Vigiles (OSB) du dimanche 11 mars 2018 - IVème dimanche de Carême

Hebdomada IV Quadragesimae IVème semaine de Carême
Dominica Dimanche
Dominica IV Quadragesimae IVème dimanche de Carême
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De libro Levítici Du livre du Lévitique
Lectio I Lecture I
In diébus illis: Locútus est Dóminus ad Móysen dicens: " Tolle Aaron cum fíliis suis, vestes eórum et unctiónis óleum, vítulum pro peccáto, duos aríetes, canístrum cum ázymis; et congregábis omnem cœtum ad óstium tabernáculi convéntus. " Fecit Móyses ut Dóminus imperárat; congregatóque omni cœtu ante fores tabernáculi convéntus, ait: " Iste est sermo quem iussit Dóminus fíeri. " En ce temps-là, le Seigneur parla à Moïse et dit: Prends Aaron, ses fils avec lui, les vêtements, l'huile d'onction, le taureau du sacrifice pour le péché, les deux béliers, la corbeille des azymes. Puis convoque toute la communauté à l'entrée de la Tente du Rendez-vous. Moïse suivit les ordres du Seigneur, la communauté se réunit à l'entrée de la Tente du Rendez-vous, et Moïse lui dit: " Voici ce que le Seigneur a ordonné de faire. "
R/. Ecce mitto ángelum meum, qui præcédat te et custódiat semper. Obsérva et audi vocem meam, et inimícus ero inimícis tuis, et affligéntes te afflígam; * Et præcédet te ángelus meus. V/. Israel, si me audíeris, non erit in te deus recens, neque adorábis deum aliénum: ego enim Dóminus. * Et præcédet. R/. Voici: j'envoie mon ange devant toi, pour qu'il te protège sans cesse. Respecte et entends ma parole: alors, je serai l'ennemi de tes ennemis, je poursuivrai tes persécuteurs; * Mon ange marchera devant toi. V/. Vas-tu m'écouter, Israël? Tu n'auras pas chez toi d'autres dieux, tu ne serviras aucun dieu étranger: c'est moi, le Seigneur ton Dieu. * Mon ange.
Lectio II Lecture II
Statímque applicávit Aaron et fílios eius. Cumque lavísset eos aqua, vestívit pontíficem subúcula línea accíngens eum bálteo et índuens túnica hyacínthina et désuper ephod impósuit, quod astrínxit cíngulo ephod fírmiter; et impósuit ei pectorále in quo dedit Urim et Tummim. Cídari quoque texit caput et super eam contra frontem pósuit láminam áuream, diadéma sanctum, sicut præcéperat Dóminus Móysi. Tulit et unctiónis óleum quo levit habitáculum cum omni supelléctili sua et sanctificávit ea. Cumque de eo aspersísset altáre septem vícibus, unxit illud et ómnia vasa eius labrúmque cum basi sua sanctificávit óleo. Il fit approcher Aaron et ses fils et les lava dans l'eau. Il lui mit la tunique, lui passa la ceinture, le revêtit du manteau et plaça sur lui l'éphod. Puis il le ceignit de l'écharpe de l'éphod et la fixa sur lui. Il lui imposa le pectoral, où il mit l'Urim et le Tummim. Sur la tête il lui mit le turban, et sur le devant du turban la fleur d'or; c'est le signe de sainte consécration tel que le Seigneur le prescrivit à Moïse. Moïse prit alors l'huile d'onction, il oignit pour les consacrer la Demeure et tout ce qui s'y trouvait. Il fit sept aspersions sur l'autel et oignit pour les consacrer l'autel et ses accessoires, le bassin et son socle.
R/. Atténdite, pópule meus, legem meam, * Inclináte aurem vestram in verba oris mei. V/. Apériam in parábolis os meum; loquar propositiónes ab inítio sæculi. * Inclináte. R/. Écoute ma loi, ô mon peuple, * Tends l'oreille aux paroles de ma bouche. V/. J'ouvrirai la bouche pour une parabole, je publierai ce qui fut caché dès l'origine. * Tends l'oreille.
