Martyrologe du dimanche 3 juin 2018 - TRES SAINT CORPS ET SANG DU CHRIST

Martyrologe
Solennité du Corps et du sang du Christ
Solennité des très Saints Corps et Sang du Christ, dont la nourriture sacrée est le prémice de l’immortalité et la promesse du gage de la résurrection.
Le 3 juin
1. Mémoire des saints Charles Lwanga et ses douze compagnons, martyrs en Ouganda l’an 1886. Âgés entre quatorze et trente ans, ils faisaient partie du groupe des pages ou de la garde du roi Mwanga. Néophytes et fermement attachés à la foi catholique, ils refusèrent de se soumettre aux désirs impurs du roi et furent soit égorgés par l’épée, soit jetés au feu sur la colline Nemugongo. Avec eux sont commémorés neuf autres qui subirent le martyre dans la même persécution, à des jours différents, entre 1885 et 1889.
2. À Carthage, au IIIe siècle, saint Cécilius, prêtre, qui attira saint Cyprien à la foi du Christ.
3*. À Carcassonne, au VIe siècle, saint Hilaire, qui est tenu pour le premier évêque de la cité, à l’époque où les Goths répandaient dans la région l’hérésie arienne.
4. À Tours, en 545, sainte Clotilde, reine. Grâce à ses prières, son époux Clovis, roi des Francs, accueillit la foi du Christ. Après la mort du roi, elle se retira pieusement près de la basilique de Saint-Martin, ne voulant plus être considérée comme reine, mais comme servante de Dieu. (En France sa mémoire est reportée au lendemain).
5. À Meung-sur-Loire dans l’Orléanais, au VIe siècle, saint Lifard, prêtre, qui mena une vie solitaire.
6. À Anagni dans le Latium, au VIe ou VIIe siècle, sainte Olive, vierge.
7*. À Glandalough en Irlande, l’an 622, saint Kévin ou Coemgen, abbé, qui fonda un monastère, où il fut le père et le chef d’un grand nombre de moines.
8*. En Auvergne, vers 650, saint Genès, évêque de Clermont, qui fut mis au tombeau à Manlieu, dans l’église du monastère qu’il avait fondé, ainsi qu’un hospice.
9. À Cordoue en Andalousie, l’an 854, saint Isaac, moine et martyr. Sous l’occupation des Maures, poussé par une inspiration divine plutôt qu’humaine, il quitta son monastère de Tabane et se présenta en ville devant le juge musulman pour disputer avec lui de la vraie religion, ce qui lui valut d’être condamné à mort.
10. À Lucques en Toscane, l’an 1051, saint Davin. Né en Arménie, il vendit tous ses biens et se fit, dit-on, pèlerin pour le Christ ; après avoir visité les lieux saints et les tombes des Apôtres, en arrivant à Lucques, il fut terrassé par la maladie et c’est là qu’il mourut.
11*. À Altkirch en Alsace, vers 1115, saint Morand, moine. Né en Rhénanie, il fit, déjà prêtre, le pèlerinage de Compostelle et, à son retour, se fit moine à Cluny, puis fut envoyé fonder en Alsace un monastère, où il acheva le cours d’une vie bien chargée.
12*. À Spello en Ombrie, entre 1254 et 1264, le bienheureux André Caccioli, qui fut le premier prêtre admis parmi les Frères mineurs ; il reçut l’habit de l’Ordre des mains de saint François et l’assista dans ses derniers moments.
13*. Au monastère de Cardossa en Lucanie, au XIIIe siècle, saint Conus, moine. Par son observance de la règle monastique et l’innocence de sa vie, devenu parfait en peu de temps, il parvint au sommet des vertus.
14*. À York en Angleterre, l’an 1580, le bienheureux Francis Ingleby, prêtre et martyr. Formé au collège anglais de Reims, il fut arrêté, sous la reine Élisabeth Ière, parce qu’il avait exercé son sacerdoce en Angleterre et fut conduit aux supplices de la pendaison.
15. À Jerez de la Frontera en Andalousie, l’an 1600, saint Jean Grande, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu. Célèbre par sa charité envers les prisonniers, les abandonnés, ceux que tout le monde rejetait, il mourut de la peste, contractée en soignant les pestiférés.
16*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Charles-René Collas du Bignon, prêtre de Saint-Sulpice et martyr. Supérieur du Petit Séminaire de Bourges au moment de la Révolution française, il fut, à cause de son sacerdoce, déporté sur un bateau négrier et mourut, couvert de plaies et de vers, en laissant à ses confères cette parole d’encouragement :” Nous sommes les plus malheureux des hommes, mais les plus heureux des chrétiens”.
17. À An Thi au Tonkin, en 1862, saint Pierre Dong, martyr. Père de famille, il préféra subir des traitements inhumains plutôt que de fouler aux pieds la croix ; à la place des mots “fausse religion”, il fit inciser sur son front les mots “vraie religion”, et fut décapité sous l’empereur Tu Duc.
18*. À Bellegra aux environs de Rome, en 1919, le bienheureux Didace (Joseph Oddi), religieux franciscain, remarquable par sa vertu d’oraison et sa simplicité de vie.
19*. À Rome, près de saint Pierre, en 1963, le bienheureux Jean XXIII, pape. D’une humanité singulière, il mit tout en œuvre pour répandre en abondance la charité chrétienne, rechercher l’union fraternelle des peuples et, dans son souci principal de l’efficacité pastorale de l’Église du Christ dans le monde entier, il convoqua le second Concile œcuménique du Vatican.