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Martyrologe du dimanche 12 avril 2020 - DIMANCHE DE LA RESURRECTION

Martyrologe
Dimanche de Pâques et de la Résurrection du Seigneur
Ce jour, que fit le Seigneur, est la solennité des solennités et notre Pâque : la Résurrection de notre Sauveur Jésus-Christ selon la chair.
Le 12 avril
1. À Fermo dans les Marches, sainte Vissia, vierge et martyre.
2. À Rome, au cimetière de Calépode, au troisième mille sur la voie Aurélienne, en 352, la mise au tombeau du pape saint Jules Ier, qui garda fermement la foi catholique, alors que sévissaient les ariens, prit la défense de saint Athanase contre les attaques de ses ennemis, l’accueillit quand il fut exilé et prit soin de convoquer dans cette affaire le Concile de Sardique.
3. À Vérone en Vénétie, vers 372, saint Zénon, évêque, dont les travaux et la prédication conduisirent la ville au baptême.
4. En Cappadoce, l’an 372, saint Sabas le Goth, martyr. Alors qu’Athanaric, roi des Goths, poursuivait les chrétiens, parce qu’il refusait les aliments immolés aux idoles, il subit de cruels tourments et fut jeté dans un fleuve, le troisième jour après la célébration de la Pâque.
5. À Gap en Provence, après 517, saint Constantin, évêque.
6. À Pavie en Lombardie, l’an 697, saint Damien, évêque, dont la lettre sur la foi orthodoxe au sujet de la volonté et de l’opération dans le Christ fut lue au troisième Concile de Constantinople.
7*. À Parion dans l’Hellespont, en 735, saint Basile, évêque, qui, à cause du culte des saintes images, endura les verges, les chaînes et l’exil.
8*. Dans le Ponthieu, en 742, saint Erkembode, abbé de Sithiu, qui succéda à saint Bertin et fut en même temps évêque de Thérouanne.
9*. Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1050, saint Alfier, fondateur et premier abbé de ce monastère. Auparavant conseiller de Guimard, duc de Salerne, il devint à Cluny disciple de saint Odilon et apprit avec exactitude l’observance de la vie monastique.
10*. Au monastère de Belém près de Lisbonne, au XIVe siècle, le bienheureux Laurence (Lauréntii), prêtre de l’Ordre de Saint-Jérôme, vers qui accouraient en grand nombre les pénitents, en raison de sa profonde piété.
11. À Los Andes au Chili, en 1920, sainte Thérèse de Jésus (Jeanne Fernandez Solar), vierge. Novice chez les Carmélites déchaussées, elle offrit à Dieu sa vie, comme elle le disait, pour le monde pécheur, et mourut du typhus dans sa vingtième année.
12. À Naples, en 1927, saint Joseph Moscati. Médecin, il accomplit une œuvre d’assistance quotidienne et infatigable aux malades, sans aucune relâche, sans demander le moindre argent aux pauvres, et en soignant les corps, il se souciait aussi des âmes avec beaucoup de charité
13. À San José, sur le territoire de Chilpancingo au Mexique, en 1927, saint David Uribe, prêtre et martyr, qui pendant la persécution religieuse en ce pays, fut tué d’un coup de revolver dans la nuque.

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Invitatoire du dimanche 12 avril 2020 - DIMANCHE DE LA RESURRECTION

Infra octavam Paschae Dans l'octave de Pâques
Feria III Mardi
DOMINICA RESURRECTIONIS DIMANCHE DE LA RESURRECTION
Sollemnitas Solennité
Ad Invitatorium
Ad Invitatorium
A la liturgie lue :
Ante Officium quod a solo persolvitur, dici potest sequens oratio:Avant l'office récité seul, on peut dire la prière suivante :
Aperi, Dómine, os meum ad benedicéndum nomen sanctum tuum; munda cor meum ab ómnibus vanis, pervérsis et aliénis cogitatiónibus; intelléctum illúmina, afféctum inflámma, ut digne, atténte ac devóte hoc Offícium recitáre váleam, et exaudíri mérear ante conspéctum divínæ maiestátis tuæ. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.Ouvre mes lèvres, Seigneur, afin qu’elles bénissent Ton saint Nom, purifie aussi mon cœur de toute pensée vaine, mauvaise, étrangère. Éclaire mon intelligence, enflamme mon amour, afin que je puisse réciter cet office avec respect, attention et dévotion, et mériter d’être exaucé en présence de Ta divine majesté. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
℣. Dómine, lábia mea apéries. ℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.℣. Seigneur, ouvre mes lèvres. ℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Psalmus 94 (95)Psaume 94 (95)
Invitatio ad laudem DeiInvitation à la louange de Dieu
Adhortamini vosmetipsos per singulos dies, donec illud «hodie» vocatur (Hebr 3, 13).Exhortez-vous mutuellement chaque jour, tant que vaut cet « aujourd'hui ».
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Veníte, exsultémus Dómino; iubilémus Deo salutári nostro. Præoccupémus fáciem eius in confessióne et in psalmis iubilémus ei.Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut. Accourons devant Sa face dans l'action de grâce, dans des psaumes, jubilons pour Lui.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Quóniam Deus magnus Dóminus et rex magnus super omnes deos. Quia in manu eius sunt profúnda terræ, et altitúdines móntium ipsíus sunt. Quóniam ipsíus est mare, et ipse fecit illud, et siccam manus eius formavérunt. Parce que le Seigneur est le grand Dieu ; le grand Roi au-dessus de tous les dieux. Car dans Sa main sont les profondeurs de la terre, et que les hauteurs des montagnes sont à Lui. Parce qu'à Lui est la mer, et que c'est Lui-même qui l'a faite, et que Ses mains ont formé le continent.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Veníte, adorémus et procidámus et génua flectámus ante Dóminum, qui fecit nos, quia ipse est Deus noster, et nos pópulus páscuæ eius et oves manus eius. Venez, adorons, prosternons - nous devant Dieu, et fléchissons les genoux devant le Seigneur qui nous a faits, parce que Lui-même est notre Dieu, et que nous sommes Son peuple et les brebis de Sa main.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Utinam hódie vocem eius audiátis: «Nolíte obduráre corda vestra, sicut in Meríba secúndum diem Massa in desérto, ubi tentavérunt me patres vestri: probavérunt me, etsi vidérunt ópera mea. Si seulement aujourd'hui, vous entendiez Sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs, comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où Me tentèrent vos pères ; ils M'éprouvèrent, alors qu'ils avaient vu Mes oeuvres.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Quadragínta annis tæduit me generatiónis illíus, et dixi: Pópulus errántium corde sunt isti. Et ipsi non cognovérunt vias meas; ídeo iurávi in ira mea: Non introíbunt in réquiem meam». Pendant quarante ans, J'ai été le dégoût de cette génération et J'ai dit : ils sont un peuple errant de coeur ; et eux, ils n'ont point connu Mes voies : c'est pourquoi Je leur ai juré dans Ma colère, ils n'entreront pas dans Mon repos.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.

Si le psaume 94 est récité pendant la liturgie de ce jour, à une des heures suivantes, on peut prendre un autre psaume comme invitatoire, au choix :
vel:ou :
Psalmus 99 (100)Psaume 99 (100)
Gaudium in templum ingredientiumJoie de l’entrée dans le temple
Redemptos iubet Dominus victoriæ carmen canere (S. Athanasius). Le Seigneur invite les rachetés à entonner un chant de victoire (S. Athanase).
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Iubiláte Dómino, omnis terra, * servíte Dómino in lætítia; introíte in conspéctu eius * in exsultatióne. Acclamez Dieu, toute la terre; servez le Seigneur avec joie. Entrez en Sa présence * avec allégresse.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Scitóte quóniam Dóminus ipse est Deus;  ipse fecit nos, et ipsíus sumus, * pópulus eius et oves páscuæ eius. Sachez que c'est le Seigneur qui est Dieu; c'est Lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes. Nous sommes Son peuple, et les brebis de Son pâturage.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Introíte portas eius in confessióne,  átria eius in hymnis, * confitémini illi, benedícite nómini eius. Franchissez Ses portes avec des louanges, Ses parvis en chantant des hymnes; célébrez-le, bénissez Son nom.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Quóniam suávis est Dóminus;  in ætérnum misericórdia eius, * et usque in generatiónem et generatiónem véritas eius. car le Seigneur est suave; Sa miséricorde est éternelle, * et Sa vérité demeure de génération en génération.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
vel:ou :
Psalmus 66 (67)Psaume 66 (67)
Omnes gentes Domino confiteanturToutes les nations rendront gloire au Seigneur
Notum sit vobis quoniam gentibus missum est hoc salutare Dei (Act 28, 28).Sachez que le salut de Dieu a été envoyé aux gentils (Act 28, 28).
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Deus misereátur nostri et benedícat nobis; * illúminet vultum suum super nos, ut cognoscátur in terra via tua, * in ómnibus géntibus salutáre tuum. Que Dieu nous soit favorable et qu'Il nous bénisse; qu'Il illumine sur nous Son visage, afin que l'on connaisse sur la terre Ta voie, et parmi toutes les nations Ton salut.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Læténtur et exsúltent gentes,  quóniam iúdicas pópulos in æquitáte * et gentes in terra dírigis. Que les peuples Te louent, ô Dieu ; que les peuples Te louent tous. Que les nations se réjouissent, qu'elles soient dans l'allégresse ; car Tu juges les peuples avec droiture, et Tu conduis les nations sur la terre.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Terra dedit fructum suum; * benedícat nos Deus, Deus noster, benedícat nos Deus, * et métuant eum omnes fines terræ. Que les peuples Te louent, ô Dieu, que les peuples Te louent tous. La terre a donné son fruit ; que nous bénisse Dieu, notre Dieu, que Dieu nous bénisse, et que toutes les extrémités de la terre Le révèrent.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
vel:ou :
Psalmus 23 (24)Psaume 23 (24)
Domini in templum adventusAvènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu’il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo. Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum. Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent. Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius? Innocens mánibus et mundo corde,  qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum. Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo. Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur. Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur. Telle est la race de ceux qui Le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Surréxit Dóminus vere, allelúia.Ant. Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Psalmus cum sua antiphona, pro opportunitate, omitti potest quando Invitatorium Laudibus matutinis præponendum est. Le psaume [invitatoire] avec son antienne, si c'est opportun, peut être omis lorsque l'invitatoire précède immédiatement les Laudes du matin.

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Vigiles (OSB) du dimanche 12 avril 2020 - DIMANCHE DE LA RESURRECTION

Infra octavam Paschae Dans l'octave de Pâques
Dominica Dimanche
DOMINICA RESURRECTIONIS DIMANCHE DE LA RESURRECTION
Sollemnitas Solennité
Ad Vigilas
Ad Vigilias

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Evangile commenté du dimanche 12 avril 2020 - DIMANCHE DE LA RESURRECTION

Infra octavam Paschae Dans l'octave de Pâques
Dominica Dimanche
DOMINICA RESURRECTIONIS DIMANCHE DE LA RESURRECTION
Sollemnitas Solennité
Ad missam in vigilia Ad missam in vigilia
 Evangelium  Evangile
 Léctio sancti Evangélii secúndum Matthǽum (28,1-10)  
Sero autem post sábbatum, cum illucésceret in primam sábbati, venit María Magdaléne et áltera María vidére sepúlcrum. Et ecce terne motus factus est magnus: ángelus enim Domini descéndit de cælo et accédens revólvit lápidem et sedébat super eum. Erat autem aspéctus eius sicut fulgur et vestiméntum eius cándidam sicut nix. Præ timóre autem eius extérriti sunt custódes et facti sunt velut mórtui. Respóndens autem angelus dixit muliéribus: « Nolite timére vos scio enim quod Iesum qui crucifixus est quǽritis. Non est bic: surréxit enim sicut dixit. Venite, vidéte locum uhi positus erat. Et cito euntes dicite discipulus eius: Surréxit a mórtuis, et ecce præcédit vos in Galillǽeam, ibi eum vidébitis. Ecce dixi vobis ». Et exeúntes cito de monuménto cum timóre et magno gáudio, cucurrérunt nuntiáre discípulis eius. Et ecce lesus occúrrit illis dicens: « Avéte » . Illæ autem accessérunt et tenuérunt pedes eius et adoravérunt eum. Tunc ait illis lesus: « Nolite timére; ite, nuntiáte frátribus meis ut eant in Galilǽam et ibi me vidébunt ». Le sabbat passé, lorsque le premier jour de la semaine commençait à luire, Marie-Madeleine et l'autre Marie vinrent pour voir le sépulcre. Et voici qu'il se fit un grand tremblement de terre; car un Ange du Seigneur descendit du Ciel, et s'approchant, il renversa la pierre et s'assit dessus. Son visage était comme l'éclair, et son vêtement comme la neige. A cause de lui les gardes furent atterrés d'effroi, et devinrent comme morts. Mais l'Ange, prenant la parole, dit aux femmes: Ne craignez point, vous; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. Il n'est point ici; car Il est ressuscité, comme Il l'avait dit. Venez, et voyez le lieu où le Seigneur avait été mis. Et hâtez-vous d'aller dire à Ses disciples qu'Il est ressuscité, et voici qu'Il vous précède en Galilée; c'est là que vous Le verrez. Voici, je vous l'ai prédit. Elles sortirent aussitôt du sépulcre, avec crainte et avec une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à Ses disciples. Et voici que Jésus vint au-devant d'elles, en disant: Je vous salue.Elles s'approchèrent, et embrassèrent Ses pieds et L'adorèrent. Alors Jésus leur dit: Ne craignez point; allez, dites à Mes frères de partir pour la Galilée; c'est là qu'ils Me verront.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Commentaire de l'Evangile par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes.
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Ad missam in die Ad missam in die
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem (20, 1-9)
Prima sabbatórum María Magdaléne venit mane, cum adhuc ténebrae essent, ad monuméntum et videt lápidem sublátum a monuménto. Currit ergo et venit ad Simónem Petrum et ad álium discípulum, quem amábat Iésus, et dicit eis: " Tulérunt Dóminum de monuménto, et nescímus, ubi posuérunt eum! ". Éxiit ergo Petrus et ille álius discípulus, et veniébant ad monuméntum. Currébant autem duo simul, et ille álius discípulus praecucúrrit cítius Petro et venit primus ad monuméntum; et cum se inclinásset, videt pósita linteámina, non tamen introívit. Venit ergo et Simon Petrus sequens eum et introívit in monuméntum; et videt linteámina pósita et sudárium, quod fúerat super caput eíus, non cum linteamínibus pósitum, sed separátim involútum in unum locum. Tunc ergo introívit et alter discípulus, qui vénerat primus ad monuméntum, et vidit et crédidit. Nondum enim sciébant Scriptúram, quia opórtet eum a mórtuis resúrgere. Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine vint au sépulcre dès le matin, comme les ténèbres régnaient encore ; et elle vit que la pierre avait été ôtée du sépulcre. Elle courut donc, et vint auprès de Simon-Pierre, et de l’autre disciple que Jésus aimait. Et elle leur dit : Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l’ont mis. Pierre sortit donc avec cet autre disciple, et ils allèrent au sépulcre. Ils couraient tous deux ensemble ; mais cet autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre. Et s’étant baissé, il vit les linceuls posés à terre ; cependant, il n’entra pas. Simon-Pierre, qui le suivait, vint aussi, et entra dans le sépulcre ; et il vit les linceuls posés à terre, et le suaire, qu’on avait mis sur sa tête, non pas posé avec les linceuls, mais roulé à part, dans un autre endroit. Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi ; et il vit, et il crut. Car ils ne savaient pas encore, d’après l’Ecriture, qu’il fallait qu’il ressuscitât d’entre les morts.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Commentaire de l'Evangile par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes.
Le premier jour de la semaine, dit saint Jean, Marie de Magdala se rendit, avant l'aube, au tombeau. Sans doute on peut supposer que les saintes femmes n'y allèrent pas toutes ensemble, mais par petits groupes ou même isolément, et qu'il y eut, ce matin-là, bien des allées et venues de Jérusalem au sépulcre. Et il est vraisemblable que saint Jean met en scène la seule Marie-Madeleine parce qu'elle vint seule et la première au tombeau. Dès son arrivée, elle vit la pierre déplacée, et reconnut que le sépulcre était vide. Et tandis que les autres saintes femmes approchaient, à leur tour, Marie rebroussa chemin, afin de porter la nouvelle aux deux apôtres qui avaient un titre spécial à être avisés : Simon Pierre et le disciple que Jésus aimait. Marie vint leur dire : « On a enlevé le Seigneur du tombeau, et nous ne savons où on l'a mis ! » (Ce pluriel suppose peut-être la présence des autres saintes femmes.)
En toute hâte, les deux disciples se rendent au sépulcre. Ensemble ils courent, mais saint Jean, le plus jeune, devance Pierre et arrive le premier. Il s'incline pour observer l'intérieur du tombeau, voit les bandelettes déposées sur le sol, mais n'entre pas. Est-ce parce qu'il juge son inspection suffisante ? ou bien veut-il réserver à Pierre, par une déférence affectueuse, l'honneur d'entrer le premier ? On peut supposer aussi une part d'anxiété, selon cette disposition du cœur humain qui nous porte à retarder notre joie, à trembler devant notre bonheur : on craint qu'il n'y ait mécompte, et qu'il ne faille ensuite revenir en arrière. Saint Grégoire, fidèle à son point de vue allégorique, estime que saint Jean représentait la Synagogue et saint Pierre le peuple des gentils. Bientôt, Pierre arriva ; et il entra, lui : un simple coup d'oeil ne lui suffisait pas. Il explora avec attention la demi-obscurité du sépulcre, il aperçut les bandelettes, et une conclusion lui vint tout naturellement à l'esprit. Ceux qui auraient voulu s'emparer du corps l'eussent à coup sûr pris tel quel, sans se donner la peine très superflue de dérouler les bandelettes et de les ranger avec soin. Bien plus : le suaire qui couvrait la tête du Seigneur était plié à part, dans un angle du sépulcre. Il n'y avait donc ni larcin, ni trace de précipitation quelconque. La main des anges, qui avait roulé la pierre, après la Résurrection, avait aussi recueilli et rangé avec respect les linges qui enveloppaient les membres sacrés du Sauveur. Sans doute saint Pierre fit observer à saint Jean tous ces détails. Le disciple bien-aimé entra à son tour ; il vit et il crut.
Jusqu'alors, dit l'évangile, ils n'avaient pas compris le sens de l'Écriture, là où elle nous apprend qu'il faut que le Christ ressuscite d'entre les morts. Ils savaient ce que c'est que la résurrection : il y en avait des exemples dans l'Ancien Testament, et déjà, dans le Nouveau ; à plusieurs reprises, ils avaient entendu leur Maître annoncer sa Passion et sa Résurrection le troisième jour ; mais leur intelligence n'apercevait pas la liaison des souffrances et de la gloire, les souffrances comme condition de la gloire, l'héritage acquis au Fils de Dieu par ses douleurs. La trame de la pensée divine leur apparut alors. Sans peut-être comprendre le mystère comme saint Paul devait l'exposer dans la suite, ils donnèrent son vrai sens à un ensemble de paroles et d'événements inexpliqués pour eux jusqu'alors, et se reposèrent sur Dieu de l'accomplissement ultérieur. A vrai dire, saint Jean ne nous parle explicitement que de la lumière qui lui fut donnée : mais on peut conjecturer de son récit que saint Pierre commença dès lors à croire ; saint Luc (xxiv, 12) nous le montre s'en retournant étonné et pensif.

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Laudes du dimanche 12 avril 2020 - DIMANCHE DE LA RESURRECTION

Infra octavam Paschae Dans l'octave de Pâques
Dominica Dimanche
DOMINICA RESURRECTIONIS DIMANCHE DE LA RESURRECTION
Sollemnitas Solennité
Ad Laudes matutinas
Aux Laudes du matin
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Auróra lucis rútilat, L'Aurore éclate de lumière :
cælum resúltat láudibus, le ciel résonne de louanges,
mundus exsúltans iúbilat, le monde exulte d'allégresse,
gemens inférnus úlulat, l'Enfer gémit et se lamente.
Cum rex ille fortíssimus, Car notre roi si valeureux
mortis confráctis víribus, a brisé les forces de Mort ;
pede concúlcans tártara foulant de Son pied les Enfers,
solvit caténa míseros. Il libère les malheureux.
Ille, quem clausum lápide Lui, que les soldats vigilants
miles custódit ácriter, gardaient enfermé sous la pierre,
triúmphans pompa nóbili, Il triomphe en noble cortège,
victor surgit de fúnere. et surgit vainqueur du trépas.
Inférni iam gemítibus Il a mis fin dans les ténèbres
solútis et dolóribus, à toutes plaintes et douleurs.
quia surréxit Dóminus L'ange resplendissant proclame
respléndens clamat ángelus. la résurrection du Seigneur.
Esto perénne méntibus Demeure, ô Jésus, pour les âmes,
paschále, Iesu, gáudium, la joie pascale à tout jamais.
et nos renátos grátiæ A la grâce, nous renaissons ;
tuis triúmphis ággrega. dans Ton triomphe entraîne-nous.
Iesu, tibi sit glória, Toute gloire à Toi, ô Jésus,
qui morte victa prænites, glorieux vainqueur de la mort;
cum Patre et almo Spíritu, même gloire au Père, à l'Esprit,
in sempitérna sæcula. Amen. à travers les siècles sans fin. Amen.
Ant. 1 Surréxit Christus et illúxit pópulo suo, quem redémit sánguine suo, allelúia.Ant. 1 Le Christ est ressuscité et S'est mis à briller sur Son peuple, qu'Il a racheté par Son sang, alléluia.
Psalmus 62 (63) Psaume 62 (63)
Anima Dominum sitiens Mon âme a soif du Seigneur
Ad Deum vigilat, qui opera noctis reicit. Il veille pour Dieu, celui qui s'écarte des œuvres ténébreuses.
Deus, Deus meus es tu, * ad te de luce vígilo. O Dieu, Tu es mon Dieu, je Te cherche dès l'aurore.
Sitívit in te ánima mea, * te desiderávit caro mea. Mon âme a soif de Toi, ma chair languit après Toi.
In terra desérta et árida et inaquósa, † sic in sancto appárui tibi, * ut vidérem virtútem tuam et glóriam tuam. Dans une terre aride, desséchée et sans eau, c'est ainsi que je Te contemplais dans le sanctuaire, pour voir Ta puissance et Ta gloire.
Quóniam mélior est misericórdia tua super vitas, * lábia mea laudábunt te. Car Ta grâce est meilleure que la vie : que mes lèvres Te louent.
Sic benedícam te in vita mea * et in nómine tuo levábo manus meas. Ainsi Te bénirai-je toute ma vie, en Ton nom j'élèverai mes mains.
Sicut ádipe et pinguédine repleátur ánima mea, * et lábiis exsultatiónis laudábit os meum. Mon âme est rassasiée, comme de moelle et de graisse; et, la joie sur les lèvres, ma bouche Te loue.
Cum memor ero tui super stratum meum, * in matutínis meditábor de te, Quand je pense à Toi sur ma couche, je médite sur Toi pendant les veilles de la nuit,
quia fuísti adiútor meus, * et in velaménto alárum tuárum exsultábo. car Tu es mon secours, et j'exulte à l'ombre de Tes ailes.
Adhæsit ánima mea post te, * me suscépit déxtera tua. Mon âme est attachée à Toi, Ta droite me soutient.
[Ipsi vero in ruínam quaesiérunt ánimam meam, * introíbunt in inferióra terrae, [Mais eux, cherchent à m'ôter la vie : ils iront dans les profondeurs de la terre.
tradéntur in potestátem gládii, * partes vúlpium erunt. On les livrera au glaive, ils seront la proie des chacals.
Rex vero laetábitur in Deo; † gloriabúntur omnes, qui iúrant in eo, * quia obstrúctum est os loquéntium iníqua.] Et le roi se réjouira en Dieu; quiconque jure par lui se glorifiera, car la bouche des menteurs sera fermée.]
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Surréxit Christus et illúxit pópulo suo, quem redémit sánguine suo, allelúia.Ant. Le Christ est ressuscité et S'est mis à briller sur Son peuple, qu'Il a racheté par Son sang, alléluia.
Ant. 2 Redémptor noster surréxit de sepúlcro: hymnum dicámus Dómino Deo nostro, allelúia.Ant. 2 Notre Rédempteur S'est levé du tombeau, nous dédions cette hymne au Seigneur notre Dieu, alléluia.
Canticum Dan 3, 57-88. 56 AT 41 Cantique Dan 3, 57-88. 56 AT 41
Omnis creatura laudet Dominum Que toute créature loue le Seigneur
Laudem dicite Deo nostro, omnes servi eius (Ap 19, 5). Que soit chantée la louange du Seigneur, par tous ceux qui Le servent (Ap 19, 5).
Benedícite, ómnia ópera Dómini, Dómino, * laudáte et superexaltáte eum in sæcula. Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur, à Lui, louange et grande exaltation dans les siècles !
Benedícite, cæli, Dómino, * benedícite, ángeli Dómini, Dómino. Bénissez le Seigneur, vous, les cieux, vous, les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur.
Benedícite, aquæ omnes, quæ super cælos sunt, Dómino, * benedícat omnis virtus Dómino. Toutes les eaux qui êtes au-dessus des cieux, bénissez le Seigneur; que toute puissance bénisse le Seigneur.
Benedícite, sol et luna, Dómino, * benedícite, stellæ cæli, Dómino. Bénissez le Seigneur, soleil et lune, et vous, les astres du ciel bénissez le Seigneur,
Benedícite, omnis imber et ros, Dómino, * benedícite, omnes venti, Dómino. Bénissez le Seigneur, pluies et rosées, et tous les vents, bénissez le Seigneur.
Benedícite, ignis et æstus, Dómino, * benedícite, frigus et æstus, Dómino. Bénissez le Seigneur, feu et chaleur, bénissez le Seigneur, fraîcheur et froid,
Benedícite, rores et pruína, Dómino, * benedícite, gelu et frigus, Dómino. Bénissez le Seigneur, givre et rosée, bénissez le Seigneur, gel et froid
Benedícite, glácies et nives, Dómino, * benedícite, noctes et dies, Dómino. Bénissez le Seigneur, glace et neige, bénissez le Seigneur, nuits et jours,
Benedícite, lux et ténebræ, Dómino, * benedícite, fúlgura et nubes, Dómino. Bénissez le Seigneur, lumière et ténèbres, bénissez le Seigneur, éclairs et nuées
Benedícat terra Dóminum, * laudet et superexáltet eum in sæcula. Que la terre bénisse le Seigneur, à Lui, louange et grande exaltation dans les siècles !
Benedícite, montes et colles, Dómino, * benedícite, univérsa germinántia in terra, Dómino. Bénissez le Seigneur montagnes et collines, plantes de la terre, bénissez le Seigneur,
Benedícite, mária et flúmina, Dómino, * benedícite, fontes, Dómino. Bénissez le Seigneur mers et fleuves, sources et fontaines bénissez le Seigneur
Benedícite, cete et ómnia quæ movéntur in aquis, Dómino, * benedícite, omnes vólucres cæli, Dómino. Bénissez le Seigneur, baleines et bêtes de la mer, et vous tous, les oiseaux dans le ciel, bénissez le Seigneur,
Benedícite, omnes béstiæ et pécora, Dómino, * benedícite, fílii hóminum, Dómino. Bénissez le Seigneur, fauves et troupeaux, enfants des hommes bénissez le Seigneur.
Bénedic, Israel, Dómino, * laudáte et superexaltáte eum in sæcula. Qu'Israël bénisse le Seigneur. A Lui, louange et grande exaltation dans les siècles !
Benedícite, sacerdótes Dómini, Dómino, * benedícite, servi Dómini, Dómino. Bénissez le Seigneur, vous, les prêtres, et ceux qui servent le Seigneur, bénissez le Seigneur!
Benedícite, spíritus et ánimæ iustórum, Dómino, * benedícite, sancti et húmiles corde, Dómino. Bénissez le Seigneur, esprits et âmes des justes, bénissez le Seigneur saints et humbles de cœur,
Benedícite, Ananía, Azaría, Mísael, Dómino, * laudáte et superexaltáte eum in sæcula. Bénissez le Seigneur Ananias, Azarias et Misaël, A Lui, louange et grande exaltation dans les siècles !
Benedicámus Patrem et Fílium cum Sancto Spíritu; * laudémus et superexaltémus eum in sæcula. Bénissons le Père, et, le Fils avec l'Esprit Saint. A Lui, louange et grande exaltation dans les siècles !
Benedíctus es in firmaménto cæli * et laudábilis et gloriósus in sæcula. Béni sois-Tu, au firmament du ciel : louanges et gloire dans les siècles !
Ant. Redémptor noster surréxit de sepúlcro: hymnum dicámus Dómino Deo nostro, allelúia.Ant. Notre Rédempteur S'est levé du tombeau, nous dédions cette hymne au Seigneur notre Dieu, alléluia.
Ant. 3 Allelúia, resurréxit Dóminus sicut dixit vobis, allelúia.Ant. 3 Alléluia, le Seigneur est ressucité comme Il vous l'avait dit, alléluia.
Psalmus 149 Psaume 149
Exsultatio sanctorum L'exultation des saints
Filii Ecclesiae, filii novi populi exsultent in rege suo: in Christo (Hesychius). Les fils de l'Eglise, les fils du nouveau peuple exultent en leur roi : dans le Christ (Hesychius).
Cantáte Dómino cánticum novum; * laus eius in ecclésia sanctórum. Chantez au Seigneur un cantique nouveau ; qu'Il soit loué dans l'assemblée des saints.
Lætétur Israel in eo, qui fecit eum, * et fílii Sion exsúltent in rege suo. Qu'Israël se réjouisse en Celui qui l'a créé ; que les Fils de Sion soient transportés pour leur Roi.
Laudent nomen eius in choro, * in tympano et cíthara psallant ei, Qu'ils célèbrent Son Nom de concert ; qu'ils le chantent sur les tambourins et les cithares.
quia beneplácitum est Dómino in pópulo suo, * et honorábit mansuétos in salúte. Car le Seigneur se complaît en Son peuple ; Il a sauvé et glorifié les paisibles.
Iúbilent sancti in glória, * læténtur in cubílibus suis. Les saints tressaillent dans la gloire, ils se réjouissent dans leur repos.
Exaltatiónes Dei in gútture eórum * et gládii ancípites in mánibus eórum, La louange de Dieu est sur leurs lèvres, des glaives à deux tranchants sont dans leurs mains.
ad faciéndam vindíctam in natiónibus, * castigatiónes in pópulis, Pour tirer vengeance des nations, pour châtier les peuples.
ad alligándos reges eórum in compédibus * et nóbiles eórum in mánicis férreis, Pour charger de chaînes les pieds de leurs rois, pour mettre aux grands les menottes.
ad faciéndum in eis iudícium conscríptum: * glória hæc est ómnibus sanctis eius. Pour accomplir sur eux la sentence écrite. C'est la gloire qu'Il réserve à tous Ses saints.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Allelúia, resurréxit Dóminus sicut dixit vobis, allelúia.Ant. Alléluia, le Seigneur est ressucité comme Il vous l'avait dit, alléluia.
Lectio brevis (Act 10,40-43)  Lecture brève (Act 10,40-43)
Deus suscitávit Iesum tértia die et dedit eum maniféstum fíeri, non omni pópulo sed téstibus præordinátis a Deo, nobis, qui manducávimus et bíbimus cum illo postquam resurréxit a mórtuis; et præcépit nobis prædicáre pópulo et testificári quia ipse est, qui constitútus est a Deo iudex vivórum et mortuórum. Huic omnes Prophétæ testimónium pérhibent remissiónem peccatórum accípere per nomen eius omnes, qui credunt in eum. Dieu a ressuscité Jésus le troisième jour, et a permis qu'Il Se manifestât, non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d'avance par Dieu; à nous, qui avons mangé et bu avec Lui, après qu'Il est ressuscité d'entre les morts. Et Il nous a ordonné de prêcher et d'attester au peuple que c'est Lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts. Tous les prophètes Lui rendent témoignage que tous ceux qui croient en Lui reçoivent par Son nom la rémission des péchés.
 Responsorium breve Répons bref 
Ant. Et valde mane, una sabbatórum, véniunt ad monuméntum, orto iam sole, allelúia.Ant. Et, le premier jour de la semaine, de grand matin, elles vinrent au sépulcre, le soleil venant de se lever, alléluia
Canticum Evangelicum Lc 1, 68-79 Cantique évangélique (Lc 1,68-79)
De Messia eiusque præcursore Du Messie et de son précurseur
Benedíctus Dóminus, Deus Israel, * quia visitávit et fecit redemptiónem plebi suæ Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'Il a visité et racheté Son peuple,
et eréxit cornu salútis nobis * in domo David púeri sui, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, Son serviteur,
sicut locútus est per os sanctórum, * qui a sǽculo sunt, prophetárum eius, ainsi qu'Il a dit par la bouche de Ses saints prophètes des temps anciens,
salútem ex inimícis nostris * et de manu ómnium, qui odérunt nos; qu'Il nous délivrerait de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent,
ad faciéndam misericórdiam cum pátribus nostris * et memorári testaménti sui sancti, pour exercer Sa miséricorde envers nos pères, et Se souvenir de Son alliance sainte,
iusiurándum, quod iurávit ad Abraham patrem nostrum, * datúrum se nobis, selon le serment qu'Il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder cette grâce,
ut sine timóre, de manu inimicórum liberáti, * serviámus illi qu'étant délivrés de la main de nos ennemis, nous Le servions sans crainte,
in sanctitáte et iustítia coram ipso * ómnibus diébus nostris. marchant devant Lui dans la sainteté et la justice, tous les jours de notre vie.
Et tu, puer, prophéta Altíssimi vocáberis: * præíbis enim ante fáciem Dómini paráre vias eius, Et toi, petit enfant, tu seras appelé le prophète du Très-Haut: car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer Ses voies,
ad dandam sciéntiam salútis plebi eius * in remissiónem peccatórum eórum, afin de donner à Son peuple la connaissance du salut, pour la rémission de leurs péchés,
per víscera misericórdiæ Dei nostri, * in quibus visitábit nos óriens ex alto, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, grâce auxquelles le soleil levant nous a visités d'en haut,
illumináre his, qui in ténebris et in umbra mortis sedent, * ad dirigéndos pedes nostros in viam pacis. pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Et valde mane, una sabbatórum, véniunt ad monuméntum, orto iam sole, allelúia.Ant. Et, le premier jour de la semaine, de grand matin, elles vinrent au sépulcre, le soleil venant de se lever, alléluia
PrecesPrières litaniques
Christúm, auctórem vitæ, quem Deus suscitávit quique nos suscitábit per virtútem suam, orémus, clamántes:
Christe, vita nostra, salva nos.
Christe, lux fúlgida in ténebris splendens, vitæ princeps et mortálium sanctificátor,
hanc diem ad laudem tuam fac nos transígere.
Dómine, qui ambulásti in via passiónis et crucis,
concéde nobis ut, tecum patiéntes et moriéntes, tecum étiam resuscitémur.
Fili Patris, magíster et frater noster, qui nos regnum et sacerdótes Deo nostro constituísti,
præsta ut tibi sacrifícium laudis offerámus in gáudio.
Rex glóriæ, præclárum exspectámus diem manifestatiónis tuæ,
ut vultum tuum contemplémur et símiles tui efficiámur.
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et garde-nous de consentir à la tentation ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Deus, qui hodiérna die, per Unigénitum tuum, æternitátis nobis áditum, devícta morte, reserásti, da nobis, quæsumus, ut, qui resurrectiónis domínicæ sollémnia cólimus, per innovatiónem tui Spíritus in lúmine vitæ resurgámus. Per Dóminum. Ô Dieu, qui aujourd’hui par Ton Fils Unique nous as ouvert l'accès à l'éternité, par la victoire sur la mort, fais, nous T'en prions, que nous qui honorons les fêtes du dimanche de la résurrection, nous nous relevions, renouvelés par Ton Esprit, dans la lumière de la vie.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Office de tierce du dimanche 12 avril 2020 - DIMANCHE DE LA RESURRECTION

