Vigiles (OSB) du dimanche 28 janvier 2018 - IVème dimanche dans l'année

Hebdomada IV per annum IVème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica IV per annum IVème dimanche dans l'année
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De libro Génesis Du livre de la Genèse
Lectio I Lecture I
Senuit Isaac, et caligavérunt óculi eius, et vidére non póterat. Vocavítque Esau fílium maiórem et dixit ei: " Fili mi. " Qui respóndit: " Adsum. " Cui pater: " Vides, inquit, quod senúerim et ignórem diem mortis meæ; sume arma tua, pháretram et arcum, et egrédere in agrum. Cumque venátu áliquid apprehénderis, fac mihi inde pulméntum, sicut velle me nosti, et affer ut cómedam; et benedícat tibi ánima mea, ántequam móriar. " Isaac était devenu vieux et ses yeux avaient faibli jusqu'à ne plus voir. Il appela son fils aîné Ésaü: " Mon fils! " lui dit-il, et celui-ci répondit: " Oui! " Il reprit: " Tu vois, je suis vieux et je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant, prends tes armes, ton carquois et ton arc, sors dans la campagne et tue-moi du gibier. Apprête-moi un régal comme j'aime et apporte-le moi, que je mange, afin que mon âme te bénisse avant que je meure. "
R/. Tolle arma tua, pháretram et arcum, et affer de venatióne tua ut cómedam, * Et benedícat tibi ánima mea. V/. Cumque venátu áliquid attúleris, fac mihi inde pulméntum ut cómedam, * Et. R/. Prends tes armes, ton carquois et ton arc, et apporte-moi de ton gibier pour que je mange, * Et que je te bénisse. V/. Lorsque tu auras pris du gibier, apprête-moi un mets savoureux pour que je Vigiles, Premier nocturne, année II
Lectio II Lecture II
Rebécca autem audíerat Isaac loquéntem cum Esau fílio suo. Esau ergo ábiit in agrum, ut venatiónem cáperet et offérret eam. Rebécca autem dixit fílio suo Iacob: " Ecce, audívi patrem tuum loquéntem cum Esau fratre tuo et dicéntem ei: "Affer mihi venatiónem tuam et fac cibos ut cómedam et benedícam tibi coram Dómino, ántequam móriar". Nunc ergo, fili mi, audi vocem meam in eo quod præcípio tibi. Pergens ad gregem affer mihi duos hædos óptimos, ut fáciam ex eis escas patri tuo, quibus libénter véscitur. Quas cum intúleris patri tuo, et coméderit, benedícat tibi, priúsquam moriátur. " Cui ille respóndit: " Nosti quod Esau frater meus homo pilósus sit, et ego lenis. Si attrectáverit me pater meus et sénserit, tímeo ne putet me sibi voluísse illúdere; et indúcam super me maledictiónem pro benedictióne. " Ad quem mater: " In me sit, ait, maledíctio, fili mi; tantum audi vocem meam et perge afférque quæ dixi. " Or Rébecca écoutait pendant qu'Isaac parlait à son fils Ésaü. - Ésaü alla donc dans la campagne chasser du gibier pour son père. Rébecca dit à son fils Jacob: " Je viens d'entendre ton père dire à ton frère Ésaü: "Apporte-moi du gibier et apprête-moi un régal, je mangerai et je te bénirai devant le Seigneur avant de mourir". Maintenant, mon fils, écoute-moi et fais comme je t'ordonne. Va au troupeau et apporte-moi de là deux beaux chevreaux, et j'en préparerai un régal pour ton père, comme il aime. Tu le présenteras à ton père et il mangera, afin qu'il te bénisse avant de mourir. " Jacob dit à sa mère Rébecca: " Vois: mon frère Ésaü est velu, et moi j'ai la peau bien lisse. Peut-être mon père va-t-il me tâter, il verra que je me suis moqué de lui et j'attirerai sur moi la malédiction au lieu de la bénédiction. " Mais sa mère lui répondit: " Je prends sur moi ta malédiction, mon fils! Écoute-moi seulement et va me chercher les chevreaux. "
R/. Surge, pater, cómede de venatióne fílii tui. Quómodo tam cito inveníre potuísti, fili mi? * Volúntas Dei fuit, pater, ut tam cito mihi occúrreret quod volébam.V/. Ego sum Esau, primogénitus tuus; feci sicut præcepísti mihi. * Volúntas Dei. R/. Lève-toi, mon père! Viens manger du gibier chassé par ton fils. Comment as-tu réussi à en trouver aussi vite, mon fils? * Le Seigneur a voulu, mon père, que vienne aussitôt à ma rencontre ce que je désirais. V/. Je suis Ésaü, ton premier-né; j'ai fait ce que tu m'as demandé. * Le Seigneur.
