Extrait quotidien de la Règle de Notre Bienheureux Père Saint Benoît, et son commentaire par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes :
Caput 10 : QUALITER AESTATIS TEMPORE AGATUR NOCTURNA LAUS 10 - LA MANIÈRE DE CÉLÉBRER LA LOUANGE NOCTURNE EN ÉTÉ
A Pascha autem usque ad kalendas Novembres, omnis ut supra dictum est psalmodiae quantitas teneatur, excepto quod lectiones in codice, propter brevitatem noctium, minime legantur, sed pro ipsis tribus lectionibus una de veteri testamento memoriter dicatur, quam brevis responsorius subsequatur. Et reliqua omnia ut dictum est impleantur, id est ut numquam minus a duodecim psalmorum quantitate ad vigilias nocturnas dicantur, exceptis tertio et nonagesimo quarto psalmo. DE PÂQUES au 1er novembre, on gardera pour la psalmodie toute la mesure indiquée, mais on ne fera pas de lectures dans le livre à cause de la brièveté des nuits. À la place des trois lectures, on dira de mémoire un passage de l’Ancien Testament, suivi d’un répons bref ; et tout le reste se fera comme il a été dit, de telle sorte qu’il n’y ait jamais moins de douze psaumes aux vigiles nocturnes, sans compter les psaumes 3 et 94.
Il s’agit toujours de la Vigile fériale ; mais nous sommes maintenant en été, de Pâques à novembre. Les nuits sont plus courtes. Elles peuvent sans doute encore suffire à la psalmodie, même intercalée d’antiennes ; mais l’aurore vient trop tôt pour qu’on ait le loisir des longues lectures de l’Ancien et du Nouveau Testament et des traités des Pères ; et il ne faut songer ni à retarder les Laudes, qui demeurent fixées au point du jour, ni à prélever indiscrètement sur le temps du sommeil. Ce n’est donc pas sur la psalmodie qu’on fera porter les retranchements nécessaires ; elle s’adresse plus directement à Dieu, elle est la part formelle de la prière. On remplacera les trois leçons du premier nocturne par unie seule leçon, empruntée à l’Ancien Testament, récitée de mémoire, très courte par conséquent. Au lieu des trois grands répons, on n’en chantera qu’un seul et plus bref. Tout se passe encore aujourd’hui comme saint Benoît l’a prescrit.
La deuxième partie de l’office est exactement la même qu’en hiver : six psaumes avec Alléluia comme antienne. Il n’y a d’ailleurs de différence entre l’office d’été et celui d’hiver qu’au point de vue des lectures et des répons. N. B. Père insiste pour que l’on ne récite jamais moins des douze psaumes prescrits par la tradition sainte ; et, afin de prévenir toute méprise, il rappelle que les psaumes III et XCIV ne sont pas comptés dans cette série des douze psaumes de l’office nocturne.
Les textes français proposés ont pour seul but une meilleure compréhension des textes latins. Ils ne doivent pas être utilisés dans la liturgie en Français.
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