Infra octavam Paschae Dans l'octave de Pâques
Dominica Dimanche
DOMINICA RESURRECTIONIS DIMANCHE DE LA RESURRECTION
Sollemnitas Solennité
Ad Tertiam
Ad Tertiam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Iam surgit hora tértia, Voici venir la troisième heure
qua Christus ascéndit crucem; où le Christ monta sur la croix :
nil ínsolens mens cógitet, que cesse toute pensée d'orgueil,
inténdat afféctum precis. que le coeur s'applique à prier !
Qui corde Christum súscipit, Qui porte le Christ en son âme
innóxium sensum gerit n'a point de désir pour le mal :
votísque præstat sédulis il aspire de tous ses voeux
Sanctum meréri Spíritum. à recevoir le Saint-Esprit.
Hæc hora, quæ finem dedit Voici l'heure qui mit un terme
diri vetérno críminis; à la vieillesse du péché ;
hinc iam beáta témpora désormais, la grâce du Christ
coepére Christi grátia. inaugure le vrai bonheur.
Iesu, tibi sit glória, A toi, Jésus, soit la louange,
qui morte victa prænites, glorieux vainqueur de la mort ;
cum Patre et almo Spíritu, louange au Père et à l'Esprit,
in sempitérna sæcula. Amen. à travers les siècles sans fin.
Ant. 1 Christus surréxit a mórtuis, iam non móritur, allelúia.Ant. 1 Le Christ est ressuscité des morts, désormais Il ne meurt plus, alléluia.
Psalmus 117 (118) Psaume 117 (118)
Vox iubilationis et salutis Vox iubilationis et salutis
Hic est lapis, qui reprobatus est a vobis ædificatoribus, qui factus est in caput anguli (Act 4, 11). Voici la pierre rejetée par vous de l'édifice, qui est devenue la pierre d'angle (Act 4, 11).
I I
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Louez le Seigneur parce qu'Il est bon, parce qu'’éternelle est Sa miséricorde.
Dicat nunc Israel, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour Israël de dire qu'Il est bon et qu'éternelle est Sa miséricorde.
Dicat nunc domus Aaron, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour la maison d'Aaron de dire qu'Il est bon et qu'éternel est Son amour.
Dicant nunc, qui timent Dóminum, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour tous ceux qui craignent le Seigneur de dire qu'Il est bon et qu'éternelle est Sa miséricorde.
De tribulatióne invocávi Dóminum, * et exaudívit me edúcens in latitúdinem Dóminus. Dans ma détresse, j'ai invoqué le Seigneur, et le Seigneur m'a exaucé sans mesure.
Dóminus mecum, * non timébo, quid fáciat mihi homo. Le Seigneur est avec moi, je ne craindrai pas ce que l'homme pourrait me faire.
Dóminus mecum adiútor meus, * et ego despíciam inimícos meos. Le Seigneur est mon soutien, je regarde de haut mes ennemis.
Bonum est confúgere ad Dóminum * quam confídere in hómine. Mieux vaut mettre sa confiance dans le Seigneur que la placer en l'homme.
Bonum est confúgere ad Dóminum * quam confídere in princípibus. Mieux vaut mettre sa confiance dans le Seigneur que de compter sur les grands.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christus surréxit a mórtuis, iam non móritur, allelúia.Ant. Le Christ est ressuscité des morts, désormais Il ne meurt plus, alléluia.
Ant. 2 Tráditus est propter delícta nostra, et resurréxit propter iustificatiónem nostram, allelúia.Ant. 2 Il a été livré à cause de nos péchés, et Il est ressuscité pour notre justification, alléluia.
II II
Omnes gentes circuiérunt me, * et in nómine Dómini excídi eos. Toutes les nations m'entouraient : au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Circumdántes circumdedérunt me, * et in nómine Dómini excídi eos. Elles m'entouraient elles me cernaient : au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Circumdedérunt me sicut apes † et exarsérunt sicut ignis in spinis, * et in nómine Dómini excídi eos. Elles m'entouraient comme une nuée d'abeilles ; elles ont crépité comme un feu d'épines ; au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Impelléntes impulérunt me, ut cáderem, * et Dóminus adiúvit me. On me poussait de toutes part pour me faire tomber ; le Seigneur m'a recueilli.
Fortitúdo mea et laus mea Dóminus * et factus est mihi in salútem. Le Seigneur est ma force et mon chant, Il S'est fait pour moi le salut.
Vox iubilatiónis et salútis * in tabernáculis iustórum: Cris d'allégresse et de salut sous la tente des justes.
«Déxtera Dómini fecit virtútem! † Déxtera Dómini exaltávit me; * déxtera Dómini fecit virtútem!». La droite du Seigneur a déployé Sa puissance ; la droite du Seigneur m'a exalté ; la droite du Seigneur a déployé Sa puissance.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Tráditus est propter delícta nostra, et resurréxit propter iustificatiónem nostram, allelúia.Ant. Il a été livré à cause de nos péchés, et Il est ressuscité pour notre justification, alléluia.
Ant. 3 Si consurrexístis cum Christo, quæ sursum sunt quærite, allelúia.Ant. 3 Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses qui sont en haut, alléluia.
III III
Aperíte mihi portas iustítiæ; * ingréssus in eas confitébor Dómino. Ouvrez-moi les portes de la justice : j'y entrerai pour louer le Seigneur.
Hæc porta Dómini; * iusti intrábunt in eam. Voici la porte du Seigneur : les justes seuls y ont accès.
Confitébor tibi, quóniam exaudísti me * et factus es mihi in salútem. Je Te loue de m'avoir exaucé, de T'être fait mon sauveur.
Lápidem, quem reprobavérunt ædificántes, * hic factus est in caput ánguli; La pierre mise au rebut par les maçons est devenue la pierre d'angle.
a Dómino factum est istud * et est mirábile in óculis nostris. C'est le Seigneur qui a fait ce prodige, et nos yeux Le contemplent avec admiration.
Hæc est dies, quam fecit Dóminus: * exsultémus et lætémur in ea. Voici le jour que le Seigneur a fait. Passons-le dans l'allégresse et dans la joie.
O Dómine, salvum me fac; * o Dómine, da prosperitátem! O Seigneur, sauve-moi ! O Seigneur, donne-moi la prospérité ! Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur !
Benedíctus, qui venit in nómine Dómini. * Benedícimus vobis de domo Dómini. De la maison du Seigneur nous vous bénissons. Le Seigneur est Dieu, et Sa lumière a brillé pour nous.
Deus Dóminus et illúxit nobis. * Instrúite sollemnitátem in ramis condénsis usque ad córnua altáris. Faites de ce jour une solennité : ornez les cornes de l'autel.
Deus meus es tu, et confitébor tibi, * Deus meus, et exaltábo te. Tu es mon Dieu, je Te louerai ; Tu es mon Dieu, je T'exalterai.
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Je Te louerai de m'avoir exaucé et de T'être fait mon sauveur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Si consurrexístis cum Christo, quæ sursum sunt quærite, allelúia.Ant. Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses qui sont en haut, alléluia.
Lectio brevis Cf. 1 Cor 15, 3b-5 Lecture brève Cf. 1 Cor 15, 3b-5
Christus mórtuus est pro peccátis nostris secúndum Scriptúras et sepúltus est et suscitátus est tértia die secúndum Scriptúras et visus est Cephæ et post hæc Duódecim. Le Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures; Il a été enseveli, et Il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures; 5 qu'Il a été vu de Céphas, puis des douze.
℣. Hæc dies quam fecit Dóminus, allelúia.
℟. Exsultémus et lætémur in ea, allelúia.
℣. Voici le jour que fit le Seigneur, alléluia.
℟. Exultons et réjouissons-nous en lui, alléluia.
 Orémus. Prions. 
Deus, qui hodiérna die, per Unigénitum tuum, æternitátis nobis áditum, devícta morte, reserásti, da nobis, quæsumus, ut, qui resurrectiónis domínicæ sollémnia cólimus, per innovatiónem tui Spíritus in lúmine vitæ resurgámus. Per Dóminum. Ô Dieu, qui aujourd’hui par Ton Fils Unique nous as ouvert l'accès à l'éternité, par la victoire sur la mort, fais, nous T'en prions, que nous qui honorons les fêtes du dimanche de la résurrection, nous nous relevions, renouvelés par Ton Esprit, dans la lumière de la vie.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Tertiam - psalmodia complementaria

A Tierce - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Christus surréxit a mórtuis, iam non móritur, allelúia.Ant. 1 Le Christ est ressuscité des morts, désormais Il ne meurt plus, alléluia.
Psalmus 119 (120) Psaume 119 (120)
Desiderium pacis Désir de paix
In tribulatione patientes, orationi instantes (Rom 12, 12). Soyez patients dans l'affliction, assidus à la prière, (Rom 12, 12).
Ad Dóminum, cum tribulárer, clamávi, * et exaudívit me. Vers le Seigneur, dans ma détresse, j'ai crié, et Il m'a exaucé:
Dómine, líbera ánimam meam a lábiis mendácii, * a língua dolósa. « Seigneur, délivre mon âme de la lèvre de mensonge, de la langue astucieuse! »
Quid detur tibi aut quid apponátur tibi, * língua dolósa? Que te sera-t-il donné, quel sera ton profit, langue perfide?
Sagíttæ poténtis acútæ * cum carbónibus iuniperórum. Les flèches aiguës du Tout-puissant, avec les charbons ardents du genêt.
Heu mihi, quia peregrinátus sum in Mosoch, * habitávi ad tabernácula Cedar! Malheureux que je suis de séjourner dans Mések, d'habiter sous les tentes de Cédar !
Multum íncola fuit ánima mea * cum his, qui odérunt pacem. Trop longtemps j'ai demeuré avec ceux qui haïssent la paix.
Ego eram pacíficus; * cum loquébar, illi impugnábant me. Je suis un homme de paix et, quand je leur parle, ils sont pour la guerre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Tráditus est propter delícta nostra, et resurréxit propter iustificatiónem nostram, allelúia.Ant. 2 Il a été livré à cause de nos péchés, et Il est ressuscité pour notre justification, alléluia.
Psalmus 120 (121) Psaume 120 (121)
Custos populi Garde du peuple
Non esurient amplius, neque sitient amplius, neque cadet super illos sol neque ullus æstus (Ap 7, 16). Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, la brûlure du soleil ne les accablera plus. (Ap 7, 16).
Levábo óculos meos in montes: * unde véniet auxílium mihi? Je lève les yeux vers les montagnes : d'où me viendra le secours?
Auxílium meum a Dómino, * qui fecit cælum et terram. Mon secours viendra du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Non dabit in commotiónem pedem tuum, * neque dormitábit, qui custódit te. Il ne permettra pas que ton pied trébuche; celui qui te garde ne sommeillera pas.
Ecce non dormitábit neque dórmiet, * qui custódit Israel. Non, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël.
Dóminus custódit te, † Dóminus umbráculum tuum, * ad manum déxteram tuam. Le Seigneur est ton gardien, le Seigneur est ton abri, toujours à ta droite.
Per diem sol non percútiet te, * neque luna per noctem. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit.
Dóminus custódiet te ab omni malo; * custódiet ánimam tuam Dóminus. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ton âme.
Dóminus custódiet intróitum tuum et éxitum tuum * ex hoc nunc et usque in sæculum Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, maintenant et à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Tráditus est propter delícta nostra, et resurréxit propter iustificatiónem nostram, allelúia.Ant. 3 Il a été livré à cause de nos péchés, et Il est ressuscité pour notre justification, alléluia.
Psalmus 121 (122) Psaume 121 (122)
Civitas sancta Ierusalem La cité sainte de Jérusalem
Accessistis ad Sion montem et civitatem Dei viventis, Ierusalem cælestem (Hebr 12, 22). Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste (Hebr 12, 22).
Lætátus sum in eo quod dixérunt mihi: * «In domum Dómini íbimus» . J'ai été dans la joie quand on m'a dit: « Allons à la maison du Seigneur »
Stantes iam sunt pedes nostri * in portis tuis, Ierúsalem. Enfin nos pieds s'arrêtent à tes portes, Jérusalem.
Ierúsalem, quæ ædificáta est ut cívitas, * sibi compácta in idípsum. Jérusalem, tu es bâtie comme une ville où tout se tient ensemble.
Illuc enim ascendérunt tribus, tribus Dómini, * testimónium Israel, ad confiténdum nómini Dómini. Là montent les tribus, les tribus du Seigneur, selon la loi d'Israël, pour louer le nom du Seigneur.
Quia illic sedérunt sedes ad iudícium, *sedes domus David. Là sont établis des sièges pour le jugement, les sièges de la maison de David.
Rogáte, quæ ad pacem sunt Ierúsalem: * «Secúri sint diligéntes te! Faites des voeux pour Jérusalem: « Qu'ils soient en sûreté ceux qui t'aiment !
Fiat pax in muris tuis, * et secúritas in túrribus tuis! ». Que la paix règne dans tes murs, la prospérité dans tes palais ! »
Propter fratres meos et próximos meos * loquar: «Pax in te! ». A cause de mes frères et de mes amis, je dis : «Paix sur toi ! ».
Propter domum Dómini Dei nostri * exquíram bona tibi. A cause de la maison du Seigneur, notre Dieu, je désire pour toi le bonheur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Messe du dimanche 12 avril 2020 - DIMANCHE DE LA RESURRECTION

Infra octavam Paschae Dans l'octave de Pâques
Dominica Dimanche
DOMINICA RESURRECTIONIS DIMANCHE DE LA RESURRECTION
Sollemnitas Solennité
Ad Missam
A la Messe


Ad missam in vigilia Ad missam in vigilia
VIGILIA PASCHALIS IN NOCTE SANCTA   VIGILE PASCALE DANS LA NUIT SAINTE
1. Ex antiquissima traditione ista nox est observabilis Domini (Ex 12, 42), ita ut fideles iuxta monitum Evangelii (Lc 12, 35-37) lucernas ardentes in manibus gestantes, similes sint hominibus exspectantibus Dominum, quando revertatur, ut, cum venerit, vigilantes eos inveniat et discumbere faciat ad mensam suam.
2. Vigilia huius noctis, quæ est summa ac nobilissima omnium sollemnitatum, unica sit pro unaquaque ecclesia. Ita autem ordinatur, ut post lucernarium et præconium paschale (quod est pars prima huius Vigiliæ), sancta Ecclesia meditetur mirabilia, quæ fecit Dominus Deus populo suo ab initio, confidens verbo eius et promisso (pars secunda seu liturgia verbi), usque dum, appropinquante die, cum novis membris in Baptismate renatis (pars tertia), vocatur ad mensam, quam Dominus populo suo præparavit, memoriale mortis et resurrectionis suæ, donec veniat (pars quarta).
3. Tota celebratio Vigiliæ paschalis peragi debet noctu, ita ut vel non incipiatur ante initium noctis, vel finiatur ante diluculum diei dominicæ.
4. Missa Vigiliæ, etsi ante mediam noctem celebratur, est Missa paschalis dominicæ Resurrectionis.
5. Qui participat Missam noctis, iterum communicare potest in Missa in die. Qui celebrat vel concelebrat Missam noctis, potest iterum Missam in die celebrare aut concelebrare. Vigilia paschalis locum tenet Officii lectionis.
6. Sacerdoti assistat de more diaconus. Eo vero absente, munera sui ordinis a sacerdote celebrante vel concelebrante assumuntur, exceptis iis quæ infra indicantur.
Sacerdos et diaconus induuntur, sicut ad Missam, paramentis albi coloris.
7. Parentur candelæ pro omnibus participantibus Vigiliam. Luminaria vero ecclesiæ exstinguuntur.
1. Selon une très ancienne ancienne tradition, cette nuit est une veille en l'honneur du Seigneur (Ex 12,42). Les fidèles, comme le recommande l'Évangile (Lc 12,35-37), doivent ressembler aux serviteurs qui, avec les lampes allumées, attendent le retour de leur Seigneur, car à son arrivée, ils les trouvent vigilants et les invitent à s'asseoir à table.
2. La vigile de cette nuit, qui est la plus haute et la plus noble de toutes les solennités, doit être unique dans chaque église. Elle se déroule comme suit: après le lucernaire et l'annonce de Pâques (qui est la première partie de la Vigile), la sainte Église, pleine de foi dans la parole et dans les promesses du Seigneur, contemple les merveilles que le Seigneur Dieu a accomplies dès le commencement en faveur de Son peuple (deuxième partie ou liturgie de la Parole), jusqu'à ce que, à l'approche du jour et déjà accompagnée de ses nouveaux enfants renaissant dans le Baptême (troisième partie), elle est invitée à la table que le Seigneur a préparée pour Son peuple comme mémorial de Sa mort et de Sa résurrection jusqu'à son retour (quatrième partie).
3. La célébration entière de la veillée pascale doit être nocturne. Donc, la Vigile ne saurait commencer avant le début de la nuit, ou se terminer après l'aube du dimanche.
4. La messe de Vigile, même si elle est célébrée avant minuit, est déjà la messe pascale du dimanche de Pâques.
5. Celui qui participe à cette messe nocturne peut à nouveau communier lors de la messe du jour. Celui qui célèbre ou concélèbre la messe nocturne peut à nouveau célébrer ou concélébrer la messe du jour. La Veillée pascale remplace l'office de lecture.
6. Comme de coutume, un diacre assiste le prêtre; en son absence, le prêtre célébrant ou un concélébrant assume les fonctions de son ordre, à l'exception de celles indiquées ci-dessous.
Le prêtre et le diacre revêtent, comme à la Messe, des ornements blancs.
7. Des cierges doivent être préparés pour tous les fidèles qui participent à la Vigile. On éteint les lumières de l'église.
Pars prima:
Sollemne initium Vigiliæ seu Lucernarium
Benedictio ignis et præparatio cerei
 Première partie :
Commencement solennel de la Vigile ou Lucernaire
Bénédiction du feu et préparation du cierge
8. Loco apto, extra ecclesiam, præparatur rogus ardens. Populo ibi congregato, accedit sacerdos cum ministris, e quibus unus portat cereum paschalem. Crux processionalis ac luminaria non portantur.
Ubi autem ignis extra ecclesiam accendi non potest, ritus peragitur ut infra, n. 13.
9. Sacerdos et fideles signant se dum ipse dicit: In nómine Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti, ac dein populum congregatum de more salutat eumque breviter admonet de vigilia nocturna, his vel similibus verbis:
8. Dans un endroit idoine, à l'extérieur de l'église, le feu est allumé. peuple s'y est rassemblé, le prêtre s'y rend avec les ministres. L'un d'eux porte le cierge pascal. On n'y apporte ni la croix de processionni les cierges.
Lorsque le feu ne peut pas être allumé à l'extérieur de l'église, le rite a lieu comme indiqué au numéro 13.
9. Le prêtre et les fidèles se signent lorsqu'il dit: Au nom du Père du Fils et du Saint Esprit, puis le prêtre salue, comme de coutume, les gens réunis et fait une brève déclaration sur le sens de cette veillée nocturne avec ces mots ou d'autres similaires :
Fratres caríssimi, hac sacratíssima nocte, in qua Dóminus noster Iesus Christus de morte transívit ad vitam, Ecclésia invítat fílios dispérsos per orbem terrárum, ut ad vigilándum et orándum convéniant.
Si ita memóriam egérimus Páschatis Dómini, audiéntes verbum et celebrántes mystéria eius, spem habébimus participándi triúmphum eius de morte et vivéndi cum ipso in Deo.
Frères très chers, en cette nuit très sainte, au cours de laquelle Jésus-Christ notre Seigneur est passé de la mort à la vie, l'Église, appelle ses fils dispersés sur toute la terre, à veiller à prier rassemblés.
Nous ferons mémoire de la Pâque du Seigneur en écoutant la Parole et en célébrant Ses mystères, dans l'espérance de participer à Son triomphe sur la mort et de vivre avec Lui en Dieu.
10. Deinde sacerdos benedicit ignem, dicens, manibus extensis: 10. Puis le prêtre bénit le feu, en disant, les mains étendues :
Orémus.
Deus, qui per Fílium tuum claritátis tuæ ignem fidélibus contulísti, novum hunc ignem sanctífica, et concéde nobis, ita per hæc festa paschália cæléstibus desidériis inflammári, ut ad perpétuæ claritátis puris méntibus valeámus festa pertíngere.
Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Prions.
O Dieu, qui par Ton Fils as communiqué aux fidèles le feu vivant de Ta gloire, sanctifie ce nouveau feu, et accorde-nous, par les fêtes pascales enflamment en nous le désir des cieux et afin que nous puissions, l'esprit pur, parvenir à la fête de la gloire éternelle.
Par le Christ, notre Seigneur.
℟. Amen.
11. Novo igne benedicto, unus ministrorum portat cereum paschalem ante sacerdotem, qui cum stilo incidit crucem in ipsum cereum. Deinde facit super eam litteram græcam Alpha, subtus vero litteram Omega, et inter brachia crucis quattuor numeros exprimentes annum currentem, interim dicens: 11. Une fois béni soit le feu nouveau, un acolyte ou un autre ministre apporte le cierge pascale devant le célébrant; Celui-çi, avec un poinçon, grave une croix sur le cierge. Il trace ensuite la lettre grecque alpha en haut de cette croix et la lettre grecque oméga en dessous; dans les angles qui forment les bras de la croix, il trace les quatre chiffres de l'année en cours, en disant :
1. Christus heri et hódie 1. Le Christ, hier et aujourd’hui
(incidit hastam erectam); (il trace le trait vertical de la croix) ;
2. Princípium et Finis 2. Commencement et Fin
(incidit hastam transversam); (il trace le trait horizontal de la croix) ;
3. Alpha 3. Alpha
(incidit supra hastam erectam litteram Alpha); (il trace au dessus du trait vertical la lettre Alpha) ;
4. et Omega 4. et Omega
(incidit subtus hastam erectam litteram Omega). (il trace au dessous du trait vertical la lettre Omega) ;
5. Ipsíus sunt témpora 5. A Lui les temps
(incidit primum numerum anni currentis in angulo superiore sinistro
crucis);
(il trace le premier nombre de l'année en cours dans le coin supérieur gauche de la croix).
6. et sǽcula 6. et les siècles
(incidit secundum numerum anni currentis in angulo superiore dextro crucis). (il trace le deuxième nombre de l'année en cours dans le coin supérieur droit de la croix).
7. Ipsi glória et impérium 7. A Lui la gloire et la souveraineté
(incidit tertium numerum anni currentis in angulo inferiore sinistro crucis); (il trace le troisième nombre de l'année en cours dans le coin inférieur gauche de la croix)
8. per univérsa æternitátis sǽcula. Amen 8. par l'universelle éternité des siècles. Amen
(incidit quartum numerum anni currentis in angulo
inferiore dextro crucis).
(il trace le quatrième nombre de l'année en cours dans le coin inférieur droit de la croix)
12. Incisione crucis et aliorum signorum peracta, sacerdos infigere potest in cereum quinque grana incensi, in modum crucis, interim dicens: 12. Une fois l'incision de la croix et les autres signes terminés, le prêtre peut insérer dans le cierge cinq grains d'encens, en forme de croix, tout en disant :
1. Per sua sancta vúlnera
2. gloriósa
3. custódiat
4. et consérvet nos
5. Christus Dóminus. Amen.
1. Par Ses plaies saintes
2. et glorieuses
3. que nous garde
4. et nous conserve
5. le Christ Seigneur. Amen.
13. Ubi propter difficultates forte occurrentes non accenditur rogus, benedictio ignis circumstantiis aptatur. Populo ut alias in ecclesia congregato, sacerdos cum ministris cereum paschalem deferentibus venit ad portam ecclesiæ. Populus, quantum fieri potest, vertit se ad sacerdotem. Fit salutatio et monitio, ut supra n. 9; deinde benedicitur ignis et præparatur cereus, ut supra nn. 10-12. 13. Là où pour quelque difficulté le feu nouveau n'est pas allumé, la bénédiction du feu s'adaptera aux circonstances. Les gens se rassemblent alors dans l'église comme d'habitude, le prêtre et les ministres, dont l'un porte le cierge pascal, vont à la porte de l'église. Le peuple, si c'est possible, se tourne vers le prêtre. Il salue et fait la monition comme indiqué au numéro 9; il bénit ensuite le feu et prépare le cierge comme indiqué aux nn. 10-12.
14. De novo igne sacerdos accendit cereum paschalem, dicens: 14. Le prêtre allume le cierge pascal avec le nouveau feu, en disant :
Lumen Christi glorióse resurgéntis díssipet ténebras cordis et mentis. Que la Lumière du Christ ressuscitant dans la gloire dissipe les ténèbres du corps et de l’âme.
Quoad elementa quæ præcedunt, Conferentiæ Episcoporum possunt etiam alias formas statuere, populorum ingenio magis accommodatas. Des éléments qui précèdent, les Conférences des Évêques pourront statuer sur d'autres forme, en adaptant la façon de faire aux coutumes et génies des peuples.
 Processio  Procession
15. Cereo accenso, unus ex ministris assumit carbones ardentes de igne ac ponit eos in thuribulum et sacerdos, moro solito, incensum imponit. Diaconus vel, eo absente, alius minister idoneus, accipit a ministro cereum paschalem et ordinatur processio. Thuriferarius cum thuribulo fumiganti incedit ante diaconum vel alium ministrum, qui cereum paschalem defert. Sequuntur sacerdos cum ministris et populus, qui omnes candelas extinctas manu gestant. Ad portam ecclesiæ, diaconus, stans et elevans cereum cantat: 15. Le cierge allumé, un des ministres prend des charbons ardents du feu et les met dans l'encensoir. Le prêtre, selon la coutume, impose l'encens. Le diacre, ou en son absence un autre ministre idoine, reçoit le cierge pascal du ministre et la procession est ordonnée. Le thuriféraire, avec l'encensoir fumant, marche devant le diacre ou le ministre qui porte le cierge pascal. Le prêtre suit avec les ministres et le peuple, tous portant des cierges éteints dans leurs mains. A la porte de l'église, le diacre, debout et élevant le cierge, chante:
Lumen Christi. Lumière du Christ
Et omnes respondent: Et tous répondent :
Deo grátias. Rendons grâces à Dieu.
Sacerdos accendit candelam suam de igne cerei paschalis.
16. Deinde diaconus procedit ad medium ecclesiæ et, stans et elevans cereum, iterum cantat:
Le prêtre allume son cierge sur le cierge pascal.