Lectio III Lecture III
Abiit et áttulit dedítque matri. Parávit illa cibos, sicut nóverat velle patrem illíus. Et véstibus Esau valde bonis, quas apud se habébat domi, índuit eum pelliculásque hædórum circumdédit mánibus et colli nuda protéxit; dedit pulméntum óptimum et panes quos cóxerat in manus fílii sui Iacob. Qui ingréssus ad patrem suum dixit: " Pater mi. " At ille respóndit: " Audio. Quis es tu, fili mi? " Dixítque Iacob ad patrem suum: " Ego sum Esau primogénitus tuus. Feci sicut præcepísti mihi; surge, sede et cómede de venatióne mea, ut benedícat mihi ánima tua. " Rursum Isaac ad fílium suum: " Quómodo, inquit, tam cito inveníre potuísti, fili mi? " Qui respóndit: " Volúntas Dómini Dei tui fuit ut occúrreret mihi. " Il alla les chercher et les apporta à sa mère qui apprêta un régal comme son père aimait. Rébecca prit les plus beaux habits d'Ésaü, son fils aîné, qu'elle avait à la maison, et en revêtit Jacob, son fils cadet. Avec la peau des chevreaux elle lui couvrit les bras et la partie lisse du cou. Puis elle mit le régal et le pain qu'elle avait apprêtés entre les mains de son fils Jacob. Il alla auprès de son père et dit: " Mon père! " celui-ci répondit: " Oui! Qui es-tu, mon fils? " Jacob dit à son père: " Je suis Ésaü, ton premier-né, j'ai fait ce que tu m'as commandé. Lève-toi, je te prie, assieds-toi et mange de ma chasse, afin que ton âme me bénisse. " Isaac dit à Jacob: " Comme tu as trouvé vite, mon fils! " - " C'est, répondit-il, que le Seigneur ton Dieu m'a été propice. "
R/. Ecce odor fílii mei sicut odor agri pleni quem benedíxit Dóminus. Créscere te fáciat Deus meus sicut aréna maris, * Et donet tibi de rore cæli benedictiónem.V/. Qui maledíxerit tibi, sit ille maledíctus; et qui benedíxerit tibi, benedictiónibus repleátur! * Et donet. R/. Voici que l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ fertile que le Seigneur a béni. Que mon Dieu rende ta descendance aussi nombreuse que le sable au bord de la mer, * Qu'il te bénisse: qu'il t'accorde la rosée du ciel! V/. Maudit soit qui te maudira, béni soit en abondance qui te bénira! * Qu'il te bénisse.
