Vigiles (OSB) du dimanche 31 décembre 2017 - SAINTE FAMILLE DE JESUS, MARIE ET JOSEPH

Infra octavam Nativitatis Dans l'octave de la Nativité
Dominica Dimanche
SANCTAE FAMILIAE IESU, MARIAE ET IOSEPH SAINTE FAMILLE DE JESUS, MARIE ET JOSEPH
Festum Fête
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Ephésios De la lettre de saint Paul aux Éphésiens
Lectio I Lecture I
Fratres, subiécti ínvicem in timóre Christi. Mulíeres viris suis sicut Dómino, quóniam vir caput est mulíeris, sicut et Christus caput est Ecclésiæ, ipse salvátor córporis. Sed ut Ecclésia subiécta est Christo, ita et mulíeres viris in ómnibus. Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ. Que les femmes le soient à leurs maris comme au Seigneur: en effet, le mari est chef de sa femme, comme le Christ est chef de l'Église, lui le sauveur du Corps; or l'Église se soumet au Christ; les femmes doivent donc, et de la même manière, se soumettre en tout à leurs maris.
R/. Descéndit de cælis missus ab arce Patris, introívit per aurem Vírginis in regiónem nostram, indútus stolam purpúream. * Et exívit per áuream portam, lux et decus univérsæ fábricæ mundi. V/. Tamquam sponsus Dóminus, procédens de thálamo suo. * Et. R/. Il est descendu des cieux, l'Envoyé d'en-haut, l'Envoyé du Père. Par l'oreille obéissante de la Vierge, il a trouvé accès vers nos régions terrestres, revêtu de la robe de pourpre. * Et il est sorti par la porte d'or, Lumière et Gloire de toute la création. V/. Le Seigneur, tel un époux, paraît hors de sa tente. * Et.
Lectio II Lecture II
Viri, dilígite uxóres, sicut et Christus diléxit Ecclésiam et seípsum trádidit pro ea, ut illam sanctificáret mundans lavácro aquæ in verbo, ut exhibéret ipse sibi gloriósam Ecclésiam non habéntem máculam aut rugam aut áliquid eiúsmodi, sed ut sit sancta et immaculáta. Ita et viri debent dilígere uxóres suas ut córpora sua. Qui suam uxórem díligit, seípsum díligit; nemo enim umquam carnem suam ódio hábuit, sed nutrit et fovet eam sicut et Christus Ecclésiam, quia membra sumus córporis eius. Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l'Église: il s'est livré pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d'eau qu'une parole accompagne; car il voulait se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculée. De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme, c'est s'aimer soi-même. Car nul n'a jamais haï sa propre chair; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C'est justement ce que le Christ fait pour l'Église: ne sommes-nous pas les membres de son Corps?
R/. Hic est dies in quo ad salvánda ómnia lux orta est mundo, de qua annuntiánte ángelo implétus est úterus Vírginis, natus est nobis Salvátor omni pópulo. * Quem Regem géntium prophétæ ante testáti sunt. V/. Natus est nobis hódie Salvátor, qui est Christus Dóminus, in civitáte David. * Quem. R/. Voici le jour où s'est manifestée au monde, pour le salut de tout l'univers, la Lumière qui, à l'annonce de l'ange, avait rempli le sein de la Vierge Marie; voici le jour où nous est né un Sauveur pour tout le peuple. * C'est lui le Roi des nations dont avaient témoigné les prophètes.V/. Aujourd'hui, dans la cité de David, un Sauveur nous est né: il est le Messie, le Seigneur. * C'est.
Lectio III Lecture III
Propter hoc relínquet homo patrem et matrem et adhærébit uxóri suæ, et erunt duo in carne una. Mystérium hoc magnum est; ego autem dico de Christo et Ecclésia! Verúmtamen et vos sínguli unusquísque suam uxórem sicut seípsum díligat; uxor autem tímeat virum. Voici donc que l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair: ce mystère est de grande portée; je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Église. Bref, en ce qui vous concerne, que chacun aime sa femme comme soi-même, et que la femme révère son mari.
