affiche_liturgia("journee")office = vigiles20181229

Vigiles (OSB) du samedi 29 décembre 2018 -

Infra octavam Nativitatis Dans l'octave de la Nativité
Sabbato Samedi
éditer éditer
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Incipit liber Cántici canticórum Du Cantique des cantiques
Lectio I Lecture I
Canticum canticórum Salomónis. Osculétur me ósculo oris sui! Nam melióres sunt amóres tui vino: in fragrántiam unguentórum tuórum optimórum. Oleum effúsum nomen tuum; ídeo adulescéntulæ dilexérunt te. Trahe me post te. Currámus! Introdúcat me rex in cellária sua; exsultémus et lætémur in te mémores amórum tuórum super vinum; recte díligunt te. Cantique des cantiques, de Salomon. Qu'il me baise des baisers de sa bouche. Tes amours sont plus délicieuses )que le vin; l'arôme de tes parfums est exquis; ton nom est une huile qui s'épanche, c'est pourquoi les jeunes filles t'aiment. Entraîne-moi sur tes pas, courons! Le roi m'a introduite en ses appartements; tu seras notre joie et notre allégresse. Nous célébrerons tes amours plus que le vin; comme on a raison de t'aimer!
R/. O magnum mystérium, et admirábile sacraméntum, ut animália vidérent Dóminum natum, * Iacéntem in præsépio! Beáta Virgo, cuius víscera meruérunt portáre Dóminum Christum. V/. Dómine, audívi audítum tuum et tímui; considerávi ópera tua et expávi; in médio duórum animálium. * Iacéntem. R/. Ô le profond mystère! L' admirable dessein de Dieu: des animaux ont pu voir le Seigneur nouveau-né, * Couché dans une mangeoire! Ô bienheureuse Vierge, dont les entrailles ont porté le Seigneur Christ! V/. Seigneur, j'ai entendu parler de toi, et je suis saisi de crainte; j'ai réfléchi à tes œuvres, et je frémis: te voir entre deux animaux ! * Couché.
Lectio II Lecture II
Nigra sum sed formósa, fíliæ Ierúsalem, sicut tabernácula Cedar, sicut pelles Salma. Nolíte me consideráre quod fusca sim, quia decolorávit me sol. Fílii matris meæ iráti sunt mihi; posuérunt me custódem in víneis, víneam meam non custodívi. Indica mihi tu, quem díligit ánima mea, ubi pascas, ubi cubes in merídie, ne vagári incípiam post greges sodálium tuórum. Je suis noire et pourtant belle, filles de Jérusalem, comme les tentes de Qédar, comme les pavillons de Salma. Ne prenez pas garde à mon teint basané: c'est le soleil qui m'a brûlée. Les fils de ma mère se sont emportés contre moi, ils m'ont mise à garder les vignes. Ma vigne à moi, je ne l'avais pas gardée! Dis-moi donc, toi que mon cœur aime: Où mèneras-tu paître le troupeau, où le mettras-tu au repos, à l'heure de midi? Pour que je n'erre plus en vagabonde, près des troupeaux de tes compagnons.
R/. Angelus ad pastóres ait: Annúntio vobis gáudium magnum, quod erit omni pópulo: quia natus est vobis Salvátor, * Qui est Christus Dóminus, in civitáte David. V/. Inveniétis infántem pannis involútum, et pósitum in præsépio. * Qui. R/. L'ange dit aux bergers: Je vous annonce une grande joie pour tout le peuple: dans la cité de David un Sauveur vous est né, * Il est le Messie, le Seigneur. V/. Vous trouverez un petit enfant enveloppé de langes et couché dans une mangeoire. * Il.
Lectio III Lecture III
Si ignóras, o pulchérrima inter mulíeres, egrédere et abi post vestígia gregum et pasce hædos tuos iuxta tabernácula pastórum. Equæ in cúrribus pharaónis assimilávi te, amíca mea. Pulchræ sunt genæ tuæ inter ináures, collum tuum inter monília. Ináures áureas faciémus tibi vermiculátas argénto. Si tu l'ignores, ô la plus belle des femmes, suis les traces du troupeau, et mène paître tes chevreaux près de la demeure des bergers. À ma cavale, attelée au char de Pharaon, je te compare, ma bien-aimée. Tes joues restent belles, entre les pendeloques, et ton cou dans les colliers. Nous te ferons des pendants d'or et des globules d'argent.
R/. Descéndit de cælis missus ab arce Patris, introívit per aurem Vírginis in regiónem nostram, indútus stolam purpúream. * Et exívit per áuream portam, lux et decus univérsæ fábricæ mundi. V/. Tamquam sponsus Dóminus, procédens de thálamo suo. * Et. V/. Glória Patri. * Et. R/. Il est descendu des cieux, l'Envoyé d'en-haut, l'Envoyé du Père. Par l'oreille obéissante de la Vierge, il a trouvé accès vers nos régions terrestres, revêtu de la robe de pourpre. * Et il est sorti par la porte d'or, Lumière et Gloire de toute la création. V/. Le Seigneur, tel un époux, paraît hors de sa tente. * Et. V/. Gloire au Père. * Et.
