Vigiles (OSB) du dimanche 19 août 2018 - XXème dimanche dans l'année

Hebdomada XX per annum XXème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XX per annum XXème dimanche dans l'année
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Incipit liber Qóhelet Du livre de Qohélet
Lectio I Lecture I
Verba Ecclesiástes, fílii David regis Ierúsalem. "Vánitas vanitátum, dixit Ecclesiástes, vánitas vanitátum et ómnia vánitas." Quid lucri est hómini de univérso labóre suo, quo labórat sub sole? Generátio prterit, et generátio ádvenit, terra autem in ætérnum stat. Oritur sol, et óccidit sol et ad locum suum anhélat ibíque renáscitur. Gyrat per merídiem et fléctitur ad aquilónem, lustrans univérsa in circúitu pergit spíritus et in círculos suos revértitur. Omnia flúmina pergunt ad mare, et mare non redúndat; ad locum, unde éxeunt, flúmina illuc revertúntur in cursu suo. Paroles de Qohélet, fils de David, roi à Jérusalem. Vanité des vanités, dit Qohélet; vanité des vanités, tout est vanité. Quel profit trouve l'homme à toute la peine qu'il prend sous le soleil? Un âge va, un âge vient, mais la terre tient toujours. Le soleil se lève, le soleil se couche, il se hâte vers son lieu et c'est là qu'il se lève. Le vent part au midi, tourne au nord, il tourne, tourne et va, et sur son parcours retourne le vent. Tous les fleuves coulent vers la mer et la mer n'est pas remplie. Vers l'endroit où coulent les fleuves, c'est par là qu'ils continueront de couler.
R/. Inítium sapiéntiæ timor Dómini, intelléctus bonus ómnibus faciéntibus eum; * Laudátio eius manet in sæculum sæculi. V/. Dispérsit, dedit paupéribus; iustítia eius manet in sæculum sæculi. * Laudátio. R/. La sagesse commence avec la crainte du Seigneur: quiconque la met en œuvre en a l'intelligence éclairée; * À jamais se maintiendra sa louange. V/. À pleines mains, il donne au pauvre; à jamais se maintiendra sa justice. * À jamais.
Lectio II Lecture II
Cunctæ res diffíciles; non potest eas homo explicáre sermóne. Non saturátur óculus visu, nec auris audítu implétur. Quod fuit, ipsum est quod futúrum est. Quod factum est, ipsum est quod faciéndum est: nihil sub sole novum. Si de quadam re dícitur: "Ecce hoc novum est", iam enim præcéssit in sæculis quæ fuérunt ante nos. Non est priórum memória, sed nec eórum quidem, qui póstea futúri sunt, erit recordátio apud eos qui futúri sunt in novíssimo. Toute parole est lassante! Personne ne peut dire que l'œil n'est pas rassasié de voir, et l'oreille saturée par ce qu'elle a entendu. Ce qui fut, cela sera, ce qui s'est fait se refera, et il n'y a rien de nouveau sous le soleil! Qu'il y ait quelque chose dont on dise: " Tiens, voilà du nouveau ", cela fut dans les siècles qui nous ont précédés. Il n'y a pas de souvenir d'autrefois, et même pour ceux des temps futurs: il n'y aura d'eux aucun souvenir auprès de ceux qui les suivront.
R/. Quæ sunt in corde hóminis óculi tui vident, Dómine, et in libro tuo ómnia scribéntur. * Homo videt in fácie, Deus autem in corde. V/. Imperféctum meum vidérunt óculi tui, et in libro tuo ómnia scribéntur. * Homo. R/. Tes yeux scrutent le fond du cœur de l'homme, Seigneur, et sur ton livre, tout est inscrit. * L'homme voit selon l'apparence, Dieu voit dans les cœurs. V/. Ce qui en moi reste inachevé, imparfait, tes yeux le voient; et sur ton livre, tout est inscrit. * L'homme.
Lectio III Lecture III
Ego Ecclesiástes fui rex Israel in Ierúsalem et propósui in ánimo meo qurere et investigáre sapiénter de ómnibus quæ fiunt sub sole. Hanc occupatiónem péssimam dedit Deus fíliis hóminum, ut occuparéntur in ea. Vidi cuncta quæ fiunt sub sole; et ecce univérsa vánitas et afflíctio spíritus. Quod est curvum, rectum fíeri non potest; et, quod defíciens est, numerári non potest. Moi, Qohélet, j'ai été roi d'Israël à Jérusalem. J'ai mis tout mon cœur à rechercher et à explorer par la sagesse tout ce qui se fait sous le ciel. C'est une mauvaise besogne que Dieu a donnée aux enfants des hommes pour qu'ils s'y emploient. J'ai regardé toutes les œuvres qui se font sous le soleil: eh bien, tout est vanité et poursuite de vent! Ce qui est courbé ne peut être redressé, ce qui manque ne peut être compté.
R/. Avérsio parvulórum interfíciet eos, et prospéritas stultórum perdet illos. * Qui autem me audíerit, absque terróre quiéscet. V/. O viri, ad vos clámito, et vox mea ad fílios hóminum. * Qui autem. R/. L'égarement des simples, comme le succès des sots, les mènent à leur perte. * Celui qui m'écoute vit tranquille et sans frayeur. V/. C'est vous, les humains, que j'appelle; ma parole s'adresse aux enfants des hommes. * Celui.
Lectio IV Lecture IV
Locútus sum ego in corde meo dicens: "Ecce ego magnificávi et appósui sapiéntiam super omnes qui fuérunt ante me in Ierúsalem; et mens mea contempláta est multam sapiéntiam et sciéntiam." Dedíque cor meum ut scirem sapiéntiam et sciéntiam, insipiéntiam et stultítiam. Et agnóvi quod in his quoque esset afflíctio spíritus, eo quod in multa sapiéntia multus sit mæror; et qui addit sciéntiam addit et labórem. Je me suis dit à moi-même: Voici que j'ai amassé et accumulé la sagesse plus que quiconque avant moi à Jérusalem, et, en moi-même, j'ai pénétré toute sorte de sagesse et de savoir. J'ai mis tout mon cœur à comprendre la sagesse et le savoir, la sottise et la folie, et j'ai compris que tout cela aussi est recherche de vent. Beaucoup de sagesse, beaucoup de chagrin; plus de savoir, plus de douleur.
R/. Verbum iníquum et dolósum longe fac a me, Dómine, divítias et paupertátes ne déderis mihi, * Sed tantum víctui meo tríbue necessária. V/. Ne forte satiátus evómam illud, et periúrem nomen Dei mei. * Sed. V/. Glória Patri. * Sed. R/. Éloigne de moi, Seigneur, la parole hostile et trompeuse, ne m'attribue ni richesse ni misère, * Accorde-moi seulement de quoi vivre. V/. Que je ne sois pas rassasié jusqu'au dégoût, ni porté à parjurer le nom de mon Dieu! * Accorde-moi. V/. Gloire au Père. * Accorde-moi.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex libris Morálium sancti Gregórii Magni papæ (Lib. 8, 54: CCL 143 , 424) Morales de saint Grégoire le Grand
Lectio I Lecture I
Ipsa mens nostra a secréti interióris secúro gáudio exclúsa, modo spe decípitur, modo pavóre vexátur, modo dolóre deícitur, modo falsa hilaritáte relevátur. Transitória pertináciter díligit eorúmque amissióne incessánter attéritur, quia et incessánter cursu rapiénte permutátur. Rebus autem mutabílibus súbdita et a semetípsa variátur. Arrachée à la joie sereine de son intimité profonde, notre âme est tantôt déçue dans ses espoirs, tantôt malmenée par la crainte, tantôt déprimée par la tristesse, tantôt réconfortée par une fausse gaieté. Elle s'attache obstinément à ce qui passe, s'effraie à tout instant de le perdre parce qu'à tout instant elle est transformée par la course qui l'emporte. Soumise à ce qui change, elle-même devient changeante.
R/. Magna enim sunt iudícia tua, Dómine, et inenarrabília verba tua; * Magnificásti pópulum tuum et honorásti. V/. Deduxísti sicut oves pópulum tuum in manu Móysi et Aaron. * Magnificásti. R/. Tes jugements sont grands, Seigneur; impénétrables, tes décrets; * Tu as magnifié, honoré ton peuple! V/. Tu as conduit comme un troupeau de brebis ton peuple, par la main de Moïse et d'Aaron. * Tu as magnifié.
Lectio II Lecture II
Nam quærens quod non habet, ánxia pércipit; cumque hoc habére cœperit, tædet hanc percepísse quod quæsívit. Amat sæpe quod despéxerat, déspicit quod amábat. Cum labóre quæ ætérna sunt discit, sed horum repénte oblivíscitur, si laboráre desíerit. Diu quærit ut parum quid de summis invéniat, sed ad consuéta cítius relábens, nec parum in his quæ invénerit persevérat. À la recherche de ce qu'elle ne possède pas, quand elle le reçoit, elle connaît l'anxiété; à peine possède-t-elle ce qu'elle cherchait, elle en est dégoûtée. Souvent, elle aime ce qu'autrefois elle dédaignait et dédaigne ce qu'elle aimait. Laborieusement, elle comprend ce qui est de l'éternité, mais elle en perd le souvenir dès qu'elle cesse son effort. Longtemps, elle cherche pour découvrir un peu des réalités surnaturelles, mais retombant bientôt dans ses habitudes, elle ne conserve même pas ce qu'elle a découvert.
R/. Super salútem et omnem pulchritúdinem diléxi sapiéntiam, et propósui pro luce habére illam; * Venérunt mihi ómnia bona páriter cum illa. V/. Dixi sapiéntiæ: Soror mea es; et prudéntiam vocávi amícam meam. * Venérunt. R/. Plus que la santé, plus que la beauté, j'aime la sagesse; j'ai décidé de la prendre pour lumière; * Avec elle, me sont advenus tous les biens. V/. J'ai dit à la sagesse: Tu es ma sœur , j'ai nommé la réflexion: Mon amie. * Avec elle.
Lectio III Lecture III
Erudíri áppetens, vix suam ignorántiam súperat, sed erudíta grávius contra sciéntiæ glóriam pugnat. Vix carnis suæ sibi tyránnidem súbicit, sed tamen adhuc intus culpæ imágines tólerat cuius iam foris ópera vincéndo restrínxit. In auctóris sui inquisitióne se érigit, sed reverberátam hanc, corporeárum rerum amíca calígo confúndit. Désirant s'instruire, tout juste peut-elle vaincre son ignorance; une fois instruite, elle lutte plus difficilement contre la vanité qu'elle tire de sa science. Avec peine, elle surmonte la tyrannie de sa chair; mais elle doit encore endurer au dedans les images du péché dont, au dehors, elle a victorieusement réprimé les actes. Elle se dresse à la recherche de son Créateur mais, éblouie par cette vue, le nuage, ami des réalités matérielles, la jette dans la confusion.
R/. Emítte, Dómine, sapiéntiam de sede magnitúdinis tuæ, ut mecum sit et mecum labóret, * Ut sciam quid accéptum sit coram te omni témpore. V/. Da mihi, Dómine, sédium tuárum assistrícem sapiéntiam. * Ut sciam. R/. Du trône de ta majesté, Seigneur, daigne envoyer la Sagesse: qu'elle m'assiste et qu'elle peine à mes côtés, * Pour que je sache toujours ce qui est agréable à tes yeux. V/. Accorde-moi, Seigneur, celle qui partage ton trône, la Sagesse, * Pour que je sache.
Lectio IV Lecture IV
Semetípsam quáliter incorpórea corpus regat intuéri vult et non valet. Requírit mire quod sibi respondére non súfficit, et sub eo ignára déficit quod prudénter requírit. Amplam se simul et angústam consíderans qualem se veráciter æstimet, ignórat, quia si ampla non esset, nequáquam tam investigánda requíreret; et rursum si angústa non esset, hoc ipsum saltem quod ipsa requírit inveníret. Elle veut comprendre comment, incorporelle, elle gouverne son corps, et ne le peut. On s'étonne de la voir rechercher des solutions insuffisantes, et elle défaille, ignorante, sous ce qu'elle cherche raisonnablement. Se voyant tout ensemble et vaste et bornée, elle ne sait plus ce qu'elle doit penser d'elle-même: si elle n'était grande, jamais elle ne se poserait de telles questions et, si elle n'était petite, elle résoudrait au moins les problèmes qu'elle se pose.
