Vigiles (OSB) du samedi 14 juillet 2018 - de la férie

Hebdomada XIV per annum XIVème semaine dans l'année
Sabbato Samedi
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Lectio Lecture
De libro Proverbiórum Du livre des Proverbes
Mulíerem fortem quis invéniet? Longe super gemmas prétium eius. Confídit in ea cor viri sui et spóliis non indigébit. Reddet ei bonum et non malum ómnibus diébus vitæ suæ. Quæsívit lanam et linum et operáta est delectatióne mánuum suárum. Facta est quasi navis institóris de longe portans panem suum. Et de nocte surréxit dedítque prædam domésticis suis et cibária ancíllis suis. Une maîtresse femme, qui la trouvera? Elle a bien plus de prix que les perles! En elle se confie le cœur de son mari, il ne manque pas d'en tirer profit. Elle fait son bonheur et non son malheur, tous les jours de sa vie. Elle cherche laine et lin et travaille d'une main allègre. Elle est pareille à des vaisseaux marchands: de loin, elle amène ses vivres. Il fait encore nuit qu'elle se lève, distribuant à sa maisonnée la pitance, et des ordres à ses servantes.
Considerávit agrum et emit eum; de fructu mánuum suárum plantávit víneam. Accínxit fortitúdine lumbos suos et roborávit bráchium suum. Gustávit et vidit quia bona est negotiátio eius; non exstinguétur in nocte lucérna eius. Manum suam misit ad colos, et dígiti eius apprehendérunt fusum. Palmas suas apéruit ínopi et manum suam exténdit ad páuperem. Non timébit dómui suæ a frigóribus nivis: omnes enim doméstici eius vestíti sunt duplícibus. Stragulátam vestem fecit sibi; byssus et púrpura induméntum eius. Nóbilis in portis vir eius, quando séderit cum senatóribus terræ. Síndonem fecit et véndidit et cíngulum trádidit Chanano. A-t-elle en vue un champ, elle l'acquiert; du produit de ses mains, elle plante une vigne. Elle ceint vigoureusement ses reins et déploie la force de ses bras. Elle sait que ses affaires vont bien; de la nuit, sa lampe ne s'éteint. Elle met la main à la quenouille, ses doigts prennent le fuseau. Elle étend les mains vers le pauvre, elle tend les bras aux malheureux. Elle ne redoute pas la neige pour sa maison, car toute sa maisonnée porte double vêtement. Elle se fait des couvertures; de lin et de pourpre est son vêtement. Aux portes de la ville, son mari est connu, il siège parmi les anciens du pays. Elle tisse des étoffes et les vend, au marchand elle livre une ceinture.
Fortítudo et decor induméntum eius, et ridébit in die novíssimo. Os suum apéruit sapiéntiæ, et lex cleméntiæ in lingua eius. Considerávit sémitas domus suæ et panem otiósa non comédit. Surrexérunt fílii eius et beatíssimam prædicavérunt, vir eius et laudávit eam: "Multæ fíliæ fórtiter operátæ sunt, tu supergréssa es univérsas." Fallax grátia et vana est pulchritúdo; múlier timens Dóminum ipsa laudábitur. Date ei de fructu mánuum suárum, et laudent eam in portis ópera eius. Force et dignité forment son vêtement, elle rit au jour à venir. Avec sagesse elle ouvre la bouche, sur sa langue: une doctrine de piété. De sa maisonnée, elle surveille le va-et-vient, elle ne mange pas le pain de l'oisiveté. Ses fils se lèvent pour la proclamer bienheureuse; son mari, pour faire son éloge: " Nombre de femmes ont accompli des exploits, mais toi, tu les surpasses toutes! " Tromperie que la grâce! Vanité, la beauté! La femme qui craint le Seigneur, voilà celle qu'il faut féliciter! Accordez-lui une part du produit de ses mains, et qu'aux portes ses œuvres fassent son éloge!
