Vigiles (OSB) du dimanche 20 janvier 2019 - IIème dimanche dans l'année

Hebdomada II per annum IIème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica II per annum IIème dimanche dans l'année
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános De la lettre de saint Paul aux Romains
Lectio I Lecture I
Fratres: Quid ergo dicémus invenísse Abraham progenitórem nostrum secúndum carnem? Si enim Abraham ex opéribus iustificátus est, habet glóriam, sed non apud Deum. Quid enim Scriptúra dicit? Crédidit autem Abraham Deo, et reputátum est illi ad iustítiam. Ei autem, qui operátur, merces non reputátur secúndum grátiam sed secúndum débitum; ei vero, qui non operátur, sed credit in eum, qui iustíficat ímpium, reputátur fides eius ad iustítiam, sicut et David dicit beatitúdinem hóminis, cui Deus réputat iustítiam sine opéribus: Beáti quórum remíssæ sunt iniquitátes et quorum tecta sunt peccáta. Beátus vir, cui non imputábit Dóminus peccátum. Frères, que dirons-nous d'Abraham, notre ancêtre selon la chair? Si Abraham tint sa justice des œuvres, il a de quoi se glorifier. Mais non au regard de Dieu! Que dit en effet l'Écriture? Abraham crut à Dieu, et ce lui fut compté comme justice. À qui fournit un travail on ne compte pas le salaire à titre gracieux: c'est un dû; mais à qui, au lieu de travailler, croit en celui qui justifie l'impie, on compte sa foi comme justice. Exactement comme David proclame heureux l'homme à qui Dieu attribue la justice indépendamment des œuvres: Heureux ceux dont les offenses ont été remises, et les péchés couverts. Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute aucun péché.
R/. Super pópulum tuum, Dómine, * Benedíctio tua. V/. Dómini est salus, et super pópulum tuum * Benedíctio. R/. Sur ton peuple, Seigneur, * Que vienne ta bénédiction! V/. Du Seigneur vient le salut: sur ton peuple, * Que vienne.
Lectio II Lecture II
Beatitúdo ergo hæc in circumcisióne an étiam in præpútio? Dícimus enim: Reputáta est Abrahæ fides ad iustítiam. Quómodo ergo reputáta est? In circumcisióne an in præpútio? Non in circumcisióne sed in præpútio: et signum accépit circumcisiónis, signáculum iustítiæ fídei, quæ fuit in præpútio, ut esset pater ómnium credéntium per præpútium, ut reputétur illis iustítia, et pater circumcisiónis his non tantum, qui ex circumcisióne sunt, sed et qui sectántur vestígia eius, quæ fuit in præpútio, fídei patris nostri Abrahæ. Cette déclaration de bonheur s'adresse-t-elle donc aux circoncis ou bien également aux incirconcis? Nous disons, en effet, que la foi d'Abraham lui fut comptée comme justice. Comment donc fut-elle comptée? Quand il était circoncis ou avant qu'il le fût? Non pas après, mais avant; et il reçut le signe de la circoncision comme sceau de la justice de la foi qu'il possédait quand il était incirconcis; ainsi devint-il à la fois le père de tous ceux qui croiraient sans avoir la circoncision, pour que la justice leur fût également comptée, et le père des circoncis, qui ne se contentent pas d'être circoncis, mais marchent sur les traces de la foi qu'avant la circoncision eut notre père Abraham.
R/. Cum invocárem te, exaudísti me, Deus iustítiæ meæ; in tribulatióne dilatásti me. * Miserére mihi, Dómine, et exáudi oratiónem meam. V/. Fílii hóminum, úsquequo graves corde? Ut quid dilígitis vanitátem et quæritis mendácium? * Miserére. R/. Quand je crie vers toi, tu me réponds, Dieu, ma justice; toi qui me libères dans la détresse. * Pitié pour moi, Seigneur, écoute ma prière! V/. Fils des hommes, jusqu'où irez-vous dans la dureté de cœur, l'amour du néant et la course au mensonge? * Pitié.
