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Vigiles (OSB) du mardi 31 juillet 2018 - St Ignace de Loyola, prêtre

Hebdomada XVII per annum XVIIème semaine dans l'année
Feria III Mardi
S. Ignatii de Loyola, presbyteri St Ignace de Loyola, prêtre
Memoria Mémoire
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Lectio Lecture
De libro Iob Du livre de Job
Dixit Iob: Pépigi fœdus cum óculis meis, ut ne cogitárem quidem de vírgine. Quæ enim pars mea apud Deum désuper, et quæ heréditas apud Omnipoténtem in excélsis? Numquid non perdítio est iníquo et alienátio operántibus iniustítiam? Nonne ipse consíderat vias meas et cunctos gressus meos dinúmerat? Si ambulávi in vanitáte, et festinávit in dolo pes meus, appéndat me in statéra iusta et sciat Deus integritátem meam. Job dit: J'avais fait un pacte avec mes yeux, au point de ne fixer aucune vierge. Quel partage Dieu fait-il donc de là-haut, quel lot Shaddaï assigne-t-il de son ciel? N'est-ce pas le malheur qu'il réserve à l'injuste et l'adversité aux hommes malfaisants? Ne voit-il pas ma conduite, ne compte-t-il point tous mes pas? Ai-je fait route avec le mensonge, pressé le pas vers la fausseté? Qu'il me pèse sur une balance exacte: lui, Dieu, reconnaîtra mon intégrité!
Si declinávit gressus meus de via, et si secútum est óculos meos cor meum, et si mánibus meis adhæsit mácula, seram, et álius cómedat, et progénies mea eradicétur. Si contémpsi subíre iudícium cum servo meo et ancílla mea, cum disceptárent advérsum me, quid enim fáciam, cum surréxerit ad iudicándum Deus, et, cum quæsíerit, quid respondébo illi? Si mes pas ont dévié du droit chemin, si mon cœur fut entraîné par mes yeux et si une souillure adhère à mes mains, qu'un autre mange ce que j'ai semé et que soient arrachées mes jeunes pousses! Si j'ai méconnu les droits de mon serviteur, de ma servante, dans leurs litiges avec moi, que ferai-je quand Dieu surgira? Lorsqu'il fera l'enquête, que répondrai-je?
Numquid non in ventre fecit me, qui et illum operátus est, et formávit me in viscéribus unus? Si negávi quod volébant paupéribus et óculos víduæ languéscere feci; si comédi bucéllam meam solus, et non comédit pupíllus ex ea, quia ab infántia mea educávi eum ut pater et de ventre matris meæ diréxi eam; si despéxi pereúntem, eo quod non habúerit induméntum, et absque operiménto páuperem; si non benedixérunt mihi látera eius, et de velléribus óvium meárum calefáctus est; si levávi super pupíllum manum meam, cum vidérem in porta adiutórium mihi, úmerus meus a iunctúra sua cadat, et bráchium meum cum óssibus lacertórum confringátur, quia timor super me calámitas a Deo, et contra maiestátem eius nihil valérem! Ne les a-t-il pas créés comme moi dans le ventre? Un même Dieu nous forma dans le sein. Ai-je été insensible aux besoins des faibles, laissé languir les yeux de la veuve? Ai-je mangé seul mon morceau de pain, sans le partager avec l'orphelin? Alors que Dieu, dès mon enfance, m'a élevé comme un père, guidé depuis le sein maternel! Ai-je vu un miséreux sans vêtements, un pauvre sans couverture, sans que leurs reins m'aient béni, que la toison de mes agneaux les ait réchauffés? Ai-je agité la main contre un orphelin, me sachant soutenu à la Porte? Qu'alors mon épaule se détache de ma nuque et que mon bras se rompe au coude! Car la terreur de Dieu fondrait sur moi, je ne tiendrais pas devant sa majesté.
Quis mihi tríbuat auditórem? Ecce signum meum! Omnípotens respóndeat mihi! Ecce liber quem scripsit vir litis meæ, ut in úmero meo portem illum et álligem illum quasi corónam mihi. Númerum gráduum meórum pronuntiábo illi et quasi príncipem adíbo eum. Ah! qui fera donc que l'on m'écoute? J'ai dit mon dernier mot: à Shaddaï de me répondre! Le libelle qu'aura rédigé mon adversaire, je veux le porter sur mon épaule, le ceindre comme un diadème. Je lui rendrai compte de tous mes pas et je m'avancerai vers lui comme un prince.
