Vigiles (OSB) du mercredi 23 janvier 2019 -

Hebdomada II per annum IIème semaine dans l'année
Feria IV Mercredi
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános De la lettre de saint Paul aux Romains
Lectio I Lecture I
Quid dicémus? Permanébimus in peccáto, ut grátia abúndet? Absit! Qui enim mórtui sumus peccáto, quómodo adhuc vivémus in illo? An ignorátis quia, quicúmque baptizáti sumus in Christum Iesum, in mortem ipsíus baptizáti sumus? Consepúlti ergo sumus cum illo per baptísmum in mortem, ut quemádmodum suscitátus est Christus a mórtuis per glóriam Patris, ita et nos in novitáte vitæ ambulémus. Que dire? Qu'il nous faut rester dans le péché, pour que la grâce se multiplie? Certes non! Si nous sommes morts au péché, comment continuer de vivre en lui? Ou bien ignorez-vous que, baptisés dans le Christ Jésus, c'est dans sa mort que tous nous avons été baptisés? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle.
R/. Exáudi, Deus, deprecatiónem meam, inténde oratióni meæ; * A fínibus terræ ad te clamávi, Dómine. V/. Dum anxiarétur cor meum, in petra exaltásti me; deduxísti me, quia factus es adiútor meus. * A fínibus terrae. R/. Dieu, entends ma plainte, exauce ma prière; * Des terres lointaines je t'appelle, Seigneur. V/. Quand le cœur me manque, tu m'élèves sur le roc; tu me conduis, car tu es pour moi un refuge. * Des terres lointaines.
Lectio II Lecture II
Si enim complantáti facti sumus similitúdini mórtis eius, sed et resurrectiónis érimus; hoc sciéntes quia vetus homo noster simul crucifíxus est, ut destruátur corpus peccáti, ut ultra non serviámus peccáto. Qui enim mórtuus est, iustificátus est a peccáto. Car si c'est un même être avec le Christ que nous sommes devenus par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable; comprenons-le, notre vieil homme a été crucifié avec lui, pour que fût réduit à l'impuissance ce corps de péché, afin que nous cessions d'être asservis au péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché.
R/. Deo subiécta esto, ánima mea, quóniam ab ipso patiéntia mea; * Quia ipse Deus meus. V/. In Deo salutáre meum et glória mea; Deus auxílii mei, et spes mea in Deo est. * Quia. R/. Je veux m'abandonner au Seigneur; oui, mon espoir vient de lui; * Lui seul est mon Dieu. V/. Mon salut et ma gloire se trouvent près de Dieu; chez Dieu, mon refuge, mon espérance! * Lui seul.
Lectio III Lecture III
Si autem mórtui sumus cum Christo, crédimus quia simul étiam vivémus cum eo; sciéntes quod Christus suscitátus ex mórtuis iam non móritur, mors illi ultra non dominátur. Quod enim mórtuus est, peccáto mórtuus est semel; quod autem vivit, vivit Deo. Ita et vos existimáte vos mórtuos quidem esse peccáto, vivéntes autem Deo in Christo Iesu. Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que le Christ une fois ressuscité des morts ne meurt plus, que la mort n'exerce plus de pouvoir sur lui. Sa mort fut une mort au péché, une fois pour toutes; mais sa vie est une vie à Dieu. Et vous de même, considérez que vous êtes morts au péché et vivants à Dieu dans le Christ Jésus.
R/. Deus, in te sperávi, Dómine, non confúndar in ætérnum. * In tua iustítia líbera me et éripe me. V/. Esto mihi in Deum protectórem et in locum munítum, ut salvum me fácias. * In tua iustítia. V/. Glória Patri. * In tua iustítia. R/. En toi, Seigneur, j'ai mon refuge: garde-moi d'être humilié pour toujours. * Dans ta justice, défends-moi, libère-moi. V/. Sois le rocher qui m'abrite, la citadelle qui me sauve. * Dans ta justice. V/. Gloire au Père. * Dans ta justice.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátibus sancti Hilárii epíscopi in psalmos (Ps. 131, 6-7: CSEL 22, 666-667) Commentaire de saint Hilaire sur le psaume 131
Lectio I Lecture I
Domino nostro Iesu Christo unigénito Dei Fílio, qui ómnia humánæ salútis sacraménta tamquam iurátus explévit et quem a prophétis David significátum docúimus, hoc opus máximum fuit, ut hóminem ad sciéntiam divínam erudítum dignum habitáculo Dei rédderet. Et esse hóminem sedem atque habitatiónem Deo ita docémur, Deo ipso per Prophétam loquénte: Quia inhabitábo in his et in illis ambulábo et ero illórum Deus, et ipsi erunt mihi pópulus; et rursum: In ætérnum exsultábunt, et inhabitábo in illis. L'œuvre la plus grande de notre Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, qui accomplit tous les mystères du salut de l'homme, comme il s'y était engagé, et que les prophètes nous ont désigné en David, cette œuvre fut de rendre l'homme digne d'abriter Dieu, une fois qu'il eût été formé à la connaissance divine. Que l'homme soit le lieu et l'habitation de Dieu, nous l'apprenons quand Dieu même dit par le Prophète: Car j'habiterai chez eux, je marcherai parmi eux et je serai leur Dieu, et eux seront mon peuple; et encore: Ils exulteront à jamais et j'habiterai au milieu d'eux.
