Vigiles (OSB) du vendredi 21 décembre 2018 -

Hebdomada III Adventus IIIème semaine de l'Avent
Feria VI Vendredi
Si occurrat post diem 16 decembris, vide infra. Du 17 au 24 décembre, prendre à ces dates.
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De libro Michæ prophétæ Du livre de Michée
Lectio I Lecture I
Pasce pópulum tuum in virga tua, gregem hæreditátis tuæ, habitántes solos in saltu, in médio hortórum; pascántur Basan et Gálaad iuxta dies antíquos. Secúndum dies egressiónis tuæ de terra Ægýpti osténde nobis mirabília. Fais paître ton peuple sous ta houlette, le troupeau de ton héritage, qui demeure isolé dans les broussailles, au milieu des vergers. Puisse-t-il paître en Bashân et en Galaad comme aux jours antiques! Comme aux jours où tu sortis du pays d'Égypte, fais-nous voir des merveilles!
R/. Ante multum tempus prophetávit Ezéchiel: Vidi portam clausam; ecce Deus ante sæcula ex ea procedébat pro salúte mundi. * Et erat íterum clausa, demónstrans Vírginem, quia post partum permánsit virgo. V/. Per portam, quam vidísti, Dóminus solus transíbit per illam. * Et erat. R/. Depuis les temps anciens l'avait prédit Ézéchiel: J'ai vu la porte close; et voici que le Dieu d'avant les siècles en sortait, pour le salut du monde. * Puis elle fut close à nouveau, figure de la Vierge qui, après la naissance, est demeurée vierge. V/. Par la porte que tu as vue, seul devait passer le Seigneur. * Puis.
Lectio II Lecture II
Vidébunt gentes et confundéntur super omni fortitúdinedine sua, ponent manum super os, aures eórum surdæ erunt; lingent púlverem sicut serpens, velut reptília terræ. Treméntes exíbunt de dibus suis - ad Dóminum Deum nostrum - formidábunt et timébunt te. Les nations verront et seront confondues malgré toute leur puissance; elles se mettront la main sur la bouche, elles en auront les oreilles assourdies. Elles lécheront la poussière comme le serpent, comme les bêtes qui rampent sur la terre. Elles sortiront tremblantes de leurs repaires, terrifiées et craintives devant toi.
R/. Docébit nos Dóminus vias suas et ambulábimus in sémitis eius; * Quia de Sion exíbit lex et verbum Dómini de Ierúsalem. V/. Veníte, ascendámus ad montem Dómini, et ad domum Dei Iacob. * Quia de. R/. Le Seigneur nous enseignera ses chemins, et nous suivrons ses sentiers; * Car de Sion nous vient la loi, et de Jérusalem, la parole du Seigneur. V/. Venez, montons à la montagne du Seigneur, au Temple du Dieu de Jacob! * Car.
Lectio III Lecture III
Quis Deus símilis tui, qui aufers iniquitátem, et transis peccátum reliquiárum hereditátis tuæ? Non servat in ætérnum furórem suum, quóniam volens misericórdiam est. Revertétur et miserébitur nostri, calcábit iniquitátes nostras et proíciet in profúndum maris ómnia peccáta nostra. Dabis veritátem Iacob, misericórdiam Abraham, quæ iurásti pátribus nostris a diébus antíquis. Quel est le dieu comme toi, qui enlève la faute, qui pardonne le crime, qui n'exaspère pas pour toujours sa colère, mais qui prend plaisir à faire grâce? Une fois de plus, aie pitié de nous! Foule aux pieds nos fautes, jette au fond de la mer tous nos péchés! Accorde à Jacob ta fidélité, à Abraham ta grâce, que tu as jurées à nos pères dès les jours d'antan.
R/. Ecce radix Iesse ascéndet in salútem populórum, ipsum gentes deprecabúntur; * Et erit nomen eius gloriósum. V/. Deus a Líbano véniet et Sanctus de monte umbróso et condénso. * Et erit. V/. Glória Patri. * Et erit. R/. Il adviendra que le rejeton de la racine de Jessé se dressera pour le salut de tous les peuples, les nations le chercheront; * Son nom se couvrira de gloire! V/. Dieu vient du Liban; le Saint, du mont boisé, ténébreux! * Son nom. V/. Gloire au Père. * Son nom.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Homilíis sancti Bedæ Venerábilis presbýteri (Hom. 6: CCL 122, 37. 38) Homélie de saint Bède le Vénérable
Lectio I Lecture I
Audívimus quia nascitúro in mundum Redemptóre mundi Deo et Dómino nostro Iesu Christo, éxiit edíctum a Cæsare Augústo qui tunc mundáni regni ápicem tenébat, ut mundus describerétur univérsus. Quod non casu contigísse putándum est sed certíssima dispensatióne eiúsdem nostri Redemptóris intellegéndum est esse provísum. Ipse étenim mediátor Dei et hóminum, sicut matrem sibi divínitus quam vóluit prævídit de qua nascerétur quando vellet, humánitus ita étiam témpora nativitátis quæ vóluit elégit, immo ipse ea quália vóluit esse donávit tália vidélicet in quibus sopíto túrbine bellórum nova pacis insólitæ tranquíllitas totum contégeret orbem. Nous l'avons entendu, frères bien-aimés: peu avant que vînt au monde le Rédempteur du monde, notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ, un édit fut publié par César Auguste, qui occupait alors le faîte du royaume de ce monde: cet édit ordonnait que le monde entier fût dénombré. Ne pensons pas que cela soit arrivé par hasard: comprenons plutôt que cette coïncidence fut réglée par une disposition infaillible de ce même Rédempteur venant parmi nous. Car il est médiateur de Dieu et des hommes; et de même que divinement il s'est préparé la mère qu'il a voulue pour naître d'elle humainement quand il voudrait, ainsi a-t-il encore choisi pour sa naissance le temps qu'il a voulu. Bien plus, il a lui-même rendu ce temps tel qu'il le voulait: un temps où le tumulte des guerres calmé, la tranquillité d'une paix inaccoutumée s'étendrait sur le monde entier.
