Vigiles (OSB) du mercredi 13 décembre 2017 - Ste Lucie, vierge et martyre

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria IV Mercredi
S. Luciae, virginis et martyris Ste Lucie, vierge et martyre
Memoria Mémoire
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De libro Isaíæ prophétæ Du livre d'Isaïe
Lectio I Lecture I
Faciet Dóminus exercítuum ómnibus pópulis in monte hoc convívium pínguium, convívium vini meri, pínguium medullatórum, vini deliquáti. Et præcipitábit in monte isto fáciem vínculi colligáti super omnes pópulos et telam quam ordítus est super omnes natiónes. Præcipitábit mortem in sempitérnum et abstérget Dóminus Deus lácrimam ab omni fácie et oppróbrium pópuli sui áuferet de univérsa terra, quia Dóminus locútus est. Le Seigneur des armées prépare pour tous les peuples, sur cette montagne, un festin de viandes grasses, un festin de bons vins, de viandes mœlleuses, de vins dépouillés. Il a détruit sur cette montagne le voile qui voilait tous les peuples et le tissu tendu sur toutes les nations; il a fait disparaître la mort à jamais. Le Seigneur Dieu a essuyé les pleurs sur tous les visages, il ôtera l'opprobre de son peuple sur toute la terre, car le Seigneur a parlé.
R/. Ierúsalem, plantábis víneam in móntibus tuis et exsultábis quia dies Dómini véniet: surge, Sion, convértere ad Deum tuum; gaude et lætáre Iacob, * Quia de médio géntium Salvátor tuus véniet. V/. Deus a Líbano véniet et Sanctus de monte umbróso et condénso. * Quia de. R/. Jérusalem, tu planteras la vigne sur tes montagnes, et tu exulteras de bonheur, car il vient, le Jour du Seigneur. Lève-toi, Sion, et reviens à ton Dieu; Jacob, tressaille de joie et d'allégresse: * Voici ton Sauveur; il vient du milieu des nations! V/. Dieu vient du Liban; le Saint, du mont boisé, ténébreux! * Voici.
Lectio II Lecture II
Et dicétur in die illa: " Ecce Deus noster iste, exspectávimus eum, ut salváret nos; iste Dominus, sustinúimus eum: exsultábimus et lætábimur in salutári eius. Quia requiéscet manus Dómini in monte isto ". Et triturábitur Moab in loco suo, sícuti terúntur páleæ in sterquilínio; et exténdet manus suas in médio eius, sicut exténdit natans ad natándum; et humiliábitur supérbia eius cum allisióne mánuum eius. Et firmum muniméntum murórum tuórum evértit, deiécit, prostrávit in terram usque ad púlverem. Et on dira, en ce jour-là: « Voyez, c'est notre Dieu, en lui nous espérions pour qu'il nous sauve; c'est le Seigneur, nous espérions en lui. Exultons, réjouissons-nous du salut qu'il nous a donné. Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne. » Et Moab sera foulé sur place, comme on foule la paille dans la fosse à fumier. Il étend les mains, au milieu de la montagne, comme le nageur les étend pour nager. Mais il rabaissera son orgueil, malgré les efforts de ses mains. Et la place forte inaccessible de tes remparts, il l'a abattue, abaissée, renversée à terre, dans la poussière.
R/. Ecce véniet Dóminus, protéctor noster, Sanctus Israel, * Corónam regni habens in cápite suo. V/. Ecce dominátor Dóminus cum virtúte véniet. * Corónam. R/. Voici venir le Seigneur, le Saint d'Israël, c'est lui notre secours! * Sa tête est couronnée du diadème royal. V/. Le Seigneur des seigneurs s'avance avec puissance, * Sa tête.