Lectio III Lecture III
Quod fundens super caput Aaron, unxit eum et consecrávit; fílios quoque eius applicátos vestívit subúculis líneis et cinxit bálteo imposuítque mitras, ut iússerat Dóminus Móysi. Addúxit et vítulum pro peccáto; cumque super caput eius posuíssent Aaron et fílii eius manus suas, immolávit eum; et háuriens Móyses sánguinem tincto dígito tétigit córnua altáris per gyrum et mundávit illud; fudítque relíquum sánguinem ad fundaménta eius et sanctificávit illud expiándo. Adipem autem qui erat super vitália et retículum iécoris duósque renúnculos cum arvínulis suis adolévit super altáre; vítulum cum pelle, cárnibus et fimo cremans extra castra, sicut præcéperat Dóminus Móysi. Il versa de l'huile d'onction sur la tête d'Aaron, et l'oignit pour le consacrer. Moïse fit alors approcher les fils d'Aaron, qu'il revêtit de tuniques, auxquels il passa des ceintures et fixa des calottes, comme le Seigneur l'avait ordonné à Moïse. Puis il fit approcher le taureau du sacrifice pour le péché. Aaron et ses fils posèrent leur main sur la tête de cette victime, et Moïse l'immola. Il prit alors le sang, avec son doigt il en déposa sur les cornes du pourtour de l'autel pour ôter le péché de celui-ci. Puis il versa le sang à la base de l'autel, qu'il consacra en faisant sur lui le rite d'expiation. Il prit ensuite toute la graisse qui enveloppe les entrailles, la masse de graisse qui part du foie, les deux rognons et leur graisse, et il les fit fumer à l'autel. Quant à la peau du taureau, sa chair et sa fiente, il les brûla hors du camp comme le Seigneur l'avait ordonné à Moïse.
R/. Audi, Israel, præcépta Dómini, et ea in corde tuo quasi in libro scribe; * Et dabo tibi terram fluéntem lac et mel. V/. Obsérva ígitur et audi vocem meam, et inimícus ero inimícis tuis. * Et dabo. R/. Écoute, Israël, écoute les préceptes du Seigneur! Inscris-les dans ton cœur comme sur un livre; * Et je te donnerai une terre, un pays ruisselant de lait et de miel. V/. Mets donc en pratique, Israël, et entends ma parole! Alors, je serai l'ennemi de tes ennemis, * Et je te donnerai.
Lectio IV Lecture IV
Et élevans Aaron manus ad pópulum benedíxit eis. Sicque, complétis hóstiis pro peccáto et holocáustis et pacíficis, descéndit. Ingréssi autem Móyses et Aaron tabernáculum convéntus et deínceps egréssi benedixérunt pópulo. Apparuítque glória Dómini omni pópulo et ecce egréssus ignis a Dómino devorávit holocáustum et ádipes qui erant super altáre. Quod cum vidíssent turbæ, exsultavérunt ruéntes in fácies suas. Aaron éleva les mains vers le peuple et le bénit. Ayant ainsi accompli le sacrifice pour le péché, l'holocauste et le sacrifice de communion, il descendit; avec Moïse il entra dans la Tente du Rendez-vous. Puis ils en sortirent tous deux pour bénir le peuple. La gloire du Seigneur apparut à tout le peuple, une flamme jaillit de devant le Seigneur, qui dévora sur l'autel l'holocauste et les graisses. À cette vue le peuple entier poussa des cris de jubilation et tous tombèrent la face contre terre.
