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Vigiles (OSB) du samedi 1 septembre 2018 -

Hebdomada XXI per annum XXIème semaine dans l'année
Sabbato Samedi
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Lectio Lecture
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Timótheum De la première lettre de saint Paul à Timothée
Spíritus autem maniféste dicit quia in novíssimis tempóribus discédent quidam a fide, attendéntes spirítibus seductóribus et doctrínis dæmoniórum, in hypócrisi loquéntium mendácium et cauteriátam habéntium suam consciéntiam, prohibéntium núbere, abstinére a cibis, quos Deus creávit ad percipiéndum cum gratiárum actióne fidélibus et his, qui cognovérunt veritátem. Quia omnis creatúra Dei bona, et nihil reiciéndum, quod cum gratiárum actióne percípitur, sanctificátur enim per verbum Dei et oratiónem. L'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains renieront la foi pour s'attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines diaboliques, séduits par des menteurs hypocrites marqués au fer rouge dans leur conscience: ces gens-là interdisent le mariage et l'usage d'aliments que Dieu a créés pour être pris avec action de grâces par les croyants et ceux qui ont la connaissance de la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon et aucun aliment n'est à proscrire, si on le prend avec action de grâces: la parole de Dieu et la prière le sanctifient.
Hæc propónens frátribus bonus eris miníster Christi Iesu, enutrítus verbis fídei et bonæ doctrínæ, quam assecútus es; profánas autem et aníles fábulas devíta. Exérce teípsum ad pietátem; nam corporális exercitátio ad módicum útilis est, píetas autem ad ómnia útilis est promissiónem habens vitæ, quæ nunc est, et futúræ. Fidélis sermo et omni acceptióne dignus: in hoc enim laborámus et certámus, quia sperántes sumus in Deum vivum, qui est salvátor ómnium hóminum, máxime fidélium. Præcipe hæc et doce. Nemo adulescéntiam tuam contémnat, sed exémplum esto fidélium in verbo, in conversatióne, in caritáte, in fide, in castitáte. Dum vénio, atténde lectióni, exhortatióni, doctrínæ. Si tu exposes cela aux frères, tu seras un bon serviteur du Christ Jésus, nourri des enseignements de la foi et de la bonne doctrine dont tu t'es toujours montré le disciple fidèle. Quant aux fables profanes, racontars de vieilles femmes, rejette-les. Exerce-toi à la piété. Les exercices corporels, eux, ne servent pas à grand-chose: la piété au contraire est utile à tout, car elle a la promesse de la vie, de la vie présente comme de la vie future. Elle est sûre cette parole et digne d'une entière créance. Si en effet nous peinons et combattons, c'est que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant, le Sauveur de tous les hommes, des croyants surtout. Tel doit être l'objet de tes prescriptions et de ton enseignement. Que personne ne méprise ton jeune âge. Au contraire, montre-toi un modèle pour les croyants, par la parole, la conduite, la charité, la foi, la pureté. En attendant que je vienne, consacre-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement.
Noli neglégere donatiónem, quæ in te est, quæ data est tibi per prophetíam cum impositióne mánuum presbytérii. Hæc meditáre, in his esto, ut proféctus tuus maniféstus sit ómnibus. Atténde tibi et doctrínæ; insta in illis; hoc enim fáciens et teípsum salvum fácies et eos, qui te áudiunt. Ne néglige pas le don spirituel qui est en toi, qui t'a été conféré par une intervention prophétique accompagnée de l'imposition des mains du collège des presbytres. Prends cela à cœur. Sois-y tout entier, afin que tes progrès soient manifestes à tous. Veille sur ta personne et sur ton enseignement; persévère en ces dispositions. Agissant ainsi, tu te sauveras, toi et ceux qui t'écoutent.
Seniórem ne increpáveris, sed óbsecra ut patrem, iúvenes ut fratres, anus ut matres, iuvénculas ut soróres in omni castitáte. Víduas honóra, quæ vere víduæ sunt. Ne rudoie pas un vieillard; au contraire, exhorte-le comme un père, les jeunes gens comme des frères, les femmes âgées comme des mères, les jeunes comme des sœurs, en toute pureté. Honore les veuves - j'entends les vraies veuves.
