Messe du lundi 16 mars 2020

Hebdomada III Quadragesimae IIIème semaine de Carême
Feria II Lundi
Ad Missam
A la Messe


Introitus Introït
Ps. 55, 5
IN Deo laudábo verbum, in Dómino laudábo sermónem: in Deo sperábo, non timébo quid fáciat mihi homo. Ps. ibid., 2 Miserére mei, Deus, quóniam conculcávit me homo: tota die bellans tribulávit me. ℣. Glória Patri. Je louerai en Dieu la parole qu'Il m’a donnée ; je louerai dans le Seigneur Sa promesse. J’espérerai en Dieu ; je ne craindrai point ce que l’homme peut me faire.
Ps. ibid., 2. Aie pitié de moi, ô Dieu, car l’homme m’a foulé aux pieds ; tout le jour en me faisant la guerre, il m’a tourmenté.
Collecta Collecte
Ecclésiam tuam, Dómine, miserátio continuáta mundet et múniat, et, quia sine te non potest salva consístere, tuo semper múnere gubernétur. Per Dóminum. Que ton inlassable miséricorde, Seigneur, purifie et protège ton Eglise, et puisque sans toi elle ne peut garder sa stabilité, que ta grâce la gouverne toujours.
Lectio I Ière lecture
Léctio libri secúndi Regum (5,1-15a)
In diébus illis: Náaman princeps milítiae regis Sýriae erat vir magnus apud dóminum suum et honorátus; per illum enim dedit Dóminus salútem Sýriae. Erat autem vir fortis leprósus. Porro de Sýria egréssa fúerat turma et captívam dúxerat de terra Israel puéllam párvulam, quae erat in obséquio uxóris Náaman. Quae ait ad dóminam suam: “Útinam esset dóminus meus ad prophétam, qui est in Samaría! Profécto curáret eum a lepra, quam habet.” Ingréssus est ítaque Náaman ad dóminum suum et nuntiávit ei dicens: “Sic et sic locúta est puélla de terra Israel.” Dixítque ei rex Sýriae: “Váde, et mittam lítteras ad regem Israel.” Qui cum proféctus esset et tulísset secum decem talénta argénti et sex mília siclórum auri et decem mutatória vestimentórum, détulit lítteras ad regem Israel in haec verba: “Cum accéperis epístulam hanc, scito quod míserim ad te Náaman servum meum, ut cures eum a lepra sua.” Cumque legísset rex Israel lítteras, scidit vestiménta sua et ait: “Númquid Deus sum, ut occídere possim et vivificáre, quia iste mittit ad me, ut curem hóminem a lepra sua? Animadvértite et vidéte quod occasiónes quaerat advérsum me.” Quod cum audísset Eliséus vir Dei, scidísse vidélicet regem Israel vestiménta sua, misit ad eum dicens: “quáre scidísti vestiménta tua? Véniat ad me et sciat esse prophétam in Israel.” Venit ergo Náaman cum equis et cúrribus et stetit ad óstium domus Eliséi. Misítque ad eum Eliséus núntium dicens: “Váde et laváre sépties in Iordáne; et recípiet sanitátem caro tua, atque mundáberis.” Irátus Náaman recedébat dicens: “Putábam quod egrederétur ad me et stans invocáret nomen Dómini Dei sui et tángeret manu sua locum leprae et curáret me. Numquid non melióres sunt Abána et Pharphar, flúvii Damásci, ómnibus aquis Israel, ut laver in eis et munder?” Cum ergo vertísset se et abíret indígnans, accessérunt ad eum servi sui et locúti sunt ei: “Si rem grandem dixísset tibi prophéta, certe fáceres; quanto magis quia nunc dixit tibi: ‘Laváre et mundáberis!’” Descéndit et intínxit se in Iordáne sépties iúxta sermónem viri Dei, et restitúta est caro eíus sicut caro púeri párvuli, et mundátus est. Reversúsque ad virum Dei cum univérso comitátu suo venit et stetit coram eo et ait: “Vere scio quod non sit Deus in univérsa terra, nisi tantum in Israel!" En ces jours là : Naaman, général de l'armée du roi de Syrie, était puissant et en grand honneur auprès de son maître, parce que le Seigneur avait sauvé par lui la Syrie. Il était vaillant et riche, mais lèpreux. Or quelques voleurs, sortis de Syrie, avaient emmené captive une petite fille du pays d'Israël, qui fut depuis mise au service de la femme de Naaman. Et elle dit à sa maîtresse : Plût à Dieu que mon seigneur eût été trouver le prophète qui est à Samarie! Il l'aurait sans doute guéri de sa lèpre. Naaman vint donc trouver son maître, et lui dit : Une jeune fille d'Israël a dit telle et telle chose. Le roi de Syrie lui répondit : Allez, et j'écrirai au roi d'Israël. Il partit, prit avec lui dix talents d'argent, six mille écus d'or, et dix vêtements de rechange, et porta au roi d'Israël la lettre, qui était conçue en ces termes : Lorsque vous aurez reçu cette lettre, vous saurez je vous ai envoyé Naaman, mon serviteur, afin que