R/. Vos qui transitúri estis Iordánem, ædificáte altáre Dómino de lapídibus quos ferrum non tétigit, et offérte super illud holocáusta et hóstias pacíficas * Deo vestro. V/. Cumque intravéritis terram quam Dóminus datúrus est vobis, ædificáte ibi altáre Dómino * Deo. V/. Glória Patri. * Deo. R/. Le jour où vous passerez le Jourdain, vous bâtirez un autel au Seigneur, fait de pierres brutes, que le fer n'aura pas touchées; et sur cet autel, vous offrirez des holocaustes et des sacrifices de paix au Seigneur * Votre Dieu. V/. Lorsque vous serez entrés sur la terre du pays que le Seigneur vous donne, vous y construirez un autel pour le Seigneur * Votre Dieu. V/. Gloire au Père. * Votre Dieu.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Leónis Magni papæ (Sermo 35, 3-5: SC 49, 77-79) Sermon de saint Léon le Grand
Lectio I Lecture I
In Ioánnis evangélio Dóminus dicit: In hoc cognóscent omnes quia mei discípuli mei estis, si dilectiónem habuéritis ad ínvicem; et in eiúsdem apóstoli epístula légitur: Caríssimi, diligámus ínvicem quóniam cáritas ex Deo est. Discútiant ergo se fidélium mentes, et íntimos sui cordis afféctus vera examinatióne diiúdicent; ac si repósitum áliquid in consciéntiis suis de frúctibus caritátis invénerint, Deum sibi inésse non dúbitent, et ut magis magísque tanti hóspitis sint capáces, fiant perseverántis misericórdiæ opéribus amplióres. Le Seigneur dit dans l'évangile de Jean: C'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples; et, dans l'épître du même apôtre, on lit: Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, car l'amour vient de Dieu. Que les fidèles scrutent donc leur âme et soumettent à un examen sincère les sentiments intimes de leur cœur: s'ils trouvent en bonne place dans leur conscience quelque chose qui vienne des fruits de la charité, qu'ils ne doutent pas que Dieu soit en eux, et qu'ils se montrent plus larges encore dans les œuvres d'une persévérante miséricorde, afin d'être de plus en plus aptes à recevoir un tel hôte.
R/. Qui cognóscis ómnium occúlta, a delícto meo munda me; * Tempus mihi concéde ut repænitens clamem: Peccávi, miserére mei, Deus. V/. Avérte fáciem tuam a peccátis meis, et omnes iniquitátes meas dele. * Tempus. R/. Toi qui connais les secrets des cœurs, purifie-moi de mon péché. * Accorde-moi un temps de repentir et de supplication: Oui, j'ai péché, pitié pour moi, mon Dieu! V/. Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés. * Accorde-moi.
Lectio II Lecture II
Si enim diléctio Deus est, nullum habére debet términum cáritas, quia nullo potest claudi fine divínitas. Ad exercéndum ígitur, dilectíssimi, caritátis bonum, quamvis tempus omne sit cóngruum, præséntes tamen dies speciálius cohortántur; ut qui Pascha Dómini cúpiunt cum ánimi et córporis sanctificatióne suscípere, hanc máxime grátiam conéntur acquírere, qua et ómnium continétur summa virtútum et multitúdo tégitur peccatórum. Si, en effet, Dieu est amour, l'amour ne peut avoir de bornes, puisqu'aucune limite ne peut enfermer la divinité. Tous les temps sont bons, il est vrai, bien-aimés, pour pratiquer le bien de la charité; pourtant les jours présents nous y invitent plus instamment: si nous aspirons à recevoir la Pâque du Seigneur avec une âme et un corps sanctifiés, efforçons-nous surtout d'acquérir cette perfection qui tient uni l'ensemble de toutes les vertus et couvre la multitude des péchés.
R/. In ómnibus exhibeámus nos sicut Dei minístros, in multa patiéntia, * Ut non vituperétur ministérium nostrum. V/. Ecce nunc tempus acceptábile, ecce nunc dies salútis; némini dantes ullam offensiónem, * Ut non vituperétur. R/. Présentons-nous, en toute circonstance, comme de vrais ministres de Dieu, faisant preuve d'endurance, * Afin que notre ministère ne soit pas décrié. V/. C'est maintenant le moment favorable, c'est maintenant le jour du salut; ne donnons à personne occasion de scandale, * Afin.
