Vigiles (OSB) du dimanche 30 décembre 2018 - SAINTE FAMILLE DE JESUS, MARIE ET JOSEPH

Infra octavam Nativitatis Dans l'octave de la Nativité
Dominica Dimanche
SANCTAE FAMILIAE IESU, MARIAE ET IOSEPH SAINTE FAMILLE DE JESUS, MARIE ET JOSEPH
Festum Fête
Ad Vigilas
Ad Vigilias
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De Cántico canticórum Du Cantique des cantiques
Lectio I Lecture I
Dum esset rex in accúbitu suo, nardus mea dedit odórem suum. Fascículus myrrhæ diléctus meus mihi, qui inter úbera mea commorátur. Botrus cypri diléctus meus mihi in víneis Engáddi. Ecce tu pulchra es, amíca mea, ecce tu pulchra es: óculi tui columbárum. Ecce tu pulcher es, dilécte mi, et decórus. Léctulus noster flóridus, tigna domórum nostrárum cédrina, laqueária nostra cupréssina. Tandis que le roi est en son enclos, mon nard donne son parfum. Mon bien-aimé est un sachet de myrrhe, qui repose entre mes seins. Mon bien-aimé est une grappe de cypre, dans les vignes d'En-Gaddi. Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes. - Que tu es beau, mon bien-aimé, combien délicieux! Notre lit n'est que verdure. Les poutres de notre maison sont de cèdre, nos lambris de cyprès.
R/. In própria venit et sui eum non recepérunt ; quotquot autem recepérunt eum, dedit eis potestátem fílios Dei fíeri. * Qui non ex sanguínibus, neque ex voluntáte carnis, neque ex voluntáte viri, sed ex Deo nati sunt. V/. Si autem fílii, et herédes: herédes quidem Dei, coherédes autem Christi. * Qui. R/. Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu; mais tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. * Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté d'homme: ils sont nés de Dieu! V/. Enfants, et donc héritiers; mais héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ! * Ils.
Lectio II Lecture II
Ego flos campi et lílium convállium. Sicut lílium inter spinas, sic amíca mea inter fílias. Sicut malus inter ligna silvárum, sic diléctus meus inter fílios. Sub umbra illíus quem desideráveram sedi, et fructus eius dulcis gútturi meo. Je suis le narcisse de Saron, le lis des vallées. Comme le lis entre les chardons, telle ma bien-aimée entre les jeunes femmes. Comme le pommier parmi les arbres d'un verger, ainsi mon bien-aimé parmi les jeunes hommes. À son ombre désirée je me suis assise, et son fruit est doux à mon palais.
R/. Hic est dies in quo ad salvánda ómnia lux orta est mundo, de qua annuntiánte ángelo implétus est úterus Vírginis, natus est nobis Salvátor omni pópulo. * Quem Regem géntium prophétæ ante testáti sunt. V/. Natus est nobis hódie Salvátor, qui est Christus Dóminus, in civitáte David. * Quem. R/. Voici le jour où s'est manifestée au monde, pour le salut de tout l'univers, la Lumière qui, à l'annonce de l'ange, avait rempli le sein de la Vierge Marie; voici le jour où nous est né un Sauveur pour tout le peuple. * C'est lui le Roi des nations dont avaient témoigné les prophètes. V/. Aujourd'hui, dans la cité de David, un Sauveur nous est né: il est le Messie, le Seigneur. * C'est.
Lectio III Lecture III
Introdúxit me in cellam vináriam, et vexíllum eius super me est cáritas. Fulcíte me uvárum placéntis, stipáte me malis, quia amóre lángueo. Læva eius sub cápite meo, et déxtera illíus amplexátur me. Adiúro vos, fíliæ Ierúsalem, per cápreas cervásque campórum, ne suscitétis neque evigiláre faciátis diléctam quoadúsque ipsa velit. Il m'a menée au cellier, et la bannière qu'il dresse sur moi, c'est l'amour. Soutenez-moi avec des gâteaux de raisin, ranimez-moi avec des pommes, car je suis malade d'amour. Son bras gauche est sous ma tête et sa droite m'étreint. Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles, par les biches des champs, n'éveillez pas, ne réveillez pas mon amour, avant l'heure de son bon plaisir.