16. Puis le diacre avance au centre de l'église et, debout et élevant cierge, chante à nouveau:
Lumen Christi. Lumière du Christ
Et omnes respondent: Et tous répondent :
Deo grátias. Rendons grâces à Dieu.
Omnes candelam accendunt de igne cerei paschalis et procedunt. Tous allument leurs cierges de la flamme du cierge pascal, et avancent.
17. Diaconus, cum venerit ante altare, stans versus populum, elevat cereum et tertio cantat: 17. Le diacre, lorsqu'il arrive à l'autel, debout et retourné à la ville, lève le cierge et chante pour la troisième fois:
Lumen Christi. Lumière du Christ
Et omnes respondent: Et tous répondent :
Deo grátias. Rendons grâces à Dieu.
Deinde diaconus cereum paschalem deponit super candelabrum magnum iuxta ambonem paratum, vel in medio presbyterii. Et accenduntur lampades per ecclesiam, exceptis cereis altaris. Le diacre place le cierge pascal sur un grand chandelier placé à côté de l'ambon ou au milieu du sanctuaire.
Et les lumières de l'église sont allumées, à l'exception des cierges sur l'autel.
18. Cum ad altare pervenerit, sacerdos vadit ad sedem suam, candelam ministro tradit, imponit et benedicit thus sicut ad Evangelium in Missa. Diaconus adit sacerdotem et dicens:  
Iube, domne, benedícere
petit et accipit benedictionem a sacerdote dicente submissa voce:
Dóminus sit in corde tuo et in lábiis tuis, ut digne et competénter annúnties suum paschále præcónium: in nómine Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti.
Diaconus respondet:
Amen.
Quæ benedictio omittitur, si præconium annuntiatur ab alio qui non sit diaconus.
19. Diaconus, incensatis libro et cereo, annuntiat præconium paschale in ambone vel ad legile, omnibus stantibus et candelas accensas in manibus tenentibus. Præconium paschale annuntiari potest, absente diacono, ab ipso sacerdote vel ab alio presbytero concelebrante. Si vero, pro necessitate cantor laicus Præconium annuntiat, omittit verba Quaprópter astántes vos usque ad finem invitationis, necnon salutationem Dóminus vobíscum.
Præconium forma etiam breviore cantari potest. On peut aussi chanter l'annonce pascale dans sa forme brève
Præconii paschalis forma longior Annonce pascale dans sa forme longue
Exsúltet iam angélica turba cælórum:
exsúltent divína mystéria: et pro tanti Regis victória tuba ínsonet salutáris.
Gáudeat et tellus tantis irradiáta fulgóribus: et, ætérni Regis splendóre illustráta, totíus orbis se séntiat amisísse calíginem.
Lætétur et mater Ecclésia, tanti lúminis adornáta fulgóribus: et magnis populórum vócibus hæc aula resúltet.
[Quaprópter astántes vos, fratres caríssimi, ad tam miram huius sancti lúminis claritátem, una mecum, quæso, Dei omnipoténtis misericórdiam invocáte. Ut, qui me non meis méritis intra Levitárum númerum dignátus est aggregáre, lúminis sui claritátem infúndens, cérei huius laudem implére perfíciat].
Que tressaille de joie la troupe angélique dans les cieux ;
que les divins mystères se célèbrent avec allégresse, et que la trompette sacrée publie la victoire du souverain Roi.
Que la terre se réjouisse, illuminée des rayons d'une telle gloire; que l'éclat du Monarque éternel qui resplendit sur elle, l'avertisse que l'univers entier est délivré des ténèbres qui le couvraient.
Que l'Église notre mère, environnée des clartés de cette brillante lumière, se réjouisse aussi ; et que ce temple retentisse de la grande voix du peuple fidèle.
[C'est pourquoi, très chers frères, qui êtes ici pour prendre part aux splendeurs de cette sainte lumière, je vous prie d'invoquer avec moi la miséricorde du Dieu tout-puissant. Demandez pour moi qu'après m'avoir placé, sans mérite de ma part, au nombre des Lévites, il daigne m'illuminer de ses feux, et m'aider à célébrer dignement la gloire de ce Cierge.]
[℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.]
℣. Sursum corda.
℟. Habémus ad Dóminum.
℣. Grátias agámus Dómino Deo nostro.
℟. Dignum et iustum est.
[℣. Le Seigneur soit avec vous ;
℟. Et avec votre esprit.]
℣. Haut les cœurs !
℟. Nous les avons vers le Seigneur.
℣. Rendons grâces au Seigneur notre Dieu.
℟. Cela est digne et juste
Vere dignum et iustum est, invisíbilem Deum Patrem omnipoténtem Filiúmque eius Unigénitum, Dóminum nostrum Iesum Christum, toto cordis ac mentis afféctu et vocis ministério personáre.
Qui pro nobis ætérno Patri Adæ débitum solvit, et véteris piáculi cautiónem pio cruóre detérsit.
Hæc sunt enim festa paschália, in quibus verus ille Agnus occíditur, cuius sánguine postes fidélium consecrántur.
Hæc nox est, in qua primum patres nostros, fílios Israel edúctos de Ægýpto, Mare Rubrum sicco vestígio transíre fecísti.
Hæc ígitur nox est, quæ peccatórum ténebras colúmnæ illuminatióne purgávit.
Hæc nox est, quæ hódie per univérsum mundum in Christo credéntes, a vítiis s'éculi et calígine peccatórum segregátos, reddit grátiæ, sóciat sanctitáti.
Hæc nox est, in qua, destrúctis vínculis mortis, Christus ab ínferis victor ascéndit.
Nihil enim nobis nasci prófuit, nisi rédimi profuísset.
O mira circa nos tuæ pietátis dignátio!
O inæstimábilis diléctio caritátis: ut servum redímeres, Fílium tradidísti!
O certe necessárium Adæ peccátum, quod Christi morte delétum est!
O felix culpa, quæ talem ac tantum méruit habére Redemptórem!
O vere beáta nox, quæ sola méruit scire tempus et horam, in qua Christus ab ínferis resurréxit!
Hæc nox est, de qua scriptum est: Et nox sicut dies illuminábitur: et nox illuminátio mea in delíciis meis.
Huius ígitur sanctificátio noctis fugat scélera, culpas lavat: et reddit innocéntiam lapsis et mæstis lætítiam.
Fugat ódia, concórdiam parat et curvat impéria.
Il est vraiment juste et raisonnable d'employer nos cœurs et nos voix à louer le Dieu invisible, le Père tout-puissant, et son Fils Jésus-Christ notre Seigneur,
Qui a payé pour nous au Père éternel la dette d'Adam, et effacé de Son propre sang la cédule des peines qu'avait méritées l'antique péché.
Car voici arrivées les fêtes Pascales dans lesquelles est immolé l'Agneau véritable, ont le sang consacre les portes des fidèles.
Voici la nuit dans laquelle, après avoir tiré de l'Égypte les enfants d'Israël nos pères, Tu leur as fait passer la mer Rouge à pied sec.
C'est cette nuit qui a dissipé les ténèbres du péché par les rayons de la colonne de feu
C'est cette nuit qui, dans le monde entier, enlève aux vices du siècle ceux qui croient au Christ, les arrache aux ténèbres du péché, les rend à la grâce, les unit à la société des saints.
C'est cette nuit qui voit le Christ sortir victorieux des enfers après avoir brisé les liens de la mort.
Pour nous, à quoi nous eût servi de naître, si nous n'eussions eu le bonheur d'être rachetés ?
O admirable effusion de Ta bonté sur nous !
O excès incompréhensible de Ta charité ! pour racheter l'esclave, Tu as livré le Fils !
O nécessité du péché d'Adam, qui devait être effacé par la mort du Christ !
O heureuse faute, à qui nous valut de mériter un tel Rédempteur !
O nuit vraiment heureuse, qui seule a connu le temps et l'heure auxquels le Christ est ressuscité des enfers !
C'est à cette nuit que l'on peut appliquer ces paroles : La nuit deviendra lumineuse comme le jour; et celles-ci : La nuit deviendra claire comme le jour, pour éclairer mes délices.
La sainteté de cette nuit bannit les crimes, lave les péchés, rétablit le coupable dans l'innocence, rend la joie aux affligés, dissipe les haines, ramène la concorde, et soumet les empires.
In huius ígitur noctis grátia, súscipe, sancte Pater, laudis huius sacrifícium vespertínum, quod tibi in hac cérei oblatióne sollémni, per ministrórum manus de opéribus apum, sacrosáncta reddit Ecclésia.
Sed iam colúmnæ huius præcónia nóvimus, quam in honórem Dei rútilans ignis accéndit.
Qui, licet sit divísus in partes, mutuáti tamen lúminis detriménta non novit.
Alitur enim liquántibus ceris, quas in substántiam pretiósæ huius lámpadis apis mater edúxit.
O vere beáta nox, in qua terrénis cæléstia, humánis divína iungúntur!
Orámus ergo te, Dómine, ut céreus iste in honórem tui nóminis consecrátus, ad noctis huius calíginem destruéndam, indefíciens persevéret.
Et in odórem suavitátis accéptus, supérnis lumináribus misceátur.
Flammas eius lúcifer matutínus invéniat:
Ille, inquam, lúcifer, qui nescit occásum:
Christus Fílius tuus,
qui, regréssus ab ínferis, humáno géneri serénus illúxit,
et vivit et regnat in sǽcula sæculórum.
℟. Amen.
Reçois-donc, Père saint, en cette nuit sacrée, l'offrande que la sainte Église Te présente par la main de ses ministres, comme un encens du soir, par l'oblation solennelle de ce Cierge dont les abeilles ont fourni la matière.
Nous connaissons maintenant ce que figure cette colonne de cire qu'une flamme éclatante va allumer à l'honneur de Dieu.
Cette flamme, quoique partagée, ne souffre aucune diminution en communiquant sa lumière. Elle a pour aliment la cire, que la mère abeille a produite pour la composition de ce précieux flambeau.
O nuit vraiment heureuse, dans laquelle le ciel s'unit à la terre !
Nous Te prions, donc, Seigneur, que ce Cierge consacré à l'honneur de Ton nom brûle durant toute cette nuit pour en dissiper les ténèbres,
et que sa lumière s'élevant comme un parfum d'agréable odeur, se mêle à celle des flambeaux célestes
Que l'Etoile du matin le trouve encore allumé, cette Etoile qui n'a pas de couchant ; le Christ Ton Fils, qui, revenu des enfers, illumine dans la paix tout le genre humain, vit et règne, dans tous les siècles des siècles,
℟. Amen.
Vel: Ou :
Praeconii paschalis forma brevior Annonce pascale dans sa forme brève
Exsúltet iam angélica turba cælórum:
exsúltent divína mystéria:
et pro tanti Regis victória tuba ínsonet salutáris.
Gáudeat et tellus tantis irradiáta fulgóribus:
et, ætérni Regis splendóre illustráta,
totíus orbis se séntiat amisísse calíginem.
Lætétur et mater Ecclésia,
tanti lúminis adornáta fulgóribus:
et magnis populórum vócibus hæc aula resúltet.
(℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.)
℣. Sursum corda.
℟. Habémus ad Dóminum.
℣. Grátias agámus Dómino Deo nostro.
℟. Dignum et iustum est.
Vere dignum et iustum est,
invisíbilem Deum Patrem omnipoténtem
Filiúmque eius Unigénitum, Dóminum nostrum Iesum Christum,
toto cordis ac mentis afféctu et vocis ministério personáre.
Qui pro nobis ætérno Patri Adæ débitum solvit,
et véteris piáculi cautiónem pio cruóre detérsit.
Hæc sunt enim festa paschália,
in quibus verus ille Agnus occíditur,
cuius sánguine postes fidélium consecrántur.
Hæc nox est, in qua primum patres nostros,
fílios Israel edúctos de Ægýpto,
Mare Rubrum sicco vestígio transíre fecísti.
Hæc ígitur nox est,
quæ peccatórum ténebras colúmnæ illuminatióne purgávit.
Hæc nox est, quæ hódie per univérsum mundum in Christo credéntes,
a vítiis sǽculi et calígine peccatórum segregátos,
reddit grátiæ, sóciat sanctitáti.
Hæc nox est, in qua, destrúctis vínculis mortis,
Christus ab ínferis victor ascéndit.
O mira circa nos tuæ pietátis dignátio!
O inæstimábilis diléctio caritátis:
ut servum redímeres, Fílium tradidísti!
O certe necessárium Adae peccátum,
quod Christi morte delétum est!
O felix culpa, quæ talem ac tantum méruit habére Redemptórem!
 Pars secunda: Liturgia verbi  Deuxième part: Liturgie de la Parole
20. In hac Vigilia, matre omnium Vigiliarum, proponuntur novem lectiones, scilicet septem e Vetere Testamento et duæ e Novo (Epistola et Evangelium), quae omnes legendæ sunt ubicumque fieri potest, ut indoles Vigiliæ, quæ diuturnitatem exigit, servetur. 21. Attamen ubi graviores circumstantiæ pastorales id postulent, minui potest numerus lectionum e Vetere Testamento; semper tamen attendatur lectionem verbi Dei esse partem fundamentalem huius Vigiliæ paschalis. Legantur saltem tres lectiones e Vetere Testamento desumptæ, et quidem ex Lege et Prophetis, et canantur respectivi Psalmi responsorii. Numquam autem omittatur lectio cap. 14 Exodi cum suo cantico. 22. Depositis candelis, omnes sedent. Antequam incipiantur lectiones, sacerdos populum admonet, his vel similibus verbis: Dans cette Vigile, mère de toutes les Vigiles, on propose neuf lectures, à savoir sept de l’Ancien Testament et deux du Nouveau (l’Epître et l’Evangile), qui doivent toutes être lues partout où cela peut être fait, pour que soit conservée la qualité de la Vigile, qui réclame une longue durée.
Cependant, là où des circonstances pastorales plus graves le demandent, on peut diminuer le nombre de lectures de l’Ancien Testament; toutefois, on sera toujours attentif à ce que la lecture de la parole de Dieu soit la partie fondamentale de cette Vigile pascale. On lira au moins trois lectures choisies parmi celles de l’Ancien Testament, du moins de la Loi et des Prophètes, et on chantera les Psaumes responsoriaux respectifs. En outre, on n’omettra jamais la lecture du chapitre 14 de l’Exode avec son cantique.
Une fois que l’on a déposé les cierges, tous s’assoient. Avant que l’on commence les lectures, le prêtre admoneste le peuple par ces mots ou bien d’autres semblables:
Vigíliam sollémniter ingréssi, fratres caríssimi, quiéto corde nunc verbum Dei audiámus. Meditémur, quómodo Deus pópulum suum elápsis tempóribus salvum fécerit, et novíssime nobis Fílium suum míserit Redemptórem. Orémus, ut Deus noster hoc paschále salvatiónis opus ad plenam redemptiónem perfíciat. Frères très chers, après être entrés solennellement dans cette Vigile, écoutons maintenant la parole de Dieu d’un coeur tranquille. Méditons la manière dont Dieu a sauvé son peuple dans les temps passés, et comment dernièrement Il nous a envoyé Son Fils Rédempteur. Prions, pour que notre Dieu achève cette oeuvre pascale de salut vers la pleine rédemption.
23. Deinde sequuntur lectiones. Lector ad ambonem pergit et lectionem profert. Postea psalmista seu cantor psalmum dicit, populo responsum proferente. Omnibus deinde surgentibus, sacerdos dicit Orémus, et, postquam omnes per aliquod tempus in silentio oraverint, dicit orationem lectioni respondentem. Loco psalmi responsorii servari potest spatium sacri silentii, omissa hoc in casu pausa post Orémus. On poursuit ensuite par les lectures. Le lecteur se dirige jusqu'à l’ambon et proclame la lecture. Après cela le psalmiste ou le chantre chante le psaume, le peuple répondant à voix haute. Ensuite, tous s’étant levés, le prêtre dit Prions, et, une fois que tous ont prié quelque temps en silence, il dit l’oraison répondant à la lecture. Cet moment de silence sacré peut être observé au moment du psaume responsorial, dans ce cas on omet la pause après avoir dit Prions.
 Lectio I  Ière lecture
Léctio libri Génesis (Gn 1,1-2,2)
In princípio creávit Deus cælum et terram. Terra autem erat inánis et vácua, et ténebræ erant super fáciem abýssi : et spíritus Dei ferebátur super aquas.  Dixítque Deus : Fiat lux. Et facta est lux.  Et vidit Deus lucem quod esset bona : et divísit lucem a ténebris.  Appellavítque lucem Diem, et ténebras Noctem : factúmque est véspere et mane, dies unus.  Dixit quoque Deus : Fiat firmaméntum in médio aquárum : et dívidat aquas ab aquis.  Et fecit Deus firmaméntum, divisítque aquas, quæ erant sub firmaménto, ab his, quæ erant super firmaméntum. Et factum est ita. Vocavítque Deus firmaméntum, Cælum : et factum est véspere et mane, dies secúndus. Dixit vero Deus : Congregéntur aquæ, quæ sub cælo sunt, in locum unum : et appáreat árida. Et factum est ita. Et vocávit Deus áridam Terram, congregationésque aquárum appellávit Mária. Et vidit Deus quod esset bonum. Et ait : Gérminet terra herbam viréntem, et faciéntem semen, et lignum pomíferum fáciens fructum juxta genus suum, cujus semen in semetípso sit super terram. Et factum est ita. Et prótulit terra herbam viréntem, et faciéntem semen juxta genus suum, lignúmque fáciens fructum, et habens unumquódque seméntem secúndum spéciem suam. Et vidit Deus quod esset bonum. Et factum est véspere et mane, dies tértius. Dixit autem Deus : Fiant luminária in firmaménto cæli, et dívidant diem ac noctem, et sint in signa et témpora, et dies et annos : ut lúceant in firmaménto cæli, et illúminent terram. Et factum est ita. Fecítque Deus duo luminária magna : lumináre majus, ut præésset diéi : et lumináre minus, ut præésset nocti : et stellas. Et pósuit eas in firmaménto cæli, ut lucérent super terram, et præéssent diéi ac nocti, et divíderent lucem ac ténebras. Et vidit Deus quod esset bonum. Et factum est véspere et mane, dies quartus. Dixit étiam Deus : Prodúcant aquæ réptile ánimæ vivéntis, et volátile super terram sub firmaménto cæli. Creavítque Deus cete grándia, et omnem ánimam vivéntem atque motábilem, quam prodúxerant aquæ in spécies suas, et omne volátile secúndum genus suum. Et vidit Deus quod esset bonum. Benedixítque eis, dicens : Créscite, et multiplicámini, et repléte aquas maris : avésque multiplicéntur super terram. Et factum est véspere et mane, dies quintus. Dixit quoque Deus : Prodúcat terra ánimam vivéntem in génere suo, juménta, et reptília, et béstias terræ secúndum spécies suas. Factúmque est ita. Et fecit Deus béstias terræ juxta spécies suas, et juménta, et omne réptile terræ in génere suo.
Et vidit Deus quod esset bonum, et ait : Faciámus hóminem ad imáginem et similitúdinem nostram : et præsit píscibus maris, et volatílibus cæli, et béstiis, universǽque terræ, omníque réptili, quod movétur in terra. Et creávit Deus hóminem ad imáginem suam : ad imáginem Dei creávit illum, másculum et féminam creávit eos. Benedixítque illis Deus, et ait : Créscite et multiplicámini, et repléte terram, et subjícite eam, et dominámini píscibus maris, et volatílibus cæli, et univérsis animántibus, quæ movéntur super terram. Dixítque Deus : Ecce dedi vobis omnem herbam afferéntem semen super terram, et univérsa ligna quæ habent in semetípsis seméntem géneris sui, ut sint vobis in escam : et cunctis animántibus terræ, omníque vólucri cæli, et univérsis quæ movéntur in terra, et in quibus est ánima vivens, ut hábeant ad vescéndum. Et factum est ita. Vidítque Deus cuncta quæ fécerat, et erant valde bona. Et factum est véspere et mane, dies sextus.
Ígitur perfécti sunt cæli et terra, et omnis ornátus eórum. Complevítque Deus die séptimo opus suum quod fécerat : et requiévit die séptimo ab univérso ópere quod patrárat.
Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. Et la terre était informe et nue, et les ténèbres couvraient la face de l'abîme, et l'Esprit de Dieu était porté sur les eaux. Or Dieu dit: Que la lumière soit, et la lumière fut. Et Dieu vit que la lumière était bonne, et Il sépara la lumière d'avec les ténèbres. Et Dieu donna à la lumière le nom de Jour, et aux ténèbres le nom de Nuit; et du soir et du matin se fit le premier jour. Dieu dit aussi: Que le firmament soit fait au milieu des eaux, et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux. Et Dieu fit le firmament; et Il sépara les eaux qui étaient sous le firmament d'avec celles qui étaient au-dessus du firmament. Et cela se fit ainsi. Et Dieu donna au firmament le nom de Ciel; et du soir et du matin se fit le second jour. Dieu dit encore: Que les eaux qui sont sous le ciel se rassemblent en un seul lieu, et que l'élément aride paraisse. Et cela se fit ainsi. Et Dieu donna à l'élément aride le nom de Terre, et Il appela Mers toutes les eaux rassemblées. Et Il vit que tout cela était bon. Dieu dit encore: Que la terre produise de l'herbe verte qui porte de la graine, et des arbres fruitiers qui portent du fruit chacun selon son espèce, et qui renferment leur semence en eux-mêmes, pour se reproduire sur la terre. Et cela se fit ainsi. La terre produisit donc de l'herbe verte qui portait de la graine selon son espèce, et des arbres fruitiers qui renfermaient leur semence en eux-mêmes, chacun selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Et du soir et du matin se fit le troisième jour. Dieu dit aussi: Que des corps de lumière soient faits dans le firmament du ciel, afin qu'ils séparent le jour d'avec la nuit, et qu'ils servent de signes pour marquer les temps, les jours et les années; Qu'ils luisent dans le firmament du ciel, et qu'ils éclairent la terre. Et cela fut fait ainsi. Dieu fit donc deux grands corps lumineux, l'un plus grand pour présider le jour, et l'autre moindre pour présider à la nuit: Il fit aussi les étoiles. Et Il les mit dans le firmament du ciel pour luire sur la terre, pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Et du soir et du matin ce fit le quatrième jour. Dieu dit encore: Que les eaux produisent des animaux vivants qui nagent dans l'eau, et des oiseaux qui volent sur la terre sous le firmament du ciel. Dieu créa donc les grands poissons, et tous les animaux qui ont la vie et le mouvement, que les eaux produisirent chacun selon son espèce; et Il créa aussi tous les oiseaux selon leur espèce. Et Il vit que cela était bon. Et Il les bénit, en disant: Croissez et multipliez-vous, et remplissez les eaux de la mer; et que les oiseaux se multiplient sur la terre. Et du soir et du matin se fit le cinquième jour. Dieu dit aussi: Que la terre produise des animaux vivants chacun selon son espèce, les animaux domestiques, les reptiles et les bêtes sauvages de la terre selon leurs espèces. Et cela se fit ainsi. Dieu fit donc les bêtes sauvages de la terre selon leurs espèces, les animaux domestiques et tous les reptiles, chacun selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Il dit ensuite: Faisons l'homme à Notre image et à Notre ressemblance, et qu'il commande aux poissons de la mer, aux oiseaux du ciel, aux bêtes, à toute la terre, et à tous les reptiles qui se remuent sous le ciel. Dieu créa donc l'homme à Son image; Il le créa à l'image de Dieu, et Il les créa mâle et femelle. Et Dieu les bénit, et Il leur dit: Croissez et multipliez-vous, remplissez la terre, et assujettissez-la, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tous les animaux qui se remuent sur la terre. Dieu dit encore: Je vous ai donné toutes les herbes qui portent leur graine sur la terre, et tous les arbres qui renferment en eux-mêmes leur semence chacun selon son espèce, afin qu'ils vous servent de nourriture, Et à tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui se remue sur la terre, et qui est vivant et animé, afin qu'ils aient de quoi se nourrir. Et cela se fit ainsi. Et Dieu vit toutes les choses qu'Il avait faites; et elles étaient tout à fait bonnes. Et du soir et du matin se fit le sixième jour. Le ciel et la terre furent donc achevés avec tous leurs ornements. Dieu accomplit le septième jour l'ouvrage qu'Il avait fait, et Il se reposa le septième jour, après avoir achevé tous Ses ouvrages.
Canticum Cantique
Ps. 99,2;3
Iubilate Dómino omnis terra: servíte Dómino in laetítia.
℣. Intráte in conspéctu eius, in exsultatióne.
℣. Scitóte quod Dóminus ipse est Deus.
℣. Ipse fecit nos, et non ipsi nos: nos autem pópulus eius, et oves páscuae eius.
Acclamez Dieu, toute la terre; servez le Seigneur avec joie.
℣. Entrez en Sa présence dans l'exultation.
℣. Sachez que c'est le Seigneur qui est Dieu.
℣. C'est Lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes. Nous sommes Son peuple, et les brebis de Son pâturage.
 24. Post primam lectionem (De creatione: Gen 1, 1 – 2, 2 vel 1, 1.26-31a) Après la première lecture (sur la création: Gen 1,1-2,2 ou 1,26 - 31a):
Orémus.
Omnípotens sempitérne Deus, qui es in ómnium óperum tuórum dispensatióne mirábilis, intéllegant redémpti tui, non fuísse excelléntius, quod inítio factus est mundus, quam quod in fine sæculórum Pascha nostrum immolátus est Christus.
Qui vivit et regnat in sǽcula sæculórum.
℟. Amen.
Prions.
Dieu tout-puissant et éternel, qui es admirable dans la disposition de toutes Tes œuvres, donne aux hommes rachetés par Toi de comprendre que l’acte de la création du monde au commencement ne surpasse pas en excellence l’immolation du Christ, notre Pâque, dans la plénitude des temps.
Vel, De creatione hominis: Ou bien, sur la création de l'homme:
Deus, qui mirabíliter creásti hóminem et mirabílius redemísti, da nobis, quǽsumus, contra oblectaménta peccáti mentis ratióne persístere, ut mereámur ad ætérna gáudia perveníre.
Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Dieu, qui as créé l’homme d’une manière admirable, et l'as racheté d’une façon plus admirable encore, donnez-nous, nous vous en supplions, de résister par la rectitude de l’âme aux attraits du péché, en sorte que nous méritions de parvenir aux joies éternelles.
 Lectio II  IIème lecture
Léctio libri Génesis (22,1-18)
In diébus illis: tentávit Deus Ábraham et dixit ad eum: "Ábraham". Ille respóndit: "Adsum". Ait: "Tólle fílium tuum unigénitum, quem díligis, Ísaac et vade in terram Mória; atque offer eum ibi in holocáustum super unum móntium, quem monstrávero tibi". Ígitur Ábraham de nocte consúrgens stravit ásinum suum ducens secum duos iuvénes suos et Ísaac fílium suum. Cumque concidísset ligna in holocáustum, surréxit et ábiit ad locum, quem praecéperat ei Deus. Die autem tértio, elevátis óculis, vidit locum procul dixítque ad púeros suos: "Exspectáte hic cum ásino. Ego et puer illuc usque properántes, postquam adoravérimus, revertémur ad vos". Tulit quoque ligna holocáusti et impósuit super Ísaac fílium suum; ipse vero portábat in mánibus ignem et cultrum. Cumque duo pérgerent simul, dixit Ísaac Ábrahae patri suo: "Páter mi". Ille respóndit: "Quid vis, fili?". "Ecce, inquit, ignis et ligna; ubi est víctima holocáusti?". Dixit Ábraham: "Deus providébit sibi víctimam holocáusti, fili mi". Pergébant ambo páriter; et venérunt ad locum, quem osténderat ei Deus, in quo aedificávit Ábraham altáre et désuper ligna compósuit. Cumque colligásset Ísaac fílium suum, pósuit eum in altári super struem lignórum extendítque Ábraham manum et arrípuit cultrum, ut immoláret fílium suum. Et ecce ángelus Dómini de caelo clamávit: "Ábraham, Ábraham". Qui respóndit: "Adsum". Dixítque: "Non exténdas manum tuam super púerum neque fácias illi quidquam. Nunc cognóvi quod times Deum et non pepercísti fílio tuo unigénito propter me". Levávit Ábraham óculos suos vidítque aríetem unum inter vepres haeréntem córnibus; quem assúmens óbtulit holocáustum pro fílio. Appellavítque nomen loci illíus: "Dóminus videt". Unde usque hódie dícitur: "In monte Dóminus vidétur". Vocávit autem ángelus Dómini Ábraham secúndo de caelo et dixit: "Per memetípsum iurávi, dicit Dóminus: quia fecísti hanc rem et non pepercísti fílio tuo unigénito, benedícam tibi et multiplicábo semen tuum sicut stellas caeli et velut arénam, quae est in litóre maris. Possidébit semen tuum portas inimicórum suórum, et benedicéntur in sémine tuo omnes gentes terrae, quia oboedísti voci meae". En ces jours là, Dieu lit à l'épreuve Abraham, et lui dit: Abraham, Abraham. Abraham lui répondit: Me voici. Dieu ajouta: Prenez Isaac, votre fils unique qui vous est si cher, et allez en la terre de vision, et là vous Me l'offrirez en holocauste sur une des montagnes que Je vous montrerai. Abraham se leva donc avant le jour, prépara son âne, et prit avec lui deux jeunes serviteurs, et Isaac son fils; et ayant coupé le bois qui devait servir à l'holocauste, il s'en alla au lieu où Dieu lui avait commandé d'aller. Le troisième jour, levant les yeux en haut, il vit le lieu de loin. Et il dit à ses serviteurs: Attendez-moi ici avec l'âne; nous ne ferons qu'aller jusque-là, mon fils et moi, et après avoir adoré, nous reviendrons aussitôt à vous. Il prit aussi le bois pour holocauste, qu'il mit sur son fils Isaac; et lui, il portait en ses mains le feu et le couteau. Et tandis qu'ils marchaient ainsi tous deux, Isaac dit à son père: Mon père. Abraham lui dépondit: Mon fils, que voulez-vous? Voilà, dit Isaac, le feu et le bois: où est la victime pour l'holocauste? Abraham lui répondit: Mon fils, Dieu aura soin de fournir Lui-même la victime de l'holocauste. Ils continuèrent donc à marcher ensemble, Et ils vinrent au lieu que Dieu avait montré à Abraham. Il y dressa un autel, disposa dessus le bois pour l'holocauste, lia ensuite son fils Isaac, et le mis sur le bois qu'il avait arrangé sur l'autel. En même temps il étendit la main et prit le couteau pour immoler son fils. Mais à l'instant l'Ange du Seigneur lui cria du Ciel: Abraham, Abraham. Il lui répondit: Me voici. L'Ange ajouta: Ne mettez point la main sur l'enfant, et ne lui faites aucun mal. Je connais maintenant que vous craignez Dieu, puisque pour M'obéir vous n'avez point épargnez votre fils unique. Abraham, levant les yeux, aperçut derrière lui un bélier qui s'était embarrassé avec ses cornes dans un buisson; et l'ayant pris, il l'offrit en holocauste au lieu de son fils. Et il appela ce lieu d'un nom qui signifie: Le Seigneur voit. C'est pourquoi on dit encore aujourd'hui: Le Seigneur verra sur la montagne. L'Ange du Seigneur appela Abraham du Ciel pour la seconde fois, et lui dit: Je jure par Moi-même, dit le Seigneur, que puisque vous avez fait cette action, et que pour M'obéir vous n'avez point épargné votre fils unique, Je vous bénirai, et Je multiplierai votre race comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le rivage de la mer. Votre postérité possédera les villes de ses ennemis; Et toutes les nations de la terre seront bénies dans Celui qui sortira de vous, parce que vous avez obéi à Ma voix.
 Vel:  
Tractus Trait
Ps. 124, 1-2. Ps. 124, 1-2.
Qui confídunt in Dómino, sicut mons Sion : non commovébitur in ætérnum, qui hábitat in Ierúsalem. ℣. Montes in circúitu eius : et Dóminus in circúitu pópuli sui, ex hoc nunc et usque in sǽculum. Ceux qui se confient dans le Seigneur, sont comme la montagne de Sion. Il ne sera jamais ébranlé, celui qui habite dans Jérusalem. ℣. Des montagnes sont autour d’elle ; et le Seigneur est autour de Son peuple, dès maintenant et à jamais.
25. Post secundam lectionem (De sacrificio Abrahæ: Gen 22, 1-18; vel 1-2.9a.10-13.15-18) et psalmum
(15).
25. Après la deuxième lecture (Du sacrifice d'Abraham: Gen 22, 1-18; ou 1-2. 9a. 10-13. 15-18) et le psaume (15).
Orémus.
Deus, Pater summe fidélium, qui promissiónis tuæ fílios diffúsa adoptiónis grátia in toto terrárum orbe multíplicas, et per paschále sacraméntum Abraham púerum tuum universárum, sicut iurásti, géntium éfficis patrem, da pópulis tuis digne ad grátiam tuæ vocatiónis intráre.
Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Prions.
Dieu, Père suprême des fidèles, qui as multiplié sur terre les fils de Ta promesse en diffusant la grâce de l'adoption et qui, par le mystère pascal, as fait de Ton serviteur Abraham le père de toutes les nations, comme Tu l'as promis, accorde à Ton peuple de répondre dignement à la grâce de Ton appel.
 Lectio III  IIIème lecture
Canticum Cantique
Ex. 15, 1 et 2
Cantémus Dómino: glorióse enim honorificátus est: equum, et ascensórem proiécit in mare: adiútor, et protéctor factus est mihi in salútem.
℣. Hic Deus meus, et honorificábo eum: Deus patris mei, et exaltábo eum.
℣. Dóminus cónterens bella: Dóminus nomen est illi.
Chantons au Seigneur, car Il a fait éclater Sa gloire ; Il a précipité dans la mer le cheval et le cavalier ; Il S’est fait mon appui et mon protecteur. C’est lui qui m’a sauvé.
℣. Il est mon Dieu, je Le célébrerai ; Il est le Dieu de mon père et je L’exalterai.
℣. C’est le Seigneur qui dissipe les guerres, Son nom est le le Seigneur.
26. Post tertiam lectionem (De transitu Maris Rubri: Ex 14, 15 – 15, 1) et eius canticum (Ex 15). 26. Après la troisième lecture (Le passage de la Mer Rouge: Ex 14,15-15,1) et son cantique (Ex 15)
Orémus.
Deus, cuius antíqua mirácula étiam nostris tempóribus coruscáre sentímus, dum, quod uni pópulo a persecutióne Pharaónis liberándo déxteræ tuæ poténtia contulísti, id in salútem géntium per aquam regeneratiónis operáris, præsta, ut in Abrahæ fílios et in Israelíticam dignitátem totíus mundi tránseat plenitúdo. Per Christum Dóminum nostrum. ℟. Amen.
Prions.
Dieu, dont nous voyons les anciens miracles luire également pour notre temps, comme lors de la libération d'un seul peuple de la persécution de Pharaon, que la puissance de Ta droite, aujourd'hui, assure désormais le salut de toutes les nations en les faisant renaître par les eaux du baptême ; nous Te demandons que les hommes du monde entier deviennent les fils d'Abraham et que le monde entier parvienne à la dignité d'Israël.
Vel: Ou :
Deus, qui primis tempóribus impléta mirácula novi testaménti luce reserásti, ut et Mare Rubrum forma sacri fontis exsísteret, et plebs a servitúte liberáta christiáni pópuli sacraménta præférret, da, ut omnes gentes, Israélis privilégium mérito fídei consecútæ, Spíritus tui participatióne regeneréntur. Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Dieu qui as illuminé par des miracles les temps anciens avec la lumière du Nouveau Testament, car la mer Rouge était l'image des fonts baptismaux, et le peuple, libéré de l'esclavage, l'image de la famille chrétienne; accorde à chacun, élevé par sa foi au privilège d'Israël, d'être régénéré par la participation à Ton Esprit.
 Lectio IV  IVème lecture
Canticum
Ps. 116
Laudáte Dóminum, omnes gentes: et collaudáte eum, omnes pópuli.
℣. Quóniam confirmáta est super nos misericórdia eius: et véritas Dómini manet in aetérnum.
Nations, louez toutes le Seigneur ; peuples, louez-Le tous.
℣. Car Sa miséricorde a été affermie sur nous, et la vérité du Seigneur demeure éternellement.
27. Post quartam lectionem (De nova Ierusalem: Is 54, 5-14) 27. Après la quatrième lecture (De la nouvelle Jérusalem : Is 54,5-14)
Orémus.
Omnípotens sempitérne Deus, multíplica in honórem nóminis tui quod patrum fídei spopondísti, et promissiónis fílios sacra adoptióne diláta, ut, quod prióres sancti non dubitavérunt futúrum, Ecclésia tam magna ex parte iam cognóscat implétum. Per Christum Dóminum nostrum.
R. Amen.
Prions.
Dieu éternel et tout puissant, multiplie, fidèle à Ta parole, la progéniture que Tu as assuré à la foi de nos parents, et augmente avec Ton adoption les enfants de la promesse, afin que Ton Église puisse voir la manière dont s'est déjà accompli, dans une large mesure, ce à quoi les patriarches ont cru et attendu.
 Lectio V  Vème lecture
Canticum Cantique
Isaiæ 5, 1 et 2.
Vinea facta est dilecto in cornu, in loco uberi.
℣. Et maceriam circumdedit, et circumfodit : et plantavit vineam Sorec, et aedificavit turrim in medio eius.
℣. Et torcular fodit in ea : vinea enim Domini Sabaoth, domus Israel est.
Mon bien-aimé avait une vigne sur une colline fertile.
℣. Il l’a environnée de murs et de fossés : il y a mis du plant de Sorec, il bâtit une tour au milieu.
℣. Et il y construisit un pressoir. Car la vigne du Seigneur des armées c'est la maison d’Israël est.
28. Post quintam lectionem (De salute omnibus gratuito oblata: Is 55, 1-11) 28. Après la cinquième lecture (Du salut pour tous offert gratuitement : Is 55,1,11)
Orémus.
Omnípotens sempitérne Deus, spes única mundi, qui prophetárum tuórum præcónio præséntium témporum declarásti mystéria, auge pópuli tui vota placátus, quia in nullo fidélium nisi ex tua inspiratióne provéniunt quarúmlibet increménta virtútum. Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Prions.
Dieu tout-puissant et éternel, unique espérance du monde, qui, par la bouche de Tes prophètes, as annoncé l’accomplissement des présents mystères, accrois les désirs de Ton peuple, car nul de Tes fidèles ne peut faire de progrès dans les vertus, si Tu ne l’inspires Toi-même.
 Lectio VI  VIème lecture
Canticum Cantique
Deut. 32, 1-4
Atténde, caelum, et loquar: et áudiat terra verba ex ore meo.
℣. Exspectétur sicut plúvia elóquium meum: et descéndant sicut ros verba mea.
℣. Sicut imber super gramen, et sicut nix super fenum: quia nomen Dómini invocábo.
℣. Date magnitúdinem Deo nostro: Deus, vera ópera eius, et omnes viae eius iudícia.
℣. Deus fidélis, in quo non est iníquitas: iustus, et sanctus Dóminus.
Cieux, écoutez ce que Je vais dire; que la terre entende les paroles de Ma bouche.
℣. Que Mes instructions soient comme la pluie qui s'épaissit dans les nuées; que Mes paroles se répandent comme la rosée.
℣. Comme la pluie sur l'herbe, et comme les gouttes d'eau sur le gazon. Car je proclamerai le nom du Seigneur.
℣. Rendez gloire à notre Dieu. Les oeuvres de Dieu sont parfaites, et toutes Ses voies sont pleines de justice.
℣. Dieu est fidèle, Il est éloigné de toute iniquité, le Seigneur est juste et saint.
29. Post sextam lectionem (De fonte sapientiæ: Bar 3, 9-15.31 – 4, 4) 29. Après la sixième lecture (La source de la sagesse: Bar 3, 9-15.31 – 4, 4)
Orémus.
Deus, qui Ecclésiam tuam semper géntium vocatióne multíplicas, concéde propítius, ut, quos aqua baptísmatis ábluis, contínua protectióne tueáris. Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Prions.
Dieu, qui multiplies sans cesse Ton Église par la vocation des nation, dans Ta clémence, daigne accorder à ceux que Tu purifies par l’eau du Baptême, l’assistance continuelle de Ta protection.
 Lectio VII  VIIème lecture
Canticum Cantique
Ps. 41, 2-4
Sicut cervus desíderat ad fontes aquárum: ita desíderat ánima mea ad te, Deus.
℣. Sitívit ánima mea ad Deum vivum: quando véniam, et apparébo ante fáciem Dei ?
℣. Fuérunt mihi lácrimae meae panes die ac nocte, dum dícitur mihi per síngulos dies: Ubi est Deus tuus ?
Comme le cerf soupire après les sources des eaux, ainsi mon âme soupire vers Toi mon Dieu.
℣. Mon âme a soif du Dieu vivant. Quand viendrai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu ?
℣. Mes larmes ont été ma nourriture le jour et la nuit, pendant qu’on me dit tous les jours : Où est ton Dieu ?
30. Post septimam lectionem (De corde novo et spiritu novo: Ez 36, 16-28)  30. Après la septième lecture (du coeur nouveau et de l'esprit nouveau : Ez 36, 16-28) 
Orémus.
Deus, incommutábilis virtus et lumen ætérnum, réspice propítius ad totíus Ecclésiæ sacraméntum, et opus salútis humánæ perpétuæ dispositiónis efféctu tranquíllius operáre; totúsque mundus experiátur et vídeat
deiécta érigi, inveteráta renovári et per ipsum Christum redíre ómnia in íntegrum, a quo sumpsére princípium.
Qui vivit et regnat in sǽcula sæculórum.
℟. Amen
Prions.
Dieu, force immuable et lumière éternelle, regarde favorablement l’admirable sacrement de toute Ton Église, et opère dans la paix l’œuvre décrétée éternellement du salut de l’homme ; en sorte que le monde entier expérimente et voie relevé ce qui était abattu, renouvelé ce qui était vieilli, et que tout soit rétabli dans son intégrité première par Celui qui est le commencement de tout.
Vel: Ou :
Deus, qui nos ad celebrándum paschále sacraméntum utriúsque Testaménti páginis ínstruis, da nobis intellégere misericórdiam tuam, ut ex perceptióne præséntium múnerum firma sit exspectátio futurórum. Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Dieu, qui nous enseignes à célébrer ce mystère pascal, par les pages des deux Testaments, donne-nous l’intelligence de Ta miséricorde ; afin que la réception des dons présents nous fasse attendre avec une ferme espérance les biens futurs.
31. Post ultimam lectionem e Vetere Testamento cum suo psalmo responsorio et sua oratione, accenduntur cerei altaris, et sacerdos intonat hymnum Glória in excélsis Deo, quem omnes prosequuntur, dum pulsantur campanæ, iuxta locorum consuetudines. Tonus integer in Graduali romano invenitur. 31. Après la dernière lecture de l'Ancien Testament, avec son psaume responsorial et sa prière, les cierges de l'autel sont allumés, et le prêtre entonne l'hymne Gloire à Dieu, que tous continuent pendant que les cloches sonnent, selon les coutumes de chaque endroit. On trouve la partition au Graduel romain.
Glória in excélsis Deo. Gloire à Dieu au plus haut des cieux.
32. Expleto hymno, sacerdos dicit collectam, more solito. 32. Lorsque l'hymne est terminé, le prêtre dit la prière de collecte, comme d'habitude.
Orémus.
Deus, qui hanc sacratíssimam noctem glória domínicæ resurrectiónis illústras, éxcita in Ecclésia tua adoptiónis spíritum, ut, córpore et mente renováti, puram tibi exhibeámus servitútem.
Per Dóminum.
Prions.
Dieu, qui illumines cette très sainte nuit de la gloire de la résurrection du Seigneur, conserve dans Ton Eglise l’esprit d’adoption ; afin que, renouvelés de corps et d’esprit, nous Te servions dans la pureté.
 33. Deinde lector profert lectionem de Apostolo.  33. Puis le lecteur récite une lecture de l'Apôtre.
Epistola Epitre
Christus suscitatus ex mortuis iam non moritur. Le Christ, ressuscité des morts, ne meurt plus.
Léctio Epístolæ beáti Pauli apóstoli ad Romános (6, 3- 1 1)
Fratres:
lgnoratis quia quicúmque baptizáti sumus in Christo lesu, in morte ipsíus baptizáti sumus? Consepúlti ergo sumus cum illo per baptísmum in mortem, ut quemádmodum suscitátus est Christus a mórtuis per glóriam Patris, ita et nos in novitáte vitæ ambulémus. Si enim complantáti facti sumus similitúdini mortis eius, simul et resurrectiónis érimus; hoc sciéntes, quia vetus homo noster simul crucifíxus est, ut destruátur corpus peccáti, ut ultra non serviamus peccáto; qui enim mortuus est iustifìcatus est a peccato.
Si autem mórtui sumus cum Christo, crédimus quia simul étiam vivémus cum eo; sciéntes quod Christus suscitátus ex mórtuis iam non móritur, mors illi ultra non dominábitur. Quod enim mórtuus est, peccáto mórtuus est semel; quod autem vivit, vivit Deo. Ita et vos existimáte vos mórtuos quidem esse peccáto, vivéntes autem Deo in Christo Iesu.
Verbum Dómini. ℟. Deo gratias.
Frères :
Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en Sa mort que nous avons été baptisés? Car nous avons été ensevelis avec Lui par le baptême pour mourir, afin que, comme le Christ est ressuscité d'entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle. Car si nous avons été faits une même plante avec Lui par une mort semblable à la Sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable; sachant que notre vieil homme a été crucifié avec Lui, afin que le corps du péché soit détruit, et que désormais nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est justifié du péché. Or, si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec le Christ, sachant que le Christ ressuscité d'entre les morts ne meurt plus, que la mort n'aura plus d'empire sur Lui. Car en tant qu'Il est mort pour le péché, Il est mort une fois pour toutes; mais en tant qu'Il vit, Il vit pour Dieu. Vous donc aussi, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur.
Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
34. Lecta Epistola, omnibus surgentibus, sacerdos ter sollemniter intonat, vocem gradatim elevando Allelúia, quod omnes repetunt. Si necesse est, psalmista Allelúia intonat. Deinde psalmista vel cantor profert psalmum 117, populo respondente Allelúia.
35. Sacerdos, more solito, imponit incensum et diacono benedicit. Ad Evangelium non portantur luminaria, sed tantum incensum.
36. Post Evangelium homilia, etsi brevis, ne omittatur.
34. L'épître lue, tous se lèvent, et le prêtre entonne solennellement trois fois, élevant progressivement le ton de la voix, l'alléluia, qu'ils répètent tous. Si nécessaire, le psalmiste entonne l'alléluia. Puis le psalmiste ou le chantre proclame le Psaume 117, et le peuple répondant Alléluia.
35. Le prêtre, selon la manière habituelle, met l'encens et bénit le diacre. A l'Évangile on ne porte pas de bougies, mais seulement de l'encens.
36. Après l'Évangile, l'homélie même brève, ne sera pas omise.
Allelúia Alléluia
Ps. 117, 1
℟. Alleluia. ℟. Alléluia
(ter) (ter)
℣. Confitémini Dómino, quóniam bonus: quóniam in saéculum misericórdia eius. ℣. Célébrez le Seigneur, parce qu’Il est bon, parce que Sa miséricorde est éternelle.
 Evangelium  Evangile
 Léctio sancti Evangélii secúndum Matthǽum (28,1-10)  
Sero autem post sábbatum, cum illucésceret in primam sábbati, venit María Magdaléne et áltera María vidére sepúlcrum. Et ecce terne motus factus est magnus: ángelus enim Domini descéndit de cælo et accédens revólvit lápidem et sedébat super eum. Erat autem aspéctus eius sicut fulgur et vestiméntum eius cándidam sicut nix. Præ timóre autem eius extérriti sunt custódes et facti sunt velut mórtui. Respóndens autem angelus dixit muliéribus: « Nolite timére vos scio enim quod Iesum qui crucifixus est quǽritis. Non est bic: surréxit enim sicut dixit. Venite, vidéte locum uhi positus erat. Et cito euntes dicite discipulus eius: Surréxit a mórtuis, et ecce præcédit vos in Galillǽeam, ibi eum vidébitis. Ecce dixi vobis ». Et exeúntes cito de monuménto cum timóre et magno gáudio, cucurrérunt nuntiáre discípulis eius. Et ecce lesus occúrrit illis dicens: « Avéte » . Illæ autem accessérunt et tenuérunt pedes eius et adoravérunt eum. Tunc ait illis lesus: « Nolite timére; ite, nuntiáte frátribus meis ut eant in Galilǽam et ibi me vidébunt ». Le sabbat passé, lorsque le premier jour de la semaine commençait à luire, Marie-Madeleine et l'autre Marie vinrent pour voir le sépulcre. Et voici qu'il se fit un grand tremblement de terre; car un Ange du Seigneur descendit du Ciel, et s'approchant, il renversa la pierre et s'assit dessus. Son visage était comme l'éclair, et son vêtement comme la neige. A cause de lui les gardes furent atterrés d'effroi, et devinrent comme morts. Mais l'Ange, prenant la parole, dit aux femmes: Ne craignez point, vous; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. Il n'est point ici; car Il est ressuscité, comme Il l'avait dit. Venez, et voyez le lieu où le Seigneur avait été mis. Et hâtez-vous d'aller dire à Ses disciples qu'Il est ressuscité, et voici qu'Il vous précède en Galilée; c'est là que vous Le verrez. Voici, je vous l'ai prédit. Elles sortirent aussitôt du sépulcre, avec crainte et avec une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à Ses disciples. Et voici que Jésus vint au-devant d'elles, en disant: Je vous salue.Elles s'approchèrent, et embrassèrent Ses pieds et L'adorèrent. Alors Jésus leur dit: Ne craignez point; allez, dites à Mes frères de partir pour la Galilée; c'est là qu'ils Me verront.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
 Pars tertia: Liturgia baptismalis Troisième partie ; Liturgie baptismale
37. Post homiliam proceditur ad liturgiam baptismalem. Sacerdos cum ministris vadit ad fontem baptismalem, si hic est in conspectu fidelium. Secus ponitur vas cum aqua in presbyterio.
38. Vocantur, si adsunt, catechumeni, qui præsentantur a patrinis, vel, si sunt parvuli, portantur a parentibus et patrinis, in faciem ecclesiæ congregatæ.
39. Tunc, si processio ad baptisterium vel ad fontem habenda sit, ea statim ordinatur. Præcedit minister cum cereo paschali, eumque sequuntur baptizandi cum patrinis, deinde ministri, diaconus et sacerdos. Durante processione, canuntur litaniæ (n. 43). Expletis litaniis, sacerdos facit monitionem (n. 40).
40. Si autem liturgia baptismalis in presbyterio peragitur, sacerdos statim monitionem introductoriam facit, his vel similibus verbis:

Si adsunt baptizandi:
37. Après l'homélie, on procède à la liturgie baptismale. Le prêtre, avec les ministres, se rend aux fonts baptismaux, s'il est situé à la vue des fidèles. Sinon, un récipient d'eau est placé dans le sanctuaire.
38. S'il y a des catéchumènes, ils sont appelés et leurs parrains les présentent; mais si les catéchumènes sont des enfants, ce sont leurs parents et parrains qui les portent et les présentent à toute l'assemblée réunie.
39. S'il y a une procession au baptistère ou aux fonts elle est organisée immédiatement. Le cortège est ouvert par un ministre avec le cierge pascale suivent ceux qui doivent être baptisés avec leurs parrains, puis les ministres, le diacre et le prêtre. Pendant la procession, les litanies sont chantées (n ° 43). Après cela, le prêtre fait la monition (n. 40).
40. Si la liturgie baptismale a lieu dans le sanctuaire, le prêtre fait immédiatement la monition introductive avec ces mots ou des mots similaires.

S'il y a des baptêmes:
Précibus nostris, caríssimi, fratrum nostrórum beátam spem unánimes adiuvémus,
ut Pater omnípotens ad fontem regeneratiónis eúntes omni misericórdiæ suæ auxílio prosequátur.
Chers frères, accompagnons unanimement de nos prières l'espérance bienheureuse de nos frères qui vont à la source de la régénération, afin que le Père tout-puissant leur accorde toute l'aide de sa miséricorde.
Si benedicendus est fons, sed non adsunt baptizandi: Si les fonts sont bénis, mais qu'il n'y a pas de baptême:
Dei Patris omnipoténtis grátiam, caríssimi, super hunc fontem súpplices invocémus,
ut qui ex eo renascéntur adoptiónis fíliis in Christo aggregéntur.
Invoquons, très chers, Dieu le Père afin que sa grâce toute puissante descende sur ces fonts, et que ceux qui y renaissent, soient incorporés au Christ en tant qu'enfants adoptés.
41. Et canuntur litaniæ a duobus cantoribus, omnibus stantibus (propter tempus paschale) et respondentibus.
Si autem habenda sit longior processio ad baptisterium, litaniæ cantantur durante processione; quo in casu baptizandi vocantur ante processionem, et fit processio præcedente cereo paschali, quem sequuntur catechumeni cum patrinis, deinde ministri, diaconus et sacerdos. Monitio autem fiat ante benedictionem aquæ.
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42. Si non adsunt baptizandi, neque benedicendus est fons, omissis litaniis, statim proceditur ad benedictionem aquæ (n. 54).
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43. In litaniis addi possunt aliqua nomina Sanctorum, præsertim vero Titularis ecclesiæ vel Patronorum loci et eorum qui sunt baptizandi.
41. Deux chanteurs chantent les litanies auxquelles chacun répond en se tenant debout (en raison du temps pascal).
Si la procession au baptistère est longue, les litanies sont chantées pendant la procession; ensuite, ceux qui doivent être baptisés sont appelés avant le début de la procession. La procession s'ouvre avec le cierge pascal, puis les catéchumènes suivent avec leurs parrains, puis les ministres, le diacre et le prêtre. Dans ce cas, la monition précédente se fait avant la bénédiction de l'eau.
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42. S'il n'y a pas de baptême et que les fonts ne doiventt pas être bénis, on omet les litanies, et l'eau est bénie immédiatement (n. 54).
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43. Dans les litanies, quelques noms de saints peuvent être ajoutés, notamment celui du Titulaire de l'église, celui des patrons du lieu et celui de ceux qui doivent être baptisés.
Kýrie, eléison. ℟. Kýrie, eléison.
Christe, eléison. ℟. Christe, eléison.
Kýrie, eléison. ℟. Kýrie, eléison.
Sancta María, Mater Dei, ℟. ora pro nobis.
Sancte Míchael, ℟. ora pro nobis.
Sancti Angeli Dei, ℟. oráte pro nobis.
Sancte Ioánnes Baptísta, ℟. ora pro nobis.
Sancte Ioseph, ℟. ora pro nobis.
Sancti Petre et Paule, ℟. oráte pro nobis.
Sancte Andréa, ℟. ora pro nobis.
Sancte Ioánnes, ℟. ora pro nobis.
Sancta María Magdaléna, ℟. ora pro nobis.
Sancte Stéphane, ℟. ora pro nobis.
Sancte Ignáti Antiochéne, ℟. ora pro nobis.
Sancte Laurénti, ℟. ora pro nobis.
Sanctæ Perpétua et Felícitas, ℟. oráte pro nobis.
Sancta Agnes, ℟. ora pro nobis.
Sancte Gregóri, ℟. ora pro nobis.
Sancte Augustíne, ℟. ora pro nobis.
Sancte Athanási, ℟. ora pro nobis.
Sancte Basíli, ℟. ora pro nobis.
Sancte Martíne, ℟. ora pro nobis.
Sancte Benedícte, ℟. ora pro nobis.
Sancti Francísce et Domínice, ℟. oráte pro nobis.
Sancte Francísce (Xavier), ℟. ora pro nobis.
Sancte Ioánnes María (Vianney), ℟. ora pro nobis.
Sancta Catharína (Senénsis), ℟. ora pro nobis.
Sancta Terésia a Iesu, ℟. ora pro nobis.
Omnes Sancti et Sanctæ Dei, ℟. oráte pro nobis.
Propítius esto, ℟. líbera nos, Dómine.
Ab omni malo, ℟. líbera nos, Dómine.
Ab omni peccáto, ℟. líbera nos, Dómine.
A morte perpétua, ℟. líbera nos, Dómine.
Per incarnatiónem tuam, ℟. líbera nos, Dómine.
Per mortem et resurrectiónem tuam, ℟. líbera nos, Dómine.
Per effusiónem Spíritus Sancti, ℟. líbera nos, Dómine.
Peccatóres, ℟. te rogámus, audi nos.
Si adsunt baptizandi
Ut hos eléctos per grátiam Baptísmi regeneráre dignéris, ℟. te rogámus, audi nos.
Ut hunc fontem, regenerándis tibi fíliis, grátia tua sanctificáre dignéris, ℟. te rogámus, audi nos.
Iesu, Fili Dei vivi, ℟. te rogámus, audi nos.
Christe, audi nos. ℟. Christe, audi nos.
Christe, exáudi nos. ℟. Christe, exáudi nos.
Si adsunt baptizandi, sacerdos, extensis manibus, dicit hanc orationem:
Omnípotens sempitérne Deus, adésto magnæ pietátis tuæ sacraméntis, et ad recreándos novos pópulos, quos tibi fons baptísmatis párturit, spíritum adoptiónis emítte, ut, quod nostræ humilitátis gérendum est mystério, virtútis tuæ impleátur efféctu. Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Benedictio aquæ baptismalis
44./46. Deinde sacerdos benedicit aquam baptismalem dicens, extensis manibus, hanc orationem:
Deus, qui invisíbili poténtia per sacramentórum signa mirábilem operáris efféctum, et creatúram aquæ multis modis præparásti, ut baptísmi grátiam demonstráret; Deus, cuius Spíritus super aquas inter ipsa mundi primórdia ferebátur, ut iam tunc virtútem sanctificándi aquárum natúra concíperet; Deus, qui regeneratiónis spéciem in ipsa dilúvii effusióne signásti, ut uníus eiusdémque eleménti mystério et finis esset vítiis et orígo virtútum; Deus, qui Abrahæ fílios per Mare Rubrum sicco vestígio transíre fecísti, ut plebs, a Pharaónis servitúte liberáta, pópulum baptizatórum præfiguráret; Deus, cuius Fílius, in aqua Iordánis a Ioánne baptizátus, Sancto Spíritu est inúnctus, et, in cruce pendens, una cum sánguine aquam de látere suo prodúxit, ac, post resurrectiónem suam, discípulis iussit: „Ite, docéte omnes gentes, baptizántes eosin nómine Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti“: réspice in fáciem Ecclésiæ tuæ, eíque dignáre fontem baptísmatis aperíre. Sumat hæc acqua Unigéniti tui grátiam de Spíritu Sancto, ut homo, ad imáginem tuam cónditus, sacraménto baptísmatis a cunctis squalóribus vetustátis ablútus, in novam infántiam ex aqua et Spíritu Sancto resúrgere meréatur.
Et immittens, pro opportunitate, cereum paschalem in aquam semel vel ter, prosequitur:
Descéndat, quǽsumus, Dómine, in hanc plenitúdinem fontis per Fílium tuum virtus Spíritus Sancti,
et tenens cereum in aqua prosequitur:
ut omnes, cum Christo consepúlti per baptísmum in mortem, ad vitam cum ipso resúrgant. Qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti, Deus, per ómnia sǽcula sæculórum.
℟. Amen.
45./47. Deinde tollitur cereus de aqua, populo acclamante:
Benedícite, fontes, Dómino, laudáte et superexaltáte eum in sǽcula.
48. Aquæ baptismalis benedictione expleta et acclamatione populi prolata, sacerdos, stans, interrogat ad abrenuntiationem faciendam adultos atque parentes vel patrinos parvulorum, ut in respectivis Ordinibus Ritualis Romani determinatur. Si unctio cum oleo catechumenorum adultorum facta non sit antea, inter ritus immediate præparatorios, fit hoc momento.
49. Deinde sacerdos singulos adultos de fide interrogat, atque, si de parvulis agitur, triplicem professionem fidei ab omnibus parentibus et patrinis simul requirit, ut in respectivis Ordinibus indicatur. Ubi hac nocte multi sunt baptizandi, ritum ordinari potest ita ut, statim post responsionem baptizandorum, patrinorum atque parentum, celebrans postulet ac recipiat renovationem promissionum baptismalium omnium adstantium.
50. Peractis interrogationibus, sacerdos baptizat electos adultos et parvulos.
51. Post baptismum sacerdos infantes ungit chrismate. Omnibus vero, sive adultis sive parvulis, vestis candida traditur. Deinde sacerdos vel diaconus accipit cereum paschalem de manu ministri atque cerei neophytorum accenduntur. Pro infantibus ritus Effetha omittitur.
52. Postea, nisi ablutio baptismalis aliique ritus explanativi, in presbyterio locum habuerint, fit reditus in presbyterium, processione ordinata uti antea, neophytis vel patrinis seu parentibus cereum accensum gestantibus. Durante processione canitur canticum baptismale Vidi aquam vel alius cantus aptus (n. 56).
53. Si adulti sunt baptizati, Episcopus vel, eo absente, presbyter qui baptismum contulit statim sacramentum Confirmationis eis ministret in presbyterio, ut in Pontificali aut Rituali Romano indicatur.
Benedictio aquæ
54. Si vero non adsunt baptizandi, neque fons baptismalis benedicendus est, sacerdos ad aquam benedicendam fideles introducit, dicens:
Dóminum Deum nostrum, fratres caríssimi, supplíciter exorémus, ut hanc creatúram aquæ benedícere dignétur, super nos aspergéndam in nostri memóriam baptísmi. Ipse autem nos renováre dignétur, ut Spirítui, quem accépimus, fidéles maneámus.
Et post brevem pausam in silentio hanc orationem profert, extensis manibus:
Dómine Deus noster, pópulo tuo hac nocte sacratíssima vigilánti adésto propítius: et nobis, mirábile nostræ creatiónis opus, sed et redemptiónis nostræ mirabílius, memorántibus, hanc aquam benedícere tu dignáre. Ipsam enim tu fecísti, ut et arva fecunditáte donáret, et levámen corpóribus nostris munditiámque præbéret. Aquam étiam tuæ minístram misericórdiæ condidísti: nam per ipsam solvísti tui pópuli servitútem lliúsque sitim in desérto sedásti; per ipsam novum foedus nuntiavérunt prophétæ, quod eras cum homínibus initúrus; per ipsam dénique, quam Christus in Iordáne sacrávit, corrúptam natúræ nostræ substántiam in regeneratiónis lavácro renovásti. Sit ígitur hæc aqua nobis suscépti baptísmatis memória, et cum frátribus nostris, qui sunt in Páschate baptizáti, gáudia nos tríbuas sociáre. Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
 Renovatio promissionum baptismalium  
55. Ritu baptismi (et confirmationis) expleto, vel si hic non habuit locum, post benedictionem aquæ, omnes, stantes et candelas accensas in manibus gestantes, promissionem fidei baptismalis, una cum baptizandis,
Per paschále mystérium, fratres caríssimi, in baptísmo consepúlti sumus cum Christo, ut cum eo in novitáte vitæ ambulémus. Quaprópter, quadragesimáli observatióne absolúta, sancti baptísmatis promissiónes renovémus, quibus olim Sátanæ et opéribus eius abrenuntiávimus, et Deo in sancta Ecclésia cathólica servíre promísimus.
Quaprópter:
Sacerdos: Abrenuntiátis Sátanæ?
Omnes: Abrenúntio.
Sacerdos: Et ómnibus opéribus eius?
Omnes: Abrenúntio.
Sacerdos: Et ómnibus pompis eius?
Omnes: Abrenúntio.
Vel:
Sacerdos: Abrenuntiátis peccáto, ut in libertáte filiórum Dei vivátis?
Omnes: Abrenúntio.
Sacerdos: Abrenuntiátis seductiónibus iniquitátis, ne peccátum vobis dominétur?
Omnes: Abrenúntio.
Sacerdos: Abrenuntiátis Sátanæ, qui est auctor et princeps peccáti?
Omnes: Abrenúntio.
Si casus fert, hæc altera formula aptari potest a Conferentiis Episcoporum, iuxta locorum necessitates.
Deinde sacerdos prosequitur:
Sacerdos: Créditis in Deum Patrem omnipoténtem, creatórem cæli et terræ?
Omnes: Credo.
Sacerdos: Créditis in Iesum Christum, Fílium eius únicum, Dóminum nostrum, natum ex María Vírgine, passum et sepúltum, qui a mórtuis resurréxit et sedet ad déxteram Patris?
Omnes: Credo.
Sacerdos: Créditis in Spíritum Sanctum, sanctam Ecclésiam cathólicam, sanctórum communiónem, remissiónem peccatórum, carnis resurrectiónem et vitam ætérnam?
Omnes: Credo.
Et sacerdos concludit:
Et Deus omnípotens, Pater Dómini nostri Iesu Christi, qui nos regenerávit ex aqua et Spíritu Sancto, quique nobis dedit remissiónem peccatórum, ipse nos custódiat grátia sua, in Christo Iesu Dómino nostro, in vitam ætérnam.
Omnes: Amen.
56. Sacerdos aspergit populum aqua benedicta, omnibus cantantibus:
Antiphona
Vidi aquam egrediéntem de templo, a látere dextro, allelúia; et omnes, ad quos pervénit aqua ista, salvi facti sunt et dicent: Allelúia, allelúia.
Cantari potest etiam alius cantus indolem baptismalem præ se ferens.
57. Interim neophyti deducuntur ad locum suum inter fideles. Si benedictio aquæ baptismalis facta non est in baptisterio, diaconus et ministri reverenter portant vas aquæ ad fontem. Si benedictio fontis locum non habuit, aqua benedicta reponitur loco convenienti.
58. Aspersione facta, sacerdos redit ad sedem, ubi, omisso symbolo, moderatur orationem universalem, quam neophyti primum participant.
Pars quarta: Liturgia eucharistica
59. Sacerdos accedit ad altare et more solito incipit liturgiam eucharisticam.
60. Præstat, ut panis et vinum afferantur a neophytis vel, si sint parvuli, ab eorum parentibus vel patrinis.
Offertorium
Offertoire
Ps. 117, 16 et 17
Déxtera Dómini fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me: non móriar, sed vivam, et narrábo ópera Dómini. La droite du Seigneur a fait éclater Sa puissance, la droite du Seigneur m’a exalté. Je ne mourrai point, mais je vivrai, et je raconterai les œuvres du Seigneur.
Super oblata
Prière sur les oblats
Stans postea in medio altaris, versus ad populum, extendens et iungens manus, dicit: Après cela, debout au centre de l'autel, tourné vers le peuple, en étendant puis joignant les mains, il dit :
Oráte, fratres, ut meum ac vestrum sacrifícium acceptábile fiat apud Deum Patrem omnipoténtem. Priez, mes Frères, pour que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, puisse être agréé par Dieu le Père tout-puissant.
Populus surgit et respondet: Le peuple se lève et répond :
Suscípiat Dóminus sacrifícium de mánibus tuis ad laudem et glóriam nóminis sui, ad utilitátem quoque nostram totiúsque Ecclésiæ suæ sanctæ. Que le Seigneur reçoive de vos mains le sacrifice, à la louange et à la gloire de Son nom, et aussi pour notre bien et celui de toute Sa sainte Église.
Súscipe, qu?sumus, Dómine, preces pópuli tui cum oblatiónibus hostiárum, ut, paschálibus initiáta mystériis, ad æternitátis nobis medélam, te operánte, profíciant. Per Christum.  Reçois, nous T'en supplions, Seigneur, les prières de Ton peuple avec l’oblation de ce sacrifice : qu’inauguré par les mystères de Pâques, il nous serve par Ton action de remède pour l’éternité.
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Sursum corda.
℟. Habémus ad Dóminum.
℣. Grátias agámus Dómino Deo nostro.
℟. Dignum et iustum est.
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Haut les coeurs.
℟. Ils sont vers le Seigneur.
℣. Rendons-grâces au Seigneur notre Dieu.
℟. C'est digne et juste.
PRÆFATIO PASCHALIS I
De mysterio paschali
Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre:
Te quidem, Dómine, omni témpore confitéri, sed in hac potíssimum nocte (die) gloriósius prædicáre, (sed in hoc potíssimum gloriósus prædicáre,) cum Pascha nostrum immolátus est Christus.
Ipse enim verus est Agnus qui ábstulit peccáta mundi. Qui mortem nostram moriéndo destrúxit, et vitam resurgéndo reparávit. Quaprópter, profúsis paschálibus gáudiis, totus in orbe terrárum mundus exsúltat.
Sed et supérnæ virtútes atque angélicæ potestátes hymnum glóriæ tuæ cóncinunt, sine fine dicéntes:
Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth... Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu des Armées...
Communicantes proprium:Communicantes proprium:
Communicántes, et (noctem sacratíssimam) diem sacratíssimum celebrántes Resurrectiónis Dómini nostri Iesu Christi secúndum carnem: sed et memóriam venerántes, in primis gloriósæ semper Vírginis Maríæ, Genetrícis eiúsdem Dei et Dómini nostri Iesu Christi: ¶
Hanc igitur proprium:Hanc igitur proprium:
Hanc ígitur oblatiónem servitútis nostræ, sed et cunctæ famíliæ tuæ, quam tibi offérimus pro his quoque, quos regeneráre dignátus es ex aqua et Spíritu Sancto, tríbuens eis remissiónem ómnium peccatórum, quáesumus, Dómine, ut placátus accípias: diésque nostros in tua pace dispónas, atque ab ætérna damnatióne nos éripi et in electórum tuórum iúbeas grege numerári.
Iungit manus.
(Per Christum Dóminum nostrum. Amen.)
 63. In Prece eucharistica, memoria fit baptizatorum et patrinorum, iuxta formulas quæ in Missali et Rituali Romano pro singulis Precibus eucharisticis inveniuntur.
64. Ante Ecce Agnus Dei, sacerdos neophytos breviter monere potest de prima Communione recipienda et de pretio tanti mysterii, quod est initiationis culmen et totius vitæ christianæ centrum.
65. Expedit ut neophyti sacram Communionem recipiant sub utraque specie, una cum patrinis, matrinis, parentibus et coniugibus catholicis, necnon catechistis laicis. Convenit etiam ut, de consensu Episcopi dioecesani, ubi adiuncta hoc suadeant, omnes fideles ad sacram Communionem sub utraque specie admittantur.
 
Communio
ALLÉLUIA, * allelúia, allelúia.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Post communionem Post communion
Spíritum nobis, Dómine, tuæ caritátis infúnde, ut, quos sacraméntis paschálibus satiásti,tua fácias pietáte concórdes. Per Christum.  