Lectio III Lecture III
Et ídeo celebratúri illud éminens super ómnia sacraméntum, quo iniquitátes nostras Iesu Christi sanguis abolévit, misericórdiæ prímitus hóstias præparémus; ut quod nobis bónitas Dei cóntulit, nos quoque eis qui in nos peccavére præstémus. In páuperes quoque et divérsis debilitátibus impedítos benígnior nunc lárgitas exserátur, ut grátiæ Deo multórum voce referántur, et ieiúniis nostris egéntium reféctio suffragétur. Sur le point donc de célébrer ce mystère qui dépasse tous les autres, par lequel le sang de Jésus-Christ a aboli nos iniquités, préparons en premier lieu des hosties de miséricorde: ce que la bonté de Dieu nous a octroyé, donnons-le à notre tour à ceux qui ont péché contre nous. Il faut aussi que maintenant notre libéralité se montre plus compatissante envers les pauvres et ceux qui souffrent de toutes sortes de faiblesses, afin que grâces soient rendues à Dieu par la voix de beaucoup et que la réfection des indigents seconde nos jeûnes.
R/. Abscóndite eleemósynam in sinu páuperis, et ipsa orat pro vobis ad Dóminum, * Quia sicut aqua exstínguit ignem, ita eleemósyna exstínguit peccátum. V/. Honóra Dóminum de tua substántia, et de primítiis frugum tuárum da paupéribus. * Quia sicut. R/. Cache ton aumône dans le sein du pauvre, et elle intercédera pour toi devant Dieu: * De même que l'eau éteint les flammes, l'aumône éteint la dette du péché. V/. Honore de tes biens le Seigneur, et donne aux pauvres les prémices de tes récoltes: * De même que.
Lectio IV Lecture IV
Nulla enim devotióne fidélium magis Dóminus delectátur, quam ista quæ paupéribus eius impénditur, et ubi curam misericórdiæ ínvenit, ibi imáginem suæ pietátis agnóscit. Non timeátur in iis expénsis deféctio facultátum, quóniam ipsa benígnitas magna substántia est, nec potest largitátis deésse matéries, ubi Christus pascit et páscitur. In omni hoc ópere illa intérvenit manus quæ panem frangéndo auget et erogándo multíplicat. Nulle dévotion chez les fidèles n'est plus agréable à Dieu que celle qui se consacre à ses pauvres: là où il trouve le souci de la miséricorde, il reconnaît l'image de sa propre bonté. Ne craignons pas d'épuiser nos ressources par ces dépenses, car la bonté elle-même est une grande richesse et la générosité ne saurait manquer de moyens là où c'est le Christ qui nourrit et qui est nourri: en toute cette œuvre intervient la main qui augmente le pain en le rompant et le multiplie en le distribuant.
R/. Tribulárer si nescírem misericórdias tuas, Dómine; tu dixísti: Nolo mortem peccatóris, sed ut convertátur et vivat, * Qui Chananæam et publicánum vocásti ad pæniténtiam. V/. Et Petrum lacrimántem suscepísti, miséricors Dómine. * Qui Chananæam. V/. Glória Patri. * Qui Chananæam. R/. Je serais en proie aux tourments si j'ignorais ta miséricorde, Seigneur; n'as-tu pas dit: Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive, * Toi qui as conduit à la pénitence la Cananéenne et le publicain? V/. Et n'as-tu pas accueilli le repentir et les larmes de Pierre, miséricordieux Seigneur, * Toi qui. V/. Gloire au Père. * Toi qui.
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In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean
Sicut Móyses exaltávit serpéntem in desérto, ita exaltári opórtet Fílium hóminis, ut omnis qui credit, in ipso hábeat vitam ætérnam. Et réliqua. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Et la suite.
