Vigiles (OSB) du dimanche 4 février 2018 - Vème dimanche dans l'année

Hebdomada V per annum Vème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica V per annum Vème dimanche dans l'année
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De libro Génesis Du livre de la Genèse
Lectio I Lecture I
Ioseph ductus est in Ægýptum; emítque eum Putíphar eunúchus pharaónis, prínceps satéllitum, vir Ægýptius, de manu Ismaelitárum, a quibus perdúctus erat. Fuítque Dóminus cum eo, et erat vir in cunctis próspere agens habitabátque in domo dómini sui. Qui óptime nóverat esse Dóminum cum eo et ómnia, quæ géreret, ab eo dírigi in manu illíus. Invenítque Ioseph grátiam coram dómino suo et ministrábat ei. Et factum est, postquam præpósuit eum dómui suæ et ómnia , quæ possidébat, trádidit in manum eius, benedíxit Dóminus dómui Ægýptii propter Ioseph, et benedíctio Dómini erat in omni possessióne eius tam in ædibus quam in agris. Et relíquit ómnia, quæ possidébat, in manu Ioseph, nec cum eo quidquam áliud nóverat nisi panem, quo vescebátur. Erat autem Ioseph pulchra fácie et decórus aspéctu. Joseph avait été emmené en Égypte. Potiphar, eunuque de Pharaon et commandant des gardes, un Égyptien, l'acheta aux Ismaélites qui l'avaient emmené là-bas. Or le Seigneur assista Joseph, à qui tout réussit, et il resta dans la maison de son maître, l'Égyptien. Comme son maître voyait que le Seigneur l'assistait et faisait réussir entre ses mains tout ce qu'il entreprenait, Joseph trouva grâce à ses yeux: il fut attaché au service du maître, qui l'institua son majordome et lui confia tout ce qui lui appartenait. Et, à partir du moment où il l'eut préposé à sa maison et à ce qui lui appartenait, le Seigneur bénit la maison de l'Égyptien, en considération de Joseph: la bénédiction du Seigneur atteignit tout ce qu'il possédait à la maison et aux champs. Alors, il abandonna entre les mains de Joseph tout ce qu'il avait et, avec lui, il ne se préoccupa plus de rien, sauf de la nourriture qu'il prenait. Joseph avait une belle prestance et un beau visage.
R/. Vidéntes Ioseph a longe, loquebántur mútuo fratres, dicéntes: Ecce somniátor venit; * Veníte, occidámus eum, et videámus si prosint illi sómnia sua. V/. Cumque vidíssent Ioseph fratres sui quod a patre cunctis frátribus plus amarétur, óderant eum, nec póterant ei quicquam pacífice loqui; unde et dicébant: * Veníte. R/. Apercevant Joseph de loin, ses frères se dirent l'un à l'autre: Voilà l'homme aux songes qui arrive! * Allons-y, tuons-le! On verra bien l'avantage qu'il retire de ses songes! V/. Constatant que leur père préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci et ils ne pouvaient plus lui adresser que des paroles hostiles; c'est pour cette raison qu'ils dirent: * Allons-y.
Lectio II Lecture II
Post hæc ergo iniécit uxor dómini eius óculos suos in Ioseph et ait: " Dormi mecum. " Qui nequáquam acquiéscens dixit ad eam: " Ecce dóminus meus, ómnibus mihi tráditis, non curat de ulla re in domo sua, nec quisquam maior est in domo hac quam ego, et nihil mihi subtráxit præter te, quæ uxor eius es. Quómodo ergo possum malum hoc magnum fácere et peccáre in Deum? " Huiuscémodi verbis per síngulos dies et múlier molésta erat adulescénti, et ille recusábat stuprum. Il arriva, après ces événements, que la femme de son maître jeta les yeux sur Joseph et dit: " Couche avec moi! " Mais il refusa et dit à la femme de son maître: " Avec moi, mon maître ne se préoccupe pas de ce qui se passe à la maison et il m'a confié tout ce qui lui appartient. Lui-même n'est pas plus puissant que moi dans cette maison: il ne m'a rien interdit que toi, parce que tu es sa femme. Comment pourrais-je accomplir un aussi grand mal et pécher contre Dieu? " Bien qu'elle parlât à Joseph chaque jour, il ne consentit pas à coucher à son côté, à se donner à elle.
