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Vigiles (OSB) du samedi 2 juin 2018 -

Hebdomada VIII per annum VIIIème semaine dans l'année
Sabbato Samedi
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De Epístula secúnda beáti Pauli apóstoli ad Corínthios De la seconde lettre de saint Paul aux Corinthiens 12, 14 - 13, 13
Lectio I Lecture I
Ecce tértio hoc parátus sum veníre ad vos et non ero gravis vobis; non enim quæro quæ vestra sunt, sed vos, nec enim debent fílii paréntibus thesaurizáre, sed paréntes fíliis. Ego autem libentíssime impéndam et superimpéndar ipse pro animábus vestris. Si plus vos díligo, minus díligar? Esto quidem, ego vos non gravávi; sed cum essem astútus, dolo vos cepi. Numquid per áliquem eórum, quos misi ad vos, circumvéni vos? Rogávi Titum et misi cum illo fratrem; numquid Titus vos circumvénit? Nonne eódem spíritu ambulávimus? Nonne iísdem vestígiis? Voici que, pour la troisième fois, je suis prêt à me rendre chez vous, et je ne vous serai pas à charge; car ce que je recherche, ce ne sont pas vos biens, mais vous. Ce ne sont pas en effet les enfants qui doivent thésauriser pour les parents, mais les parents pour les enfants. Pour moi, je dépenserai très volontiers et je me dépenserai moi-même tout entier pour vos âmes. Faut-il que, vous aimant davantage, je sois moins aimé? Soit, dira-t-on; personnellement je ne vous ai pas grevés. Mais, en fourbe que je suis, je vous ai pris par la ruse. Vous aurais-je donc exploités par l'un quelconque de ceux que je vous ai envoyés? J'ai insisté auprès de Tite, et j'ai envoyé avec lui le frère. Tite vous aurait-il exploités? N'avons-nous pas marché dans le même esprit? Suivi les mêmes traces?
R/. Dómine, exáudi oratiónem meam, et clamor meus ad te véniat; * Quia non spernis, Deus, preces páuperum. V/. De profúndis clamávi ad te, Dómine; Dómine exáudi vocem meam. * Quia. R/. Seigneur, entends ma prière: que mon cri parvienne jusqu'à toi! * Car tu ne méprises pas, mon Dieu, la prière des humbles. V/. Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur; Seigneur, écoute mon appel! * Car.
Lectio II Lecture II
Olim putátis quod excusémus nos apud vos? Coram Deo in Christo lóquimur; ómnia autem, caríssimi, propter vestram ædificatiónem. Tímeo enim, ne forte, cum vénero, non quales volo, invéniam vos, et ego invéniar a vobis, qualem non vultis, ne forte contentiónes, æmulatiónes, animositátes, dissensiónes, detractiónes, susurratiónes, inflatiónes, seditiónes sint; ne íterum, cum vénero, humíliet me Deus apud vos, et lúgeam multos ex his qui ante peccavérunt et non egérunt pæniténtiam super immundítia et fornicatióne et impudicítia, quam gessérunt. Ecce tértio hoc vénio ad vos: in ore duórum vel trium téstium stabit omne verbum. Prædíxi et prædíco, ut præsens bis et nunc absens his, qui ante peccavérunt, et céteris ómnibus, quóniam si vénero íterum, non parcam, quóniam experiméntum quæritis eius, qui in me lóquitur, Christi, qui in vos non infirmátur, sed potens est in vobis. Nam etsi crucifíxus est ex infirmitáte, sed vivit ex virtúte Dei. Nam et nos infírmi sumus in illo, sed vivémus cum eo ex virtúte Dei in vos. Depuis longtemps, vous vous imaginez que nous nous défendons devant vous. C'est devant Dieu, dans le Christ, que nous parlons. Et tout cela, bien-aimés, pour votre édification. Je crains, en effet, qu'à mon arrivée je ne vous trouve pas tels que je voudrais, et que vous me trouviez tel que vous ne voudriez pas; qu'il n'y ait discorde, jalousie, animosités, disputes, calomnies, commérages, insolences, désordres. Je crains qu'à ma prochaine visite mon Dieu ne m'humilie à votre sujet, et que je n'aie à mener le deuil sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment et ne se sont pas repentis pour leurs actes d'impureté, de fornication et de débauche. C'est la troisième fois que je vais me rendre chez vous. Toute affaire se décidera sur la parole de deux témoins ou de trois. Je l'ai déjà dit à ceux qui ont péché précédemment et à tous les autres, et je le redis d'avance aujourd'hui que je suis absent, comme lors de mon second séjour: si je reviens, je serai sans ménagement, puisque vous cherchez une preuve que le Christ parle en moi, lui qui n'est pas faible à votre égard, mais qui est puissant parmi vous. Certes, il a été crucifié en raison de sa faiblesse, mais il est vivant par la puissance de Dieu. Et nous aussi, nous sommes faibles en lui, bien sûr, mais nous vivrons avec lui, par la puissance de Dieu à votre égard.