Lectio IV Lecture IV
Dixítque Isaac ad Iacob: " Accéde huc, ut tangam te, fili mi, et probem utrum tu sis fílius meus Esau an non. " Accéssit ille ad patrem et, palpáto eo, dixit Isaac: " Vox quidem, vox Iacob est, sed manus, manus sunt Esau. " Et non cognóvit eum quia pilósæ manus similitúdinem maióris exprésserant. Benedíxit ergo illi. Ait: " Tu es fílius meus Esau? " Respóndit: " Ego sum. " At ille: " Affer, inquit, mihi et cómedam de venatióne tua, fili mi, ut benedícat tibi ánima mea. " Quos cum oblátos comedísset, óbtulit ei étiam vinum. Quo hausto, dixit ad eum Isaac pater eius: " Accéde ad me et da mihi ósculum, fili mi. " Accéssit et osculátus est eum. Statímque, ut sensit vestimentórum illíus fragrántiam, benedícens illi ait: " Ecce odor fílii mei sicut odor agri pleni, cui benedíxit Dóminus. Det tibi Deus de rore cæli et de pinguédine terræ et abundántiam fruménti et vini. Et sérviant tibi pópuli, et adórent te natiónes; esto dóminus fratrum tuórum et incurvéntur ante te fílii matris tuæ. Qui maledíxerit tibi, sit maledíctus; et qui benedíxerit tibi, sit benedíctus! " Isaac dit à Jacob: " Approche-toi donc, que je te tâte, mon fils, pour savoir si, oui ou non, tu es mon fils Ésaü. " Jacob s'approcha de son père Isaac, qui le tâta et dit: " La voix est celle de Jacob, mais les bras sont ceux d'Ésaü! " Il ne le reconnut pas car ses bras étaient velus comme ceux d'Ésaü son frère, et il le bénit. Il dit: " Tu es bien mon fils Ésaü? " Et l'autre répondit: " Oui. " Isaac reprit: " Sers-moi et que je mange de la chasse de mon fils, afin que mon âme te bénisse. " Il le servit et il mangea, il lui présenta du vin et il but. Son père Isaac lui dit: " Approche-toi et embrasse-moi, mon fils! " Il s'approcha et embrassa son père, qui respira l'odeur de ses vêtements. Il le bénit ainsi: " Oui, l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ fertile que le Seigneur a béni. Que Dieu te donne la rosée du ciel et les gras terroirs, froment et vin en abondance! Que les peuples te servent, que des nations se prosternent devant toi! Sois un maître pour tes frères, que se prosternent devant toi les fils de ta mère! Maudit soit qui te maudira, Béni soit qui te bénira! "
R/. Det tibi Deus de rore cæli et de pinguédine terræ abundántiam. Sérviant tibi tribus, pópuli; * Esto dóminus fratrum tuórum.V/. Et incurvéntur ante te fílii matris tuæ, * Esto.V/. Glória Patri. * Esto. R/. Que Dieu te donne en abondance la rosée du ciel et la fertilité de la terre! Que les tribus et les peuples te servent; * Sois un chef pour tes frères! V/. Que les fils de ta mère se prosternent devant toi, * Sois un chef. V/. Gloire au Père. * Sois un chef.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Bernárdi abbátis super Cántica canticórum (Sermo 28, 2-3: EC 1, 193-194) Sermon de saint Bernard sur le Cantique des cantiques
Lectio I Lecture I
Multos cándidos facit uníus denigrátio. Expedit, inquit, ut unus moriátur homo pro pópulo. Expedit ut unus pro ómnibus denigrétur similitúdine carnis peccáti, et non tota gens nigrédine condemnétur peccáti, splendor et figúra substántiæ Dei obnubilétur in forma servi pro vita servi, candor vitæ ætérnæ nigréscat in carne pro carne purgánda, speciósus forma præ fíliis hóminum pro fíliis hóminum illuminándis obscurétur in passióne, turpétur in cruce, pálleat in morte: ex toto non sit ei spécies neque decor, ut sibi speciósam atque decóram acquírat sponsam Ecclésiam sine mácula et sine ruga. Afin de blanchir la multitude, un seul homme s'est laissé noircir; car il est bon, dit l'Écriture, qu'un seul homme meure pour le peuple. Il est bon qu'un seul prenne l'obscure ressemblance de la chair de péché, et que toute la race ne soit pas condamnée pour la noirceur du péché. La splendeur de l'essence divine se voile donc en la forme d'esclave, pour sauver la vie de l'esclave. L'éclat de la vie éternelle s'assombrit dans la chair pour purifier la chair. Pour éclairer les fils des hommes, le plus beau des enfants des hommes doit s'obscurcir dans sa passion, accepter la honte de la croix. Exsangue dans la mort, qu'il perde toute beauté, tout honneur, pour s'acquérir, belle et glorieuse, son épouse sans tache et sans ride, l'Église.
R/. In pinguédine terræ et in rore cæli désuper erit benedíctio tua; * Vivens gládio, et fratri tuo minóri sérviens. V/. Tempúsque véniat ut excútias iugum eius de cervícibus tuis. * Vivens gládio. R/. Pour toi, ta bénédiction sera dans la fertilité du sol et dans la rosée qui vient du ciel; * Tu vivras de ton épée, mais tu serviras ton frère plus jeune. V/. Un temps viendra, cependant, où tu pourras secouer son joug et te dégager le cou. * Tu vivras.