Ad missam in die Ad missam in die
Introitus
Introït
Ps. 138, 18 et 5-6
RESURRÉXI, et adhuc tecum sum, allelúia: posuísti super me manum tuam, allelúia: mirábilis facta est sciéntia tua, allelúia, allelúia. Ps. ibid., 1-2 Dómine, probásti me, et cognovísti me: tu cognovísti sessiónem meam, et resurrectiónem meam. ℣. Glória Patri. Je suis ressuscité, et Je suis encore avec Toi, Alléluia : Tu as posé Ta main sur Moi, alléluia ; Ta sagesse a fait des merveilles, alléluia, alléluia.
Ps. ibid., 1-2.
Seigneur, Tu m’as éprouvé et Tu me connais : Tu as été témoin de Ma mort et de Ma résurrection.
Lectio I Ière lecture
Léctio Actuum Apostolórum (10, 3 4a. 37-43)
In diébus illis :
Apériens Petrus os dixit: Vos scitis quod factum est verbum per univérsam Iudǽam incípiens a Galilǽa post baptísmum, quod praedicávit Ioánnes: Iésum a Názareth, quómodo unxit eum Deus Spíritu Sancto et virtúte, qui pertransívit benefaciéndo et sanándo omnes oppréssos a Diábolo, quóniam Deus erat cum illo. 39 Et nos testes sumus ómnium, quae fecit in regióne Iudaeórum et Ierusálem; quem et occidérunt suspendéntes in ligno. 40 Hunc Deus suscitávit tértia die et dedit eum maniféstum fíeri non omni pópulo, sed téstibus praeordinátis a Deo, nobis, qui manducávimus et bíbimus cum illo postquam resurréxit a mórtuis;  et praecépit nobis praedicáre pópulo et testificári quia ipse est, qui constitútus est a Deo iúdex vivórum et mortuórum.  Huic omnes Prophétae testimónium pérhibent remissiónem peccatórum accípere per nomen eíus omnes, qui credunt in eum ".
En ces jours là : Pierre, ouvrant la bouche, dit : Vous savez ce qui s'est passé dans toute la Judée, ce qui a commencé en Galilée, après le baptême que Jean a prêché ; comment Dieu a oint de l'Esprit-Saint et de force (sa vertu) Jésus de Nazareth, qui est allé de lieu en lieu en faisant le bien, et en guérissant tous ceux qui étaient opprimés par le diable, parce que Dieu était avec Lui. Et nous sommes témoins de tout ce qu'Il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem, Lui qu'ils ont tué en le suspendant au bois. Mais Dieu L'a ressuscité le troisième jour, et a permis qu'Il se manifestât, non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d'avance par Dieu ; à nous, qui avons mangé et bu avec Lui, après qu'Il est (fut) ressuscité d'entre les morts. Et Il nous a ordonné de prêcher et d'attester au peuple que c'est Lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts. Tous les prophètes Lui rendent témoignage que tous ceux qui croient en Lui reçoivent par Son nom la rémission des péchés.
Graduale Graduel
Ps. 117, 24 et 1 Ps. 117,24 et 1
℟. Hæc dies, quam fecit Dóminus: exsultémus et laetémur in ea. ℣. Confitémini Dómino, quóniam bonus: quóniam in saéculum misericórdia eius. ℟. Voici le jour que le Seigneur a fait, passons-le dans l’allégresse et dans la joie. ℣. Reconnaissez combien le Seigneur est bon ; car Sa miséricorde est éternelle.
Lectio II IIème lecture
Léctio Epístolae beáti Pauli apóstoli ad Colossénses (3, 1-4)
Si conresurrexístis Christo, quæ sursum sunt quǽrite, ubi Christus est in déxtera Dei sedens; quæ sursum sunt sápite, non quae supra terram. Mórtui enim estis, et vita vestra abscóndita est cum Christo in Deo! Cum Christus apparúerit, vita vestra, tunc et vos apparébitis cum ipso in glória. Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ;  ayez du goût pour les choses d’en haut, non pour celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Lorsque le Christ, votre vie, apparaîtra, alors vous apparaîtrez vous aussi avec Lui dans la gloire.
Allelúia.
Alléluia
1 Cor. 5, 7
℟. Allelúia. ℣. Pascha nostrum immolátus est Christus. ℟. Alléluia. ℣. Le Christ, notre Pâques, a été immolé.
Sequentia Séquence
VÍCTIMAE pascháli laudes ímmolent Christiáni.
Agnus redémit oves: Christus ínnocens Patri reconciliávit peccatóres.
Mors et vita duéllo conflixére mirándo: dux vitae mórtuus, regnat vivus.
Dic nobis, María, quid vidísti in via ?
Sepúlcrum Christi vivéntis: et glóriam vidi resurgéntis.
Angélicos testes, sudárium et vestes.
Surréxit Christus spes mea: praecédet vos in Galilaéam.
Scimus Christum surrexísse a mórtuis vere: tu nobis, victor Rex, miserére.
Amen. Allelúia.
A la victime pascale, que les Chrétiens immolent des louanges.
L’Agneau a racheté les brebis : le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec Son Père.
La vie et la mort se sont affrontées en un duel prodigieux : l’Auteur de la vie était mort, Il règne vivant. Dites-nous, Marie, qu’avez-vous vu en chemin ?
J’ai vu le tombeau du Christ vivant, et la gloire du ressuscité.
J’ai vu les témoins angéliques, le suaire et les linceuls.
Il est ressuscité, le Christ, mon espérance : Il vous précédera en Galilée.
Nous le savons : le Christ est ressuscité des morts : ô Toi, Roi vainqueur, aie pitié de nous.
Amen. Alléluia.
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem (20, 1-9)
Prima sabbatórum María Magdaléne venit mane, cum adhuc ténebrae essent, ad monuméntum et videt lápidem sublátum a monuménto. Currit ergo et venit ad Simónem Petrum et ad álium discípulum, quem amábat Iésus, et dicit eis: " Tulérunt Dóminum de monuménto, et nescímus, ubi posuérunt eum! ". Éxiit ergo Petrus et ille álius discípulus, et veniébant ad monuméntum. Currébant autem duo simul, et ille álius discípulus praecucúrrit cítius Petro et venit primus ad monuméntum; et cum se inclinásset, videt pósita linteámina, non tamen introívit. Venit ergo et Simon Petrus sequens eum et introívit in monuméntum; et videt linteámina pósita et sudárium, quod fúerat super caput eíus, non cum linteamínibus pósitum, sed separátim involútum in unum locum. Tunc ergo introívit et alter discípulus, qui vénerat primus ad monuméntum, et vidit et crédidit. Nondum enim sciébant Scriptúram, quia opórtet eum a mórtuis resúrgere. Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine vint au sépulcre dès le matin, comme les ténèbres régnaient encore ; et elle vit que la pierre avait été ôtée du sépulcre. Elle courut donc, et vint auprès de Simon-Pierre, et de l’autre disciple que Jésus aimait. Et elle leur dit : Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l’ont mis. Pierre sortit donc avec cet autre disciple, et ils allèrent au sépulcre. Ils couraient tous deux ensemble ; mais cet autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre. Et s’étant baissé, il vit les linceuls posés à terre ; cependant, il n’entra pas. Simon-Pierre, qui le suivait, vint aussi, et entra dans le sépulcre ; et il vit les linceuls posés à terre, et le suaire, qu’on avait mis sur sa tête, non pas posé avec les linceuls, mais roulé à part, dans un autre endroit. Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi ; et il vit, et il crut. Car ils ne savaient pas encore, d’après l’Ecriture, qu’il fallait qu’il ressuscitât d’entre les morts.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Offertorium
Offertoire
Ps. 75, 9-10
Terra trémuit, et quiévit, dum resúrgeret in iudício Deus, allelúia. La terre a tremblé et s’est tue lorsque Dieu S’est levé pour rendre justice, alléluia.
Communio
1 Cor. 5, 7-8
Pascha nostrum immolátus est Christus, allelúia: ítaque epulémur in ázymis sinceritátis et veritátis, allelúia, allelúia, allelúia. Le Christ, notre Pâque, a été immolé, alléluia : ainsi mangeons-Le avec les azymes de la sincérité et de la vérité, alléluia, alléluia.

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Office de sexte du dimanche 12 avril 2020 - DIMANCHE DE LA RESURRECTION

Infra octavam Paschae Dans l'octave de Pâques
Dominica Dimanche
DOMINICA RESURRECTIONIS DIMANCHE DE LA RESURRECTION
Sollemnitas Solennité
Ad Sextam
Ad Sextam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Veníte, servi, súpplices, Venez, serviteurs, suppliez,
et mente et ore extóllite célébrez du cœur et des lèvres
dignis beátum láudibus par vos louanges, vos cantiques,
nomen Dei cum cántico. le nom béni de notre Dieu
Hoc namque tempus illud est, Car voici revenu le temps
quo sæculórum iúdicem où par une injuste sentence
iniústa morti trádidit les mortels livrent à la mort
mortálium senténtia. Celui qui doit juger les siècles.
Et nos amóre débito, Nous, qui Lui devons notre amour,
timóre iusto súbditi, l'hommage d'une juste crainte,
advérsus omnes ímpetus pour tenir contre les assauts
quos sævus hostis íncutit, de notre cruel ennemi.
Unum rogémus et Patrem Supplions l'Unique : le Père,
Deum regémque Fílium le Fils, qui est Dieu et qui règne ;
simúlque Sanctum Spíritum, avec eux aussi, l'Esprit Saint ;
in Trinitáte Dóminum. Amen. en Sa Trinité, le Seigneur.
Ant. 1 Christus surréxit a mórtuis, iam non móritur, allelúia.Ant. 1 Le Christ est ressuscité des morts, désormais Il ne meurt plus, alléluia.
Psalmus 117 (118) Psaume 117 (118)
Vox iubilationis et salutis Vox iubilationis et salutis
Hic est lapis, qui reprobatus est a vobis ædificatoribus, qui factus est in caput anguli (Act 4, 11). Voici la pierre rejetée par vous de l'édifice, qui est devenue la pierre d'angle (Act 4, 11).
I I
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Louez le Seigneur parce qu'Il est bon, parce qu'’éternelle est Sa miséricorde.
Dicat nunc Israel, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour Israël de dire qu'Il est bon et qu'éternelle est Sa miséricorde.
Dicat nunc domus Aaron, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour la maison d'Aaron de dire qu'Il est bon et qu'éternel est Son amour.
Dicant nunc, qui timent Dóminum, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour tous ceux qui craignent le Seigneur de dire qu'Il est bon et qu'éternelle est Sa miséricorde.
De tribulatióne invocávi Dóminum, * et exaudívit me edúcens in latitúdinem Dóminus. Dans ma détresse, j'ai invoqué le Seigneur, et le Seigneur m'a exaucé sans mesure.
Dóminus mecum, * non timébo, quid fáciat mihi homo. Le Seigneur est avec moi, je ne craindrai pas ce que l'homme pourrait me faire.
Dóminus mecum adiútor meus, * et ego despíciam inimícos meos. Le Seigneur est mon soutien, je regarde de haut mes ennemis.
Bonum est confúgere ad Dóminum * quam confídere in hómine. Mieux vaut mettre sa confiance dans le Seigneur que la placer en l'homme.
Bonum est confúgere ad Dóminum * quam confídere in princípibus. Mieux vaut mettre sa confiance dans le Seigneur que de compter sur les grands.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christus surréxit a mórtuis, iam non móritur, allelúia.Ant. Le Christ est ressuscité des morts, désormais Il ne meurt plus, alléluia.
Ant. 2 Tráditus est propter delícta nostra, et resurréxit propter iustificatiónem nostram, allelúia.Ant. 2 Il a été livré à cause de nos péchés, et Il est ressuscité pour notre justification, alléluia.
II II
Omnes gentes circuiérunt me, * et in nómine Dómini excídi eos. Toutes les nations m'entouraient : au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Circumdántes circumdedérunt me, * et in nómine Dómini excídi eos. Elles m'entouraient elles me cernaient : au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Circumdedérunt me sicut apes † et exarsérunt sicut ignis in spinis, * et in nómine Dómini excídi eos. Elles m'entouraient comme une nuée d'abeilles ; elles ont crépité comme un feu d'épines ; au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Impelléntes impulérunt me, ut cáderem, * et Dóminus adiúvit me. On me poussait de toutes part pour me faire tomber ; le Seigneur m'a recueilli.
Fortitúdo mea et laus mea Dóminus * et factus est mihi in salútem. Le Seigneur est ma force et mon chant, Il S'est fait pour moi le salut.
Vox iubilatiónis et salútis * in tabernáculis iustórum: Cris d'allégresse et de salut sous la tente des justes.
«Déxtera Dómini fecit virtútem! † Déxtera Dómini exaltávit me; * déxtera Dómini fecit virtútem!». La droite du Seigneur a déployé Sa puissance ; la droite du Seigneur m'a exalté ; la droite du Seigneur a déployé Sa puissance.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Tráditus est propter delícta nostra, et resurréxit propter iustificatiónem nostram, allelúia.Ant. Il a été livré à cause de nos péchés, et Il est ressuscité pour notre justification, alléluia.
Ant. 3 Si consurrexístis cum Christo, quæ sursum sunt quærite, allelúia.Ant. 3 Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses qui sont en haut, alléluia.
III III
Aperíte mihi portas iustítiæ; * ingréssus in eas confitébor Dómino. Ouvrez-moi les portes de la justice : j'y entrerai pour louer le Seigneur.
Hæc porta Dómini; * iusti intrábunt in eam. Voici la porte du Seigneur : les justes seuls y ont accès.
Confitébor tibi, quóniam exaudísti me * et factus es mihi in salútem. Je Te loue de m'avoir exaucé, de T'être fait mon sauveur.
Lápidem, quem reprobavérunt ædificántes, * hic factus est in caput ánguli; La pierre mise au rebut par les maçons est devenue la pierre d'angle.
a Dómino factum est istud * et est mirábile in óculis nostris. C'est le Seigneur qui a fait ce prodige, et nos yeux Le contemplent avec admiration.
Hæc est dies, quam fecit Dóminus: * exsultémus et lætémur in ea. Voici le jour que le Seigneur a fait. Passons-le dans l'allégresse et dans la joie.
O Dómine, salvum me fac; * o Dómine, da prosperitátem! O Seigneur, sauve-moi ! O Seigneur, donne-moi la prospérité ! Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur !
Benedíctus, qui venit in nómine Dómini. * Benedícimus vobis de domo Dómini. De la maison du Seigneur nous vous bénissons. Le Seigneur est Dieu, et Sa lumière a brillé pour nous.
Deus Dóminus et illúxit nobis. * Instrúite sollemnitátem in ramis condénsis usque ad córnua altáris. Faites de ce jour une solennité : ornez les cornes de l'autel.
Deus meus es tu, et confitébor tibi, * Deus meus, et exaltábo te. Tu es mon Dieu, je Te louerai ; Tu es mon Dieu, je T'exalterai.
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Je Te louerai de m'avoir exaucé et de T'être fait mon sauveur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Si consurrexístis cum Christo, quæ sursum sunt quærite, allelúia.Ant. Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses qui sont en haut, alléluia.
Lectio brevis (Eph 2, 4-6) Lecture brève (Eph 2, 4-6)
Deus, qui dives est in misericórdia, propter nímiam caritátem suam, qua diléxit nos, et cum essémus mórtui peccátis, convivificávit nos Christo —grátia estis salváti— et conresuscitávit et consedére fecit in cæléstibus in Christo Iesu. Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, et alors que nous étions morts par nos offenses, nous a rendus vivants avec le Christ - c'est par grâce que vous êtes sauvés - ; il nous a ressuscités, ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les cieux en Jésus-Christ,
℣. Hæc dies quam fecit Dóminus, allelúia.
℟. Exsultémus et lætémur in ea, allelúia.
℣. Voici le jour que fit le Seigneur, alléluia.
℟. Exultons et réjouissons-nous en lui, alléluia.
 Orémus. Prions. 
Deus, qui hodiérna die, per Unigénitum tuum, æternitátis nobis áditum, devícta morte, reserásti, da nobis, quæsumus, ut, qui resurrectiónis domínicæ sollémnia cólimus, per innovatiónem tui Spíritus in lúmine vitæ resurgámus. Per Dóminum. Ô Dieu, qui aujourd’hui par Ton Fils Unique nous as ouvert l'accès à l'éternité, par la victoire sur la mort, fais, nous T'en prions, que nous qui honorons les fêtes du dimanche de la résurrection, nous nous relevions, renouvelés par Ton Esprit, dans la lumière de la vie.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Sextam - psalmodia complementaria

A Sexte - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Christus surréxit a mórtuis, iam non móritur, allelúia.Ant. 1 Le Christ est ressuscité des morts, désormais Il ne meurt plus, alléluia.
Psalmus 122 (123) Psaume 122 (123)
Dominus fiducia populi Le Seigneur, confiance du peuple
Duo cæci... clamaverunt: «Domine, miserere nostri, Fili David» (Mt 20, 30). Deux aveugles crièrent « Seigneur, aie pitié de nous, Fils de David » (Mt 20, 30).
Ad te levávi óculos meos, * qui hábitas in cælis. J'élève mes yeux vers Toi, ô toi qui siège dans les cieux!
Ecce sicut óculi servórum ad manus dominórum suórum, * sicut óculi ancíllæ ad manus dóminæ suæ, Comme l'oeil du serviteur est fixé sur la main de son maître, et l'oeil de la servante sur la main de sa maîtresse,
ita óculi nostri ad Dóminum Deum nostrum, * donec misereátur nostri. ainsi nos yeux sont fixés sur le Seigneur, notre Dieu, jusqu'à ce qu'Il ait pitié de nous.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri, * quia multum repléti sumus despectióne; Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car nous n'avons été que trop rassasiés d'opprobres.
quia multum repléta est ánima nostra * derisióne abundántium et despectióne superbórum. Notre âme n'a été que trop rassasiée de la moquerie des superbes, du mépris des orgueilleux.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Tráditus est propter delícta nostra, et resurréxit propter iustificatiónem nostram, allelúia.Ant. 2 Il a été livré à cause de nos péchés, et Il est ressuscité pour notre justification, alléluia.
Psalmus 123 (124) Psaume 123 (124)
Adiutorium nostrum in nomine Domini Notre secours est dans le nom du Seigneur
Dixit Dominus Paulo: «Noli timere ... quia ego sum tecum» (Act 18, 9-10). Le Seigneur dit à Paul : « ne crains pas ... Je suis avec toi» (Act 18, 9-10).
Nisi quia Dóminus erat in nobis, dicat nunc Israel, † nisi quia Dóminus erat in nobis, * cum exsúrgerent hómines in nos: Si le Seigneur n'eût été pour nous, qu'Israël le proclame, si le Seigneur n'eût été pour nous, quand les hommes se sont élevés contre nous.
forte vivos deglutíssent nos, * cum irascerétur furor eórum in nos. Ils nous auraient dévorés tout vivants, quand leur colère s'est allumée contre nous.
Fórsitan aqua absorbuísset nos, † torrens pertransísset ánimam nostram * fórsitan pertransíssent ánimam nostram aquæ intumescéntes. Les eaux nous auraient engloutis, le torrent eût passé sur notre âme; sur notre âme auraient passé les eaux impétueuses.
Benedíctus Dóminus; * qui non dedit nos in direptiónem déntibus eórum. Béni soit le Seigneur, qui ne nous a pas livrés à leurs dents.
Anima nostra sicut passer erépta est * de láqueo venántium: Notre âme, comme le passereau, s'est échappée du filet de l'oiseleur :
láqueus contrítus est, * et nos erépti sumus. le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Adiutórium nostrum in nómine Dómini, * qui fecit cælum et terram. Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Si consurrexístis cum Christo, quæ sursum sunt quærite, allelúia.Ant. 3 Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses qui sont en haut, alléluia.
Psalmus 124 (125) Psaume 124 (125)
Dominus custos populi sui Le Seigneur prend soin de son peuple
Pax super Israel Dei (Gal 6, 16). La paix de Dieu sur Israël (Gal 6, 16).
Qui confídunt in Dómino sicut mons Sion: * non commovébitur, in ætérnum manet. Ceux qui se confient dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion: elle ne chancelle point, elle est établie pour toujours.
Ierúsalem, montes in circúitu eius, † et Dóminus in circúitu pópuli sui * ex hoc nunc et usque in sæculum. Jérusalem a autour d'elle une ceinture de montagnes: ainsi le Seigneur entoure Son peuple, dès maintenant et à jamais.
Quia non requiéscet virga iniquitátis super sortem iustórum, * ut non exténdant iusti ad iniquitátem manus suas. Le sceptre des méchants ne restera pas sur l'héritage des justes, afin que les justes ne portent pas aussi leurs mains vers l'iniquité.
Bénefac, Dómine, bonis * et rectis corde. Seigneur, répands Tes bontés sur les bons, et sur ceux qui ont le coeur droit.
Declinántes autem per vias pravas † addúcet Dóminus cum operántibus iniquitátem. * Pax super Israel! Mais sur ceux qui se détournent en des voies tortueuses, que le Seigneur les abandonne avec ceux qui font le mal. Paix sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Office de none du dimanche 12 avril 2020 - DIMANCHE DE LA RESURRECTION

Infra octavam Paschae Dans l'octave de Pâques
Dominica Dimanche
DOMINICA RESURRECTIONIS DIMANCHE DE LA RESURRECTION
Sollemnitas Solennité
Ad Nonam
Ad Nonam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Hæc hora, quæ resplénduit Cette heure qui resplendit
crucísque solvit núbila, dissipe les sombres nuages de la croix ;
mundum tenébris éxuens, elle repousse les ténèbres du monde
reddens seréna lúmina. et lui rend une paisible lumière.
Hæc hora, qua resúscitans C'est l'heure où Jésus ressuscita
Iesus sepúlcris córpora, les corps des tombeaux
prodíre mortis líbera et ordonna à des morts de se montrer librement
iussit refúso spíritu. en leur rendant l'esprit.
Nováta sæcla crédimus Nous croyons le monde renouvelé
mortis solútis légibus, par l'abolition des lois de la mort,
vitæ beátæ múnera et le don de la vie bienheureuse
cursum perénnem cúrrere. offert éternellement.
Iesu, tibi sit glória, A toi, Jésus, soit la louange,
qui morte victa prænites, glorieux vainqueur de la mort ;
cum Patre et almo Spíritu, louange au Père et à l'Esprit,
in sempitérna sæcula. Amen. à travers les siècles sans fin.
Ant. 1 Christus surréxit a mórtuis, iam non móritur, allelúia.Ant. 1 Le Christ est ressuscité des morts, désormais Il ne meurt plus, alléluia.
Psalmus 117 (118) Psaume 117 (118)
Vox iubilationis et salutis Vox iubilationis et salutis
Hic est lapis, qui reprobatus est a vobis ædificatoribus, qui factus est in caput anguli (Act 4, 11). Voici la pierre rejetée par vous de l'édifice, qui est devenue la pierre d'angle (Act 4, 11).
I I
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Louez le Seigneur parce qu'Il est bon, parce qu'’éternelle est Sa miséricorde.
Dicat nunc Israel, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour Israël de dire qu'Il est bon et qu'éternelle est Sa miséricorde.
Dicat nunc domus Aaron, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour la maison d'Aaron de dire qu'Il est bon et qu'éternel est Son amour.
Dicant nunc, qui timent Dóminum, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Voici l'heure pour tous ceux qui craignent le Seigneur de dire qu'Il est bon et qu'éternelle est Sa miséricorde.
De tribulatióne invocávi Dóminum, * et exaudívit me edúcens in latitúdinem Dóminus. Dans ma détresse, j'ai invoqué le Seigneur, et le Seigneur m'a exaucé sans mesure.
Dóminus mecum, * non timébo, quid fáciat mihi homo. Le Seigneur est avec moi, je ne craindrai pas ce que l'homme pourrait me faire.
Dóminus mecum adiútor meus, * et ego despíciam inimícos meos. Le Seigneur est mon soutien, je regarde de haut mes ennemis.
Bonum est confúgere ad Dóminum * quam confídere in hómine. Mieux vaut mettre sa confiance dans le Seigneur que la placer en l'homme.
Bonum est confúgere ad Dóminum * quam confídere in princípibus. Mieux vaut mettre sa confiance dans le Seigneur que de compter sur les grands.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christus surréxit a mórtuis, iam non móritur, allelúia.Ant. Le Christ est ressuscité des morts, désormais Il ne meurt plus, alléluia.
Ant. 2 Tráditus est propter delícta nostra, et resurréxit propter iustificatiónem nostram, allelúia.Ant. 2 Il a été livré à cause de nos péchés, et Il est ressuscité pour notre justification, alléluia.
II II
Omnes gentes circuiérunt me, * et in nómine Dómini excídi eos. Toutes les nations m'entouraient : au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Circumdántes circumdedérunt me, * et in nómine Dómini excídi eos. Elles m'entouraient elles me cernaient : au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Circumdedérunt me sicut apes † et exarsérunt sicut ignis in spinis, * et in nómine Dómini excídi eos. Elles m'entouraient comme une nuée d'abeilles ; elles ont crépité comme un feu d'épines ; au nom du Seigneur, je les ai détruites.
Impelléntes impulérunt me, ut cáderem, * et Dóminus adiúvit me. On me poussait de toutes part pour me faire tomber ; le Seigneur m'a recueilli.
Fortitúdo mea et laus mea Dóminus * et factus est mihi in salútem. Le Seigneur est ma force et mon chant, Il S'est fait pour moi le salut.
Vox iubilatiónis et salútis * in tabernáculis iustórum: Cris d'allégresse et de salut sous la tente des justes.
«Déxtera Dómini fecit virtútem! † Déxtera Dómini exaltávit me; * déxtera Dómini fecit virtútem!». La droite du Seigneur a déployé Sa puissance ; la droite du Seigneur m'a exalté ; la droite du Seigneur a déployé Sa puissance.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Tráditus est propter delícta nostra, et resurréxit propter iustificatiónem nostram, allelúia.Ant. Il a été livré à cause de nos péchés, et Il est ressuscité pour notre justification, alléluia.
Ant. 3 Si consurrexístis cum Christo, quæ sursum sunt quærite, allelúia.Ant. 3 Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses qui sont en haut, alléluia.
III III
Aperíte mihi portas iustítiæ; * ingréssus in eas confitébor Dómino. Ouvrez-moi les portes de la justice : j'y entrerai pour louer le Seigneur.
Hæc porta Dómini; * iusti intrábunt in eam. Voici la porte du Seigneur : les justes seuls y ont accès.
Confitébor tibi, quóniam exaudísti me * et factus es mihi in salútem. Je Te loue de m'avoir exaucé, de T'être fait mon sauveur.
Lápidem, quem reprobavérunt ædificántes, * hic factus est in caput ánguli; La pierre mise au rebut par les maçons est devenue la pierre d'angle.
a Dómino factum est istud * et est mirábile in óculis nostris. C'est le Seigneur qui a fait ce prodige, et nos yeux Le contemplent avec admiration.
Hæc est dies, quam fecit Dóminus: * exsultémus et lætémur in ea. Voici le jour que le Seigneur a fait. Passons-le dans l'allégresse et dans la joie.
O Dómine, salvum me fac; * o Dómine, da prosperitátem! O Seigneur, sauve-moi ! O Seigneur, donne-moi la prospérité ! Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur !
Benedíctus, qui venit in nómine Dómini. * Benedícimus vobis de domo Dómini. De la maison du Seigneur nous vous bénissons. Le Seigneur est Dieu, et Sa lumière a brillé pour nous.
Deus Dóminus et illúxit nobis. * Instrúite sollemnitátem in ramis condénsis usque ad córnua altáris. Faites de ce jour une solennité : ornez les cornes de l'autel.
Deus meus es tu, et confitébor tibi, * Deus meus, et exaltábo te. Tu es mon Dieu, je Te louerai ; Tu es mon Dieu, je T'exalterai.
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sæculum misericórdia eius. Je Te louerai de m'avoir exaucé et de T'être fait mon sauveur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Si consurrexístis cum Christo, quæ sursum sunt quærite, allelúia.Ant. Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses qui sont en haut, alléluia.
Lectio brevis (Rom 6, 4) Lecture brève (Rom 6, 4)
Consepúlti sumus cum illo per baptísmum in mortem, ut quemádmodum suscitátus est Christus a mórtuis per glóriam Patris, ita et nos in novitáte vitæ ambulémus. Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle.
℣. Hæc dies quam fecit Dóminus, allelúia.
℟. Exsultémus et lætémur in ea, allelúia.
℣. Voici le jour que fit le Seigneur, alléluia.
℟. Exultons et réjouissons-nous en lui, alléluia.
 Orémus. Prions. 
Deus, qui hodiérna die, per Unigénitum tuum, æternitátis nobis áditum, devícta morte, reserásti, da nobis, quæsumus, ut, qui resurrectiónis domínicæ sollémnia cólimus, per innovatiónem tui Spíritus in lúmine vitæ resurgámus. Per Dóminum. Ô Dieu, qui aujourd’hui par Ton Fils Unique nous as ouvert l'accès à l'éternité, par la victoire sur la mort, fais, nous T'en prions, que nous qui honorons les fêtes du dimanche de la résurrection, nous nous relevions, renouvelés par Ton Esprit, dans la lumière de la vie.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Nonam - psalmodia complementaria

A None - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Christus surréxit a mórtuis, iam non móritur, allelúia.Ant. 1 Le Christ est ressuscité des morts, désormais Il ne meurt plus, alléluia.
Psalmus 125 (126) Psaume 125 (126)
Gaudium et spes in Deo Joie et espoir dans le Seigneur
Sicuti socii passionum estis, sic eritis et consolationis (2 Cor 1, 7). Comme vous avez part aux souffrances, vous avez aussi part à la consolation (2 Cor 1, 7).
In converténdo Dóminus captivitátem Sion, * facti sumus quasi somniántes. Quand le Seigneur ramena les captifs de Sion, nous étions presque en rêve.
Tunc replétum est gáudio os nostrum, * et língua nostra exsultatióne. Alors notre bouche fut remplie de chants de joie, et notre langue de cris d'allégresse.
Tunc dicébant inter gentes: * «Magnificávit Dóminus fácere cum eis». Alors on disait parmi les nations: « Le Seigneur a fait de grandes choses pour eux. »
Magnificávit Dóminus fácere nobíscum; * facti sumus lætántes. Le Seigneur a fait pour nous de grandes choses; nous en avons été remplis de joie.
Convérte, Dómine, captivitátem nostram, * sicut torréntes in austro. Ramène, Seigneur, nos captifs, comme un torrent dans le pays du midi.
Qui séminant in lácrimis, * in exsultatióne metent. Ceux qui sèment dans les larmes * moissonneront dans l'allégresse.
Eúntes ibant et flebant * semen spargéndum portántes; Ils allaient et venaient en pleurant, tandis qu'ils jetaient leurs semences :
veniéntes autem vénient in exsultatióne * portántes manípulos suos. ils reviendront avec allégresse, chargés de leurs gerbes.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Tráditus est propter delícta nostra, et resurréxit propter iustificatiónem nostram, allelúia.Ant. 2 Il a été livré à cause de nos péchés, et Il est ressuscité pour notre justification, alléluia.
Psalmus 126 (127) Psaume 126 (127)
Vanus labor sine Domino Sans le Seigneur, le travail est vain
Dei ædificatio estis (1 Cor 3, 9). En Dieu, vous êtes édifiés (1 Cor 3, 9).
Nisi Dóminus ædificáverit domum, * in vanum labórant, qui ædíficant eam. Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent.
Nisi Dóminus custodíerit civitátem, * frustra vígilat, qui custódit eam. Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes.
Vanum est vobis ante lucem súrgere † et sero quiéscere, qui manducátis panem labóris, * quia dabit diléctis suis somnum. C'est en vain que vous vous levez avant le jour, et que vous retardez votre repos, mangeant le pain de la douleur : il en donne autant à son bien-aimé pendant son sommeil.
Ecce heréditas Dómini fílii, * merces fructus ventris. Voici, c'est un héritage du Seigneur, que les enfants, une récompense, que les fruits d'un sein fécond.
Sicut sagíttæ in manu poténtis, * ita fílii iuventútis. Comme les flèches dans la main d'un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse.
Beátus vir, qui implévit pháretram suam ex ipsis: * non confudétur, cum loquétur inimícis suis in porta. Heureux l'homme qui en a rempli son carquois. Ils ne rougiront pas quand ils répondront aux ennemis, à la porte de la ville.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Si consurrexístis cum Christo, quæ sursum sunt quærite, allelúia.Ant. 3 Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses qui sont en haut, alléluia.
Psalmus 127 (128) Psaume 127 (128)
Pax domestica in Domino Paix domestique dans le Seigneur
«Benedicat te Dominus ex Sion», id est: ex Ecclesia sua (Arnobius). «Que le Seigneur te bénisse de Sion », c'est à dire : de Son Eglise (Arnobius).
Beátus omnis, qui timet Dóminum, * qui ámbulat in viis eius. Heureux l'homme qui craint le Seigneur, qui marche dans Ses voies.
Labóres mánuum tuárum manducábis, * beátus es, et bene tibi erit. Tu te nourris alors du travail de tes mains; tu es heureux et comblé de biens.
Uxor tua sicut vitis fructífera * in latéribus domus tuæ; Ton épouse est comme une vigne féconde, dans l'intérieur de ta maison ;
fílii tui sicut novéllæ olivárum * in circúitu mensæ tuæ. tes fils, comme de jeunes plants d'olivier, autour de ta table.
Ecce sic benedicétur homo, * qui timet Dóminum. Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur.
Benedícat tibi Dóminus ex Sion, * et vídeas bona Ierúsalem ómnibus diébus vitæ tuæ; Que le Seigneur te bénisse de Sion, puisses-tu voir Jérusalem florissante tous les jours de ta vie ;
et vídeas fílios filiórum tuórum. * Pax super Israel! Puisses-tu voir les enfants de tes enfants. Que la paix soit sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Vêpres du dimanche 12 avril 2020 - DIMANCHE DE LA RESURRECTION

