Vigiles (OSB) du mercredi 13 juin 2018 - St Antoine de Padoue, prêtre et docteur de l'Église.

Hebdomada X per annum Xème semaine dans l'année
Feria IV Mercredi
S. Antonii de Padova, presbyteri et Ecclesiae doctoris St Antoine de Padoue, prêtre et docteur de l'Église.
Memoria Mémoire
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Lectio Lecture
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Philippénses De la lettre de saint Paul aux Philippiens
Caríssimi mei, sicut semper obœdístis, non ut in præséntia mei tantum sed multo magis nunc in abséntia mea, cum metu et tremóre vestram salútem operámini; Deus est enim, qui operátur in vobis et velle et perfícere pro suo beneplácito. Omnia fácite sine murmuratiónibus et hæsitatiónibus, ut efficiámini sine queréla et símplices, fílii Dei sine reprehensióne in médio generatiónis pravæ et pervérsæ, inter quos lucétis sicut luminária in mundo, verbum vitæ fírmiter tenéntes ad glóriam meam in die Christi, quia non in vácuum cucúrri neque in vácuum laborávi. Mes bien-aimés, avec cette obéissance dont vous avez toujours fait preuve, et qui doit paraître, non seulement quand je suis là, mais bien plus encore maintenant que je suis absent, travaillez avec crainte et tremblement à accomplir votre salut: aussi bien, Dieu est là qui opère en vous à la fois le vouloir et l'opération même, au profit de ses bienveillants desseins. Agissez en tout sans murmures ni contestations, afin de vous rendre irréprochables et purs, enfants de Dieu sans tache au sein d'une génération dévoyée et pervertie, d'un monde où vous brillez comme des foyers de lumière, en lui présentant la Parole de vie. Vous me préparez ainsi un sujet de fierté pour le Jour du Christ, car ma course et ma peine n'auront pas été vaines.
Sed et si delíbor supra sacrifícium et obséquium fídei vestræ, gáudeo et congáudeo ómnibus vobis; idípsum autem et vos gaudéte et congaudéte mihi. Spero autem in Dómino Iesu Timótheum cito me míttere ad vos, ut et ego bono ánimo sim, cógnitis, quæ circa vos sunt. Néminem enim hábeo tam unánimem, qui sincére pro vobis sollícitus sit; omnes enim sua quærunt, non quæ sunt Iesu Christi. Probatiónem autem eius cognóscitis, quóniam sicut patri fílius mecum servívit in evangélium. Hunc ígitur spero me míttere, mox ut vídero, quæ circa me sunt; confído autem in Dómino, quóniam et ipse cito véniam. Au fait, si mon sang même doit se répandre en libation sur le sacrifice et l'oblation de votre foi, j'en suis heureux et m'en réjouis avec vous tous, comme vous devez, de votre côté, en être heureux et vous en réjouir avec moi. J'espère du moins, dans le Seigneur Jésus, vous envoyer bientôt Timothée, afin d'être soulagé moi-même en obtenant de vos nouvelles. Je n'ai vraiment personne qui saura comme lui s'intéresser d'un cœur sincère à votre situation: tous recherchent leurs propres intérêts, non ceux de Jésus-Christ. Mais lui, vous savez qu'il a fait ses preuves: c'est comme un fils auprès de son père qu'il a servi avec moi la cause de l'Évangile. C'est donc lui que je compte vous envoyer, dès que j'aurai vu clair dans mes affaires. J'ai d'ailleurs bon espoir dans le Seigneur de venir bientôt moi-même.
Necessárium autem existimávi Epaphrodítum fratrem et cooperatórem et commilitónem meum, vestrum autem apóstolum et minístrum necessitátis meæ, míttere ad vos, quóniam omnes vos desiderábat et mæstus erat, proptérea quod audierátis illum infirmátum. Nam et infirmátus est usque ad mortem, sed Deus misértus est eius; non solum autem eius, verum et mei, ne tristítiam super tristítiam habérem. Festinántius ergo misi illum, ut, viso eo, íterum gaudeátis, et ego sine tristítia sim. Excípite ítaque illum in Dómino cum omni gáudio et eiúsmodi cum honóre habetóte, quóniam propter opus Christi usque ad mortem accéssit in intéritum tradens ánimam suam, ut suppléret id quod vobis déerat ministérii erga me. Mais je crois nécessaire de vous renvoyer Épaphrodite, ce frère qui m'est un compagnon de travail et de combat, et que vous avez délégué pour assister mon indigence. Car il languit après vous tous, et ne tient plus en place du fait que vous avez appris sa maladie. C'est vrai qu'il a été malade, et bien près de la mort; mais Dieu a eu pitié de lui, et pas seulement de lui, mais aussi bien de moi, m'épargnant d'avoir chagrin sur chagrin. Aussi je m'empresse de vous le renvoyer, afin que sa vue vous remette en joie, et que j'aie moi-même moins de peine. Accueillez-le donc dans le Seigneur en toute joie, et tenez en grande estime des gens tels que lui: c'est pour l'œuvre du Christ qu'il a failli mourir, ayant risqué sa vie pour vous suppléer dans le service que vous ne pouviez me rendre vous-mêmes.