R/. Dixit Iudas frátribus suis: Ecce Ismaelítæ tránseunt; veníte, venumdétur, et manus nostræ non polluántur; * Caro enim et frater noster est. V/. Cumque abísset Ruben ad púteum et non invenísset eum, scissísque véstibus, pergens ad fratres ait: Puer non compáret, et ego quo ibo? * Caro enim. R/. Juda s'adressa à ses frères en disant: Voici que passent des Ismaélites, allons le vendre! Que nos mains ne soient pas souillées! * N'est-il pas notre chair et notre frère? V/. Étant revenu à la citerne sans l'y retrouver, Roubène déchira ses vêtements, retourna vers ses frères et dit: L'enfant ne paraît pas; alors, moi, où aller? * N'est-il pas.
Lectio III Lecture III
Accídit autem quadam die, ut intráret Ioseph domum et opus suum absque árbitris fáceret; illa, apprehénsa lacínia vestiménti eius, dixit: " Dormi mecum. " Qui, relícto in manu illíus pállio, fugit et egréssus est foras. Cumque vidísset illum múlier vestem reliquísse in mánibus suis et fugísse foras, vocávit hómines domus suæ et ait ad eos: " En introdúxit virum Hebrum, ut illúderet nobis; ingréssus est ad me, ut coíret mecum. Cumque ego succlamássem, et audísset vocem meam, relíquit pállium quod tenébam, et fugit foras. " Or, un certain jour, Joseph vint à la maison pour faire son service et il n'y avait là, dans la maison, aucun des domestiques. La femme le saisit par son vêtement en disant: " Couche avec moi! " mais il abandonna le vêtement entre ses mains, prit la fuite et sortit. Voyant qu'il avait laissé le vêtement entre ses mains et qu'il s'était enfui dehors, elle appela ses domestiques et leur dit: " Voyez cela! Il nous a amené un Hébreu pour badiner avec nous! Il m'a approchée pour coucher avec moi, mais j'ai poussé un grand cri, et en entendant que j'élevais la voix et que j'appelais il a laissé son vêtement près de moi, il a pris la fuite et il est sorti. "
R/. Videns Iacob vestiménta Ioseph, scidit vestiménta sua cum fletu, et dixit: * Fera péssima devorávit fílium meum Ioseph. V/. Vide si túnica filii tui sit an non? Et, cum vidísset pater, ait: * Fera péssima. R/. Jacob, ayant vu les vêtements de Joseph, déchira ses propres vêtements, et, tout en larmes, s'écria: * Une bête sauvage et cruelle a dévoré mon fils Joseph! V/. Vois si c'est bien la tunique de ton fils, ou non? L'ayant vue, le père de l'enfant s'écria: * Une bête sauvage.
Lectio IV Lecture IV
Reténtum pállium osténdit maríto reverténti domum et secúndum verba hæc locúta est. Dóminus, audítis his verbis cóniugis, irátus est valde; tradidítque Ioseph in cárcerem, ubi vincti regis custodiebántur. Et erat ibi clausus. Fuit autem Dóminus cum Ioseph et misértus illíus dedit ei grátiam in conspéctu príncipis cárceris. Elle déposa le vêtement à côté d'elle en attendant que le maître vint à la maison. Alors, elle lui dit les mêmes paroles. Lorsque le mari entendit ce que lui disait sa femme: " Voilà de quelle manière ton esclave a agi envers moi ", sa colère s'enflamma. Le maître de Joseph le fit saisir et mettre en geôle, là où étaient détenus les prisonniers du roi. Ainsi, il demeura en geôle. Mais le Seigneur assista Joseph, il étendit sur lui sa bonté et lui fit trouver grâce aux yeux du geôlier chef.