Lectio II Lecture II
Agnósco denigrátæ formam natúræ; agnósco túnicas illas pellíceas, protoplastórum peccántium hábitum. Dénique semetípsum denigrávit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus et hábitu invéntus ut homo. Agnósco sub pelle hædi, qui peccátum signíficat, et manum quæ peccátum non fecit, et collum per quod mali cogitátio non transívit. Je reconnais la condition de notre nature obscurcie, je reconnais ces tuniques de peau dont nos premiers parents ont été revêtus après le péché. Lui, finalement, s'est obscurci lui-même, prenant la condition d'esclave, devenu semblable aux hommes, revêtu de leur nature. Je reconnais sous cette peau de chevreau, qui signifie le péché, cette main n'ayant jamais commis le péché, et cette nuque jamais durcie par le passage d'une pensée mauvaise.
R/. Quis ígitur ille est qui dudum captam venatiónem áttulit mihi, et comédi ex ómnibus priúsquam tu veníres? * Benedixíque ei, et erit benedíctus. V/. Dóminum tuum illum constítui, et omnes fratres eius servitúti illíus subiugávi; fruménto et vino stabilívi ei. * Benedixíque. R/. Quel est donc celui qui, déjà, de sa chasse, m'a rapporté du gibier? J'ai mangé de tout avant ton arrivée! * Je l'ai béni, il restera béni. V/. J'ai fait de lui ton maître; je lui ai donné tous ses frères pour serviteurs; je l'ai pourvu de froment et de vin nouveau. * Je l'ai béni.
Lectio III Lecture III
Novi quod sis lenis natúra, mitis et húmilis corde, blandus aspéctu, suávis spíritu: et quidem unctus óleo lætítiæ præ consórtibus tuis. Unde nunc ad instar Esau pilósus et híspidus? Cuiúsnam rugósa et tætra imágo hæc, et unde hi pili? Mei sunt: nam pilósæ manus similitúdinem éxprimunt peccatóris. Meos agnósco hos pilos: et in pelle mea vidébo Deum Salvatórem meum. Non tamen Rebécca sic illum índuit, sed María, tanto digniórem qui benedictiónem accíperet, quanto sánctior quæ péperit. Je sais, Seigneur, que par nature tu es doux, humble de cœur, abordable, affable et attirant, toi qui reçus l'onction d'huile d'allégresse de préférence à tes compagnons. D'où te vient donc cette affreuse ressemblance d'Ésaü, velu et hirsute? D'où te vient cette affreuse ressemblance du péché? Ah, c'est la mienne! Je reconnais mon bien, et sous mon enveloppe, je vois mon Dieu, mon Sauveur. Ce n'est pas Rébecca qui l'a vêtu ainsi: c'est Marie; plus sainte est cette mère, plus digne est son Fils de recevoir la bénédiction la plus haute.
R/. Dum exíret Iacob de terra sua, vidit glóriam Dei et ait: * Quam terríbilis est locus iste! Non est hic áliud nisi domus Dei et porta cæli. V/. Vere Dóminus est in loco isto, et ego nesciébam. * Quam terríbilis. R/. Alors qu'il sortait de son pays, Jacob vit la gloire de Dieu et déclara: * Que ce lieu est redoutable! Il est réellement la maison de Dieu, la porte du ciel! V/. Vraiment le Seigneur est en ce lieu! Et moi, je ne le savais pas. * Que ce lieu.
Lectio IV Lecture IV
Et bene in meo hábitu, quia mihi benedíctio vindicátur, mihi postulátur heréditas. Síquidem audíerat: Póstula a me, et dabo tibi gentes hereditátem tuam, et possessiónem tuam términos terræ. Tuam, inquit, hereditátem tuámque possessiónem dabo tibi. Quómodo dabis ei, si sua est? Et quómodo suam mones ut póstulet? Aut quómodo sua, si necésse habet ut póstulet? Mihi proínde póstulat, qui meam ad hoc índuit formam, ut suscípiat causam. Quippe disciplína pacis nostræ super eum, dicénte Prophéta. Proptérea vox quidem Iacob, manus autem manus sunt Esau. Suum est quod audítur ex eo; quod in eo vidétur, nostrum. Il a pris mon habit, car c'est pour moi qu'il revendique la bénédiction, pour moi qu'il réclame l'héritage: Demande-moi, lui avait-on dit, je te donnerai les nations en héritage; et les confins de la terre pour ta propriété. Je te donnerai, dit-il, ton héritage et ta propriété. S'ils sont à lui, comment les lui donneras-tu? Et comment l'exhortes-tu à demander ce qui est à lui? Ou comment sont-ils à lui, s'il a besoin de les demander? Mais c'est pour moi qu'il demande, celui qui a pris ma forme pour plaider ma cause. Sur lui la peine qui achète notre paix, dit l'Écriture. Voilà pourquoi la voix est celle de Jacob et les mains celles d'Ésaü. Est sien ce qu'on entend de lui, nôtre ce qu'on voit sur lui.
