Vigiles (OSB) du dimanche 7 janvier 2018 - EPIPHANIE DU SEIGNEUR

Hebdomada III post Nativitatem IIIème semaine après la Nativité
Dominica Dimanche
IN EPIPHANIA DOMINI EPIPHANIE DU SEIGNEUR
Sollemnitas Solennité
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De libro Isaíæ prophétæ Du livre d'Isaïe
Lectio I Lecture I
Aperiéntur portæ tuae iúgiter, die ac nocte non claudéntur, ut afferátur ad te fortitúdo géntium, et reges eárum adducántur. Gens enim et regnum quod non servíerint tibi, períbunt, et gentes vastitáte vastabúntur. Glória Líbani ad te véniet, cupréssus, ulmus et ábies simul, ad ornándum locum sanctuárii mei; et locum pedum meórum glorificábo. Tes portes seront toujours ouvertes, ni le jour ni la nuit on ne les fermera, pour qu'on apporte chez toi les richesses des nations et qu'on introduise leurs rois. Car la nation et le royaume qui ne te servent pas périront, et les nations seront exterminées. La gloire du Liban viendra chez toi, le cyprès, le platane et le buis tous ensemble, pour glorifier le lieu de ton sanctuaire, pour que j'honore le lieu où je me tiens.
R/. Hódie, in Iordáne baptizáto Dómino, apérti sunt cæli, et sicut colúmba super eum Spíritus mansit, et vox Patris intónuit: * Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi complácui. V/. Cæli apérti sunt super eum, et vox Patris audíta est. * Hic. R/. Aujourd'hui, le Seigneur est baptisé dans le Jourdain, les cieux s'entrouvrent; l'Esprit, tel une colombe, descend et demeure sur lui. La voix du Père retentit: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j'ai mis tout mon amour. V/. Les cieux s'entrouvrent au-dessus de lui, et la voix du Père se fait entendre: * Celui-ci.
Lectio II Lecture II
Et vénient ad te curvi fílii eórum qui humiliavérunt te, et adorábunt vestígia pedum tuórum omnes qui detrahébant tibi, et vocábunt te Civitátem Dómini, Sion Sancti Israel. Pro eo quod fuísti derelícta et ódio hábita, et non erat qui per te transíret, ponam te in supérbiam sæculórum, gáudium in generatiónem et generatiónem; et suges lac géntium et mamílla regum lactáberis et scies quia ego Dóminus salvátor tuus, et redémptor tuus Fortis Iacob. Ils s'approcheront de toi, humblement, les fils de tes oppresseurs, ils se prosterneront à tes pieds, tous ceux qui te méprisaient, et ils t'appelleront: «Ville-du-Seigneur », « Sion-du-Saint-d'Israël ». Au lieu que tu sois délaissée et haïe, sans personne qui passe, je ferai de toi un objet d'éternelle fierté, une source de joie, d'âge en âge. Tu suceras le lait des nations, tu suceras les richesses des rois. Et tu sauras que c'est moi, le Seigneur, qui te sauve, que ton rédempteur, c'est le Puissant de Jacob.
R/. In colúmbæ spécie Spíritus Sanctus visus est, patérna vox audíta est: * Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi bene complácui. V/. Cæli apérti sunt super eum, et vox Patris intónuit: * Hic. R/. L'Esprit Saint se manifeste sous l'apparence d'une colombe, la voix du Père se fait entendre: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j'ai mis tout mon amour. V/. Les cieux s'entrouvrent au-dessus de lui, la voix du Père retentit : * Celui-ci.