vous le guérissiez de sa lèpre. Lorsque le roi d'Israël eut lu cette lettre, il déchira ses vêtements, et dit : Suis-je un Dieu, pour pouvoir ôter et rendre la vie? Pourquoi m'a-t-il envoyé un homme afin que je le guérisse de sa lèpre? Remarquez et voyez qu'il cherche une occasion de dispute contre moi. Elisée, homme de Dieu, ayant appris que le roi d'Israël avait déchiré ainsi ses vêtements, lui envoya dire : Pourquoi avez-vous déchiré vos vêtements? Que cet homme vienne à moi, et qu'il sache qu'il y a un prophète en Israël. Naaman vint donc avec ses chevaux et ses chars, et s'arrêta à la porte de la maison d'Elisée. Et Elisée lui envoya un messager pour lui dire : Allez vous laver sept fois dans le Jourdain, et votre chair se guérira, et vous serez purifié. Naaman se retirait irrité, en disant : Je croyais qu'il sortirait vers moi, et que, se tenant debout, il invoquerait le nom du Seigneur son Dieu, qu'il toucherait de sa main ma lèpre, et qu'il me guérirait. Les fleuves d'Abana, et de Pharphar, à Damas, ne sont-ils pas meilleurs que tous ceux d'Israël? Ne puis-je pas m'y laver, et devenir pur? Il s'était déjà retourné, et s'en allait tout indigné, lorsque ses serviteurs s'approchèrent de lui, et lui dirent : Père, alors même que le prophète vous aurait ordonné une chose difficile, vous auriez dû néanmoins la faire; combien plus deviez-vous obéir, lorsqu'il vous a dit : Allez vous laver, et vous deviendrez pur? Il s'en alla donc, et se lava sept fois dans le Jourdain, selon l'ordre de l'homme de Dieu; et sa chair devint comme la chair d'un petit enfant, et il fut guéri. Et il retourna avec toute sa suite vers l'homme de Dieu; et il vint se présenter devant lui, et lui dit : Je sais certainement qu'il n'y a pas d'autre Dieu dans toute la terre que Celui qui est en Israël.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias. Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secundum Lucam (4,24-30)
Cum venisset Iesus Názareth, dixit pópulo in synagóga: “Amen dico vobis: Nemo prophéta accéptus est in pátria sua. In veritáte autem dico vobis: Multae víduae erant in diébus Elíae in Israel, quando clausum est caelum annis tribus et ménsibus sex, cum facta est fames magna in omni terra; et ad nullam illárum missus est Elías nisi in Sarépta Sidóniae ad mulíerem víduam. Et multi leprósi erant in Israel sub Eliséo prophéta; et nemo eórum mundátus est nisi Náaman Syrus.” Et repléti sunt omnes in synagóga ira haec audiéntes; et surrexérunt et eiecérunt illum extra civitátem et duxérunt illum usque ad supercílium montis, supra quem cívitas illórum erat aedificáta, ut praecipitárent eum. Ipse autem tránsiens per médium illórum ibat. Quand Jésus vint à Nazareth, il dit au peuple dans la synagogue : "En vérité, Je vous le dis, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie. En vérité, Je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël au temps d'Elie, lorsque le ciel fut fermé pendant trois ans et six mois, et qu'il y eut une grande famine dans tout le pays; et cependant, Elie ne fut envoyé à aucune d'elles, mais à une femme veuve de Sarepta, dans le pays de Sidon. Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Elisée; et aucun d'eux ne fut guéri, si ce n'est Naaman, le Syrien. Ils furent tous remplis de colère, dans la synagogue, en entendant ces paroles. Et se levant, ils Le chassèrent hors de la ville, et ils Le menèrent jusqu'au sommet de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, pour Le précipiter en bas. Mais Lui, passant au milieu d'eux, S'en alla."
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Offertorium Offertoire
Ps. 54, 2-3
Exáudi, Deus, oratiónem meam, et ne despéxeris deprecatiónem meam: inténde in me, et exáudi me. Exauce, ô Dieu, ma prière, et ne méprise pas ma supplication. Écoute-moi, et exauce-moi.
Super oblataPrière sur les oblats
Stans postea in medio altaris, versus ad populum, extendens et iungens manus, dicit: Après cela, debout au centre de l'autel, tourné vers le peuple, en étendant puis joignant les mains, il dit :
Oráte, fratres, ut meum ac vestrum sacrifícium acceptábile fiat apud Deum Patrem omnipoténtem. Priez, mes frères, pour que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, puisse être agréé par Dieu le Père tout-puissant.
