Vigiles (OSB) du lundi 26 février 2018 -

Hebdomada II Quadragesimae IIème semaine de Carême
Feria II Lundi
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De libro Exodi Du livre de l'Exode
Lectio I Leçon I
In diébus illis: Cum appropinquásset phárao, levántes fílii Israel óculos vidérunt Ægýptios post se et timuérunt valde clamaverúntque ad Dóminum et dixérunt ad Móysen: " Fórsitan non erant sepúlcra in Ægýpto? Ideo tulísti nos ut morerémur in solitúdine. Quid hoc fecísti ut edúceres nos ex Ægýpto? Nonne iste est sermo quem loquebámur ad te in Ægýpto, dicéntes: Recéde a nobis, ut serviámus Ægýptiis? Multo enim mélius erat servíre eis quam mori in solitúdine. " Et ait Móyses ad pópulum: " Nolíte timére; state et vidéte salútem Dómini quam factúrus est vobis hódie; Ægýptios enim, quos nunc vidétis, nequáquam ultra vidébitis usque in sempitérnum. Dóminus pugnábit pro vobis, et vos silébitis. " En ce temps-là, comme Pharaon approchait, les Israélites levèrent les yeux, et voici que les Égyptiens les poursuivaient. Les Israélites eurent grand-peur et crièrent vers le Seigneur. Ils dirent à Moïse: " Manquait-il de tombeaux en Égypte, que tu nous aies menés mourir dans le désert? Que nous as-tu fait en nous faisant sortir d'Égypte? Ne te disions-nous pas en Égypte: Laisse-nous servir les Égyptiens, car mieux vaut pour nous servir les Égyptiens que de mourir dans le désert? " Moïse dit au peuple: " Ne craignez pas! Tenez ferme et vous verrez ce que le Seigneur va faire pour vous sauver aujourd'hui, car les Égyptiens que vous voyez aujourd'hui, vous ne les reverrez plus jamais. Le Seigneur combattra pour vous; vous, vous n'aurez qu'à rester tranquilles. "
R/. Addúxi vos per desértum quadragínta annos, ego Dóminus; non sunt attríta vestiménta vestra. * Manna de cælo plui vobis, et oblíti estis me, dicit Dóminus. V/. Pópule meus, quid feci aut quid moléstus fui tibi? Respónde mihi. Quóniam ego edúxi vos de terra Ægýpti.* Manna. R/. Je vous ai conduits à travers le désert quarante années durant, moi, le Seigneur, et vos vêtements se sont-ils usés? * N'ai-je pas fait pleuvoir du ciel, pour vous, une manne? Et vous m'avez oublié, déclare le Seigneur. V/. Ô mon peuple, que t'ai-je fait? En quoi t'ai-je contristé? Réponds-moi! N'est-ce pas moi qui vous ai fait sortir de la terre d'Égypte? * N'ai-je pas.
Lectio II Leçon II
Dixítque Dóminus ad Móysen: " Quid clamas ad me? Lóquere fíliis Israel ut proficiscántur. Tu autem éleva virgam tuam et exténde manum tuam super mare et dívide illud, ut gradiántur fílii Israel in médio mari per siccum. Ego autem indurábo cor Ægyptiórum, ut persequántur eos; et glorificábor in pharaóne et in omni exércitu eius, in cúrribus et in equítibus illíus. Et scient Ægýptii quia ego sum Dóminus, cum glorificátus fúero in pharaóne, in cúrribus atque in equítibus eius. " Le Seigneur dit à Moïse: " Pourquoi cries-tu vers moi? Dis aux Israélites de repartir. Toi, lève ton bâton, étends ta main sur la mer et fends-la, que les Israélites puissent pénétrer à pied sec au milieu de la mer. Moi, j'endurcirai le cœur des Égyptiens, ils pénétreront à leur suite et je me glorifierai aux dépens de Pharaon, de toute son armée, de ses chars et de ses cavaliers. Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses cavaliers. "
R/. Locútus est Dóminus ad Móysen, dicens: Descénde in Ægýptum; dic pharaóni ut dimíttat pópulum meum. * Indurátum est cor pharaónis, non vult dimíttere pópulum meum, nisi in manu forti. V/. Videns vidi afflictiónem pópuli mei qui est in Ægýpto; et gémitum eius audívi, et descéndi liberáre eos. * Indurátum est. R/. Le Seigneur adressa la parole à Moïse en ces termes: Tu dois redescendre en Égypte et dire à Pharaon qu'il relâche mon peuple. * Or le pharaon a le cœur endurci, il ne voudra pas laisser partir mon peuple, s'il n'y est forcé par une main puissante. V/. J'ai vu, oui, j'ai vu la détresse de mon peuple qui est en Égypte, j'ai entendu son gémissement, et je suis descendu le délivrer. * Or.