R/. Descéndet Dóminus sicut plúvia in vellus: * Oriétur in diébus eius iustítia et abundántia pacis. V/. A solis ortu et occásu, ab aquilóne et mari, * Oriétur in. R/. Le Seigneur descendra comme la pluie sur la toison: * En ces jours-là rayonnera la justice, fructifiera la paix! V/. Du nord et du midi, du levant et du couchant, * En ces jours-là.
Lectio II Lecture II
Matrem quippe elégit vírginem quia non áliter Dei Fílium in carne quam de intemeráta Genetríce decébat. Tempus quando nascerétur summæ pacis elégit quia hæc nimírum ei nascéndi in mundo causa fuit ut genus humánum ad supérnæ pacis dona redúceret. Hinc étenim scriptum est: Ipse est pax nostra. Pacis ergo tempóribus natus est Dóminus noster ut étiam statu témporis ipsum se esse docéret de quo præmíssa prophetía dicébat: Multiplicábitur eius impérium et pacis non erit finis. Nous disions qu'il choisit sa mère: il l'a choisie vierge; car il ne convenait pas que le Fils de Dieu naquît en la chair autrement que d'une mère toute pure. Il choisit le temps de sa naissance: celui d'une paix souveraine; car il naquit en ce monde précisément pour ramener le genre humain aux dons d'une paix supérieure. Aussi l'Écriture dit-elle: Il est lui-même notre paix. Notre Seigneur est donc né en un temps de paix afin de nous enseigner par l'état même de ce temps qu'il était bien celui dont une antique prophétie avait dit: Son empire s'étendra au loin, de plus en plus, et la paix n'aura pas de fin.
R/. Prope est ut véniat tempus eius, et dies eius non elongabúntur: * Miserébitur Dóminus Iacob, et Israel salvábitur. V/. Qui ventúrus est véniet et non tardábit; iam non erit timor in fínibus nostris, quóniam ipse est Salvátor noster. * Miserébitur Dóminus. R/. Oui, le temps de sa visite est proche, son Jour ne sera pas différé: * Le Seigneur aura pitié de Jacob, et Israël sera sauvé. V/. Il viendra sans tarder celui qui doit venir, il n'y aura plus de frayeur sur la terre : c'est lui notre Sauveur! * Le Seigneur.
Lectio III Lecture III
Hoc quoque quod ad edíctum Augústi ibant omnes ut profiteréntur sínguli in suam civitátem, in nostri regis est nobis servítio spiritáliter agéndum. Nostra quippe cívitas Ecclésia sancta est quæ partim adhuc peregrinátur a Dómino in terris, partim iam cum Dómino regnat in cælis et post finem huius sæculi perfécta in ætérnum tota cum illo regnábit. In hanc ergo civitátem debémus omnes ire nullúmque a tam salúbri itínere opórtet excusári. Omnes nos necésse est nato regi débitum péndere censum, hoc est et in unitáte nunc Ecclésiæ præséntis iussis obtemperáre divínis et ad ingréssum pátriæ cæléstis infatigábili bonórum óperum cursu properáre. Chacun, à l'édit d'Auguste, allait dans sa cité se faire recenser. Il nous faut, nous aussi, faire cela au sens spirituel dans le service de notre roi. En vérité notre cité est la sainte Église, qui pour une part pérégrine encore loin du Seigneur sur la terre, mais pour une autre part règne déjà avec le Seigneur dans les cieux, et, achevée à la fin de ce siècle, régnera tout entière avec lui pour l'éternité. Cette cité, nous devons tous y aller! Que personne n'ait l'idée de s'excuser, pour échapper à ce merveilleux pélerinage du Salut! Nécessairement, nous sommes tous assujettis au recensement devant le roi qui nous est né: c'est dire qu'il nous faut non seulement obéir aux commandements divins, aujourd'hui, dans l'unité de l'Église présente, mais encore nous hâter vers l'entrée dans la patrie céleste, par la course infatigable de nos bonnes actions.
R/. Ægýpte, noli flere quia Dominátor tuus véniet tibi, ante cuius conspéctum movebúntur abýssi, * Liberáre pópulum suum de manu poténtiæ. V/. Ecce dominátor Dóminus cum virtúte véniet, * Liberáre pópulum. V/. Glória Patri. * Liberáre pópulum. R/. Ô Égypte, cesse tes lamentations: ton Seigneur, devant qui tremblent les abîmes, s'en vient au-devant de toi, * Pour libérer son peuple, à main forte!V/. Le Seigneur des seigneurs s'avance avec puissance, * Pour libérer. V/. Gloire au Père. * Pour libérer.