Infra octavam Paschae Dans l'octave de Pâques
Dominica Dimanche
Ad Vesperas
Aux Vêpres
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Ad cenam Agni próvidi, L'Agneau nous convie à Sa table,
stolis salútis cándidi, vêtus de blanc par Son salut ;
post tránsitum maris Rubri après avoir passé la mer,
Christo canámus príncipi. célébrons le Christ notre chef.
Cuius corpus sanctíssimum En goûtant Sa chair toute sainte,
in ara crucis tórridum, brûlée sur l'autel de la Croix,
sed et cruórem róseum en goûtant le vin de Son sang,
gustándo, Deo vívimus. nous vivons de la vie de Dieu.
Protécti paschæ véspero Protégés au soir de la Pâque
a devastánte ángelo, contre l'ange exterminateur,
de Pharaónis áspero nous avons été arrachés
sumus erépti império. au dur pouvoir du Pharaon.
Iam pascha nostrum Christus est, C'est le Christ qui est notre Pâque,
agnus occísus innocens; Agneau innocent immolé ;
sinceritátis ázyma pain azyme de pureté,
qui carnem suam óbtulit. Il a livré sa propre chair.
O vera, digna hóstia, O victime vraiment parfaite
per quam frangúntur tártara, brisant la porte des enfers :
captíva plebs redímitur, les prisonniers sont rachetés,
reddúntur vitæ præmia! les biens de la vie sont rendus !
Consúrgit Christus túmulo, Le Christ Se lève de la tombe ;
victor redit de bárathro, Il sort de l'abîme en vainqueur,
tyránnum trudens vínculo poussant le tyran enchaîné,
et paradísum réserans. rouvrant l'entrée du Paradis.
Esto perénne méntibus Demeure, ô Jésus, pour les âmes,
paschále, Iesu, gáudium la joie pascale à tout jamais.
et nos renátos grátiæ A la grâce, nous renaissons ;
tuis triúmphis ággrega. dans Ton triomphe entraîne-nous.
Iesu, tibi sit glória, A Toi, Jésus, soit la louange,
qui morte victa prænites, glorieux vainqueur de la mort ;
cum Patre et almo Spíritu, louange au Père et à l'Esprit,
in sempitérna sæcula. Amen. travers les siècles sans fin. Amen.
Ant. 1 Venérunt ad monuméntum María Magdaléne et áltera María vidére sepúlcrum, allelúia.Ant. 1 Marie-Madeleine et l'autre Marie vinrent au tombeau pour voir le sépulcre, alléluia.
Psalmus 109 (110) Psaume 109 (110)
Messias rex et sacerdos Le messie, roi et prêtre
Oportet illum regnare, donec ponat omnes inimicos sub pedibus eius (1 Cor 15, 25). Il faut qu'Il règne, après avoir mis tous Ses ennemis sous Ses pieds (1 Cor 15, 25).
Dixit Dóminus Dómino meo: * «Sede a dextris meis, Le Seigneur a dit à mon Seigneur : * « Assieds-Toi à Ma droite,
donec ponam inimícos tuos * scabéllum pedum tuórum». en attendant que Je fasse de Tes ennemis l'escabeau de Tes pieds ».
Virgam poténtiæ tuæ emíttet Dóminus ex Sion: * domináre in médio inimicórum tuórum. Le Seigneur fera sortir de Sion le sceptre de Ta puissance : * domine au milieu de Tes ennemis.
Tecum principátus in die virtútis tuæ, † in splendóribus sanctis, * ex útero ante lucíferum génui te. Avec Toi est le principe au jour de Ta puissance, † dans les splendeurs des saints : * c'est de Mon sein qu'avant que l'aurore [existât] je T'ai engendré.
Iurávit Dóminus et non pænitébit eum: * «Tu es sacérdos in ætérnum secúndum órdinem Melchísedech». Le Seigneur a juré et Il ne S'en repentira point : * Tu es prêtre pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédech.
Dóminus a dextris tuis, * conquassábit in die iræ suæ reges. Le Seigneur est à Ta droite : * Il a brisé des rois au jour de Sa colère.
[Iudicábit in natiónibus: cumulántur cadávera, * conquassábit cápita in terra spatiósa.] [Il exercera Ses jugements parmi les nations, en accumulant les cadavres, * Il écrasera sur la terre les têtes d'un grand nombre.]
De torrénte in via bibet, * proptérea exaltábit caput. Il boira du torrent dans le chemin : * c'est pour cela qu'Il lèvera la tête.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Venérunt ad monuméntum María Magdaléne et áltera María vidére sepúlcrum, allelúia.Ant. Marie-Madeleine et l'autre Marie vinrent au tombeau pour voir le sépulcre, alléluia.
Ant. 2 Veníte, et vidéte locum ubi pósitus erat Dóminus, allelúia.Ant. 2 Venez, et voyez l'endroit où était posé le Seigneur, alléluia.
Psalmus 113 A (114) Psaume 113 A (114)
Israel ex ægypto liberatur Israël est libéré d'Egypte
Cognoscite etiam vos exiisse ab ægypto, qui huic sæculo renuntiastis (S. Augustinus). Sachez que vous êtes aussi sortis d'Egypte, vous qui avez renoncé à ce monde (S. Augustin).
In éxitu Israel de ægypto, * domus Iacob de pópulo bárbaro, Quand Israël sortit d'Egypte, et la maison de Jacob du milieu d'un peuple barbare,
factus est Iuda sanctuárium eius, * Israel potéstas eius. La Judée devint son sanctuaire, Israël son domaine.
Mare vidit et fugit, * Iordánis convérsus est retrórsum; La mer le vit et s'enfuit, le Jourdain remonta vers sa source.
montes saltavérunt ut aríetes, * et colles sicut agni óvium. Les montagnes bondirent comme des béliers, les collines comme des agneaux.
Quid est tibi, mare, quod fugísti? * Et tu, Iordánis, quia convérsus es retrórsum? Qu'avais-tu, mer à t'enfuir ? Et toi, Jourdain, à remonter vers ta source ?
Montes, quod saltástis sicut aríetes, * et colles, sicut agni óvium? Et vous, montagnes, à bondir comme des béliers ? Et vous collines, comme des agneaux ?
A fácie Dómini contremísce, terra, * a fácie Dei Iacob, La terre a tremblé à l'aspect du Seigneur, à l'aspect du Dieu de Jacob.
qui convértit petram in stagna aquárum * et sílicem in fontes aquárum. Qui change le rocher en étang et fait du roc une source
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Veníte, et vidéte locum ubi pósitus erat Dóminus, allelúia.Ant. Venez, et voyez l'endroit où était posé le Seigneur, alléluia.
Ant. 3 Ait Iesus: Nolíte timére; ite, nuntiáte frátribus meis ut eant in Galilæam; ibi me vidébitis, allelúia.Ant. 3 Jésus dit : n'ayez pas peur ; allez, annoncez à Mes frères que Je les attends en Galilée, ils Me verront là bas, alléluia.
Canticum (Cf. Ap 19,1-2. 5-7) NT 12 Cantique (Cf. Ap 19,1-2. 5-7) NT 12
De nuptiis Agni Les noces de l'Agneau
Allelúia. Alléluia.
Salus et glória et virtus Deo nostro, * (℟. Allelúia.) Le salut, la gloire et la force à notre Dieu (℟. Alléluia.)
quia vera et iusta iudícia eius. Car Son jugement est vrai et juste.
℟. Allelúia. ℟. Alléluia.
Allelúia. Alléluia.
Laudem dícite Deo nostro, omnes servi eius * Chantez la louange à notre Dieu, tous ceux qui Le servent
(℟. Allelúia.) (℟. Alléluia.)
et qui timétis eum, pusílli et magni! Et tous ceux qui Le craignent, petits et grands!
℟. Allelúia. ℟. Alléluia.
Alléluia. Alléluia.
Quóniam regnávit Dóminus, Deus noster omnípotens. * Car Il règne le Seigneur notre Dieu tout puissant.
(℟. Allelúia.) (℟. Alléluia.)
Gaudeámus et exsultémus et demus glóriam ei. Réjouissons-nous et exultons et rendons-lui la gloire.
℟. Allelúia. ℟. Alléluia.
Allelúia. Alléluia.
Quia venérunt núptiæ Agni, * Car elles sont venues, les noces de l'Agneau,
(℟. Allelúia.) (℟. Alléluia.)
et uxor eius præparávit se. Et Son épouse s'est préparée pour Lui.
℟. Allelúia. ℟. Allelúia.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Ait Iesus: Nolíte timére; ite, nuntiáte frátribus meis ut eant in Galilæam; ibi me vidébitis, allelúia.Ant. Jésus dit : n'ayez pas peur ; allez, annoncez à Mes frères que Je les attends en Galilée, ils Me verront là bas, alléluia.
Lectio brevis Hebr 10, 12-14 Lecture brève Hebr 10,12-14
Christus, una pro peccátis obláta hóstia, in sempitérnum consédit in déxtera Dei, de cétero exspéctans, donec ponántur inimíci eius scabéllum pedum eius; una enim oblatióne consummávit in sempitérnum eos, qui sanctificántur. Le Christ après avoir offert une seule victime pour les péchés, S'est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que Ses ennemis soient devenus Son marchepied. Car, par une seule oblation, Il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.
 Responsorium breve Répons bref 
Ant. Cum esset sero die illo una sabbatórum, et fores essent clausæ ubi erant discípuli congregáti, stetit Iesus in médio et dixit eis: Pax vobis, allelúia.Ant. Le soir de ce même jour, le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, Jésus vint, et se présentant au milieu d'eux, il leur dit: "Paix avec vous!", alléluia.
Canticum Evangelicum (Lc 1, 46-55) Cantique évangélique (Lc 1,46-55)
Exultatio animæ in Domino Exultation de l'âme dans le Seigneur
Magníficat ✠ * ánima mea Dóminum, Mon âme glorifie le Seigneur,
et exsultávit spíritus meus * in Deo salvatóre meo, et mon esprit a tressailli d'allégresse en Dieu mon Sauveur,
quia respéxit humilitátem ancíllæ suæ.* Ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generationes, parce qu'Il a jeté les yeux sur la bassesse de Sa servante. Car voici que, désormais, toutes les générations me diront bienheureuse,
quia fecit mihi magna, qui potens est, * et sanctum nomen eius, parce que Celui qui est puissant a fait en moi de grandes choses, et Son nom est saint;
et misericórdia eius in progénies et progénies* timéntibus eum. et Sa miséricorde se répand d'âge en âge sur ceux qui Le craignent.
Fecit poténtiam in bráchio suo, * dispérsit supérbos mente cordis sui; Il a déployé la force de Son bras, Il a dispersé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur.
depósuit poténtes de sede * et exaltávit húmiles; Il a renversé les puissants de leur trône, et Il a élevé les humbles.
esuriéntes implévit bonis * et dívites dimísit inánes. Il a rempli de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches les mains vides.
Suscépit Israel púerum suum,* recordátus misericórdiæ, Il a relevé Israël, Son serviteur, Se souvenant de Sa miséricorde:
sicut locútus est ad patres nostros,* Abraham et sémini eius in sæcula. selon ce qu'Il avait dit à nos pères, à Abraham et à sa race pour toujours.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Cum esset sero die illo una sabbatórum, et fores essent clausæ ubi erant discípuli congregáti, stetit Iesus in médio et dixit eis: Pax vobis, allelúia.Ant. Le soir de ce même jour, le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, Jésus vint, et se présentant au milieu d'eux, il leur dit: "Paix avec vous!", alléluia.
PrecesPrières litaniques
Christum Dóminum, qui mórtuus est, resurréxit et semper interpéllat pro nobis, cum fidúcia deprecémur:
Victor Rex, exáudi nos.
Christe, lux et salus ómnium géntium,
ignem Spíritus tui effúnde super nos, resurrectiónem tuam proclamántes.
Israel in te Christum spei suæ agnóscat,
et omnis terra cognitióne tuæ glóriæ repleátur.
Serva nos in communióne sanctórum tuórum,
et cum eis a labóribus nostris requiéscere concéde.
Qui inimícam mortem superásti, cóntere in nobis inimícum tuum,
ut tibi immortáli victóri vivámus.
Christe salvátor, qui, factus oboediens usque ad mortem, exaltátus es ad déxteram Patris,
fratres tuos in regnum glóriæ tuæ benígnus admítte.
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et garde-nous de consentir à la tentation ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Deus, qui hodiérna die, per Unigénitum tuum, æternitátis nobis áditum, devícta morte, reserásti, da nobis, quæsumus, ut, qui resurrectiónis domínicæ sollémnia cólimus, per innovatiónem tui Spíritus in lúmine vitæ resurgámus. Per Dóminum. Ô Dieu, qui aujourd’hui par Ton Fils Unique nous as ouvert l'accès à l'éternité, par la victoire sur la mort, fais, nous T'en prions, que nous qui honorons les fêtes du dimanche de la résurrection, nous nous relevions, renouvelés par Ton Esprit, dans la lumière de la vie.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Complies du dimanche 12 avril 2020 - DIMANCHE DE LA RESURRECTION

Infra octavam Paschae Dans l'octave de Pâques
Dominica Dimanche
Ad Completorium
Aux Complies
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Conscientia discussio, quam sequi potest actus poenitentialis ut in Missa. Examen de conscience, qui peut être suivi d'un acte de pénitence comme à la Messe.
Confíteor Deo omnipoténti et vobis, fratres, quia peccávi nimis cogitatióne, verbo, ópere et omissióne: Je confesse à Dieu tout puissant, et à vous, frères, que j'ai vraiment péché, en pensée, en parole, par action et par omission:
et, percutientes sibi pectus, dicunt: Et on se frappe la poitrine, en disant :
mea culpa, mea culpa, mea máxima culpa. c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute.
Deinde prosequuntur: Ensuite on poursuit:
Ideo precor beátam Maríam semper Vírginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres, oráre pro me ad Dóminum Deum nostrum. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, tous les Anges et les Saints, et vous, frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
℣. Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimissís peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam aetérnam. ℟. Amen. ℣. Que le Dieu tout puissant aie pitié de nous, et nous ayant remis nos péchés, qu'Il nous conduise à la vie éternelle. ℟. Amen.
Hymnus Hymne
Iesu, redémptor sæculi,
Jésus rédempteur du monde,
Verbum Patris altíssimi,
Verbe du Père Très Haut,
lux lucis invisíbilis,
Lumière de l'invisible lumière,
custos tuórum pérvigil.
Gardien vigilant des Tiens

Tu fabricátor ómnium
Créateur de toute chose
discrétor atque témporum,
qui règles la succession des temps,
fessa labóre córpora
refais par le repos de la nuit,
noctis quiéte récrea.
nos corps épuisés de travail.

Qui frangis ima tártara,
Toi qui brises les profondeurs de l’enfer,
tu nos ab hoste líbera,
Libère-nous de l’ennemi ;
ne váleat sedúcere
Qu’'il ne parvienne pas à séduire
tuo redémptos sánguine.
Ceux que Tu as rachetés par Ton sang.

Ut, dum graváti córpore,
Ainsi pendant que notre corps
brevi manémus témpore,
Restera appesanti pour peu de temps
sic caro nostra dórmiat
Notre chair dormira,
ut mens sopórem nésciat.
Mais notre esprit ignorera le sommeil.

Iesu, tibi sit glória,
A Toi, Jésus, soit la louange,
qui morte victa prænites,
Glorieux vainqueur de la mort,
cum Patre et almo Spíritu,
Louange au Père et à l'’Esprit,
in sempitérna sæcula. Amen.
A travers les siècles sans fin.
Ant. 1 Allelúia, allelúia, alleluia.Ant. 1 Alléluia, alléluia, alléluia.
Psalmus 90 (91) Psaume 90 (91)
In protectione Altissimi Sous la protection du Très Haut
Ecce dedi vobis potestatem calcandi supra serpentes et scorpiones (Lc 10, 19). Voici que je vous donne le pouvoir de piétiner serpents et scorpions (Lc 10, 19).
Qui hábitat in protectióne Altíssimi, * sub umbra Omnipoténtis commorábitur. Celui qui habite sous l'assistance du Très-Haut demeurera sous la protection du Dieu du Ciel.
Dicet Dómino: ? «Refúgium meum et fortitúdo mea, * Deus meus, sperábo in eum». Il dira au Seigneur: mon défenseur et mon refuge. Il est mon Dieu; j'espérerai en Lui.
Quóniam ipse liberábit te de láqueo venántium * et a verbo malígno. Car c'est Lui qui t'a délivré du piège du chasseur, et de la parole âpre et piquante.
Alis suis obumbrábit tibi, et sub pennas eius confúgies; * scutum et loríca véritas eius. Il te mettra à l'ombre sous Ses épaules, et sous Ses ailes tu seras plein d'espoir. Sa vérité t'environnera comme un bouclier.
Non timébis a timóre noctúrno, a sagítta volánte in die, ? a peste perambulánte in ténebris, * ab extermínio vastánte in merídie. Tu ne craindras pas les frayeurs de la nuit, ni la flèche qui vole pendant le jour, ni les maux qui s'avancent dans les ténèbres, ni les attaques du démon de midi.
Cadent a látere tuo mille ? et decem mília a dextris tuis; * ad te autem non appropinquábit. Mille tomberont à ton côté, et dix mille à ta droite; mais la mort n'approchera pas de toi.
Verúmtamen óculis tuis considerábis, * et retributiónem peccatórum vidébis. Et même tu contempleras de tes yeux, et tu verras le châtiment des pécheurs.
Quóniam tu es, Dómine, refúgium meum. * Altíssimum posuísti habitáculum tuum. Car tu as dit: Tu es, Seigneur, mon espérance. Tu as fait du Très-Haut ton refuge.
Non accédet ad te malum, * et flagéllum non appropinquábit tabernáculo tuo, Le mal ne viendra pas jusqu'à toi, et les fléaux ne s'approcheront pas de ta tente.
quóniam ángelis suis mandábit de te, * ut custódiant te in ómnibus viis tuis. Car Il a commandé pour toi à Ses Anges de te garder dans toutes tes voies.
In mánibus portábunt te, * ne forte offéndas ad lápidem pedem tuum. Ils te porteront dans leurs mains, de peur que tu heurtes le pied contre la pierre.
Super áspidem et basilíscum ambulábis * et conculcábis leónem et dracónem. Tu marcheras sur l'aspic et sur le basilic, et tu fouleras aux pieds le lion et le dragon.
Quóniam mihi adhæsit, liberábo eum; * suscípiam eum, quóniam cognóvit nomen meum. Parce qu'il a espéré en Moi, Je le délivrerai; Je le protégerai, parce qu'il a connu Mon Nom.
Clamábit ad me, et ego exáudiam eum; ? cum ipso sum in tribulatióne, * erípiam eum et glorificábo eum. Il criera vers Moi, et Je l'exaucerai; Je suis avec lui dans la tribulation; Je le sauverai et Je le glorifierai.
Longitúdine diérum replébo eum * et osténdam illi salutáre meum. Je le comblerai de jours, et Je lui ferai voir Mon salut.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Allelúia, allelúia, alleluia.Ant. Alléluia, alléluia, alléluia.
Lectio brevis (Ap 22, 4-5) Lecture brève (Ap 22, 4-5)
Vidébunt fáciem Dómini, et nomen eius in fróntibus eórum. Et nox ultra non erit, et non egent lúmine lucérnæ neque lúmine solis, quóniam Dóminus Deus illuminábit super illos, et regnábunt in sæcula sæculórum. Ils verront Sa face, et Son nom sera sur leurs fronts. Il n'y aura plus de nuit, et ils n'auront besoin ni de la lumière de la lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les illuminera; et ils régneront aux siècles des siècles.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. allelúia).Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. alléluia).
Canticum evangelicum Lc 2, 29-32 Cantique évangélique Lc 2,29-32
Christus lumen gentium et gloria Israël Le Christ est la lumières des nations et la gloire d'Israël
Nunc dimíttis servum tuum, Dómine, * secúndum verbum tuum in pace, Maintenant, Tu peux renvoyer Ton serviteur, Seigneur, selon Ta parole, en paix.
quia vidérunt óculi mei * salutáre tuum, Car mes yeux ont vu Ton salut,
quod parásti * ante fáciem ómnium populórum, Que Tu as préparé devant la face des peuples,
lumen ad revelatiónem géntium * et glóriam plebis tuæ Israël. lumière qui se révèle aux nations, et gloire de Ton peuple Israël.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. allelúia).Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. alléluia).
Orémus. Prions.
Vox nostra te, Dómine, humíliter deprecétur, † ut, domínicae resurrectiónis hac die mystério celebráto, * in pace tua secúri a malis ómnibus quiescámus, et in tua resurgámus laude gaudéntes . Per Christum Dóminum nostrum.Notre voix Te supplie humblement, Seigneur, afin qu'ayant aujourd'hui célébré le mystère de la résurrection du Seigneur nous reposions dans Ta paix à l'abri de tout mal, et que nous nous relevions joyeux pour Te louer. Par le Christ notre Seigneur.
Deinde dicitur, etiam a solo, benedictio: Ensuite on dit, même seul, la bénédiction :
Noctem quiétam et finem perféctum concédat nobis Dóminus omnípotens. ℟. Amen. Que Dieu tout puissant nous concède une nuit calme et une fin chrétienne. ℟. Amen.
Antiphona finale ad Beatam Mariam Virginem Antienne finale à la Bienheureuse Vierge Marie
Regína cæli, lætáre, allelúia, Reine du ciel, réjouissez-vous, alléluia,
quia quem meruisti portáre, allelúia, car Celui que vous avez mérité de porter, alléluia,
resurréxit sicut dixit, allelúia ; est ressuscité comme Il l'avait annoncé, alléluia ;
ora pro nobis Deum, allelúia. priez Dieu pour nous, alléluia.

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Extrait du Compendium du catéchisme de l'Eglise catholique :
Comment doit s’exercer la vie sociale et économique?

La vie sociale et économique doit s’exercer selon ses méthodes propres, dans le cadre de l’ordre moral, pour le service de l’homme dans son intégralité et pour le service de toute la communauté humaine, dans le respect de la justice sociale. Elle doit avoir l’homme comme auteur, centre et fin.
Qu’est-ce qui s’oppose à la doctrine sociale de l’Église?
-
S’opposent à la doctrine sociale de l’Église les systèmes économiques et sociaux qui sacrifient les droits primordiaux des personnes ou qui font du profit leur règle exclusive et leur fin ultime. C’est pourquoi l’Église réfute les idéologies associées au cours de la période moderne au « communisme » ou aux autres formes athées et totalitaires de « socialisme ». En outre, dans la pratique du « capitalisme », elle réfute l’individualisme et le primat absolu de la loi du marché sur le travail humain.
Quel est le sens du travail pour l’homme?
--
Pour l’homme, le travail est un devoir et un droit, grâce auquel il coopère avec Dieu créateur. En effet, en travaillant avec soin et compétence, la personne met en œuvre des capacités inscrites dans sa nature, manifeste les dons du Créateur et les talents qu’il a reçus; elle subvient à ses besoins et à ceux de ses proches; et elle sert la communauté humaine. En outre, avec la grâce de Dieu, le travail peut être un moyen de sanctification et de collaboration avec le Christ pour le salut d’autrui.
À quel type de travail toute personne a-t-elle droit?
,-
L’accès à un travail sûr et honnête doit être ouvert à tous, sans discrimination injuste, dans le respect de la libre initiative économique et d’une rétribution équitable.
Quelle est la responsabilité de l’État en ce qui concerne le travail?

Il revient à l’État d’assurer la sécurité concernant la garantie des libertés des individus et de la propriété, ainsi qu’une monnaie stable et des services publics efficaces; de surveiller et de conduire l’application des droits humains dans le secteur économique. En fonction des circonstances, la société doit aider les citoyens à trouver du travail.

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Extrait quotidien de la Règle de Notre Bienheureux Père Saint Benoît, et son commentaire par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes :
Caput 58 - DE DISCIPLINA SUSCIPIENDORUM FRATRUM (b) 58 - LES RÈGLES DE L’ADMISSION DES FRÈRES (b) Suscipiendus autem in oratorio coram omnibus promittat de stabilitate sua et conversatione morum suorum et obœdientia, coram Deo et sanctis eius, ut si aliquando aliter fecerit, ab eo se damnandum sciat quem irridit. De qua promissione sua faciat petitionem ad nomen sanctorum quorum reliquiæ ibi sunt et abbatis præsentis. Quam petitionem manu sua scribat, aut certe, si non scit litteras, alter ab eo rogatus scribat et ille novicius signum faciat et manu sua eam super altare ponat. Quam dum inposuerit, incipiat ipse novicius mox hunc versum : Suscipe me, Domine, secundum eloquium tuum et vivam, et ne confundas me ab exspectatione mea. Quem versum omnis congregatio tertio respondeat, adiungentes gloria Patri. Tunc ille frater novicius prosternatur singulorum pedibus ut orent pro eo, et iam ex illa die in congregatione reputetur. Res, si quas habet, aut eroget prius pauperibus aut facta sollemniter donatione conferat monasterio, nihil sibi reservans ex omnibus, quippe qui ex illo die nec proprii corporis potestatem se habiturum scit. Mox ergo in oratorio exuatur rebus propriis quibus vestitus est et induatur rebus monasterii. Illa autem vestimenta quibus exutus est reponantur in vestiario conservanda, ut si aliquando suadenti diabolo consenserit ut egrediatur de monasterio quod absit tunc exutus rebus monasterii proiciatur. Illam tamen petitionem eius, quam desuper altare abbas tulit, non recipiat, sed in monasterio reservetur. Celui qui doit être reçu fera à l’oratoire, devant tous, une promesse concernant sa stabilité, sa pratique de la vie monastique et l’obéissance, en présence de Dieu et de ses saints, en sorte que, si un jour il agissait autrement, il se sache condamné par celui dont il s’est moqué. De sa promesse il dressera un acte au nom des saints dont les reliques sont en ce lieu et au nom de l’abbé présent. Il écrira cet acte de sa propre main ou, s’il est illettré, un autre l’écrira sur sa demande et le novice luimême signera et le posera de sa main sur l’autel. Après l’y a voir posé, le novice commencera aussitôt ce verset : « Reçois-moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai ; ne me déçois pas dans mon attente. » Toute la communauté reprendra trois fois ce verset et ajoutera Gloria Patri. Alors le frère novice se prosternera aux pieds de chacun, afin qu’on prie pour lui, et à partir de ce jour il fera partie de la communauté. S’il a des biens, il les aura donnés auparavant aux pauvres ou attribués au monastère par une donation en forme, sans se réserver rien du tout, d’autant qu’à partir de ce jour, il le sait, il n’aura même plus la libre disposition de son propre corps. Qu’il soit donc dépouillé aussitôt dans l’oratoire des effets personnels dont il était vêtu et qu’on lui mette des vêtements du monastère. Les vêtements qu’on lui a enlevés seront déposés au vestiaire et conservés afin que, si un jour, à l’instigation du diable, il se décidait, par malheur, à sortir du monastère, il soit dépouillé de l’habit monastique, avant d’être chassé. Cependant on ne lui rendra pas l’acte de sa profession, que l’abbé aura repris sur l’autel, mais on le conservera au monastère.
Le propre choix du candidat ne suffit pas pour lui donner accès à la profession : il faut encore le consentement de la famille religieuse, et, selon nos usages, c’est lui que, vers la fin de son année de probation, le novice vient implorer humblement, à genoux, au milieu du chapitre. Dans l’antiquité monastique, le candidat faisait aussi une suprême requête et était interrogé sur ses dispositions. Nos Constitutions, en prescrivant une démarche analogue, sont tributaires de Saint-Maur et d’autres Congrégations bénédictines , mais avec cette différence que la cérémonie ne comprend plus que la lecture d’une longue et solennelle formule. Remarquons d’ailleurs que les termes “ faire pétition n’ont pas tout à fait, dans l’usage moderne, la même signification que dans la Règle. La Petitio, dans là pensée de N. B. Père et dans la coutume de son temps, est tout à la fois une requête d’admission, une promesse, et la cédule, l’acte écrit et signé qui témoigne à jamais des engagements contractés . Cette pétition écrite était alors précédée, semble-t-il, d’une promesse verbale : Promittat de stabilitate sua... De qua promissione sua faciat petitioneni... Par la suite, et la teneur même des documents le montre bien, la promesse verbale ne vint parfois qu’après la rédaction de l’instrument juridique.
Dans la promesse verbale, on se bornait à reproduire le texte de la Règle : Promitto de stabilitate mea, etc. Quant à la formule écrite oit pétition, courte sans doute elle aussi à l’origine, elle avait pris de l’ampleur dès le septième siècle : c’était un petit discours où le novice décrivait tout te sérieux de l’épreuve qu’il avait subie, où il demandait accès chez Dieu et chez ses serviteurs, où il affirmait ses bonnes résolutions, où il faisait mention des saints, des reliques, de l’Abbé, et où il terminait comme nous le faisons nous-mêmes dans notre charte. Plus tard, on abrégea la grande formule. Et on commença aussi à confondre la cédule ou pétition avec la formule verbale prononcée avant ou après. Il se fit des deux une fusion sous forme de résumé : c’est la teneur de la charte actuelle. La formule verbale des huitième neuvième siècles est citée ejus, in quantum mihi ipse Deus dederit adjutorium, Deo et vobis promitto custodire, et in quo possum, ipso auxiliante, conservo . Notre formule de pétition n’est qu’une antique cédule do profession un peu abrégée et adaptée à sa destination nouvelle ; ou, plus exactement, c’est une compilation formée avec divers documents de même nature .
On chercherait vainement dans les pétitions d’autrefois cette mention des suffrages de la communauté que comporte la nôtre. C’est que le novice était admis à la profession en vertu d’une décision de l’Abbé ; c’était au père de famille qu’il appartenait de donner place chez lui au fils nouveau-né. L’Abbé se portait garant, devant la communauté, des bonnes dispositions du candidat qu’il accueillait. Il était ici-bas le témoin par excellence des promesses de la profession, comme l’étaient au ciel les saints dent on possédait les reliques. Aussi entendrons-nous saint Benoît prescrire d’émettre la pétition “ au nom des saints... et de l’Abbé présent ” ; celui-ci la recevait au nom du Seigneur, et le candidat devenait vraiment son fils. Du reste, l’Abbé ne manquait pas de prendre l’avis de la communauté . Selon les Statuts de Lanfranc il demande aux frères s’il y a lieu de procéder à la profession ; même indication dans le Cérémonial de Bursfeld ; et les “ chapitres des novices ”, dont nous avons dit un mot, étaient destinés à éclairer l’Abbé. Mais enfin c’est lui qui décide, et il n’y a pas de vote ; s’il est autrefois question de “ scrutin ”, c’est seulement au sens étymologique d’examen . Aujourd’hui encore, la décision de l’Abbé dans l’admission est prépondérante, non pas tant à cause du double suffrage que lui accordent les Constitutions que parce que c’est lui qui présente, et qui présente celui-là seulement dont il est moralement sûr. (Voir le canon 543 du nouveau Code.)

