Vigiles (OSB) du vendredi 22 décembre 2017 -

Hebdomada III Adventus IIIème semaine de l'Avent
Feria VI Vendredi
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De libro Isaíæ prophétæ Du livre d'Isaïe
Lectio I Lecture I
Dixit Sion: " Derelíquit me Dóminus, et Dóminus oblítus est mei. " Numquid oblivísci potest múlier infántem suum, ut non misereátur fílio úteri sui? Et si illa oblíta fúerit, ego tamen non oblivíscar tui. Ecce in mánibus meis descrípsi te; muri tui coram me semper. Festínant structóres tui; destruéntes te et dissipántes a te exíbunt. Sion avait dit: « Le Seigneur m'a abandonnée; le Seigneur m'a oubliée. » Une femme oublie-t-elle son petit enfant, est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles? Même si les femmes oubliaient, moi, je ne t'oublierai pas. Vois, je t'ai gravée sur les paumes de mes mains, tes remparts sont devant moi sans cesse. Tes bâtisseurs se hâtent, ceux qui te détruisent et te ravagent vont s'en aller.
R/. Roráte, cæli, désuper, et nubes pluant iustum: * Aperiátur terra et gérminet Salvatórem. V/. Emítte Agnum, Dómine, Dominatórem terræ, de petra desérti ad montem fíliæ Sion. * Aperiátur. R/. Cieux, répandez votre rosée, que les nuées fassent pleuvoir le Juste! * Que la terre s'entrouvre, et fasse germer le Sauveur! V/. L'Agneau, roi de l'univers, daigne nous l'envoyer, Seigneur, depuis le rocher du désert, jusqu'à la montagne de la fille de Sion! * Que la terre.
Lectio II Lecture II
Hæc dicit Dóminus Deus: " Ecce levábo ad gentes manum meam, et ad pópulos exaltábo signum meum; et áfferent fílios tuos in ulnis, et fíliæ tuæ super úmeros portabúntur. Et erunt reges nutrícii tui, et regínæ nutríces tuæ; vultu in terram demísso adorábunt te et púlverem pedum tuórum lingent. Et scies quia ego Dóminus: non confundéntur qui sperant in me. " Numquid tollétur a forti præda, aut, quod captum fúerit, a robústo salvári póterit? Ainsi parle le Seigneur Dieu: « Voici que je lève la main vers les nations, que je dresse un signal pour les peuples: ils t'amèneront tes fils dans leurs bras, et tes filles seront portées sur l'épaule. Des rois seront tes pères adoptifs, et leurs princesses, tes nourrices. Face contre terre, ils se prosterneront devant toi, ils lécheront la poussière de tes pieds. Et tu sauras que je suis le Seigneur, ceux qui espèrent en moi ne seront pas déçus. » Au guerrier arrache-t-on sa prise? Le prisonnier d'un tyran sera-t-il libéré?
R/. Annuntiátum est per Gabriélem archángelum ad Maríam Vírginem de intróitu Regis. * Et ingréssus est per spléndidam regiónem, aurem Vírginis, visitáre palátium úteri, et regréssus est per áuream portam Vírginis. V/. Ave María, grátia plena, Dóminus tecum. * Et. R/. L'archange Gabriel a porté à la Vierge Marie l'annonce de la venue du roi. * Et celui-ci, par l'oreille obéissante de la Vierge, a trouvé accès vers la beauté de son temple intérieur, d'où il est ressorti par une porte d'or. V/. Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. * Et celui-ci.
