Vigiles (OSB) du lundi 14 janvier 2019 - BAPTEME DU SEIGNEUR

Hebdomada III post Nativitatem IIIème semaine après la Nativité
Feria II Lundi
IN BAPTISMATE DOMINI BAPTEME DU SEIGNEUR
Festum Fête
In primo nocturno, utroque anno Premier nocturne, années I et II
De libro Isaíæ prophétæ Du livre d'Isaïe
Lectio I Lecture I
Ecce servus meus, suscípiam eum; eléctus meus, cómplacet sibi in illo ánima mea; dedi spíritum meum super eum, iudícium géntibus próferet. Non clamábit neque vociferábitur, nec audiétur vox eius foris. Cálamum quassátum non cónteret et linum fúmigans non exstínguet; in veritátem próferet iudícium. Non languébit nec frangétur, donec ponat in terra iudícium; et legem eius ínsulæ exspéctant. Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme se complaît. J'ai mis sur lui mon esprit, il présentera aux nations le droit. Il ne crie pas, il n'élève pas le ton, il ne fait pas entendre sa voix dans la rue; il ne brise pas le roseau froissé, il n'éteint pas la mèche qui faiblit, fidèlement, il présente le droit; il ne faiblira ni ne cédera jusqu'à ce qu'il établisse le droit sur la terre, et les îles attendent son enseignement.
R/. Hódie, in Iordáne baptizáto Dómino, apérti sunt cæli, et sicut colúmba super eum Spíritus mansit, et vox Patris intónuit: * Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi complácui. V/. Cæli apérti sunt super eum, et vox Patris audíta est: * Hic. R/. Aujourd'hui, le Seigneur est baptisé dans le Jourdain, les cieux s'entrouvrent; l'Esprit, tel une colombe, descend et demeure sur lui. La voix du Père retentit: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j'ai mis tout mon amour. V/. Les cieux s'entrouvrent au-dessus de lui, et la voix du Père se fait entendre: * Celui-ci.
Lectio II Lecture II
Hæc dicit Dóminus Deus, creans cælos et exténdens eos, firmans terram et quæ gérminant ex ea, dans flatum pópulo qui est super eam, et spíritum calcántibus eam: " Ego, Dóminus, vocávi te in iustítia et apprehéndi manum tuam; et formávi te et dedi te in fœdus pópuli, in lucem géntium, ut aperíres óculos cæcórum et edúceres de conclusióne vinctum, de domo cárceris sedéntes in ténebris. Ego Dóminus: hoc est nomen meum; et glóriam meam álteri non dabo et laudem meam sculptílibus. Quæ prima fuérunt, ecce venérunt; nova quoque ego annúntio: ántequam oriántur, audíta vobis fáciam ". Insi parle Dieu, le Seigneur, qui a créé les cieux et les a déployés, qui a affermi la terre et ce qu'elle produit, qui a donné le souffle au peuple qui l'habite, et l'esprit à ceux qui la parcourent. « Moi, le Seigneur, je t'ai appelé dans la justice, je t'ai saisi par la main, et je t'ai modelé, j'ai fait de toi l'alliance du peuple, la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour extraire du cachot le prisonnier, et de la prison ceux qui habitent les ténèbres. Je suis le Seigneur, tel est mon nom! Ma gloire, je ne la donnerai pas à un autre, ni mon honneur aux idoles. Les premières choses, voici qu'elles sont arrivées, et je vous en annonce de nouvelles, avant qu'elles ne paraissent, je vais vous les faire connaître ».
R/. In colúmbæ spécie Spíritus Sanctus visus est, patérna vox audíta est: * Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi bene complácui. V/. Cæli apérti sunt super eum, et vox Patris intónuit: * Hic. R/. L'Esprit Saint se manifeste sous l'apparence d'une colombe, la voix du Père se fait entendre: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j'ai mis tout mon amour. V/. Les cieux s'entrouvrent au-dessus de lui, la voix du Père retentit. * Celui-ci.