R/. Velóciter exáudi me, Dómine, * Quia defecérunt sicut fumus dies mei. V/. Dies mei sicut umbra declinavérunt, et ego sicut fœnum árui; * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Vite, réponds-moi, Seigneur, * Car mes jours s'en vont en fumée. V/. L'ombre gagne sur mes jours, et moi, je me dessèche comme l'herbe; * Car. V/. Gloire au Père. * Car.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Lectio Lecture
Ex Adhortátione apostólica Mariális cultus Pauli papæ sexti (N. 18: AAS 1974, 129) Exhortation apostolique Marialis cultus de Paul VI
María est Virgo orans. Quod patet ex eius Visitatióne Præcursoris matri réddita. In qua sane voces élicit laudis in Deum et humilitátis et fídei et spei: tália enim præbet cánticum Magníficat, quod est prex Maríæ præcípua atque carmen témporis messiánici próprium, in quod festíva véteris et novi Israélis lætítia cónfluit. Nam, ut sanctus Irenæus significáre vidétur, in beátæ Maríæ cánticum tum gáudia Abraham, Christum præsagiéntis, tum Ecclésiæ vox, prophetárum more præoccupáta, confluxérunt: "Exsúltans María clamábat pro Ecclésia prophétans: Magníficat ánima mea Dóminum." Etenim beátæ Maríæ Vírginis cánticum véluti se própagans commúnis totíus Ecclésiæ orátio evásit per ómnia témpora. Marie est la Vierge priante. C'est ce qui apparaît dans sa Visitation à la mère du Précurseur. Là, certes, elle fait jaillir de son cœur des chants de louange à Dieu, d'humilité, de foi, d'espérance: en effet, le cantique du Magnificat déploie de tels élans, lui qui est la prière par excellence de Marie et le chant propre des temps messianiques, dans lequel confluent, de l'ancien et du nouvel Israël, l'une et l'autre joyeuse allégresse. Car, ainsi que semble le suggérer saint Irénée, dans le cantique de la bienheureuse Marie ont conflué autant le tressaillement de joie d'Abraham, qui pressentait le Messie, que la voix de l'Église, anticipée de manière prophétique: " Dans son exultation, Marie s'écriait, en prophétisant au nom de l'Église: Mon âme exalte le Seigneur. " De fait, le cantique de la bienheureuse Vierge Marie, en se propageant et comme en s'élargissant, est devenu la prière de toute l'Église à travers tous les âges.
María perhibétur Virgo orans étiam in Cana. Ubi, cum blanda ac sollícita prece temporálem tantum necessitátem Fílio ostendísset, obtinéndæ tamen grátiæ supérnæ efféctum hábuit; illum efféctum nímirum, quo Iesus primum signórum suórum operátus, discipulórum fidem in se confirmávit. Vierge priante, telle aussi à Cana se montre Marie. Là, comme elle avait manifesté à son Fils, en l'implorant avec délicatesse, une nécessité purement temporelle, il lui fut donné d'obtenir aussi l'effet d'une grâce d'en haut; cet effet merveilleux, par lequel Jésus, en accomplissant le premier de ses miracles, a confirmé la foi de ses disciples envers lui.
Dénique extrémo quoque vitæ témpore María indúcitur ut Virgo orans. Nam apóstoli erant perseverántes unanímiter in oratióne cum mulíeribus et María, matre Iesu, et frátribus eius. Ergo æque in nascénte Ecclésia Maríam orántem vidére est, æque semper, étiam nunc, quando illa, tamétsi est cælo recépta, non tamen offício suo deest deprecándi ac salvándi. Virgo orans est étiam Ecclésia, quæ cotídie filiórum necessitátes Patri propónit et Dóminum sine intermissióne laudat et pro totíus mundi salúte interpéllat. Puis à la fin de sa vie, de même, Marie est signalée comme Vierge priante. Car les apôtres, d'un même cœur, persévéraient dans la prière, avec quelques femmes, dont Marie la mère de Jésus, et avec ses frères; c'est donc aussi bien dans l'Église naissante que Marie se montre la Vierge priante, que dans l'Église de toujours, et maintenant encore, puisque, même si elle est accueillie dans la gloire céleste, elle ne manque pas pour autant à son office d'intercession et de salut. Vierge priante, l'Église l'est aussi, elle qui chaque jour présente au Père les besoins de ses enfants, loue sans cesse le Seigneur et intercède pour le salut du monde entier.
R/. Cum cecíderit, iustus non conturbábitur, * Quia Dóminus firmat manum eius. V/. Iúnior fui, étenim sénui, et non vidi iustum derelíctum, nec semen eius quærens panem. * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Lorsqu'il trébuche, le juste ne vacille pas, * Car le Seigneur lui tient la main. V/. Jamais, de ma jeunesse à mes vieux jours, je n'ai vu le juste abandonné ni ses enfants mendier leur pain. * Car. V/. Gloire au Père. * Car.