R/. Fuit Dóminus cum Ioseph et misértus est illi, et dedit ei grátiam in conspéctu príncipis; * Dóminus enim erat cum illo, et ómnia ópera eius dirigébat. V/. Constítuit eum dóminum domus suæ, príncipem omnis possessiónis suæ. * Dóminus. V/. Glória Patri. * Dóminus. R/. Le Seigneur fut avec Joseph et lui manifesta sa bonté, il lui donna de trouver grâce aux yeux du gardien-chef; * Le Seigneur, en effet, était avec lui, et menait à bien toutes ses initiatives. V/. Il en a fait l'intendant de sa maison, lui confiant la charge de tous ses biens. * Le Seigneur. V/. Gloire au Père. * Le Seigneur.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Tractátu sancti Ambrósii epíscopi De Ioseph (Cc. 1.4: CSEL 32, 73-74.85-86) Traité de saint Ambroise sur Joseph
Lectio I Lecture I
Sanctórum vita céteris norma vivéndi est. Ideóque digéstam plénius accípimus sériem Scripturárum; ut dum Abraham, Isaac et Iacob ceterósque iustos legéndo cognóscimus, velut quemdam nobis innocéntiæ trámitem virtúte eórum reserátum eniténtibus vestígiis persequámur. De quibus mihi cum frequens tractátus fúerit, hódie sancti Ioseph história occúrrit. In quo cum plúrima fúerint génera virtútum; tum præcípue insígne effúlsit castimóniæ. La vie des saints est une règle de conduite pour les autres hommes. Aussi trouvons-nous dans l'Écriture une série complète et ordonnée de récits, dont la lecture nous fait connaître Abraham, Isaac, Jacob et d'autres justes; ainsi nous pouvons parcourir, en marchant sur leurs traces lumineuses, le sentier de l'innocence frayé par leur vertu. J'ai déjà traité à maintes reprises de ces patriarches; aujourd'hui, c'est l'histoire du saint homme Joseph qui se présente à nous. Si l'on trouve en lui de nombreux genres de vertus, il brilla pourtant d'un éclat particulier par sa chasteté.
R/. Meménto mei, dum bene tibi fúerit, * Ut súggeras Pharaóni, ut edúcat me de isto cárcere; quia furtim sublátus sum, et hic ínnocens in lacum missus sum. V/. Tres enim adhuc dies sunt, post quos recordábitur Phárao ministérii tui et revócat te in gradum prístinum; tunc meménto mei, * Ut súggeras. R/. Lorsqu'il t'arrivera du bien, souviens-toi de moi * Et suggère à Pharaon de me tirer de cette prison, car j'ai subi un enlèvement clandestin, et, ici même, j'ai été jeté innocent dans la fosse. V/. Encore trois jours, et Pharaon se rappellera tes bons services et te rétablira dans tes fonctions antérieures; alors, souviens-toi de moi * Et suggère.
Lectio II Lecture II
Iustum est ígitur ut cum in Abraham didicéritis ímpigram fídei devotiónem, in Isaac sincéræ mentis puritátem, in Iacob singulárem ánimi laborúmque patiéntiam; ex illa generalitáte virtútum in ipsas spécies disciplinárum intendátis ánimum. Nam licet illa sint diffusióra, tamen ista expressióra sunt et quæ eo facílius mentem pénetrent, quo magis circumscrípta ac determináta sunt. Il est donc juste qu'après avoir appris auprès d'Abraham le dévouement infatigable de la foi, auprès d'Isaac la pureté d'une âme droite, auprès de Jacob une patience singulière dans les travaux, vous passiez de la considération générale des vertus à l'observation particulière des mœurs qui en découlent. Car si les premières sont plus étendues, les secondes se détachent pourtant avec plus de relief et pénètrent d'autant plus facilement dans l'âme qu'elles sont plus circonscrites et déterminées.