Lectio III Lecture III
Audíte me, insulæ, et atténdite, pópuli de longe: Dóminus ab útero vocávit me, de ventre matris meæ recordátus est nóminis mei; et pósuit os meum quasi gládium acútum, in umbra manus suæ protéxit me et pósuit me sicut sagíttam eléctam, in pháretra sua abscóndit me, et dixit mihi: " Servus meus es tu, Israel, in quo gloriábor ". Et ego dixi: " In vácuum laborávi, sine causa et vane fortitúdinem meam consúmpsi; verúmtamen iudícium meum cum Dómino et merces mea cum Deo meo ". Et nunc dicit Dóminus, qui formávit me ex útero servum sibi, ut redúcerem Iacob ad eum, et Israel ei congregarétur; et glorificátus sum in óculis Dómini, et Deus meus factus est fortitúdo mea. Îles, écoutez-moi, soyez attentifs, peuples lointains! Le Seigneur m'a appelé dès le sein maternel, dès les entrailles de ma mère il a prononcé mon nom. Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m'a abrité à l'ombre de sa main; il a fait de moi une flèche acérée, il m'a caché dans son carquois. Il m'a dit: «Tu es mon serviteur, Israël, toi en qui je me glorifierai ». Et moi, j'ai dit: « C'est en vain que j'ai peiné, pour rien, pour du vent j'ai usé mes forces ». Et pourtant mon droit était avec le Seigneur et mon salaire avec mon Dieu. Et maintenant le Seigneur a parlé, lui qui m'a modelé dès le sein de ma mère pour être son serviteur, pour ramener vers lui Jacob, et qu'Israël lui soit réuni; je serai glorifié aux yeux du Seigneur, et mon Dieu a été ma force.
R/. Hódie cæli apérti sunt et mare dulce factum est, terra exsúltat, montes et colles lætántur: * Quia a Ioánne in Iordáne Christus baptizátus est. V/. Quid est tibi, mare, quod fugísti? Et tu, Iordánis, quia convérsus es retrórsum? * Quia. R/. Aujourd'hui, les cieux s'entrouvrent, les eaux de la mer s'adoucissent, la terre exulte, les montagnes et les collines bondissent de joie: * Le Christ a été baptisé par Jean dans le Jourdain. V/. Qu'as-tu, mer, à t'enfuir, et toi, Jourdain, à retourner en arrière? * Le Christ.
Lectio IV Lecture IV
Et dixit: " Parum est ut sis mihi servus ad suscitándas tribus Iacob et relíquias Israel reducéndas: dabo te in lucem géntium ut sis salus mea usque ad extrémum terræ ". Hæc dicit Dóminus, redémptor Israel, Sanctus eius, ad contémptum in ánima, ad abominátum in gente, ad servum dominórum: " Reges vidébunt et consúrgent, príncipes quoque et adorábunt propter Dóminum, quia fidélis est, Sanctum Israel, qui elégit te ". Hæc dicit Dóminus: " In témpore benepláciti exaudívi te et in die salútis auxiliátus sum tui; et servávi te et dedi te in fœdus pópuli, ut suscitáres terram et distribúeres hereditátes dissipátas; ut díceres his qui vincti sunt: "Exíte", et his qui in ténebris: "Revelámini". Super vias pascéntur, et in ómnibus cóllibus decalvátis páscua eórum ". Il a dit: « C'est trop peu que tu sois pour moi un serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les survivants d'Israël. Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut atteigne aux extrémités de la terre. » Ainsi parle le Seigneur, le rédempteur, le Saint d'Israël, à celui dont l'âme est méprisée, honnie de la nation, à l'esclave des tyrans: « Des rois verront et se lèveront, des princes verront et se prosterneront, à cause du Seigneur qui est fidèle, du Saint d'Israël qui t'a élu. » Ainsi parle le Seigneur: « Au temps de la faveur je t'ai exaucé, au jour du salut je t'ai secouru. Je t'ai façonné et j'ai fait de toi l'alliance d'un peuple pour relever le pays, pour restituer les héritages dévastés, pour dire aux captifs: "Sortez", à ceux qui sont dans les ténèbres: "Montrez-vous". Ils paîtront le long des chemins, sur tous les monts chauves ils auront un pâturage. »
R/. Hódie cæli apérti sunt super eum, et vox de cælo sónuit dicens: * Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi complácui. V/. Cæli apérti sunt super eum, et vox Patris audíta est: * Hic est. V/. Glória Patri. * Hic est. R/. Aujourd'hui les cieux s'entrouvrent au-dessus de lui ; du ciel, une voix retentit : * Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j'ai mis tout mon amour. V/. Les cieux, au-dessus de lui, se sont ouverts, la voix du Père s'est fait entendre : * Celui-ci. V/. Gloire au Père. * Celui-ci.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátu Tertulliáni presbýteri De baptísmo (Cc. 8, 3-5; 9, 3-4: SC 35, 77-78.79) Traité de Tertullien sur le baptême
Lectio I Lecture I
Sanctíssimus Spíritus super emundáta et benedícta córpora libens a Patre descéndit, supérque baptísmi aquas tamquam prístinam sedem recognóscens, conquiéscit, colúmbæ figúra delápsus in Dóminum, ut natúra Spíritus Sancti declararétur per ánimal simplicitátis et innocéntiæ, quod étiam corporáliter ipso felle cáreat colúmba. L'Esprit très saint sortant du Père descend avec complaisance sur les corps purifiés et bénis; il se repose sur les eaux du baptême comme s'il reconnaissait là son ancien trône, lui qui sous la forme d'une colombe est descendu sur le Seigneur. Par là l'Esprit Saint manifestait sa nature, car la colombe qui jusque dans son corps est privée de fiel est toute en simplicité et en innocence.
R/. Hódie nobis appáruit lumen de lúmine, quem Ioánnes baptízávit in Iordáne flúmine: * Ipsum crédimus natum ex María Vírgine. V/. Cæli apérti sunt super eum, et vox Patris audíta est. * Ipsum. R/. Aujourd'hui la lumière née de la lumière se manifeste à nous: celui que Jean a baptisé dans le Jourdain, * Nous croyons que celui-là est né de la Vierge Marie. V/. Les cieux, au-dessus de lui, se sont ouverts, la voix du Père s'est fait entendre : * Celui-ci.
Lectio II Lecture II
Ideóque: Estóte, inquit, símplices ut colúmbæ, ne hoc quidem sine arguménto præcedéntis figúræ: quemádmodum enim post aquas dilúvii quibus iníquitas antíqua purgáta est, post baptísmum ut ita díxerim mundi, pacem cæléstis iræ præco colúmba terris annuntiávit dimíssa ex arca et cum ólea revérsa - quod signum étiam ad natiónes pacis præténditur - eádem dispositióne spiritális efféctus, terræ, id est carni nostræ emergénti de lavácro post vétera delícta, colúmba Sancti Spíritus ádvolat, pacem Dei áfferens, emíssa de cælis ubi Ecclésia est arcæ figúra. C'est pourquoi il nous est dit: Soyez simples comme des colombes, et cela n'est pas sans rapport avec une figure qui a précédé: après que les eaux du déluge eurent purifié l'antique souillure, après le baptême du monde si j'ose dire, c'est la colombe lâchée de l'arche et revenant avec un rameau d'olivier symbole de paix même pour les païens qui vint en messagère annoncer à la terre l'apaisement de la colère du ciel. Ainsi, selon une disposition semblable, mais dont l'effet est tout spirituel, la colombe qui est l'Esprit Saint vole vers la terre, c'est-à-dire notre chair, cette chair sortant du bain, lavée de ses anciens péchés. Elle apporte la paix de Dieu, en messagère du ciel où se tient l'Église dont l'arche est la figure.
