. Évidemment, si les parents sont dans le besoin, c’est par eux que devront commencer les largesses. Il est légitime aussi de sonner al ! monastère : le monastère est de notre parenté, le monastère est pauvre. Aussi N. B. Père, sans prétendre qu’il faille rien réclamer du candidat ou de sa famille, sans négliger d’insinuer ici et au chapitre suivant qu’il faut se comporter en tout ceci avec beaucoup de mesure, est-il moins sévère que Cassien et saint Basile : le premier veut que l’on n’accepte rien du novice, l’autre ne parle que de donation faite aux pauvres et déconseille de rien accepter des parents .
La tradition monastique s’est conformée à la pensée de N. B. Père et à sa réserve. Il est curieux d’entendre le petit dialogue qui s’engageait, chez Paul Diacre et chez Hildemar, entre l’Abbé et le novice . Dans l’usage actuel, une pension durant le noviciat est permise, mai. ; nullement exigée. On petit n’apporter que sa “ bonne volonté p, comme dit le fondateur de Cluny. La dot des moniales est souvent condition sine qua non de la subsistance du monastère, et cet usage est approuvé par le Saint-Siège. Mais l’Église, tout en reconnaissant aux monastères le droit d’agréer les donations de ceux qui vont faire profession, a toujours pris soin de prévenir toutes manœuvres et conventions simoniaques. Le concile de Trente détermine l’époque où le novice doit disposer de ses biens : c’est deux mois seulement avant la profession, - deux mois, aujourd’hui, avant la profession solennelle.
La donation prescrite par saint Benoît semblerait, d’après la Règle, avoir lieu au cours même de la cérémonie de profession. Mais le texte peut s’entendre autrement. Il n’est pas impossible d’ailleurs que, toutes choses ayant été réglées d’avance, on affirmât solennellement, au cours de la profession, vouloir disposer de ses biens de telle et telle manière ; peut-être faut-il entendre ainsi un passage de la Règle du Maître .
Saint Benoît demande que, s’il s’agit de donation au monastère, elle se fasse dans les formes juridiques reçues, afin qu’il conste clairement de l’intention du donateur, afin que l’appui de la loi soit assuré, afin qu’on puisse défendre le monastère contre les évictions et les procès. Le Maître veut que l’acte de donation, dressé lors de l’entrée du candidat, soit contresigné par les religieux témoins, l’évêque, le prêtre, le diacre, les clercs du lieu, et déposé sur l’autel . D. Martène a établi que ce fait de placer sur l’autel les chartes de donation n’est pas un cas isolé ; il nous reste quelques-unes des formules employées . Nihil sibi reservans... : saint Benoît s’était déjà exprimé à peu près dans les mêmes termes au chapitre XXXIII, et nous avons alors expliqué sa pensée.
Mox ergo... Afin de réaliser complètement et de traduire à l’extérieur cette incapacité foncière, le nouveau profès est dépouillé, dans l’oratoire même, de ses vêtements séculiers et revêtu de ceux du monastère. Par conséquent, le noviciat se faisait bien, au temps de saint Benoît, sous l’habit séculier, comme nous l’avons noté plus haut. Saint Benoît utilise ici encore des textes de saint Pacôme et de Cassien ; comme eux, il veut que les vêtements du siècle soient déposés au vestiaire. Sans doute ils ne demeureront pas en réserve indéfiniment, car, en cas de désertion, on pouvait aisément leur trouver un équivalent.
Ces sorties du monastère, en dépit du vœu de stabilité, se produisaient alors assez souvent pour que saint Benoît ait songé à déterminer combien de fois on consentirait à recevoir celui qui est sorti ou qui a été rejeté par sa faute (chap. XXlX). Pour certaines natures violentes, la tentation était assez forte pour qu’on prît contre ,elles des précautions utiles. Il n’est pas rare de rencontrer dans les anciens rituels de profession la demande que les candidats adressent à l’Abbé de les verrouiller solidement le jour où le diable les solliciterait à quitter le monastère, ou de les ramener de force s’ils ont déserté. L’Abbé avait à sa disposition un code pénal et des prisons. Mais N. B. Père n’a point prescrit de contrainte ni de coercition contre le fugitif ; pourtant, il ne lui laisse pas emporter, on ne sait où, le vêtement de la sainte profession ; le fuyard n’y a plus droit ; le porter dans le siècle ferait scandale ; et saint Benoît veut éviter aussi qu’il se prévale de son habit, comme les gyrovagues, pour être accueilli dans un autre monastère. Le Droit canon a fixé la discipline relative aux expulsés et aux sécularisés ; il a conservé la règle monastique qui leur interdit le port de l’habit religieux.
On rend donc, dit saint Benoît, la vieille dépouille séculière : mais on ne rendra jamais cette chose que le déserteur voudrait peut-être emporter ou lacérer : sa charte, sa charte recueillie par l’Abbé sur l’autel du Seigneur, et qui témoignera éternellement en faveur des droits de Dieu, contre le violateur du contrat.