éditer éditer
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Commentário sancti Hippólyti presbýteri in Cántica canticórum (C. 2, 5-7. 9: CSCO 264, 26-28) Commentaire de saint Hippolyte sur le Cantique des cantiques
Lectio I Lecture I
Aróma unguénti diffúsum nomen tuum. Nonne satis erat dícere: Unguéntum arómatis nomen tuum, pótius quam: Unguéntum arómatis diffúsum nomen tuum? Quia sicut vas in quo unguéntum est munítum et sigillátum dum est, non emíttit aróma, sed quando illud resólvunt, emíttit aróma suum et implet propínqua sua et longínqua, ita étiam verbum in corde Patris erat, et dum nondum erat egréssum, néminem in ulla re lætificábat, quando autem emísit Pater spíritum arómatis, diffúdit verbum lætificatiónem ómnibus. O bónitas arómatis huius quod diffúdit ut mundum impléret! Propter hoc dicit quóniam: Unguéntum arómatis diffúsum nomen tuum; quia patefáctum est vásculum gáudii, quod est os patérnum. Ton nom est un parfum qui se répand. Ne suffisait-il pas de dire: Ton nom est un parfum, plutôt que: Ton nom est un parfum qui se répand ? Quand un flacon qui contient une huile parfumée est bouché et scellé, aucun parfum ne s'en dégage, mais quand on l'ouvre, son parfum se répand et pénètre tout, ce qui est proche et ce qui est loin. Ainsi le Verbe, qui est dans le sein du Père. Tant qu'il n'en était pas sorti, il ne donnait de joie à personne, mais quand le Père émit son souffle et son parfum, le Verbe répandit partout la joie. Qu'il est bon, ce parfum, répandu pour remplir le monde! C'est pourquoi il est dit: Ton nom est un parfum répandu. Le flacon de la joie s'est ouvert: c'est la bouche du Père.
R/. Benedíctus qui venit in nómine Dómini, Deus Dóminus et illúxit nobis ! * Allelúia, allelúia. V/. Hæc dies quam fecit Dóminus, exsultémus et lætémur in ea. * Allelúia. R/. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, il est le Seigneur-Dieu, et il nous illumine! * Alléluia, alléluia! V/. Voici le jour que fit le Seigneur, jour d'allégresse et jour de joie. * Alléluia.
Lectio II Lecture II
Ablátum venerábile verbum ex eo, hoc aróma de cælo deórsum emíttit; hoc descéndens implébat omnes; per hoc omnis laudátio prophetárum implebátur, et hoc omnes iusti ferébant, et rapiébant rapiéntes, bonum apud ánimas suas congregátum, ut impleréntur arómate simul omnes. Nunc disce, o homo, propósitum hoc et ordináta hæc, quia aróma unguénti a Patre emíssum Christus nobis est; quia quando in gentilitáte versabántur, nemo super te mittébat blasphémiam; nunc autem verbum sanctitátis coram te est delátum et per Christum doctum factum, ut fias discípulus conféstim et cito oblátum fiat unguéntum tuum diffúsum, in labóribus appárens. Il laisse aller du ciel son parfum qui descend et remplit l'univers. La louange des prophètes en était pleine, les justes en étaient imprégnés, ils s'en emparaient comme d'un trésor recueilli dans leur cœur pour que le monde entier soit pénétré par ce parfum. Maintenant, toi, prends connaissance de cette disposition divine: le parfum venant du Père pour nous, c'est le Christ. Au temps du paganisme, tu ne pouvais encourir de blâme: mais à présent, la parole sainte a été prononcée devant toi; tu as été instruit par le Christ, pour qu'aussitôt tu deviennes son disciple et que tu offres tout de suite à ton tour, à travers tes travaux et tes peines, le parfum répandu sur toi.
R/. Hódie natus est nobis Rex regum Dóminus Salvátor omnis pópuli, * Quem Ioánnes dígito demonstrávit, dicens: Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi. V/. Annúntio vobis gáudium magnum, quod erit omni pópulo. * Quem. R/. Aujourd'hui nous est né un Sauveur pour tout le peuple, le Roi des rois, le Seigneur, * Celui que Jean a désigné du doigt en disant: Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. V/. Je vous annonce une grande joie pour tout le peuple: * Celui.
Lectio III Lecture III
O dilécti, fons evangélii est, et semper éditur, et ipsum síbimet non déficit. Accipe vas, o homo, et veni et appropínqua, ut possis unguénto implére illud; áccipe unguéntum hoc pretiósum; non quidem trecéntis denáriis vendes illud, sed gratis úngere; ne fias secúndum Iudam, ut non attristéris, sed depóne super caput tuum per fidem Christum, ut cohéres fias. Bien-aimés, ce parfum est la source de l'Évangile, qui coule toujours, intarissable. Toi qui es un homme, prends un vase, viens, approche-toi pour le remplir; prends ce parfum de grand prix; ne le vends pas trois cents deniers, mais répands-le sur toi gratuitement. Ne t'attriste pas, comme le fit Judas, mais par la foi parfume ta tête de la bonne odeur du Christ pour devenir cohéritier avec lui.
R/. Hic qui ádvenit, nemo scit nomen eius, nisi ipse solus. Vocátur Verbum Dómini, habens vestem præcláram, * Et omnis chorus angelórum in albis sequúntur eum. V/. Ecce ádvenit Dominátor Dóminus, et regnum in manu eius et potéstas et impérium. * Et. V/. Glória Patri. * Et. R/. Celui qui vient porte un nom qu'il est seul à connaître. Il est appelé le Verbe de Dieu. Il est enveloppé d'un manteau éclatant de lumière, * Et tous les chœurs des anges le suivent, vêtus de blanc. V/. Voici venir le Seigneur des seigneurs: la royauté, la puissance et l'empire sont en sa main. * Et. V/. Gloire au Père. * Et.