R/. De paradíso vocátus currit cum gáudio interrogátus ab avis: Quid festínas, Iordánis? * Ut Christus baptizétur et Ioánnes coronétur. V/. Quid est tibi mare quod fugísti, et tu Iordánis quia convérsus es retrórsum? * Ut Christus. R/. Venu du paradis, l'appel se fait entendre : dans sa joie, le fleuve court ; les anciens l'interrogent : Pourquoi te hâter, Jourdain ? * C'est pour que soit baptisé le Christ, et que Jean soit couronné. V/. Qu'as-tu, mer, à t'enfuir, et toi, Jourdain, à retourner en arrière ? * C'est pour.
Lectio III Lecture III
Sed mundus rursus delínquit, quo male comparétur baptísmum dilúvio! Itaque igni destinátur sicut et homo cum post baptísmum delícta restáurat, ut hoc quoque in signum admonitiónis nostræ débeat áccipi. Mais, dira-t-on, le monde retourna à son péché: le parallèle entre le baptême et le déluge n'est donc pas très heureux! Oui, c'est pourquoi le monde est destiné au feu, comme tout homme qui après le baptême retourne à ses péchés. Cela aussi, il faut donc le comprendre symbolique-ment, comme un avertissement qui nous concerne.
R/. In própria venit, et sui eum non recepérunt. Quotquot autem recepérunt eum, dedit eis potestátem fílios Dei fíeri, his qui credunt in nómine eius, qui non ex sanguínibus, neque ex voluntáte carnis, neque ex voluntáte viri, * Sed ex Deo nati sunt. V/. Et vídimus glóriam eius, glóriam quasi Unigéniti a Patre. * Sed ex Deo. R/. Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté d'homme : * Ils sont nés de Dieu. V/. Et nous avons vu sa gloire, la gloire qu'il tient de son Père, comme Fils unique. * Ils sont nés.
Lectio IV Lecture IV
Quanta aquæ grátia penes Deum et Christum eius est ad baptísmi confirmatiónem! Numquam sine aqua Christus! Síquidem et ipse aqua tínguitur; prima rudiménta potestátis suæ, vocátus ad núptias, aqua auspicátur; cum sermónem facit, sitiéntes ad aquam suam invítat sempitérnam; cum de ágape docet aquæ cálicem pari oblátum inter ópera dilectiónis probat, ad púteum vires resúmit, super aquam incédit, libénter tránsfretat, aquam discéntibus minístrat. Persevérat testimónium baptísmi usque ad passiónem: cum déditur in crucem aqua intérvenit: sciunt Piláti manus; cum vulnerátur aqua de látere prorúmpit: scit láncea mílitis! Pour renforcer le sens du baptême, quel privilège l'eau n'a-t-elle pas auprès de Dieu et de son Christ! Jamais le Christ n'apparaît sans l'eau! Lui-même est baptisé dans l'eau: invité à des noces, c'est l'eau qui inaugure les commence-ments de sa puissance. Annonce-t-il la parole? Il convie ceux qui ont soif à boire son eau éternelle! Traite-t-il de la charité? Il reconnaît comme œuvre d'amour le verre d'eau donné au prochain. Près d'un puits il répare ses forces. Il marche sur l'eau, il la traverse volontiers; il lave avec l'eau les pieds de ses disciples. Les témoignages en faveur du baptême se retrouvent jusque dans la Passion: quand il est condamné à la croix, l'eau intervient encore, c'est pour les mains de Pilate. Quand il est transpercé, l'eau jaillit de son côté, c'est par la lance du soldat.
R/. Testimónium perhíbuit Ioánnes de Dómino Iesu dicens: * Quia vidi Spíritum descendéntem quasi colúmbam de cælo et mansit super eum. V/. Et ego vidi et testimónium perhíbui, quia hic est Fílius Dei. * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Jean rendit ce témoignage au sujet du Seigneur Jésus : * J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui. V/. Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage : C'est lui le Fils de Dieu. * J'ai vu. V/. Gloire au Père. * J'ai vu.
