Vigiles (OSB) du jeudi 3 janvier 2019 - de la férie

Hebdomada II post Nativitatem IIème semaine après la Nativité
Feria V Jeudi
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula ad Colossénses De la lettre de saint Paul aux Colossiens
Lectio I Lecture I
Fratres, mortificáte membra quæ sunt super terram: fornicatiónem, immundítiam, libídinem, concupiscéntiam malam et avarítiam quæ est simulacrórum sérvitus, propter quæ venit ira Dei super fílios incredulitátis; in quibus et vos ambulástis aliquándo, cum viverétis in illis. Nunc autem depónite et vos ómnia: iram, indignatiónem, malítiam, blasphémiam, turpem sermónem de ore vestro. Mortifiez donc vos membres terrestres: fornication, impureté, passion coupable, mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie; voilà ce qui attire la colère divine sur ceux qui résistent. Vous-mêmes, vous vous conduisiez naguère de la sorte, quand vous viviez parmi eux. Eh bien! à présent, vous aussi, rejetez tout cela: colère, emportement, malice, outrages, vilains propos doivent quitter vos lèvres.
R/. Verbum caro factum est, et habitávit in nobis. * Et vídimus glóriam eius, glóriam quasi Unigéniti a Patre, plenum grátiæ et veritátis. V/. In princípio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum. * Et. R/. Le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous. * Et nous avons vu sa gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. V/. Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. * Et.
Lectio II Lecture II
Indúite vos ergo sicut elécti Dei, sancti et dilécti, víscera misericórdiæ, benignitátem, humilitátem, mansuetúdinem, longanimitátem, supportántes ínvicem et donántes vobis ipsis, si quis advérsus áliquem habet querélam; sicut et Dóminus donávit vobis, ita et vos; super ómnia autem hæc: caritátem, quod est vínculum perfectiónis. Vous donc, les élus de Dieu, ses saints et ses bien-aimés, revêtez des sentiments de tendre compassion, de bienveillance, d'humilité, de douceur, de patience; supportez-vous les uns les autres et pardonnez-vous mutuellement, si l'un a contre l'autre quelque sujet de plainte; le Seigneur vous a pardonné, faites de même à votre tour. Et puis, par-dessus tout, la charité, en laquelle se noue la perfection.
R/. Beáta et venerábilis Virgo, quæ sine tactu pudóris invénta est Mater Salvatóris. * Iacébat in præsépio et fulgébat in cælo. V/. Dómine, audívi audítum tuum et tímui, considerávi ópera tua et expávi; in médio duórum animálium. * Iacébat. R/. Tu es bienheureuse et vénérable, ô sainte Vierge Marie, car sans offense à ta pudeur, tu es devenue la Mère du Sauveur. * Il reposait dans une mangeoire, celui qui resplendissait aux cieux. V/. Seigneur, j'ai entendu parler de toi, et je suis saisi de crainte; j'ai réfléchi à tes œuvres, et je frémis: te voir entre deux animaux! * Il.
Lectio III Lecture III
Et pax Christi dominétur in córdibus vestris, ad quam et vocáti estis in uno córpore. Et grati estóte. Verbum Christi hábitet in vobis abundánter, in omni sapiéntia docéntes et commonéntes vosmetípsos psalmis, hymnis, cánticis spiritálibus, in grátia cantántes in córdibus vestris Deo. Avec cela, que la paix du Christ règne dans vos cœurs: tel est bien le terme de l'appel qui vous a rassemblés en un même Corps. Enfin vivez dans l'action de grâces! Que la Parole du Christ réside chez vous en abondance: instruisez-vous en toute sagesse par des admonitions réciproques. Chantez à Dieu de tout votre cœur avec reconnaissance, par des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés.
R/. Beáta progénies unde Christus natus est! * O quam gloriósa est Virgo, quæ cæli Regem génuit! V/. Felix namque es, sacra Virgo María, et omni laude digníssima. * O quam. V/. Glória Patri. * O quam. R/. Bienheureux lignage d'où est né le Messie! * Qu'elle est glorieuse la Vierge qui a enfanté le Roi du ciel! V/. Heureuse es-tu, sainte Vierge Marie, et très digne de toute louange! * Qu'elle. V/. Gloire au Père. * Qu'elle.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Oratiónibus sancti Gregórii Nysséni epíscopi (Oratio in diem natalem Christi: PG 46, 1130.1134.1135) Sermon de saint Grégoire de Nysse
Lectio I Lecture I
Hæc dies quam fecit Dóminus: exsultémus et lætémur in ea. In hac ténebræ incípiunt mínui, et crescénte splendóre, noctis términi contrahúntur. Neque enim casu aut sponte sua contíngunt hæc, fratres, in hac die sollémni, qua humánæ vitæ splendet divína vita: sed per ea quæ cernúntur mentis áciem intendéntibus, arcánum quoddam osténdit natúra, ac tantum non vocem emíttens docet eos qui audíre possunt, quid sibi velit, quod in advéntu Dómini dies augétur, et nox imminúitur. Mihi enim vídeor eam sic loquéntem exaudíre: Consídera, homo qui hæc áspicis, ex iis quæ vidéntur, ea tibi aperíri quæ recóndita sunt. Voici le jour qu'a fait le Seigneur, exultons et réjouissons-nous! En ce jour les ténèbres commencent à diminuer et les confins de la nuit reculent, refoulés par les rayons grandissants. Ce n'est pas simple hasard, mes frères, si le solstice survient au jour solennel où la vie divine se manifeste aux hommes. Quel mystère la création n'enseigne-t-elle pas ici aux esprits un peu attentifs! On dirait qu'elle élève la voix et apprend à ceux qui sont capables de l'entendre ce que signifient la croissance du jour et le recul de la nuit au temps où vient le Seigneur. Il me semble, pour ma part, l'entendre tenir ce langage: Ouvre tes yeux, homme: les mystères qui se cachaient dans le visible te sont révélés!