Lectio III Lecture III
In die illa cantábitur cánticum istud in terra Iudæ: " Urbs fortis nobis in salútem; pósuit muros et antemurále. Aperíte portas, et ingrediátur gens iusta, quæ servat fidem. Propósitum eius est firmum; servábis pacem, quia in te sperávit. Speráte in Dóminum in sæculis ætérnis, Dóminus est petra ætérna. Quia evértit habitántes in excélso, civitátem sublímem humiliábit; humiliábit eam usque ad terram, détrahet eam usque ad púlverem. Conculcábit eam pes, pedes páuperis, gressus egenórum. " En ce jour-là, on chantera ce chant au pays de Juda: « Nous avons une ville forte; pour nous protéger, il a mis mur et avant-mur. Ouvrez les portes! Qu'elle entre, la nation juste qui observe la fidélité. C'est un dessein arrêté: tu assureras la paix, la paix qui t'est confiée. Confiez-vous dans le Seigneur à jamais! Car le Seigneur est un rocher, éternellement. C'est lui qui a précipité les habitants des hauteurs, la cité élevée; il l'abaisse, il l'abaisse jusqu'à terre, il lui fait mordre la poussière. Elle sera foulée aux pieds, par les pieds du malheureux, par les pas du faible. »
R/. Sicut mater consolátur fílios suos, ita consolábor vos, dicit Dóminus: et de Ierúsalem civitáte quam elégi, véniet vobis auxílium: * Et vidébitis et gaudébit cor vestrum. V/. Dabo in Sion salútem, et in Ierúsalem glóriam meam. * Et vidébitis. V/. Glória Patri. * Et vidébitis. R/. Comme une mère console ses enfants, je vous consolerai, dit le Seigneur; et de Jérusalem, cité que j'ai choisie, viendra pour vous le secours attendu: * Vous le verrez, vous serez dans la joie! V/. À Sion, je donnerai le salut; à Jérusalem, je donnerai ma gloire! * Vous le verrez. V/. Gloire au Père. * Vous le verrez.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Tractátu sancti Ambrósii epíscopi De virgínibus (Lib. 1, 5: PL 16, 194-195) Extrait du livre de saint Ambroise, évêque, sur les vierges
Lectio I Lecture I
In laudatiónibus solet pátria prædicári et paréntes; ut commemoratióne auctóris dígnitas successiónis exaggerétur: ego licet laudatiónem non suscéperim virginitátis, sed expressiónem; ad rem tamen pertinére árbitror, ut quæ sit ei pátria, quis auctor, appáreat. Ac prius ubi sit pátria definiámus. Si enim ibi est pátria, ubi genitále domicílium: in cælo profécto est pátria castitátis. Itaque hic ádvena, ibi íncola est. Quid autem est cástitas virginális, nisi expers contagiónis intégritas? Atque eius auctórem quem póssumus æstimáre, nisi immaculátum Dei Fílium, cuius caro non vidit corruptiónem, divínitas non est expérta contagiónem? Il est de coutume, lorsqu'on fait l'éloge de quelqu'un, de célébrer sa patrie et ses parents pour mettre en valeur, par le rappel des ancêtres, la gloire de leurs descendants. Je n'ai pas entrepris de faire l'éloge de la virginité, mais seulement d'en tracer le portrait; il me semble cependant à propos de montrer quelle est sa patrie, quel est son auteur. Déterminons d'abord quelle est sa patrie. Si la patrie est le pays où se trouve la maison paternelle, c'est le ciel sans aucun doute qui est la patrie de la virginité; voilà pourquoi, étrangère ici-bas, elle n'est chez elle qu'au ciel. Mais qu'est la chasteté virginale, sinon l'intégrité exempte de toute souillure? Et à qui pouvons attribuer son origine, sinon au Fils immaculé de Dieu? Lui dont la chair n'a pas vu la corruption, et dont la divinité n'a jamais connu la moindre tache?
R/. Paschásius dixit: Cessábunt verba, dum fúerit pervéntum ad vérbera. Lúcia respóndit: Verba Dei cessáre non póterunt; * Ancílla Dei sum, et ídeo dixi verba Dei. V/. Non vos, Christus inquit, loquímini in conspéctu iúdicum, sed Spíritus Sanctus. * Ancílla. R/. Le préfet Paschase déclara: Ton verbiage et tes paroles passeront lorsqu'on en viendra aux verges! La bienheureuse Lucie répartit: Les paroles de Dieu ne passeront jamais; * Et moi, servante de Dieu, je dis les paroles de Dieu. V/. Ce n'est pas vous, avait dit le Christ, qui parlerez en présence des juges, mais l'Esprit Saint. * Et moi.
Lectio II Lecture II
Vidéte ígitur quanta virginitátis mérita sint. Christus ante vírginem, Christus ex vírgine; a Patre quidem natus ante sæcula, sed ex vírgine natus ob sæcula. Illud natúræ suæ, hoc nostræ utilitátis est. Illud erat semper, hoc vóluit. Spectáte et áliud virginitátis méritum: Christus vírginis sponsus et, si dici potest, Christus virgíneæ castitátis; virgínitas enim Christi, non virginitátis est Christus. Virgo est ergo quæ nupsit, virgo quæ nos suo útero portávit, virgo quæ génuit, virgo quæ próprio lacte nutrívit, de qua légimus: Quanta fecit virgo Ierúsalem! Non defícient de petra úbera, neque nix a Líbano, aut declinábit aqua válido vento quæ portátur. Voyez donc quels sont les privilèges de la virginité. Le Christ précède une vierge, le Christ naît d'une vierge; )oui, avant les siècles, il est né du Père; mais pour les siècles, il est né d'une vierge. Sa première naissance, il l'a de nature; sa seconde est pour notre bien. La première a toujours existé, la seconde, il l'a voulue. Considérez encore un autre privilège de la virginité: le Christ est l'époux d'une vierge et, si l'on peut dire, il est l'époux de la chasteté virginale; c'est en effet la virginité qui appartient au Christ, et non pas le Christ à la virginité. C'est une vierge qui s'est unie au Christ, une vierge qui nous a portés dans son sein, une vierge qui nous a donné naissance, une vierge qui nous a nourris de son propre lait. C'est d'elle qu'il est écrit: Quelles merveilles a accomplies la vierge de Jérusalem! La fertilité ne manquera pas aux rochers, ni la neige au Liban, l'eau ne tarira pas, apportée par un vent violent.