LES VŒUX DE RELIGION. - Avant d’aborder la troisième portion du chapitre, et afin de n’avoir pas à interrompre la description des rites de la profession, nous pouvons rappeler très succinctement la doctrine des vœux de religion et regarder de près la formule dont se servent les Bénédictins.
La perfection surnaturelle de l’homme réside essentiellement dans la charité ; non pas initiale, mais dominante et souveraine ; elle consiste dans un degré éminent de charité, ou même dans l’ensemble complexe de tout ce qui nous unit à Dieu profondément, solidement, de façon stable et continue. Et la vie parfaite est définie par sa tendance à la perfection, par un modus vivendi destiné à réaliser et à accroître la perfection.
Or,. celle-ci s’obtient par l’accomplissement intégral et généreux des préceptes, lesquels ne sont tous que le morcellement de la loi de charité. Mais on n’arrive pourtant à cette observation accomplie des préceptes et à la charité éminente que grâce à la pratique de certains conseils. Le conseil, par son côté négatif, garantit le précepte et, du même coup, défend et protège la charité ; par son côté positif, il accroît la charité en même temps qu’il en est le fruit ; il est à la fois facteur et indice de perfection. La vie parfaite, la vie de perfection est donc, assurée par la pratique des conseils ; c’est ainsi que l’exercice des conseils est caractéristique de la vie parfaite. Mais la vie parfaite peut exister même dans le monde, elle n’est pas forcément vie religieuse. Celle-ci est “ l’état de perfection ”, c’est-à-dire la vie parfaite organisée, et comprenant. certains éléments spéciaux ; il y a lieu de dire un mot de chacun d’eux.
Rappelons d’abord que la vie religieuse n’est pas distincte de la vie chrétienne ; elle n’est pas quelque chose de nouveau et de surajouté au christianisme ; elle en est un état, la condition achevée et comme l’épanouissement. Cet état n’est pas purement intérieur, mais il est aussi de caractère visible et externe. - Il implique une stabilité, une permanence de droit et légale. - La vie religieuse est instituée en vue de la perfection personnelle, au moins premièrement. - On y entre par une résolution et une démarche personnelle. - Et cette obligation est contractée en des termes précis, sous forme extérieure et visible, de façon saisissable par l’Église.
Elle est contractée en vue du bien surajouté aux préceptes, c’est à dire en vue des conseils, des œuvres qui préparent, exercent et accroissent la perfection. Les conseils auxquels la vie religieuse nous oblige ne sont pas simplement intérieurs ; ce ne sont pas non plus tous les conseils, mais premièrement les trois grands conseils évangéliques, avec le bien qui est déterminé pour chaque forme de vie religieuse par sa fin propre et sa législation particulière. Pauvreté, chasteté, obéissance c’est tout à la fois un procédé d’affranchissement par l’immolation des trois grandes convoitises ; une donation à Dieu de l’homme tout entier avec ses biens extérieurs et son corps et son âme ; c’est enfin un procédé tout à la fois un procédé d’affranchissement par l’immolation des trois grandes convoitises ; une donation à Dieu de l’homme tout entier avec. ses biens extérieurs et son corps et son âme ; c’est enfin un procédé d’union à Dieu, car, selon la doctrine des théologiens, les vœux de religion ont, en même temps que le caractère de garantie et de sécurité, celui d’offrande et d’holocauste. Il y aurait beaucoup à dire au sujet des vœux : d’autant que la notion exacte de leur portée et de leur dignité est aujourd’hui souvent méconnue. Le vœu ajoute réellement quelque chose à l’œuvre bonne, et il est un instrument très efficace de perfection il crée un lien qui, de sa nature, affranchit définitivement celui qui l’émet, un lien qui, d’intention, fixe la volonté dans le bien promis ; grâce à lui, l’œuvre bonne devient un acte de culte et d’adoration ; et, par le vœu, non seulement le fruit, mais la sève et l’arbre même sont consacrés à Dieu . La profession n’est autre chose que l’émission des vœux de religion.
Mais, pour que la donation de nous-mêmes par les trois vœux substantiels de religion nous constitue religieux, il faut qu’elle soit, au nom de Dieu, acceptée par l’Église ; et l’Église est en ce cas représentée par le prélat ou toute autre personne compétente. La profession étant ; comme nous l’expliquerons, un contrat, l’intervention des deux parties est indispensable.
La profession doit être émise et les vœux exercés ,sous une Règle approuvée par l’église : celle de saint Basile, de saint Benoît, de saint Augustin, de saint François ; à l’une ou l’autre de ces Règles s’ajoutent aujourd’hui des Constitutions. Les Papes ont accordé à quelques Ordres de vivre sous une Règle propre ne se réclamant point de l’une des quatre mentionnées à l’instant. Aujourd’hui, enfin, la vie religieuse requiert, en vertu de dispositions canoniques, la soumission à un supérieur et aussi une vie commune dont l’intimité varie suivant les Ordres.
Sans entrer dans les détails de la distinction entre vœux simples et vœux solennels, il est bon pourtant d’en dire un mot. La solennité n’est pas la perpétuité ; car il existe des vœux simples dont la perpétuité est parfaite, sine ex parte voventis, et c’est le cas pour nous, sive ex parte acceptantis, par exemple les moniales en France, en Belgique, aux États Unis. La solennité ne consiste pas davantage dans l’incapacité qu’entraîne le vœu solennel d’accomplir les actes contraires au vœu, incapacité qui rend ces actes, non pas seulement illicites, mois nuls et invalides : ce n’est là qu’un élément conséquent. Encore ce caractère n’est-il pas universel, puisque les vœux simples des scolastiques et des coadjuteurs de la .Compagnie de Jésus entraînent le même effet d’incapacité. La solennité n’est rien non plus d’intrinsèque au vœu : simple ou solennel, celui-ci oblige devant Dieu et le for interne de la conscience de la même. façon et sous les mêmes peines. Elle consiste moins encore dans les cérémonies liturgiques qui accompagnent l’émission des vœux. La solennité est un élément oui appartient au for externe : c’est une efficacité spéciale attachée par l’Église au vœu qu’elle déclare solennel. Le profès de vœux solennels est accepté par l’Église au nom de Dieu et réputé par elle comme consacré d’une façon irrévocable ; c’est l’Église qui constitue la solennité, qui décide que les vœux émis dans telles ou telles conditions seront simples ou solennels. Par les vœux solennels le religieux est attaché définitivement à l’Ordre ; il devient participant de tous ses privilèges comme aussi de toutes ses charges. Mais puisque c’est de la volonté de l’Église que vient la solennité, elle peut dispenser, en tout ou en partie, des obligations qui résultent des vœux solennels ; et elle le fait parfois . Nous ne sommes appelés à prononcer ces vœux qu’après trois ans de profession (

Vota emittantur ad iormam Ordinis Benedictini, scilicet de stabilitate, conversione morum et obedientia juxta Regulam sancti Patris Benedicti in sensu Constitutionum, observandam. Ainsi s’expriment nos Constitutions .La stabilité. Il faut se souvenir qu’un des principaux desseins de N. B. Père était de réagir contre les formes défigurées de la vie monastique, spécialement contre la gyrovagie. C’était la grande plaie. Encore que perpétuels, les vœux de religion devenaient souvent illusoires, lorsqu’on se mettait à courir le monde et à changer de monastère au gré du caprice. La législation monastique admettait trop aisément ces changements de monastère . Saint Basile, sans méconnaître qu’il existe par fois des raisons sérieuses de passer dans une autre maison, pose néanmoins les principes de la stabilité dans le monastère . L’instabilitas est flétrie par Cassien . Saint Césaire d’Arles donne la stabilité comme condition première d’admission : In primis, si quis ad conversionem venerit, ea conditionp excipiatur, ut usque ad mortem suam ibi perseveret . Le IVe concile œcuménique de Chalcédoine (451) avait interdit aux moines de quitter leur monastère sans l’autorisation de l’évêque , et le concile d’Agde (506) déclare l’appartenance du religieux à sa maison et à son Abbé . Mais il semble bien que saint Benoît ait, le premier, résolu de lier par un vœu formel le moine au monastère ; et dans le texte de la Règle qui énumère les objets de la promesse, le vœu de stabilité tient le premier rang.
Stabilité a donc le sens précis d’une permanence dans la famille surnaturelle chez laquelle on émet profession, d’une permanence dans le monastère, et non pas seulement le sens général de persévérance dans le bien ou dans la vie religieuse. Ex illa die non liceat egredi de monasterio, dit saint Benoît. Dès le Prologue, il avait mentionné rapidement la persévérance jusqu’à la mort dans le monastère à la fin du chapitre IV, la clôture monastique avec la stabilité dans l’assemblée des frères était présentée comme l’atelier unique où peuvent être mis en œuvre avec succès les instruments de l’art spirituel. Au chapitre LXl enfin, saint Benoît indique le procédé qu’il faut suivre pour venir en aide aux victimes de la gyrovagie, s’il y a espoir de guérison.
La stabilité monastique n’est pas la claustration rigoureuse des moniales ; elle ne s’oppose ni à une sortie autorisée par l’Abbé, ni même, aujourd’hui du moins, au passage dans une autre maison de la Congrégation, lorsque les supérieurs y consentent. Nous vouons la stabilité “ selon nos Constitutions ” : or, celles-ci prévoient les cas où un moine peut, au moyen d’une déclaration authentique, se stabiliser dans un monastère autre que celui de sa profession : c’est lorsqu’il a quitté régulièrement celui-ci, ou pour son bien personnel, ou pour venir en aide à une communauté, ou pour une fondation nouvelle. Si la stabilité entrait en conflit avec l’obéissance, cette dernière devrait l’emporter ; car,’ encore une fois, la stabilité qu’on avouée n’entraîne point l’inamovibilité absolue. On peut dire que la stabilité consiste dans l’appartenance profonde et durable à une famille, normalement au monastère même de sa profession.
La conversion des mœurs. D’une façon générale, c’est l’adieu à la vie de péché, à la vie mondaine, avec direction de notre activité vers les choses surnaturelles. Mais nous devons prendre ces termes dans le sens même que l’on y attachait à l’époque de N. B. Père : la conversion des mœurs, c’est la vie religieuse elle-même, considérée dans les éléments sans lesquels elle ne saurait exister, spécialement la chasteté et la pauvreté (l’obéissance aura bientôt sa mention formelle). Ne nous étonnons pas que notre formule de profession ne contienne rien d’explicite sur la pauvreté et la chasteté : cette omission est traditionnelle et se retrouve dans les branches diverses de l’Ordre . Les Chartreux, les Chanoines réguliers, les Carmes, les Frères Prêcheurs n’ont pas davantage la mention expresse des trois vœux ; quelques-uns n’ont même que celui d’obéissance . Les Basiliens ne font vœu que de chasteté.
L’obéissance méritait bien d’être l’objet d’un engagement spécial elle est la forme la plus élevée de la conversion des mœurs ; c’est le sacrifice de l’âme et de la volonté ; elle renferme à elle seule toute la vie surnaturelle et toute la vie religieuse. De plus, le dessein bien arrêté de séparer les cénobites d’avec les anachorètes d’une part, et d’autre part d’avec les sarabaites, invitait saint Benoît à faire promettre explicitement l’obéissance. Bernard du Cassin a ingénieusement observé qu’en soulignant ainsi les vœux de stabilité, de conversion des mœurs et d’obéissance, N. B. Père distinguait à la fois ses moines et des gyrovagues par la stabilité, et des sarabaïtes par la conversion des mœurs, et des anachorètes par l’obéissance à un supérieur et à une règle écrite.
Nous émettons nos vœux “ selon la Règle de saint Benoît, telle que l’interprètent nos Constitutions ”. Ceci appelle plusieurs remarques.
Nous ne vouons pas tous les conseils, ce qui serait assez malaisé à tenir, puisque certains s’excluent et se contredisent (la pauvreté et l’aumône, par exemple), et que leur nombre est infini. Nous l’avons remarqué déjà : chaque forme de vie religieuse est basée sur l’observance des trois grands conseils substantiels, auxquels s’ajoutent les conseils appropriés au but de l’institut. Par la profession bénédictine, nous nous engageons à vivre selon la Règle de saint Benoît : il ne s’agira donc jamais d’aller faire une cueillette dans les autres Règles, au hasard de nos dévotions. Encore moins avons-nous qualité pour ajouter ou retrancher quoi que ce soit, en vue d’une plus grande perfection de la communauté, à notre Règle et aux Constitutions. Ni l’Abbé, ni le Supérieur général, ni le Chapitre général tout seuls ne, les peuvent modifier notablement ; ils ont seulement compétence pour interpréter, proposer des changements et les essayer. Cette vie bénédictine, qui est notre devoir, est aussi notre droit. Même lorsqu’il s’agit des vœux essentiels, - la chasteté mise à part, - l’obéissance et la pauvreté sont comprises et pratiquées dans chaque Ordre de façon un peu spéciale : or, nous avons droit au caractère propre de la Règle bénédictine. Et l’idéal de notre observance demeure attaché à cette compréhension exacte de l’esprit de N. B. Père. Prenons garde néanmoins : car il est si facile à l’égoïsme, à la sottise, à l’illusion, de suggérer à un moine que son supérieur n’a pas la vraie pensée de saint Benoît, ou bien qu’il outrepasse ses droits !
Nous faisons profession de vivre “ selon la Règle ” : mais dans quelle mesure la Règle nous oblige-t-elle ? L’observance fidèle est-elle simplement affaire de logique individuelle, de haute convenance, d’honneur, -ou bien la conscience est-elle engagée et jusqu’à quel point ? La question est délicate, complexe et fort pratique. Nous ne pouvons ici que donner quelques conclusions.
La Règle religieuse entraîne obligation. - Obligation, et dans les conditions théologiques ordinaires, pour toutes les prescriptions de droit naturel, de droit divin positif, de droit ecclésiastique qu’elle renferme et qu’elle promulgue à ses sujets. - Obligation de conscience, plus, ou moins grave, en tout ce qui constitue la matière des vœux : la violation, en ce cas, ayant malice de sacrilège. Nous ne vouons pas la Règle, simpliciter : autrement, tout ce qu’elle contient serait matière des vœux, mais seulement de vivre secundum Regulam. - Obligation de conscience pour les cas particuliers où la Règle, ou bien le supérieur, prescriraient avec des formules impératives qui en appellent au vœu d’obéissance.
Parmi les Règles, il en est qui prennent soin de spécifier duels sont les points qui obligent sous peine de péché mortel ou véniel. D’autres déclarent que, sauf les cas énumérés plus haut, elles n’obligent pas sous peine de péché, sed solum ad poenam taxatam sustinendam. Les antres enfin, et c’est le cas des Règles anciennes, de la nôtre en particulier, ne spécifient rien. Il n’était pas dans l’esprit du temps de faire de la casuistique, et il est probable qu’on ne songeait pas qu’il pût s’élever des contestations sur ce point.
Il y en eut pourtant parmi les théologiens de l’Ordre . Sans entrer dans le vif de la discussion, il faut reconnaître que N B. Père a prétendu faire de sa Règle autre chose qu’une série de conseils facultatifs de perfection, autre chose même qu’une sorte de règlement de police, qu’un système d’amendes personnelles destiné à nous inspirer par sa rigueur quelque crainte de la transgression. Ses moines ne sont pas des esclaves, obéissant à la menace du fouet ; l’Abbé n’est pas un préfet de discipline. Pratiquement, et quoi qu’il en soit de l’obligation de la Règle par elle-même , il est peu d’infractions à cette Règle qui ne deviennent fautes théologiques en vertu d’une malice provenant d’ailleurs. Souvent le motif secret qui détermine la transgression revêt une couleur immorale : la paresse, l’orgueil, la gourmandise. Il y a aussi le mépris formel de tel ou tel point de l’observance mépris qui pourrait constituer une faute grave s’il s’étendait à toute la Règle. De plus, il peut y avoir scandale plus ou moins sérieux, contribution au relâchement de la discipline générale. Les illusions sur tout cela sont faciles, et des habitudes d’inobservance ordinaire se créent aisément, en particulier pour le silence, pour les études, pour la prière : c’est alors qu’on s’engage sur la pente du mépris.
Il faut de la délicatesse de conscience en ces matières, non du scrupule, ni rien d’une rigidité maladroite, qui méconnaît les nuances et cette sage “ épikie ” dont parlent les moralistes. Surtout, n’oublions pas que la tendance vers la perfection est pour nous une réelle obligation de conscience et que nous l’avons vouée solennellement ; que la Règle est la forme même de cette perfection promise, et que son caractère libéral et discret n’est point une licence donnée à notre égoïsme de se ressaisir en détail. Pour des fils, il n’est besoin que de savoir ce qu’aime leur Père et ce qu’il attend d’eux.

Et si habita secum deliberatione, promiserit se omnia custodire et cuncta sibi imperata servare, tunc suscipiatur in congregatione, sciens lege Regulae constitutum, quod ei ex illa die non liceat egredi de monasterio nec collum excutere de sub jugo Regulae, quam sub tam morosa deliberatione licuit ei recusare aut suscipere
Et si, après avoir bien réfléchi, il promet de tout garder et d’observer tout ce qui lui sera commandé, alors il sera reçu dans la communauté, sachant qu’en vertu de la loi de la Règle, il ne lui est plus permis, à partir de ce jour, de sortir du monastère, ni de secouer le joug de cette Règle qu’au terme d’une réflexion si prolongée il. lui était loisible de récuser ou d’assumer.


CARACTÈRE ET CONSÉQUENCES DE LA PROFESSION. - Avant même de décrire la profession monastique, saint Benoît indique brièvement-ce qui se passe lorsque l’épreuve novitiale est achevée et que le candidat s’est décidé : il promet d’observer toute la Règle ; il est accueilli dans l’assemblée des frères ; et son engagement est irrévocable. N. B. Père marque surtout ici avec force le caractère et les conséquences morales d’un acte auquel le novice a pu se préparer en toute maturité. Les conséquences relatives aux biens matériels ne seront mentionnées qu’à la fin du chapitre.
La profession est un acte sérieux. On a en du loisir pour y songer et pour délibérer, un loisir notable et largement suffisant, tam morosa deliberatio. On a été invité à peser le pour et le contre, mis en demeure de décliner ou d’accepter le fardeau : licuit recusare aut suscipere. Avant de sec s’engager, on a examiné une dernière fois la chose dans la région profonde de son âme, habita secum deliberatione. La profession ne ressemble guère à un acte pour rire, à une petite scène coquettement frangée, mais ne tirant pas à conséquence !
Elle a principalement le caractère d’une oblation : nous le voyons bien par la formule même qui l’accompagne : Suscipe me, Domine, par le moment de la Messe où elle s’accomplit, par le texte même de la Règle. Or, selon saint Benoît, cette donation doit être plénière, engageant l’homme tout entier, dans son être comme dans son agir : au point que N. B. Père fonde sur ce caractère absolu de la donation l’impossibilité pour le moine de posséder ensuite quoi que ce soit : Quibus nec corpora sua nec volutantes licet habere in propria potestate (chap. XXXIII), et dans le dernier paragraphe du présent chapitre : ... nec proprii corporis. C’est un sacrifice où la victime est consumée toute. Nul ne songe, le jour de sa profession, à faire des réserves, à marchander honteusement avec le Seigneur, à prévoir tel ou tel point de la Règle qui n’obligera pas. Ce jour-là, nous ne prenons pas même de garanties contre les exigences éventuelles et les excès possibles de l’autorité. Ce jour-là, nous disons : “ Seigneur, j’écris ma charte en petits caractères, afin que dans le blanc et la marge vous puisiez écrire tout ce que vous voudrez : vous n’êtes pas de ceux avec qui l’on discute. Vous y mettrez l’inopiné, le douloureux, l’impossible : il n’importe, vous serez obéi Notre engagement est ce que nous l’avons fait. Nous aurons à en rendre compte selon sa valeur réelle, et non d’après les ,atténuations et les adoucissements postérieurs : Ex verbis tuis justificaberis, et ex verbis tuis condemnaberis (MATTH., XII, 37).
La profession est donc un engagement d’honneur ou plutôt de stricte justice. Quand la parole est donnée, il faut la tenir, - même quand elle est donnée au Dieu vivant. Nous le verrons plus loin, la profession est aussi un contrat et un double contrat : avec Dieu qui nous donne sa vie en échange de la nôtre, avec notre famille monastique qui nous donne part à tous ses biens surnaturels, moyennant promesse de soumission et de fidélité. Venir dire ensuite, pratiquement, que nos contrats ne tiennent pas, c’est se moquer de Dieu, dit saint Benoît, rappelant un mot de l’Apôtre (GAL., Vl, 7) : Ut si aliquando aliter fecerit, ab eo se damnandum sciat quem irridet.
Enfin, la profession est un acte définitif et irrévocable . Avons-nous entendu contracter un engagement résiliable ? Et puis,, cette appartenance de l’âme à Dieu et de Dieu à l’âme qu’implique la profession peut elle avoir un caractère de précarité et de temporaire ? Quand on aime, on ne prévoit pas le jour où l’on cessera d’aimer. Il y en a pour l’éternité. Saint Benoît avait d’ailleurs un motif spécial d’ajouter la remarque :
Sciens quod ei ex illa die, etc Encore une fois, il ne veut pas de ces moines gyrovagues qui vont et viennent à leur gré, ni des sarabaites. Et il avertit nettement ceux qui se présentent chez lui des conditions de la vie religieuse qu’on y mène : on ne peut plus sortir, on est stable, on demeure sous le joug d’une Règle .

LE CÉRÉMONIAL DE LA PROFESSION. - Après une petite croisade de prières privées et conventuelles , on arrive enfin au jour béni de la profession, jour unique pour l’âme, avec celui du baptême et celui de l’entrée dans l’éternité. Au chapitre, où le convent s’est rendu après Tierce, le novice se présente pour une dernière pétition et élection. . Fili, legem nosti sub qua militare vis, scis ad quid ingrederis... Nunc, ecce coram te vestes primi lui saecularis status ; ecce sacrae Religionis indumenta : elige coram Deo et sanctis ejus, quaenam ex iis ambit et desiderat anima tua. Après le choix des habits monastiques, la procession revient à l’oratoire. C’est là qu’aura lieu la profession : saint Benoît l’a réglé ainsi, car elle est éminemment une fonction religieuse et liturgique. Elle a lieu au cours de la Messe et au moment de l’Offertoire. N. B. Père ne le dit point, mais tout porte à croire que tel était bien l’usage de son temps.
Remarquons qu’il fait placer la charte sur l’autel sans doute avec les offrandes des fidèles, car, au chapitre suivant, il prescrit que la pétition de l’enfant offert par ses parents soit enveloppée, avec sa main et avec l’oblation (des fidèles), dans la nappe de l’autel : Et cum oblations ipsam petitionem et manum pueri involvant in palla altaris et sic eum offerant. Le concile d’Aix-la-Chapelle de 817 interprète ainsi le cum oblatione du chapitre LlX. La plus vénérable tradition place la profession pendant le Saint Sacrifice. Au huitième siècle, saint Théodore de Cantorbéry, dans son Capitulaire, dit que la profession a lieu pendant la Messe que célèbre l’Abbé . Même usage à Cluny , et en général un peu partout. Les Statuts de Lanfranc laissent au choix de l’Abbé de bénir le moine avant l’Introït s’il ne célèbre pas la Messe, ou après l’évangile, qu’il célèbre ou non mais on voit bien par ce qui suit que la seconde manière est plus goûtée. Presque partout, en effet, la profession était .émise après l’évangile ou le Credo, avant l’Offertoire. Dans son premier Commentaire de la Règle, Pierre Boherius dit cependant que la fonction a lieu post Offertorium . A Saint-Maur, la profession venait aussi après I’Offertoire.
L’usage de quelques Congrégations modernes est de faire profession en dehors de la Messe ; celles qui la font inter Missam sont autorisées, par un décret de 1894, à adopter le cérémonial des Jésuites, lequel consiste à émettre ses vœux devant le prêtre tenant la sainte Hostie, immédiatement avant de recevoir la communion . Il est permis d’estimer que l’ancien usage est plus profondément symbolique.
Avant ‘de décrire la cérémonie de profession, nous devons rechercher ce qu’elle était avant N. B. Père. Les canonistes, distinguant entre profession tacite et profession expresse, remarquent que la première a été primitivement seule en usage : elle consistait en des actes équivalant à la profession formelle et ayant la valeur d’un engagement. On peut dire que la prise ou la réception de l’habit monastique, et souvent aussi la tonsure, ont suffi, dans les premiers siècles, pour constituer un religieux ou une moniale les ermites faisaient profession plus simplement encore ; ordinairement on faisait en sorte de recevoir l’habit des mains d’un ancien. Parfois même, une moniale illustre le donnait à un homme c’est ainsi qu’Évagre du Pont le reçut de Mélanie l’Ancienne . La tradition de l’habit religieux chez les moines fut sans doute de bonne heure accompagnée de prières et entourée d’une certaine solennité ; mais nous sommes à son sujet moins bien renseignés que sur la velatio et la consecratio virginum, dont la liturgie est très ancienne. Saint Pacôme dit seulement qu’après les épreuves préliminaires le candidat sera remis aux frères : Tunc nudabunt eum vestimentis saecularibus et induent habita monachoruna, tradentque ostiario, ut orationis tempore adducat eum in conspectum omnium fratrum ; sedebitque in loco in quo ci praeceptum fuerit . Saint Nil ne fournit qu’une indication par trop sommaire lorsqu’il dit : Quando igitur monaehorion venerandum habitum induisti ? Quis Abbas, bona dicens verba, manum apposuit ? Il est difficile de déterminer le cérémonial usité chez saint Basile. Il y avait des témoins. Il y avait des interrogations posées au novice, et une profession clara et perspicua. Il y avait sans doute aussi une formule consacrée : Quant à la promesse écrite, le plus ancien spécimen que nous en ayons est, paraît-il, l’engagement que fit signer à ses moines Schenoudi d’Atripé, dans la Haute Thébaïde ( 452) Saint Isidore demande lui aussi un écrit et Mabillon a cité une formule de ce pactum . Même usage chez saint Fructueux (septième siècle) .
Quoi qu’il en soit des coutumes dont s’est inspiré saint Benoît, et des coïncidences qui existent, par exemple, entre le cérémonial bénédictin et celui que donne saint Denys au chapitre Vl de sa Hiérarchie ecclésiastique, il est incontestable que N. B. Père a fait ici encore œuvre profondément originale. Il a organisé, il a défini, il a fait de la profession monastique un acte juridique complet et très solennel. Nous reconnaissons là le Romain, le Romain de haute et forte race. Ce fut la disposition commune de tous les peuples, et en particulier des Hébreux, d’entourer les contrats de garanties, d’actes symboliques, de témoins, afin d’en bien déterminer le sens et d’en assurer l’exécution fidèle ; mais nulle part plus qu’à Rome les actes publics et privés n’étaient accompagnés d’un luxe de formes, dont la scrupuleuse observation engageait sous peine de nullité. La nécessité de réagir contre l’inconstance des sarabaites et des gyrovagues s’allia à ces dispositions de race pour dicter à N. B. Père son cérémonial .
La profession bénédictine est donc surtout un contrat, un contrat bilatéral, passé entre le novice d’une part. Dieu et les frères d’autre part je me donne tout entier et à jamais à Dieu et à l’Ordre monastique, pour que Dieu et l’Ordre monastique m’admettent à leur communion, me mettent en possession de leur vie. C’est une adoption dans la famille de Dieu : celui qui se présente s’appelle suscipiendus ; il se donne pour être reçu et accueilli : et le fait de la réception le rend fils de la famille.

Suseipiendus autem in oratorio coram omnibus promittat de stabilitate sua et conversione morum suorum et obedientia, coram Deo et sanctis ejus si aliquando aliter fecerit, ab eo se damnandum sciat quem irridet. De qua promissione sua faciat petitionern ad nomen sanctorum quorum reliquix ibi sunt et abbatis praesentis. Quam petitionem manu sug scribat ; aut certe, si non scit litteras, alter ab eo rogatus scribat ; et ille novitius signum faciat et manu sua eam super altare ponat Quam dum posuerit, incipiat ipse novitius mox Nunc versum : Suscipe me, Domine, secundum eloquium tuum et vivam : et non confundas me ab exspectatione mea. Quem versum omnis congregatio tertio respondeat adjungentes Gloria Patri. Tunc ipse frater novitius prosternatur singulorum pedibus, ut orent pro eo, et jam ex illa hora in congregatione reputetur
Celui qui doit être reçu fera à l’oratoire, devant tous, une promesse concernant sa stabilité, sa pratique de la vie monastique et l’obéissance, en, ut présence de Dieu et de ses saints, en sorte que, si un jour il agissait autrement, il .se sache condamné par celui dont il s’est moqué. De sa bouche : je ne veux souiller mon corps d’aucune manière, je ne veux pas voler, je na veux pas me parjurer, je ne veux pas mentir, je ne veux pas faire le mal en secret. promesse il dressera un acte au nom des saints dont les reliques sont en ce lieu et au nom de l’abbé présent. Il écrira cet acte de sa propre main ou, s’il est illettré, un autre l’écrira sur sa demande et le novice lui-même signera et le posera de sa main sur l’autel. Après l’y avoir posé, le novice commencera aussitôt ce verset : Reçois moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai ; ne me déçois pas dans mon , attente. Toute la communauté reprendra trois fois ce verset et, ajoutera le Gloria. Alors le frère novice, se prosternera aux pieds de chacun, afin qu’on prie pour lui, et à partir de ce jour il fera partie de la communauté.


Un contrat, un acte public tel que la profession exige des témoins. Il y a des témoins au ciel : coram Deo et Sanctis ejus ; il y en a sur la terre : l’Abbé, les frères, tous les fidèles présents. Rien ne se fera en cachette. Mais tout d’abord, selon notre usage, le candidat est interrogé solennellement sur ses dispositions vis-à-vis des engagements qu’il va contracter. Les choses se passent de même avant le baptême, avant la consécration épiscopale. Promittat de stabilitate sua . Il y a eu des examens, des scrutins préliminaires, durant l’année de noviciat : mais il en faut un définitif. Le candidat répond par une série de Volo à des questions précises et nettes. Cette promesse orale est aujourd’hui complétée par la lecture de la charte.
Car il y a une charte, ce que saint Benoît appelle la petitio, une garantie juridique nouvelle, suppléant à ce que les paroles ont nécessairement de fugitif. N. B. Père veille à ce qu’elle constitue un instrument en bonne et due forme. -Elle est écrite de la main même du candidat. S’il ne sait pas écrire, il devra prier l’un de ses frères de l’écrire en son nom. - Elle est située. L’expression “ faire pétition au nom des saints dont les reliques sont dans le monastère ” signifie sans doute qu’on prend pour témoins et garants les saints de l’abbaye, ceux qui font plus spécialement partie de la famille monastique, qui sont plus présents, qui sont des protecteurs attitrés. Mais c’est du même coup situer la profession aux yeux de Dieu et des bienheureux, et même aux yeux des hommes ; car, selon la pensée de nos pères, de même qu’il n’y a pas de monastère sans église, il n’y a ,pas non plus d’église sans reliques : un monastère est le monastère riche de telles et telles reliques. - Elle est datée, datée surtout par le nom de l’Abbé présent, de l’Abbé d’alors, et Abbatis praesentis ; c’est sous le gouvernement de tel Abbé que cette profession a été émise. - Elle est signée. Le novice y met un signe ou le signe : ce qui indique non pas forcément le nom, la signature, mais peut-être un signe conventionnel quelconque, adopté par chacun pour l’attestation de ses actes privés et que pouvaient tracer les illettrés eux-mêmes. Le “ signe ” par excellence, très employé jadis comme signature, c’est la croix. On a signé longtemps la charte de profession par une simple croix ; il en est encore ainsi dans la plupart des Congrégations de notre Ordre. Pourtant, il y a dans l’antiquité monastique quelques cas de signatures avec le nom . Hildemar dit que le novice doit écrire son nom, ou bien, si non scit luteras tracer le signe de la croix en présence des frères .
C’est sur l’autel même, sur la pierre où s’offre et s’immole Notre Seigneur Jésus-Christ, que le novice, même s’il est laïc, signe sa charte de profession. Et, saint Benoît veut que, de sa propre main, il l’y dépose. Désormais, la promesse et l’offrande du novice sont choses sacrées. Enfin, pour que la pétition résiste davantage à l’usure du temps, nous l’écrivons sur parchemin, comme tous les actes ecclésiastiques très importants. Selon N. B. Père lui-même, on la conservera aux archives du monastère, et on ne la rendra jamais au moine .
Quam dum posuerit, incipiat ipse novitius mox hune versum : Suscipe me. Après toutes les garanties juridiques dont nous avons parlé, vient une prière destinée à en assurer l’efficacité.
N. B. Père, qui connaissait à fond le Psautier, n’a pas trouvé de formule plus opportune que ce simple verset du psaume CXVlll. Le novice est debout, en face, de Dieu. Successivement il s’adresse à chacune des trois Personnes divines. Et le sens général de sa prière, chantée et rendue plus expressive encore par les gestes liturgiques, est sans doute celui d’une affirmation suprême de l’oblation, mais surtout une humble et confiante demande d’acceptation. Après avoir accompli tout ce qui est en son pouvoir, le novice supplie le Seigneur de remplir à son tour les engagements qu’entraîne pour lui le contrat. Ces engagements, c’est de recevoir, c’est d’accueillir. Dieu a donné sa parole ; sa fidélité est engagée. Le novice est sûr que Dieu ne se dérobera pas, il ne se défie pas de lui, il ne prend pas de précautions contre lui. Mais, le front dans la poussière, il lui demande qu’il en soit bien ainsi et qu’il daigne le prendre pour fils. Si nous nous dérobons nous-mêmes, le contrat est violé et sans fruit
Dieu est joué, et nous déçus et frustrés. C’est donc, au fond, contre sa propre fragilité que le novice entend se prémunir : Suscipe me, Domine, secundum eloquium tuum, et vivam : et non confudas me ab exspectatione mea. Faites que je sois réellement “ donné ” et “ reçu ”, vraiment reçu parce que vraiment donné, et que l’un et l’autre nous puissions tenir notre parole. Et mon offrande et la vôtre, tout repose entre vos mains bénies.
Il semble que la réponse de Dieu ne tarde pas. Elle a d’abord pour traduction visible l’accueil des frères, l’incorporation à la société des enfants de Dieu. Cette incorporation se manifeste tout aussitôt après le chant du premier Suscipe : car tous les frères le reprennent en chœur ; et ils ne disent point Susçipe eum, mais Suscipe me : il y a donc déjà union vitale ; et c’est, avec le jeune profès, la communauté entière qui présente l’oblation. Toute la tradition a entendu le tertio de la Règle dans le sens d’une triple répétition. Le Suscipe collectif se termine, comme l’a voulu saint Benoît, par la louange au Père, au Fils et au Saint-Esprit ; il n’est pas besoin d’insister sur là propos de cette doxologie.
Après des prières conventuelles où sont énumérés les principaux devoirs du profès et sollicitées toutes les grâces qui permettront d’y faire face , ont lieu la bénédiction et l’imposition des habits monastiques. La vêture, dont N. B. Père parlera quelques lignes plus bas, s’accomplissait chez lui à l’oratoire, sans doute à la fin de la cérémonie. Les usages ont varié sur ce dernier point ; on l’a rejetée parfois après la Communion. La vêture a toujours été, nous l’avons dit déjà, partie essentielle du cérémonial de profession ; souvent même elle a suffi à elle seule . C’est avant la vêture que nous chantons, comme à Saint-Maur et ailleurs, le Veni Creator : elle est donc spécialement confiée, par appropriation, à la Personne divine qui unit et qui consomme. C’est la prise de possession totale par Dieu . Aussi chante-t-on après la vêture l’antienne
Confirma hoc, Deus.
La vêture est la traduction extérieure de la transformation opérée au dedans : l’homme ancien, l’homme pécheur, a été anéanti ; il a fait placé à l’homme nouveau, à celui qui vit de Dieu et pour Dieu : nova creatura. C’est la restauration, la réédition et l’achèvement de ce qui s’était fait au baptême ; alors aussi on avait donné au néophyte un vêtement spécial et symbolique. Rationabiliter dici potest, remarque saint Thomas, quod per ingressum religionis, aliquis consequatur remissionem omnium peccatorum... Unde legitur in Vitis Patrum quod eamdem gratiam consequuntur religionem intrantes quam consequuntur baptizati . La tradition est unanime pour envisager la profession comme un “ second baptême” ; et chacun aura profit à rechercher les analogies qui existent entre la profession et le baptême quant aux rites et à la doctrine .
L’habit monastique signifie l’état d’innocence parfaite et d’enfance spirituelle : Sint ei operimentum peccatorum suorum, dit l’une des oraisons de vêture ; il signifie. la vie de Notre Seigneur Jésus-Christ nous pénétrant, nous enveloppant entièrement : Quicumque enim in Christo baptizati estis, Christum induistis (GAL., III, 27) : c’est surtout la boule qui symbolise cette grâce unique et l’appartenance à la société des parfaits dont on portera désormais les livrées. L’habit est tout ensemble indice de cette appartenance, et procédé, instrument d’isolement du monde, fortisque armatura ac tuta defensio, dit encore le rituel. Il symbolise enfin (on le voit mieux dans le cérémonial de la consécration des Vierges) l’ornement et la parure de l’âme épouse ; car la profession peut aussi être envisagée comme une fête nuptiale. Et de même qu’en remettant la robe blanche au baptisé, l’Église l’invitait à la garder sans tache jusqu’au jour des noces éternelles, l’Abbé demande de même pour le jeune profès : Ad caeleste convivium suavissimi Sponsi, Domini Nostri Jesu Christi, perenniter regnaturus, cum nuptiali veste delectabiliter introduci.
La tradition monastique veut que le profès garde la coule (et autrefois il demeurait couvert du capuchon) pendant les jours qui suivent immédiatement ce second baptême : ainsi les nouveaux baptisés conservaient-ils quelque temps leurs vêtements blancs et le bonnet ou le bandeau . L’Abbé découvrait la tête au temps marqué ; et toujours comme au baptême, c’était une petite cérémonie liturgique, qui avait lieu d’ordinaire à l’église, après la Messe conventuelle, quelquefois au chapitre.
Le Seigneur a donc “ adopté ” le profès ; celui-ci appartient désormais à la famille de Dieu. Mais la famille de Dieu, c’est, avec la société des trois Personnes, celle des membres de Notre Seigneur Jésus-Christ, c’est l’Église. Le baptême nous a faits tous “ un ” dans le Christ ; la profession, à son tour, nous agrège à la société de ceux qui sont spécialement voués à Dieu, et entre lesquels il y a, comme dans la primitive église, communauté de biens, de prières, de travaux. Le Suscipe me du convent manifestait déjà, nous l’avons dit, cette union ; mais saint Benoît a voulu qu’il y eût un rite formel d’adoption au sein de la famille monastique. Et de même qu’au jour du baptême c’est en devenant enfants de l’Église que les hommes deviennent enfants de Dieu et communient à la vie surnaturelle : de même aussi, le jour de la profession, c’est en devenant enfants du monastère qu’ils participent à la vie surnaturelle parfaite. Lorsque le profès a sollicité la prière de l’Abbé et reçu de lui le baiser paternel, les moines viennent tous embrasser l’élu, qui leur demande, selon le texte même de la sainte Règle, de prier pour lui ; et ils lui répondent un cordial Proficiat . Tandis qu’à Saint-Maur et partout ailleurs le profès passait dans les stalles pour cette cérémonie, au Mont Cassin les frères venaient à lui, et c’est à genoux qu’on se donnait la paix, pour bien marquer le, respect surnaturel et la sainte tendresse de tous ces consacrés. Tel est, aussi notre usage .
La profession est achevé. Selon le rite attesté par les plus anciens documents, par exemple chez Paul Diacre et Hildemar, le néophyte se prosterne devant l’autel, “ tout enveloppé ” dans sa coule, notent des rituels, comme celui de Saint-Maur. Mortui estis et vita vestra est abscondita cum Christo in Deo (COL., lll, 3). Consepulti sumus cum illo per baptismum in mortem (Rom., Vl, 4). C’est afin de traduire de façon expressive cette idée de mort que la coutume monastique moderne a imaginé d’introduire la cérémonie du drap mortuaire et des cierges allumés. D. Guéranger s’est excusé, dans ses conférences, d’avoir conservé un usage “ dont les fidèles tirent quelque édification ”, mais qu’il reconnaissait un peu trop théâtral et susceptible de faire mal comprendre ce qu’a produit réellement la profession. Il n’y a pas là, en effet, que le cadavre du vieil homme : il y a aussi et surtout un vivant, un renouvelé ; il y a une hostie vivante, “ une hostie pure, sainte et immaculée ”, réunie à celle de l’autel, présentée et acceptée comme elle, enveloppée par le diacre dans un même parfum d’encens.
Et la Messe continue. Immobile et silencieux comme l’Agneau de Dieu, le jeune profès se laisse immoler et consommer mystiquement par le Pontife éternel. Ah ! la douce Messe ! Ah ! la douce communion ! Toute la vie monastique devrait ressembler à cette Messe de la profession. Supplices te rogamus, omnipotens Deus, juge haec perlerri, per menus sancti Angeli tui in sublime altare tuum, in conspectu divinae Majestatis tuas... Puis c’est le Pater, un appel à la Tendresse, à la Beauté, à la Pureté incréée, une demande tranquille et complète. La sainte communion achève l’illumination baptismale : de même le profès doit, conformément à nos plus anciennes coutumes, recevoir le Corps et le Sang du Seigneur ; et, toujours comme les néophytes, il communiera chaque jour de sa période in albis.
Enfin le jeune profès est mis officiellement en possession de sa stalle, au chœur. C’est la consécration des droits acquis par la profession ; désormais le moine gardera le rang que celle-ci lui assigne. Sa vraie place est donc maintenant au chœur : c’est pour la Louange qu’il a été choisi et bénit. A la moniale, le Prélat fait même une tradition solennelle du livre de l’office divin. Cependant, notre Cérémonial, d’accord une fois de plus avec la tradition, vent que pendant trois jours le néophyte ne remplisse seul aucune fonction du chœur. Autrefois même, il gardait un complet silence, caché nuit et jour dans sa coule, s’entretenant avec le Seigneur .