R/. Párvulus natus est nobis, et Fílius datus est nobis, et factus est principátus super húmerum eius ; * Et vocábitur Admirábilis, Deus, Fortis. V/. Multiplicábitur eius impérium, et pacis non erit finis. * Et. V/. Glória Patri. * Et. R/. Un petit enfant nous est né, un fils nous a été donné: l'insigne du pouvoir est sur son épaule; * On proclame son nom: Merveilleux, Dieu, Fort. V/. Étendu sera son empire, dans une paix sans fin. * On. V/. Gloire au Père. * On.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Homilíis sancti Máximi Taurinénsis epíscopi (Sermo. 10: PL 57, 241-243) Homélie de saint Maxime de Turin
Lectio I Lecture I
Hodie, fratres caríssimi, Christus natus est, nos renáti. Hódie Salvátor mundi per Matrem nascéndi tempus accépit, qui de Patre nativitátis non habet tempus. Hódie per hóminem Fílius Dei ingréssus est mundum, cuius manu ante hóminem factus est mundus. Hódie habitátor cæli venit ad terras, qui terrárum íncolas evocáret ad cælum. Ait sanctus Hábacuc prophéta: Dómine, audívi auditiónem tuam et tímui; considerávi ópera tua et expávi. Quis non expavéscat et métuat tanti profunditátem mystérii, quandóquidem unus idémque sine conceptióne natus est Deus et sine creánte factus est homo? Aujourd'hui, frères bien-aimés, le Christ est né et nous sommes renés. Aujourd'hui le Sauveur a reçu de sa mère le moment de sa venue sur terre, lui qui de son Père n'avait pas connu l'instant d'une naissance. Aujourd'hui, par le chemin des hommes, le Fils de Dieu est entré dans le monde, alors que sa main avait fait le monde avant l'apparition de l'homme. Aujourd'hui, celui qui réside aux cieux est venu sur la terre pour inviter au ciel les habitants de la terre. Le prophète Habaquq écrit: Seigneur, j'ai entendu ton enseigne-ment et j'ai eu peur. J'ai considéré tes œuvres et j'ai tremblé. Qui ne tremblerait et ne redouterait la profondeur d'un si grand mystère alors qu'un seul et même être naît comme Dieu sans conception humaine et devient homme sans créateur?
R/. Hódie nobis cælórum Rex de Vírgine nasci dignátus est, ut hóminem pérditum ad regna cæléstia revocáret: * Gaudet exércitus angelórum, quia salus ætérna humáno géneri appáruit. V/. Glória in excélsis Deo, et in terra pax homínibus bonæ voluntátis. * Gaudet. R/. Aujourd'hui le roi des cieux, pour nous a daigné naître d'une Vierge, afin de ramener au royaume céleste l'homme qui était perdu. * L'armée des anges est dans la joie, car le salut éternel s'est manifesté au genre humain. V/. Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. * L'armée.
