Martyrologe du vendredi 1 juin 2018 - St Justin, martyr

Martyrologe
Le 1er juin
1. Mémoire de saint Justin, martyr. Philosophe, quand il eut découvert la vraie sagesse dans la vérité du Christ, il la suivit entièrement, la montra dans son comportement, l’enseigna, la défendit par ses écrits et mit le sceau à son témoignage par sa mort à Rome, sous l’empereur Marc Aurèle, entre 163 et 167. Après avoir présenté à l’empereur son Apologie pour la religion chrétienne, il fut traduit devant le préfet Rusticus, se déclara chrétien et fut condamné à mort.
2. Avec lui sont commémorés ses disciples : les saints martyrs Chariton, et Charite, Évelpiste et Hiéron, Pacon et Libérien, qui reçurent en même temps que lui la couronne de gloire.
3. À Alexandrie, en 249, les saints martyrs Ammon, Zénon, Ptolémée, Ingénès, soldats, et le vieillard Théophile. Sous l’empereur Dèce, alors qu’un chrétien, soumis à la torture, vacillait et était prêt à apostasier, les quatre soldats de service au tribunal et le vieil homme cherchaient par leur visage, leurs regards et leurs gestes, à le soutenir. Le peuple alors se retourna contre eux, mais ils se hâtèrent de monter sur l’estrade et de se déclarer chrétiens. Par leur victoire, le Christ, qui avait donné aux siens cette force d’âme, triompha glorieusement.
4. À Lycopolis, également en Égypte, vers 250, le saint martyr Ischyrion, commandant militaire et cinq autres soldats. Sur l’ordre du préfet Arianus, ils furent mis à mort de diverses manières, pour la foi du Christ.
5. À Bologne en Émilie, vers 300, saint Procule, martyr, qui fut percé de clous de poutre pour la foi chrétienne.
6. Près de Montefalco en Ombrie, au IVe ou Ve siècle, saint Fortunat, prêtre, qui, dit-on, pauvre lui-même, subvint aux pauvres par son labeur continuel et donna sa vie pour ses frères.
7. À l’île de Lérins en Provence, vers 430, saint Caprais, solitaire, qui se retira là avec saint Honorat et y donna naissance à la vie monastique.
8*. En Auvergne, saint Flour, dont le nom fut donné au monastère élevé sur sa tombe, ainsi qu’à la ville et au siège épiscopal.
9*. En Bretagne, au VIIe ou VIIIe siècle, saint Ronan, évêque, qui vint d’Irlande et mena dans les bois une vie d’ermite.
10*. Sur le territoire de Leicester en Angleterre, l’an 849, saint Wistan, martyr. Jeune roi de Mercie, il s’opposa au mariage de sa mère régente, qu’il jugeait incestueux, et fut tué d’un coup d’épée par le prétendant.
11. À Trèves en Rhénanie, l’an 1035, saint Siméon. Né à Syracuse d’un père grec, il mena une vie d’ermite à Bethléem et au Mont Sinaï, pèlerina longtemps et mourut enfin en reclus dans la tour de la Porte Noire de Trèves.
12. Au monastère d’Oña, dans la province de Burgos en Castille, vers 1060, saint Inigo, abbé, homme pacifique, qui fut pleuré même par les Juifs et les Maures.
13*. À Alba dans le Piémont, en 1150, le bienheureux Thibaud, qui, poussé par l’amour de la pauvreté, laissa à une veuve tout son argent et, devenu porte-faix par humilité, aidait les autres à porter leur charge.
14. À Urbino dans les Marches, en 1304, le bienheureux Jean Pelingotto, du Tiers-Ordre de saint François. Humble et pauvre de cœur, dans son métier de marchand, il enrichissait les autres plus que lui-même. Vivant en reclus, il ne sortait de sa cellule que pour venir en aide aux pauvres et aux malades.
15*. À Londres, en 1571, le bienheureux Jean Storey, martyr. Homme de loi, demeuré très fidèle à l’évêque de Rome, il connut la prison et l’exil et, sous la reine Élisabeth Ière, condamné à mort à cause de son attachement à la foi catholique, il subit à Tyburn les supplices de la pendaison.
16*. À Omura au Japon, en 1617, les bienheureux martyrs Alphonse Navarrete, dominicain, Ferdinand de Saint-Joseph de Ayala, ermite de Saint-Augustin, tous deux prêtres, et Léon Tanaka, religieux jésuite, qui, en vertu d’un édit du chef suprême Tokugawa, furent décapités ensemble en haine de la foi chrétienne.
17*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste Vernoy de Montjournal, prêtre d’Autun et martyr. Chanoine de Moulins, au moment de la Révolution française, il fut, en raison de son sacerdoce, déporté sur un bateau négrier. Atteint de maladie pédiculaire, il mourut relégué sous une écoutille, comme un lépreux, sans perdre sa patience et sa douceur.
18. À Hung Yén au Tonkin, en 1862, saint Joseph Tuc, martyr. Jeune paysan, il refusa de fouler aux pieds la croix et, pour cela, fut emprisonné plusieurs fois, maltraité et enfin décapité sous l’empereur Tu Duc.
19*. À Plaisance en Émilie, l’an 1905, le bienheureux Jean-Baptiste Scalabrini, évêque. Il s’activa de mille manières pour le bien de son Église, prenant le plus grand soin des prêtres, des paysans, des ouvriers, mais, par-dessus tout, des migrants dans les villes d’Amérique, et fonda pour eux les Pieuses associations du Sacré-Cœur.
20. À Messine en Sicile, l’an 1927, saint Annibal-Marie Di Francia, prêtre, qui fonda les Congrégations des Rogationistes du Cœur de Jésus et des Filles du Zèle divin, pour demander au Seigneur de donner à son Église de saints prêtres.