Vigiles (OSB) du vendredi 4 janvier 2019 -

Hebdomada II post Nativitatem IIème semaine après la Nativité
Feria VI Vendredi
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Colossénses De la lettre de saint Paul aux Colossiens
Lectio I Lecture I
Fratres, omne quodcúmque fácitis in verbo aut in ópere, ómnia in nómine Dómini Iesu grátias agéntes Deo Patri per ipsum. Mulíeres, súbditæ estóte viris, sicut opórtet in Dómino. Et quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, rendant par lui grâces au Dieu Père! Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il se doit dans le Seigneur.
R/. Congratulámini mihi, omnes qui dilígitis Dóminum: quia cum essem párvula plácui Altíssimo, * Et de meis viscéribus génui Deum et hóminem. V/. Beátam me dicent omnes generatiónes, quia ancíllam húmilem respéxit Deus. * Et. R/. Réjouissez-vous avec moi, vous tous qui aimez le Seigneur. Comme j'étais toute petite, j'ai plu au Très-Haut, * Et de mon sein, j'ai mis au monde le Dieu fait homme. V/. Tous les âges me diront bienheureuse, car Dieu s'est penché sur son humble servante. * Et.
Lectio II Lecture II
Servi, obœdíte per ómnia dóminis carnálibus, non ad óculum serviéntes, quasi homínibus placéntes, sed in simplicitáte cordis, timéntes Dóminum. Quodcúmque fácitis, ex ánimo operámini sicut Dómino et non homínibus, sciéntes quod a Dómino accipiétis retributiónem hereditátis. Dómino Christo servíte. Esclaves, obéissez en tout à vos maîtres d'ici-bas, non d'une obéissance tout extérieure qui cherche à plaire aux hommes, mais en simplicité de cœur, dans la crainte du Maître. Quel que soit votre travail, faites-le avec âme, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, sachant que le Seigneur vous récompensera en vous faisant ses héritiers. C'est le Seigneur Christ que vous servez.
R/. Confirmátum est cor Vírginis, in quo divína mystéria Angelo narránte, concépit. Te, formam præ fíliis hóminum, castis suscépit viscéribus, * Et benedícta in ætérnum, Deum nobis prótulit et hóminem. V/. Domus pudíci péctoris templum repénte fit Dei: intácta nésciens virum, verbo concépit Fílium. * Et. R/. Elle est affermie en Dieu, la Vierge, qui, dès l'annonce par l'ange des mystères divins conçut dans son cœur. Toi, le plus beau des enfants des hommes, elle te reçut dans ses chastes entrailles : * Et bénie éternellement, elle mit au monde, pour nous, le Dieu fait homme. V/. Le cœur, demeure de pureté, devint soudain temple de Dieu; l'Immaculée, sans connaître d'homme, d'une parole conçut le Fils. * Et.
Lectio III Lecture III
Qui enim iniúriam facit, recípiet id quod iníque gessit, et non est personárum accéptio. Dómini, quod iustum est et æquum, servis præstáte, sciéntes quóniam et vos Dóminum habétis in cælo. Qui se montre injuste sera certes payé de son injustice, sans qu'il soit fait acception des personnes. Maîtres, accordez à vos esclaves le juste et l'équitable, sachant que, vous aussi, vous avez un Maître au ciel.
R/. Nésciens Mater virgo virum, péperit sine dólore Salvatórem sæculórum, ipsum Regem angelórum, * Sola virgo lactábat úbere de cælo pleno. V/. Beáta víscera Maríæ Vírginis, quæ portavérunt ætérni Patris Fílium. * Sola. V/. Glória Patri. * Sola. R/. La Vierge Mère, sans connaître d'homme, a enfanté sans douleur; * Elle a nourri de son sein, empli de par le ciel, le Sauveur des siècles, le Roi des anges en personne. V/. Heureuse la Vierge Marie, qui a porté dans ses entrailles le Fils du Père éternel. * Elle. V/. Gloire au Père. * Elle.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Capítibus quínquies centénis sancti Máximi Confessóris abbátis (Centuria 1, 8-11: PG 90, 1182-1183) Centurie de saint Maxime le Confesseur sur la charité
Lectio I Lecture I
Dei Verbum, carne semel natum (quæ eius propénsa benígnitas ac humánitas est), his qui velint, semper volens spíritu náscitur; fitque infans, se in illis virtútibus infórmans; ac quo módulo cápere novit suscipiéntem, seípsum maniféstat, nulla livóris labe ac invídia, suæ magnitúdinis amplitúdinem mínuens, sed quasi mensúra ac modo cupiéntium vidére facultátem explórans, sempérque præ mystérii excelléntia, cunctis inaspectábilis perínde persevérans. Quámobrem divínus Apóstolus, mystérii vim sapiénter consíderans: Iesus Christus, inquit, heri et hódie; ipse et in sæcula; ita nimírum, mystérium semper novum intéllegens, nulláque umquam mentis comprehensióne consenéscens. La naissance dans la chair du Verbe de Dieu n'a eu lieu qu'une seule fois; mais sa naissance selon l'esprit se produit sans cesse, ainsi qu'il le désire, chez ceux qui eux aussi le désirent, à cause de sa bonté envers les hommes. Il devient un enfant, il s'adapte à leurs capacités, et il se manifeste dans la mesure où celui qui le reçoit est capable de lui faire place. C'est sans aucune amertume qu'il réduit l'apparence de sa véritable grandeur: il se conforme à la mesure dont ceux qui désirent le voir sont capables. Ainsi le Verbe de Dieu se manifeste toujours de façon adaptée à ceux qui participent à lui, mais il demeure toujours invisible à tous, parce que son mystère est au-delà de tout. C'est pourquoi le divin Apôtre parle avec sagesse lorsqu'il dit, en considérant la force du mystère: Jésus-Christ est le même, hier et aujourd'hui; il le sera pour l'éternité. Il veut dire que son mystère est toujours nouveau; il ne vieillit jamais parce qu'il ne peut être embrassé par aucun esprit.