Lectio II Lecture II
Duas in Christo generatiónes légimus, fratres caríssimi, sed in utráque incomprehénsæ divinitátis est virtus. Ibi enim illum ex semetípso génuit Deus: hic eum virgo Deo operánte concépit. Ibi sine inítio, hic sine exémplo. Ibi natus est ut cónderet vitam, hic factus est ut tólleret mortem. Ibi Patri natus, hic homínibus procreátus. Illa nativitáte hóminem fecit, hac generatióne hóminem liberávit; utrámque, fratres, generatiónem eius non posse narrári senténtia hæc una compléctitur. Illa enim est ante hóminem, ista supra hóminem. Illa incogitábilis, ista mirábilis. Cum autem duas Christi docémur nativitátes, non bis asséritur Dei Fílius natus, sed gémina in uno Dei Fílio confirmátur esse substántia. Ibi quod erat natus est; hic quod non erat factus est. Ait de his beátus evangelísta Ioánnes: In princípio erat Verbum et Verbum erat apud Deum et Deus erat Verbum. Et íterum: Et Verbum caro factum est. Nous lisons, frères très chers, qu'il y a deux naissances dans le Christ, mais l'une comme l'autre sont expression d'une puissance divine qui nous dépasse absolument. Dans l'une d'elles, Dieu engendra son Fils à partir de lui-même; dans l'autre, une vierge le conçut par l'opération divine. D'une part, c'est un prodige sans commencement; de l'autre, sans exemple. Dans un cas, il naît pour créer la vie; dans l'autre, pour enlever la mort. Là il naît pour le Père, ici il est engendré pour les hommes. Par sa naissance du Père, il est à l'origine de l'homme; par sa génération humaine, il libère l'homme. L'une et l'autre formes de naissance sont proprement indicibles en même temps qu'inséparables. L'une est antérieure à l'homme, l'autre lui est supérieure. L'une dépasse la raison, l'autre est un prodige. Lorsque nous enseignons qu'il y a deux naissances dans le Christ, nous ne voulons pas dire que le Fils de Dieu naît deux fois, mais nous affirmons la dualité de nature en un seul et même Fils de Dieu. D'une part, est né ce qui existait déjà; d'autre part, a été produit ce qui n'existait pas encore. Saint Jean l'évangéliste l'affirme par ces paroles: Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu, et encore: Et le Verbe s'est fait chair.
R/. Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi, ecce de quo dicébam vobis: * Qui post me venit, ante me factus est, cuius non sum dignus corrígiam calceaménti sólvere. V/. Hoc est testimónium quod perhíbuit Ioánnes. * Qui. R/. Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde; c'est de lui que j'ai dit: * Celui qui vient après moi, avant moi il était; et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. V/. Tel fut le témoignage de Jean, le Baptiste. * Celui.
Lectio III Lecture III
Igitur Deus qui apud Deum erat, prodívit a Deo, et caro Dei quæ in Deo non erat, procéssit ex fémina. Ita Verbum caro factum est: non ut Deus vacuarétur in hóminem, sed ut homo glorificarétur in Deum. Itaque non bis natus est Deus, sed ex duábus nativitátibus, id est Dei et hóminis, seípsum Unigénitus Patris, atque sese hóminem unum esse vóluit Deum. Generatiónem ergo eius qui enarrábit? Fratres, generátio Christi si narrári non potest, credi potest. Si lingua déficit, fides próficit. Magnus enim proféctus est fídei, cum tantum de Deo suo cóncipit, quantum sermo non potest parturíre. Ainsi donc, Dieu qui était auprès de Dieu est sorti de lui et la chair de Dieu qui n'était pas en lui est issue d'une femme. Ainsi le Verbe est devenu chair, non de telle sorte que Dieu soit dilué dans l'homme, mais pour que l'homme soit glorieusement élevé en Dieu. C'est pourquoi Dieu n'est pas né deux fois, mais, par ces deux genres de naissances, à savoir celle de Dieu et celle de l'homme, le Fils unique du Père a voulu être lui-même à la fois Dieu et homme en une seule personne. Qui donc pourrait raconter sa naissance? Mes frères, si la naissance du Christ ne peut être racontée, elle peut être contemplée. Si la parole est impuissante, la foi y supplée. La foi s'est avancée bien loin, en effet, lorsqu'elle est allée dans sa conception de Dieu, jusqu'au point où le langage humain ne peut plus enfanter.
R/. Pastóres, præ claritáte lúminis, non intuebántur vidére ángelum: magis turbabántur; et facta est vox de cælo, dicens: Nolíte timére, pax vobíscum; * Ego sum Gábriel ángelus, ad Vírginem missus. V/. Annúntio vobis gáudium magnum, quod erit omni pópulo. * Ego. V/. Glória Patri. * Ego. R/. Les bergers, éblouis par l'éclat de la lumière, ne pouvaient supporter de regarder l'ange: ils étaient trop bouleversés. Mais une voix venant du ciel se fit entendre: Ne craignez pas, la paix soit avec vous! * Je suis l'ange Gabriel, envoyé à la Vierge. V/. Je vous annonce une grande joie, qui sera pour tout le peuple. * Je. V/. Gloire au Père. * Je.