R/. Hódie natus est Dóminus Iesus Christus in Béthlehem Iudæ in diébus Heródis regis, in civitáte David regnans, * Cuius regni non erit finis. V/. Natus est nobis hódie Salvátor, qui est Christus Dóminus, in civitáte David. * Cuius. R/. Aujourd'hui est né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, le Seigneur Jésus-Christ, roi de la cité de David. * Son règne n'aura pas de fin. V/. Aujourd'hui, dans la cité de David, un Sauveur nous est né : il est le Messie, le Seigneur. * Son.
Lectio IV Lecture IV
Filii, obœdíte paréntibus vestris in Dómino, hoc enim est iustum. Honóra patrem tuum et matrem, quod est mandátum primum cum promissióne, ut bene sit tibi et sis longvus super terram. Et, patres, nolíte ad iracúndiam provocáre fílios vestros, sed educáte illos in disciplína et correptióne Dómini. Enfants, obéissez à vos parents, dans le Seigneur: cela est juste. Honore ton père et ta mère, tel est le premier commandement auquel soit attachée une promesse: pour que tu t'en trouves bien et jouisses d'une longue vie sur la terre. Et vous, parents, n'exaspérez pas vos enfants, mais usez, en les éduquant, de corrections et de semonces qui s'inspirent du Seigneur.
R/. Hic qui ádvenit, nemo scit nomen eius, nisi ipse solus. Vocátur Verbum Dómini, habens vestem præcláram, * Et omnis chorus angelórum in albis sequúntur eum. V/. Ecce ádvenit dominátor Dóminus, et regnum in manu eius et potéstas et impérium. * Et. V/. Glória Patri. * Et. R/. Celui qui vient porte un nom qu'il est seul à connaître. Il est appelé le Verbe de Dieu. Il est enveloppé d'un manteau éclatant de lumière, * Et tous les chœurs des anges le suivent, vêtus de blanc. V/. Voici venir le Seigneur des seigneurs: la royauté, la puissance et l'empire sont en sa main. * Et. V/. Gloire au Père. * Et.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Sermónibus sancti Leónis Magni papæ (Sermo 4, 1. 2. 6: SC 22, 98. 100-102. 108-110) Sermon de saint Léon le Grand
Lectio I Lecture I
Semper quidem, dilectíssimi, divérsis modis multísque mensúris humáno géneri bónitas divína consúluit, et plúrima providéntiæ suæ múnera ómnibus retro sæculis cleménter impértiit; sed in novíssimis tempóribus omnem abundántiam sólitæ benignitátis excéssit, quando in Christo, ipsa ad peccatóres misericórdia, ipsa ad errántes véritas, ipsa ad mórtuos vita descéndit: ut Verbum illud coætérnum et coæquále genitóri in unitáte deitátis suæ natúram nostræ humilitátis assúmeret, et Deus de Deo natus, idem étiam homo de hómine nascerétur. Toujours, fils bien-aimés, de bien des manières et par bien des voies, la divine bonté a veillé au salut du genre humain, et elle a départi les bienfaits multiples de sa Providence sur tous les siècles qui nous ont précédés; mais dans les derniers temps, elle a dépassé la mesure de sa bien-veillance accoutumée, quand dans le Christ, la miséricorde elle-même est descendue jusqu'aux pécheurs, la vérité jusqu'aux égarés, la vie jusqu'aux morts. Ce Verbe, coéternel à son Père, égal à lui dans l'unité de la divinité, a daigné prendre sur lui la bassesse de notre nature, et, Dieu né de Dieu, se faire homme né d'un être humain.
R/. Hódie natus est nobis Rex regum Dóminus Salvátor omnis pópuli, * Quem Ioánnes dígito demonstrávit, dicens: Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi. V/. Annúntio vobis gáudium magnum, quod erit omni pópulo. * Quem. R/. Aujourd'hui nous est né un Sauveur pour tout le peuple, le Roi des rois, le Seigneur, * Celui que Jean a désigné du doigt en disant: Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. V/. Je vous annonce une grande joie pour tout le peuple: * Celui.
