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Vigiles (OSB) du mardi 19 décembre 2017 -

Hebdomada III Adventus IIIème semaine de l'Avent
Feria III Mardi
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De libro Isaíæ prophétæ Du livre d'Isaïe
Lectio I Lecture I
Descénde, sede in púlvere, virgo fília Bábylon; sede in terra sine sólio, fília Chaldæórum, quia ultra non vocáberis mollis et ténera. " Ultiónem cápiam, némini parcam ", dicit Redémptor noster, Dóminus exercítuum nomen illíus, Sanctus Israel. Sede tacens et intra in ténebras, fília Chaldæórum, quia non vocáberis ultra dómina regnórum. Descends, assieds-toi dans la poussière, vierge, fille de Babylone, assieds-toi à terre, sans trône, fille des Chaldéens, car jamais plus on ne t'appellera douce et exquise. J'exécute ma vengeance et personne ne s'y opposera. Notre rédempteur, le Seigneur des armées est son nom, le Saint d'Israël, a dit: Assieds-toi en silence, enfonce-toi dans l'ombre, fille des Chaldéens, car jamais plus on ne t'appellera souveraine des royaumes.
R/. Oriétur stella ex Iacob, et exsúrget homo de Israel, et confrínget omnes duces alienigenárum. * Et erit omnis terra posséssio eius. V/. A solis ortu et occásu, ab aquilóne et mari. * Et. R/. Un astre se lève, issu de Jacob; un héros se dresse, issu d'Israël; il frappera tous les chefs étrangers. * Toute la terre sera son domaine. V/. Du nord et du midi, du levant et du couchant, * Toute la terre.
Lectio II Lecture II
Venient tibi duo hæc súbito in die una, órbitas et vidúitas; repénte venérunt super te propter multitúdinem maleficiórum tuórum, propter abundántiam incantatiónum tuárum. Et fidúciam habuísti in malítia tua et dixísti: " Non est qui vídeat me. " Sapiéntia tua et sciéntia tua, hæc decépit te. Et dixísti in corde tuo: " Ego, et præter me non est áltera. " Véniet super te malum, et néscies avértere; et írruet super te calámitas quam non póteris expiáre; véniet super te repénte miséria quam néscies. Sta cum incantatiónibus tuis et cum multitúdine maleficiórum tuórum in quibus laborásti ab adulescéntia tua: forte póteris iuvári, forte terrébis. Eh bien, ces deux malheurs fondront sur toi, soudainement, en un jour, privation d'enfants et veuvage, tout à coup ils fondront sur toi, en dépit de tous tes sortilèges, de la puissance de tes incantations. Tu as eu confiance dans ta méchanceté, tu as dit: « Personne ne me voit. » C'est ta sagesse et ta science qui t'ont pervertie, et tu as dit dans ton cœur: « Moi, sans égale. » Un malheur fondra sur toi, tu ne sauras comment le conjurer; un désastre fondra sur toi, tu ne pourras t'en préserver; soudain fondra sur toi une calamité que tu ne connaîtras pas. Reste donc avec tes incantations et tous tes sortilèges dans lesquels tu t'es fatiguée depuis ta jeunesse. Peut-être pourras-tu en tirer profit, peut-être sauras-tu faire trembler.
R/. Modo véniet Dominátor Dóminus: * Et nomen eius Emmánuel vocábitur. V/. Ecce dominátor Dóminus cum virtúte véniet. * Et. R/. Voici venir le Seigneur des Seigneurs: * On lui donnera le nom d'Emmanuel: Dieu-avec-nous. V/. Le Seigneur des Seigneurs s'avance avec puissance, * On lui donnera.
Lectio III Lecture III
Defecísti in multitúdine consiliórum tuórum; stent et salvent te qui metiúntur cælum, qui contemplántur sídera et annúntiant síngulis novilúniis ventúra tibi. Ecce facti sunt quasi stípula, ignis combússit eos. Non liberábunt seípsos de manu flammæ; non sunt prunæ quibus caléfiant, nec focus ut sédeant ad eum. Sic fiunt tibi incantatóres tui in quibuscúmque laborásti ab adulescéntia tua; unusquísque in via sua errat, non est qui salvet te. Tu t'es épuisée à force de consultations, qu'ils se présentent donc et te sauvent, ceux qui détaillent le ciel, qui observent les étoiles, qui annoncent chaque mois ce qui va fondre sur toi. Voici qu'ils sont comme fétus de paille, le feu les brûlera, ils ne sauveront pas leur vie de l'étreinte de la flamme; et ce ne sera pas une braise pour se chauffer, un foyer pour s'y asseoir! Ainsi auront été pour toi tes devins, pour lesquels tu t'es fatiguée depuis ta jeunesse: ils ont erré, chacun devant soi, et pas un ne t'a sauvée.
