Martyrologe du samedi 6 octobre 2018 - de la férie

Martyrologe
Le 6 octobre
1. Mémoire de saint Bruno, prêtre. Né à Cologne, il enseigna la théologie en France, mais désireux d’une vie solitaire, il fonda, avec quelques disciples, dans la vallée déserte de la Chartreuse, dans les Alpes, un Ordre où la solitude des ermites serait tempérée par une certaine forme de cénobitisme. Appelé à Rome par le bienheureux pape Urbain II, pour qu’il lui vienne en aide dans les besoins que connaissait l’Église, il passa cependant les dernières années de sa vie dans un ermitage, près du monastère de La Torre en Calabre, où il mourut en 1101.
2. À Laodicée en Phrygie, vers 170, saint Sagaris, évêque et martyr, sous Servile Paul, proconsul d’Asie.
3. À Agen, peut-être au IVe siècle, sainte Foy, martyre.
4. À Sorrente en Campanie, au Ve siècle, saint René, ermite.
5. À Auxerre, vers 564, saint Romain, évêque.
6. En Vénétie, commémoraison de saint Magne, évêque, qui, dit-on, quitta la ville d’Oderzo, prise par les Lombards, avec la plus grande partie de son troupeau, fonda la ville nouvelle d’Héraclée et prit soin de construire huit églises à Venise. Il mourut vers 670.
7*. En Bretagne, vers 700, saint Ivi (Ywi), diacre et moine. Disciple de saint Cuthbert, évêque de Lindisfarne en Angleterre, il voulut suivre l’idéal monastique irlandais d’exilé pour le Christ, traversa la mer et demeura dans la région, assidu aux veilles et aux jeûnes.
8*. À Azogyrde en Crète, au XIe siècle, saint Jean, surnommé l’Étranger, qui répandit dans l’île la vie monastique.
9*. À Guéret au pays de Limoges, en 737, saint Pardoux, abbé. Homme de grande sainteté de vie, il aurait fait fuir de son oratoire les Sarrasins pourchassés par Charles Martel.
10*. À Lambach en Bavière, l’an 1090, le trépas du bienheureux Adalbéron, évêque de Wurtzbourg. Il dut subir bien des épreuves pour le Siège apostolique de la part des schismatiques, fut chassé de son siège plus d’une fois, mais passa dans la paix les dernières années de sa vie dans le monastère qu’il avait fait construire.
11*. Dans la Chartreuse d’Arvières en Bourgogne, l’an 1206, la naissance au ciel de saint Arthaud, évêque. Il était prieur et presque nonagénaire quand il fut élu, malgré lui, au siège épiscopal de Belley, mais deux ans après, il revint à la vie monastique dans la chartreuse qu’il avait fondée, et y mourut âgé de cent-cinq ans.
12. À Naples, en 1791, sainte Marie-Françoise des Cinq Plaies (Anne-Marie Gallo), vierge du Tiers-Ordre régulier de Saint-François, admirable par sa patience à supporter des souffrances et des luttes sans nombre et continuelles, par ses pénitences et son amour de Dieu et des âmes.
13*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux François Hunot, prêtre de Sens et martyr. Sous la Révolution française, malgré le serment prêté à la Constitution civile du clergé, puis rétracté, il fut considéré comme insermenté, déporté sur un bateau négrier, et mourut de fièvre et du scorbut, montrant jusqu’au dernier moment un courage et une constance à toute épreuve.
14*. À Longueil au Canada, en 1849, la bienheureuse Marie-Rose (Eulalie Durocher), vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs des saints Noms de Jésus et de Marie, pour la formation humaine et chrétienne des jeunes filles.
15. À Hanoï au Tonkin, l’an 1858, saint François Tran Van Trung, martyr. Officier, il refusa énergiquement d’abjurer la foi chrétienne, comme il en avait reçu l’ordre et, par décret de l’empereur Tu-Duc, il fut décapité.
16*. À Courtray en Belgique, l’an 1916, le bienheureux Isidore de Saint-Joseph (Isidore de Loor), religieux passioniste, qui accomplit saintement les charges qui lui furent confiées et, quand la maladie le saisit, sa patience à endurer d’atroces douleurs fut un exemple pour ses confrères.