R/. Beáta víscera Maríæ Vírginis, quæ portavérunt ætérni Patris Fílium, et beáta úbera quæ lactavérunt Christum Dóminum: * Quia hódie pro salúte mundi de Vírgine nasci dignátus est. V/. Dies sanctificátus illúxit nobis: veníte, Gentes, et adoráte Dóminum. * Quia. R/. Bienheureuse la Vierge Marie, qui a porté dans ses entrailles le Fils du Père éternel, et a nourri de son lait le Seigneur Christ! * Il a daigné, aujourd'hui, naître d'une Vierge pour le salut du monde. V/. Un jour sanctifié nous illumine: venez, nations, adorer le Seigneur. * Il.
Lectio II Lecture II
Nascitur Christus Deus, assumptióne carnis ánima intellegénte prditæ, factus homo; qui ipse rebus concésserat, ut ex níhilo procéderent; stella ab Oriénte intérdiu conspícua micat, magósque ducit quo loco Verbum assúmpta carne iacet; ut osténdat verbum quod continétur in lege et prophétis, mýstice superáre sénsuum notítiam et gentes addúcere ad máximum cognitiónis lumen. Plane enim legis sermo ac prophéticus, stellæ instar, pie intelléctus eos qui grátiæ vi secúndum propósitum vocáti sunt, ad Verbum incarnátum agnoscéndum addúcit. Le Christ Dieu, lorsqu'il naît, se fait homme en prenant une chair dotée d'une âme raisonnable, lui qui avait accordé aux êtres créés de tirer leur être du néant; l'étoile venue de l'Orient apparaît et elle conduit les mages à l'endroit où se trouve le Verbe incarné; elle montre ainsi de façon mystérieuse, au-delà de son apparence, qu'elle dépasse la parole contenue dans la Loi et les prophètes, et qu'elle conduit les nations vers la lumière d'une connaissance supérieure. En effet, c'est vers la connaissance supérieure du Verbe incarné que conduit clairement la parole contenue dans la Loi et les prophètes, de même que l'étoile, considérée avec piété, conduit ceux qui répondent volontiers à l'appel de la grâce.
R/. Beáta Dei Génetrix María, cuius víscera intácta pérmanent ; * Hódie génuit Salvatórem sæculi. V/. Beáta, quæ crédidit: quóniam perfécta sunt ómnia, quæ dicta sunt ei a Dómino. * Hódie. R/. Bienheureuse est Marie, la Mère de Dieu: son sein demeure inviolé; * Elle enfante aujourd'hui le Sauveur des mondes! V/. Bienheureuse est celle qui a cru! Tout ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s'est accompli. * Elle.
Lectio III Lecture III
Idcírco Deus fit perféctus homo, nihil eórum quæ erant natúræ, uno dumtáxat dempto peccáto (quando nec ipsum ex censu natúræ erat), demútans; ut, carnis esca obiécta, eius vorándæ insatiábilem dracónem, illíque inhiántem, provocáret; carnis scilicet, quæ illi venénum futúra erat, obténtu, deitátis in ea occúltæ poténtia, ipsum pénitus proflígans: humánæ vero natúræ remédium foret, ad prístinam eam grátiam instáurans, deitátis ítidem in ea poténtia. Dieu se fait parfaitement homme, en n'omettant rien de ce qui appartient à notre nature, sauf le péché lequel n'en faisait pas partie. Il voulait ainsi présenter notre chair comme un appât pour provoquer le dragon insatiable, prêt à engloutir cette chair, devenue pour lui un poison capable de le détruire entièrement, par la puissance de la divinité cachée en elle. Et cette même chair deviendrait un remède pour la nature humaine en la ramenant à la grâce des origines, par la puissance de la divinité unie à elle.
R/. Sancta et immaculáta virgínitas, quibus te láudibus réferam, néscio: * Quia quem cæli cápere non póterant, tuo grémio contulísti. V/. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus fructus ventris tui. * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Ô virginité sainte et immaculée, je ne sais comment te louer: * Celui que les cieux ne sauraient contenir, tu l'as tenu enfermé dans ton sein! V/. Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. * Celui. V/. Gloire au Père. * Celui.