R/. Velóciter exáudi me, Dómine, * Quia defecérunt sicut fumus dies mei. V/. Dies mei sicut umbra declinavérunt, et ego sicut fœnum árui; * Quia. R/. Vite, réponds-moi, Seigneur, * Car mes jours s'en vont en fumée. V/. L'ombre gagne sur mes jours, et moi, je me dessèche comme l'herbe; * Car.
Lectio III Lecture III
Vosmetípsos tentáte, si estis in fide; ipsi vos probáte. An non cognóscitis vos ipsos quia Iesus Christus in vobis est? Nisi forte réprobi estis. Spero autem quod cognoscétis quia nos non sumus réprobi. Orámus autem Deum, ut nihil mali faciátis, non ut nos probáti pareámus, sed ut vos, quod bonum est, faciátis, nos autem ut réprobi simus. Non enim póssumus áliquid advérsus veritátem, sed pro veritáte. Examinez-vous vous-mêmes pour voir si vous êtes dans la foi. Éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous? À moins peut-être que l'épreuve ne tourne contre vous. Vous reconnaîtrez, je l'espère, qu'elle ne tourne pas contre nous. Nous prions Dieu que vous ne fassiez aucun mal; notre désir n'est pas de paraître l'emporter dans l'épreuve, mais de vous voir faire le bien, et de succomber ainsi dans l'épreuve. Car nous n'avons aucun pouvoir contre la vérité; nous n'en avons que pour la vérité.
Gaudémus enim, quando nos infírmi sumus, vos autem poténtes estis; hoc et orámus, vestram consummatiónem. Ideo hæc absens scribo, ut non præsens dúrius agam secúndum potestátem, quam Dóminus dedit mihi in ædificatiónem et non in destructiónem. De cétero, fratres, gaudéte, perfécti estóte, exhortámini ínvicem, idem sápite, pacem habéte, et Deus dilectiónis et pacis erit vobíscum. Salutáte ínvicem in ósculo sancto. Salútant vos sancti omnes. Grátia Dómini Iesu Christi et cáritas Dei et communicátio Sancti Spíritus cum ómnibus vobis. Oui, nous nous réjouissons, quand nous sommes faibles et que vous êtes forts. Ce que nous demandons dans nos prières, c'est votre affermissement. Voilà pourquoi je vous écris cela, étant absent, afin de n'avoir pas, une fois présent, à user de sévérité selon le pouvoir que le Seigneur m'a donné pour édifier, et non pour détruire. Au demeurant, frères, soyez joyeux; affermissez-vous; exhortez-vous. Ayez même sentiment; vivez en paix, et le Dieu de la charité et de la paix sera avec vous. Saluez-vous mutuellement d'un saint baiser. Tous les saints vous saluent. La grâce du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous!