R/. Mérito hæc pátimur, quia peccávimus in fratrem nostrum, vidéntes angústiam ánimæ eius dum deprecarétur nos, et non audívimus. * Idcírco venit super nos tribulátio. V/. Dixit Ruben frátribus suis: Numquid non dixi vobis: Nolíte peccáre in púerum? Et non audístis me. * Idcírco. R/. C'est justice pour nous de souffrir tout cela, puisque nous avons péché contre notre frère; nous avons vu dans quelle détresse il se trouvait quand il nous suppliait, et nous ne l'avons pas écouté. * Voilà pourquoi nous subissons cette épreuve. V/. Roubène dit à ses frères: Je vous l'avais bien dit : Ne commettez pas ce crime contre l'enfant! Et vous ne m'avez pas écouté. * Voilà pourquoi.
Lectio III Lecture III
Sit ígitur nobis propósitus sanctus Ioseph, tamquam spéculum castitátis. In eius enim móribus, in eius áctibus lucet pudicítia, et quidam splendet castimóniæ comes nitor grátiæ. Unde étiam a paréntibus plus quam céteri fílii diligebátur. Sed ea res invídiæ fuit, quod siléntio prætereúndum non fuit. Proposons-nous donc le saint homme Joseph comme un miroir de chasteté. Dans sa conduite, dans ses actions, brille la pudeur et resplendit cet éclat particulier de la grâce qui accompagne la pureté. C'est pour cela aussi que ses parents l'aimaient plus que leurs autres enfants. Mais cette préférence excita une jalousie qu'on ne put passer sous silence.
R/. Dixit Ruben frátribus suis: Numquid non dixi vobis: Nolíte peccáre in púerum? Et non audístis me. * En sanguis eius exquíritur. V/. Mérito hæc pátimur, quia peccávimus in fratrem nostrum, vidéntes angústiam ánimæ eius dum deprecarétur nos, et non audívimus. * En sanguis. R/. Roubène dit à ses frères: Je vous l'avais bien dit: Ne commettez pas ce crime contre l'enfant! Et vous ne m'avez pas écouté. * Et maintenant, nous devons répondre de son sang. V/. C'est justice pour nous de souffrir tout cela, puisque nous avons péché contre notre frère; nous avons vu dans quelle détresse il se trouvait quand il nous suppliait, et nous ne l'avons pas écouté. * Et maintenant.
Lectio IV Lecture IV
Venditus est Ioseph quia Christus ventúrus erat ad eos quibus dictum est: Peccátis vestris vénditi estis. Et ídeo suo sánguine redémit, quos própria peccáta vendíderant. Sed vénditus Christus conditiónis susceptióne, non culpæ, peccáti prétio tenétur; quia peccátum ipse non fecit. Prétio ígitur nostrum débitum, non sua ra contráxit, chirógraphum sústulit, feneratórem remóvit, éxuit debitórem: unus exsólvit quod ab ómnibus debebátur. Non licébat nobis exíre servítio. Suscépit hoc ille pro nobis, ut servitútem mundi repélleret, libertátem paradísi restitúeret, grátiam novam consórtii sui honóre donáret. Joseph fut vendu, parce que le Christ devait venir vers ceux à qui il a été dit: C'est à cause de vos péchés que vous avez été vendus. Et c'est pourquoi il a racheté par son sang ceux que leurs péchés avaient vendus. Mais si le Christ a été vendu, c'est pour avoir assumé notre nature créée; si on le retient, ce n'est pas pour avoir commis une faute, mais comme prix du péché; car lui-même n'a pas commis de péché. Il a donc soldé notre dette, non la sienne; il a ôté la cédule, il a écarté le créancier, il a délivré le débiteur; un seul a payé ce qui était dû par tous. Il nous était impossible d'échapper à notre esclavage. C'est lui qui l'a assumé pour nous, afin de chasser la servitude du monde, de rendre la liberté du paradis, de nous faire don d'une grâce nouvelle en nous honorant d'une vie commune avec la sienne.