Lectio II Lecture II
Exsúltent ergo iusti in Dómino, et in laudem Dei corda credéntium, et mirabília eius confiteántur fílii hóminum: quóniam in hoc præcípue Dei ópere humílitas nostra cognóscit, quanti eam suus cónditor æstimárit. Qui cum orígini humánæ multum déderit, quod nos ad imáginem suam fecit, reparatióni nostræ longe ámplius tríbuit, cum servíli formæ ipse se Dóminus coaptávit. Quamvis enim ex una eadémque pietáte sit, quidquid creatúræ Creátor impéndit, minus tamen mirum est hóminem ad divína profícere, quam Deum ad humána descéndere. Que les justes se réjouissent donc dans le Seigneur, que les fidèles se livrent de tout cœur à la louange de Dieu, que les enfants des hommes proclament ses merveilles; c'est surtout dans cette œuvre de Dieu que nous comprenons à quel prix notre Créateur a estimé notre bassesse. Il nous avait beaucoup donné en nous créant primitivement à son image, mais il a fait bien plus en nous restaurant, lorsque, tout Seigneur qu'il était, il s'est réduit à la mesure de notre forme d'esclave. Certes tout ce que le Créateur accorde à ses créatures émane d'une seule et même bonté; mais il est moins surprenant de voir l'homme élevé aux grandeurs divines que Dieu s'abaissant jusqu'aux misères humaines.
R/. O Regem cæli, cui tália famulántur obséquia! Stábulo pónitur qui cóntinet mundum, * Iacet in præsépio et in cælis regnat. V/. Dómine, audívi audítum tuum et tímui; considerávi ópera tua et expávi; in médio duórum animálium. * Iacet. R/. Ô Roi du ciel à qui est rendu un tel hommage! Il repose dans une étable celui qui contient l'univers, * Il est couché dans une mangeoire, celui qui règne dans les cieux. V/. Seigneur, j'ai entendu parler de toi, et je suis saisi de crainte; j'ai réfléchi à tes œuvres, et je frémis: te voir entre deux animaux! * Il.
Lectio III Lecture III
Et vos ædificáti super inviolábilem petram Christum, ipsíque Dómino Salvatóri nostro per veram susceptiónem nostræ carnis insérti, permanéte stábiles in ea fide quam conféssi estis coram multis téstibus, et in qua renáti per aquam et Spíritum Sanctum, accepístis chrisma salútis et signáculum vitæ ætérnæ. Magnum præsídium est fides íntegra, fides vera, in qua nec augéri ab ullo quidquam, nec mínui potest: quia nisi una est , fides non est, dicénte Apóstolo: Unus Dóminus, una fides, unum baptísma; unus Deus et Pater ómnium qui super omnes, et per ómnia, et in ómnibus nobis. Et vous, établis sur la pierre inébranlable du Christ, greffés sur le Seigneur notre Sauveur, grâce à son incontestable union avec notre chair, demeurez fermes dans cette foi que vous avez professée devant tant de témoins, cette foi dans laquelle vous avez retrouvé la vie par l'eau et par l'Esprit Saint, dans laquelle vous avez reçu l'onction du salut et la marque de la vie éternelle. C'est un puissant secours qu'une foi intègre, une foi véritable: personne n'y peut rien ajouter, personne en rien retrancher; si elle n'est pas une, la foi n'existe pas, ainsi que le dit l'Apôtre: il n'y a qu'un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui agit en tout, qui réside en nous tous.
R/. Benedíctus qui venit in nómine Dómini, Deus Dóminus et illúxit nobis ! * Allelúia, allelúia. V/. Hæc dies quam fecit Dóminus, exsultémus et lætémur in ea. * Allelúia. R/. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, il est le Seigneur-Dieu, et il nous illumine! * Alléluia, alléluia! V/. Voici le jour que fit le Seigneur, jour d'allégresse et jour de joie. * Alléluia.
