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Vigiles (OSB) du mercredi 3 janvier 2018 - de la férie

Hebdomada II post Nativitatem IIème semaine après la Nativité
Feria IV Mercredi
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De Cántico canticórum Du Cantique des cantiques
Lectio I Lecture I
Ego dórmio, et cor meum vígilat. Vox dilécti mei pulsántis: " Aperi mihi, soror mea, amíca mea, colúmba mea, immaculáta mea, quia caput meum plenum est rore, et cincínni mei guttis nóctium ". " Exspoliávi me túnica mea, quómodo índuar illa? Lavi pedes meos, quómodo inquinábo illos? ". Diléctus meus misit manum suam per forámen, et venter meus ílico intrémuit. Je dors, mais mon cœur veille. J'entends mon bien-aimé qui frappe. « Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, ma parfaite! Car ma tête est couverte de rosée, mes boucles, des gouttes de la nuit » « J'ai ôté ma tunique, comment la remettrais-je? J'ai lavé mes pieds, comment les salirais-je? » Mon bien-aimé a passé la main par la fente, et pour lui mes entrailles ont frémi.
R/. Nésciens Mater virgo virum, péperit sine dólore Salvatórem sæculórum, ipsum Regem angelórum, * Sola virgo lactábat úbere de cælo pleno. V/. Beáta víscera Maríæ Vírginis, quæ portavérunt ætérni Patris Fílium. * Sola. R/. La Vierge Mère, sans connaître d'homme, a enfanté sans douleur; * Elle a nourri de son sein, empli de par le ciel, le Sauveur des siècles, le Roi des anges en personne. V/. Heureuse la Vierge Marie, qui a porté dans ses entrailles le Fils du Père éternel. * Elle.
Lectio II Lecture II
Adiúro vos, fíliæ Ierúsalem: si invenéritis diléctum meum, quid nuntiétis ei? " Quia amóre lángueo ". Quid est dilécto tuo præ céteris, o pulchérrima mulíerum? Quid est dilécto tuo præ céteris, quia sic adiurásti nos? Diléctus meus cándidus et rubicúndus dignóscitur ex mílibus. Caput eius aurum óptimum, cincínni eius sicut racémi palmárum, nigri quasi corvus. Oculi eius sicut colúmbæ super rívulos aquárum quæ lacte sunt lotæ et résident iuxta fluénta pleníssima. Genæ illíus sicut aréolæ arómatum, turrículæ unguentórum; lábia eius lília distillántia myrrham primam. Je vous en conjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui déclarerez-vous? Que je suis malade d'amour. Qu'a donc ton bien-aimé de plus que les autres, ô la plus belle des femmes? Qu'a donc ton bien-aimé de plus que les autres, pour que tu nous conjures de la sorte? Mon bien-aimé est frais et vermeil. Il se reconnaît entre dix mille. Sa tête est d'or, et d'un or pur; ses boucles sont des palmes, noires comme le corbeau. Ses yeux sont des colombes, au bord des cours d'eau se baignant dans le lait, posées au bord d'une vasque. Ses joues sont comme des parterres d'aromates, des massifs parfumés. Ses lèvres sont des lis; elles distillent la myrrhe vierge.
R/. Párvulus natus est nobis, et Fílius datus est nobis, et factus est principátus super húmerum eius ; * Et vocábitur Admirábilis, Deus, Fortis. V/. Multiplicábitur eius impérium, et pacis non erit finis. * Et. R/. Un petit enfant nous est né, un fils nous a été donné: l'insigne du pouvoir est sur son épaule; * On proclame son nom: Merveilleux, Dieu, Fort. V/. Étendu sera son empire, dans une paix sans fin. * On.
Lectio III Lecture III
Manus illíus tornátiles áureæ, plenæ hyacínthis; venter eius opus ebúrneum distínctum sapphíris. Crura illíus colúmnæ marmóreæ quæ fundátæ sunt super bases áureas; spécies eius ut Líbani, eléctus ut cedri. Guttur illíus suavissímum, et totus desiderábilis. Talis est diléctus meus, et ipse est amícus meus, fíliæ Ierúsalem. Ses mains sont des globes d'or, garnis de pierres de Tarsis. Son ventre est une masse d'ivoire, couverte de saphirs. Ses jambes sont des colonnes d'albâtre, posées sur des bases d'or pur. Son aspect est celui du Liban, sans rival comme les cèdres. Ses discours sont la suavité même, et tout en lui n'est que charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon époux, filles de Jérusalem.