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Prières usuelles

Signum crucis Signe de croix
IN nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Symbolum Apostolorum Symbole des Apôtres
CREDO in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae. Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum, qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus, descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis, ascendit ad caelos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis, inde venturus est iudicare vivos et mortuos. Credo in Spiritum Sanctum, sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, remissionem peccatorum, carnis resurrectionem, vitam aeternam. Amen. Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ Son fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, est assis à la droite du Père tout-puissant, d'où Il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en L'Esprit Saint, à la Sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.
Salve Regina Salut, ô Reine
Salve Regína, Mater misericórdiæ, vita dulcédo, et spes nostra, salve. Ad te clamámus éxsules fílii Evæ; ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum valle. Salut, Reine, mère de miséricorde, vie, douceur, et notre espérance, salut. Vers vous, nous crions,, enfants d'Eve exilés. Vers vous, nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Eia ergo, advocáta nostra, illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte: Et Iesum, benedíctum fructum ventris tui, nobis post hoc exsílium osténde. O clemens, o pia, o dulcis Virgo María. Et donc, notre avocate, tournez vos yeux miséricordieux vers les vôtres. Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles, montre-le nous après notre exil.
O clemens, O pia, O dulcis Virgo Maria. O clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissiónibus Christi.
℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu.
℣. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
Omnipotens sempiterne Deus, qui gloriosae Virginis Matris Mariae corpus et animam, ut dignum Filii tui habitaculum effici mereretur, Spiritu Sancto cooperante, praeparasti: da, ut cuius commemoratione laetamur; eius pia intercessione, ab instantibus malis, et a morte perpetua liberemur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
Dieu éternel et tout puissant qui avec la coopération du Saint Esprit a préparé le corps et l'Esprit de la glorieuse Vierge-Mère Marie à devenir une demeure digne de Ton Fils; puissions-nous, par son intercession aimante, être délivrés des maux actuels et de la mort éternelle, nous qui nous réjouissons de sa commémoration. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
Le "Salve Regina" est la prière privilégiée du temps "dans l'année" après la Pentecôte. Elle se chante (ou se récite) surtout après la fin du temps pascal jusqu'au premier dimanche de l'Avent (exclus).
ANGELUS ANGELUS
℣. Ángelus * Dómini nuntiávit Maríæ. ℣. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie,
℟. Et concépit de Spíritu Sancto. ℟. Et elle conçut du Saint-Esprit.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ecce ancílla Dómini. ℣. Me voici, servante du Seigneur,
℟. Fiat mihi secúndum verbum tuum. ℟. Qu’il me soit fait selon votre parole.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Et Verbum caro factum est. ** ℣. Et le Verbe S’est fait chair
℟. Et habitávit in nobis. ℟. Et Il a habité parmi nous.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei génetrix. ℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
℟. Ut digni efficiámur promissiónibus Christi. ℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Orémus.
Grátiam tuam, quæsumus, Dómine, méntibus nostris infúnde; ut qui, Ángelo nuntiánte, Christi Fílii tui incarnatiónem cognóvimus, *
per passiónem eius et crucem, ad resurrectiónis glóriam perducámur.
Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Prions.
Répands, Seigneur, Ta grâce en nos âmes. Par le message de l’ange, nous avons connu l’incarnation de Ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par Sa passion et par Sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par le Christ, notre Seigneur. ℟. Amen.
* L'angélus se sonne par trois séries de trois tintements suivis d'une "pleine-volée". Les tintements correspondent au début du versicule, du répons et de l'Ave.
** On a coutume d'incliner légèrement la tête à ce versicule en signe de révérence pour le mystère de l'Incarnation.
On récite habituellement la prière de l'Angelus trois fois par jour, à 7 heures, midi et 19 heures. Dans certains endroits, cette prière ce récite donc après l'office de laudes, celui de sexte et après complies.
Au temps pascal, cette prière est remplacée par le Regina caeli.
Angele Dei Angele Dei (prière à l'Ange gardien)
ANGELE DEI, qui custos es mei, Me tibi commissum pietate superna; (Hodie, Hac nocte) illumina, custodi, rege, et guberna. Amen. ANGE DE DIEU, qui êtes mon gardien, puisque le ciel m'a confié à vous dans sa bonté, (aujourd'hui, cette nuit) éclairez-moi,gardez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi. Amen.
