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Vigiles (OSB) du samedi 21 juillet 2018 - de la férie

Hebdomada XV per annum XVème semaine dans l'année
Sabbato Samedi
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Lectio Lecture
De libro Iob Du livre de Job
Iob ait: Nonne milítia est vita hóminis super terram, et sicut dies mercennárii dies eius? Sicut servus desíderat umbram, et sicut mercennárius præstolátur mercédem suam, sic et ego hábui menses vácuos et noctes laboriósas enumerávi mihi. Si dormíero, dicam: "Quando consúrgam?" Et rursum exspectábo vésperam et replébor dolóribus usque crepúsculum. Indúta est caro mea putrédine et sórdibus púlveris; cutis mea scínditur et díffluit. Dies mei velócius transiérunt quam navícula texéntis et consúmpti sunt deficiénte filo. Job dit: N'est-ce pas un temps de service qu'accomplit l'homme sur terre, n'y mène-t-il pas la vie d'un mercenaire? Tel l'esclave soupirant après l'ombre ou l'ouvrier tendu vers son salaire, j'ai en partage des mois de déception, à mon compte des nuits de souffrance. Étendu sur ma couche, je me dis: " À quand le jour? " Sitôt levé: " Quand serai-je au soir? " Et des pensées folles m'obsèdent jusqu'au crépuscule. Vermine et croûtes terreuses couvrent ma chair, ma peau gerce et suppure. Mes jours ont couru plus vite que la navette et disparu sans espoir.
Meménto quia ventus est vita mea, et non revertétur óculus meus, ut vídeat bona. Nec aspíciet me visus hóminis; óculi tui in me, et non subsístam. Sicut consúmitur nubes et pertránsit, sic, qui descénderit ad ínferos, non ascéndet nec revertétur ultra in domum suam, neque cognóscet eum ámplius locus eius. Quaprópter et ego non parcam ori meo; loquar in tribulatióne spíritus mei, confabulábor cum amaritúdine ánimæ meæ. Numquid mare ego sum aut cetus, quia posuísti super me custódiam? Si díxero: Consolábitur me léctulus meus, et assúmet stratum meum querélam meam, terrébis me per sómnia et per visiónes horróre concúties. Quam ob rem éligit suspéndium ánima mea, et mortem ossa mea. Desperávi; nequáquam ultra iam vivam. Parce mihi, nihil enim sunt dies mei. Quid est homo, quia magníficas eum? Aut quid appónis erga eum cor tuum? Vísitas eum dilúculo et síngulis moméntis probas illum. Souviens-toi que ma vie n'est qu'un souffle, que mes yeux ne reverront plus le bonheur! Désormais je serai invisible à tout regard, tes yeux seront sur moi et j'aurai disparu. Comme la nuée se dissipe et passe, qui descend au shéol n'en remonte pas. Il ne revient pas habiter sa maison et sa demeure ne le connaît plus. Et c'est pourquoi je ne puis me taire, je parlerai dans l'angoisse de mon esprit, je me plaindrai dans l'amertume de mon âme. Suis-je la Mer, moi, ou le monstre marin, pour poster une garde contre moi? Si je dis: " Mon lit me soulagera, ma couche atténuera ma plainte ", alors tu m'effraies par des songes, tu m'épouvantes par des visions. Ah! je voudrais être étranglé: la mort plutôt que mes douleurs. Je me consume, je ne vivrai pas toujours; aussi, laisse-moi, mes jours ne sont qu'un souffle! Qu'est-ce donc que l'homme pour en faire si grand cas, pour fixer sur lui ton attention, pour l'inspecter chaque matin, pour le scruter à tout instant?
Usquequo non avértes óculos a me? Nec dimíttis me, ut glútiam salívam meam? Peccávi: quid fáciam tibi, o custos hóminum? Quare posuísti me contrárium tibi, et factus sum mihimetípsi gravis? Cur non tollis peccátum meum et quare non aufers iniquitátem meam? Ecce nunc in púlvere dórmiam; et, si mane me quæsíeris, non subsístam! Cesseras-tu enfin de me regarder, pour me laisser le temps d'avaler ma salive? Si j'ai péché, que t'ai-je fait, à toi, l'observateur attentif de l'homme? Pourquoi m'as-tu pris pour cible, pourquoi te suis-je à charge? Ne peux-tu tolérer mon offense, passer sur ma faute? Car bientôt je serai couché dans la poussière, tu me chercheras, et je ne serai plus.