R/. Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi, ecce de quo dicébam vobis: * Qui post me venit, ante me factus est, cuius non sum dignus corrígiam calceaménti sólvere. V/. Hoc est testimónium quod perhíbuit Ioánnes. * Qui. V/. Glória Patri. * Qui. R/. Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde; c'est de lui que j'ai dit: * Celui qui vient après moi, avant moi il était; et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. V/. Tel fut le témoignage de Jean, le Baptiste. * Celui. V/. Gloire au Père. * Celui.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Petri Chrysólogi epíscopi (Sermo 151, 1-4: CCL 24A, 941-945) Sermon de saint Pierre Chrysologue
Lectio I Lecture I
Surge, áccipe púerum et Matrem eius et fuge in Ægýptum. Cui nascénti virgínitas non resístit, non óbviat rátio, non contradícit natúra, quæ potéstas, quæ vis, quod discrímen prævalet, ut compellátur ad fugam? Reveréntius díceret: " Vade in Ægýptum ", ut esset proféctio, non fuga, volúntas, non necéssitas, iudícium, non metus, humánum saltem, si non divínum; at nunc mandátur fuga, mandátur clitus, mandátur per ángelum, ut videátur cælum timor ante tenuísse quam terram. In Ægýptum fuge a tuis ad extráneos, ad sacrílegos a sanctis, a templo tuo ad dæmonum fana, ad idolórum pátriam a regióne sanctórum. Lève-toi, prends l'enfant et sa Mère et fuis en Égypte. Quelle force, quelle contrainte, quel motif peuvent être assez puissants pour forcer à la fuite celui à la naissance de qui ni la virginité ni la raison humaine n'ont pu opposer résistance ou contradiction? On aurait pu dire avec plus de formes: « Va en Égypte ». C'eût été alors un départ non une fuite, une expression de la volonté non une nécessité, un choix non l'effet d'une crainte, un acte humain sinon divin. Tandis qu'ici, c'est bien d'une fuite qu'il s'agit et elle est ordonnée, elle l'est de la part du ciel et par un ange. Ainsi apparaît bien que la crainte s'est emparée du ciel avant de fondre sur la terre. Fuis en Égypte, loin des tiens vers des étrangers, loin des saints vers des idolâtres, loin de ton temple vers les sanctuaires des démons, loin du pays des justes vers celui des idoles.
R/. Verbum caro factum est, et habitávit in nobis. * Et vídimus glóriam eius, glóriam quasi Unigéniti a Patre, plenum grátiæ et veritátis. V/. In princípio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum. * Et. R/. Le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous. * Et nous avons vu sa gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. V/. Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. * Et.
Lectio II Lecture II
O quam durum! Peregrinátio dura et inter cives fratrésque! Sapit quid sit sua domus, qui sentit aliénam, et ubi est illud: Dómine refúgium factus est nobis, et: Deus noster refúgium et virtus? Si refúgium fugit, si timet virtus, si præsídium migrat, quæ vita, quæ spes, quæ secúritas, quod munímen? Elíæ contra insídias líberi regis, vídua una súfficit; Christo contra Heródis captívi minas Iuda tota non súfficit. Elías missos ad se cælésti igne consúmit, Christus sola fuga fit salvus. Fratres, quod fugit Christus, fuit mystérii, non timóris; creatúræ fuit liberátio, non perículum Creatóris; divínæ virtútis fuit, non fuit fragilitátis humánæ; non fugit propter auctóris mortem, sed fugit propter sæculi vitam. Nam qui mori vénerat, quare fúgeret mortem? Christum totam causam nostræ salútis occíderet, si se párvulum permisísset occídi. Combien pénible est déjà tout voyage, même parmi des concitoyens et des frères! Celui qui éprouve ce qu'est une demeure étrangère savoure alors la valeur de la sienne! Où est-il écrit: Seigneur, tu es devenu notre refuge, et: Seigneur, notre refuge et notre force? Or si le refuge se dérobe, si la force chancelle, si la protection change sa résidence, quelle vie, quel espoir, quelle sécurité, quelle sauvegarde reste-t-il? Une seule veuve suffit à protéger Élie contre les embuscades d'un roi indépendant, et la Judée tout entière n'est pas de taille à mettre en sûreté le Christ contre les menaces d'Hérode soumis aux Romains. Élie consuma par le feu céleste les gardes envoyés contre lui, et le Christ ne doit son salut qu'à la fuite. Mes frères, cette fuite du Christ est l'effet d'un mystère et non de la crainte; elle exprime la libération de la créature, non le péril du créateur; elle est le fruit de la force divine, et non celui de la fragilité humaine. Car le Christ ne fuit pas pour éviter la mort du créateur, mais pour donner la vie au monde. Pourquoi celui qui venait pour mourir aurait-il fui la mort? D'ailleurs, si le Christ avait permis qu'on le tuât dans son enfance, il aurait du même coup tué toutes nos chances de salut.