Benedictio Ante Mensam Bénédiction avant le repas
℣. Benedicite. (℟. Benedicite.)
BENEDIC, Domine, nos et haec tua dona * quae de tua largitate sumus sumpturi. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen.
℣. Bénissez. (℟. Bénissez.)
BENIS nous, Seigneur, et les dons qui viennent de Toi, par lesquels, de Ta largesse, nous sommes rassasiés. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Ante prandium: Avant le déjeuner :
Mensae caelestis participes * faciat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse participer à la table céleste. ℟. Amen.
Ante cenam: Avant le dîner :
Ad cenam vitae aeternae * perducat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse parvenir au festin de la vie éternelle. ℟. Amen.
Benedictio Post Mensam Bénédiction d'après le repas
AGIMUS tibi gratias, omnipotens Deus, pro universis beneficiis tuis, * qui vivis et regnas in saecula saeculorum. ℟. Amen. Nous Te rendons-grâces, Dieu tout puissant, pour tous Tes bienfaits, Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. ℟. Amen.
℣. Deus det nobis suam pacem. ℣. Que Dieu nous donne Sa paix.
℟. Et vitam aeternam. ℟. Amen. ℟. Et la vie éternelle. Amen.
 Rosarium  Rosaire
Initium Commencement
Signum crucis Signe de croix
Romae: A Rome :
℣. Domine, labia mea aperies,
℟. Et os meum annuntiabit laudem tuam.
℣. Deus in adiutorium meum intende,
℟. Domine ad adiuvandum me festina.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres,
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
℣. Dieu, viens à mon aide,
℟. Seigneur, vite à mon secours.
Ad Crucem: Sur la croix :
Symbolum Apostolorum Symbole des apôtres
Ad grana maiora: Sur les gros grains :
Oratio Dominica (Pater noster) Prière du Seigneur (Notre Père)
Ad grana minora: Sur les petits grains :
Ave Maria Je vous salue Marie
Ad finem decadum: A la fin de chaque dizaine :
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
Le Vendredi saint on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem.
℣. Mortem autem crucis.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort.
℣. Et la mort de la croix.
Le Samedi saint, on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis.
℣. Propter quod et Deus exaltavit illum: et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix.
℣. C'est pourquoi Dieu L'a exalté : et Il Lui a donné le Nom qui est au dessus de tout Nom.
Oratio Fatima Prière de Fatima
O MI IESU, dimitte nobis debita nostra, libera nos ab igne inferni, conduc in caelum omnes animas, praesertim illas quae maxime indigent misericordia tua. O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l'enfer, et conduis au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Ta sainte miséricorde.
Meditationes Rosarii Méditations du Rosaire
In feria secunda et sabbato Le lundi et le samedi
I. Mysteria Gaudiosa I. Mystères joyeux
1. Quem, Virgo, concepisti. [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Quem visitando Elisabeth portasti. [Lc 1,39-45]
3. Quem, Virgo, genuisti. [Lc 2,6-12]
4. Quem in templo praesentasti. [Lc 2,25-32]
5. Quem in templo invenisti. [Lc 2,41-50]
1. Annonciation [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Visitation [Lc 1,39-45]
3. Nativité [Lc 2,6-12]
4. Présentation au Temple [Lc 2,25-32]
5. Recouvrement au Temple [Lc 2,41-50]
In feria quinta Le jeudi
II. Mysteria Luminosa II. Mystères lumineux
1. Qui apud Iordanem baptizatus est. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Qui ipsum revelavit apud Canense matrimonium. [In 2,1-11]
3. Qui Regnum Dei annuntiavit. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. Qui transfiguratus est. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. Qui Eucharistiam instituit.[In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
1. Le Baptême au Jourdain. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Les Noces de Cana. [In 2,1-11]
3. L'annonce du Royaume. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. La Transfiguration. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. L'institution de l'Eucharistie. [In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
In feria tertia et feria sexta Le mardi et le vendredi
III. Mysteria dolorosa III. Mystères douloureux
1. Qui pro nobis sanguinem sudavit. [Lc 22,39-46]
2. Qui pro nobis flagellatus est. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Qui pro nobis spinis coronatus est. [In 19,1-8]
4. Qui pro nobis crucem baiulavit. [In 19,16-22]
5. Qui pro nobis crucifixus est. [In 19,25-30]
1. L'Agonie au jardin des oliviers. [Lc 22,39-46]
2. Le Flagellation. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Le Couronnement d'épines. [In 19,1-8]
4. Le Portement de Croix. [In 19,16-22]
5. La Crucifixion. [In 19,25-30]
In feria quarta et Dominica Le mercredi et le dimanche
IV. Mysteria gloriosa IV. Mystères glorieux
1. Qui resurrexit a mortuis. [Mc 16,1-7]
2. Qui in caelum ascendit. [Lc 24,46-53]
3. Qui Spiritum Sanctum misit. [Acta 2,1-7]
4. Qui te assumpsit. [Ps 16,10]