R/. Præbe, fili, cor tuum mihi, et óculi tui vias meas custódiant, * Ut addátur grátia cápiti tuo. V/. Atténde, fili mi, sapiéntiam meam, et ad elóquium meum inclína aurem tuam, * Ut addátur. V/. Glória Patri. * Ut addátur. R/. Fils, donne-moi ton cœur; que tes yeux observent mes voies: * Ce sera pour ta tête une couronne de grâce. V/. Sois attentif, mon fils, à ma sagesse, et tends l'oreille à ma parole, * Ce sera. V/. Gloire au Père. * Ce sera.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Lectio Lecture
Ex Sermónibus sancto Ephræm diácono attribútis (Sermo in Transfigurationem Domini: Sermon attribué à saint Éphrem
Clamávit Pater: Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi bene complácui: ipsum audíte. Non separátus a glória divinitátis Fílius. Nam una natúra est Pater, et Fílius, cum Sancto Spíritu, una poténtia, una esséntia, unum regnum; et in unum clamávit voce in nómine símplici, et in glória formidábili. Et María ipsum appellábat fílium, non separátum córpore humáno a divinitátis eius glória. Le Père a crié: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je me suis complu: écoutez-le. Oui, le Fils n'est pas séparé de la gloire de la divinité, car il n'y a qu'une seule nature commune au Père, au Fils et au Saint-Esprit, une seule puissance, une seule essence, un seul règne. Dieu l'appela donc d'une même voix par le simple nom de Fils et dans la gloire terrible, de même que Marie peut l'appeler aussi son fils, lui que son corps humain ne séparait pas de la gloire de sa divinité.
Unus quippe est Deus, qui in córpore visus est in mundo. Glória eius, divínam significávit natúram, quæ est ex Patre; et corpus eius, humánam indicávit natúram, quæ est ex María; ambas natúras, quæ convenérunt atque unítæ sunt in una hypóstasi. Unigénitus ex Patre, et Unigénitus ex María. Et qui dívidit, dividétur a regno ipsíus; et qui confúndit eius natúras, períbit a vita eius. Car il est une seule personne: Dieu apparu dans ce monde en un corps. Sa gloire désignait sa nature divine qu'il tenait du Père, et son corps signifiait sa nature humaine qu'il tenait de Marie. Deux natures jointes et unies en une seule personne. Il est le Fils unique du Père, et le fils unique de Marie. Quiconque sépare ces deux natures, qu'il soit séparé du royaume du Fils; qui les confond, qu'il périsse hors de la vie du Fils!
Qui negat Maríam genuísse Deum, non adspíciet glóriam divinitátis ipsíus; et qui negat eum carnem gestásse a peccáto aliénam, eiciétur a salúte et a vita, quæ per eius corpus data est. Si enim non erat caro, quorsum María in médium prodúcta est? Et si non erat Deus, quemnam Gábriel Dóminum vocábat? Si non erat caro, quisnam in præsépio recumbébat? Si non erat Deus, quemnam descendéntes glorificábant ángeli? Si non erat caro, quisnam involvebátur fásciis? Si non erat Deus, pastóres quemnam adorábant? Si non erat caro, Ioseph quem circumcídit? Si non erat Deus, stella in cælo in cuius honórem accurrébat? Si non erat caro, María quemnam lactávit? Si non erat Deus, cui múnera magi offerébant? Qui nie que Marie ait engendré le Fils de Dieu, qu'il ne mérite pas de voir la gloire de sa divinité; et qui refuse d'admettre que le Fils ait porté une chair préservée du péché, qu'il soit écarté du salut et de la vie, qui nous a été conférée par cette chair! S'il n'était pas chair, quel besoin avait-il de Marie? Et s'il n'était pas Dieu, qui Gabriel appela-t-il " Seigneur "? S'il n'était pas chair, qui fut couché dans la crèche? Et s'il n'était pas Dieu, à qui les anges rendirent-ils gloire en descendant du ciel? S'il n'était pas chair, qui fut enveloppé de langes? Et s'il n'était pas Dieu, qui les bergers ont-ils adoré? S'il n'était pas chair, qui Joseph a-t-il circoncis? Et s'il n'était pas Dieu, en l'honneur de qui l'étoile s'est-elle hâtée au ciel? S'il n'était pas chair, qui Marie a-t-elle allaité? Et s'il n'était pas Dieu, à qui les mages ont-ils offert leurs présents?
R/. Verbum iníquum et dolósum longe fac a me, Dómine, divítias et paupertátes ne déderis mihi, * Sed tantum víctui meo tríbue necessária. V/. Ne forte satiátus evómam illud, et periúrem nomen Dei mei. * Sed. V/. Glória Patri. * Sed. R/. Éloigne de moi, Seigneur, la parole hostile et trompeuse, ne m'attribue ni richesse ni misère, * Accorde-moi seulement de quoi vivre. V/. Que je ne sois pas rassasié jusqu'au dégoût, ni porté à parjurer le nom de mon Dieu! * Accorde-moi. V/. Gloire au Père. * Accorde-moi.