Lectio III Lecture III
Pro ære áfferam aurum et pro ferro áfferam argéntum et pro lignis æs et pro lapídibus ferrum; et ponam custódes tuos pacem et præpósitos tuos iustítiam. Non audiétur ultra violéntia in terra tua, vástitas et contrítio in términis tuis; et vocábis Salútem muros tuos et portas tuas Laudem. Non erit tibi ámplius sol ad lucéndum per diem, nec splendor lunæ illuminábit te, sed erit tibi Dóminus in lucem sempitérnam, et Deus tuus in glóriam tuam. Au lieu de bronze, je ferai venir de l'or, au lieu de fer, je ferai venir de l'argent, au lieu de bois, du bronze, au lieu de pierre, du fer; comme magistrature j'instituerai la Paix et comme gouvernants, la Justice. On n'entendra plus parler de violence dans ton pays, de ravages ni de ruines dans tes frontières. Tu appelleras tes remparts « Salut » et tes portes « Louange». Tu n'auras plus le soleil comme lumière, le jour, la clarté de la lune ne t'illuminera plus: Le Seigneur sera pour toi une lumière éternelle, et ton Dieu sera ta splendeur.
R/. Reges Tharsis et ínsulæ múnera ófferent, * Reges Arabum et Saba dona Dómino Deo addúcent. V/. Omnes de Saba vénient, aurum et tus deferéntes. * Reges. R/. Les rois de Tharsis et des îles apporteront des présents, * Les rois d'Arabie et de Saba feront leur offrande au Seigneur Dieu. V/. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens. * Les rois.
Lectio IV Lecture IV
Non óccidet ultra sol tuus, et luna tua non minuétur, quia erit tibi Dóminus in lucem sempitérnam, et complebúntur dies luctus tui. Pópulus autem tuus omnes iusti; in perpétuum hereditábunt terram, germen plantatiónis meæ, opus manus meæ ad glorificándum. Mínimus erit in mille, et párvulus in gentem fortem. Ego Dóminus in témpore eius súbito fáciam istud. Ton soleil ne se couchera plus, et ta lune ne disparaîtra plus, car le Seigneur sera pour toi une lumière éternelle, et les jours de ton deuil seront accomplis. Ton peuple, rien que des justes, possédera le pays à jamais, rejeton de mes plantations, œuvre de mes mains, pour me glorifier. Le plus petit deviendra un millier, le plus chétif une nation puissante. Moi, le Seigneur, en temps voulu j'agirai vite.
R/. Dies sanctificátus illúxit nobis: veníte, gentes, et adoráte Dóminum, * Quia hódie appáruit lux magna in terris. V/. Veníte, adorémus eum; quia ipse est Dóminus Deus noster. * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Un jour sanctifié nous illumine: venez, nations, adorer le Seigneur; * Aujourd'hui, sur la terre, a resplendi une grande lumière. V/. Venez, adorons-le; c'est lui le Seigneur notre Dieu. * Aujourd'hui. V/. Gloire au Père. * Aujourd'hui.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Bernárdi abbátis (Sermo 1 in Epiphania, 5-6: EC 4, 296-297) Sermon de saint Bernard
Lectio I Lecture I
Hodie magi ab Oriénte venérunt, ortum solem iustítiæ requiréntes, eum de quo légitur: Ecce vir, Oriens nomen illi. Hódie adoravérunt novum Vírginis partum, sequéntes novi síderis ductum. Nonne et hic nobis est magna consolátio? Quid fácitis, o magi, quid fácitis? Lacténtem púerum adorátis, in tugúrio vili, in vílibus pannis? Ergóne Deus est iste? Deus certe in templo sancto suo, Dóminus in cælo sedes eius, et vos eum quritis in vili stábulo, in matris grémio? Quid fácitis, quod et aurum offértis? Ergo rex est ipse? Et ubi aula régia, ubi thronus, ubi cúriæ regális frequéntia? Numquid aula est stábulum, thronus præsépium, cúriæ frequéntia Ioseph et María? En ce jour, les mages sont arrivés d'Orient à la recherche du soleil de justice à son lever, cherchant celui dont on lit: Voici un homme, il s'appelle Orient. Aujourd'hui ils ont adoré le nouveau-né de la Vierge, sous la conduite d'un astre nouveau. Ne trouvons-nous pas ici encore une abondante consolation? Que faites-vous, mages, que faites-vous? Vous vous prosternez devant un nourrisson, dans une vulgaire cabane, au milieu de pauvres langes? Est-il donc Dieu cet enfant? Mais Dieu habite en son temple saint; le Seigneur a son trône au ciel, et vous, vous le cherchez dans une étable quel-conque, sur les genoux d'une mère? Que faites-vous de lui offrir même de l'or? Est-il donc roi lui-même? Où est donc le palais royal? Où se trouve son trône? Où est la foule empres-sée des courtisans? Le palais, est-ce donc l'étable? Le trône, est-ce donc la crèche? La cour bruyante, Joseph et Marie?
