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Vigiles (OSB) du dimanche 16 décembre 2018 - IIIème dimanche de l'Avent

Hebdomada III Adventus IIIème semaine de l'Avent
Dominica Dimanche
Dominica III Adventus IIIème dimanche de l'Avent
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In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
Die 17 decembris, lectiones sumuntur infra et e tribus lectionibus fiunt quatuor, cum responsoriis hiuius dominicæ. Le 17 décembre, la lecture est à cette date. On la divise alors en quatre et on utilise les répons ci-dessous.
De libro Ruth Du livre de Ruth
Lectio I Lecture I
Ascéndit Booz ad portam et sedit ibi. Cumque vidísset propínquum præteríre de quo locútus erat, dixit ad eum: " Declína paulísper et sede hic ", vocans eum nómine suo. Qui divértit et sedit. Tollens autem Booz decem viros de senióribus civitátis dixit ad eos: " Sedéte hic ". Quibus sedéntibus, locútus est ad propínquum: " Partem agri fratris nostri Elímelech vendit Nóemi, quæ revérsa est de regióne Moabítide. Quod audíre te vólui et tibi dícere: "Coram cunctis sedéntibus et maióribus natu de pópulo meo", si vis possidére iure propinquitátis, eme et pósside; sin autem tibi dísplicet, hoc ipsum índica mihi, ut sciam quid fácere débeam. Nullus est enim propínquus, excépto te, qui prior es, et me, qui secúndus sum. " Booz était monté à la porte et s'y était assis, et voici que le parent dont Booz avait parlé vint à passer. « Toi, dit Booz, approche et assieds-toi ici ». L'homme s'approcha et vint s'asseoir. Booz prit dix hommes parmi les anciens de la ville: « Asseyez-vous ici », dit-il, et ils s'assirent. Alors il dit à celui qui avait droit de rachat: « La pièce de terre qui appartenait à notre frère Élimélek, Noémi qui est revenue des Champs de Moab la met en vente. Je me suis dit que j'allais t'en informer en disant: "Acquiers-la en présence de ceux qui sont assis là et des anciens de mon peuple". Si tu veux exercer ton droit de rachat, rachète, mais si tu ne le veux pas, déclare-le moi pour que je le sache. Tu es le premier à avoir le droit de rachat, moi je ne viens qu'après toi. »
R/. Ecce apparébit Dóminus super nubem cándidam, et cum eo sanctórum mília; et habens in vestiménto, et in fémore suo scriptum: * Rex regum et Dóminus dominántium. V/. Apparébit in finem et non mentiétur; si moram fécerit, exspécta eum, quia véniens véniet. * Rex regum. R/. Voici: le Seigneur va se manifester au-dessus de la nuée, de blancheur étincelante, entouré du cortège de milliers et milliers de saints; il porte inscrit sur sa tunique: * Le Roi des rois, et Seigneur des seigneurs. V/. À la fin des temps, il se manifestera et ne décevra pas ton attente; s'il paraît tarder, espère en lui, car, à son heure, certainement viendra * Le Roi des rois.
Lectio II Lecture II
At ille respóndit: " Ego agrum emam. " Cui dixit Booz: " Quando émeris agrum de manu Nóemi, Ruth quoque Moabítidem, quæ uxor defúncti fuit, debes accípere, ut súscites nomen defúncti propínqui tui in hereditáte sua. " Qui respóndit: " Cedo iure propinquitátis; neque enim possessiónem famíliæ meæ delére débeo. Tu meo útere privilégio, quo me libénter carére profíteor. Eme tibi. " Et Booz maióribus natu et univérso pópulo: " Testes, inquit, vos estis hódie quod acquisíerim ómnia quæ fuérunt Elímelech et Chélion et Máhalon, tradénte Nóemi, et étiam Ruth Moabítidem uxórem Máhalon in coniúgium súmpserim, ut súscitem nomen defúncti in hereditáte sua, ne vocábulum eius de frátribus suis et de porta loci sui deleátur. Vos, inquam, huius rei hódie testes estis. " L'autre répondit: « Oui! je veux racheter ». Mais Booz dit: « Le jour où, de la main de Noémi, tu acquerras ce champ, tu acquiers aussi Ruth la Moabite, la femme de celui qui est mort, pour perpétuer le nom du mort sur son patrimoine. » Celui qui avait droit de rachat répondit alors: « Je ne puis exercer mon droit, car je craindrais de nuire à mon patrimoine. Exerce pour toi-même mon droit de rachat, car moi je ne puis l'exercer ». Booz dit aux anciens et à tout le peuple: « Vous êtes témoins aujourd'hui que j'acquiers de la main de Noémi tout ce qui appartenait à Élimélek et tout ce qui appartenait à Mahlôn et à Kilyôn, et que j'acquiers en même temps pour femme Ruth la Moabite, veuve de Mahlôn, pour perpétuer le nom du mort sur son héritage et pour que le nom du mort ne soit pas retranché d'entre ses frères ni de la porte de sa ville. Vous en êtes aujourd'hui les témoins ».