Populus surgit et respondet: Le peuple se lève et répond :
Suscípiat Dóminus sacrifícium de mánibus tuis ad laudem et glóriam nóminis sui, ad utilitátem quoque nostram totiúsque Ecclésiæ suæ sanctæ. Que le Seigneur reçoive de vos mains le sacrifice, à la louange et à la gloire de Son nom, et aussi pour notre bien et celui de toute Sa sainte Église.
Munus quod tibi, Dómine, nostræ servitútis offérimus, tu salutáre nobis pérfice sacraméntum. Per Christum.  
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Sursum corda.
℟. Habémus ad Dóminum.
℣. Grátias agámus Dómino Deo nostro.
℟. Dignum et iustum est.
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Haut les coeurs.
℟. Ils sont vers le Seigneur.
℣. Rendons-grâces au Seigneur notre Dieu.
℟. C'est digne et juste.
 PRÆFATIO I DE QUADRAGESIMA  Ière PREFACE DU CAREME
De spiritali significatione Quadragesimæ De la signification spirituelle du Carême
Sequens præfatio dicitur tempore Quadragesimæ, præsertim vero in dominicis, quando non est dicenda alia præfatio magis propria. Cette préface est dite pendant le temps du Carême, surtout le dimanche, quand on ne dit pas une autre préface propre.
Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere: Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus: per Christum Dóminum nostrum.
Quia fidélibus tuis dignánter concédis quotánnis paschália sacraménta in gáudio purificátis méntibus exspectáre: ut, pietátis offícia et ópera caritátis propénsius exsequéntes, frequentatióne mysteriórum, quibus renáti sunt, ad grátiæ filiórum plenitúdinem perducántur.
Et ídeo cum Angelis et Archángelis, cum Thronis et Dominatiónibus, cumque omni milítia cæléstis exércitus, hymnum glóriæ tuæ cánimus, sine fine dicéntes:
Vraiment, il est digne et juste, équitable et salutaire, pour nous, toujours et partout de Te rendre grâces : Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout puissant : par le Christ notre Seigneur.
Car Tu daignes accorder à Tes fidèles, chaque année, d'attendre les sacrements de Pâques pour purifier leur âme dans la joie ; afin que, par une plus grande assiduité à la prière, à la charité fraternelle, et à fréquentation des mystères qui par lesquels ils sont renés, ils puissent parvenir à la plénitude de la grâce des fils.
C’est pourquoi, avec les Anges et les Archanges, avec les Trônes et les Dominations, ainsi qu'avec toute l'armée de la milice céleste, nous Te chantons une hymne de gloire, en disant sans fin :
Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth... Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu des Armées...
Communio Communion
Ps. 13, 7
Quis dabit ex Sion salutáre Israël ? cum avérterit Dóminus captivitátem plebis suae, exsultábit Iacob, et laetábitur Israël. Qui procurera de Sion le salut d’Israël ? Quand le Seigneur aura mis fin à la captivité de son peuple, Jacob sera dans l’allégresse, et Israël dans la joie.
Post communionem Post communion
Tui nobis, quǽsumus, Dómine, commúnio sacraménti et purificatiónem cónferat, et tríbuat unitátem. Per Christum.  
Ad dimissionem diaconus vel, eo deficiente, ipse sacerdos dicere potest invitationem:  Au renvoi, le diacre, ou sans lui, le prêtre lui-même peut dire l'invitation :
Inclináte vos ad benedictiónem. Inclinez-vous pour la bénédiction.
Deinde sacerdos, stans versus ad populum, et super illum manus extendens, dicit hanc orationem super populum: Puis le prêtre, debout et tourné vers le peuple, et les mains étendues sur lui, dit cette oraison sur le peuple :
Oratio super populum (ad libitum adhibenda)
Tueátur, quǽsumus, Dómine, déxtera tua pópulum deprecántem, et purificátum dignánter erúdiat, ut consolatióne præsénti ad futúra bona profíciat. Per Christum. Nous T’en prions, Seigneur, que Ta main vienne au secours du peuple qui Te supplie ; qu’elle lui enseigne à se purifier si bien qu’il parvienne, par Ta grâce présente, au bonheur éternel.
Modifications aux messes lues :
 Ant. ad introitum  
Ps 83, 3
Concupíscit et déficit ánima mea in átria Dómini. Cor meum et caro mea exsultavérunt in Deum vivum.
 Ant. ad communionem  
Ps 116, 1.2
Laudáte Dóminum, omnes gentes, quóniam confirmáta est super nos misericórdia eius.
Les textes français proposés ont pour seul but une meilleure compréhension des textes latins. Ils ne doivent pas être utilisés dans la liturgie en Français.
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