R/. Salvos nos fac, Dómine Deus noster, et cóngrega nos de natiónibus, * Ut confiteámur nómini tuo et gloriémur in laude tua. V/. Meménto nostri, Dómine, in beneplácito pópuli tui; vísita nos in salutári tuo: * Ut confiteámur. V/. Glória Patri. * Ut confiteámur. R/. Sauve-nous, Seigneur notre Dieu; rassemble-nous du milieu des païens: * Que nous rendions grâce à ton nom, fiers de chanter ta louange! V/. Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple; toi qui le sauves, visite-nous: * Que nous rendions grâce. V/. Gloire au Père. * Que nous rendions grâce.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Petri Damiáni epíscopi (Sermo 45: PL 144, 743) Sermon de saint Pierre Damien
Lectio I Lecture I
Dilectíssimi fratres mei, hic rogo, perpéndite quam debitóres simus huic beatíssimæ Dei Genetríci, quantásque illi post Deum de nostra redemptióne grátias ágere debeámus. Illud síquidem corpus Christi, quod beatíssima Virgo génuit, quod in grémio fovit, quod in fásciis cinxit, quod matérna cura nutrívit: illud, inquam, absque ulla dubietáte, non áliud, nunc de sacro altári percípimus, et eius sánguinem in sacraméntum nostræ redemptiónis haurímus. Hoc cathólica fides habet, hoc sancta Ecclésia fidéliter docet. Ici, mes bien-aimés frères, pesez, je vous prie, combien nous sommes redevables à la bienheureuse Mère de Dieu et quelles actions de grâces nous devons lui rendre, après Dieu, pour notre rédemption. Car ce corps du Christ que la bienheureuse Vierge a engendré et porté dans son sein, qu'elle a enveloppé de langes, qu'elle a nourri de son lait avec une si maternelle sollicitude, c'est ce même corps, dis-je, sans aucun doute, et non un autre, que nous recevons maintenant par le sacrement de l'autel, et son sang que nous buvons dans le sacrement de notre rédemption. Voilà ce que tient la foi catholique, ce que la sainte Église enseigne fidèlement.
R/. Cum cecíderit, iustus non conturbábitur, * Quia Dóminus firmat manum eius. V/. Iúnior fui, étenim sénui, et non vidi iustum derelíctum, nec semen eius quærens panem. * Quia . R/. Lorsqu'il trébuche, le juste ne vacille pas, * Car le Seigneur lui tient la main. V/. Jamais, de ma jeunesse à mes vieux jours, je n'ai vu le juste abandonné ni ses enfants mendier leur pain. * Car.
Lectio II Lecture II
Nullus ergo humánus sermo in laude eius invenítur idóneus, de qua mediátor Dei et hóminum cognóscitur incarnátus. Impar est illi omne humánæ linguæ præcónium quæ de intemerátæ carnis suæ viscéribus cibum nobis prótulit animárum: illum vidélicet, qui de semetípso pérhibet, dicens: Ego sum panis vivus, qui de cælo descéndi: si quis ex hoc pane manducáverit, vivet in ætérnum. Non, il n'est pas de parole humaine qui soit capable de louer dignement celle de qui le médiateur entre Dieu et les hommes a pris sa chair. Aucune louange humaine n'est à sa hauteur, puisque c'est elle qui nous a préparé de ses chastes entrailles la chair immaculée qui nourrit les âmes: celui qui se rend témoignage à lui-même en ces termes: Je suis le pain vivant descendu du ciel; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement.
R/. Rugiébam a gémitu cordis mei, * Ante te omne desidérium meum, et gémitus meus a te non est abscónditus. V/. Cor meum conturbátum est in me, derelíquit me virtus mea. * Ante te. R/. Mon cœur gronde et rugit, Seigneur, * Tout mon désir est devant toi, et rien de ma plainte ne t'échappe. V/. Le cœur me bat, ma force m'abandonne, * Tout mon désir.
Lectio III Lecture III
Per cibum namque a paradísi sumus amœnitáte deiécti, per cibum quoque ad paradísi gáudia reparáti. Cibum comédit Eva, per quem nos ætérni ieiúnii fame multávit; cibum María édidit, qui nobis cæléstis convívii áditum patefécit. Car c'est un aliment qui nous a fait perdre les délices du paradis; c'est un aliment aussi qui nous a rendu les joies du paradis. Ève a mangé un fruit qui nous a valu le châtiment d'un jeûne éternel; Marie nous en présente un autre qui nous a ouvert l'accès du banquet céleste.
R/. Salvos nos fac, Dómine Deus noster, et cóngrega nos de natiónibus, * Ut confiteámur nómini tuo et gloriémur in laude tua. V/. Meménto nostri, Dómine, in beneplácito pópuli tui; vísita nos in salutári tuo: * Ut confiteámur. V/. Glória Patri. * Ut confiteámur. R/. Sauve-nous, Seigneur notre Dieu; rassemble-nous du milieu des païens: * Que nous rendions grâce à ton nom, fiers de chanter ta louange! V/. Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple; toi qui le sauves, visite-nous: * Que nous rendions grâce. V/. Gloire au Père. * Que nous rendions grâce.