5. Qui te in caelis coronavit. [Apoc 12,1]
1. La Résurrection. [Mc 16,1-7]
2. L'Ascension. [Lc 24,46-53]
3. L'Effusion de l'Esprit Saint à la Pentecôte. [Acta 2,1-7]
4. L'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. [Ps 16,10]
5. Le Couronnement aux cieux de la Bienheureuse Vierge Marie. [Apoc 12,1]
Orationes ad Finem Rosarii Dicendae Prières dites à la fin de la récitation du Rosaire
Salve Regina Salve Regina
℣. Ora pro nobis, Sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
℣. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.
℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
DEUS, cuius Unigenitus per vitam, mortem et resurrectionem suam nobis salutis aeternae praemia comparavit, concede, quaesumus: ut haec mysteria sacratissimo beatae Mariae Virginis Rosario recolentes, et imitemur quod continent, et quod promittunt assequamur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
O DIEU, qui, par la vie, la mort et la résurrection de Ton Fils unique, nous a obtenu les récompenses du salut éternel, accorde-nous, nous T'en supplions, qu'en méditant sur les mystères du très saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge-Marie, nous imitions ce qu'ils contiennent et obtenions ce qu'ils promettent. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
 Gloria Patri Gloire au Père (Doxologie) 
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
ACTUS CONTRITIONIS ACTE DE CONTRITION
DEUS meus, ex toto corde paenitet me omnium meorum peccatorum, eaque detestor, quia peccando, non solum poenas a Te iuste statutas promeritus sum, sed praesertim quia offendi Te, summum bonum, ac dignum qui super omnia diligaris. Ideo firmiter propono, adiuvante gratia Tua, de cetero me non peccaturum peccandique occasiones proximas fugiturum. Amen. Mon Dieu, de tout mon coeur je fais pénitence pour tous mes péchés. Je les déteste non seulement à cause de Tes justes punitions auxquelles je suis promis, mais surtout parce que je T'ai offensé, Toi qui es infiniment bon et qui es digne de tout mon amour. Je prends donc la ferme résolution, avec l'aide de Ta grâce, de ne plus pécher et de fuir les occasions proches de pécher. Amen.
Oratio ante colligationem in interrete Prière avant de se connecter à l'internet.
OMNIPOTENS aeterne Deus, qui nos secundum imaginem Tuam plasmasti, et omnia bona, vera, pulchra, praesertim in divina persona Unigeniti Filii Tui Domini nostri Iesu Christi, quaerere iussisti, praesta quaesumus ut, per intercessionem Sancti Isidori, Episcopi et Doctoris, in peregrinationibus per interrete factis et manus oculosque ad quae Tibi sunt placita intendamus et omnes quos convenimus cum caritate ac patientia accipiamus. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen. Dieu Éternel et Tout Puissant qui nous a créés à Ton image et nous ordonne de rechercher ce qui est bon, vrai et beau, spécialement dans la personne divine de Ton Fils unique notre Seigneur Jésus Christ, nous T’implorons par l’intercession de Saint Isidore Évêque et Docteur de nous aider pendant nos voyages à travers l’Internet à diriger nos mains et nos yeux vers ce qui T’est agréable, et à accueillir avec charité et patience tous ceux que nous rencontrerons. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Oratio S. Thomae Aquinatis ante studium Prière de S. Thomas d'Aquin avant l'étude
Creátor ineffábilis, qui de thesáuris sapiéntiæ tuæ tres Angelórum hiearchías designásti et eas super cœlum empýreum miro órdine collocásti, atque univérsi partes elegantíssime distribuísti: Tu, inquam, qui verus fons lúminis et sapiéntiæ díceris ac superéminens princípium, infúndere dignéris super intelléctus mei ténebras tuæ rádium claritátis, dúplices, in quibus natus sum, a me rémovens ténebras, peccátum scílicet et ignorántiam. Tu, qui linguas infántium facis disértas, linguam meam erúdias atque in lábiis meis grátiam tuæ benedictiónis infúndas. Da mihi intelligéndi acúmen, retinéndi capacitátem, addiscéndi modum et facilitátem, interpretándi subtilitátem, loquéndi grátiam copiósam. Ingréssum ínstruas, progréssum dírigas, egréssum cómpleas. Tu, qui es verus Deus et Homo, qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. Amen. Créateur ineffable, qui, des trésors de Ta sagesse, a formé les trois hiérachies des anges, les a placées au-dessus des cieux dans un ordre merveilleux, et a façonné et distribué de façon exquise toutes les parties de l'univers ; Toi qui es la vraie source de la lumière et de la sagesse et leur principe suréminent, daigne répandre Ta clarté sur l’obscurité de mon intelligence ; chasse de moi les ténèbres du péché et de l’ignorance. Donne-moi : la pénétration pour comprendre, la mémoire pour retenir, la méthode et la facilité pour apprendre, la lucidité pour interpréter, une grâce abondante pour m’exprimer. Aide le commencement de mon travail, diriges-en le progrès, couronnes-en la fin. Toi, qui es vrai Dieu et vrai homme, et qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Ordo liturgique du jeudi 12 décembre 2019 au samedi 11 janvier 2020