Lectio III Lecture III
Non enim per legem promíssio Abrahæ aut sémini eius, ut heres esset mundi, sed per iustítiam fídei; si enim qui ex lege herédes sunt, exinaníta est fides, et abólita est promíssio. Lex enim iram operátur; ubi autem non est lex, nec prævaricátio. Ideo ex fide, ut secúndum grátiam, ut firma sit promíssio omni sémini, non ei qui ex lege est solum sed et ei qui ex fide est Abrahæ - qui est pater ómnium nostrum, sicut scriptum est: Patrem multárum géntium pósui te -, ante Deum, cui crédidit, qui vivíficat mórtuos et vocat ea, quæ non sunt, quasi sint; qui contra spem in spe crédidit, ut fíeret pater multárum géntium, secúndum quod dictum est: Sic erit semen tuum. Et non infirmátus fide considerávit corpus suum iam emórtuum, cum fere centum annórum esset, et emórtuam vulvam Saræ; in repromissióne autem Dei non hæsitávit diffidéntia, sed confortátus est fide, dans glóriam Deo, et pleníssime sciens quia, quod promísit, potens est et fácere. Ideo et reputátum est illi ad iustítiam. De fait ce n'est point par l'intermédiaire d'une loi qu'agit la promesse faite à Abraham ou à sa descendance de recevoir le monde en héritage, mais par le moyen de la justice de la foi. Car si l'héritage appartient à ceux qui relèvent de la Loi, la foi est sans objet, et la promesse sans valeur; la Loi en effet produit la colère, tandis qu'en l'absence de loi il n'y a pas non plus de transgression. Aussi dépend-il de la foi, afin d'être don gracieux, et qu'ainsi la promesse soit assurée à toute la descendance, qui se réclame non de la Loi seulement, mais encore de la foi d'Abraham, notre père à tous, comme il est écrit: Je t'ai établi père d'une multitude de peuples - notre père devant Celui auquel il a cru, le Dieu qui donne la vie aux morts et appelle le néant à l'existence. Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi père d'une multitude de peuples, selon qu'il fut dit: Telle sera ta descendance. C'est d'une foi sans défaillance qu'il considéra son corps déjà mort - il avait quelque cent ans - et le sein de Sara, mort également; appuyé sur la promesse de Dieu, sans hésitation ni incrédulité, mais avec une foi puissante, il rendit gloire à Dieu, certain que tout ce que Dieu a promis, il est assez puissant ensuite pour l'accomplir. Voilà pourquoi ce lui fut compté comme justice.
R/. Dómini est terra et plenitúdo eius, * Orbis terrárum et univérsi qui hábitant in eo. V/. Ipse super mária fundávit eum, et super flúmina præparávit eum. * Orbis. R/. Au Seigneur, le monde et sa richesse, * La terre et tous ses habitants! V/. C'est lui qui l'a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots; * La terre.
Lectio IV Lecture IV
Non est autem scriptum tantum propter ipsum: reputátum est illi, sed et propter nos, quibus reputábitur, credéntibus in eum, qui suscitávit Iesum Dóminum nostrum a mórtuis, qui tráditus est propter delícta nostra et suscitátus est propter iustificatiónem nostram. Or quand l'Écriture dit que sa foi lui fut comptée, ce n'est point pour lui seul; elle nous visait également, nous à qui la foi doit être comptée, nous qui croyons en celui qui ressuscita d'entre les morts Jésus notre Seigneur, livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification.
R/. Ad te, Dómine, levávi ánimam meam, * Deus meus, in te confído; non erubéscam. V/. Neque irrídeant me inimíci mei; étenim univérsi qui te exspéctant non confundéntur. * Deus meus. V/. Glória Patri. * Deus meus. R/. Vers toi, Seigneur, j'élève mon âme, * Mon Dieu, je m'appuie sur toi; épargne-moi la honte. V/. Ne laisse pas triompher mes ennemis; non, pour qui espère en toi, pas de déception. * Mon Dieu. V/. Gloire au Père. * Mon Dieu.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Confessiónum libris sancti Augustíni epíscopi (Lib. 1, 4-6: CCL 27, 2-3) Confessions de saint Augustin
Lectio I Lecture I
Quid es Deus meus? Quid, rogo, nisi Dóminus Deus? Quis enim Dóminus præter Dóminum? Aut quis Deus præter Deum nostrum? Summe, óptime, potentíssime, omnipotentíssime, misericordíssime, et iustíssime, secretíssime et præsentíssime, pulchérrime et fortíssime. Amas nec stuas; zelas et secúrus es; pænitet te et non doles; irásceris et tranquíllus es; ópera mutas, nec mutas consílium: récipis quod ínvenis, et numquam amisísti; numquam inops et gaudes lucris; numquam avárus et usúras éxigis. Supererogátur tibi ut débeas; et quis habet quidquam non tuum? Reddis débita nulli debens, donas débita nihil perdens. Et quid díximus, Deus meus, vita mea, dulcédo mea sancta? Aut quid dicit áliquis, cum de te dicit? Et væ tacéntibus de te: quóniam loquáces muti sunt. Qu'est-ce donc que mon Dieu? Qu'est-ce, je le demande, sinon le Seigneur Dieu? Qui est, en effet, Seigneur, hormis le Seigneur? Et qui est Dieu, hormis notre Dieu? Ô très grand, très bon, très puissant, tout puissant, très miséricordieux et très juste, très retiré et très présent, très beau et très fort, tu aimes et ne brûles pas; tu es jaloux et plein d'assurance; tu te repens et ne souffres pas; tu t'irrites et restes calme; tu changes d'œuvre, sans changer de dessein; tu reprends ce que tu trouves et n'as jamais perdu; jamais sans ressources, tu te réjouis de tes gains; jamais avare, tu réclames les intérêts; on te donne en trop si bien que tu es en dette, et qui possède rien qui ne soit à toi? Tu acquittes les dettes, sans devoir à personne; tu remets les dettes sans rien perdre. Et qu'avons-nous dit, mon Dieu, ma vie, ma sainte douceur? Ou que dit-on, quand on dit quelque chose sur toi? Et malheur à ceux qui se taisent sur toi, puisque bavards, ils sont muets.
