Martyrologe du jeudi 28 juin 2018 - St Irénée, évêque et martyr

Martyrologe
Le 28 juin
1. Mémoire de saint Irénée, évêque et martyr, vers l’an 200. Comme l’écrit saint Jérôme, il fut, dans sa jeunesse, disciple de saint Polycarpe de Smyrne et conserva fidèlement la mémoire du temps des apôtres. Il était prêtre de Lyon quand il succéda à l’évêque saint Pothin et on pense qu’il a été aussi couronné de la gloire du martyre. Il a exposé sans relâche la Tradition apostolique et publié un ouvrage célèbre en cinq livres contre les hérésies pour défendre la foi catholique.
2. À Alexandrie, vers 202, sous l’empereur Septime Sévère, les saints martyrs Plutarque, Sérénus, Héraclide, catéchumènes, Héron, néophyte, un autre Sérénus, Héraïs, catéchumène, Potamiène et Marcelle, sa mère. Tous disciples de l’illustre Origène, ils confessèrent le Christ, les uns par l’épée, les autres par le feu. Parmi eux brilla principalement la vierge Potamiène, qui eut d’abord à soutenir de nombreux combats pour sa virginité, puis endura des tourments inouïs pour la foi, et fut enfin brûlée en même temps que sa mère.
3. À Rome, en 767, saint Paul Ier, pape. Doux et plein de bonté, il parcourait en silence la nuit les cellules où gisaient les malades indigents et leur servait de la nourriture. Défenseur de la foi orthodoxe, il écrivit aux empereurs Constantin Copronyme et Léon de rétablir le statut antique de vénération pour les saintes images. Promoteur attentif du culte des saints, il décida de retirer des cimetières en ruines les corps des martyrs et de les transférer à l’intérieur de la ville, au milieu des hymnes et des cantiques, dans les titres et les monastères, et il s’employa à les honorer.
4. À Cordoue en Andalousie, l’an 856, saint Argimir, moine et martyr. Dans la persécution des Maures, sous le règne de Mohammed II, le juge le somma de renier le Christ. Lui, qui était avancé en âge, demeura persévérant dans la confession de la foi. On l’étendit vivant sur le chevalet et on l’acheva d’un coup d’épée.
5*. À Hasunger en Hesse, l’an 1019, saint Heimrad, prêtre et ermite. Congédié du cloître et en butte au mépris et aux quolibets de beaucoup, il se fit vagabond pour le Christ.
6. À Londres, en 1654, saint Jean Southworth, prêtre et martyr. Arrêté pour exercice des fonctions sacerdotales sur le sol britannique, il subit plusieurs fois la prison et l’exil. Enfin condamné à mort sous le protectorat d’Olivier Cromwell, en voyant, à Tyburn, le gibet avec la corde, il s’écria qu’il tenait la potence pour la croix du Christ.
7. À Lovere en Lombardie, l’an 1847, sainte Vincente Gerosa, vierge, fondatrice, avec sainte Bartholomée Capitanio, de l’Institut des Sœurs de la Charité.
8. À Wanglajia, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, les saintes martyres Lucie Wang Cheng, Marie Fan Kun, Marie Qi Yu et Marie Zheng Xu, jeunes filles élevées dans un orphelinat, qui durant la persécution de la secte de Yihetuan, se tenant unies par la main comme si elles allaient à la noce, périrent à coups d’épée.
9. Dans la même province, à Jieshuiwang près de Shenxian, la même année, sainte Marie Du Zhaozhi, martyre. Mère d’un prêtre, elle avait commencé à fuir, mais revenue sur ses pas et ne voulant pas renier la foi du Christ, elle offrit la nuque, d’une âme égale, au sabre des ennemis.
10*. Dans la ville de Drohobych en Ukraine, l’an 1941, les bienheureux Sévérien Baranyk et Joachim Senkivskyj, prêtres de l’Ordre de Saint Josaphat et martyrs. Sous le régime soviétique, ils furent détenus en prison pour leur fidélité à l’Église romaine et y moururent.
**        En Italie, en 1951, la bienheureuse Maria Pia Mastena fondatrice des religieuses de la Sainte Face (béatifiée le 13 novembre 2005 par Benoît XVI)