Lectio III Lecture III
Quia hæc dicit Dóminus: " Equidem et captívus a forti tollétur, et quod ablátum fúerit a robústo salvábitur; cum his qui contendébant tecum, ego conténdam et fílios tuos ego salvábo. Et cibábo hostes tuos cárnibus suis, et quasi musto sánguine suo inebriabúntur; et sciet omnis caro quia ego Dóminus salvátor tuus et redémptor tuus Fortis Iacob. " Haec dicit Dóminus: " Ubinam est liber repúdii matris vestræ, quo dimísi eam? Aut quis est créditor meus, cui véndidi vos? Ecce in iniquitátibus vestris vénditi estis, et in sceléribus vestris dimíssa est mater vestra. " Mais ainsi parle le Seigneur: « Eh bien, le prisonnier du guerrier lui sera arraché, et la prise du tyran sera libérée. Je vais moi-même chercher querelle à qui te cherche querelle, tes enfants, c'est moi qui les sauverai. À tes oppresseurs je ferai manger leur propre chair, comme de vin nouveau ils s'enivreront de leur sang. Et toute chair saura que moi, le Seigneur, je suis ton sauveur, que ton rédempteur, c'est le Puissant de Jacob. » Ainsi parle le Seigneur: « Où est la lettre de divorce de votre mère par laquelle je l'ai répudiée? Ou encore: Auquel de mes créanciers vous ai-je vendus? Oui, c'est pour vos fautes que vous avez été vendus, c'est pour vos crimes que j'ai répudié votre mère. »
R/. Parátus esto, Israel, in occursum Dómini, quóniam venit, * Formans montes, et creans spíritus, et annúntians in homínibus Christum esse ventúrum. V/. Ecce Dominátor Dóminus cum virtúte véniet. * Formans. V/. Glória Patri. * Formans. R/. Prépare-toi, Israël, à la rencontre du Seigneur, car il vient, * Lui qui façonne les montagnes et crée le vent; qui révèle aux hommes l'avènement de son Messie. V/. Le Seigneur des Seigneurs s'avance avec puissance, * Lui qui. V/. Gloire au Père. * Lui qui.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Ioánnis Chrysóstomi epíscopi (Sermo 12: PLS 4, 770-771) Sermon de saint Jean Chrysostome
Lectio I Lecture I
Quóniam tempus venit ut de advéntu et incarnatióne Dómini loquámur sanctæ caritáti vestræ, ídeo tacéndum non est diébus his. Hoc agit Ecclésia voce prophética de advéntu eius futúro, inde lectiónes et psalmi proferúntur in aures audiéntium. Et quia hos versículos cantávimus, de quibus tractatúri sumus: inténti estóte ut fundaméntum fídei máneat in vobis. Agebántur a Spíritu Sancto prophétæ, præcónes Salvatóris nostri, ut cognoscerémus Dóminum præscium esse futurórum, et nihil vetústum apud ipsum nec áliquid novitátis, sed totum sempitérnum, æternitáte plenum, nec inítium habens, nec finem: cantabámus ergo: Gaude Sion. Hoc gáudium non est risus oris, vocis, atque buccárum, sed gáudium cordis: de quo gáudio clamábat Evangelísta dicens: Annúntio vobis gáudium magnum, quod erit omni pópulo: quia natus est nobis hódie Salvátor qui est Christus Dóminus. Hoc gáudium non est temporále sed ætérnum. Puisque le temps est venu où nous devons parler à votre charité de l'Avent et de l'Incarnation du Seigneur, ne nous taisons pas en ces jours. L’Église elle-même prend la parole, annonçant par la voix du prophète la venue prochaine du Sauveur. C'est dans cette perspective que les lectures et les psaumes sont proclamés aux oreilles des auditeurs. Et après avoir chanté ces versets, que nous allons expliquer maintenant, soyez attentifs, pour que le fondement de la foi demeure bien établi en vous. Les prophètes, hérauts de notre Sauveur, étaient mus par l'Esprit Saint afin que nous connaissions le Seigneur comme quelqu'un qui, de science éternelle, sait tout le futur: devant lui, rien n'est ancien, rien n'est nouveau, mais tout est éternel et plein d'éternité, car il n'a ni commencement ni fin. Nous avons donc chanté: Réjouis-toi, Sion! , et cette joie n'est pas le rire du visage, de la voix, des lèvres, mais la joie du cœur. C'est de cette joie que l'Évangéliste proclame: Je vous annonce une grande joie qui sera pour tout le peuple: c'est qu'un Sauveur vous est né aujourd'hui, et qu'il est le Christ Seigneur! Cette joie-là n'est pas temporelle, mais éternelle.
R/. Egrediétur Dóminus et prœliábitur contra gentes; * Et stabunt pedes eius supra montes Olivárum ad oriéntem. V/. Et elevábitur supra omnes colles, et fluent ad eum omnes gentes. * Et. R/. Le Seigneur sortira pour combattre les nations; * Ses pieds se poseront à l'Orient, sur le mont des Oliviers. V/. De Sion, joyau de sa splendeur, le Seigneur vient se manifester.* Ses pieds.