Lectio III Leçon III
Cumque extendísset Móyses manum super mare, réppulit illud Dóminus, flante vento veheménti et urénte tota nocte, et vertit in siccum; divisáque est aqua. Et ingréssi sunt fílii Israel per médium maris sicci; erat enim aqua quasi murus a dextra eórum et læva. Persequentésque Ægýptii ingréssi sunt post eos, omnis equitátus pharaónis, currus eius et équites per médium maris. Et ait Dóminus ad Móysen: " Extende manum tuam super mare, ut revertántur aquæ ad Ægýptios super currus et équites eórum. " Cumque extendísset Móyses manum contra mare, revérsum est primo dilúculo ad priórem locum; fugientibúsque Ægýptiis occurrérunt aquæ, et invólvit eos Dóminus in médiis flúctibus. Moïse étendit la main sur la mer, et le Seigneur refoula la mer toute la nuit par un fort vent d'est; il la mit à sec et toutes les eaux se fendirent. Les Israélites pénétrèrent à pied sec au milieu de la mer, et les eaux leur formaient une muraille à droite et à gauche. Les Égyptiens les poursuivirent, et tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses cavaliers pénétrèrent à leur suite au milieu de la mer. Le Seigneur dit à Moïse: " Étends ta main sur la mer, que les eaux refluent sur les Égyptiens, sur leurs chars et sur leurs cavaliers. " Moïse étendit la main sur la mer et, au point du jour, la mer rentra dans son lit. Les Égyptiens en fuyant la rencontrèrent, et le Seigneur culbuta les Égyptiens au milieu de la mer.
R/. Stetit Móyses coram pharaóne et dixit: Hæc dicit Dóminus: * Dimítte pópulum meum, ut sacríficet mihi in desértum. V/. Dóminus Deus Hebræórum misit me ad te, ut dicam tibi: * Dimítte. V/. Glória Patri.* Dimítte. R/. Moïse, debout en présence de pharaon, lui déclara: Oracle du Seigneur: * Laisse partir mon peuple, qu'il aille célébrer mon culte dans le désert! V/. Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, m'envoie te dire: * Laisse partir. V/. Gloire au Père. * Laisse partir.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Sermónibus sancto Augustíno epíscopo attribútis (Sermo 145: PL 39, 2027-2028) Sermon attribué à saint Augustin
Lectio I Leçon I
Hos Quadragésimæ dies, fratres caríssimi, debémus omni veneratióne suscípere, nec longiórem númerum huius témporis fastidíre: quia quanto plures dies sunt ieiúnii, tanto maior est causa remédii; quanto prolíxior abstinéntiæ cursus, tanto redémptio copiósior est salútis; quanto austérior cura vúlnerum, tanto medicína est salúbrior peccatórum. Deus enim qui est nostrárum médicus animárum, cóngruum tempus instítuit, quod et iustis satis sit ad orándum, et peccatóribus suffíciat ad rogándum; illis réquiem postulántibus, his véniam deprecántibus. Illi longum et fastidiósum forte sit tempus, qui nec orat de culpa, nec sperat de vénia. Desperátio enim nec confitéri de scélere, nec indulgéntiam novit speráre de iúdice. Sanctus ígitur et salutáris Quadragésimæ cursus est, quo iudex addúcitur ad misericórdiam, peccátor ad pæniténtiam, iustus ad réquiem. Nous devons accueillir, frères bien-aimés, ces jours du Carême avec dévotion et ne pas avoir de dégoût pour la longueur de cette période: plus nombreux sont les jours de jeûne, plus grande aussi est l'efficace du remède; plus longue la durée de l'abstinence, plus abondante aussi la rançon du salut; plus austère le soin des blessures, plus salutaire aussi la guérison des péchés. En effet, Dieu, qui est le médecin de nos âmes, a institué un temps favorable qui suffise aux justes pour prier et aux pécheurs pour supplier; les premiers demandent le repos, les seconds le pardon. Cette période est peut-être longue et fastidieuse pour qui ne prie pas pour ses fautes et n'espère pas de pardon. En effet, le désespoir ne sait ni confesser la faute ni espérer l'indulgence du juge. La durée du Carême est sainte et salutaire pour porter le juge à la miséricorde, le pécheur à la pénitence, le juste au repos.