R/. Nonne cognóscit Deus vias meas, et cunctos gressus meos dinúmerat? Quod si ambulávi in vanitáte, aut festinávit in dolo pes meus, * Appéndat me in statéra iusta et probet Deus innocéntiam meam. V/. Quis det, ut véniat petítio mea et, quod exspécto, tríbuat mihi Deus? * Appéndat me. V/. Glória Patri. * Appéndat me. R/. Dieu n'a-t-il point connu mes sentiers, calculé le nombre de mes pas? Si j'ai fait route avec le mensonge, si mon pied s'est hâté vers la fraude, * Que Dieu me pèse à de justes balances et il reconnaîtra mon innocence. V/. Qui fera que ma requête s'accomplisse, et que Dieu me donne ce que j'espère? * Que Dieu. V/. Gloire au Père. * Que Dieu.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Lectio Lecture
Ex Exercítiis spiritálibus sancti Ignátii de Loyola presbýteri (Prol.; hebd. 1 et 4: Mon. Hist. S. J. 100, n°23 p. 165, n°231 p. 307) Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola
Homo est creátus ad laudándum Deum et ei exhibéndum obséquium et reveréntiam et ad salvándum his médiis ánimam suam; réliqua autem ómnia super terram exsisténtia creáta sunt ad hoc ut hóminem iuvent ad prosecutiónem finis ad quem cónditus est. Ex quo fit quod homo eátenus eis uti debet, quátenus eum ad finem suum iuvant; atque ab eis abstinére quátenus ad eum finem impédiunt. L'homme est créé pour louer Dieu notre Seigneur, lui rendre hommage et le servir, et par ce moyen sauver son âme; et les autres choses qui existent sur la face de la terre sont créées pour l'homme et pour l'aider à poursuivre la fin pour laquelle il est créé. D'où il suit que l'homme doit user de ces choses dans la mesure où elles l'aident à atteindre sa fin et qu'il doit s'en dégager dans la mesure où elles sont, pour lui, un obstacle à l'obtention de cette fin.
Quocírca opus est ut simus indifferéntes ad ómnia creáta, quoad concéssum est libertáti nostræ et non prohíbitum. Itaque ex parte nostra nolímus plus sanitátem quam ægritúdinem, divítias quam paupertátem, honórem quam oppróbria, vitam prolíxam quam brevem, et ita de áliis consequénter, solum optémus et eligámus ea quæ magis condúcunt nos ad finem propter quem creáti sumus. Pour accomplir cela il est nécessaire de nous rendre indifférents à toutes les choses créées, en tout ce qui est laissé au choix de notre libre arbitre et ne lui est pas défendu; de telle manière qu'en ce qui nous concerne, nous ne désirions pas plus la santé que la maladie, la richesse que la pauvreté, l'honneur que le déshonneur, une longue vie qu'une vie brève, et ainsi de suite dans tous les domaines; mais que nous voulions et choisissions uniquement ce qui nous conduit le mieux vers la fin pour laquelle nous sommes créés.
Amor debet monstrári et lucére magis in opéribus quam verbis. Amor consístit in communicatióne duórum, scílicet in hoc quod amans effúndat et commúnicet amáto id quod habet, seu ex his quæ habet et potest; et ita étiam per oppósitum amátus amánti, ita ut si quis possídeat sciéntiam, impartiátur non habénti; ita étiam si honóres, si divítias possídeat, et ita unus álterum mútuo iuvet. L'amour doit apparaître et briller davantage dans les actes que dans les paroles. Et l'amour consiste en une communication réciproque, à savoir que celui qui aime donne et communique à celui qu'il aime ce qu'il a, ou une part de ce qu'il a ou de ce qu'il peut; et de même, à l'inverse, celui qui est aimé à celui qui l'aime. De manière que si l'un a de la science, il la donne à celui qui n'en a pas; de même s'il a les honneurs, s'il a les richesses; et ainsi l'un et l'autre s'aident mutuellement.
R/. Iustum dedúxit Dóminus per vias rectas et osténdit illi regnum Dei et dedit illi sciéntiam sanctórum; * Honestávit illum in labóribus suis. V/. Magnificávit eum in conspéctu regum et dedit illi corónam glóriæ. * Honestávit. V/. Glória Patri. * Honestávit. R/. Le Seigneur a guidé le juste par de droits sentiers, il lui a montré la royauté de Dieu et lui a donné la connaissance des réalités saintes. * Il l'a fait prospérer au milieu de ses fatigues. V/. Il l'a exalté en présence des rois, et lui a remis la couronne de la gloire. * Il l'a fait prospérer. V/. Gloire au Père. * Il l'a fait prospérer.