Lectio II Lecture II
Quale gáudium? Ut sciret mundus quod non nóverat, mirácula, signa, et prodígia virtútum: et mórtui resúrgerent, cæci vidérent, claudi ambulárent, muti loqueréntur, surdi audírent, áridi sanitátem accíperent, paralýtici curaréntur. Gáudium hoc prædicat omnis Ecclésia cum magna lætítia et exsultatióne. Mais cette joie, comment se présentera-t-elle? Le monde saura des choses qu'il n'avait pas connues: des miracles, des signes et des prodiges. Les morts ressusciteront, les aveugles verront, les boîteux marcheront, les muets parleront, les sourds entendront, les estropiés recevront la santé, les paralytiques seront guéris. Telle est la joie que nous annonce toute l'Église, avec grande liesse et exultation.
R/. Præcúrsor pro nobis ingréditur, Agnus sine mácula, secúndum órdinem Melchísedech , * Póntifex factus est in ætérnum et in sæculum sæculi. V/. Ecce dominátor Dóminus cum virtúte véniet. * Póntifex. R/. L'Agneau immaculé est entré pour nous en précurseur dans le sanctuaire, * Devenu Grand-Prêtre pour l'éternité, selon le sacerdoce de Melchisédech. V/. Le Seigneur des Seigneurs s'avance avec puissance. * Devenu.
Lectio III Lecture III
Nunc cognóscimus quia Dóminus missus est ad nos Redémptor, vita et salus, píetas et gratuíta grátia. Et quando nos vidémus e limo terræ érigi ad cæléstia prmia, gáudeat cor credéntium et lætétur; quærat Dóminum ut non mórtua sed sicut viva ánima nostra. Pro iis bonis Dómino quid retribuémus, nisi tantum depósita cervíce, subiécto collo pectus tundámus, dicéntes quod dixit publicánus: Deus propítius esto mihi peccatóri. Qui se profícere scit, non supérbiat; qui vero agnóscit se non profícere, sed a bonis defícere, tantum córrigat et non despéret. Exsultáte de tantis munéribus eius, gaudéte de tantis bonis eius: non vobis assignétis bona quæ ab eo accepístis, ne perdátis quod habétis, sed scitóte quia nihil habétis quod non accepístis. Maintenant, nous savons que le Seigneur nous a été envoyé pour être notre Rédempteur, notre vie et notre salut, notre miséricorde, notre grâce gratuite. Et quand nous nous voyons élevés de la terrestre poussière aux célestes récompenses, alors, que le cœur des croyants se réjouisse d'une grande allégresse; que notre âme, non pas comme morte, mais pleine de vie, cherche le Seigneur! Pour de tels bienfaits, que rendrons-nous au Seigneur? Nous ne pouvons que baisser la tête, courber l'échine et nous frapper la poitrine en disant ce qu'a dit le publicain: Dieu, aie pitié de moi qui suis un pécheur! Que celui qui se sait en progrès ne s'enorgueillisse pas; que celui qui avoue ne pas progresser mais plutôt s'éloigner du bien, se corrige seulement et ne désespère pas. Exultez pour les si grands dons de Dieu, réjouissez-vous de si grands bienfaits! Et ne vous attribuez pas à vous-mêmes les biens que vous avez reçus de lui, car vous perdriez ce que vous avez. Sachez-le: vous n'avez rien que vous ne l'ayez reçu.
R/. Vidébunt gentes iustum tuum, et cuncti reges ínclitum tuum; * Et vocábitur tibi nomen novum quod os Dómini nominávit. V/. Et eris coróna glóriæ in manu Dómini, et diadéma regni in manu Dei tui. * Et. V/. Glória Patri. * Et. R/. Jérusalem, les nations verront qui est ton Juste, et tous les rois verront qui fait ta gloire! * On te donnera un nom nouveau que la bouche du Seigneur a dicté. V/. Tu seras une couronne de gloire dans la main du Seigneur, un diadème royal dans la main de ton Dieu. * On te donnera. V/. Gloire au Père. * On te donnera.