R/. Tribulárer si nescírem misericórdias tuas, Dómine; tu dixísti: Nolo mortem peccatóris, sed ut convertátur et vivat, * Qui Chananæam et publicánum vocásti ad pæniténtiam. V/. Et Petrum lacrimántem suscepísti, miséricors Dómine. * Qui Chananæam. R/. Je serais en proie aux tourments si j'ignorais ta miséricorde, Seigneur; n'as-tu pas dit: Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive, * Toi qui as conduit à la pénitence la Cananéenne et le publicain? V/. Et n'as-tu pas accueilli le repentir et les larmes de Pierre, miséricordieux Seigneur, * Toi qui.
Lectio II Leçon II
His enim diébus sólito ámplius et divínitas miserétur, et delinquéntia deprecátur, et iustítia promerétur. Patent enim ómnia, et cæli ad indulgéndum, et peccátor ad confiténdum, et lingua ad postulándum. Salutáris, inquam, et mýsticus est quadragenárius númerus. Nam primum cum mundi fáciem iníquitas hóminum possidéret, tot diérum currículo Deus effúsis de cælo ímbribus univérsam terram dilúvio superfúdit. Vides ergo iam illo témpore mystérium in figúra dispósitum. Nam sicut tunc quadragínta diébus pluit ad purgándum mundum; ita et nunc quadragínta diébus miserétur ad hóminem purificándum. Quamquam et illíus témporis dilúvium misericórdia dicénda est, quo iníquitas oppréssa est, et iustítia conserváta. En ces jours Dieu prend pitié plus que de coutume; qui pèche obtient plus facilement le pardon, qui est juste mérite davantage, car tout est ouvert: le ciel pour accorder, le pécheur pour confesser, la bouche pour demander. Ce nombre de quarante, dis-je, est salutaire et mystérieux. D'abord, en effet, lorsque le péché de l'homme couvrait la face du monde, Dieu déversa du ciel des pluies diluviennes sur la terre entière durant ce nombre de jours. Tu vois donc qu'il a figuré là un mystère. En effet, aux quarante jours de pluie qui ont lavé le monde répondent quarante jours de miséricorde pour purifier l'homme. Encore que le déluge de ce temps-là, qui effaça l'iniquité et sauvegarda la justice, soit lui aussi une miséricorde.
R/. Scíndite corda vestra et non vestiménta vestra, * Et convertímini ad Dóminum Deum vestrum, quia benígnus et miséricors est. V/. Revertímini unusquísque a via sua mala, et a péssimis cogitatiónibus vestris. * Et convertímini. R/. Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, * Et convertissez-vous au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux. V/. Revenez donc, chacun, de votre voie mauvaise et de la perversité de vos projets. * Et convertissez-vous.