R/. Tóllite hinc vobíscum múnera, et ite ad dóminum terræ; et cum invenéritis, adoráte eum super terram. * Deus autem meus fáciat vobis eum placábilem, et remíttat et hunc fratrem vestrum vobíscum et eum quem tenet in vínculis. V/. Tóllite de frúctibus terræ in vasis vestris, et offérte viro múnera. * Deus autem. V/. Glória Patri. * Deus autem. R/. Emportez d'ici, avec vous, des présents, et allez trouver ce puissant maître du pays; quand vous l'aurez trouvé, rendez-lui hommage en vous prosternant jusqu'à terre. * Que le Seigneur mon Dieu vous donne de gagner ses faveurs, afin qu'il laisse revenir celui de vos frères que vous emmenez, et celui qu'il retient captif! V/. Prenez dans vos bagages les meilleurs produits du pays, et offrez des présents à cet homme. * Que le Seigneur. V/. Gloire au Père. * Que le Seigneur.
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In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Marcum Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc
In illo témpore: Egrediéntes Iesus et discípuli sui de synagóga venérunt in domum Simónis et Andréæ cum Iacóbo et Ioánne. Et réliqua. En quittant la synagogue de Capharnaüm, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Et la suite.
Ex Sermónibus sancti Petri Chrysólogi epíscopi (Sermo 18: PL 52, 246) Sermon de saint Pierre Chrysologue
Lectio I Lecture I
Hodiérna lectióne dídicit atténtus audítor quare cæli Dóminus, restaurátor universórum, terrénas et servíles intráverit mansiónes. Sed nihil mirum si ad ómnia dignánter accéssit, qui cleménter vénerat ómnibus subveníre. Vidétis quæ res ad domum Petri invitáverit Christum: útique non discumbéndi volúptas, sed iacéntis infírmitas; non prandéndi necéssitas, sed salútis occásio; divínæ virtútis opus, non humáni pompa convívii. In domo Petri non vina, sed lácrymæ fundebántur. Unde illuc Christus non épulas perceptúrus, sed vitam redditúrus intrávit. L'auditeur attentif a appris par la lecture de ce jour pourquoi le Seigneur du ciel, le restaurateur de l'univers, est entré dans les maisons terrestres de ses serviteurs. Mais rien d'étonnant si dans sa condescendance il s'est approché de toutes des réalités, lui qui, dans sa bonté, était venu porter secours à tous les hommes. Vous voyez ce qui a attiré le Christ dans la maison de Pierre: non pas certes le plaisir de s'allonger pour se mettre à table, mais la maladie de cette femme alitée; non la nécessité de prendre son repas, mais l'occasion de guérir; non pas les fastes d'un banquet humain, mais l'œuvre de la puissance divine. Dans la maison de Pierre, ce qui était versé, ce n'était pas du vin, mais des larmes. Aussi le Christ y entra-t-il, non pour y prendre part à un festin, mais pour y rendre la vie.
R/. Custódi me, Dómine, ut pupíllam óculi; * Sub umbra alárum tuárum prótege me. V/. Mirífica misericórdias tuas, qui salvos facis sperántes in te. * Sub umbra. R/. Garde-moi, Seigneur, comme la prunelle de l'œil; * À l'ombre de tes ailes, protège-moi. V/. Déploie les merveilles de ta grâce, toi qui sauves ceux qui espèrent en toi. * À l'ombre.
Lectio II Lecture II
Deus quærit hómines, non humána; cæléstia dare cupit, non concupíscit inveníre terréna: Christus ergo receptúrus nos, non nostra quæsitúrus advénit. Cum venísset Iesus in domum Petri, vidit socrum eius iacéntem et febriéntem. Ingréssus in domum Petri Christus ad quod vénerat vidit: non aspéxit qualitátem domus, non occurréntium turbas, non salutántium pompam, non famíliæ concúrsum; certe non ipsum præparatiónis ornátum, sed inspéxit gémitum languéntis, febriéntis atténdit incéndium. Dieu cherche les hommes, non les choses humaines; il souhaite donner les biens célestes, non pas en trouver de terrestres. Le Christ est donc venu pour nous ramener à lui, non pour rechercher nos biens. Entré dans la maison de Pierre, il vit sa belle-mère alitée et tourmentée par la fièvre. Entré dans la maison de Pierre, le Christ vit ce pour quoi il était venu: il ne considéra pas la qualité de la maison, ni la foule des invités, ni le cortège de ceux qui venaient le saluer, ni la réunion de la famille. Assurément, il ne prit même pas garde à la recherche des préparatifs, mais aux plaintes de la malade, à la fièvre brûlante qui la consumait.