jeudi 12 décembre 2019
Feria V - Hebdomada II Adventus

FERIE ou B. Mariae Virg. De Guadalupe, memoria ad libitum.
Notre Dame de Guadaloupe
Apparition au Mexique en 1531 à Juan Diego, image imprimée sur son vêtement - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 13 décembre 2019
Feria VI - Hebdomada II Adventus

S. Luciae, virginis et martyris, Memoria.

Ste Lucie, vierge et martyre
Vierge et martyre à Syracuse. Vénérée spécialement dans les pays nordiques (†304) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 14 décembre 2019
Sabbato - Hebdomada II Adventus

S. Ioannis a Cruce, presbyteri et Ecclesiae doctoris, Memoria.

St Jean de la Croix, prêtre et docteur de l'Église
Carme, maître spirituel, auteur de Vive Flamme d'Amour, docteur de l'Église (†1591) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 15 décembre 2019
Dominica - Hebdomada III Adventus

Dominica III Adventus.

Ste Marie Crucifiée de Rose
Fondatrice des servantes de la charité. Elle soigna les malades du choléra lors d'une épidémie en Lombardie (†1855) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 16 décembre 2019
Feria II - Hebdomada III Adventus

FERIE
Bx Honoré de Biala
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 17 décembre 2019
Feria III - Hebdomada III Adventus

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St Joseph Manyamet y Vivès
Prêtre à Barcelone, fondateur de deux instituts enseignants. Il fut à l'origine de l'église de la Sainte-Famille (†1901) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 18 décembre 2019
Feria IV - Hebdomada III Adventus

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St Gatien, évêque
Fondateur de l'église de Tours et son premier évêque (†IIIème siècle) - Martyrologe du jour
Quatre temps de l'Avent
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 19 décembre 2019
Feria V - Hebdomada III Adventus

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Bx Urbain V, pape
Un des sept papes d'Avignon, il ramena le siège de la papauté à Rome (†1370) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 20 décembre 2019
Feria VI - Hebdomada III Adventus

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Bx Vincent Romano
Prêtre à Naples, il aida la population à reconstruire la ville en partie détruite par une irruption du Vésuve (†1831) - Martyrologe du jour
Quatre temps de l'Avent Abstinence
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 21 décembre 2019
Sabbato - Hebdomada III Adventus

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St Pierre Canisius, prêtre et docteur de l'Église
Prêtre et docteur de l’Église (†1597) - Martyrologe du jour
Quatre temps de l'Avent
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 22 décembre 2019
Dominica - Hebdomada IV Adventus

Dominica IV Adventus.