R/. Béthlehem, cívitas Dei summi, ex te éxiet Dominátor Israel, et egréssus eius sicut a princípio diérum æternitátis; et magnificábitur in médio univérsæ terræ. * Et pax erit in terra nostra dum vénerit. V/. Deus a Líbano véniet, et Sanctus de monte umbróso et condénso. * Et pax. R/. Bethléem, cité du Dieu Très-Haut, de toi sortira celui qui doit gouverner Israël; ses origines remontent aux temps anciens, à l'aube des siècles; il sera magnifié sur toute l'étendue de la terre. * Et lorsqu'il sera venu, il y aura la paix sur notre terre. V/. Dieu vient du Liban; le Saint, du mont boisé, ténébreux! * Et lorsqu'il.
Lectio III Lecture III
Respóndit omnis pópulus qui erat in porta et maióres natu: " Nos testes sumus; fáciat Dóminus hanc mulíerem quæ ingréditur domum tuam, sicut Rachel et Liam quæ ædificavérunt ambæ domum Israel. Fórtiter age in Ephrata et fac tibi célebre nomen in Béthlehem! Fiátque domus tua sicut domus Phares, quem Thamar péperit Iudæ, de sémine quod déderit Dóminus tibi ex hac puélla! " Tout le peuple qui se trouvait à la porte répondit: « Nous en sommes témoins », et les anciens répondirent: « Que le Seigneur rende la femme qui va entrer dans ta maison semblable à Rachel et à Léa qui, à elles deux, ont édifié la maison d'Israël. Deviens puissant en Éphrata et fais-toi un nom dans Bethléem. Que grâce à la postérité que le Seigneur t'accordera de cette jeune femme, ta maison soit semblable à celle de Pérèç, que Tamar enfanta à Juda ».
R/. Qui ventúrus est véniet et non tardábit; iam non erit timor in fínibus nostris: * Quóniam ipse est Salvátor noster. V/. Ex Sion spécies decóris eius: Deus noster maniféste véniet. * Quóniam ipse. R/. Il viendra sans tarder celui qui doit venir; il n'y aura plus de frayeur sur la terre: * C'est lui notre Sauveur! V/. De Sion, joyau de sa splendeur, notre Dieu vient se manifester! * C'est lui.
Lectio IV Lecture IV
Tulit ítaque Booz Ruth et accépit uxórem; ingressúsque est ad eam, et dedit illi Dóminus ut concíperet et páreret fílium. Dixerúntque mulíeres ad Nóemi: " Benedíctus Dóminus, qui non est passus ut defíceret tibi hódie, qui rédimit famíliam tuam, et vocétur nomen eius in Israel et consolétur ánimam tuam et enútriat senectútem; de nuru enim tua natus est, quæ te díligit, et multo tibi est mélior quam septem fílii. " Susceptúmque Nóemi púerum pósuit in sinu suo et gérulae offício fungebátur. Vicínæ autem mulíeres congratulántes ei et dicéntes: " Natus est fílius Nóemi! ", vocavérunt nomen eius Obed. Hic est pater Isai patris David. Booz prit Ruth et elle devint sa femme. Il alla vers elle, le Seigneur donna à Ruth de concevoir et elle enfanta un fils. Les femmes dirent alors à Noémi: « Béni soit le Seigneur qui ne t'a pas laissé manquer aujourd'hui de quelqu'un pour te racheter. Que son nom soit proclamé en Israël! Il sera pour toi un consolateur et le soutien de ta vieillesse, car il a pour mère ta bru qui t'aime, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils ». Et Noémi, prenant l'enfant, le mit sur son sein, et ce fut elle qui prit soin de lui. Les voisines lui donnèrent un nom, elles dirent: « Il est né un fils à Noémi » et elles le nommèrent Obed. C'est le père de Jessé, père de David.
R/. Súscipe verbum, Virgo María, quod tibi a Dómino per ángelum transmíssum est: concípies per aurem, Deum páries et hóminem, * Ut benedícta dicáris inter omnes mulíeres. V/. Páries quidem fílium et virginitátis non patiéris detriméntum; efficiéris grávida et eris mater semper intácta. * Ut benedícta. V/. Glória Patri. * Ut benedícta. R/. Accueille en toi, Vierge Marie, la parole que l'ange te transmet de la part du Seigneur: en l'écoutant, tu concevras et enfanteras le Dieu fait homme, * On t'appellera: bénie entre toutes les femmes. V/. Tu mettras au monde un fils, en demeurant l'Épouse inépousée; tu seras mère et vierge toute pure. * On t'appellera. V/. Gloire au Père. * On t'appellera.
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In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Sermónibus sancti Augustíni epíscopi (Sermo 293, 3: PL 38, 1328-1329) Sermon de saint Augustin
Lectio I Lecture I
Vox Ioánnes, Dóminus autem in princípio erat Verbum. Ioánnes vox ad tempus, Christus Verbum in princípio ætérnum. Tolle verbum: quid est vox? Ubi nullus est intelléctus, inánis est strépitus. Vox sine verbo aurem pulsat, cor non ædíficat. Jean était la voix, mais le Seigneur au commencement était la Parole. Jean était une voix pour un temps; le Christ, la Parole au commencement, la Parole éternelle. Enlève la parole, qu'est-ce que la voix? Là où il n'y a rien à comprendre, c'est une sonorité vide. La voix sans la parole frappe l'oreille, elle n'édifie pas le cœur.
R/. Ægýpte, noli flere quia Dominátor tuus véniet tibi, ante cuius conspéctum movebúntur abýssi, * Liberáre pópulum suum de manu poténtiæ. V/. Ecce dominátor Dóminus cum virtúte véniet, * Liberáre pópulum. R/. Ô Égypte, cesse tes lamentations: ton Seigneur, devant qui tremblent les abîmes, s'en vient au-devant de toi, * Pour libérer son peuple, à main forte! V/. Le Seigneur des seigneurs s'avance avec puissance, * Pour libérer.
Lectio II Lecture II
Verúmtamen in ipso corde nostro ædificándo advertámus órdinem rerum. Si cógito quid dicam, iam verbum est in corde meo: sed loqui ad te volens, quæro quemádmodum sit étiam in corde tuo, quod iam est in meo. Hoc quærens quómodo ad te pervéniat, et in corde tuo insídeat verbum, quod iam est in corde meo, assúmo vocem, et assúmpta voce loquor tibi: sonus vocis ducit ad te intelléctum verbi; et cum ad te duxit sonus vocis intelléctum verbi, sonus quidem ipse pertránsit; verbum autem, quod ad te sonus perdúxit, iam est in corde tuo, nec recéssit a meo. Sonus ergo, transácto verbo ad te, nonne tibi vidétur dícere sonus ipse: Illum opórtet créscere, me autem mínui? Sonus vocis strépuit in ministérium et ábiit, quasi dicens: Hoc gáudium meum complétum est. Cependant, découvrons comment les choses s'enchaînent dans notre propre cœur qu'il s'agit d'édifier. Si je pense à ce que je dis, la parole est déjà dans mon cœur; mais lorsque je veux te parler, je cherche comment faire passer dans ton cœur ce qui est déjà dans le mien. Si je cherche donc comment la parole qui est déjà dans mon cœur pourra te rejoindre et s'établir dans ton cœur, je me sers de la voix, et c'est avec cette voix que je te parle: le son de la voix conduit jusqu'à toi l'idée contenue dans la parole; alors, il est vrai que le son s'évanouit; mais la parole que le son a conduite jusqu'à toi est désormais dans ton cœur sans avoir quitté le mien. Lorsque la parole est passée jusqu'à toi, n'est-ce donc pas le son qui semble dire lui-même: Lui, il faut qu'il grandisse; et moi que je diminue? Le son de la voix a retenti pour accomplir son service, et il a disparu, comme en disant: Moi, j'ai la joie en plénitude.
R/. Prope est ut véniat tempus eius, et dies eius non elongabúntur: * Miserébitur Dóminus Iacob, et Israel salvábitur. V/. Qui ventúrus est véniet et non tardábit; iam non erit timor in fínibus nostris, quóniam ipse est Salvátor noster. * Miserébitur Dóminus. R/. Oui, le temps de sa visite est proche, son Jour ne sera pas différé: * Le Seigneur aura pitié de Jacob, et Israël sera sauvé. V/. Il viendra sans tarder celui qui doit venir, il n'y aura plus de frayeur sur la terre: c'est lui notre Sauveur! * Le Seigneur.
Lectio III Lecture III
Verbum teneámus, verbum medúllitus concéptum non amittámus. Vis vidére vocem transeúntem, et Verbi divinitátem manéntem? Baptísmus Ioánnis modo ubi est? Ministrávit et ábiit. Christi nunc baptísmus frequentátur. Omnes in Christum crédimus, salútem in Christo sperámus: hoc sónuit vox. Nam quia discérnere diffícile est a voce verbum, et ipse Ioánnes putátus est Christus. Vox verbum putáta est, sed agnóvit se vox, ne offénderet verbum: Non sum, inquit, Christus, nec Elías, nec prophéta. Respónsum est: Tu ergo quis es? Ego sum, inquit, vox clamántis in erémo: Paráte viam Dómino, vox rumpéntis siléntium. retenons la parole, ne laissons pas partir la parole conçue au fond de nous. Tu veux voir comment la voix s'éloigne, tandis que demeure la divinité de la Parole? Où est maintenant le baptême de Jean? Il a accompli son service, et il a disparu. Maintenant le baptême du Christ se multiplie. Tous nous croyons au Christ, nous espérons le salut dans le Christ: c'est cela que la voix faisait entendre. Il est difficile de distinguer la parole de la voix, et c'est pourquoi on a pris Jean pour le Christ. On a pris la voix pour la parole; mais la voix s'est fait connaître afin de ne pas faire obstacle à la parole: Je ne suis pas le Messie, ni Élie, ni le Prophète. On lui réplique: Qui es-tu donc? Il répond: Je suis la voix qui crie à travers le désert: Préparez la route pour le Seigneur. La voix qui crie à travers le désert, c'est la voix qui rompt le silence.
R/. Descéndet Dóminus sicut plúvia in vellus: * Oriétur in diébus eius iustítia et abundántia pacis. V/. A solis ortu et occásu, ab aquilóne et mari, * Oriétur. R/. Le Seigneur descendra comme la pluie sur la toison: * En ces jours-là rayonnera la justice, fructifiera la paix! V/. Du nord et du midi, du levant et du couchant, * En ces jours-là.
Lectio IV Lecture IV
Paráte viam Dómino, tamquam díceret: " Ego ídeo sono, ut illum in cor introdúcam ": sed quo introdúcam non dignátur veníre, nisi viam præparétis. Quid est: Viam paráte, nisi cóngrue supplicáte? Quid est: Viam paráte, nisi humíliter cogitáte? Ab ipso accípite humilitátis exémplum. Putátur Christus, dicit se non esse quod putátur, nec ad suum fastum errórem assúmit aliénum. Si díceret: " Ego sum Christus ", quam facíllime crederétur, qui ántequam díceret, credebátur? Non dixit; agnóvit se, distínxit se, humiliávit se. Vidit ubi habéret salútem, lucérnam se intelléxit, et ne exstinguerétur vento supérbiæ tímuit. Préparez la route pour le Seigneur, cela revient à dire: « Moi, je retentis pour faire entrer le Seigneur dans le cœur »; mais il ne daignera pas y venir, si vous ne préparez pas la route. Que signifie: Préparez la route, sinon: Priez comme il faut? Que signifie: Préparez la route, sinon: Ayez d'humbles pensées? Jean vous donne un exemple d'humilité. On le prend pour le Messie, il affirme qu'il n'est pas ce qu'on pense, et il ne profite pas de l'erreur d'autrui pour se faire valoir. S'il avait dit: « Je suis le Messie », on l'aurait cru très facilement, puisqu'on le croyait avant même qu'il ne parle. Il l'a nié; il s'est fait connaître, il s'est défini, il s'est abaissé. Il a vu où se trouvait le salut. Il a compris qu'il n'était que la lampe, et il a craint qu'elle ne soit éteinte par le vent de l'orgueil.
R/. Veni, Dómine, et noli tardáre, reláxa facínora plebi tuæ; * Et révoca dispérsos in terram suam. V/. Excita, Dómine, poténtiam tuam, et veni, ut salvos fácias nos. * Et révoca. V/. Glória Patri. * Et révoca. R/. Viens, Seigneur, ne tarde pas! Efface le péché de ton peuple; * Rassemble sur leur terre les enfants de Dieu dispersés. V/. Réveille ta vaillance, et viens nous sauver! * Rassemble. V/. Gloire au Père. * Rassemble.
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In tertio nocturno, anno C Troisième nocturne, année C
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
In illo témpore: Interrogábant turbæ Ioánnem dicéntes: " Quid ergo faciémus? " Respóndens autem dicébat illis: " Qui habet duas túnicas det non habénti; et qui habet escas, simíliter fáciat. " Et réliqua. Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient: « Que devons-nous faire? » Jean leur répondait: « Celui qui a deux vêtements, qu'il partage avec celui qui n'en a pas; et celui qui a de quoi manger, qu'il fasse de même! » Et la suite.
Ex Commentário Rupérti Tuitiénsis abbátis in Evangélium Ioánnis (Lib. 1: CC CM 9, 20-21) Commentaire de Rupert de Deutz sur l'Évangile de saint Jean
Lectio I Lecture I
Hic venit in testimónium, ut testimónium perhibéret de lúmine, ut omnes créderent per illum. Hic, inquit, tam magnus, tam exspectábilis, ad hoc venit, ad hoc factus vel natus est, ad hoc pósitus in sublími, ut ab ómnibus visus, a cunctis audítus, testimónium perhibéret de lúmine, vidélicet advérsus ténebras, quæ lucéntem in semetípsis lucem noluérunt comprehéndere dicéntes: Nonne hic est fílius fabri? Quómodo ergo nunc dicit: quia de cælo descéndi? Il est venu comme témoin pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme, dit-il, si grand, si attendu, est venu, a été fait ou est né , a été élevé si haut, à seule fin que, vu de tous, entendu de tous, il rende témoignage à la lumière, c'est-à-dire, contre les ténèbres, qui n'ont pas voulu recevoir la lumière brillant au milieu d'elles, et qui ont dit: N'est-ce pas là le fils du charpentier? Comment donc peut-il dire à présent: Je suis descendu du ciel?
R/. Ecce radix Iesse ascéndet in salútem populórum, ipsum gentes deprecabúntur; * Et erit nomen eius gloriósum. V/. Deus a Líbano véniet et Sanctus de monte umbróso et condénso. * Et erit. R/. Il adviendra que le rejeton de la racine de Jessé se dressera pour le salut de tous les peuples, les nations le chercheront; * Son nom se couvrira de gloire! V/. Dieu vient du Liban; le Saint, du mont boisé, ténébreux! * Son nom.
Lectio II Lecture II
Advérsus eos iste testimónium perhibére venit, quod is ipse esset lux hóminum, quod esset Unigénitus Dei Fílius, per quem ómnia facta sunt. Et quidem prophétæ omnes de hoc eódem lúmine testimónium perhibérunt. Sed differt atque præcéllit huius testimónium in eo máxime quod illi ventúrum esse testáti sunt. Hic iam advenísse testíficans dígito quoque, ne de persóna eius dubitarétur, præséntem osténdit dicens: Ecce Agnus Dei, hic erat quem dixi. Contre eux cet homme est venu rendre ce témoignage que Jésus lui-même était la lumière des hommes, le Fils unique de Dieu, par qui toutes choses ont été faites. Et certes, tous les prophètes lui ont rendu témoignage, comme étant cette même lumière, mais le témoignage de Jean diffère et l'emporte en cela surtout qu'eux ont témoigné qu'il viendrait, tandis que lui, non seulement il a témoigné qu'il était déjà venu, mais en outre, pour que personne n'ait de doute sur sa personne, il l'a montré du doigt, présent, en disant: Voici l'Agneau de Dieu; c'est de lui que j'ai parlé.
R/. Docébit nos Dóminus vias suas et ambulábimus in sémitis eius; * Quia de Sion exíbit lex et verbum Dómini de Ierúsalem. V/. Veníte, ascendámus ad montem Dómini, et ad domum Dei Iacob. * Quia de. R/. Le Seigneur nous enseignera ses chemins, et nous suivrons ses sentiers; * Car de Sion nous vient la loi, et de Jérusalem, la parole du Seigneur. V/. Venez, montons à la montagne du Seigneur, au Temple du Dieu de Jacob! * Car.
Lectio III Lecture III
Quo autem indigébat lux hóminum vel quod sibi prospiciébat emoluméntum, ut in conventículis nostris tantópere sibi providéret tam magni præcónii testimónium? Ut omnes, inquit, créderent per eum, subáudi, quod ipse et non álius, ipse idem Iesus Maríæ fílius et Ioseph ut putabátur, esset a princípio Dei Verbum, Verbum Deus, lumen ætérnum. Hæc ergo erat inténtio caritátis eius, quæ non quærébat ea quæ sua, sed quæ nostra sunt. Mais que manquait-il à la lumière des hommes, ou bien quel avantage personnel avait-elle en vue, pour se préparer ainsi, au milieu de nos pauvres petites assemblées, le témoignage d'un héraut si grand? Afin que tous, dit-il, croient par lui; sous-entends: croient que celui-ci en personne et non un autre, ce même Jésus, fils de Marie et de Joseph, comme on le pensait, était, dès le commencement, le Verbe de Dieu, le Verbe Dieu, la lumière éternelle. Telle était donc l'intention de sa charité, qui ne cherchait pas son propre intérêt, mais le nôtre.
R/. Ante multum tempus prophetávit Ezéchiel: Vidi portam clausam; ecce Deus ante sæcula ex ea procedébat pro salúte mundi. * Et erat íterum clausa, demónstrans Vírginem, quia post partum permánsit virgo. V/. Per portam, quam vidísti, Dóminus solus transíbit per illam. * Et erat. R/. Depuis les temps anciens l'avait prédit Ézéchiel: J'ai vu la porte close; et voici que le Dieu d'avant les siècles en sortait, pour le salut du monde. * Puis elle fut close à nouveau, figure de la Vierge qui, après la naissance, est demeurée vierge. V/. Par la porte que tu as vue, seul devait passer le Seigneur. * Puis.
Lectio IV Lecture IV
Hoc lux illa intendébat, ut omnes crederémus, credéndo accederémus ad eum et illuminarémur. Gratulámur et grátias ágimus pro tam benígna divinitátis benevoléntia. Voilà ce que se proposait cette lumière: que tous, nous croyions et que, par la foi, nous nous approchions d'elle et soyons illuminés. Nous sommes dans la joie et nous rendons grâces pour la si douce bienveillance de la divinité.
R/. Erúmpant montes iucunditátem et colles iustítiam: * Quia lux mundi Dóminus cum poténtia venit. V/. De Sion exíbit lex, et verbum Dómini de Ierúsalem. * Quia lux. V/. Glória Patri. * Quia lux. R/. Montagnes, faites jaillir la joie; collines, faites déborder la justice: * Voici le Seigneur, lumière du monde; il vient avec puissance. V/. C'est de Sion que vient la loi, de Jérusalem la parole du Seigneur. * Voici. V/. Gloire au Père. * Voici.