R/. Grata facta est a Dómino in certámine, quia apud Deum et apud hómines glorificáta est; in conspéctu príncipum loquebátur sapiéntiam: * Et Dóminus ómnium diléxit eam. V/. Adiuvábit eam Deus vultu suo, Deus in médio eius non commovébitur. * Et. R/. Elle s'est rendue agréable au Seigneur dans son combat, glorieuse devant Dieu et devant les hommes; elle a parlé le langage de la sagesse en présence des grands de ce monde: * Le Seigneur de l'univers l'a aimée. V/. Par la splendeur de son visage, Dieu la secourt; au cœur de son être, Dieu est là: elle est inébranlable ! * Le Seigneur.
Lectio III Lecture III
Qualis est hæc virgo quæ Trinitátis fóntibus irrigátur: cui de petra fluunt aquæ, non defíciunt úbera, mella fundúntur? Petra autem est, iuxta Apóstolum, Christus. Ergo a Christo non defíciunt úbera, cláritas a Deo, flumen a Spíritu. Hæc est Trínitas quæ Ecclésiam suam írrigat, Pater, Christus et Spíritus. Sed et iam a matre descendámus ad fílias. De virgínibus, inquit sanctus Apóstolus, præcéptum Dómini non hábeo. Si Doctor géntium non hábuit, habére quis pótuit? Et præcéptum quidem non hábuit, sed hábuit exémplum. Non enim imperári potest virgínitas, sed optári; nam quæ supra nos sunt, in voto magis quam in magistério sunt. Sed volo vos, inquit, sine sollicitúdine esse. Nam qui sine uxóre est, sollícitus est quæ Dómini sunt, quómodo pláceat Deo. Qu'elle est grande cette vierge qui est baignée des sources de la Trinité, pour qui les eaux coulent de la pierre, dont la fécondité ne manque jamais, pour qui coule le miel! La pierre, selon l'Apôtre, c'est le Christ. Le Christ assure donc sa fécondité, sa lumière vient de Dieu, ses fleuves de l'Esprit. C'est, en effet, la Trinité qui féconde son Église: le Père, le Christ et l'Esprit Saint. Mais descendons maintenant de la mère aux filles. Pour ce qui est des vierges, dit l'Apôtre, je ne connais pas de précepte. Si le Docteur des païens n'en a pas reçu, qui a pu en recevoir? C'est vrai, il n'a pas reçu de précepte, mais il a reçu un exemple. La virginité ne peut s'imposer, elle se désire: car ce qui nous surpasse est affaire de désir plutôt que d'obligation. Je voudrais vous voir exempts de soucis, dit-il. L'homme qui n'est pas marié a souci des affaires du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur.
R/. Lúcia virgo, quid a me petis, quod ipsa póteris præstáre contínuo? Nam et matri tuæ fides tua subvéniat; et ecce salva est, * Quia iucúndum Deo in tua virginitáte habitáculum præparásti. V/. Sicut per me cívitas Cathanénsium sublimátur a Christo, ita per te cívitas Syracusána decorábitur. * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Vierge Lucie, pourquoi me demander ce que, dès maintenant, tu as le pouvoir de procurer? Pour ta mère aussi, ta foi est un secours; et la voici guérie ! * Car c'est un temple admirable que, dans ton cœur vierge, tu as préparé pour Dieu. V/. De même que la ville de Catane me doit la gloire qu'elle a reçue du Christ, ainsi la ville de Syracuse te devra son rayonnement. * Car. V/. Gloire au Père. * Car.
Die 14 decembris. S. IOANNIS A CRUCE, presbyteri et Ecclesiæ doctoris. Memoria Le 14 décembre. S. JEAN DE LA CROIX, prêtre et docteur de l’Église. Mémoire
De Communi doctorum, præter sequentia: Commun des docteurs, sauf ce qui suit :