R/. Illumináre, illumináre Ierúsalem, venit lux tua, * Et glória Dómini super te orta est. V/. Et ambulábunt gentes in lúmine tuo, et reges in splendóre ortus tui. * Et. R/. Resplendis, Jérusalem, resplendis: voici venir ta lumière! * Sur toi se lève la gloire du Seigneur! V/. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois vers la clarté de ton aurore. * Sur toi.
Lectio II Lecture II
Quómodo ita insipiéntes facti sunt viri sapiéntes, ut adórent párvulum despicábilem tam sua ætáte quam paupertáte suórum? Insipiéntes facti sunt, ut fíerent sapiéntes, et prædócuit eos Spíritus quod póstea prædicávit Apóstolus: Qui vult esse sápiens, fiat stultus, ut sápiens sit. Nonne timéndum erat, fratres, ne scandalizaréntur viri isti, et illúsos se créderent, cum tanta indígna vidérent? Comment ont-ils pu devenir fous, ces hommes sensés, au point d'adorer un enfant, méprisable tant par son âge que par la pauvreté de sa famille? Ils sont devenus fous pour devenir sages, et l'Esprit Saint leur a enseigné d'avance ce que l'Apôtre a prêché plus tard: Celui qui veut être sage, qu'il devienne fou, afin d'être sage. Ne devait-on pas craindre, frères, que ces hommes ne soient scandalisés et ne se croient abusés en voyant un spectacle si indigne?
R/. Omnes de Saba vénient, aurum et tus deferéntes, et laudem Dómino annuntiántes, * Allelúia, allelúia, allelúia. V/. Reges Tharsis et ínsulæ múnera ófferent, reges Arabum et Saba dona addúcent. * Allelúia. R/. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens, et proclamant les louanges du Seigneur: * Alléluia, alléluia, alléluia! V/. Les rois de Tharsis et des îles apporteront des présents, les rois d'Arabie et de Saba feront leur offrande. * Alléluia.
Lectio III Lecture III
A régia civitáte, ubi regem quæréndum coniectabántur, ad Béthlehem villam párvulam dirigúntur: ingrediúntur stábulum, invéniunt involútum pannis infántulum. Non illis sordet stábulum, non pannis offendúntur, non scandalizántur lacténtis infántia: prócidunt, venerántur ut regem, adórant ut Deum. Sed profécto qui illos addúxit, ipse et instrúxit, et qui per stellam foris admónuit, ipse in occúlto cordis edócuit. Hæc ígitur Dómini declarátio clarificávit hanc diem, et magórum devóta venerátio fecit et venerábilem. De la cité royale, où ils pensaient devoir chercher un roi, on les adresse à la petite ville de Bethléem; ils entrent dans l'étable, ils trouvent un nouveau-né enveloppé de langes. Cette étable ne les dégoûte pas, ces langes ne les choquent pas, le silence de cet enfant qu'on allaite ne les scandalise pas. Ils se prosternent, ils vénèrent en lui un roi, ils adorent un Dieu. Celui qui les conduit les a aussi instruits et, en éclairant leurs yeux des clartés de l'étoile, il a fait briller dans leur cœur la lumière de sa vérité. Cette manifestation du Seigneur a rendu ce jour glorieux; la piété et le respect des mages en a fait un jour vénérable.