R/. Beáta es, Virgo María, quæ ómnium portásti Creatórem sæculórum. * Genuísti qui te fecit, et in ætérnum pérmanes virgo. V/. Ave, María, grátia plena, Dóminus tecum. * Genuísti. R/. Bienheureuse es-tu, Vierge Marie, tu as porté le Créateur de l'univers, * Tu as enfanté celui qui t'a créée, et tu demeures vierge à jamais. V/. Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. * Tu.
Lectio II Lecture II
Vides noctem ad summam longitúdinem pervenísse, et cum prógredi ultérius néqueat, consístere, ac régredi? Cógita, exitiósam peccáti noctem, quæ malis ómnibus ártibus aucta ad summum malítiæ cúmulum vénerat, hódie recísam esse, ne lóngius sérperet, atque illuc deínceps rédigi, ut plane defíciat, ac deleátur. Vides uberióres lucis rádios, et solem sólito sublimiórem? Cógita veræ lucis præséntiam Evangélii rádiis totum orbem terrárum illustráre. Quod autem humánæ vitæ non ab inítio, sed ab extrémis tempóribus Dóminus apparúerit, hanc mérito fortásse causam quíspiam existimábit, quod qui, malítiam ut tólleret, humánam vitam erat ingressúrus, exspectávit necessário, ut omne ab inimíco satum propagatúmque peccátum germináret, ac tum demum, ut légitur in evangélio, radíci secúrim ádmovit. Vois-tu la nuit parvenir à ses bornes extrêmes, s'arrêter et reculer? Entends-le de l'affreuse nuit du péché, qui s'était allongée jusqu'à ses dernières limites; le péché, par toutes sortes de ruses, l'avait menée au comble de l'abjection. Mais aujourd'hui ses progrès s'arrêtent: vaincue, elle recule pour bientôt disparaître. Vois-tu grandir les rayons de lumière et le soleil monter plus haut que de coutume? Comprends que l'avènement de la vraie lumière illumine toute la terre des rayons de l'Évangile. Peut-être même, me semble-t-il, expli-querait-on assez bien que le Seigneur ne soit pas venu dès l'origine, mais qu'il n'ait daigné manifester sa divinité que dans les derniers temps: puisqu'il devait se mêler à la vie humaine pour purifier l'humanité de son péché, il lui fallait attendre que le mal se fût bien enraciné et que l'ennemi l'eût partout répandu. Alors, dit l'Évangile, il a porté la cognée à la racine des arbres.
R/. Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi, ecce de quo dicébam vobis: * Qui post me venit, ante me factus est, cuius non sum dignus corrígiam calceaménti sólvere. V/. Hoc est testimónium quod perhíbuit Ioánnes. * Qui. R/. Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde; c'est de lui que j'ai dit: * Celui qui vient après moi, avant moi il était; et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. V/. Tel fut le témoignage de Jean, le Baptiste. * Celui.
Lectio III Lecture III
Audis Isaíam clamántem: Puer natus est nobis et fílius datus est nobis. Disce ab eódem prophéta, quómodo natus sit puer, quómodo datus sit fílius. Num iuxta natúræ legem? Mínime vero, inquit, légibus enim natúræ non paret, qui natúræ Dóminus est. Quómodo ígitur natus est puer? Dic. Ecce, inquit, virgo in útero concípiet et páriet fílium, et vocábitur nomen eius Emmánuel. Quod si interpretéris, signíficat Nobíscum Deus. O rem admirándam! Virgo mater effícitur, et pérmanet virgo. Tu entends crier Isaïe: Un enfant nous est né, un fils nous est donné. Apprends de ce prophète la façon dont naquit l'enfant et dont un fils nous fut donné. Etait-ce selon les lois de la nature? Non, répond le prophète; il n'est pas assujetti aux lois de la nature, le maître de la nature. Comment alors, dis-moi, l'enfant est-il né? Voici: une vierge sera enceinte et enfantera un fils qu'elle appellera Emmanuel, ce qui signifie: Dieu-avec-nous. Ô merveille! La vierge devient mère et demeure vierge.
R/. Párvulus natus est nobis, et Fílius datus est nobis, et factus est principátus super húmerum eius ; * Et vocábitur Admirábilis, Deus, Fortis. V/. Multiplicábitur eius impérium, et pacis non erit finis. * Et. V/. Glória Patri. * Et. R/. Un petit enfant nous est né, un fils nous a été donné: l'insigne du pouvoir est sur son épaule; * On proclame son nom: Merveilleux, Dieu, Fort. V/. Étendu sera son empire, dans une paix sans fin. * On. V/. Gloire au Père. * On.