Vigiles (OSB) du jeudi 4 janvier 2018 -

Hebdomada II post Nativitatem IIème semaine après la Nativité
Feria V Jeudi
éditer éditer
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De Cántico canticórum Du Cantique des cantiques
Lectio I Lecture I
Quo ábiit diléctus tuus, o pulchérrima mulíerum? Quo declinávit diléctus tuus, et quærémus eum tecum? Diléctus meus descéndit in hortum suum ad areólam arómatum, ut pascátur in hortis et lília cólligat. Ego dilécto meo, et diléctus meus mihi, qui páscitur inter lília. Pulchra es, amíca mea, sicut Thersa, decóra sicut Ierúsalem, terríbilis ut castrórum ácies ordináta. Avérte óculos tuos a me, quia ipsi me contúrbant. Capílli tui sicut grex caprárum quæ descendérunt de Gálaad. Dentes tui sicut grex óvium quæ ascendérunt de lavácro: omnes geméllis fétibus, et stérilis non est in eis. Sicut fragmen mali púnici, sic genæ tuæ per velámen tuum. Où est parti ton bien-aimé, ô la plus belle des femmes? Où s'est tourné ton bien-aimé, que nous le cherchions avec toi? Mon bien-aimé est descendu à son jardin, aux parterres embaumés, pour paître son troupeau dans les jardins, et pour cueillir des lis. Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi! Il paît son troupeau parmi les lis. Tu es belle, mon amie, comme Tirça, charmante comme Jérusalem, redoutable comme des bataillons. Détourne de moi tes regards, car ils m'assaillent! Tes cheveux sont un troupeau de chèvres, ondulant sur les pentes du Galaad. Tes dents sont un troupeau de brebis, qui remontent du bain. Chacune a sa jumelle et nulle n'en est privée. Tes joues sont des moitiés de grenade derrière ton voile.
R/. Beáta es, Virgo María, quæ ómnium portásti Creatórem sæculórum. * Genuísti qui te fecit, et in ætérnum pérmanes virgo. V/. Ave, María, grátia plena, Dóminus tecum. * Genuísti. R/. Bienheureuse es-tu, Vierge Marie, tu as porté le Créateur de l'univers, * Tu as enfanté celui qui t'a créée, et tu demeures vierge à jamais. V/. Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. * Tu.
Lectio II Lecture II
Convértere, convértere, Sulamítis; convértere, convértere, ut intueámur te. Quid aspicítis in Sulamítem, cum saltat inter binos choros? Quam pulchri sunt pedes tui in calceaméntis, fília príncipis! Flexúræ femórum tuórum sicut monília quæ fabricáta sunt manu artíficis. Grémium tuum crater tornátilis: numquam indígeat vino mixto; venter tuus sicut acérvus trítici vallátus líliis. Reviens, reviens, Sulamite; reviens, reviens, que nous te regardions! Pourquoi regardez-vous la Sulamite, dansant comme en un double chœur? Que tes pieds sont beaux dans tes sandales, fille de prince! La courbe de tes flancs est comme un collier, œuvre des mains d'un artiste. Ton nombril forme une coupe, que les vins n'y manquent pas! Ton ventre, un monceau de froment, de lis environné.
R/. Beáta Dei Génetrix María, cuius víscera intácta pérmanent ; * Hódie génuit Salvatórem sæculi. V/. Beáta, quæ crédidit: quóniam perfécta sunt ómnia, quæ dicta sunt ei a Dómino. * Hódie. R/. Bienheureuse est Marie, la Mère de Dieu: son sein demeure inviolé; * Elle enfante aujourd'hui le Sauveur des mondes! V/. Bienheureuse est celle qui a cru! Tout ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s'est accompli. * Elle.
Lectio III Lecture III
Duo úbera tua sicut duo hínnuli gemélli cápreæ, collum tuum sicut turris ebúrnea. Oculi tui sicut piscínæ in Hésebon, quæ sunt ad portam Bathrábbim; nasus tuus sicut turris Líbani quæ réspicit contra Damáscum. Caput tuum ut Carmélus, et comæ cápitis tui sicut púrpura; rex vincítur cincínnis. Quam pulchra es et quam decóra, caríssima, in delíciis! Statúra tua assimiláta est palmæ et úbera tua botris. Tes deux seins ressemblent à deux faons, jumeaux d'une gazelle. Ton cou, une tour d'ivoire. Tes yeux, les piscines de Heshbôn, près de la porte de Bat-Rabbim. Ton nez, la tour du Liban, sentinelle tournée vers Damas. Ton chef se dresse, semblable au Carmel, et ses nattes sont comme la pourpre; un roi est pris à tes boucles. Que tu es belle, que tu es charmante, ô amour, ô délices! Dans ton élan tu ressembles au palmier, tes seins en sont les grappes.
R/. Sancta et immaculáta virgínitas, quibus te láudibus réferam, néscio: * Quia quem cæli cápere non póterant, tuo grémio contulísti. V/. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus fructus ventris tui. * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Ô virginité sainte et immaculée, je ne sais comment te louer: * Celui que les cieux ne sauraient contenir, tu l'as tenu enfermé dans ton sein! V/. Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. * Celui. V/. Gloire au Père. * Celui.