Res si quas habet, tut eroget prius pauperibus, tut facta solemniter donatione, conferat monasterio, nihil sibi reservans ex omnibus : quippe qui ex illo die nec proprii corporis potestatem se habiturum seiat. Mox ergo in oratorio exuatur rebus propriis quibus vestitus est et induatur rebus monasterii. Illa autem vestimenta quibus exutus est, reponantur in vestiario conservanda, ut si aliquando, suadente diabolo, consenserit ut egrediattir de monasterio (quod absit), tunc exutus rebus monasterii projiciatur. Illam tamen petitionem, quam desuper altare abbas tulit, non recipiat, sed in monasterio reservetur
S’il a des biens, il les aura donnés auparavant aux pauvres ou attribués au monastère par une donation en forme, sans se réserver rien du tout, d’autant qu’à partir de ce jour, il le sait, il n’aura même plus la libre disposition de son propre corps. Qu’il soit donc dépouillé aussitôt dans l’oratoire des effets personnels dont il était vêtu et qu’on lui mette des vêtements du monastère. Les vêtements qu’on lui a enlevés seront déposés au vestiaire et conservés afin que, si un jour, à l’instigation du diable, il se décidait, par malheur, à sortir du monastère, il soit dépouillé de l’habit monastique, avant d’être chassé. Cependant on ne lui rendra pas l’acte de sa profession, que l’abbé aura repris sur l’autel, mais on le conservera au monastère.


DlSPOSlTlONS RELATIVES AUX BIENS. - Que va faire le moine de ses biens, s’il en a ? N. B. Père y pourvoit en terminant le chapitre, et ses prescriptions sont l’écho de l’enseignement des anciens .
Eroget prius : c’est-à-dire avant la profession, ou bien avant l’imposition des vêtements monastiques dont il sera parlé bientôt. De ses biens présents, de ses biens futurs, le candidat peut et doit disposer librement. Il a le choix entre les bénéficiaires : on ne lui demande que de rendre sa désappropriation complète et définitive, sans se rien réserver ni au dedans ni au dehors, sans s’assurer le bénéfice de petites pensions. Toutes les Règles monastiques ont insisté avec force, nous le savons, sur l’incompatibilité d’une possession quelconque avec la vraie vie religieuse.
Saint Benoît ne dit mot des parents. Il ne semble pas que les anciens fussent très partisans de ces donations à la, famille. Saint Césaire, par exemple, s’en explique dans sa deuxième lettre ad Caesariam Abbatissamm . La profession monastique consacre au. Seigneur l’homme tout entier ; ses biens font, en quelque sorte, partie de lui : le meilleur usage qu’en puisse faire le candidat est donc de les offrir tous à Dieu dans la personne de ses pauvres. C’est le conseil formel du Seigneur Vende... et da pauperibus ; et c’est ce à quoi songe d’abord saint Benoît : aut croget prius pauperibus. Évidemment, si les parents sont dans le besoin, c’est par eux que devront commencer les largesses. Il est légitime aussi de sonner al ! monastère : le monastère est de notre parenté, le monastère est pauvre. Aussi N. B. Père, sans prétendre qu’il faille rien réclamer du candidat ou de sa famille, sans négliger d’insinuer ici et au chapitre suivant qu’il faut se comporter en tout ceci avec beaucoup de mesure, est-il moins sévère que Cassien et saint Basile : le premier veut que l’on n’accepte rien du novice, l’autre ne parle que de donation faite aux pauvres et déconseille de rien accepter des parents .
La tradition monastique s’est conformée à la pensée de N. B. Père et à sa réserve. Il est curieux d’entendre le petit dialogue qui s’engageait, chez Paul Diacre et chez Hildemar, entre l’Abbé et le novice . Dans l’usage actuel, une pension durant le noviciat est permise, mai. ; nullement exigée. On petit n’apporter que sa “ bonne volonté p, comme dit le fondateur de Cluny. La dot des moniales est souvent condition sine qua non de la subsistance du monastère, et cet usage est approuvé par le Saint-Siège. Mais l’Église, tout en reconnaissant aux monastères le droit d’agréer les donations de ceux qui vont faire profession, a toujours pris soin de prévenir toutes manœuvres et conventions simoniaques. Le concile de Trente détermine l’époque où le novice doit disposer de ses biens : c’est deux mois seulement avant la profession, - deux mois, aujourd’hui, avant la profession solennelle.
La donation prescrite par saint Benoît semblerait, d’après la Règle, avoir lieu au cours même de la cérémonie de profession. Mais le texte peut s’entendre autrement. Il n’est pas impossible d’ailleurs que, toutes choses ayant été réglées d’avance, on affirmât solennellement, au cours de la profession, vouloir disposer de ses biens de telle et telle manière ; peut-être faut-il entendre ainsi un passage de la Règle du Maître .
Saint Benoît demande que, s’il s’agit de donation au monastère, elle se fasse dans les formes juridiques reçues, afin qu’il conste clairement de l’intention du donateur, afin que l’appui de la loi soit assuré, afin qu’on puisse défendre le monastère contre les évictions et les procès. Le Maître veut que l’acte de donation, dressé lors de l’entrée du candidat, soit contresigné par les religieux témoins, l’évêque, le prêtre, le diacre, les clercs du lieu, et déposé sur l’autel . D. Martène a établi que ce fait de placer sur l’autel les chartes de donation n’est pas un cas isolé ; il nous reste quelques-unes des formules employées . Nihil sibi reservans... : saint Benoît s’était déjà exprimé à peu près dans les mêmes termes au chapitre XXXIII, et nous avons alors expliqué sa pensée.
Mox ergo... Afin de réaliser complètement et de traduire à l’extérieur cette incapacité foncière, le nouveau profès est dépouillé, dans l’oratoire même, de ses vêtements séculiers et revêtu de ceux du monastère. Par conséquent, le noviciat se faisait bien, au temps de saint Benoît, sous l’habit séculier, comme nous l’avons noté plus haut. Saint Benoît utilise ici encore des textes de saint Pacôme et de Cassien ; comme eux, il veut que les vêtements du siècle soient déposés au vestiaire. Sans doute ils ne demeureront pas en réserve indéfiniment, car, en cas de désertion, on pouvait aisément leur trouver un équivalent.
Ces sorties du monastère, en dépit du vœu de stabilité, se produisaient alors assez souvent pour que saint Benoît ait songé à déterminer combien de fois on consentirait à recevoir celui qui est sorti ou qui a été rejeté par sa faute (chap. XXlX). Pour certaines natures violentes, la tentation était assez forte pour qu’on prît contre ,elles des précautions utiles. Il n’est pas rare de rencontrer dans les anciens rituels de profession la demande que les candidats adressent à l’Abbé de les verrouiller solidement le jour où le diable les solliciterait à quitter le monastère, ou de les ramener de force s’ils ont déserté. L’Abbé avait à sa disposition un code pénal et des prisons. Mais N. B. Père n’a point prescrit de contrainte ni de coercition contre le fugitif ; pourtant, il ne lui laisse pas emporter, on ne sait où, le vêtement de la sainte profession ; le fuyard n’y a plus droit ; le porter dans le siècle ferait scandale ; et saint Benoît veut éviter aussi qu’il se prévale de son habit, comme les gyrovagues, pour être accueilli dans un autre monastère. Le Droit canon a fixé la discipline relative aux expulsés et aux sécularisés ; il a conservé la règle monastique qui leur interdit le port de l’habit religieux.
On rend donc, dit saint Benoît, la vieille dépouille séculière : mais on ne rendra jamais cette chose que le déserteur voudrait peut-être emporter ou lacérer : sa charte, sa charte recueillie par l’Abbé sur l’autel du Seigneur, et qui témoignera éternellement en faveur des droits de Dieu, contre le violateur du contrat.

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Prières usuelles

Signum crucis Signe de croix
IN nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Symbolum Apostolorum Symbole des Apôtres
CREDO in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae. Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum, qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus, descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis, ascendit ad caelos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis, inde venturus est iudicare vivos et mortuos. Credo in Spiritum Sanctum, sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, remissionem peccatorum, carnis resurrectionem, vitam aeternam. Amen. Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ Son fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, est assis à la droite du Père tout-puissant, d'où Il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en L'Esprit Saint, à la Sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.
Salve Regina Salut, ô Reine
Salve Regína, Mater misericórdiæ, vita dulcédo, et spes nostra, salve. Ad te clamámus éxsules fílii Evæ; ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum valle. Salut, Reine, mère de miséricorde, vie, douceur, et notre espérance, salut. Vers vous, nous crions,, enfants d'Eve exilés. Vers vous, nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Eia ergo, advocáta nostra, illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte: Et Iesum, benedíctum fructum ventris tui, nobis post hoc exsílium osténde. O clemens, o pia, o dulcis Virgo María. Et donc, notre avocate, tournez vos yeux miséricordieux vers les vôtres. Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles, montre-le nous après notre exil.
O clemens, O pia, O dulcis Virgo Maria. O clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissiónibus Christi.
℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu.
℣. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
Omnipotens sempiterne Deus, qui gloriosae Virginis Matris Mariae corpus et animam, ut dignum Filii tui habitaculum effici mereretur, Spiritu Sancto cooperante, praeparasti: da, ut cuius commemoratione laetamur; eius pia intercessione, ab instantibus malis, et a morte perpetua liberemur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
Dieu éternel et tout puissant qui avec la coopération du Saint Esprit a préparé le corps et l'Esprit de la glorieuse Vierge-Mère Marie à devenir une demeure digne de Ton Fils; puissions-nous, par son intercession aimante, être délivrés des maux actuels et de la mort éternelle, nous qui nous réjouissons de sa commémoration. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
Le "Salve Regina" est la prière privilégiée du temps "dans l'année" après la Pentecôte. Elle se chante (ou se récite) surtout après la fin du temps pascal jusqu'au premier dimanche de l'Avent (exclus).
ANGELUS ANGELUS
℣. Ángelus * Dómini nuntiávit Maríæ. ℣. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie,
℟. Et concépit de Spíritu Sancto.
℟. Et elle conçut du Saint-Esprit.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ecce ancílla Dómini.
℣. Me voici, servante du Seigneur,
℟. Fiat mihi secúndum verbum tuum.
℟. Qu’il me soit fait selon votre parole.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus.
Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Et Verbum caro factum est. ** ℣. Et le Verbe S’est fait chair
℟. Et habitávit in nobis. ℟. Et Il a habité parmi nous.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus.
Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei génetrix.
℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
℟. Ut digni efficiámur promissiónibus Christi.
℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Orémus.
Grátiam tuam, quæsumus, Dómine, méntibus nostris infúnde; ut qui, Ángelo nuntiánte, Christi Fílii tui incarnatiónem cognóvimus, *
per passiónem eius et crucem, ad resurrectiónis glóriam perducámur.
Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Prions.
Répands, Seigneur, Ta grâce en nos âmes. Par le message de l’ange, nous avons connu l’incarnation de Ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par Sa passion et par Sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par le Christ, notre Seigneur. ℟. Amen.
* L'angélus se sonne par trois séries de trois tintements suivis d'une "pleine-volée". Les tintements correspondent au début du versicule, du répons et de l'Ave.
** On a coutume d'incliner légèrement la tête à ce versicule en signe de révérence pour le mystère de l'Incarnation.
On récite habituellement la prière de l'Angelus trois fois par jour, à 7 heures, midi et 19 heures. Dans certains endroits, cette prière ce récite donc après l'office de laudes, celui de sexte et après complies.
Au temps pascal, cette prière est remplacée par le Regina caeli.
Angele Dei Angele Dei (prière à l'Ange gardien)
ANGELE DEI, qui custos es mei, Me tibi commissum pietate superna; (Hodie, Hac nocte) illumina, custodi, rege, et guberna. Amen. ANGE DE DIEU, qui êtes mon gardien, puisque le ciel m'a confié à vous dans sa bonté, (aujourd'hui, cette nuit) éclairez-moi,gardez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi. Amen.
Benedictio Ante Mensam Bénédiction avant le repas
℣. Benedicite. (℟. Benedicite.)
BENEDIC, Domine, nos et haec tua dona * quae de tua largitate sumus sumpturi. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen.
℣. Bénissez. (℟. Bénissez.)
BENIS nous, Seigneur, et les dons qui viennent de Toi, par lesquels, de Ta largesse, nous sommes rassasiés. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Ante prandium: Avant le déjeuner :
Mensae caelestis participes * faciat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse participer à la table céleste. ℟. Amen.
Ante cenam: Avant le dîner :
Ad cenam vitae aeternae * perducat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse parvenir au festin de la vie éternelle. ℟. Amen.
Benedictio Post Mensam Bénédiction d'après le repas
AGIMUS tibi gratias, omnipotens Deus, pro universis beneficiis tuis, * qui vivis et regnas in saecula saeculorum. ℟. Amen. Nous Te rendons-grâces, Dieu tout puissant, pour tous Tes bienfaits, Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. ℟. Amen.
℣. Deus det nobis suam pacem. ℣. Que Dieu nous donne Sa paix.
℟. Et vitam aeternam. ℟. Amen. ℟. Et la vie éternelle. Amen.
 Rosarium  Rosaire
Initium Commencement
Signum crucis Signe de croix
Romae: A Rome :
℣. Domine, labia mea aperies,
℟. Et os meum annuntiabit laudem tuam.
℣. Deus in adiutorium meum intende,
℟. Domine ad adiuvandum me festina.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres,
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
℣. Dieu, viens à mon aide,
℟. Seigneur, vite à mon secours.
Ad Crucem: Sur la croix :
Symbolum Apostolorum Symbole des apôtres
Ad grana maiora: Sur les gros grains :
Oratio Dominica (Pater noster) Prière du Seigneur (Notre Père)
Ad grana minora: Sur les petits grains :
Ave Maria Je vous salue Marie
Ad finem decadum: A la fin de chaque dizaine :
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
Le Vendredi saint on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem.
℣. Mortem autem crucis.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort.
℣. Et la mort de la croix.
Le Samedi saint, on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis.
℣. Propter quod et Deus exaltavit illum: et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix.
℣. C'est pourquoi Dieu L'a exalté : et Il Lui a donné le Nom qui est au dessus de tout Nom.
Oratio Fatima Prière de Fatima
O MI IESU, dimitte nobis debita nostra, libera nos ab igne inferni, conduc in caelum omnes animas, praesertim illas quae maxime indigent misericordia tua. O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l'enfer, et conduis au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Ta sainte miséricorde.
Meditationes Rosarii Méditations du Rosaire
In feria secunda et sabbato Le lundi et le samedi
I. Mysteria Gaudiosa I. Mystères joyeux
1. Quem, Virgo, concepisti. [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Quem visitando Elisabeth portasti. [Lc 1,39-45]
3. Quem, Virgo, genuisti. [Lc 2,6-12]
4. Quem in templo praesentasti. [Lc 2,25-32]
5. Quem in templo invenisti. [Lc 2,41-50]
1. Annonciation [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Visitation [Lc 1,39-45]
3. Nativité [Lc 2,6-12]
4. Présentation au Temple [Lc 2,25-32]
5. Recouvrement au Temple [Lc 2,41-50]
In feria quinta Le jeudi
II. Mysteria Luminosa II. Mystères lumineux
1. Qui apud Iordanem baptizatus est. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Qui ipsum revelavit apud Canense matrimonium. [In 2,1-11]
3. Qui Regnum Dei annuntiavit. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. Qui transfiguratus est. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. Qui Eucharistiam instituit.[In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
1. Le Baptême au Jourdain. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Les Noces de Cana. [In 2,1-11]
3. L'annonce du Royaume. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. La Transfiguration. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. L'institution de l'Eucharistie. [In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
In feria tertia et feria sexta Le mardi et le vendredi
III. Mysteria dolorosa III. Mystères douloureux
1. Qui pro nobis sanguinem sudavit. [Lc 22,39-46]
2. Qui pro nobis flagellatus est. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Qui pro nobis spinis coronatus est. [In 19,1-8]
4. Qui pro nobis crucem baiulavit. [In 19,16-22]
5. Qui pro nobis crucifixus est. [In 19,25-30]
1. L'Agonie au jardin des oliviers. [Lc 22,39-46]
2. Le Flagellation. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Le Couronnement d'épines. [In 19,1-8]
4. Le Portement de Croix. [In 19,16-22]
5. La Crucifixion. [In 19,25-30]
In feria quarta et Dominica Le mercredi et le dimanche
IV. Mysteria gloriosa IV. Mystères glorieux
1. Qui resurrexit a mortuis. [Mc 16,1-7]
2. Qui in caelum ascendit. [Lc 24,46-53]
3. Qui Spiritum Sanctum misit. [Acta 2,1-7]
4. Qui te assumpsit. [Ps 16,10]
5. Qui te in caelis coronavit. [Apoc 12,1]
1. La Résurrection. [Mc 16,1-7]
2. L'Ascension. [Lc 24,46-53]
3. L'Effusion de l'Esprit Saint à la Pentecôte. [Acta 2,1-7]
4. L'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. [Ps 16,10]
5. Le Couronnement aux cieux de la Bienheureuse Vierge Marie. [Apoc 12,1]
Orationes ad Finem Rosarii Dicendae Prières dites à la fin de la récitation du Rosaire
Salve Regina Salve Regina
℣. Ora pro nobis, Sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
℣. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.
℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
DEUS, cuius Unigenitus per vitam, mortem et resurrectionem suam nobis salutis aeternae praemia comparavit, concede, quaesumus: ut haec mysteria sacratissimo beatae Mariae Virginis Rosario recolentes, et imitemur quod continent, et quod promittunt assequamur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
O DIEU, qui, par la vie, la mort et la résurrection de Ton Fils unique, nous a obtenu les récompenses du salut éternel, accorde-nous, nous T'en supplions, qu'en méditant sur les mystères du très saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge-Marie, nous imitions ce qu'ils contiennent et obtenions ce qu'ils promettent. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
 Gloria Patri Gloire au Père (Doxologie) 
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
ACTUS CONTRITIONIS ACTE DE CONTRITION
DEUS meus, ex toto corde paenitet me omnium meorum peccatorum, eaque detestor, quia peccando, non solum poenas a Te iuste statutas promeritus sum, sed praesertim quia offendi Te, summum bonum, ac dignum qui super omnia diligaris. Ideo firmiter propono, adiuvante gratia Tua, de cetero me non peccaturum peccandique occasiones proximas fugiturum. Amen. Mon Dieu, de tout mon coeur je fais pénitence pour tous mes péchés. Je les déteste non seulement à cause de Tes justes punitions auxquelles je suis promis, mais surtout parce que je T'ai offensé, Toi qui es infiniment bon et qui es digne de tout mon amour. Je prends donc la ferme résolution, avec l'aide de Ta grâce, de ne plus pécher et de fuir les occasions proches de pécher. Amen.
Oratio ante colligationem in interrete Prière avant de se connecter à l'internet.
OMNIPOTENS aeterne Deus, qui nos secundum imaginem Tuam plasmasti, et omnia bona, vera, pulchra, praesertim in divina persona Unigeniti Filii Tui Domini nostri Iesu Christi, quaerere iussisti, praesta quaesumus ut, per intercessionem Sancti Isidori, Episcopi et Doctoris, in peregrinationibus per interrete factis et manus oculosque ad quae Tibi sunt placita intendamus et omnes quos convenimus cum caritate ac patientia accipiamus. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen. Dieu Éternel et Tout Puissant qui nous a créés à Ton image et nous ordonne de rechercher ce qui est bon, vrai et beau, spécialement dans la personne divine de Ton Fils unique notre Seigneur Jésus Christ, nous T’implorons par l’intercession de Saint Isidore Évêque et Docteur de nous aider pendant nos voyages à travers l’Internet à diriger nos mains et nos yeux vers ce qui T’est agréable, et à accueillir avec charité et patience tous ceux que nous rencontrerons. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Oratio S. Thomae Aquinatis ante studium Prière de S. Thomas d'Aquin avant l'étude
Creátor ineffábilis, qui de thesáuris sapiéntiæ tuæ tres Angelórum hiearchías designásti et eas super cœlum empýreum miro órdine collocásti, atque univérsi partes elegantíssime distribuísti: Tu, inquam, qui verus fons lúminis et sapiéntiæ díceris ac superéminens princípium, infúndere dignéris super intelléctus mei ténebras tuæ rádium claritátis, dúplices, in quibus natus sum, a me rémovens ténebras, peccátum scílicet et ignorántiam. Tu, qui linguas infántium facis disértas, linguam meam erúdias atque in lábiis meis grátiam tuæ benedictiónis infúndas. Da mihi intelligéndi acúmen, retinéndi capacitátem, addiscéndi modum et facilitátem, interpretándi subtilitátem, loquéndi grátiam copiósam. Ingréssum ínstruas, progréssum dírigas, egréssum cómpleas. Tu, qui es verus Deus et Homo, qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. Amen. Créateur ineffable, qui, des trésors de Ta sagesse, a formé les trois hiérachies des anges, les a placées au-dessus des cieux dans un ordre merveilleux, et a façonné et distribué de façon exquise toutes les parties de l'univers ; Toi qui es la vraie source de la lumière et de la sagesse et leur principe suréminent, daigne répandre Ta clarté sur l’obscurité de mon intelligence ; chasse de moi les ténèbres du péché et de l’ignorance. Donne-moi : la pénétration pour comprendre, la mémoire pour retenir, la méthode et la facilité pour apprendre, la lucidité pour interpréter, une grâce abondante pour m’exprimer. Aide le commencement de mon travail, diriges-en le progrès, couronnes-en la fin. Toi, qui es vrai Dieu et vrai homme, et qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Ordo liturgique du dimanche 12 avril 2020 au mardi 12 mai 2020

dimanche 12 avril 2020
Dominica - Infra octavam Paschae

DOMINICA RESURRECTIONIS, Sollemnitas.

St Joseph Moscati
Médecin, précurseur de la Biochimie, trouva dans sa foi la force de se dévouer pour ses malades (†1927) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 13 avril 2020
Feria II - Infra octavam Paschae

Feria II infra octavam Paschae.

St Martin 1er, pape et martyr
Pape, mort des suites de son enlèvement à Constantinople (†655) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 14 avril 2020
Feria III - Infra octavam Paschae

Feria III infra octavam Paschae.

Ste Lidwine
Mystique hollandaise, elle s'unit à la Passion du Christ (†1433) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 15 avril 2020
Feria IV - Infra octavam Paschae

Feria IV infra octavam Paschae.

St Damien de Veuster, prêtre
Prêtre, apôtre des lépreux dans l'île de Molokaï (†1889) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 16 avril 2020
Feria V - Infra octavam Paschae

Feria V infra octavam Paschae.

St Benoît-Joseph Labre
Pèlerin perpétuel, homme de prière et de charité, il mourut à Rome en 1783 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 17 avril 2020
Feria VI - Infra octavam Paschae

Feria VI infra octavam Paschae.

Ste Catherine Tekakwitha, vierge
Vierge indienne d’Amérique, première "peau rouge " honorée par l'Église († 1680) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 18 avril 2020
Sabbato - Infra octavam Paschae

Sabbato infra octavam Paschae.

Bse Marie de l'Incarnation
Madame Acarie, mère de famille, esprit des plus brillants, religieuse (†1618) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 19 avril 2020
Dominica - Dominica II Paschae

DOMINICA IN OCTAVA PASCHÆ SEU DE SACRA MISERICORDIA.

St Elphège, archevêque
Archevêque de Canterbury, mort martyr en 1012 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 20 avril 2020
Feria II - Hebdomada II Paschae

FERIE
Bx Jacques Bell et ses compagnons, prêtres et martyrs
Prêtres, martyrisés à Londres en 1602 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 21 avril 2020
Feria III - Hebdomada II Paschae

FERIE ou S. Anselmi, episcopi et Ecclesiae doctoris, memoria ad libitum.
St Anselme de Canterbury, évêque et docteur de l'Église
Abbé du Bec en Normandie et évêque de Canterbury, il fut un grand théologien (†1109) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 22 avril 2020
Feria IV - Hebdomada II Paschae

FERIE
St Léonide
Père d'Origène, professeur de renom à Alexandrie († vers 203) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 23 avril 2020
Feria V - Hebdomada II Paschae

FERIE ou S. Adalberti, episcopi et martyris, memoria ad libitum.
St Georges, martyr
Soldat mort à Lod en Palestine en 303. Il a le titre de "grand martyr " - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 24 avril 2020
Feria VI - Hebdomada II Paschae

FERIE ou S. Fidelis a Sigmaringen, presbyteri et martyris, memoria ad libitum.
St Fidèle de Sigmaringen, prêtre et martyr
Capucin, surnommé "ange de la paix " martyr en Suisse en 1622 - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 25 avril 2020
Sabbato - Hebdomada II Paschae

S. Marci, evangelistae, Festum.

St Marc, évangéliste
Évangéliste,compagnon de St Paul et de St Pierre, il serait mort martyr en Alexandrie en 68 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 26 avril 2020
Dominica - Hebdomada III Paschae

Dominica III Paschae.

Bx Raphaël Arnaiz Baron, moine
Moine à Palencia, il supporta héroïquement la maladie et mourut à vingt-sept ans en 1938 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 27 avril 2020
Feria II - Hebdomada III Paschae

FERIE
Ste Zita
Native de Monsagrati, près de Lucques en Italie, elle entra à douze ans au service d'une famille chez qui elle demeura toute sa vie (†1272) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 28 avril 2020
Feria III - Hebdomada III Paschae

FERIE ou S. Ludovici Mariae Grignion de Montfort, presbyteri, memoria ad libitum.
St Pierre Chanel, prêtre et martyr
Prêtre, missionnaire à Futuna, martyr en 1841 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 29 avril 2020
Feria IV - Hebdomada III Paschae

S. Catharinae Senensis, virginis et Ecclesiae doctoris, patronae Europae, Festum.

Ste Catherine de Sienne, vierge et docteur de l’Église
Vierge, docteur de l'Église elle persuada le pape Grégoire XI de revenir à Rome (†1380) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 30 avril 2020
Feria V - Hebdomada III Paschae

FERIE
St Pie V, pape
Pape de la contre-réforme et défenseur de la chrétienté (†1572) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 1 mai 2020
Feria VI - Hebdomada III Paschae

FERIE
St Joseph ouvrier
Le pape Pie XII donna en 1955, au monde du travail, St Joseph comme modèle - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 2 mai 2020
Sabbato - Hebdomada III Paschae

S. Athanasii, episcopi et Ecclesiae doctoris, Memoria.

St Athanase, évêque et docteur de l'Église
Évêque d'Alexandrie, défenseur de la foi, docteur de l’Église, il lutta toute sa vie contre les ariens (†373) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 3 mai 2020
Dominica - Hebdomada IV Paschae

Dominica IV Paschae.

Sts Philippe et Jacques, apôtres
Apôtres, Philippe et Jacques sont morts martyrs - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 4 mai 2020
Feria II - Hebdomada IV Paschae

FERIE
St Jean-Louis Bonnard
Prêtre, missionnaire au Tonkin, mort martyr en 1852 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 5 mai 2020
Feria III - Hebdomada IV Paschae

FERIE
Bse Catherine Cittadini
Religieuse, fondatrice d'un Ordre enseignant : les Ursulines de Somasque (†1857) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 6 mai 2020
Feria IV - Hebdomada IV Paschae

FERIE
Bx François de Montmorency-Laval
Premier évêque du Canada, il évangélisa les Indiens et fonda le séminaire de Québec (université Laval) (†1708) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 7 mai 2020
Feria V - Hebdomada IV Paschae

FERIE
St Augustin Roscelli
Prêtre de Gênes, il fonda de nombreuses œuvres pour les pauvres, portées par la prière de contemplatives (†1902) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 8 mai 2020
Feria VI - Hebdomada IV Paschae

FERIE
Bse Catherine de Longpré
Religieuse augustinienne originaire de Bayeux, missionnaire et cofondatrice du Québec (†1668) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 9 mai 2020
Sabbato - Hebdomada IV Paschae

FERIE
St Pacôme
Moine en Égypte, auteur de la 1ère règle monastique (†346) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 10 mai 2020
Dominica - Hebdomada V Paschae

Dominica V Paschae.

St jean d'Avilla, prêtre docteur de l'église
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 11 mai 2020
Feria II - Hebdomada V Paschae

FERIE
St Mamert
Évêque de Vienne en Isère, combattit l'arianisme, institua les Rogations (†477) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 12 mai 2020
Feria III - Hebdomada V Paschae

FERIE ou S. Pancratii, martyris, memoria ad libitum.
Sts Nérée et Achille, martyrs
Martyrs romains sous Dioclétien - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière