Vigiles (OSB) du vendredi 10 août 2018 - St Laurent, diacre et martyr

Hebdomada XVIII per annum XVIIIème semaine dans l'année
Feria VI Vendredi
S. Laurentii, diaconi et martyris St Laurent, diacre et martyr
Festum Fête
In primo nocturno, utroque anno Premier nocturne, années I et II
De Actibus Apostolórum Du livre des Actes des Apôtres
Lectio I Lecture I
In diébus illis, crescénte número discipulórum, factus est murmur Græcórum advérsus Hebræos, eo quod neglegeréntur in ministério cotidiáno víduæ eórum. Convocántes autem Duódecim multitúdinem discipulórum, dixérunt: "Non est æquum nos derelinquéntes verbum Dei ministráre mensis; consideráte vero, fratres, viros ex vobis boni testimónii septem plenos Spíritu et sapiéntia, quos constituémus super hoc opus; nos vero oratióni et ministério verbi instántes érimus." En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, il y eut des murmures chez les Hellénistes contre les Hébreux. Dans le service quotidien, disaient-ils, on négligeait leurs veuves. Les Douze convoquèrent l'assemblée des disciples et leur dirent: " Il ne sied pas que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt parmi vous, frères, sept hommes de bonne réputation, remplis de l'Esprit et de sagesse, et nous les préposerons à cet office; quant à nous, nous resterons assidus à la prière et au service de la parole. "
R/. Levíta Lauréntius bonum opus operátus est, qui per signum crucis cæcos illuminávit, * Et thesáuros Ecclésiæ dedit paupéribus. V/. Dispérsit, dedit paupéribus; iustítia eius manet in sæculum sæculi. * Et thesáuros. R/. Laurent, le lévite, a fait du bel ouvrage: par le signe de la croix, il a illuminé des aveugles, * Il a distribué aux pauvres les trésors de l'Église. V/. À pleines mains, il donne aux pauvres; à jamais se maintiendra sa justice. * Il a distribué.
Lectio II Lecture II
Et plácuit sermo coram omni multitúdine, et elegérunt Stéphanum, virum plenum fide et Spíritu Sancto, et Philíppum et Próchorum et Nicánorem et Timónem et Pármenam et Nicoláum prosélytum Antiochénum, quos statuérunt ante conspéctum apostolórum, et orántes imposuérunt eis manus. La proposition plut à toute l'assemblée, et l'on choisit Étienne, homme rempli de foi et de l'Esprit Saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, prosélyte d'Antioche. On les présenta aux apôtres et, après avoir prié, ils leur imposèrent les mains.
R/. Puer meus, noli timére, quia ego sum tecum, dicit Dóminus; dum transiéris per ignem, flamma non nocébit te, * Et odor ignis non erit in te. V/. Donec ponam inimícos tuos scabéllum pedum tuorum. * Et odor. R/. Mon serviteur, ne crains pas: moi, je suis avec toi, dit le Seigneur. Quand tu passeras dans le feu, la flamme ne te consumera pas, * Tu ne seras pas atteint par l'odeur du feu. V/. Et je ferai de tes ennemis le marchepied de ton trône. * Tu.
Lectio III Lecture III
Facta est autem in illa die persecútio magna in ecclésiam quæ erat Hierosólymis; et omnes dispérsi sunt per regiónes Iudææ et Samaríæ præter apóstolos. En ce jour-là, une violente persécution se déchaîna contre l'Eglise de Jérusalem. Tous, à l'exception des apôtres, se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie.
R/. Strinxérunt córporis membra pósita in cratícula; subiciéntibus prunas insúltat levíta Christi. * Beáte Laurénti, martyr Christi, intercéde pro nobis. V/. Mea nox obscúrum non habet, sed ómnia in luce claréscunt. * Beáte. R/. Ils enserrent de liens son corps et le mettent sur un gril. Le lévite du Christ brave les bourreaux qui jettent par dessous les charbons ardents. * Laurent, bienheureux martyr du Christ, intercède en notre faveur! V/. Ma nuit est dépourvue d'obscurité; au contraire, tout devient clair et lumineux! * Laurent.
Lectio IV Lecture IV
Igitur qui dispérsi erant, pertransiérunt evangelizántes verbum. Philíppus autem descéndens in civitátem Samaríæ prædicábat illis Christum. Intendébant autem turbæ his, quæ a Philíppo dicebántur, unanímiter, audiéntes et vidéntes signa quæ faciébat: ex multis enim eórum, qui habébant spíritus immúndos, clamántes voce magna exíbant; multi autem paralýtici et claudi curáti sunt. Factum est autem magnum gáudium in illa civitáte. Ceux-là qui avaient été dispersés s'en allèrent de lieu en lieu en annonçant la parole de la Bonne Nouvelle. C'est ainsi que Philippe, qui était descendu dans une ville de la Samarie, y proclamait le Christ. Les foules unanimes s'attachaient à ses enseignements, car tous entendaient parler des signes qu'il opérait, ou les voyaient. De beaucoup de possédés, en effet, les esprits impurs sortaient en poussant de grands cris. Nombre de paralytiques et d'impotents furent également guéris. Et la joie fut vive en cette ville.
R/. Quo progréderis sine fílio, pater? Quo, sacérdos sancte, sine diácono próperas? * Tu numquam sine minístro sacrifícium offérre consuéveras. V/. Quid in me ergo displícuit paternitáti tuæ? Numquid degénerem probásti? Experíre certe utrum idóneum minístrum elégeris cui commisísti dominíci sánguinis consecratiónem. * Tu numquam. V/. Glória Patri. * Tu numquam. R/. Vers quelle destination, père, es-tu en train de marcher sans ton fils? Vers quel but, prêtre saint, es-tu en train de courir sans ton diacre? * As-tu souvent, sans ministre, offert le sacrifice? V/. Qu'y a-t-il donc en moi qui déplaise à ta paternité? Me trouves-tu fils dégénéré? Fais plutôt l'expérience, et tu verras si tu as choisi un bon ministre lorsque tu lui as confié le saint mystère, le sang consacré du Seigneur. * As-tu souvent. V/. Gloire au Père. * As-tu souvent.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Leónis Magni papæ (Sermo 85, 2-4: SC 200, 72-76) Sermon de saint Léon le Grand
Lectio I Lecture I
Cum furor gentílium potestátum in electíssima quæque Christi membra sævíret, ac præcípue eos qui órdinis erant sacerdotális impéteret, in levítam Lauréntium, qui non solum ministério sacramentórum, sed étiam dispensatióne ecclesiásticæ substántiæ præeminébat, ímpius persecútor efférbuit, dúplicem sibi prædam de uníus viri comprehensióne promíttens, quem, si fecísset sacræ pecúniæ traditórem, fáceret étiam veræ religiónis exsórtem. La fureur des autorités païennes sévissait contre les membres les plus choisis du Christ et s'attaquait de préférence à ceux qui appartenaient à l'ordre sacerdotal. Le persécuteur impie s'enflamma donc aussi de fureur contre le lévite Laurent qui se distinguait non seulement par le fait qu'il administrait les sacrements, mais encore qu'il dispensait les biens ecclésiastiques; celui-là se promettait ainsi un double butin de l'arrestation d'un seul homme, car, en obtenant de lui qu'il livrât les deniers sacrés, il en ferait aussi un transfuge de la vraie religion.
R/. Non me derelínquere, pater sancte, quia thesáuros tuos iam expéndi. * Non ego te désero, fili, neque derelínquo, sed maióra tibi debéntur pro fide Christi certámina. V/. Nos, quasi senes, levióris pugnæ cursum recípimus, te, quasi iúvenem, gloriósior de tyránno triúmphus exspéctat, post tríduum sequéris sacerdótem levíta. * Non ego. R/. Père saint, ne m'abandonne pas: tes richesses, je les ai déjà dépensées! * Fils, je ne te quitte pas, je ne t'abandonne pas, tu auras de plus grands combats à soutenir pour la foi du Christ. V/. Nous, les vieillards, nous avons à fournir une lutte plus faible; toi, en raison de ta jeunesse, tu remporteras un plus glorieux triomphe sur le tyran; encore trois jours, et le lévite suivra le prêtre. * Fils.
Lectio II Lecture II
Armátur ítaque gémina face homo pecúniæ cúpidus et veritátis inimícus: avarítia, ut rápiat aurum; impietáte, ut áuferat Christum. Póstulat sibi ab immaculáto sacrárii præsule opes ecclesiásticas, quibus avidíssimus inhiábat, inférri. Cui levíta castíssimus, ubi eas repósitas habéret osténdens, numerosíssimos sanctórum páuperum óbtulit greges, in quorum victu atque vestítu inamissíbiles condíderat facultátes, quæ tanto intégrius erant salvæ, quanto sánctius probabántur expénsæ. C'est pourquoi cet homme insatiable de richesses et ennemi de la vérité s'arme d'un double brandon: celui de l'avarice pour s'emparer de l'or, de l'impiété pour arracher le Christ. Il demande au gardien sans reproche du trésor sacré, de lui livrer les biens d'Église qu'il convoitait dans son avidité. Sur quoi le pieux lévite, montrant où il les avait déposés, lui présenta les troupes innombrables de chrétiens pauvres, à la nourriture et au vêtement desquels il avait réservé ces biens inaliénables, d'autant plus intégralement préservés qu'on les prouvait ainsi plus saintement dépensés.
R/. Beátus Lauréntius clamávit et dixit: Deum meum colo, et illi soli sérvio; * Et ídeo non tímeo torménta tua. V/. Mea nox obscúrum non habet, sed ómnia in luce claréscunt. * Et ídeo. R/. Laurent, le bienheureux, clamait ces paroles: C'est à mon Dieu que je rends un culte, c'est à lui seul que j'appartiens, comme serviteur! * Comment craindre tes instruments de torture? V/. Ma nuit est dépourvue d'obscurité; au contraire, tout devient clair et lumineux! * Comment craindre.
Lectio III Lecture III
Fremit prædo frustrátus, et in ódium religiónis, quæ talem divitiárum usum instituísset, ardéscens, direptiónem thesáuri potióris aggréditur; ut apud quem nullam denariórum substántiam reperísset, illud depósitum, quo sacrátius erat dives, auférret. Renuntiáre Christo Lauréntium iubet, et solidíssimam illam levítici ánimi fortitúdinem diris parat urgére supplíciis; quorum ubi prima nihil óbtinent, vehementióra succédunt. Láceros artus et multa vérberum sectióne concísos subiécto præcipit igne torréri; ut per cratem férream, quæ iam de fervóre contínuo vim in se habéret uréndi, conversórum altérna mutatióne membrórum, fíeret cruciátus veheméntior et pœna prodúctior. Le voleur frustré frémit d'indignation et, s'enflammant de haine contre une religion qui avait institué un tel usage des richesses, entreprend le pillage d'un trésor plus précieux encore: à celui chez qui il n'a pas trouvé de fortune en deniers, il veut enlever un dépôt qui le rend plus saintement riche. Il ordonne à Laurent de renier le Christ et se dispose à vaincre par de cruels supplices l'inébranlable force d'âme du lévite. Les premiers n'obtenant rien, de plus rigoureux leur succèdent. Il prescrit de brûler sur le feu les membres déjà lacérés et coupés par la morsure innombrable des coups de fouet. Ainsi, grâce à une claie de fer qui, maintenue incandescente, avait déjà de soi le pouvoir de brûler, la torture serait rendue plus terrible et la peine plus prolongée si l'on retournait les membres pour les présenter tour à tour à la flamme.
R/. In cratícula te Deum non negávi, * Et ad ignem applicátus, te Dóminum Iesum Christum conféssus sum. V/. Probásti, Dómine, cor meum et visitásti nocte. * Et ad ignem. R/. Sur le gril, je n'ai pas renié ta divinité, mon Dieu; * Touché par le feu, j'ai confessé ta seigneurie, ô Christ Jésus! V/. Tu sondes mon cœur, tu le visites de nuit, Seigneur. * Touché.
Lectio IV Lecture IV
Nihil óbtines, nihil próficis, sæva crudélitas. Subtráhitur invéntis tuis matéria mortális, et Lauréntio in cælos abeúnte, tu déficis. Flammis tuis superári cáritatis Christi flamma non pótuit; et ségnior fuit ignis, qui foris ussit, quam qui intus accéndit. Servísti, persecútor, mártyri, cum sævísti; auxísti palmam, dum ággeras pœnam. Tu n'obtiens rien, tu n'arrives à rien, sauvage cruauté! La matière sujette à la mort est soustraite à tes inventions et, Laurent s'en allant au ciel, toi tu échoues. La flamme de l'amour du Christ n'a pu être vaincue par tes flammes; et le feu qui consuma du dehors fut plus faible que celui qui brûla au-dedans. Persécuteur, tu as servi le martyr quand tu as sévi contre lui! Tu as accru sa récompense en ajoutant à sa peine!
R/. Beátus Lauréntius dixit: Ego me óbtuli sacrifícium Deo * In odórem suavitátis. V/. Quóniam ad te orábo, Dómine, mane exáudies vocem meam. * In odórem. V/. Glória Patri. * In odórem. R/. Laurent, le bienheureux, déclara: Je me suis offert à Dieu * En sacrifice d'agréable odeur. V/. Je fais monter vers toi ma prière, Seigneur; au matin, tu écoutes ma voix. * En sacrifice. V/. Gloire au Père. * En sacrifice.
In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean
In illo témpore: Dixit Iesus discípulis suis: "Amen, amen dico vobis: nisi granum fruménti cadens in terram mórtuum fúerit, ipsum solum manet." Et réliqua. Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples: " Amen, amen, je vous le dis: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul. " Et la suite.
Ex Tractátibus sancti Augustíni epíscopi in Ioánnem (Tract. 51, 11-12: CCL 36, 443-444) Traité de saint Augustin sur l'Évangile de saint Jean
Lectio I Lecture I
Si quis mihi minístrat, me sequátur. Quid est: me sequátur nisi: me imitétur? Christus enim pro nobis passus est, ait apóstolus Petrus, relínquens nobis exémplum ut sequámur vestígia eius. Ecce quod dictum est: Si quis mihi minístrat, me sequátur. Quo fructu? Qua mercéde? Quo præmio? Et ubi sum, inquit, ego, illic et miníster meus erit. Gratis amétur et óperis quo ministrátur illi prétium sit esse cum illo. Si quelqu'un me sert, qu'il me suive. Que veut dire: qu'il me suive, sinon: qu'il m'imite? Car le Christ, dit l'apôtre Pierre, a souffert pour nous, et nous a laissé son exemple pour que nous suivions ses traces. Vous voyez ce qui a été dit: Si quelqu'un me sert, qu'il me suive. Pour quel fruit, pour quelle récompense, pour quel avantage? Et là où je suis, dit-il, là aussi sera mon serviteur. Qu'il soit aimé gratuitement, et que le salaire de cette œuvre qui consiste à le servir soit d'être avec lui.
R/. Gáudeo plane, quia iánuas Christi íngredi mérui; accusátus, non negávi; interrogátus, Christum conféssus sum; * Assátus, grátias ago. V/. Probásti, Dómine, cor meum et visitásti nocte; igne me examinásti, et non est invénta in me iníquitas. * Assátus. R/. Je suis parfaitement heureux, j'ai été jugé digne d'entrer par les portes du Christ; livré à l'accusation, je n'ai pas renié; soumis aux interrogatoires, j'ai confessé le nom du Christ; * Brûlé vif, je rends grâce. V/. Tu sondes mon cœur, tu le visites de nuit, Seigneur, tu me passes au feu du creuset, et tu ne découvres en moi aucune injustice. * Brûlé vif.
Lectio II Lecture II
Ubi enim bene erit sine illo aut quando esse male póterit cum illo? Audi evidéntius: Si quis mihi ministráverit, honorificábit eum Pater meus. Quo honóre nisi ut sit cum Fílio eius? Quod enim supérius ait: Ubi ego sum, illic et miníster meus erit, hoc intellégitur exposuísse cum dicit: Honorificábit eum Pater meus. Nam quem maiórem honórem accípere póterit adoptátus quam ut sit ubi est Unicus; non æquális factus divinitáti, sed consociátus æternitáti? Où donc en effet sera-t-on bien sans lui, et quand pourra-t-on être mal avec lui? Écoute ce qui est encore plus clair: Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera. De quel honneur, sinon d'être avec son Fils? En effet, ce qu'il déclare auparavant: Là où je suis, là aussi sera mon serviteur, on comprend qu'il l'a explicité en disant: Mon Père l'honorera. En effet, quel plus grand honneur pourrait recevoir le fils adoptif que d'être là où est le Fils unique, sans être rendu égal à la divinité, mais en étant associé à l'éternité?
R/. Beátus Lauréntius orávit et dixit: * Dómine Iesu Christe, pastor bone, súscipe spíritum meum. V/. Grátias tibi ago, Dómine, quia iánuas tuas íngredi mérui. * Dómine. R/. Laurent, le bienheureux, priait ainsi: * Jésus, Christ et Seigneur, bon pasteur, vrai berger, reçois mon esprit! V/. Seigneur, je te rends grâce d'avoir été jugé digne d'entrer par tes portes. * Jésus.
Lectio III Lecture III
Quid sit autem ministráre Christo, cui óperi merces tanta propónitur, hoc pótius debémus inquírere. Cum enim dixit: Si quis mihi minístrat, me sequátur, hoc intéllegi vóluit ac si díceret: "Si quis me non séquitur, non mihi minístrat." Minístrant ergo Iesu Christo, qui non sua quærunt, sed quæ Iesu Christi. Hoc est enim: me sequátur, vias ámbulet meas, non suas; sicut álibi scriptum est: Qui se dicit in Christo manére debet sicut ambulávit ille et ipse ambuláre. Mais nous devons plutôt rechercher ce que veut dire: servir le Christ, puisqu'une telle récompense est attachée à ce service. En effet, quand il a dit: Si quelqu'un me sert, qu'il me suive, il a voulu faire comprendre que c'était comme s'il disait: " Si quelqu'un ne me suit pas, il ne me sert pas. " Servent donc Jésus-Christ ceux qui ne recherchent pas leurs intérêts, mais les intérêts de Jésus-Christ. Qu'il me suive signifie en effet: qu'il marche dans mes voies, non dans les siennes; selon ce qui est écrit ailleurs: Celui qui déclare demeurer dans le Christ doit marcher lui-même dans la voie où lui, Jésus, a marché.
R/. Méruit esse hóstia levíta Lauréntius qui, dum assarétur, non negávit Dóminum; * Et ídeo invéntus est sacrifícium laudis. V/. In cratícula pósitus, Deum non negávit, et ad ignem applicátus, Christum conféssus est. * Et ídeo. R/. Il a été jugé digne d'être une hostie vivante, Laurent, le lévite, qui, livré au feu, n'a pas renié le Seigneur; * C'est pourquoi il a été agréé comme sacrifice de louange. V/. Fixé sur le gril, il n'a pas renié son Dieu; touché par le feu, il a confessé le nom du Christ; * C'est pourquoi.
Lectio IV Lecture IV
Debet étiam, si pórrigit esuriénti panem, de misericórdia fácere, non de iactántia; non áliud ibi quærere quam opus bonum, nesciénte sinístra quid fáciat déxtera, id est, ut alienétur inténtio cupiditátis ab ópere caritátis. Nec tantum ea quæ ad misericórdiam pértinent corporálem, sed ómnia bona ópera propter Christum fáciens, miníster est Christi usque ad illud opus magnæ caritátis quod est ánimam suam pro frátribus pónere. Hinc est ergo unusquísque miníster Christi, unde est miníster et Christus. Sic ministrántem Christo honorificábit Pater eius honóre illo magno ut sit cum Fílio eius nec umquam defíciat felícitas eius. S'il donne du pain à celui qui a faim, il doit encore le faire par miséricorde, non par vanité; ne chercher là rien d'autre que l'œuvre bonne, si bien que sa main gauche ignore ce que donne sa main droite, c'est-à-dire pour que toute intention de cupidité soit écartée de l'œuvre de la charité. Celui qui accomplit à cause du Christ non seulement ce qui se rapporte à la miséricorde corporelle, mais toutes les œuvres bonnes, celui-là est serviteur du Christ, jusqu'à cette œuvre de grande charité qui consiste à donner sa vie pour ses frères. Chacun donc est serviteur du Christ par cela même qui fait du Christ un serviteur. Ainsi celui qui sert le Christ, le Père l'honorera de ce grand honneur d'être avec son Fils et de ne jamais connaître de terme à sa félicité.
R/. Beátus vir Lauréntius, qui post aurum non ábiit, nec sperávit in thesáuris pecúniæ; * Fecit enim mirabília in vita sua. V/. Qui pótuit tránsgredi et non est transgréssus, fácere mala et non fecit. * Fecit enim. V/. Glória Patri. * Fecit enim. R/. Heureux cet homme, Laurent, qui n'a pas mis son espoir dans la fortune ou les trésors; * Il a fait des merveilles au cours de sa vie! V/. Il pouvait transgresser la loi, et ne l'a pas transgressée; faire le mal, et ne l'a pas fait; * Il a fait. V/. Gloire au Père. * Il a fait.