Martyrologe du mardi 2 avril 2019 -

Martyrologe
Le 2 avril
1. Mémoire de saint François de Paule, ermite. Fondateur de l’Ordre des Minimes en Calabre, il prescrivit à ses disciples de vivre d’aumônes, de n’avoir rien en propre, de ne pas toucher d’argent et de ne manger que des aliments permis pendant le carême. Appelé en France par le roi Louis XI, qu’il assista à ses derniers moments, il mourut en 1507, à Plessis-lès-Tours, illustre par l’austérité de sa vie.
2. À Césarée de Palestine, en 306, saint Apphien, martyr. Sous l’empereur Maximin Daia, les habitants étaient contraints de sacrifier aux dieux. Intrépide, Apphien arriva jusqu’au préfet Urbain et lui saisit le bras droit, l’obligeant à interrompre le rite. Les soldats lui enveloppèrent les pieds dans un linge imbibé d’huile, auquel ils mirent le feu, puis le jetèrent, encore vivant, dans la mer.
3. Dans la même ville, en 307, la passion de sainte Théodora, vierge de Tyr. Pendant la même persécution, elle salua publiquement les confesseurs de la foi debout devant le tribunal et les pria de se souvenir d’elle devant le Seigneur. Les soldats l’arrêtèrent et la menèrent devant le préfet Urbain. Sur son ordre, elle eut le corps déchiré, puis fut jetée à la mer.
4. À Côme en Ligurie, l’an 461, saint Abondius, évêque, qui fut envoyé en mission à Constantinople par le pape saint Léon le Grand et y défendit avec zèle la foi orthodoxe.
5. À Capoue en Campanie, l’an 554, saint Victor, évêque, remarquable par son savoir et sa sainteté.
6. À Lyon, en 573, saint Nizier, évêque. Bien disposé pour les pauvres, bienveillant pour les simples ; il donna à son Église une règle à observer pour le chant des psaumes.
7. Au monastère de Luxeuil en Bourgogne, l’an 629, saint Eustase, abbé, disciple de saint Colomban et père de six cents moines.
8. À Chelmsford en Angleterre, l’an 1582, saint Jean Paine, prêtre et martyr. Passé de l’Église anglicane à la communion catholique et ordonné prêtre à Douai, il exerça son ministère dans l’Essex sous les apparences d’un domestique. Au temps de reine Élisabeth Ière, sous l’accusation fausse de trahison, en réalité à cause de son sacerdoce, il fut livré aux supplices du gibet.
9*. À Tumhom, village de l’île de Guam en Océanie, l’an 1672, les bienheureux martyrs Didace-Louis de San Vitores, prêtre de la Compagnie de Jésus, et saint Pierre Calungsod, catéchiste, qui furent massacrés sauvagement en haine de la foi par quelques apostats et des indigènes païens, et précipités dans la mer. (canonisé le 21 octobre 2012 par Benoît XVI)
10*. À Monteluco en Ombrie, l’an 1815, le bienheureux Léopold de Gaiche, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui fonda à cet endroit des lieux de retraites sacrées.
11. À Xuong Diên au Tonkin, en 1839, saint Dominique Tuoc, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr, sous l’empereur Minh Mang.
12*. À Padoue en Vénétie, l’an 1860, la bienheureuse Élisabeth Vendramini, vierge, qui dépensa sa vie pour les pauvres et, après avoir surmonté de nombreuses adversités, fonda l’Institut des Sœurs Élisabéthines du Tiers-Ordre de Saint-François.
13*. À Vic en Catalogne, l’an 1875, saint François Coll, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, fondateur des Sœurs dominicaines de l’Annonciation. Chassé du couvent par une loi injuste, il poursuivit néanmoins sa vocation et annonça dans toute la région le nom de Jésus Christ. (canonisé le 11 octobre 2009 par Benoît XVI)
14*. À Györ en Hongrie, l’an 1945, le bienheureux Guillaume Apor, évêque et martyr. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il ouvrit sa maison à environ trois cents réfugiés, et le soir du vendredi de la Passion du Seigneur, en prenant la défense de quelques jeunes filles contre les menées des soldats, il fut frappé de coups de fusil, et rendit l’âme trois jours après.
15*. À Kiev en Ukraine, l’an 1959, le bienheureux Nicolas Carneckyj, évêque, de la Congrégation du Très Saint Rédempteur, et martyr. Il exerçait sa mission d’exarque apostolique de Volyn et Pidljashja, lors de la persécution du régime communiste contre la foi. En pasteur fidèle à suivre les traces du Christ, il fut arrêté et incarcéré et, à peine sorti de prison, il quitta ce monde.
16*. À Maracay au Vénézuéla, en 1967, la bienheureuse Marie de Saint-Joseph (Laure Alvarado), vierge, qui fonda les Augustines Récollettes du Sacré-Cœur, et montra un souci continuel et une extrême charité pour les jeunes filles orphelines, les vieillards et les pauvres abandonnés.