R/. Da mihi, Dómine, sédium tuárum assistrícem sapiéntiam, et noli me reprobáre a púeris tuis; * Quóniam servus tuus sum ego, et fílius ancíllæ tuæ. V/. Dómine, Pater et Deus vitæ meæ, ne derelínquas me in cogitátu malígno; * Quóniam. V/. Glória Patri. * Quóniam. R/. Accorde-moi, Seigneur, celle qui partage ton trône, la Sagesse, et ne me rejette pas du nombre de tes enfants; * Car je suis ton serviteur, le fils de ta servante. V/. Ô Seigneur, Père et Dieu de ma vie, ne m'abandonne pas aux pensées impies! * Car. V/. Gloire au Père. * Car.
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In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean
In illo témpore: Dixit Iesus turbis: "Ego sum panis vivus, qui de cælo descéndi. Si quis manducáverit ex hoc pane, vivet in ætérnum." Et réliqua. Jésus disait à la foule: " Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. " Et la suite.
Ex Catechésibus sancti Cyrílli Hierosolymitáni epíscopi (Cat. 22, 1-5: PG 33, 1098-1099) Catéchèse de saint Cyrille de Jérusalem
Lectio I Lecture I
Sola beáti Pauli institútio suffíciens est ut certam vobis de divínis mystériis fidem fáciat: quibus digni hábiti, concorpórei et consángues Christi facti estis. Ille enim modo clamábat: In ea nocte qua tradebátur Dóminus noster Iesus Christus, sumpto pane et grátiis actis, fregit et dedit suis discípulis dicens: "Accípite, manducáte: hoc est corpus meum." Et sumpto cálice ac grátiis actis, dixit: "Accípite, bíbite: hic est sanguis meus." Le seul récit de l'institution de l'Eucharistie que nous rapporte le bienheureux apôtre Paul suffit amplement à rendre ferme et certaine votre foi dans les mystères divins, qui ont fait de vous, puisque vous y avez été admis, les participants du corps et du sang du Christ. Paul en effet proclamait à l'instant: Dans la nuit où il fut livré, notre Seigneur Jésus-Christ ayant pris du pain et rendu grâce, le rompit et le donna à ses disciples en disant: " Prenez, mangez, ceci est mon corps ", puis, ayant pris la coupe et rendu grâce, dit: " Prenez, buvez, ceci est mon sang. "
R/. Unam pétii a Dómino, hanc requíram: ut inhábitem in domo Dómini * Omnibus diébus vitæ meæ. V/. Ut vídeam voluptátem Dómini et prótegar a templo sancto eius; * Omnibus diébus. R/. J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche: habiter la maison du Seigneur * Tous les jours de ma vie. V/. Pour admirer le Seigneur dans sa beauté, me réfugier dans son temple saint; * Tous les jours.
Lectio II Lecture II
Cum ígitur ipse pronuntiáverit et díxerit de pane: Hoc meum est corpus, quis audébit deínceps ambígere? Et cum ipse asseveráverit et díxerit: Hic meus est sanguis, quis umquam dubitáverit, aiens non esse eius sánguinem? Aquam olim in vinum, quod sánguini affíne est, in Cana Galilæ transmutávit, et eum parum dignum existimábimus cui credámus, cum vinum in sánguinem transmutávit? Ad núptias corporáles vocátus, stupéndum hoc miráculum effécit: et non eum multo magis fíliis thálami nuptiális corpus suum et sánguinem fruénda donásse confitébimur? Puisque le Christ lui-même prononce et déclare au sujet du pain: Ceci est mon corps, qui osera encore hésiter? Et quand il assure et affirme lui-même: Ceci est mon sang, qui pourra douter en prétendant que ce n'est pas son sang? Jadis, à Cana de Galilée, il avait transformé l'eau en vin - le vin frère du sang - et il ne mériterait pas notre créance quand il transforme le vin en sang? Invité à des noces charnelles, il a opéré cet étonnant miracle, et l'on refuserait de reconnaître qu'il ait accordé à plus forte raison aux invités de ses propres noces de participer à son corps et à son sang?