Ste Françoise-Xavière Cabrini
Missionnaire du Sacré-Cœur aux USA, "Mère des émigrants", son activité fut intense en Amérique et en Europe (†1917) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 23 décembre 2019
Feria II - Hebdomada IV Adventus

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St Jean de Kenty, prêtre
Prêtre, théologien, il combattit les erreurs de Jean Hus. Professeur à Cracovie, il fut proche des pauvres (†1473) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 24 décembre 2019
Feria III -

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St Bartolomé-Marie Dalmonte
Prêtre à Bologne, prédicateur, guide spirituel des prêtres et des séminaristes (†1778) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 25 décembre 2019
Feria IV - Infra octavam Nativitatis

IN NATIVITATE DOMINI, Sollemnitas.

NATIVITÉ DU SEIGNEUR
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 26 décembre 2019
Feria V - Infra octavam Nativitatis

S. Stephani, protomartyris, Festum.

St Étienne, protomartyr
Diacre et 1er martyr de l'Église († vers 35) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 27 décembre 2019
Feria VI - Infra octavam Nativitatis

S. Ioannis, apostoli et evangelistae, Festum.

St Jean, apôtre et évangéliste
Disciple bien-aimé, apôtre et évangéliste († vers 100) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 28 décembre 2019
Sabbato - Infra octavam Nativitatis

Ss. Innocentium, martyrum, Festum.

Les Saints Innocents, martyrs
Martyrs quelques temps après la naissance de Jésus - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 29 décembre 2019
Dominica - Infra octavam Nativitatis

SANCTAE FAMILIAE IESU, MARIAE ET IOSEPH, Festum.

St Thomas Becket, évêque et martyr
Chancelier du roi Henri II, archevêque de Cantorbéry, il défendit l'indépendance de l'Église. Il fut tué dans sa cathédrale en 1170 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 30 décembre 2019
Feria II - Infra octavam Nativitatis

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Bx Jean-Marie Boccardo, Pretre
Fondateur d'une congrégation de religieuses soignantes et enseignantes, - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 31 décembre 2019
Feria III - Infra octavam Nativitatis

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St Sylvestre 1er, pape
Pape sous Constantin, il fut le constructeur des premières basiliques romaines (†335) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 1 janvier 2020
Feria IV - Infra octavam Nativitatis

In octava Nativitatis SOLLEMNITAS SANCTAE DEI GENITRICIS MARIAE, Sollemnitas.

Octave de la Nativité SOLENNITE DE LA SAINTE MERE DE DIEU, MARIE
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 2 janvier 2020
Feria V - Hebdomada II post Nativitatem

Ss. Basilii et Gregorii Nazianzeni, episcoporum et Ecclesiae doctorum, Memoria.

Sts. Basile et Grégoire de Naziance, évêques et docteurs de l'Église
Évêques et docteurs de l’Église (†379) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 3 janvier 2020
Feria VI - Hebdomada II post Nativitatem

FERIE ou S. Genofevae, virginis, memoria ad libitum.
Très Saint Nom de Jésus
- Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 4 janvier 2020
Sabbato - Hebdomada II post Nativitatem

FERIE
Ste Angèle de Foligno
Mère de famille du tiers ordre franciscain, elle fut favorisée de grâces exceptionnelles (†1309) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 5 janvier 2020
Dominica - Hebdomada III post Nativitatem

IN EPIPHANIA DOMINI, Sollemnitas.

St Jean Népomucène Neumann
Évêque de Philadelphie, apôtre des émigrés (†1860) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 6 janvier 2020
Feria II - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE
EPIPHANIE DU SEIGNEUR
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 7 janvier 2020
Feria III - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE ou S. Raimundi de Penyafort, presbyteri, memoria ad libitum.
St Raymond de Penyafort, prêtre.
Dominicain, il codifia le droit ecclésiastique (†1275) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 8 janvier 2020
Feria IV - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE
St Séverin de Norique
Moine, protecteur de l'Autriche et de la Bavière - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 9 janvier 2020
Feria V - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE
Bx Casimir Grelewski
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 10 janvier 2020
Feria VI - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE
St Grégoire de Nysse
Évêque, père de l'Église, un des grands maîtres spirituels de tous les temps (†710) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 11 janvier 2020
Sabbato - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE
St Thomas de Cori
Franciscain, grand prédicateur, il se fit serviteur de ses frères (†1729) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
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