R/. Si Dóminus Deus meus fúerit mecum in via ista qua ego ámbulo, et custodíerit me, et déderit mihi panem ad edéndum et vestiméntum quo opériar, et revocáverit me cum salúte, * Erit mihi Dóminus in refúgium, et lapis iste in signum. V/. Vere Dóminus est in loco isto, et ego nesciébam. * Erit mihi. V/. Glória Patri. * Erit mihi. R/. Si le Seigneur mon Dieu est avec moi sur le chemin où je marche, s'il me protège, s'il me donne du pain à manger et des vêtements pour me couvrir, et s'il me ramène sain et sauf, * Le Seigneur sera pour moi un refuge; et cette pierre, un mémorial. V/. Vraiment, le Seigneur est en ce lieu! Et moi, je ne le savais pas. * Le Seigneur. V/. Gloire au Père. * Le Seigneur.
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In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Marcum Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc
In illo témpore: Ingrediúntur Caphárnaum Iesus et discípuli sui. Et statim sábbatis ingréssus synagógam docébat. Et réliqua. Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rend à la synagogue et là il enseignait. Et la suite.
Ex Commentário sancti Hierónymi presbýteri in Marcum (CCL 78, 465) Commentaire de saint Jérôme sur l'Évangile de Marc
Lectio I Lecture I
Erat docens eos quasi potestátem habens et non sicut scribæ. Non enim dicébat: " Hæc dicit Dóminus "; et: " Qui misit me, hæc lóquitur "; sed ipse loquebátur qui prius locútus fúerat in prophétis. Aliud est dícere: Scriptum est, áliud est dícere: Hæc dicit Dóminus; et áliud dícere: Amen dico vobis. Vidéte in álio loco: Scriptum est, inquit, in lege: " Non occídes, non dimíttes uxórem. " Scriptum est, a quo scriptum est? A Móyse, mandánte Deo. Il les enseignait comme quelqu'un qui a l'autorité, et non pas comme les scribes. Car il ne disait pas: " Le Seigneur dit ceci ", ni: " Celui qui m'a envoyé dit cela "; il parlait en son nom, lui qui primitivement avait parlé par les prophètes. Il y a une nuance entre les expressions: Il est écrit et: Le Seigneur dit cela; mais il est encore différent de dire: En vérité, je vous le dis. Voyez par exemple: Il est écrit dans la Loi: " Tu ne tueras pas, tu ne commettras pas l'adultère. " Il est écrit; mais par qui? Par Moïse, Dieu le faisant son mandataire.
R/. Unam pétii a Dómino, hanc requíram: ut inhábitem in domo Dómini * Omnibus diébus vitæ meæ. V/. Ut vídeam voluptátem Dómini et prótegar a templo sancto eius; * Omnibus diébus. R/. J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche: habiter la maison du Seigneur * Tous les jours de ma vie. V/. Pour admirer le Seigneur dans sa beauté, me réfugier dans son temple saint; * Tous les jours.
Lectio II Lecture II
Si dígito Dei scriptum est, tu quómodo audes dícere: Amen dico vobis, nisi ipse es qui prius legem dedísti? Nemo audet mutáre legem, nisi qui et ipse rex est. Legem autem Pater dedit, an Fílius? Utrúmque pro me est. Si Pater dedit et immútat: Fílius ergo æquális est qui immútat cum illo qui dedit. Si autem ipse dedit aut ipse mutat, æquális auctoritátis est et dedísse et mutásse: quod nemo potest fácere nisi rex: Stupébant super dóctrina eius. Si cela est écrit de la main de Dieu, comment oses-tu dire, toi: En vérité, je vous le dis, dans la mesure où tu n'es pas le premier à avoir formulé la loi? Nul n'est habilité à changer la loi, hormis le roi en personne. Mais est-ce le Père ou le Fils qui a donné cette loi? Pour moi, c'est équivalent. Si le Père a donné cette loi, c'est également lui qui la transforme; or le Fils est son égal, lui qui change ce que l'autre a ordonné. Que ce soit lui qui ait donné la loi ou qui l'ait transformée, il faut une égale autorité pour donner et pour modifier: nul ne peut le faire hormis le roi. Et ils étaient frappés de son enseignement.