R/. Aspice in me, Dómine, et miserére mei, quóniam únicus et pauper sum. De necessitátibus meis éripe me; * Et dimítte univérsa delícta mea. V/. Secúndum misericórdiam tuam meménto mei tu, propter bonitátem tuam, Dómine; * Et dimítte. R/. Regarde-moi, Seigneur, et prends pitié de moi, de moi qui suis seul et misérable. Tire-moi de la détresse; * Enlève tous mes péchés. V/. Dans ta miséricorde, souviens-toi de moi, en raison de ta bonté, Seigneur; * Enlève.
Lectio II Lecture II
Quis mihi dabit acquiéscere in te? Quis dabit mihi, ut vénias in cor meum, et inébries illud, ut oblivíscar mala mea, et unum bonum meum ampléctar, te? Quid mihi es? Miserére, ut loquar. Quid tibi sum ipse, ut amári te iúbeas a me, et nisi fáciam, irascáris mihi et minéris ingéntes misérias? Parváne ipsa est, si non amem te? Hei mihi! Dic mihi per miseratiónes tuas, Dómine Deus meus, quid sis mihi. Dic ánimæ meæ: " Salus tua ego sum. " Sic dic, ut áudiam. Ecce aures cordis mei ante te, Dómine; áperi eas, et dic ánimæ meæ: " Salus tua ego sum. " Curram post vocem hanc, et apprehéndam te. Noli abscóndere a me fáciem tuam: móriar, ne móriar, ut eam vídeam. Qui me donnera de reposer en toi? Qui me donnera que tu viennes dans mon cœur et que tu l'enivres, afin que j'oublie mes maux, et que j'embrasse mon unique bien, toi? Qu'es-tu pour moi? Aie pitié, pour que je parle! Que suis-je moi-même pour toi, pour que tu m'ordonnes de t'aimer et que, si je ne le fais, tu t'irrites contre moi et me menaces d'immenses malheurs? Est-ce donc un petit malheur que celui de ne pas t'aimer? Hélas! Dis-moi au nom de tes miséricordes, Seigneur mon Dieu, ce que tu es pour moi. Dis à mon âme: " Ton salut, c'est moi. " Dis-le de façon que je l'entende. Voici les oreilles de mon cœur devant toi, Seigneur; ouvre-les, et dis à mon âme: " Ton salut, c'est moi. " Je veux courir après cette parole, et te saisir. Non, ne me cache pas ta face, que je meure ou ne meure pas, afin que je la voie.
R/. Vias tuas, Dómine, demónstra mihi et sémitas tuas édoce me. Dírige me in veritáte tua, * Quia tu es Deus salvátor meus, et te sustínui tota die. V/. Delícta iuventútis meæ et ignorántias meas ne memíneris, Dómine; * Quia. R/. Seigneur, fais-moi connaître ton chemin, enseigne-moi tes voies. Dirige-moi selon ta vérité, * Car tu es le Dieu qui me sauve, c'est toi que j'espère tout le jour. V/. Oublie, Seigneur, mon ignorance et les péchés de ma jeunesse; * Car.
