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Vigiles (OSB) du jeudi 26 juillet 2018 - Sts Joachim et Anne, parents de la Bienheureuse Vierge Marie

Hebdomada XVI per annum XVIème semaine dans l'année
Feria V Jeudi
Ss. Ioachim et Annae, parentum B. Mariae Virginis Sts Joachim et Anne, parents de la Bienheureuse Vierge Marie
Memoria Mémoire
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Lectio Lecture
De libro Iob Du livre de Job
Respóndens Iob dixit: Usquequo afflígitis ánimam meam et attéritis me sermónibus? En décies obiurgátis me et non erubéscitis oppriméntes me. Nempe, etsi errávi, mecum erit error meus. Si vos contra me erigímini et argúitis me oppróbriis meis, saltem nunc intellégite quia Deus non æquo iudício afflíxerit me et rete suo me cínxerit. Etsi clamo: Vim pátior! non exáudior; si vocíferor, non est qui iúdicet. Sémitam meam circumspsit, et transíre non possum; et in calle meo ténebras pósuit. Spoliávit me glória mea et ábstulit corónam de cápite meo. Job prit la parole et dit: Jusqu'à quand allez-vous me tourmenter et m'écraser par vos discours? Voilà dix fois que vous m'insultez et me malmenez sans vergogne. Même si je m'étais égaré, mon égarement resterait en moi seul. Mais, en vérité, quand vous pensez triompher de moi et m'imputer mon opprobre, sachez que Dieu lui-même m'a fait du tort et enveloppé de son filet. Si je crie à la violence, pas de réponse; si j'en appelle, point de jugement. Il a dressé sur ma route un mur infranchissable, mis des ténèbres sur mes sentiers. Il m'a dépouillé de ma gloire, ôté la couronne de ma tête.
Destrúxit me úndique, et péreo, et evéllit quasi árborem spem meam. Irátus est contra me furor eius, et sic me hábuit quasi hostem suum. Simul venérunt turmæ eius et fecérunt sibi viam advérsus me et obsedérunt in gyro tabernáculum meum. Fratres meos longe fecit a me, et noti mei quasi aliéni recessérunt a me. Derelinquérunt me propínqui mei, et qui me nóverant oblíti sunt mei. Inquilíni domus meæ et ancíllæ meæ sicut aliénum habuérunt me, et quasi peregrínus fui in óculis eórum. Servum meum vocávi, et non respóndit; ore próprio deprecábar illum. Hálitum meum exhórruit uxor mea, et fétui fíliis úteri mei. Vel infántes despiciébant me et, cum súrgerem, detrahébant mihi. Abomináti sunt me quondam consiliárii mei; et quem máxime diligébam aversátus est me. Pelli meæ, consúmptis cárnibus, adhæsit os meum, et evánuit cutis mea circa dentes meos. Miserémini mei, miserémini mei, saltem vos, amíci mei, quia manus Dómini tétigit me. Quare persequímini me sicut Deus et cárnibus meis non saturámini? Quis mihi tríbuat ut scribántur sermónes mei? Quis mihi det ut exaréntur in libro stilo férreo et plúmbeo, in ætérnum sculpántur in sílice? Il me sape de toutes parts pour me faire disparaître; il déracine comme un arbre mon espérance. Enflammé de colère contre moi, il me considère comme son adversaire. Ensemble ses troupes sont arrivées; elles ont frayé vers moi leur chemin d'approche, campé autour de ma tente. Mes frères, il les a écartés de moi, mes relations s'appliquent à m'éviter. Mes proches et mes familiers ont disparu, les hôtes de ma maison m'ont oublié. Mes servantes me tiennent pour un intrus, je suis un étranger à leurs yeux. Si j'appelle mon serviteur, il ne répond pas, et je dois moi-même le supplier. Mon haleine répugne à ma femme, ma puanteur à mes propres frères. Même les gamins me témoignent du mépris: si je me lève, ils se mettent à dauber sur moi. Tous mes intimes m'ont en horreur, mes préférés se sont retournés contre moi. Sous ma peau, ma chair tombe en pourriture et mes os se dénudent comme des dents. Pitié, pitié pour moi, ô vous mes amis! car c'est la main de Dieu qui m'a frappé. Pourquoi vous acharner sur moi comme Dieu lui-même, sans vous rassasier de ma chair? Oh! je voudrais qu'on écrive mes paroles, qu'elles soient gravées en une inscription, avec le ciseau de fer et le stylet, sculptées dans le roc pour toujours!
Scio quod redémptor meus vivit et in novíssimo super púlvere stabit; et post pellem meam hanc quam abstraxérunt, et de carne mea vidébo Deum. Quem visúrus sum ego ipse, et óculi mei conspectúri sunt, et non aliénum. Consúmpti sunt renes mei in sinu meo. Je sais, moi, que mon Défenseur est vivant, que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière. Après mon éveil, il me dressera près de lui et, de ma chair, je verrai Dieu. Celui que je verrai sera pour moi, celui que mes yeux regarderont ne sera pas un étranger. Et mes reins en moi se consument.
Si ergo nunc dícitis: "Quómodo persequémur eum et radícem verbi inveniémus contra eum?" timéte a fácie gládii, quóniam ultor iniquitátum gládius est; et scitóte esse iudícium. Lorsque vous dites: " Comment l'accabler, quel prétexte trouverons-nous en lui? " Craignez pour vous-mêmes l'épée, car la colère s'enflammera contre les fautes, et vous saurez qu'il y a un jugement.