Ex Tractátibus sancti Augustíni epíscopi in Ioánnem (Tract. 12, 12-13: CCL 36, 127-128) Traité de saint Augustin sur l'Évangile de Jean
Lectio I Lecture I
Non enim misit Deus Fílium suum in mundum ut iúdicet mundum, sed ut salvétur mundus per ipsum. Ergo quantum in médico est, sanáre venit ægrótum. Ipse se intérimit, qui præcépta médici observáre non vult. Venit Salvátor ad mundum; quare Salvátor dictus est mundi, nisi ut salvet mundum, non ut iúdicet mundum? Salvári non vis ab ipso, ex te iudicáberis. Et quid dicam: iudicáberis? Vide quid ait: Qui credit in eum, non iudicátur; qui autem non credit iam, inquit, iudicátus est. Nondum appáruit iudícium, sed iam factum est iudícium. Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Le médecin a tout fait pour venir guérir le malade. Celui donc qui refuse d'observer les prescriptions du médecin se donne lui-même la mort. Le Sauveur est venu dans le monde, pourquoi a-t-il été appelé le Sauveur du monde? Parce qu'il doit sauver le monde et non le juger. Tu refuses le salut qu'il t'apporte, tu seras jugé sur ta conduite. Que dis-je, tu seras jugé? Écoute ce qu'il dit: Celui qui croit en lui n'est pas jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé. Le jugement n'a pas encore été publié, mais il est déjà prononcé.
R/. Pater, peccávi in cælum et coram te; iam non sum dignus vocári fílius tuus, * Fac me sicut unum ex mercenáriis tuis. V/. Quanti mercenárii in domo patris mei abúndant pánibus; ego autem hic fame péreo? Surgam et ibo ad patrem meum, et dicam ei: * Fac me. R/. Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi; je ne mérite plus d'être appelé ton fils, * Traite-moi comme l'un de tes employés. V/. Tant d'employés chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai: * Traite-moi.
Lectio II Lecture II
Novit enim Dóminus qui sunt eius, novit qui permáneant ad corónam, qui permáneant ad flammam; novit in área sua tríticum, novit páleam; novit ségetem, novit zizánia. Iam iudicátus est qui non credit. Quare iudicátus? Quia non crédidit in nómine Unigéniti Fílii Dei. Hoc est autem iudícium: quia lux venit in mundum et dilexérunt hómines magis ténebras quam lucem; erant enim mala ópera eórum. Fratres mei, quorum ópera bona invénit Dóminus? Nullórum. Omnium ópera mala invénit. Quómodo ergo quidam fecérunt veritátem, et venérunt ad lucem? Et hoc enim séquitur: Qui autem facit veritátem venit ad lucem, ut manifesténtur ópera eius, quia in Deo sunt facta. Quómodo quidam opus bonum fecérunt, ut venírent ad lucem, id est, ad Christum? Et quómodo quidam dilexérunt ténebras? Le Seigneur connaît ceux qui sont à lui, il connaît ceux à qui la couronne est réservée et ceux qu'attend le châtiment; il distingue dans son aire le bon grain de la paille, la moisson de l'ivraie. Celui qui ne croit pas est déjà jugé. Pourquoi? Parce qu'il ne croit pas au nom du Fils unique de Dieu. Et le jugement, le voici: quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Mes frères, quels sont ceux dont les œuvres ont été trouvées bonnes par le Seigneur? Pas un seul. Il a trouvé leurs œuvres à tous, mauvaises. Comment alors quelques-uns ont-ils fait la vérité et sont-ils venus à la lumière, comme l'indique la suite: Celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu? Comment les uns ont-ils pu faire le bien et venir à la lumière, c'est-à-dire au Christ, tandis que les autres ont mieux aimé les ténèbres?
R/. Derelínquat ímpius viam suam, et vir iníquus cogitatiónes suas, et revertátur ad Dóminum, et miserébitur eius; * Quia benígnus et miséricors est, præstábilis super malítiam Dóminus Deus noster. V/. Non vult Dóminus mortem peccatóris, sed ut convertátur et vivat. * Quia benígnus. R/. Que le méchant abandonne son chemin, et l'homme pervers, ses pensées! Qu'il revienne vers le Seigneur, qui aura pitié de lui; * Car il est tendre et compatissant, le Seigneur notre Dieu, il renonce au châtiment. V/. Le Seigneur ne désire pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive. * Car.