R/. Repleátur os meum laude ut hymnum dicam glóriæ tuæ, tota die magnificéntiæ tuæ. Noli me proícere in témpore senectútis; * Cum defécerit virtus mea, Deus, ne derelínquas me. V/. Gaudébunt lábia mea, cum cantávero tibi, et ánima mea, quam redemísti. * Cum. R/. Je n'aurai que ta louange à la bouche, pour célébrer tout le jour ta splendeur, chanter une hymne à ta gloire. Ne me rejette pas maintenant que j'ai vieilli; * Alors que décline ma vigueur, mon Dieu, ne m'abandonne pas. V/. Joie sur mes lèvres qui chantent pour toi, et dans mon âme que tu as rachetée! * Alors que.
Lectio II Lecture II
Dominus autem ipse in evangélio ait: Si quis díligit me, et verbum meum servábit, et Pater meus díliget eum, et veniémus et mansiónem apud eum faciémus. Apóstolus quoque ait: Vos estis templum Dei, et Spíritus Dei hábitat in vobis. Hábitat autem Deus religiosórum mentes non corporáli hábitu neque natúræ gravióris ingréssu, ut álibi non degens illic tantum, quo se intúlerit, insístat; sed spiritáli virtúte in vácua se a terrénis lábibus corda permíttit seséque lúminis modo in paténtes innocéntiæ fóribus mentes illuminatúrus infúndit. Assúmpto ígitur córpore Unigénitus Deus neque ante se cum hómine suo ingressúrum tabernáculum domus suæ iurat, id est in cæléstem habitatiónem suam esse reditúrum, quam hæc religiósi péctoris loca Dómino invéniat. Le Seigneur en personne dit dans l'évangile: Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure. L'Apôtre dit aussi: Vous êtes le temple de Dieu et l'Esprit de Dieu habite en vous. Mais Dieu habite l'âme des hommes de religion, non pas en pénétrant corporellement, non par l'entrée d'une nature plus pesante, de telle sorte que, partant d'ailleurs, il se trouve là seulement où il se serait transporté, mais par une force spirituelle il s'introduit dans les cœurs libres de souillures terrestres et se répand, à la façon de la lumière, par les portes de l'innocence dans les âmes ouvertes, pour les éclairer. Ayant donc pris un corps, le Dieu qui est Fils unique jure de ne pas entrer, en compagnie de l'homme, dans la tente de sa demeure, c'est-à-dire de revenir en son habitation du ciel, avant d'avoir trouvé pour le Seigneur ces lieux que sont les cœurs religieux.
R/. Gaudébunt lábia mea, cum cantávero tibi, * Et ánima mea, quam redemísti, Dómine. V/. Sed et lingua mea meditábitur iustítiam tuam, tota die laudem tuam. * Et ánima mea. R/. Joie sur mes lèvres qui chantent pour toi, * Et dans mon âme que tu as rachetée, Seigneur! V/. Alors ma langue redira ta justice, tout le jour, ta louange. * Et dans mon âme.
Lectio III Lecture III
Sed neque stratum lecti sui ascensúrum se esse vovit. Stratum réquies humanórum labórum est et fessórum córporum reféctio. Sed in cælo semper quiéscitur et, quia indeféssa illa natúra labórem nescit, semper in strato, id est semper est in quiéte. Dóminus noster in forma Dei manens formam servi accépit et obdiens usque ad mortem fuit, et mortem crucis, ut plus néscio quid morte paterétur. Ob id autem tantum obœdiens usque ad crucis mortem est, ut nos habitatióne Dei dignos esse præstáret. Mori ígitur vóluit, qui vita est, et éffici se indeféssa virtus ad habitatiónem córporis non recusávit infírmam, ut in forma Dei manens formam servi accíperet. Mais il a aussi juré de ne pas monter sur la couche de son lit. La couche est le repos des travaux de l'homme et le délassement des corps fatigués. Mais au ciel on se repose sans fin et comme cette nature qui n'est jamais fatiguée ignore le labeur, elle est toujours sur la couche, c'est-à-dire en repos. Notre Seigneur, qui demeurait en la forme de Dieu, a pris la forme d'esclave et fut obéissant jusqu'à la mort, et la mort sur une croix, pour souffrir je ne sais quoi de plus que la mort. Mais il n'est obéissant jusqu'à la mort de la croix qu'en vue de cela: nous rendre tels que Dieu puisse demeurer en nous. Il a donc voulu mourir, lui qui est la vie, et la force jamais lasse n'a pas refusé de devenir faible pour habiter un corps, afin que, tout en demeurant dans la forme de Dieu, il prît la forme d'esclave.
R/. Mihi autem adhærére Deo bonum est, * Pónere in Dómino Deo spem meam. V/. Ut annúntiem omnes laudatiónes tuas in portis fíliæ Sion, * Pónere. V/. Glória Patri. * Pónere. R/. Pour moi, il est bon d'être intime avec Dieu; * J'ai pris refuge auprès de mon Dieu. V/. Pour annoncer les merveilles du Seigneur aux portes de Sion, * J'ai pris refuge. V/. Gloire au Père. * J'ai pris refuge.