R/. Magi véniunt ab Oriénte Hierosólymam, quæ réntes et dicéntes: Ubi est qui natus est, cuius stellam vídimus? * Et vénimus adoráre Dóminum. V/. Vídimus stellam eius in Oriénte. * Et. R/. Des mages venus d'Orient arrivent à Jérusalem et demandent: Où est celui qui vient de naître? Nous avons vu son étoile, * Et nous sommes venus adorer le Seigneur. V/. Nous avons vu son étoile à l'Orient. * Et.
Lectio IV Lecture IV
Nec sola hæc apparítio, sed áltera quædam, sicut a pátribus nostris accépimus, hódie celebrátur, quæ, etsi longo post témpore, facta créditur hoc ipso die. Cum enim iam trigínta annos exegísset in carne, qui secúndum divinitátem idem ipse est et anni eius non defícient, inter populáres turbas ad baptísmum Ioánnis advénit: venit tamquam unus e pópulo qui solus erat sine peccáto. Avec cette apparition, nous en célébrons encore une autre, comme nous l'avons appris de nos pères; et encore qu'elle ait eu lieu longtemps après, on la croit pourtant arrivée aujourd'hui. En effet, parvenu à l'âge de trente ans, Jésus, qui ne change pas dans sa divinité et dont les années sont inépuisables, vint au milieu de la foule au baptême de Jean; il y vint comme un homme ordinaire, lui qui seul était sans péché.
R/. Interrogábat magos Heródes: Quod signum vidístis super natum regem? Stellam magnam fulgéntem, cuius splendor illúminat mundum. * Et nos cognóvimus, et vénimus adoráre Dóminum. V/. Magi véniunt ab Oriénte, inquiréntes fáciem Dómini et dicéntes. * Et. V/. Glória Patri. * Et. R/. Hérode interrogeait les mages: Quel signe avezvous observé au sujet du roi qui vient de naître? Un astre resplendissant dont l'éclat illumine le monde. * Nous l'avons reconnu, et nous sommes venus adorer le Seigneur. V/. Des mages arrivent d'Orient, ils cherchent la face du Seigneur et ils disent: * Nous. V/. Gloire au Père. * Nous.
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In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Matthæum Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
Cum natus esset Iesus in Béthlehem Iudææ in diébus Heródis regis, ecce magi ab oriénte venérunt Hierosólymam dicéntes: " Ubi est qui natus est rex Iudæórum? " Et réliqua. Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent: « Où est le roi des Juifs qui vient de naître? » Et la suite.
Ex Sermónibus sancto Petro Damiáno epíscopo attribútis (Sermo 1: PL 144, 510-511) Sermon attribué à saint Pierre Damien
Lectio I Lecture I
Venérunt magi ab Oriénte Hierosólymam et cum veníssent inquisivérunt: Ubi est qui natus est rex Iudæórum? Cum perveníssent ad locum procidérunt; cum procedíssent adoravérunt; cum adorássent múnera obtulérunt. Venérunt ergo infatigábili labóre, inquisivérunt próvida sollicitúdine, procidérunt débita humiliatióne, adoravérunt mentis devotióne, múnera obtulérunt íntegra fídei religióne. Et obtulérunt ei aurum, tus et myrrham. Ecce primítiæ géntium primo puram et íntegram fidem ófferunt. Obtulérunt enim tus Deo, myrrham mortáli, aurum regi. Tus per fidem divinitátis, myrrham per fidem humanitátis, sive mortalitátis, aurum per fidem régiæ dignitátis. Les mages vinrent de l'Orient à Jérusalem, et une fois arrivés ils demandèrent: Où se trouve le roi des Juifs qui vient de naître? Parvenus à l'endroit indiqué, ils tombèrent à genoux; étant tombés à genoux, ils adorèrent; après avoir adoré, ils offrirent des présents. Donc ils vinrent au prix d'un labeur infatigable; ils cherchèrent avec un soin attentif; ils tombèrent à genoux avec l'humilité requise; ils adorèrent avec toute la dévotion de leur âme; ils offrirent des présents avec le sentiment religieux profond que leur inspirait leur foi. Et ils offrirent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Voici que les prémices de la gentilité offrirent tout d'abord une foi pure et intègre. Ils offrirent, en effet, de l'encens au Dieu, de la myrrhe au mortel, de l'or au roi: l'encens, par la foi à la divinité, la myrrhe par la foi à l'humanité ou à la nature mortelle, l'or par la foi à la dignité royale.