éditer éditer
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus Iuliáni Vizeliacénsis mónachi (Sermo 1: SC 192, 52-54) Sermon de Julien de Vézelay
Lectio I Lecture I
Tenébant médium cuncta siléntium: prophétæ dumtáxat qui clamáverant, et apóstoli qui clamatúri erant. Siléntium autem hoc médium et médians erat inter clamóres ambórum, eórum vidélicet qui clamáverant et eórum qui in próximo clamatúri erant: Dum ígitur médium siléntium tenérent ómnia, omnípotens sermo - id est Verbum Patris - a regálibus sédibus venit. Et pulchre in siléntio médio mediátor Dei et hóminum, homo ad hómines, mortális mortáles, morte mórtuos salvatúrus advénit. Qui étiam mediatiónis suæ non ímmemor operátus est salútem in médio terræ: in médio cæli et terræ, tamquam cælum terrámque concílians, exaltátus a terra in cruce mórtuus est. Vide, si óculos quibus id vídeas habes, dispensatiónem mediatóris huius: in médio óritur, in médio móritur, in médio operátur salútem. Tout était plongé dans le silence médian: et les prophètes qui avaient lancé leur appel, et les apôtres qui allaient le faire. Ce silence était suspension et séparation entre les appels de ceux qui avaient crié jusque-là et de ceux qui allaient bientôt crier. Tout était plongé dans le silence médian: c'est donc alors que la Parole toute puissante du Père, c'est-à-dire son Verbe, est descendue de son trône royal. Quel merveilleux avènement, dans ce silence médian, pour un médiateur entre Dieu et les hommes, pour cet homme qui vient parmi les hommes, qui s'est rendu mortel pour sauver les mortels et qui, par sa mort, sauvera les morts! Conscient de son office de médiateur, il a opéré le salut au milieu de la terre, il est mort sur la croix, élevé de terre, entre ciel et terre, symbole de réconciliation entre ciel et terre. Vois, si tu as des yeux pour voir, comment s'y est pris ce médiateur: un entre-deux voit sa naissance, un entre-deux voit sa mort, un entre-deux l'opération du salut.
R/. Párvulus natus est nobis, et Fílius datus est nobis, et factus est principátus super húmerum eius ; * Et vocábitur Admirábilis, Deus, Fortis. V/. Multiplicábitur eius impérium, et pacis non erit finis. * Et. R/. Un petit enfant nous est né, un fils nous a été donné: l'insigne du pouvoir est sur son épaule; * On proclame son nom: Merveilleux, Dieu, Fort. V/. Étendu sera son empire, dans une paix sans fin. * On.
Lectio II Lecture II
In huius étiam rei sacraméntum dum nox in suo cursu médium iter perágeret, a regálibus sédibus venit. Cuius sacraménti David quoque cónscius præsciúsque fúerat, cum dicébat gloriánter ad Fílium: Ex útero ante lucíferum génui te; ex útero non meo sed Vírginis, vel pótius ídeo meo quia Vírginis. Ante luciferum, inquit, quia nocte, cum silérent ómnia, ante ortum lucíferi tráditur Dóminus natus ex Vírgine. Ea quoque hora pastóres vigílias supra gregem custodiéntes Dei cláritas circumfúlsit. Surcroît de mystère: le médiateur est descendu de son trône )royal alors que la nuit était au milieu de sa course. David avait eu conscience et prescience de ce mystère, lui qui se faisait une gloire de dire au Fils: Du sein je t'ai fait naître avant l'aurore. Non pas mon sein, mais celui de la Vierge; ou plutôt de mon sein, puisque de celui de la Vierge. Et avant l'aurore, parce que ce fut au creux de la nuit, selon la tradition, dans le silence universel, avant le lever de l'aurore, que le Seigneur est né de la Vierge. C'est à cette heure que la clarté de Dieu a répandu ses feux autour des bergers qui passaient les veilles de la nuit à garder leurs troupeaux.
R/. In própria venit et sui eum non recepérunt ; quotquot autem recepérunt eum, dedit eis potestátem fílios Dei fíeri. * Qui non ex sanguínibus, neque ex voluntáte carnis, neque ex voluntáte viri, sed ex Deo nati sunt. V/. Si autem fílii, et herédes, herédes quidem Dei, coherédes autem Christi. * Qui. R/. Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu; mais tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. * Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté d'homme: ils sont nés de Dieu! V/. Enfants, et donc héritiers; mais héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ! * Ils.
Lectio III Lecture III
Dum nox, inquit, in suo cursu médium iter perágeret. Quæ est ista nox? Forte hoc tempus quo a mundi orígine usque in últimum sæculi finem in hac tenebrósa Ægýpto vivunt fílii Adam, graves ignorántiæ suæ ténebras sustinéntes et se altérutrum mínime vidéntes. Alors que la nuit était au milieu de sa course. Mais quelle est cette nuit? Peut-être désigne-t-elle cette période où, depuis l'origine du monde jusqu'à la fin des temps, vivent, dans cette ténébreuse Égypte, les fils d'Adam, soumis aux épaisses ténèbres de leur ignorance et totalement incapables de se voir les uns les autres.
R/. Nésciens Mater virgo virum, péperit sine dólore Salvatórem sæculórum, ipsum Regem angelórum, * Sola virgo lactábat úbere de cælo pleno. V/. Beáta víscera Maríæ Vírginis, quæ portavérunt ætérni Patris Fílium. * Sola. V/. Glória Patri. * Sola. R/. La Vierge Mère, sans connaître d'homme, a enfanté sans douleur; * Elle a nourri de son sein, empli de par le ciel, le Sauveur des siècles, le Roi des anges en personne. V/. Heureuse la Vierge Marie, qui a porté dans ses entrailles le Fils du Père éternel. * Elle. V/. Gloire au Père. * Elle.