R/. Inténde deprecatiónem meam, Dómine, et inclína aurem tuam ad precem meam. * Custódi me ut pupíllam óculi, sub umbra alárum tuárum prótege me. V/. Pérfice gressus meos in sémitis tuis, ut non moveántur vestígia mea. * Custódi me. R/. Seigneur, accueille ma supplication, prête l'oreille à ma prière. * Garde-moi comme la prunelle de l'œil; à l'ombre de tes ailes, protège-moi. V/. Conduis mes pas sur tes traces: que mon pied ne trébuche pas! * Garde-moi.
Lectio III Lecture III
Vidit perículum desperátæ, et statim manus ad opus suæ deitátis exténdit: nec ante ad humána discúbuit Christus, quam múlier quæ iacébat consúrgeret ad divína. Ténuit manum eius et dimísit eam febris. Vidétis quómodo dimíttit febris, quem tenúerit Christus: ibi non stat infírmitas, ubi auctor salútis assístit; accéssus illuc mortis nullus est, ubi vivificatóris ingréssus est. Il vit le danger qu'elle courait dans cet état désespéré et il étendit les mains pour accomplir son œuvre divine; et le Christ ne s'étendit pas pour prendre une nourriture humaine, avant que cette femme qui gisait là ne s'élevât aux réalités divines. Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Vous voyez comment la fièvre quitte celui dont le Christ a pris la main: la maladie ne subsiste pas en présence de l'auteur du salut; la mort n'a pas d'accès là où est entré celui qui donne la vie.
R/. Díligam te, Dómine, virtus mea. * Dóminus firmaméntum meum et refúgium meum. V/. Laudans invocábo Dóminum, et ab inimícis meis salvus ero. * Dóminus. R/. Je t'aime, Seigneur, ma force! * Le Seigneur est mon rocher, ma forteresse. V/. J'invoque le Seigneur par des louanges, et je suis délivré de mes ennemis. * Le Seigneur.
Lectio IV Lecture IV
Vespere autem facto obtulérunt ei multos, dæmónia habéntes, et eiciébat spíritus verbo. Véspere est cum finítur dies sæculi, mundus a luce témporum cum declínat. Sero lucis rédditor venit, ut nobis géntibus, qui in nocte venímus sæculórum, diem rédderet sempitérnam. Véspere, hoc est, novíssimo témpore nos gentes offert Deo apostolórum pia et sollémnis devótio; et pellúntur a nobis dæmones, qui nobis idolórum cultus imperábant. Ignorántes enim unum Deum innúmeris diis serviebámus sacrílega et sordidíssima servitúte. Le soir venu, on lui amena beaucoup de gens affligés par les démons; et il chassait les esprits mauvais par sa parole. Le soir, c'est le moment où s'achève le jour du siècle, où le monde s'éloigne de la lumière du temps. Celui qui nous rend la lumière est venu le soir, pour nous rendre le jour éternel, à nous les païens qui étions plongés dans la nuit du monde. Le soir, c'est-à-dire aux derniers temps, les apôtres nous offrent solennellement à Dieu dans leur piété et leur dévotion; et ils chassent loin de nous les démons qui nous ordonnaient le culte des idoles. En effet, ignorant le Dieu unique, nous servions des divinités innombrables par une servitude sacrilège et indigne.
R/. Firmaméntum meum et refúgium meum et liberátor meus; * Deus meus adiútor meus. V/. Protéctor meus et cornu salútis meæ et suscéptor meus. * Deus meus. V/. Glória Patri. * Deus meus. R/. Seigneur, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur; * Dieu, mon secours! V/. Mon bouclier, la force qui me sauve, mon abri! * Dieu. V/. Gloire au Père. * Dieu.