R/. Stella quam víderant magi in Oriénte antecedébat eos, donec venírent ad locum ubi puer erat. * Vidéntes autem eam, gavísi sunt gáudio magno. V/. Et intrántes domum, invenérunt púerum cum María Matre eius, et procidéntes adoravérunt eum. * Vidéntes. R/. L'étoile que les mages avaient vue à l'Orient les précéda, jusqu'à leur arrivée au lieu où se trouvait l'enfant. * À la vue de l'astre, ils éprouvèrent une très grande joie. V/. Pénétrant dans la demeure, ils trouvèrent l'enfant avec Marie, sa Mère; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. * À la vue.
Lectio II Lecture II
Vel obtulérunt hæc tria humanitáti Christi, aurum regi, sacerdóti tus, myrrham mortáli. Fuit enim ex régia et sacerdotáli tribu. Fuit rex, quia hábuit in vestiménto et in fémore suo scriptum: Rex regum et Dóminus dominántium. Fuit et sacérdos secúndum órdinem Melchísedech, regis Salem, qui sacérdos fuit Dei summi, quia non per sánguinem hircórum aut vitulórum, sed per próprium sánguinem introívit semel in sancta, ætérna redemptióne invénta. Fuit étiam mortális quia vere languóres nostros ipse tulit, et dolóres nostros ipse portávit in córpore suo super lignum. Ou bien, ils offrirent ces trois présents à l'humanité du Christ, l'or au roi, au prêtre l'encens, la myrrhe au mortel. En effet, il était de lignée royale et sacerdotale. Il était roi, car il portait écrit sur son vêtement et sur sa cuisse: le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Il était aussi prêtre selon l'ordre de Melchisédech, roi de Salem, prêtre du Dieu très-haut, parce qu'il entra une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le sang des béliers et des taureaux, mais par son propre sang, nous acquérant ainsi une rédemption éternelle. Il était aussi mortel, car il a vraiment porté nos langueurs et il a lui-même subi nos douleurs sur le bois.
R/. Vidéntes stellam magi, gavísi sunt gáudio magno; et intrántes domum, invenérunt púerum cum María Matre eius, et procidéntes adoravérunt eum. * Et apértis thesáuris suis, obtulérunt ei múnera, aurum, tus et myrrham. V/. Stella quam víderant in Oriénte antecedébat eos, usque dum véniens staret supra ubi erat puer. * Et. R/. Quand ils virent l'étoile, les mages éprouvèrent une très grande joie. Pénétrant dans la demeure, ils trouvèrent l'enfant avec Marie, sa Mère; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. * lls ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents: de l'or, de l'encens et de la myrrhe. V/. L'étoile qu'ils avaient vue à l'Orient les précédait; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. * lls.