R/. Exáudi, Deus, deprecatiónem meam, inténde oratióni meæ; * A fínibus terræ ad te clamávi, Dómine. V/. Dum anxiarétur cor meum, in petra exaltásti me; deduxísti me, quia factus es adiútor meus. * A fínibus terrae. V/. Glória Patri. * A fínibus terrae. R/. Dieu, entends ma plainte, exauce ma prière; * Des terres lointaines je t'appelle, Seigneur. V/. Quand le cœur me manque, tu m'élèves sur le roc; tu me conduis, car tu es pour moi un refuge. * Des. V/. Gloire au Père. * Des terres lointaines.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Lectio Lecture
Ex Epístula sancti Polycárpi epíscopi et mártyris ad Philippénses (Nn. 6-7: Funk 1, 303-305) Lettre de saint Polycarpe aux Philippiens
Presbýteri sint ad commiseratiónem proni, misericórdes erga cunctos, aberrántia reducéntes, visitántes infírmos omnes, non neglegéntes víduam aut pupíllum aut páuperem, sed sollíciti semper de bono coram Deo et homínibus, abstinéntes ab omni ira, acceptióne personárum, iudício iniústo, longe recedéntes ab omni avarítia, non cito credéntes advérsus áliquem, non sevéri nímium in iudício, sciéntes nos omnes debitóres esse peccáti. Les presbytres doivent être compatissants, miséricordieux envers tous; qu'il ramènent les égarés, qu'ils visitent tous les malades, sans négliger la veuve, l'orphelin, le pauvre; mais qu'ils pensent toujours à faire le bien devant Dieu et devant les hommes; qu'ils s'abstiennent de toute colère, acception de personnes, jugement injuste; qu'il se tiennent éloignés de l'amour de l'argent, qu'ils ne croient pas trop vite du mal de quelqu'un et ne soient pas raides dans leurs jugements, sachant que nous sommes tous débiteurs du péché.
Si ergo deprecámur Dóminum, ut nobis dimíttat, debémus et nos dimíttere; nam coram Dómini et Dei óculis sumus, et omnes ante tribúnal Christi stare et unumquémque pro se ratiónem réddere opórtet. Sic ítaque serviámus illi cum timóre et omni reveréntia, sicut præcépit ipse et apóstoli, qui nobis evangélium annuntiárunt, et prophétæ qui Dómini nostri advéntum præsignificárunt; studióse quod bonum est sectántes, abstinéntes a scándalis et a falsis frátribus et ab iis qui in hypócrisi nomen Dómini ferunt, qui vanos hómines in errórem indúcunt. Si donc nous prions le Seigneur de nous pardonner, nous devons, nous aussi, pardonner; car nous sommes sous les yeux de notre Seigneur et Dieu et il nous faudra tous comparaître devant le tribunal du Christ, et chacun aura à rendre compte de lui-même. Ainsi servons-le avec crainte et en grand respect, selon que lui-même nous l'a commandé, ainsi que les apôtres qui nous ont prêché l'Évangile et les prophètes qui nous ont annoncé la venue du Seigneur; soyons zélés pour le bien, évitons les scandales, les faux frères et ceux qui portent hypocritement le nom du Seigneur et qui égarent les têtes vides.
Omnis enim qui non conféssus fúerit Iesum Christum in carne venísse, antichrístus est; et qui non conféssus fúerit testimónium crucis, ex diábolo est; et qui elóquia Dómini ad desidéria sua tradúxerit, dixerítque nec resurrectiónem nec iudícium esse, hic primogénitus est Sátanæ. Ideo relinquéntes vanitátem multórum et falsas doctrínas ad tráditam nobis ab inítio doctrínam revertámur, vigilántes in oratiónibus, et perseverántes in ieiúniis, précibus rogántes ómnium conspectórem Deum, ne nos indúcat in tentatiónem, sicut dixit Dóminus: Spíritus quidem promptus est, caro autem infírma. Quiconque, en effet, ne confesse pas que Jésus-Christ est venu dans la chair, est un antéchrist, et celui qui ne confesse pas le témoignage de la croix est du diable, et celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan. C'est pourquoi abandonnons les vains discours de la foule et les fausses doctrines, et revenons à l'enseignement qui nous a été transmis dès le commencement; restons sobres pour pouvoir prier, persévérons dans les jeûnes, suppliant dans nos prières le Dieu qui voit tout de ne pas nous soumettre à la tentation, car, le Seigneur l'a dit, l'esprit est prompt, mais la chair est faible.
R/. Deo subiécta esto, ánima mea, quóniam ab ipso patiéntia mea; * Quia ipse Deus meus. V/. In Deo salutáre meum et glória mea; Deus auxílii mei, et spes mea in Deo est. * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Je veux m'abandonner au Seigneur; oui, mon espoir vient de lui; * Lui seul est mon Dieu. V/. Mon salut et ma gloire se trouvent près de Dieu; chez Dieu, mon refuge, mon espérance! * Lui seul. V/. Gloire au Père. * Lui seul.