Lectio III Leçon III
Pro misericórdia plane vidémus illud fuísse dilúvium, quo, véluti baptísmo quodam, totíus mundi fácies est innováta. Dilúvium illud huius nostri fuit similitúdo baptísmatis. Hoc enim tunc gestum est, quod nunc ágitur: hoc est, ut exuberántibus aquárum fóntibus periclitaréntur vítia, iustítia sola regnáret, mergeréntur in profúndum peccáta, sánctitas vicína cælo portarétur. Tunc enim, sicut dixi, hoc agebátur quod nunc ágitur in Ecclésia Christi. Nous voyons bien que ce déluge s'est produit par miséricorde, pour renouveler la face de l'univers, à la manière d'un baptême. Ce déluge fut l'image de notre baptême. Ce qui a eu lieu alors, a lieu maintenant: dans les flots abondants de l'eau les vices perdent pied, la justice seule règne, les péchés sont projetés au fond de la mer, la sainteté approche du ciel. Ce qui a eu lieu alors, comme je l'ai dit, se renouvelle maintenant dans l'Église du Christ.
R/. Derelínquat ímpius viam suam, et vir iníquus cogitatiónes suas, et revertátur ad Dóminum, et miserébitur eius; * Quia benígnus et miséricors est, præstábilis super malítiam Dóminus Deus noster. V/. Non vult Dóminus mortem peccatóris, sed ut convertátur et vivat. * Quia benígnus. V/. Glória Patri. * Quia benígnus. R/. Que le méchant abandonne son chemin, et l'homme pervers, ses pensées! Qu'il revienne vers le Seigneur, qui aura pitié de lui; * Car il est tendre et compatissant, le Seigneur notre Dieu, il renonce au châtiment. V/. Le Seigneur ne désire pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive. * Car. V/. Gloire au Père. * Car.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Augustíni epíscopi (Sermo Mai 12, 1-2.3: PLS 2, 443-444.445) Sermon de saint Augustin
Lectio I Leçon I
Vitam nostram, fratres caríssimi, peregrinatiónem quamdam esse a pátria sanctórum cælésti Ierúsalem, apertíssime docet apóstolus Paulus dicens: Quámdiu sumus in córpore, peregrinámur a Dómino. Et quia omnis peregrínus útique habet pátriam, nam nemo sine pátria peregrínus est, nosse debémus, quæ sit pátria nostra, quo nos opórtet negléctis ómnibus illécebris et delíciis vitæ huius ad id festináre quo téndimus, et ubi tantúmmodo nobis licet acquiéscere. Nóluit enim Deus álibi nobis esse quiétem veram nisi in illa pátria: nam si et hic daret quiétem, non delectáret redíre. Hanc ergo pátriam Ierúsalem vocans, non illam terrénam, quæ servit cum fíliis suis, sicut idem ipse apóstolus monet. Notre vie, frères très chers, est comme un séjour à l'étranger loin de la patrie des saints, la Jérusalem céleste. L'apôtre Paul nous l'enseigne ouvertement: Tant que nous sommes dans ce corps, nous séjournons en étrangers loin du Seigneur. Et puisque tout étranger a une patrie - car personne ne peut être un étranger s'il n'a pas de patrie - nous devons savoir quelle est notre patrie, où il nous faut aller en hâte sans nous occuper de tous les appâts et plaisirs de cette vie, quel est notre but et quel est le seul lieu où il nous soit permis de nous reposer. Dieu n'a pas voulu qu'il y ait pour nous de vrai repos en-dehors de cette patrie: car s'il donnait aussi le repos ici-bas, il ne nous attirerait pas à prendre le chemin du retour. Il appelle donc cette patrie Jérusalem. Mais ce n'est pas celle de la terre, qui est esclave avec ses enfants, comme le même apôtre nous en avertit.
R/. Qui cognóscis ómnium occúlta, a delícto meo munda me; * Tempus mihi concéde ut repænitens clamem: Peccávi, miserére mei, Deus. V/. Avérte fáciem tuam a peccátis meis, et omnes iniquitátes meas dele. * Tempus. R/. Toi qui connais les secrets des cœurs, purifie-moi de mon péché. * Accorde-moi un temps de repentir et de supplication: Oui, j'ai péché, pitié pour moi, mon Dieu! V/. Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés. * Accorde-moi.