R/. Ecce vénio cito, et merces mea mecum est, dicit Dóminus, * Dare unicuíque secúndum ópera sua. V/. Hæc verba fidelíssima et vera, et ecce vénio cito. * Dare. V/. Glória Patri. * Dare. R/. Me voici, je viens sans tarder, déclare le Seigneur, et j'apporte avec moi le salaire, * Pour donner à chacun selon ses œuvres. V/. Ces paroles sont sûres et authentiques: oui, je viens sans tarder, * Pour donner. V/. Gloire au Père. * Pour donner.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Petri Chrysólogi (Sermo 91, 1-2. 5-6: CCL 24A, 562-563. 565-566) Sermon de saint Pierre Chrysologue
Lectio I Lecture I
Aurum de terra légere qui novérunt, ubi dívitem sénserint venam, ibi quidquid est labóris impéndunt. Et nos, quia in sancto Zacharía cæléstem vídimus latére thesáurum, in ipso totum quod sermónis est mei, quod vestri audítus est occupémus, quátenus commúne lucrum sit quod fúerit commúni labóre quæsítum. Fuit, inquit, in diébus Heródis regis Iudææ sacérdos quidam nómine Zacharías ex vice Abía. Hinc iam díximus Et uxor eius de filiábus Aaron. Sic cœpit evangelísta, ut in cóniuge sacerdótis, serváto sacerdotáli stémmate, generósitas monstrarétur. Erant, inquit, ambo iusti ante Deum. Ambo iusti, quia in duóbus erat una iustítia. Ambo iusti, quia constábat inter eos non de diligéntia, sed de sanctitáte coniúgium. Ambo iusti, quia sexu díspares, pares méritis habebántur. Ambo iusti, quia ut erat in duóbus una caro, sic erat in duóbus unus spíritus. Ceux qui ont appris à recueillir l'or de la terre y dépensent tout le travail possible dès qu'ils croient trouver une riche veine. Et nous, parce que nous voyons bien qu'un trésor céleste est caché en Zacharie, consacrons-lui donc toutes les possibilités de ma parole, toutes celles de votre écoute, afin que devienne profit commun ce que nous aurons cherché dans un commun labeur. Il y eut, dit l'Écriture, dans les jours d'Hérode roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, de la classe d'Abia. Sa femme était des filles d'Aaron. L'évangéliste a commencé ainsi pour que la noblesse de la race soit démontrée chez l'épouse du prêtre, puisque l'appartenance à la tribu sacerdotale est observée ici. Ils étaient tous deux justes devant Dieu. Tous deux justes, parce qu'en tous deux habitait une seule justice. Tous deux justes, car entre eux le lien du mariage tenait non au choix, mais à la lignée consacrée. Tous deux justes, car dissemblables par le sexe, ils étaient semblables par le mérité. Tous deux justes: de même, en effet, que tous deux étaient une seule chair, tous deux, également, étaient un seul esprit.
R/. Germinavérunt campi erémi germen odóris Israel: quia ecce Deus noster cum virtúte véniet. * Et splendor eius cum eo. V/. Ex Sion spécies decóris eius, Deus noster maniféste véniet. * Et. R/. Le désert et la terre aride ont produit la fleur qui parfume Israël: car notre Dieu vient avec puissance, * Entouré de sa splendeur! V/. De Sion, belle entre toutes, notre Dieu vient se manifester, * Entouré.