In tertio nocturno, anno C Troisième nocturne, année C
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
In illo témpore: Existimánte pópulo et cogitántibus ómnibus in córdibus suis de Ioánne, ne forte ipse esset Christus, respóndit Ioánnes dicens ómnibus: " Ego quidem aqua baptízo vos. Venit autem fórtior me, cuius non sum dignus sólvere corrígiam calceamentórum eius ". Et réliqua. Le peuple venu auprès de Jean Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie. Jean s'adressa alors à tous: « Moi, je vous baptise avec de l'eau, mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales ». Et la suite.
Ex Sermónibus sancti Gregórii Antiochéni epíscopi (Sermo 2, 2.5.7: PG 88, 1871.1875.1878) Sermon de saint Grégoire d'Antioche
Lectio I Lecture I
Hic est Fílius meus diléctus. Hic est qui mecum Spíritum Sanctum misit supra se ipsum; vicissímque quem mísit Spíritum in se recépit. Hic ille est ante ómnia sæcula ex me génitus; génitus, inquam, non creátus; génitus non ascítus; Fílius ex me uno génitus, unigénitus única genitúra, prout ipse solus scio, et prout ipse quoque solus novit. Hic est perfectiónis meæ perfécta expréssio; hic est qui deitátem meam in se éxprimit; hic est qui meam substántiam maniféste repræséntat; Fílius meus est, non aliénus; Filíus meus, mihi consubstantiális, non ex aliéna substántia constans, consubstantiális mihi ceu lumen de lúmine, vita ex vita, fons ex fonte, véritas ex veritáte, vis ex vi, Deus de Deo. Celui-ci est mon Fils bien-aimé. C'est lui qui a envoyé avec moi l'Esprit Saint sur lui-même, et en retour il a reçu sur lui l'Esprit Saint qu'il avait envoyé. C'est lui qui est engendré de moi avant tous les siècles; engendré, dis-je, non pas créé, engendré, non adopté, mon Fils engendré de moi seul, l'unique engendré de mon unique génération, en tant que moi seul je le connais et que lui seul aussi me connaît. C'est lui, la parfaite empreinte de ma perfection; c'est lui qui porte en lui le sceau de ma divinité; c'est lui qui représente clairement ma substance; c'est mon Fils, non un étranger, mon Fils, consubstantiel à moi, non subsistant dans une substance étrangère, consubstantiel à moi comme la lumière née de la lumière, la vie née de la vie, la source née de la source, la vérité née de la vérité, la puissance née de la puissance, Dieu né de Dieu.
R/. Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi, ecce de quo dicébam vobis: * Qui post me venit, ante me factus est, cuius non sum dignus corrígiam calceaménti sólvere. V/. Hoc est testimónium quod perhíbuit Ioánnes. * Qui. R/. Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde; c'est de lui que j'ai dit: * Celui qui vient après moi, avant moi Il était; je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. V/. Tel fut le témoignage de Jean, le Baptiste. * Celui.
Lectio II Lecture II
Hic est qui a meo sinu non separátus, Maríæ sinum occupávit, qui et in me mansit inseparabíliter, et in illa éxstitit incircumscríptus; qui et in cælis est indivisibíliter, et in Vírginis útero habitávit intemeráte: quam enim creándo non fúerat ipse pollútus, eámdem incoléndo non est contaminátus. Hic est qui de beáto ventre procéssit, tamquam ex thálamo virgináli sponsus hílaris; qui generatióne sua generatiónem terrigenárum honorávit, partúque virginitátem paréntis suæ obsignávit; qui per virginitátis iánuam in mundum ingréssus, a quo numquam abfúerat, integritátis claustra non fregit. C'est lui qui, sans s'écarter de mon sein, est descendu dans le sein de Marie, qui est demeuré inséparablement en moi et s'est trouvé en elle sans y être circonscrit, qui réside dans les cieux sans jamais les quitter et habita dans les entrailles de la Vierge sans en contracter la moindre tache; il ne s'était pas souillé en la créant, de même il est resté parfaitement pur en demeurant en elle. C'est lui qui est sorti de son sein bienheureux comme un époux rayonnant de joie d'une chambre nuptiale toute virginale, lui qui, par sa génération, a honoré la génération des hommes et, par sa naissance, a scellé la virginité de sa mère, qui, entré par la porte de la virginité dans le monde où il avait toujours été présent, ne brisa pas l'enclos de son intégrité.