Lectio II Leçon II
Est autem ália Ierúsalem quam dicit esse in cælis: Ierúsalem enim sursum est quæ est mater ómnium nostrum. Matrem illam dicit, tamquam metrópolim: nam et metrópolis mater cívitas interpretátur. Ergo ad illam festinándum est nobis, et cognoscéndum peregrínos nos esse, et in via esse. Omnis homo qui nondum credit Christo, nec in via est: errat enim; et ipse pátriam quærit, sed nescit qua, nescit ubi. Quid est quod dico, pátriam quærit? Réquiem quærit omnis ánima, et beatitúdinem quærit; nemo interrogátus, utrum beátus esse velit, cum áliqua dubitatióne se velle respóndet: omnis homo clamat, beátum se velle esse; sed qua eátur ad beatitúdinem, et ubi inveniátur illa beatitúdo, hoc nésciunt hómines: ídeo errant. Mais il y a une autre Jérusalem qui, selon ses dires, est dans les cieux: c'est la Jérusalem d'en-haut qui est notre mère à tous. Il l'appelle mère, comme pour dire métropole, car métropole signifie cité-mère. Donc c'est vers elle qu'il faut nous hâter en sachant que nous sommes des étrangers et que nous sommes en chemin. Tout homme qui ne croit pas encore au Christ n'est même pas en chemin: il erre çà et là. Lui aussi cherche une patrie, mais il ne sait par où, il ne sait où. Il cherche une patrie: qu'est-ce que cela veut dire? Toute âme cherche le repos et elle cherche le bonheur. À la question: " Veux-tu être heureux? ", personne n'hésite à répondre qu'il veut l'être: tout homme crie qu'il veut être heureux. Mais par où l'on va au bonheur, et où se trouve ce bonheur, voilà ce que les hommes ignorent: c'est pourquoi ils errent.
R/. Frange esuriénti panem tuum, et egénos vagósque induc in domum tuam; * Tunc erúmpet quasi mane lumen tuum, et anteíbit fáciem tuam iustítia tua. V/. Cum víderis nudum, óperi eum, et carnem tuam ne despéxeris. * Tunc erúmpet. R/. Partage ton pain avec l'homme affamé, recueille chez toi le malheureux sans abri; * Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, ta justice marchera devant toi. V/. Couvre celui que tu verras sans vêtement, et ne te dérobe pas à ton semblable; * Alors.
Lectio III Leçon III
Itaque, fratres, currámus in hac via, quia christiáni cathólici sumus, quæ est una Ecclésia Dei, sicut prædícta est in Scriptúris sanctis. Non enim latére illam Deus vóluit, ut nemo se excusáret: prædícta est futúra per orbem terrárum, exhíbita est toto orbi terrárum. Nec nos debent movére hæreses et schísmata innumerabília. Fortes ítaque estóte in fide: nemo vos sedúcat ad fraudem per áliquam promissiónem, nemo impéllat in fraudem per áliquam comminatiónem. Quidquid tibi promíttit mundus, maius est regnum cælórum; quidquid tibi minátur mundus, maior est gehénna. Aussi, frères, nous chrétiens et catholiques, courons sur ce chemin qui est l'unique Église de Dieu, telle que l'ont prédite les saintes Écritures. Dieu n'a pas voulu qu'elle soit cachée pour que nul ne s'excuse. Prédite à toute la terre quand elle était à venir, elle a été ensuite désignée à toute la terre. Et ce ne sont pas les innombrables hérésies et schismes qui doivent nous émouvoir. Soyez donc forts dans la foi: que personne ne vous conduise à des compromis par quelque promesse; que personne ne vous y pousse par quelque menace. Le Royaume des cieux est plus grand que tout ce que le monde te promet; la géhenne est plus grande que tout ce dont le monde te menace.
R/. In ómnibus exhibeámus nos sicut Dei minístros, in multa patiéntia, * Ut non vituperétur ministérium nostrum. V/. Ecce nunc tempus acceptábile, ecce nunc dies salútis; némini dantes ullam offensiónem, * Ut non vituperétur. V/. Glória Patri. * Ut non vituperétur. R/. Présentons-nous, en toute circonstance, comme de vrais ministres de Dieu, faisant preuve d'endurance, * Afin que notre ministère ne soit pas décrié. V/. C'est maintenant le moment favorable, c'est maintenant le jour du salut; ne donnons à personne occasion de scandale, * Afin. V/. Gloire au Père. * Afin.