Lectio III Lecture III
Si enim omnes peccatóres invénit, et omnes a peccáto sanat, et serpens ille in quo figuráta est mors Dómini, eos sanat qui morsi fúerant, et propter morsum serpéntis eréctus est serpens, id est mors Dómini, propter mortáles hómines, quos invénit iniústos; quómodo intellégitur: Hoc est iudícium, quia lux venit in mundum, et dilexérunt hómines magis ténebras quam lucem; erant enim mala ópera eórum? Quid est hoc? Quorum enim erant bona ópera? Nonne venísti ut iustífices ímpios? Sed dilexérunt, inquit, ténebras magis quam lucem. S'il a trouvé tous les hommes pécheurs, s'il les guérit tous du péché, si le serpent, signe figuratif de la mort du Seigneur, guérit ceux qui ont été atteints par les morsures du serpent, si c'est contre ces morsures qu'a été élevé le serpent, c'est-à-dire la mort du Seigneur qui a sauvé les hommes assujettis à la mort et qu'elle a trouvés dans le péché, comment faut-il entendre ces paroles: Le jugement, le voici: quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises? Qu'est-ce à dire? Quels sont ceux dont les œuvres étaient bonnes? N'es-tu pas venu pour justifier les pécheurs? Mais ils ont préféré les ténèbres à la lumière.
R/. Frange esuriénti panem tuum, et egénos vagósque induc in domum tuam; * Tunc erúmpet quasi mane lumen tuum, et anteíbit fáciem tuam iustítia tua. V/. Cum víderis nudum, óperi eum, et carnem tuam ne despéxeris. * Tunc erúmpet. R/. Partage ton pain avec l'homme affamé, recueille chez toi le malheureux sans abri; * Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, ta justice marchera devant toi. V/. Couvre celui que tu verras sans vêtement, et ne te dérobe pas à ton semblable; * Alors.
Lectio IV Lecture IV
Ibi pósuit vim; multi enim dilexérunt peccáta sua, multi conféssi sunt peccáta sua; quia qui confitétur peccáta sua et accúsat peccáta sua, iam cum Deo facit. Accúsat Deus peccáta tua; si et tu accúsas, coniúngeris Deo. Quasi duæ res sunt, homo et peccátor. Quod audis homo, Deus fecit; quod audis peccátor, ipse homo fecit. Dele quod fecísti, ut Deus salvet quod fecit. Opórtet ut óderis in te opus tuum, et ames in te opus Dei. Cum autem cœperit tibi displicére quod fecísti, inde incípiunt bona ópera tua, quia accúsas mala ópera tua. Inítium óperum bonórum, conféssio est óperum malórum. Facis veritátem et venis ad lucem. C'est ici le point essentiel. Il en est beaucoup qui ont mieux aimé leurs péchés, il en est beaucoup qui les ont confessés; or, celui qui confesse et accuse ses péchés fait déjà cause commune avec Dieu. Dieu accuse tes péchés; si tu les accuses toi aussi, tu te joins à Dieu. L'homme et le pécheur sont deux choses bien distinctes. L'homme est l'ouvrage de Dieu, le pécheur est l'ouvrage de l'homme. Efface ce que tu as fait, afin que Dieu sauve ce qu'il a créé. Il faut que tu haïsses en toi ce qui est ton ouvrage, et que tu y aimes l'œuvre de Dieu. Lorsque tu commenceras à détester ce que tu as fait, l'accusation du mal que tu as commis sera le commencement de tes bonnes œuvres. Le commencement des bonnes œuvres est la confession des mauvaises. Tu fais alors la vérité et tu viens à la lumière.
R/. Scíndite corda vestra et non vestiménta vestra, * Et convertímini ad Dóminum Deum vestrum, quia benígnus et miséricors est. V/. Revertímini unusquísque a via sua mala, et a péssimis cogitatiónibus vestris. * Et convertímini. V/. Glória Patri. * Et convertímini. R/. Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, * Et convertissez-vous au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux. V/. Revenez donc, chacun, de votre voie mauvaise et de la perversité de vos projets. * Et convertissez-vous. V/. Gloire au Père. * Et convertissez-vous.