Lectio IV Lecture IV
Huic unitáti, dilectíssimi, inconcússis méntibus inhæréte, et in hac omnem sectámini sanctitátem, in hac præcéptis Dómini deservíte, quia sine fide impossíbile est placére Deo, et nihil sine illa sanctum, nihil castum est, nihil vivum: iustus enim ex fide vivit. Dhérez à cette unité, mes bien-aimés, avec un esprit ferme, et, en elle, poursuivez toute sainteté; en elle, obéissez aux commandements du Seigneur, car sans la foi, impossible de plaire à Dieu: sans elle, rien n'est saint, rien n'est chaste, rien n'est vivant: Le juste, en effet, vit de la foi.
R/. In própria venit et sui eum non recepérunt ; quotquot autem recepérunt eum, dedit eis potestátem fílios Dei fíeri. * Qui non ex sanguínibus, neque ex voluntáte carnis, neque ex voluntáte viri, sed ex Deo nati sunt. V/. Si autem fílii, et herédes, herédes quidem Dei, coherédes autem Christi. * Qui. V/. Glória Patri. * Qui. R/. Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu; mais tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. * Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté d'homme: ils sont nés de Dieu! V/. Enfants, et donc héritiers; mais héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ! * Ils. V/. Gloire au Père. * Ils.
In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
Postquam impléti sunt dies purgatiónis eórum secúndum legem Móysis, tulérunt Iesum in Hierosólymam, ut sísterent Dómino. Et réliqua. Quant arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. Et la suite.
Ex Expositióne sancti Ambrósii epíscopi in Lucam (Lib. 2, 58-60.62: SC 45, 98-99) Commentaire de saint Ambroise sur l'Évangile de Luc
Lectio I Lecture I
Non solum ab ángelis et prophétis, a pastóribus et parentibus, sed étiam a senióribus et iustis, generátio Dómini áccipit testimónium. Omnis ætas et utérque sexus eventorúmque mirácula fidem ástruunt: virgo génerat, stérilis parit, mutus lóquitur, Elísabeth prophétat, magus adórat, útero clausus exsúltat, vídua confitétur, iustus exspéctat. Et bene iustus qui non suam, sed pópuli grátiam requirébat, cúpiens ipse corpóreæ vínculis fragilitátis absólvi, sed exspéctans vidére promíssum; sciébat enim quia beáti óculi qui vidérent. Non seulement les anges et les prophètes, les bergers et les parents, mais encore les vieillards et les justes apportent leur témoignage à la naissance du Seigneur. Tout âge, l'un et l'autre sexe, les événements miraculeux en font foi: une Vierge enfante, une stérile engendre, un muet parle, Élisabeth prophétise, le mage adore, l'enfant renfermé dans le sein tressaille, une veuve rend grâces, un juste est dans l'attente. C'était bien un juste car il attendait non son profit mais celui du peuple, désirant pour son compte être délivré des liens de ce corps fragile, mais attendant de voir le Messie promis: car il savait le bonheur des yeux qui le verraient.
R/. Párvulus natus est nobis, et Fílius datus est nobis, et factus est principátus super húmerum eius ; * Et vocábitur Admirábilis, Deus, Fortis. V/. Multiplicábitur eius impérium, et pacis non erit finis. * Et. R/. Un petit enfant nous est né, un fils nous a été donné: l'insigne du pouvoir est sur son épaule; * On proclame son nom: Merveilleux, Dieu, Fort. V/. Étendu sera son empire, dans une paix sans fin. * On.