R/. Indúta est caro mea putrédine, et sórdibus púlveris cutis mea áruit et contrácta est. * Meménto mei, Dómine, quia ventus est vita mea. V/. Dies mei sicut umbra declinavérunt, et ego sicut fenum árui. * Meménto mei. V/. Glória Patri. * Meménto mei. R/. Ma chair s'est couverte de plaies putrides, et ma peau, parsemée de croûtes terreuses, est devenue sèche et parcheminée. * Souviens-toi de moi, Seigneur, car ma vie n'est qu'un souffle! V/. L'ombre gagne sur mes jours, et moi, je me fane comme l'herbe! * Souviens-toi. V/. Gloire au Père. * Souviens-toi.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Lectio Lecture
Ex Lítteris encýclicis Redemptóris Mater Ioánnis Pauli papæ secúndi (Nn. 25-26: AAS 1987, 393-395) Lettre Encyclique Redemptoris mater de Jean Paul II
Ecclésia inter persecutiónes mundi et consolatiónes Dei peregrinándo procúrrit, crucem et mortem Dómini annúntians, donec véniat. Hoc ipso in itínere - peregrinatióne ecclesiáli per spátium tempúsque, immo étiam magis per animárum ipsam históriam, - præsens adest María véluti illa beáta quæ crédidit, tamquam illa quæ in peregrinatióne fídei procéssit, Christi commúnicans mystérium sicut non álius inter hómines quisquam. Docet Concílium: "María in históriam salútis íntime ingréssa, máxima fídei plácita in se quodámmodo unit et revérberat." Omnes inter credéntes exstat ea uti spéculum, in quo ratióne simul altíssima simul étiam claríssima referúntur magnália Dei. L'Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu, annonçant la croix et la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne. C'est justement dans ce cheminement, ce pèlerinage ecclésial à travers l'espace et le temps, et plus encore à travers l'histoire des âmes, que Marie est présente, comme celle qui est heureuse parce qu'elle a cru, comme celle qui avançait dans le pèlerinage de la foi, participant comme aucune autre créature au mystère du Christ. Le Concile dit que, " intimement présente à l'histoire du salut, Marie rassemble et reflète en elle-même d'une certaine façon les requêtes suprêmes de la foi. " Au milieu de tous les croyants, elle est comme un miroir dans lequel se reflètent les merveilles de Dieu de la manière la plus profonde et la plus limpide.
Ecclésia, ædificáta a Christo super apóstolos sibi evásit prorsus cónscia horum magnálium Dei ipsa Pentecóstes die, cum congréssi in cenáculum repléti sunt omnes Spíritu Sancto et cœpérunt loqui áliis linguis, prout Spíritus dabat éloqui illis. Ex quo témpore illud inítur étiam fídei iter, vidélicet Ecclésiæ peregrinátio per hóminum populorúmque históriam. Huius autem itíneris primórdiis interésse Maríam constat, quam inter apóstolos deversántem conspicámur in cenáculo précibus suis implorántem donum Spíritus. L'Église, établie par le Christ sur le fondement des apôtres, a pris une pleine conscience de ces merveilles de Dieu le jour de la Pentecôte, lorsque ceux qui étaient rassemblés dans le Cénacle furent remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. À ce moment commence aussi le cheminement de la foi, le pèlerinage de l'Église à travers l'histoire des hommes et des peuples. On sait qu'au début de ce cheminement Marie est présente, nous la voyons au milieu des Apôtres dans le Cénacle appelant de ses prières le don de l'Esprit.
At lóngius ipsíus est quodámmodo fídei iter. Spíritus enim Sanctus iam in illam descénderat, quæ effécta est in annuntiatióne eius sponsa fidélis, Dei veri amplexándo Verbum ac plenum revelánti Deo intelléctus et voluntátis obséquium præstándo et voluntárie revelatióni ab eo datæ assentiéndo, immo per obœditiónem fídei, se totam Deo committéndo, ob quam ángelo respóndit: Ecce ancílla Dómini; fiat mihi secúndum verbum tuum. Maríæ iter fídei, quam in cenáculo intuémur precántem, est proptérea lóngius itínere illo ceterórum íbidem congregatórum. María eos antegréditur et præcédit. Tempus Pentecóstes Hierosólymis non solum a crucis verum iam inde ab annuntiatiónis témpore in óppido Názareth est præparátum. In cenáculo cónfluunt iter Maríæ Ecclesiæque currículum fídei. Son cheminement de foi est, en un sens, plus long. L'Esprit Saint est déjà descendu sur elle; elle est devenue son épouse fidèle à l'Annonciation, elle accueille le Verbe du vrai Dieu et rend un complet hommage d'intelligence et de volonté à Dieu qui révèle dans un assentiment volontaire à la révélation qu'il fait, et même s'en remet tout entière à Dieu par l'obéissance de la foi, ce pour quoi elle répond à l'ange: Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole! L'itinéraire de la foi de Marie, que nous voyons en prière au Cénacle, est donc plus long que celui des autres rassemblés là: Marie les précède, occupe la première place. Le moment de la Pentecôte à Jérusalem a été préparé par la croix mais aussi par le moment de l'Annonciation à Nazareth. Au Cénacle, l'itinéraire de Marie croise le cheminement de l'Église dans la foi.
R/. Meménto mei, Deus, quia ventus est vita mea; * Nec aspíciet me visus hóminis. V/. De profúndis clamávi ad te, Dómine; Dómine exáudi vocem meam. * Nec aspíciet. V/. Glória Patri. * Nec aspíciet. R/. Souviens-toi de moi, Seigneur, car ma vie n'est qu'un souffle; * Même le regard de l'homme ne pourra plus m'atteindre! V/. Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur; Seigneur, écoute mon appel! * Même. V/. Gloire au Père. * Même.