R/. Beáta et venerábilis Virgo, quæ sine tactu pudóris invénta est Mater Salvatóris. * Iacébat in præsépio et fulgébat in cælo. V/. Dómine, audívi audítum tuum et tímui, considerávi ópera tua et expávi; in médio duórum animálium. * Iacébat. R/. Tu es bienheureuse et vénérable, ô sainte Vierge Marie, car sans offense à ta pudeur, tu es devenue la Mère du Sauveur. * Il reposait dans une mangeoire, celui qui resplendissait aux cieux. V/. Seigneur, j'ai entendu parler de toi, et je suis saisi de crainte; j'ai réfléchi à tes œuvres, et je frémis: te voir entre deux animaux! * Il.
Lectio III Lecture III
Christus vénerat ut quos præcéptis docúerat, firmáret exémplis, et ipse fáceret quæ faciénda mandáverat; et visu probáret possibília quæ impossibília videbántur audítu. Vénerat ut mundo notítiam suæ deitátis infúnderet, et humáni géneris ignorántiam auférret. Vénerat introdúcere ad fidem gentes. Vénerat elígere apóstolos doctóres orbis, eósque cæléstibus implére doctrínis, muníre virtútibus, armáre signis ut signis edomárent feros, sanárent virtútibus infírmos, doctrínis dóciles edocérent; et ad summum, vénerat mortem pérdere moriéndo, penetrándo inférna dissólvere, resurgéndo sepúlcra reseráre, ascendéndo ad cælos cæléstibus donáre terrénos. Omnia hæc útique periíssent nobis, si Christus, cum esset in cunábulis, non fugísset. Le Christ était venu pour fortifier par ses exemples ceux qu'il avait enseignés par ses préceptes et pour exécuter lui-même ce qu'il avait commandé d'accomplir. Il voulait aussi, par la vision, prouver comme possible ce qui, à l'audition, avait semblé impossible. Il était venu faire connaître au monde sa divinité et dissiper l'ignorance du genre humain. Il était venu initier les païens à la foi. Il était venu choisir les apôtres pour enseigner le monde, les remplir d'une doctrine céleste, les fortifier dans les vertus, les armer du don des miracles, afin qu'ils puissent dompter par ces miracles les animaux sauvages, guérir par leurs pouvoirs les malades, enseigner par leurs leçons les esprits dociles. Et surtout, il était venu pour perdre la mort en mourant lui-même, pour détruire les enfers en y pénétrant, ouvrir les sépulcres en ressuscitant, faire part des biens célestes aux habitants de là-haut en montant lui-même au ciel. Or toutes ces œuvres auraient été perdues pour nous si le Christ n'avait pas pris la fuite lorsqu'il était encore au berceau.
R/. Beáta progénies unde Christus natus est! * O quam gloriósa est Virgo, quæ cæli Regem génuit! V/. Felix namque es, sacra Virgo María, et omni laude digníssima. * O quam. V/. Glória Patri. * O quam. R/. Bienheureux lignage d'où est né le Messie! * Qu'elle est glorieuse la Vierge qui a enfanté le Roi du ciel! V/. Heureuse es-tu, sainte Vierge Marie, et très digne de toute louange! * Qu'elle est. V/. Gloire au Père. * Qu'elle est.