Martyrologe du mercredi 1 mai 2019 -

Martyrologe
Le 1er mai
1. Mémoire de saint Joseph, travailleur. Le charpentier de Nazareth travailla pour subvenir aux besoins de Marie et de Jésus et initia le Fils de Dieu aux travaux des hommes. C’est pour cela qu’il est le modèle et le protecteur des travailleurs chrétiens qui le vénèrent en ce jour où, dans de nombreux pays du monde, on célèbre la fête du travail.
2. Commémoraison de saint Jérémie, prophète, qui, au VIe siècle avant le Christ, au temps de Joakim et de Sédécias, rois de Juda, subit beaucoup de persécutions pour avoir annoncé la destruction de la Ville sainte et la déportation du peuple. C’est pourquoi l’Église a vu en lui une figure du Christ souffrant. Il annonça en outre l’alliance nouvelle et éternelle, qui trouvera sa perfection dans le Christ Jésus, alliance par laquelle le Père tout-puissant écrira sa loi dans le cœur des enfants d’Israël, pour qu’il soit leur Dieu et qu’eux soient son peuple.
3. Dans le Vivarais, peut-être au IIIe siècle, saint Andéol, martyr.
4. Commémoraison de sept saints évêques qui sont considérés comme les premiers pasteurs du sud de l’Espagne : Torquat à Acci, Ctésiphon à Vergi, Second à Avila, Indalèce à Urci, Cécilius à Elvire, Hésychius à Calpé et Euphrase à Andujar.
5. À Auxerre, en 418, saint Amatre, évêque, qui s’appliqua à extirper dans sa cité les restes du paganisme et y établit le culte des saints martyrs.
6. À Auch, vers 440, saint Orens, évêque, qui s’efforça d’arracher dans sa cité les coutumes païennes et d’établir la paix entre les Romains et le roi des Wisigoths de Toulouse.
7*. En Bretagne, au VIe siècle, saint Brieuc, évêque et abbé, qui vint du pays de Galles sur la côte d’Armorique et y établit un monastère, qui devint par la suite un siège épiscopal.
8. À Agaune en Suisse, la mise au tombeau de saint Sigismond, roi de Bourgogne, qui se convertit de l’hérésie arienne à la foi catholique, établit en ce lieu devant les tombes des martyrs un chœur de religieux tenus de chanter l’office sans interruption, lava un crime abominable dans la pénitence, les larmes et les jeûnes, et trouva la mort à Coulmiers dans l’Orléanais, jeté dans un puits par ses ennemis
9*. Au pays de Coutances, vers 558, saint Marcoul, ermite, puis moine et abbé de Nanteuil, célèbre par son zèle missionnaire, l’austérité de sa vie et ses miracles.
10. À Llanelwy, au pays de Galles, au VIe siècle, saint Asaph, qui fut disciple de saint Kentigern, puis abbé et évêque du lieu qui prit ensuite son nom.
11*. À Gap, en 604, saint Arey ou Arige, évêque, célèbre par sa patience dans l’adversité, son zèle contre les simoniaques et sa charité envers les moines romains envoyés en Angleterre.
12*. Au monastère de Montauriol au pays de Montauban, en 893, le trépas de saint Théodard, évêque de Narbonne, qui restaura sa cathédrale et se fit remarquer par son zèle pour la discipline. Atteint de fièvre, il se retira chez les moines de sa ville natale, où il mourut.
13*. À Fossombrone dans les Marches, en 1170, bienheureux Aldebrand, évêque, qui se distingua par l’austérité de sa vie et son esprit apostolique.
14*. À Arouca au Portugal, en 1257, la bienheureuse Maphalda, vierge. Fille du roi Sanche Ier, après que son mariage eut été rejeté comme nul, elle se fit moniale et introduisit dans son monastère la réforme cistercienne.
15*. À Montaione en Toscane, vers 1320, le bienheureux Vivald de San Geminiano, qui vécut en ermite dans le creux d’un vieux châtaignier.
16*. À Castello di Valle en Istrie, vers 1349, le bienheureux Julien Cesarello, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui allait à l’aventure par les villages et les places, semant la parole de Dieu et s’évertuant à calmer les factions dans les cités.
17*. À Forli en Émilie, l’an 1402, saint Pérégrin Lazioni, religieux de l’Ordre des Servites de Marie, qui tira de sa dévotion à la Mère de Dieu sa piété envers son Fils, sa sollicitude pour les pauvres, sa patience dans la maladie.
18*. À Monteil dans le Beauvaisis, en 1365, la bienheureuse Pétronille, vierge, première abbesse des Clarisses de ce lieu.
19. À Rome, en 1572, la naissance au ciel du pape saint Pie V, dont la mémoire a été rappelée la veille.
20. À Son-Tay au Tonkin, en 1851, saint Augustin Schoeffler, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr. Né à Mittelbronn en Lorraine, il fut envoyé dans la mission du Tonkin occidental, et, après trois ans de ministère, il fut fait prisonnier, puis, sur l’ordre de l’empereur Tu Duc, il fut décapité au champ dit des Cinq arpents, recevant ainsi la grâce du martyre qu’il avait demandé à Dieu.
21. Près de la ville de Nam-Dinh, également au Tonkin, en 1852, saint Jean-Louis Bonnard, prêtre de la même société et martyr. Né à Saint-Christophe-en-Jarez, alors du diocèse de Lyon, envoyé lui aussi dans la même mission, il fut condamné à mort pour avoir baptisé vingt-cinq enfants, et décapité, obtenant ainsi la couronne du martyre.
22. À Milan, en 1928, saint Richard Pampuri (Herminius Philippe), qui exerça d’abord généreusement la médecine dans le monde, puis entra dans l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu et, à peine deux ans plus tard, atteint de tuberculose, acheva une vie brève, consacrée au soulagement des malades et des pauvres.
23*. Dans la ville de Vladimir en Russie, l’an 1951, le bienheureux Clément Septyckyij, prêtre et martyr. Prieur du monastère des Studites d’Univ, il fut interné sous le régime soviétique et mourut en prison.