R/. Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * Quam abscondísti timéntibus te! V/. Perfecísti eis qui sperant in te, in conspéctu filiórum hóminum. * Quam abscondísti. R/. Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de tes douceurs! * Tu la réserves à ceux qui te craignent. V/. Tu combles, au regard des hommes, ceux qui ont en toi leur espérance. * Tu la réserves.
Lectio III Lecture III
Quare cum omni persuasióne tamquam corpus et sánguinem Christi illa sumámus. Nam in figúra panis datur tibi corpus et in figúra vini datur tibi sanguis; ut cum súmpseris corpus et sánguinem Christi, concorpóreus et consánguis ipsi efficiáris. Sic enim et christíferi effícimur, distribúto in membra nostra córpore eius et sánguine. Sic iuxta beátum Petrum divínæ fimus consórtes natúræ. C'est donc en toute certitude que nous participons à ce repas comme au corps et au sang du Christ. Car sous l'espèce du pain, son corps t'est donné, et sous l'espèce du vin, son sang t'est donné. Ainsi, ayant participé au corps et au sang du Christ, tu es avec lui un même corps et un même sang, et nous devenons des porte-Christ, son corps et son sang se répandant dans nos membres. Voilà comment, selon saint Pierre, nous devenons participants de la nature divine.
R/. Fiat manus tua ut salvum me fáciat, quia mandáta tua elégi. * Concupívi salutáre tuum, Dómine. V/. Errávi sicut ovis quæ períerat; requíre servum tuum, Dómine, quia mandáta tua non sum oblítus. * Concupívi. R/. Que ta main vienne à mon aide, car j'ai choisi tes préceptes. * J'ai le désir de ton salut, Seigneur! V/. Je m'égare, brebis perdue: viens chercher ton serviteur, je n'oublie pas tes volontés. * J'ai le désir.
Lectio IV Lecture IV
Olim Christus cum Iudæis dísserens aiébat: Nisi manducavéritis meam carnem et bibéritis meum sánguinem, non habébitis vitam in vobis ipsis. Cum autem illi ea quæ dicebántur non spiritáliter cepíssent, offénsi abiérunt retro, existimántes quod eos ad manducándas carnes hortarétur. Erant et in antíquo fœdere panes propositiónis: verum illi cum ad vetus Testaméntum attinérent, finem accepérunt. In novo vero Testaménto, panis est cæléstis et póculum salutáris, ánimam et corpus sanctificántia. Quemádmodum enim panis córpori convéniens est, ita et Verbum ánimæ consentáneum. Autrefois le Christ, s'entretenant avec les Juifs, disait: Si vous ne mangez ma chair et ne buvez mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Mais eux, comme les paroles qui étaient dites, ils ne les avaient pas prises au sens spirituel, se retirèrent scandalisés, pensant que le Seigneur les invitait à manger sa chair. Il y avait aussi dans l'ancienne Alliance les pains de proposition; mais comme ils appartenaient à l'ancienne Alliance, ils sont une institution périmée. Dans la nouvelle Alliance, le pain est venu du ciel et la coupe est celle du salut, et ils sanctifient l'âme et le corps. En effet, de même que le pain convient bien au corps, ainsi le Verbe s'accorde bien avec l'âme.
R/. Duo séraphim clamábant alter ad álterum: * Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth; * Plena est omnis terra glória eius. V/. Tres sunt qui testimónium dant in cælo, Pater, Verbum, et Spíritus Sanctus: et hi tres Unum sunt. * Sanctus. V/. Glória Patri. * Plena est. R/. Deux anges flamboyants se criaient l'un à l'autre: * Il est Saint! Il est Saint! Il est Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers! * Toute la terre est remplie de sa gloire. V/. Ils sont trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe, et l'Esprit Saint: et les trois sont Un seul. * Il est Saint. V/. Gloire au Père. * Toute la terre.