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Vigiles (OSB) du dimanche 5 août 2018 - XVIIIème dimanche dans l'année

Hebdomada XVIII per annum XVIIIème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XVIII per annum XVIIIème dimanche dans l'année
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Incipit liber Abdíæ prophétæ Du livre d'Abdias
Lectio I Lecture I
Visio Abdíæ. Hæc dicit Dóminus Deus ad Edom: Numquid non in die illa, dicit Dóminus, perdam sapiéntes de Edom et prudéntiam de monte Esau? Et timébunt fortes tui Theman, ut intéreat omnis vir de monte Esau. Propter interfectiónem et propter iniquitátem in fratrem tuum Iacob opériet te confúsio, et períbis in ætérnum. In die cum stares ex advérso, quando capiébant aliéni exércitum eius, et extránei ingrediebántur portas eius et super Ierúsalem mittébant sortem, tu quoque eras quasi unus ex eis. Vision d'Abdias. Ainsi parle le Seigneur Dieu à Édom: Est-ce qu'en ce jour-là - oracle du Seigneur - je ne supprimerai pas d'Édom les sages, et l'intelligence, de la montagne d'Ésaü! Témân, tes guerriers seront figés de terreur, afin que soit retranché tout homme de la montagne d'Ésaü. Pour le carnage, pour la violence exercée contre Jacob ton frère, la honte te couvrira et tu disparaîtras à jamais! Quand tu te tenais à l'écart, le jour où des étrangers emmenaient ses richesses, où des barbares franchissaient sa porte et jetaient le sort sur Jérusalem, toi tu étais comme l'un d'eux!
R/. Aliéni non transíbunt per Ierúsalem ámplius; * Nam in illa die stillábunt montes dulcédinem, et colles fluent lac et mel, dicit Dóminus. V/. Ego véniam, dicit Dóminus, et sanábo contritiónem pópuli mei. * Nam. R/. Jérusalem: les étrangers n'y passeront plus; * En ce jour-là, les montagnes ruisselleront de vin doux, les collines laisseront couler le lait et le miel. V/. Me voici, déclare le Seigneur, je viens guérir la meurtrissure de mon peuple! * En ce jour-là.
Lectio II Lecture II
Et non respícies diem fratris tui, diem calamitátis eius; et non lætáberis super fílios Iudæ in die perditiónis eórum; et non magnificábis os tuum in die angústiæ. Neque ingrediéris portam pópuli mei in die ruínæ eórum; neque respícies et tu malum eius in die vastitátis illíus et non mittes manum in opes eius in die vastitátis illíus; neque stabis in exítibus, ut interfícias eos qui fúgerint, et non trades réliquos eius in die tribulatiónis. Ne te délecte pas à la vue de ton frère au jour de son malheur! Ne fais pas des enfants de Juda le sujet de ta joie au jour de leur ruine! Ne tiens pas des propos insolents au jour de l'angoisse! Ne franchis pas la porte de mon peuple au jour de sa détresse! Ne te délecte pas, toi aussi, de la vue de ses maux au jour de sa détresse! Ne porte pas la main sur ses richesses au jour de sa détresse! Ne te poste pas aux carrefours pour exterminer ses fuyards! Ne livre point ses survivants au jour de l'angoisse!
R/. Aspice, Dómine, de sede sancta tua et cógita de nobis; inclína, Deus meus, aurem tuam et audi; * Aperi óculos tuos et vide tribulatiónem nostram. V/. Qui regis Israel, inténde, qui dedúcis velut ovem Ioseph, qui sedes super chérubim. * Aperi. R/. Regarde, Seigneur, du haut de ton trône sacré, prends-nous en considération! Prête l'oreille, mon Dieu, entends! * Ouvre les yeux, vois notre détresse! V/. Berger d'Israël, écoute, toi qui conduis Joseph, ta brebis, toi qui trônes au-dessus des kéroubim. * Ouvre.
Lectio III Lecture III
Quóniam iuxta est dies Dómini super omnes gentes: sicut fecísti, fiet tibi, retribútio tua convertétur in caput tuum. Quómodo enim bibístis super montem sanctum meum, bibent omnes gentes iúgiter; et bibent et absorbébunt et erunt quasi non fúerint. Et in monte Sion erit salvátio, et erit sanctum; et possidébit domus Iacob eos qui se posséderant. Car il est proche, le jour du Seigneur, contre tous les peuples! Comme tu as fait, il te sera fait: tes actes te retomberont sur la tête! Oui, comme vous avez bu sur ma montagne sainte, tous les peuples boiront sans trêve; ils boiront et se gorgeront, et ils seront comme s'ils n'avaient jamais été! Mais sur le mont Sion il y aura des rescapés - ce sera un lieu saint - et la maison de Jacob rentrera dans ses possessions!
R/. Audi, Israel, præcépta Dómini, et ea in corde tuo quasi in libro scribe; * Et dabo tibi terram fluéntem lac et mel. V/. Israel, si me audíeris, non erit in te deus recens, neque adorábis deum aliénum. * Et dabo. R/. Écoute, Israël, écoute les préceptes du Seigneur! Inscris-les dans ton cœur comme sur un livre; * Et je te donnerai une terre, un pays ruisselant de lait et de miel. V/. Vas-tu m'écouter, Israël? Tu n'auras pas chez toi d'autres dieux, tu ne serviras aucun dieu étranger. * Et.
Lectio IV Lecture IV
Et erit domus Iacob ignis et domus Ioseph flamma et domus Esau stípula: et succendéntur in eis, et devorábunt eos, et non erunt relíquiæ domus Esau, quia Dóminus locútus est. Et hereditábunt austrum, montem Esau, et Séphelam Philísthim; et possidébunt regiónem Ephraim et regiónem Samaríæ, et Béniamin possidébit Gálaad; et transmigrátio prima filiórum Israel possidébit terram Chananæórum usque ad Saréptam; et transmigrátio Ierúsalem, quæ in Sápharad est, possidébit civitátes austri. Et ascéndent salvatóres in montem Sion iudicáre montem Esau, et erit Dómino regnum. La maison de Jacob sera du feu, la maison de Joseph, une flamme, la maison d'Ésaü, du chaume! Elles l'embraseront et la dévoreront, et nul ne survivra de la maison d'Ésaü: Le Seigneur a parlé! Ceux du Négeb posséderont la montagne d'Ésaü, ceux du Bas-Pays, la terre des Philistins, ils posséderont le territoire d'Éphraïm et le territoire de Samarie, et Benjamin possédera Galaad. Les exilés de cette armée, les enfants d'Israël, posséderont la terre des Cananéens jusqu'à Sarepta, et les exilés de Jérusalem qui sont à Sepharad posséderont les villes du Négeb. Ils graviront, victorieux, la montagne de Sion pour juger la montagne d'Ésaü, et au Seigneur sera l'empire!
R/. Cánite tuba in Sion, et exsúltent fíliæ Iudæ et læténtur, * Quia Dóminus noster véniet cum salúte magna. V/. Gaudébunt campi et ómnia quæ in eis sunt; tunc exsultábunt ómnia ligna silvárum, * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Sonnez de la trompe en Sion, que les filles de Juda exultent et soient dans l'allégresse, * Car voici notre Dieu: Il vient avec puissance pour nous sauver! V/. Que la campagne tout entière soit en fête; que les arbres des forêts dansent de joie, * Car. V/. Gloire au Père. * Car.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Libris sancti Augustíni epíscopi De Civitáte Dei (Lib. 20, 17: CCL 48, 727-728) Livre de saint Augustin De la Cité de Dieu
Lectio I Lecture I
Civitátem magnam Ierúsalem novam vidi descendéntem de cælo a Deo, aptátam, quasi novam nuptam ornátam maríto suo. De cælo descéndere ista cívitas dícitur, quóniam cæléstis est grátia, qua Deus eam fecit. Propter quod ei dicit étiam per Isaíam: Ego sum Dóminus fáciens te. Et de cælo quidem ab inítio sui descéndit, ex quo per huius sæculi tempus grátia Dei désuper veniénte per lavácrum regeneratiónis in Spíritu Sancto misso de cælo subínde cives eius accréscunt. La grande Cité, Jérusalem nouvelle, je la vis descendre du ciel de chez Dieu, apprêtée comme une jeune mariée parée pour son époux. Il est dit que cette cité descend du ciel, parce que du ciel vient la grâce par laquelle Dieu l'a faite. C'est pour cela qu'il lui dit aussi par Isaïe: Je suis, moi, le Seigneur qui te fais. Et c'est bien du ciel qu'elle est descendue dès son origine; depuis lors, à travers le temps de ce siècle, par la grâce de Dieu qui vient elle-même d'en haut par l'intermédiaire du bain de la régénération, dans l'Esprit Saint envoyé du ciel immédiatement à sa suite, les citoyens de cette cité se multiplient.
R/. Clama in fortitúdine, qui annúntias pacem in Ierúsalem; * Dic civitátibus Iudæ et habitatóribus Sion: Ecce Deus noster quem exspectabámus advéniet. V/. Super montem excélsum ascénde, tu, qui evangelízas Sion, exálta in fortitúdine vocem tuam, * Dic. R/. Crie à pleine voix, toi qui annonces la paix pour Jérusalem; * Dis aux villes de Juda, aux habitants de Sion: Voici venir notre Dieu, lui que nous attendions! V/. Gravis les cimes d'une haute montagne, toi qui portes la Bonne Nouvelle à Sion, élève la voix avec force, * Dis.
Lectio II Lecture II
Sed per iudícium Dei, quod erit novíssimum per eius Fílium Iesum Christum, tanta eius et tam nova de Dei múnere cláritas apparébit, ut nulla remáneant vestígia vetustátis; quando quidem et córpora ad incorruptiónem atque immortalitátem novam ex vétere corruptióne ac mortalitáte transíbunt. Mais par l'effet du jugement de Dieu, le tout dernier jugement qui sera l'œuvre de son Fils Jésus-Christ, sa splendeur apparaîtra tellement grande et tellement renouvelée par le don de Dieu que nulle trace de vieillesse n'y subsistera; quand surtout les corps eux-mêmes passeront de la corruption et de la mortalité de l'ancien temps à l'incorruptibilité et l'immortalité des temps nouveaux.
R/. Docébit nos Dóminus vias suas, et ambulábimus in sémitis eius; * Quia de Sion exíbit lex, et verbum Dómini de Ierúsalem. V/. Veníte, ascendámus ad montem Dómini et ad domum Dei Iacob. * Quia. R/. Le Seigneur nous enseignera ses chemins, et nous suivrons ses sentiers; * Car c'est de Sion que vient la loi, de Jérusalem la parole du Seigneur. V/. Venez, montons à la montagne du Seigneur, au temple du Dieu de Jacob. * Car.
Lectio III Lecture III
Nam hoc de isto témpore accípere, quo regnat cum rege suo mille annis, impudéntiæ nímiæ mihi vidétur, cum apertíssime dicat: Abstérget omnem lácrimam ab óculis eórum; et mors iam non erit neque luctus, neque clamor, sed nec dolor ullus. Quis vero tam sit absúrdus et obstinatíssima contentióne vesánus, qui áudeat affirmáre in huius mortalitátis ærúmnis, non dico pópulum sanctum, sed unumquémque sanctórum, qui hanc vel ducat vel ductúrus sit vel dúxerit vitam, nullas habéntem lácrimas et dolóres; cum pótius quanto est quisque sánctior et desidérii sancti plénior, tanto sit eius in orándo fletus ubérior? Car entendre ce passage de ce temps pendant lequel elle règne avec son Roi durant mille ans me paraît d'une impudence extrême puisque l'Apôtre dit très clairement: Il essuiera toute larme de leurs yeux, et de mort, il n'y en aura plus, ni de pleur, ni de cri, ni aucune souffrance. Qui serait si borné et affolé par entêtement dans la discussion, pour oser soutenir que dans les tribulations de cette mortalité, je ne dis pas le peuple saint, mais chacun des saints en particulier passe cette vie, la passera ou l'a passée exempte de larmes et de souffrances; quand justement plus on est saint et rempli d'une sainte aspiration, plus abondantes sont les larmes dans la prière?
R/. Dómine Deus, propítius esto pópulo tuo, * Et convérte tribulatiónem nostram in gáudium. V/. Adiuva nos, Deus salutáris noster; propter glóriam nóminis tui, Dómine, líbera nos. * Et convérte. R/. Seigneur notre Dieu, sois favorable à ton peuple, * Transforme en joie notre épreuve. V/. Aide-nous, Dieu notre Sauveur; délivre-nous, Seigneur, pour la gloire de ton nom! * Transforme.
Lectio IV Lecture IV
An non est vox civis supérnæ Ierúsalem: Factæ sunt mihi lácrimæ meæ panis die ac nocte? Aut vero non eius fílii sunt, qui ingeméscunt graváti, in quo nolunt spoliári, sed supervestíri, ut absorbeátur mortále hoc a vita? Nonne ipsi sunt, qui primítias habentes Spíritus in semetípsis ingeméscunt, adoptiónem exspectántes, redemptiónem córporis sui? Est-ce que vraiment ceci n'est pas une parole d'un citoyen de la Jérusalem d'en haut: Mes larmes sont devenues pour moi mon pain de jour et de nuit? Et vraiment ne sont-ils pas ses fils ceux qui gémissent accablés dans cette tente terrestre où ils ne veulent pas être dévêtus mais revêtus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie? Est-ce que ce ne sont pas les mêmes aussi, qui, possédant les prémices de l'Esprit, gémissent en eux-mêmes, dans l'attente de l'adoption filiale et de la rédemption de leur corps?
R/. Ecce dies véniunt, dicit Dóminus, et suscitábo David germen iustum; et regnábit rex et sápiens erit et fáciet iudícium et iustítiam in terra. * Et hoc est nomen quod vocábunt eum: Dóminus iustus noster. V/. In diébus illis salvábitur Iuda, et Israel habitábit confidénter. * Et hoc. V/. Glória Patri. * Et hoc. R/. Voici venir des jours, oracle du Seigneur, où je ferai lever pour David un Germe juste: il régnera en vrai roi, il agira avec sagesse, il exercera le droit et l'équité dans le pays. * Voici le nom qu'on lui donnera: Le-Seigneur-est-notre-justice. V/. En ces jours-là, Juda sera sauvé, Israël habitera en sécurité. * Voici. V/. Gloire au Père. * Voici.
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In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean
In illo témpore: Cum vidísset turba quia Iesus non esset ibi neque discípuli eius, ascendérunt ipsi navículas et venérunt Caphárnaum quæréntes Iesum. Et réliqua. La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas au bord du lac, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. Et la suite.
Ex Tractátibus sancti Augustíni epíscopi in Ioánnem (Tract. 25, 10: CCL 36, 252-253) Traité de saint Augustin sur l'Évangile de Jean
Lectio I Lecture I
Iesus post miráculi sacraméntum et sermónem infert ut, si fíeri potest, qui pasti sunt pascántur et quorum satiávit pánibus ventres sátiet et sermónibus mentes; sed si cápiunt. Et, si non cápiunt, sumátur quod non cápiunt, ne fragménta péreant. Loquátur ergo et audiámus: Respóndit Iesus et dixit: "Amen, amen dico vobis, quæritis me, non quia vidístis signa, sed quia manducástis ex pánibus meis." Au signe symbolique du miracle Jésus ajoute la parole afin, s'il est possible, de nourrir ceux qu'il avait nourris, de rassasier aussi par ses paroles les esprits de ceux dont il avait rassasié les ventres de pain, mais à condition qu'ils comprennent; et, s'ils ne comprennent pas, pour que soit recueilli ce qu'ils ne comprennent pas, de peur que les morceaux ne se perdent. Qu'il parle donc, écoutons-le. Jésus répondit: " Amen, amen, je vous le dis: vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain que je vous ai donné. "
R/. Custódi me, Dómine, ut pupíllam óculi; * Sub umbra alárum tuárum prótege me. V/. Mirífica misericórdias tuas, qui salvos facis sperántes in te. * Sub umbra. R/. Garde-moi, Seigneur, comme la prunelle de l'œil; * À l'ombre de tes ailes, protège-moi. V/. Déploie les merveilles de ta grâce, toi qui sauves ceux qui espèrent en toi. * À l'ombre.
Lectio II Lecture II
Propter carnem me quritis, non propter spíritum. Quam multi non quærunt Iesum, nisi ut illis fáciat bene secúndum tempus! Alius negótium habet, quærit intercessiónem clericórum; álius prémitur a potentióre, fugit ad ecclésiam; álius pro se vult interveníri apud eum apud quem parum valet: ille sic, ille sic; implétur quotídie tálibus ecclésia. Vix quæritur Iesus propter Iesum. Vous me cherchez à cause de la chair, non à cause de l'esprit. Combien ne cherchent Jésus que pour recevoir de lui des faveurs temporelles: l'un a une affaire, il cherche l'intercession des clercs; un autre est poursuivi par un plus fort, il se réfugie à l'église; un autre veut qu'on intervienne pour lui auprès de quelqu'un sur lequel il a peu d'influence; pour l'un c'est une chose, pour l'autre, une autre; chaque jour l'église est remplie de pareilles gens. C'est à peine si l'on cherche Jésus pour Jésus.
R/. Inténde deprecatiónem meam, Dómine, et inclína aurem tuam ad precem meam. * Custódi me ut pupíllam óculi, sub umbra alárum tuárum prótege me. V/. Pérfice gressus meos in sémitis tuis, ut non moveántur vestígia mea. * Custódi me. R/. Seigneur, accueille ma supplication, prête l'oreille à ma prière. * Garde-moi comme la prunelle de l'œil; à l'ombre de tes ailes, protège-moi. V/. Conduis mes pas sur tes traces: que mon pied ne trébuche pas! * Garde-moi.
Lectio III Lecture III
Quæritis me propter áliud, quærite me propter me. Seípsum enim insínuat istum cibum. Exspectábas, credo, íterum panes manducáre, íterum discúmbere, íterum saginári. Sed díxerat cibum non qui perit, sed qui pérmanet in vitam ætérnam, quómodo dictum fúerat mulíeri illi Samaritánæ: Si scires qui petit a te bíbere, tu fórsitan postulásses ab eo et daret tibi aquam vivam. Vous me cherchez pour autre chose, cherchez-moi pour moi-même: il insinue, en effet, qu'il est lui-même cette nourriture. Tu t'attendais, je crois, à manger de nouveau des pains, à t'étendre de nouveau, à être de nouveau repu. Mais il avait parlé non de la nourriture qui périt, mais de celle qui demeure jusque dans la vie éternelle, de même qu'il avait dit à la Samaritaine: Si tu connaissais celui qui te demande à boire, c'est toi peut-être qui l'aurais prié et il t'aurait donné de l'eau vive.
R/. Díligam te, Dómine, virtus mea. * Dóminus firmaméntum meum et refúgium meum. V/. Laudans invocábo Dóminum, et ab inimícis meis salvus ero. * Dóminus. R/. Je t'aime, Seigneur, ma force! * Le Seigneur est mon rocher, ma forteresse. V/. J'invoque le Seigneur par des louanges, et je suis délivré de mes ennemis. * Le Seigneur.
Lectio IV Lecture IV
Cum illa díceret: Unde tibi, quandóquidem non habes hauritórium et púteus altus est? Samaritánæ respóndit: Si scires qui a te petit bíbere, tu petísses ab eo et daret tibi aquam, unde qui bíberit, ámplius non sítiet; nam de hac aqua qui bíberit, sítiet íterum. Et gavísa est illa, et vóluit accípere, quasi non passúra sitim córporis, quæ labóre hauriéndi fatigabátur; et sic inter huiúsmodi sermocinatiónes pervénit ad potum spiritálem; omníno isto modo et hic. Comme elle lui disait: Comment auras-tu cette eau vive, puisque tu n'as rien pour puiser et que le puits est profond? le Seigneur répondit à la Samaritaine: Si tu connaissais celui qui te demande à boire, c'est toi qui lui aurais demandé à boire et il te donnerait une eau telle que celui qui en boit n'aura plus jamais soif, car celui qui boit de l'eau de ce puits aura soif à nouveau. Elle se réjouit et elle voulut recevoir de cette eau dans l'espoir de ne plus souffrir de la soif corporelle, elle qui se fatiguait à venir puiser. C'est au cours de cet entretien qu'elle parvint à la boisson spirituelle; ici, il en est absolument de même.
R/. Firmaméntum meum et refúgium meum et liberátor meus; * Deus meus adiútor meus. V/. Protéctor meus et cornu salútis meæ et suscéptor meus. * Deus meus. V/. Glória Patri. * Deus meus. R/. Seigneur, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur; * Dieu, mon secours! V/. Mon bouclier, la force qui me sauve, mon abri! * Dieu. V/. Gloire au Père. * Dieu.