Extrait quotidien de la Règle de Notre Bienheureux Père Saint Benoît, et son commentaire par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes :
Caput 15 : ALLELUIA QUIBUS TEMPORIBUS DICATUR 15 - LES TEMPS OÙ L’ON CHANTE L’ALLELUIA
A sanctum Pascha usque Pentecosten, sine intermissione dicatur alleluia, tam in psalmis quam in responsoriis. A Pentecosten autem usque caput quadragesimae, omnibus noctibus, cum sex posterioribus psalmis tantum ad nocturnos dicatur. Omni vero dominica extra quadragesima, cantica, matutinos, prima, tertia, sexta nonaque cum alleluia dicatur, vespera vero iam antiphona. Responsoria vero numquam dicantur cum alleluia, nisi a Pascha usque Pentecosten. DE LA SAINTE PÂQUE à la Pentecôte on chantera toujours l’Alleluia, tant aux psaumes qu’aux répons. De la Pentecôte au début du Carême, chaque nuit, seuls les six derniers psaumes des nocturnes seront accompagnés de l’Alleluia. Tous les dimanches en dehors du Carême, les cantiques, les laudes, prime, tierce, sexte et none se chanteront avec Alleluia, mais les vêpres avec antiennes. Quant aux répons, ils n’auront jamais l’Alleluia, sauf de Pâques à la Pentecôte.
C’est avec les chapitres XIV et XV que s’achève le règlement de l’office de nuit et que se fait même la transition aux offices du jour : ils établissent en effet l’un et l’autre des points qui concernent et les Vigiles et la liturgie diurne. N. B. Père a voulu consacrer un article spécial à l’Alléluia, non pas seulement dignitatis causa et par déférence pour cette acclamation joyeuse très chère aux âmes de tous les temps et que nous retrouvons, avec l’Amen, jusque dans la liturgie de l’éternité ; mais surtout afin d’en bien régler et aussi d’en étendre l’usage. Saint Benoît le fait chanter tous les jours de l’année, sauf en Carême : nous sommes loin du rigorisme de l’hérésiarque Vigilance, si vigoureusement malmené par saint Jérôme et qui voulait réserver l’Alléluia à la seule fête de Pâques.
Depuis la sainte Pâque jusqu’à la Pentecôte on doit dire Alléluia dans les psaumes et dans les répons, sine intermissione. Pour reconnaître le sens précis de cette formule, il faut être très attentif aux dispositions qui suivent et se souvenir de ce que saint Benoît détermine, dans les autres chapitres, relativement à l’emploi des antiennes et de l’Alléluia. Pendant tout le temps Pascal l’Alléluia se dit à tous les répons, le dimanche comme sur semaine. Et dans la psalmodie, il n’y a pas d’autre antienne qu’Alléluia, aux Heures de nuit comme à celles de jour, le dimanche comme les féries.
Durant toute la période qui va de la Pentecôte jusqu’au début du Carême (il n’est pas question encore du temps de la Septuagésime), les jours de férie, on dira seulement l’Alléluia aux six psaumes du second nocturne, en guise d’antienne. Ces mêmes jours, aux Laudes, aux petites Heures, aux Vêpres, la psalmodie est entrecoupée d’antiennes et non d’Alléluia.
Le dimanche est comme un renouvellement de Pâques : aussi l’Alléluia se fera-t-il entendre chaque dimanche, sauf en Carême, à presque tous les offices : aux cantiques du troisième nocturne, au psaume L (et peut être aux suivants) des Laudes, à la psalmodie de Prime, Tierce, Sexte et None. Mais les Vêpres auront des antiennes et pas d’Alléluia.
Quant aux répons, c’est pendant le temps Pascal seulement qu’on les dira avec Alléluia. N. B. Père ne parle point d’ajouter l’Alléluia à certains versets et aux antiennes, comme nous le faisons maintenant, mais uniquement aux psaumes et aux répons : tam in psalmis quam in responsoriis.
Les textes français proposés ont pour seul but une meilleure compréhension des textes latins. Ils ne doivent pas être utilisés dans la liturgie en Français.
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