Lectio II Lecture II
Et ambo processérunt in diébus suis. Processérunt: sic descríbitur sacraménti senéctus, quæ nondum décidit méritis, non ætáte déficit, sed procédit; nec sentit detriménta córporis, quæ sumit augménta virtútis. Fratres, Elísabeth sanctæ partus non ablátus est, sed dilátus, donec transíret tempus carnis, pássio córporis, coniúgii necéssitas, voluptátis causa, cupiditátis sensus et totum quod humánam confúndit, gravat, ónerat consciéntiam. Mundabátur enim longo témpore sacrifícii domus, sanctitátis hospítium, metátum metatóris Christi, ángeli domicílium, aula Spíritus Sancti, Dei templum. Dei templum estis, inquit Apóstolus, et Spíritus Dei hábitat in vobis. Et tous deux étaient avancés dans leurs jours. C'est ainsi qu'est décrite la vieillesse, quand il s'agit du sacrement: ses mérites la retiennent sur la pente; elle ignore les défaillances de l'âge: elle avance! Elle ne sent pas les pertes du corps, parce qu'elle recueille les gains de la vertu. Mes frères, la maternité ne fut pas refusée à Elisabeth, mais seulement différée, jusqu'à ce que passât le temps de la chair, avec les passions du corps, la nécessité du mariage, l'objet de la volupté, le sens de la convoitise, et tout ce qui trouble, alourdit, oppresse la conscience humaine. Car depuis longtemps on nettoyait la maison du sacrifice, l'hôtel de la sainteté, le campement que se dressait le Christ, le domicile de l'envoyé, la demeure de l'Esprit Saint, le temple de Dieu. Vous êtes le temple de Dieu, dit l'Apôtre, et l'Esprit Saint habite en vous.
R/. Radix Iesse, qui exsúrget iudicáre gentes, in eum gentes sperábunt; * Et erit nomen eius benedíctum in sæcula. V/. Ex Sion spécies decóris eius, Deus noster maniféste véniet. * Et. R/. La racine de Jessé se dressera pour juger les nations, et sera l'espérance des peuples; * Son nom sera béni à jamais. V/. De Sion, joyau de sa splendeur, notre Dieu vient se manifester! * Son nom.
Lectio III Lecture III
Denique ubi tota córporis sedáta queréla est, et in totum facti sunt sine queréla, mox sterílitas fugit, revivíscit senéctus, fides cóncipit, parit cástitas, náscitur maior hómine, par ángelis, tuba cæli, præco Christi, arcánum Patris, Fílii núntius, sígnifer supérni regis, peccatórum vénia, Iudæórum corréctio, vocátio géntium et, ut próprie dicam, legis et grátiæ fíbula, quæ diplóidem summi sacerdótis sancto patri iungébat in córpore. Evangelísta ergo virtútes patris matrísque descríbit, ut ex generántium méritis dígnitas gérminis noscerétur, et probarétur maior hómine, qui in ortu suo excedébat legem nativitátis humánæ. Quand s'est apaisée toute la plainte du corps et que les conjoints sont devenus totalement libres de plainte, bientôt s'enfuit la stérilité, le vieillard reprend vie, la foi conçoit, la charité enfante: et il naît enfin, celui qui est plus grand qu'un homme, l'égal des anges, la trompette du ciel, le précurseur du Christ, le secret du Père, le héraut du Fils, le porte-étendard du roi d'en-haut, le pardon des pécheurs, le redressement des Juifs, l'appel des païens, et, pour le dire en propres termes, la boucle de la Loi et de la grâce. Cette boucle agrafe le double vêtement qui unit en un corps le souverain prêtre et le père saint. L'évangéliste décrit donc les vertus du père et de la mère pour faire connaître, par les mérites des ascendants, la dignité du germe, et pour prouver qu'il est plus qu'un homme, celui qui dans sa naissance dépasse les lois de la génération humaine.
R/. Roráte, cæli, désuper, et nubes pluant iustum: * Aperiátur terra et gérminet Salvatórem. V/. Emítte Agnum, Dómine, Dominatórem terræ, de petra desérti ad montem fíliæ Sion. * Aperiátur. V/. Glória Patri. * Aperiátur. R/. Cieux, répandez votre rosée, que les nuées fassent pleuvoir le Juste! * Que la terre s'entrouvre, et fasse germer le Sauveur! V/. L'Agneau, roi de l'univers, daigne nous l'envoyer, Seigneur, depuis le rocher du désert, jusqu'à la montagne de la fille de Sion! * Que la terre. V/. Gloire au Père. * Que la terre.