Lectio III Lecture III
Angústa est domus ánimæ meæ quo vénias ad eam; dilatétur abs te. Ruinósa est; réfice eam. Habet quæ offéndant óculos tuos: fáteor et scio; sed quis mundábit eam? Aut cui álteri præter te clamábo: Ab occúltis meis munda me, Dómine, et ab aliénis parce servo tuo? Bien étroite est la maison de mon âme pour que tu viennes y loger: qu'elle se dilate grâce à toi! Elle tombe en ruines: répare-la. Elle a de quoi offenser tes yeux: je l'avoue, je le sais. Mais qui la purifiera? Ou à quel autre que toi crierai-je: De mes secrètes souillures, purifie-moi, Seigneur, et de celles d'autrui préserve ton serviteur?
R/. Audiam, Dómine, vocem laudis tuæ, * Ut enárrem univérsa mirabília tua. V/. Dómine, diléxi decórem domus tuæ, et locum habitatiónis glóriæ tuæ; * Ut enárrem. R/. Que j'entende, Seigneur, proclamer ta louange, * Et je raconterai chacune de tes merveilles. V/. J'aime, Seigneur, la beauté de ta maison, le lieu où demeure ta gloire; * Et je raconterai.
Lectio IV Lecture IV
Credo, propter quod et loquor. Dómine, tu scis. Nonne tibi prolocútus sum advérsum me delícta mea, Deus meus; et tu dimisísti impietátem cordis mei? Non iudício conténdo tecum, qui véritas es; et ego nolo fállere meípsum, ne mentiátur iníquitas mea sibi. Non ergo iudício conténdo tecum, quia, si iniquitátes observáveris, Dómine, Dómine, quis sustinébit? Je crois et c'est pourquoi aussi je parle. Seigneur, tu le sais. Ne t'ai-je pas tout haut parlé contre moi en te disant mes manquements, mon Dieu, et toi, ne m'as-tu pas remis l'impiété de mon cœur? Je ne conteste pas en justice avec toi, qui es vérité; et je ne veux pas, moi, me tromper moi-même, de peur que mon iniquité ne se mente à elle-même. Non, je ne conteste donc pas en justice avec toi, car si tu regardes de près les iniquités, Seigneur, Seigneur, qui pourra y tenir?
R/. Adiútor meus esto, Deus, * Ne derelínquas me. V/. Neque despícias me, Deus salutáris meus. * Ne. V/. Glória Patri. * Ne. R/. Mon Dieu, sois mon secours, * Ne m'abandonne pas! V/. Ne me délaisse pas, Dieu, mon salut! * Ne. V/. Gloire au Père. * Ne.
In tertio nocturno, anno C Troisième nocturne, année C
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean
In illo témpore: Núptiæ factæ sunt in Cana Galilææ, et erat mater Iesu ibi; vocátus est autem et Iesus et discípuli eius ad núptias. Et réliqua. Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Et la suite.
Ex Epístulis sancti Cypriáni epíscopi et mártyris (Ep. 63, 12-13: CSEL 3, 710-712) Lettre de saint Cyprien
Lectio I Lecture I
Quam pervérsum est quamque contrárium, ut cum Dóminus in núptiis de aqua vinum fécerit, nos de vino aquam faciámus, cum sacraméntum quoque rei illíus admonére et instrúere nos débeat, ut in sacrifíciis domínicis vinum pótius offerámus. Nam quia nos omnes portábat Christus qui et peccáta nostra portábat, vidémus in aqua pópulum intéllegi, in vino vero osténdi sánguinem Christi. Quando autem in cálice vino aqua miscétur, Christo pópulus adunátur et credéntium plebs ei in quem crédidit copulátur et iúngitur. En vérité, comme nous renversons les choses, et faisons même l'opposé de ce qu'à fait le Seigneur! Lui, aux noces, a transformé l'eau en vin; nous, nous transformons le vin en eau! Pourtant, la signification de ce miracle doit nous avertir et nous préparer à offrir plutôt du vin au sacrifice du Seigneur. Car, puisque le Christ nous portait tous en portant nos péchés, nous comprenons que l'eau représente le peuple; le vin, le sang du Christ. Lorsque, dans le calice, l'eau se mêle au vin, le peuple ne fait plus qu'un avec le Christ, et la foule des croyants se joint et s'unit à celui en qui elle croit.
R/. Unam pétii a Dómino, hanc requíram: ut inhábitem in domo Dómini * Omnibus diébus vitæ meæ. V/. Ut vídeam voluptátem Dómini et prótegar a templo sancto eius; * Omnibus diébus. R/. J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche: habiter la maison du Seigneur * Tous les jours de ma vie. V/. Pour admirer le Seigneur dans sa beauté, me réfugier dans son temple saint; * Tous les jours.