R/. Nocte os meum perforátur dolóribus, et qui me cómedunt non dórmiunt; a multitúdine eórum consúmitur vestiméntum meum; * Comparátus sum luto, et assimilátus sum favíllæ et cíneri. V/. O custos hóminum, quare me posuísti contrárium tibi, et factus sum mihimetípsi gravis? Parce mihi, Dómine, nihil enim sunt dies mei. * Comparátus sum. V/. Glória Patri. * Comparátus sum. R/. La nuit, j'ai les os transpercés de douleurs, et ceux qui me dévorent ne dorment pas; ils sont si nombreux que mon vêtement est entièrement usé; * Je suis pareil à de la boue, rien que poussière et cendre! V/. Ô surveillant des hommes, pourquoi me prendre pour cible, alors que je suis devenu à charge à moi-même? Épargne-moi, Seigneur, car mes jours ne comptent pas. * Je suis pareil. V/. Gloire au Père. * Je suis pareil.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Lectio Lecture
Ex Homilíis sancti Ioánnis Damascéni presbýteri (Orat. 6, 2. 5. 6: PG 96, 663. 667. 670) Homélie de saint Jean Damascène
Quóniam futúrum erat ut Dei Génetrix Virgo ex Anna nascerétur, natúra grátiæ germen antevértere non ausa est; sed mansit fructus expers, dum grátia fructum éderet. Nasci síquidem primogénitam oportébat, ex qua nascitúrus esset omnis creatúræ primogénitus, in quo ómnia constant. O par beátum Ióachim et Anna! Vobis omnis creatúra obstrícta est. Per vos enim donum ómnium donórum præstantíssimum Creatóri óbtulit, nempe castam matrem, quæ sola Creatóre digna erat. Puisque la Vierge mère de Dieu devait naître de sainte Anne, la nature n'a pas osé anticiper sur la grâce: la nature demeura stérile jusqu'à ce que la grâce eût porté son fruit. Il fallait qu'elle naisse la première, celle qui devait enfanter le premier-né antérieur à toute créatutre, en qui tout subsiste. Joachim et Anne, heureux votre couple! Toute la création est votre débitrice. C'est par vous, en effet, qu'elle a offert au Créateur le don supérieur à tous les dons, une mère toute sainte, seule digne de celui qui l'a créée.
O beátum par Ióachim et Anna, immaculatíssimum prorsus! Ex fructu ventris vestri cognoscímini, velut alícubi Dóminus ait: Ex frúctibus eórum cognoscétis eos. Uti Deo gratum erat, atque ea dignum quæ ex vobis orta est, vitæ vestræ ratiónes instituístis. Casta enim et sancta conversatióne vestra virginitátis moníle protulístis, eam, quæ ante partum virgo foret, atque in partu virgo, nec non virgo post partum; illam, inquam, quæ sola semper, tum mente, tum ánimo, tum étiam córpore virginitátem cultúra esset. Joachim et Anne, heureux votre couple, et parfaitement pur! On vous a reconnus grâce à votre fruit, selon cette parole du Seigneur: Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Votre manière de vivre a été agréable à Dieu et digne de celle que vous avez engendrée. À cause de votre vie chaste et sainte, vous avez produit le joyau de la virginité, celle qui devait être vierge avant l'enfantement, vierge en mettant au monde, vierge après la naissance; la seule toujours vierge d'esprit, d'âme, et de corps.
O castíssimum par Ióachim et Anna! Vos castitátem, quam natúræ lex præscríbit, conservántes, ea quæ natúram súperant, divínitus estis consecúti: mundo quippe Dei matrem viri nésciam peperístis. Vos pie et sancte in humána natúra vitam agéntes, fíliam ángelis superiórem, nuncque angelórum Dóminam, edidístis. O speciosíssima dulcissimáque puélla! O fília Adámi et Dei mater! Beáti lumbi et venter ex quibus prodiísti! Beátæ ulnæ quæ te gestavérunt; lábia item quibus castis ósculis frui concéssa est, paréntum nempe dumtáxat tuórum, ut in ómnibus semper virginitátem cóleres! Joachim et Anne, couple très chaste! En observant la chasteté, cette loi de la nature, vous avez obtenu ce qui dépasse la nature: vous avez engendré pour le monde celle qui sera, sans connaître d'époux, la mère de Dieu. En menant une vie pieuse et sainte dans la nature humaine, vous avez engendré une fille supérieure aux anges, qui est maintenant la souveraine des anges. Enfant très gracieuse et très douce! Fille d'Adam et mère de Dieu! Heureux ton père et ta mère! Heureux les bras qui t'ont portée! Heureuses les lèvres qui, seules, ont reçu tes chastes baisers pour que tu demeures toujours parfaitement vierge!
R/. In circúitu tuo, Dómine, lumen est quod numquam defíciet; ibi constituísti lucidíssimas mansiónes * Ubi requiéscunt sanctórum ánimæ. V/. Magnus Dóminus et laudábilis nimis, in civitáte Dei nostri, in monte sancto ejus * Ubi requiéscunt. V/. Glória Patri. * Ubi requiéscunt. R/. Tu es entouré, Seigneur, d'une clarté indéfectible; c'est là que tu as établi de resplendissantes demeures de lumière * Où reposent les âmes des saints. V/. Il est grand, le Seigneur, hautement loué, dans la ville de notre Dieu, sur sa montagne sainte * Où reposent. V/. Gloire au Père. * Où reposent.