R/. Benedíctus qui venit in nómine Dómini, * Deus Dóminus et illúxit nobis. V/. A Dómino factum est istud et est mirábile in óculis nostris. * Deus. R/. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, * Il est le Seigneur Dieu, et il nous illumine. V/. C'est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. * Il est.
Lectio III Lecture III
Etiámsi vero vidéritis Fílium meum esuriéntem, aut sitiéntem, aut dormiéntem, aut ambulántem, aut fatigátum, aut flagéllis cæsum, aut sponte crucifíxum, vel clavis haud citra consénsum reténtum, aut non sine própria voluntáte mórtuum, aut tamquam mórtuum in sepúlcro custodítum: hæc ómnia in carnem eius conférte. Prætérea si hunc Fílium meum vidéritis lepram verbo purgántem, oculórum cæcitáti luto medéntem, natúram nutu reformántem, quinque pánibus quinque hóminum mília saturántem, hæc ómnia divinitáti eius attribúite. Mais si vous voyez mon Fils soumis à la faim, à la soif, au sommeil, marchant, fatigué, flagellé, crucifié de son propre gré, fixé par des clous avec son plein consentement, mort de par sa propre volonté, ou gardé dans le sépulcre comme un mort, imputez tout cela à sa chair. Si, en revanche, vous voyez mon Fils purifier d'un mot les lépreux, guérir avec de la boue les yeux d'un aveugle, réprimander d'un signe la nature, nourrir de cinq pains cinq mille hommes, attribuez tout cela à sa divinité.
R/. Ecce ádvenit dominátor Dóminus omnípotens, * Et regnum in manu eius et potéstas et impérium. V/. Et factus est principátus super húmerum eius. * Et. R/. Voici venir le Seigneur des seigneur, le Tout-Puissant, * La royauté, la puissance et l'empire sont en sa main. V/. L'insigne du pouvoir est sur son épaule. * La royauté.
Lectio IV Lecture IV
Cavéte quóminus altérius cuiúsdam sublímia ópera, et item altérius cuiúsdam humília esse existimétis; sed uni eidémque et hæc et illa imputáte. Eius enim sunt divína ómnia, eiúsque item sunt humána ómnia: eius sunt creatiónes, eius item passiónes. Unus quippe idémque est Fílius meus, qui et suæ divinitátis ópera facit, et ómnia quæ carnis suæ sunt sibi própria facit. Gardez-vous d'estimer que les œuvres sublimes sont le fait d'une personne et celles qui sont humbles le fait d'une autre; mais rapportez les unes et les autres à la même personne. En effet, en lui tout est divin et tout est humain: la création lui appartient aussi bien que les souffrances. Car c'est toujours mon Fils seul qui exerce les œuvres de sa divinité et assume tout ce qui se rapporte à la chair.
R/. Ecce compléta sunt ómnia quæ prædícta sunt Maríæ Vírgini ab ángelo Dómini. Natus est puer, in præsépio pósitus, a pastóribus demonstrátus et de cælis a Patre vocátus: * Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi complácui. V/. Cæli apérti sunt super eum, et vox Patris intónuit, dicens: * Hic est. V/. Glória Patri. * Hic est. R/. Désormais sont accomplies toutes les prédictions faites à la Vierge Marie par l'ange du Seigneur : un petit enfant a vu le jour, il a été placé dans une mangeoire, des bergers l'ont fait connaître ; et, des cieux, le Père l'a appelé : * Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j'ai mis tout mon amour. V/. Les cieux, au-dessus de lui, se sont ouverts, la voix du Père a retenti : * . V/. Gloire au Père. * Celui-ci.