Lectio II Lecture II
Nunc, inquit, dimítte servum tuum. Vide iustum velut corpóreæ cárcere molis inclúsum velle dissólvi, ut incípiat esse cum Christo; dissólvi enim et cum Christo esse multo mélius. Sed qui vult dimítti véniat in templum, véniat in Ierúsalem, exspéctet Christum Dómini, accípiat in mánibus verbum Dei et complectátur velut quibúsdam fídei suæ bráchiis. Tunc dimittétur ut non vídeat mortem, qui víderit vitam. Maintenant, dit-il, laisse partir ton serviteur. Vous voyez ce juste, enfermé, pour ainsi dire, dans la prison de ce corps pesant, souhaiter sa délivrance pour commencer d'être avec le Christ: car être délivré et être avec le Christ est bien préférable. Mais celui qui veut être délivré doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l'Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains la Parole de Dieu et comme l'étreindre dans les bras de sa foi. Alors il sera libéré et ne verra point la mort, ayant vu la vie.
R/. Beáta Dei Génetrix María, cuius víscera intácta pérmanent ; * Hódie génuit Salvatórem sæculi. V/. Beáta, quæ crédidit: quóniam perfécta sunt ómnia, quæ dicta sunt ei a Dómino. * Hódie. R/. Bienheureuse est Marie, la Mère de Dieu: son sein demeure inviolé; * Elle enfante aujourd'hui le Sauveur des mondes! V/. Bienheureuse est celle qui a cru! Tout ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s'est accompli. * Elle.
Lectio III Lecture III
Vides úberem in omnes grátiam Dómini generatióne diffúsam, et prophetíam incrédulis negátam esse, non iustis. Ecce et Sýmeon prophétat in ruínam et resurrectiónem plurimórum venísse Dóminum Iesum Christum, ut iustórum iniquorúmque mérita discérnat et pro nostrórum qualitáte factórum iudex verus et iustus aut supplícia decérnat aut prmia. Vous voyez quelle abondance de grâces a répandue sur tous la naissance du Seigneur, et comment la prophétie est refusée aux incroyants, mais non pas aux justes. Voici qu'à son tour Siméon prophétise que notre Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et la résurrection d'un grand nombre, pour faire entre justes et injustes le discernement des mérites et, selon la valeur de nos actes, nous décerner, en juge véritable et équitable, soit les supplices, soit les récompenses.
R/. Sancta et immaculáta virgínitas, quibus te láudibus réferam, néscio: * Quia quem cæli cápere non póterant, tuo grémio contulísti. V/. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus fructus ventris tui. * Quia. R/. Ô virginité sainte et immaculée, je ne sais comment te louer: * Celui que les cieux ne sauraient contenir, tu l'as tenu enfermé dans ton sein! V/. Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. * Celui.
Lectio IV Lecture IV
Prophetávit ítaque Sýmeon, prophetáverat copuláta coniúgio, prophetáverat virgo, débuit étiam vídua, ne qua aut proféssio deésset aut sexus. Et ídeo Anna et stipéndiis viduitátis et móribus talis indúcitur, ut digna plane fuísse credátur, quæ Redemptórem venísse ómnium nuntiáret. Ainsi donc Siméon a prophétisé, une femme mariée avait prophétisé, une vierge avait prophétisé; il fallait encore une veuve pour qu'il n'y manquât aucun genre de vie, aucun sexe. C'est pourquoi Anne nous est présentée: les mérites de son veuvage et sa conduite obligent à la juger tout à fait digne d'annoncer la venue du Rédempteur de tous.
R/. Beáta víscera Maríæ Vírginis, quæ portavérunt ætérni Patris Fílium, et beáta úbera quæ lactavérunt Christum Dóminum. * Quia hódie pro salúte mundi de Vírgine nasci dignátus est. V/. Dies sanctificátus illúxit nobis: veníte, gentes, et adoráte Dóminum. * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Bienheureuse la Vierge Marie, qui a porté dans ses entrailles le Fils du Père éternel, et a nourri de son lait le Seigneur Christ! * Il a daigné, aujourd'hui, naître d'une Vierge pour le salut du monde. V/. Un jour sanctifié nous illumine: venez, nations, adorer le SeigneuV/. * Il. V/. Gloire au Père. * Il.