Vigiles (OSB) du mercredi 18 juillet 2018 -

Hebdomada XV per annum XVème semaine dans l'année
Feria IV Mercredi
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Lectio Lecture
De libro Iob Du livre de Job
Respóndens Elíphaz Themanítes dixit: Si cœpérimus loqui tibi, fórsitan moléste accípies; sed concéptum sermónem tenére quis póterit? Ecce, docuísti multos et manus lassas roborásti; vacillántes confirmavérunt sermónes tui et génua treméntia confortásti. Nunc autem venit super te plaga, et defecísti; tétigit te, et conturbátus es. Nonne timor tuus est fidúcia tua, spes tua est perféctio viárum tuárum? Recordáre, óbsecro te, quis umquam ínnocens périit, aut quando recti deléti sunt? Quin pótius vidi eos, qui operántur iniquitátem et séminant dolóres et metunt eos, flante Deo perísse, et spíritu iræ eius esse consúmptos. Eliphaz de Témân prit la parole et dit: Si on t'adresse la parole, le supporteras-tu? Mais qui pourrait garder le silence! Vois, tu faisais la leçon à beaucoup d'autres, tu rendais vigueur aux mains débiles; tes propos redressaient l'homme qui chancelle, fortifiaient les genoux qui ploient. Et maintenant, ton tour venu, tu perds patience, atteint toi-même, te voilà tout bouleversé! Ta piété ne t'inspire-t-elle pas confiance, ta vie intègre n'est-elle pas ton assurance? Souviens-toi: quel est l'innocent qui a péri? Où donc a-t-on vu des justes exterminés? Je parle d'expérience: ceux qui labourent l'iniquité et sèment le malheur, les moissonnent. Sous l'haleine de Dieu ils périssent, au souffle de sa colère ils sont anéantis.
Rugítus leónis et vox lenæ et dentes catulórum leónum contríti sunt. Leo périit, eo quod non habéret prædam, et cátuli leónis dissipáti sunt. Porro ad me furtíve verbum delátum est, et suscépit auris mea susúrrum eius. In horróre visiónis noctúrnæ, quando solet sopor occupáre hómines, pavor ténuit me et tremor, et ómnia ossa mea pertérrita sunt. Et cum spíritus, me præsénte, transíret, inhorruérunt pili carnis meæ. Stetit quidam, cuius non agnoscébam vultum, imágo coram óculis meis, et vocem quasi auræ lenis audívi: Les rugissements du lion, les cris du fauve, comme les crocs des lionceaux sont brisés. Le lion périt faute de proie, et les petits de la lionne se dispersent. J'ai eu aussi une révélation furtive, mon oreille en a perçu le murmure. À l'heure où les rêves agitent confusément l'esprit, quand une torpeur envahit les humains, un frisson d'épouvante me saisit et remplit tous mes os d'effroi. Un souffle glissa sur ma face, hérissa le poil de ma chair. Quelqu'un se dressa... je ne reconnus pas son visage, mais l'image restait devant mes yeux. Un silence... puis une voix se fit entendre:
"Numquid homo Dei comparatióne iustificábitur aut factóre suo púrior erit vir? Ecce in servis suis fidúciam non habet et in ángelis suis réperit pravitátem. Quanto magis hi, qui hábitant domos lúteas, quorum fundaméntum est in púlvere. Consuméntur velut tínea! De mane usque ad vésperam succidéntur et, quia nullus intéllegit, in ætérnum períbunt. Nonne evúlsum est réliquum eórum ab eis? Moriéntur, et non in sapiéntia." " Un mortel est-il juste devant Dieu, en face de son Auteur, un homme serait-il pur? À ses serviteurs mêmes, Dieu ne fait pas confiance, et il convainc ses anges d'égarement. Que dire des hôtes de ces maisons d'argile, posées elles-mêmes sur la poussière? On les écrase comme une mite; un jour suffit à les pulvériser. À jamais ils disparaissent, car nul ne les ramène, leur piquet de tente est arraché, et ils meurent dénués de sagesse. "
R/. Abscóndi tamquam aurum peccáta mea, et celávi in sinu meo iniquitátem meam. * Miserére mei, Deus, secúndum magnam misericórdiam tuam. V/. Quóniam iniquitátem meam ego agnósco, et delíctum meum coram me est semper; tibi soli peccávi. * Miserére. V/. Glória Patri. * Miserére. R/. J'ai dissimulé mes fautes comme on cache de l'or, j'ai enfoui mon iniquité dans mon sein. * Pitié pour moi, mon Dieu, selon ta grande miséricorde. V/. Oui, je reconnais mon péché, ma faute est toujours devant moi; contre toi seul, j'ai péché. * Pitié. V/. Gloire au Père. * Pitié.