Lectio III Lecture III
Hæc éadem ipsa Virgo, stella maris, óbtulit Soli nato suo in persóna sua. Obtulit enim aurum régiæ dignitátis, quia fuit ipsa de régia tribu, secúndum quod in dicta genealógia légitur: Iacob génuit Ioseph virum Maríæ, de qua natus est Iesus qui vocátur Christus. Obtulit étiam tus et myrrham; unde in Cántico amóris hæc duo in ipsa iungúntur, ubi dícitur: Quæ est ista quæ ascéndit per desértum sicut vírgula fumi ex aromátibus myrrhæ, et turis, univérsi púlveris pigmentárii? La Vierge aussi, elle, l'étoile de la mer, a offert en sa personne ces dons au Soleil, son Fils. Elle lui a offert l'or de la dignité royale, parce qu'elle était elle-même de tribu royale, selon ce qu'on lit dans la généalogie: Jacob a engendré Joseph, l'époux de Marie, de qui est né Jésus qu'on appelle Christ. Elle lui a aussi offert l'encens et la myrrhe; d'où vient que dans le Cantique de l'amour on unit en elle ces deux parfums, quand on dit: Quelle est celle-ci qui monte du désert comme une colonne de fumée venue des aromates de la myrrhe et de l'encens, de toutes les poudres odorantes du parfumeur?
R/. Hic est dies præclárus, in quo Salvátor mundi appáruit, quem prophétæ prædixérunt, ángeli adoravérunt, * Cuius stellam magi vidéntes gavísi sunt et múnera ei obtulérunt. V/. Dies sanctificátus illúxit nobis: veníte, gentes, et adoráte Dóminum. * Cuius. R/. Voici le jour glorieux où se manifesta le Sauveur du monde, annoncé par les prophètes, adoré par les anges, * À qui les mages, comblés de joie en voyant son étoile, ont offert des présents. V/. Un jour sanctifié nous illumine: venez, nations, adorer le Seigneur. * À qui.
Lectio IV Lecture IV
Myrrha arcet vermes a corpóribus mortuórum et ipsa córpora consérvat a corruptióne; propter quod Nicodémus áttulit mistúram myrrhæ et áloes, ut cónderet corpus Iesu. Per myrrham ergo carnis intégritas designátur, tus vero mentis éxprimit devotiónem. Bene ergo hæ duæ spécies in stella, et virga nostra iungúntur, quia in Vírgine María carnis intégritas, et mentis devótio semper indivísa mansérunt. Sic ergo, fratres, obtulérunt magi, óbtulit et Virgo María stella nostra. Et quia exémpla dedérunt nobis, ergo et nos ita faciámus. La myrrhe tient les cadavres à l'abri des vers et garde les corps de la corruption; c'est pourquoi Nicodème apporta un mélange de myrrhe et d'aloès pour ensevelir le corps de Jésus. Donc la myrrhe désigne l'intégrité de la chair et l'encens exprime la dévotion de l'âme. Ces deux espèces sont bien jointes en celle qui est notre étoile et notre tige, car dans la Vierge Marie l'intégrité de la chair et la dévotion de l'âme sont toujours demeurées inséparables. Voici donc, mes frères, les présents qu'ont offerts les mages et que la Vierge Marie, notre étoile, a offerts aussi. Et puisqu'ils nous ont donné l'exemple, nous aussi faisons de même.
R/. Tria sunt múnera pretiósa, quæ obtulérunt magi Dómino in die ista, et habent in se divína mystéria: * In auro, ut ostendátur regis poténtia, in ture, sacerdótem magnum consídera, et in myrrha, domínicam sepultúram. V/. Salútis nostræ auctórem magi veneráti sunt in cunábulis, et de thesáuris suis mýsticas ei múnerum spécies obtulérunt. * In. V/. Glória Patri. * In. R/. Ils sont au nombre de trois, les dons précieux que les mages ont offerts au Seigneur en ce jour, et ils symbolisent des mystères divins. * L'or manifeste la puissance du roi, l'encens désigne le grand-prêtre, et la myrrhe, l'ensevelissement du Seigneur. V/. L'auteur de notre salut, les mages l'ont vénéré au berceau, et, de leurs richesses, ils lui ont offert des présents mystiques : * L'or. V/. Gloire au Père. * L'or.