R/. Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * Quam abscondísti timéntibus te! V/. Perfecísti eis qui sperant in te, in conspéctu filiórum hóminum. * Quam abscondísti. R/. Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de tes douceurs! * Tu la réserves à ceux qui te craignent. V/. Tu combles, au regard des hommes, ceux qui ont en toi leur espérance. * Tu la réserves.
Lectio III Lecture III
Quid, quæso, novum docúerat? Quid novum díxerat? Eadem loquebátur per se, quæ locútus fúerat per prophétas. Sed ídeo stupébant, quia erat doctrína eius quasi potestátem habens, et non sicut scribæ. Non loquebátur ut magíster, sed ut Dóminus: non loquebátur auctoritátem réferens ad maiórem, sed ipse quod suum erat loquebátur. Dénique sic loquebátur, quia quem locútus fúerat in prophétis, præsens dicébat: Ego qui loquébar, ecce adsum. Qu'avait-il donc enseigné de nouveau? Qu'avait-il proféré d'inouï? Il disait, lui personnellement, ce qu'il avait fait dire auparavant par les prophètes. Et ils s'étonnaient, car son enseignement donnait à penser qu'il détenait l'autorité, contrairement aux scribes. Il ne parlait pas comme un maître, mais en tant que Seigneur. Son propos ne se référait à aucune autorité supérieure, il parlait en son nom propre. Il le disait d'ailleurs; lui qui s'adressait à eux en ce moment était celui qui avait parlé par les prophètes: Je suis celui qui parlais: me voici.
R/. Fiat manus tua ut salvum me fáciat, quia mandáta tua elégi. * Concupívi salutáre tuum, Dómine. V/. Errávi sicut ovis quæ períerat; requíre servum tuum, Dómine, quia mandáta tua non sum oblítus. * Concupívi. R/. Que ta main vienne à mon aide, car j'ai choisi tes préceptes. * J'ai le désir de ton salut, Seigneur! V/. Je m'égare, brebis perdue: viens chercher ton serviteur, je n'oublie pas tes volontés. * J'ai le désir.
Lectio IV Lecture IV
Spíritus immúndus qui prius fúerat in synagóga, qui illos dúxerat ad idolátriam, de quo scriptum est: Spíritu fornicatiónis sedúcti estis: spíritus qui egréssus fúerat de hómine et ibat in desértum, et quæsívit sibi locum et inveníre non pótuit, et álios dmones septem secum tulit et revérsus est in domum prístinam: eo témpore isti spíritus erant in synagóga, et præséntiam Salvatóris ferre non póterant. Quæ enim communicátio Christo et Béliæ? Non póterat Christus et Bélias in uno concílio commorári. Mais il se trouvait un esprit impur qui avait été le premier dans la synagogue, qui avait conduit tous ces hommes à l'idolâtrie et à propos duquel il est écrit: Un esprit de fornication vous égare; il s'agit de cet esprit qui était sorti de l'homme et s'en allait dans le désert en quête d'un repos qu'il ne trouva pas, et qui revint dans sa demeure primitive en compagnie de sept autres démons. Quelle entente entre le Christ et Béliar? Le Christ et Béliar ne pouvaient être associés l'un à l'autre.
R/. Duo séraphim clamábant alter ad álterum: * Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth; * Plena est omnis terra glória eius. V/. Tres sunt qui testimónium dant in cælo, Pater, Verbum, et Spíritus Sanctus: et hi tres Unum sunt. * Sanctus. V/. Glória Patri. * Plena est. R/. Deux anges flamboyants se criaient l'un à l'autre: * Il est Saint! Il est Saint! Il est Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers! * Toute la terre est remplie de sa gloire. V/. Ils sont trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe, et l'Esprit Saint: et les trois sont Un seul. * Il est Saint. V/. Gloire au Père. * Toute la terre.