Lectio II Lecture II
Quæ copulátio et coniúnctio aquæ et vini sic miscétur in cálice Dómini ut commíxtio illa non possit ab ínvicem separári. Unde Ecclésiam, id est plebem in Ecclésia constitútam, fidéliter et fírmiter in eo quod crédidit perseverántem nulla res separáre póterit a Christo quo minus hæreat semper et máneat indivídua diléctio. Cette union, cette jonction de l'eau et du vin mêlés dans le calice du Seigneur, personne ne peut la séparer. Ainsi l'Église, c'est-à-dire le peuple constitué en Église, qui fidèlement, fermement, persévère dans sa foi, rien ne pourra le séparer du Christ, auquel il adhère sans cesse, ne faisant plus qu'un avec lui par l'amour.
R/. Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * Quam abscondísti timéntibus te! V/. Perfecísti eis qui sperant in te, in conspéctu filiórum hóminum. * Quam abscondísti. R/. Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de tes douceurs! * Tu la réserves à ceux qui te craignent. V/. Tu combles, au regard des hommes, ceux qui ont en toi leur espérance. * Tu la réserves.
Lectio III Lecture III
Sic autem in sanctificándo cálice Dómini offérri aqua sola non potest quómodo nec vinum solum potest. Nam si vinum tantum quis ófferat, sanguis Christi íncipit esse sine nobis. Si vero aqua sit sola, plebs íncipit esse sine Christo. Quando autem utrúmque miscétur et adunatióne confúsa sibi ínvicem copulátur, tunc sacraméntum spiritále et cæléste perfícitur. Sic vero calix Dómini non est aqua sola aut vinum solum, nisi utrúmque sibi misceátur, quómodo nec corpus Dómini potest esse farína sola aut aqua sola, nisi utrúmque adunátum fúerit et copulátum, et panis uníus compáge solidátum. En consacrant le calice du Seigneur, on ne peut offrir l'eau seule, ni offrir le vin seul. Car si on n'offre que le vin, le sang du Christ est là sans nous; et si l'eau est seule, le peuple est là sans le Christ. Mais si l'un et l'autre sont mêlés, joints l'un à l'autre au point de se confondre dans l'unité, alors s'accomplit le mystère spirituel et divin. Ainsi le calice du Seigneur n'est pas davantage l'eau seule ou le vin seul, non mêlés l'un à l'autre, que le corps du Seigneur ne peut être la farine seule, ou l'eau seule, sans que l'un et l'autre ne soient mêlés en un, réunis et assemblés pour former la pâte d'un seul pain.
R/. Fiat manus tua ut salvum me fáciat, quia mandáta tua elégi. * Concupívi salutáre tuum, Dómine. V/. Errávi sicut ovis quæ períerat; requíre servum tuum, Dómine, quia mandáta tua non sum oblítus. * Concupívi. R/. Que ta main vienne à mon aide, car j'ai choisi tes préceptes. * J'ai le désir de ton salut, Seigneur! V/. Je m'égare, brebis perdue: viens chercher ton serviteur, je n'oublie pas tes volontés. * J'ai le désir.
Lectio IV Lecture IV
Quo et ipso sacraménto pópulus noster osténditur adunátus, ut quemádmodum grana multa in unum collécta et commólita et commíxta panem unum fáciunt, sic in Christo, qui est panis cæléstis, unum sciámus esse corpus, cui coniúnctus sit noster númerus et adunátus. Par ce sacrement lui-même, est donc figurée la communion dans l'unité du peuple que nous sommes: de même que de multiples grains réunis, moulus et mêlés ensemble font un seul pain, ainsi dans le Christ, qui est le pain du ciel, sachons bien que le corps est un, auquel se trouve unie et conjointe la multitude que nous sommes.
R/. Duo séraphim clamábant alter ad álterum: * Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth; * Plena est omnis terra glória eius. V/. Tres sunt qui testimónium dant in cælo, Pater, Verbum, et Spíritus Sanctus: et hi tres Unum sunt. * Sanctus. V/. Glória Patri. * Plena est. R/. Deux anges flamboyants se criaient l'un à l'autre: * Il est Saint! Il est Saint! Il est Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers! * Toute la terre est remplie de sa gloire. V/. Ils sont trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe, et l'Esprit Saint: et les trois sont Un seul. * Il est Saint. V/. Gloire au Père. * Toute la terre.