Vigiles (OSB) du samedi 26 janvier 2019 - Sts Timothée et Tite, évêques.

Hebdomada III per annum IIIème semaine dans l'année
Sabbato Samedi
Ss. Timothei et Titi, episcoporum Sts Timothée et Tite, évêques.
Memoria Mémoire
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános De la lettre de saint Paul aux Romains
Lectio I Lecture I
Vobis dico géntibus: Quantum quidem ego sum géntium apóstolus, ministérium meum honorífico, si quo modo ad æmulándum próvocem carnem meam et salvos fáciam áliquos ex illis. Si enim amíssio eórum reconciliátio est mundi, quæ assúmptio nisi vita ex mórtuis? Quod si primítiæ sanctæ sunt, et massa; et si radix sancta, et rami. Quod si áliqui ex ramis fracti sunt, tu autem, cum oleáster esses, insértus es in illis et consócius radícis pinguédinis olívæ factus es, noli gloriári advérsus ramos; quod si gloriáris, non tu radícem portas, sed radix te. Je vous le dis à vous, les païens, je suis bien l'apôtre des païens et j'honore mon ministère, mais c'est avec l'espoir d'exciter la jalousie de ceux de mon sang et d'en sauver quelques-uns. Car si leur mise à l'écart fut une réconciliation pour le monde, que sera leur admission, sinon une résurrection d'entre les morts? Or si les prémices sont saintes, toute la pâte aussi; et si la racine est sainte, les branches aussi. Mais si quelques-unes des branches ont été coupées tandis que toi, sauvageon d'olivier, tu as été greffé parmi elles pour bénéficier avec elles de la sève de l'olivier, ne va pas te glorifier aux dépens des branches. Ou si tu veux te glorifier, ce n'est pas toi qui portes la racine, c'est la racine qui te porte.
R/. Dómine, exáudi oratiónem meam, et clamor meus ad te véniat; * Quia non spernis, Deus, preces páuperum. V/. De profúndis clamávi ad te, Dómine; Dómine exáudi vocem meam. * Quia. R/. Seigneur, entends ma prière: que mon cri parvienne jusqu'à toi! * Car tu ne méprises pas, mon Dieu, la prière des humbles. V/. Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur; Seigneur, écoute mon appel! * Car.
Lectio II Lecture II
Dices ergo: " Fracti sunt rami, ut ego ínserar. " Bene; incredulitáte fracti sunt, tu autem fide stas. Noli altum sápere, sed time: si enim Deus naturálibus ramis non pepércit, ne forte nec tibi parcat. Tu diras: On a coupé des branches, pour que, moi, je fusse greffé. Fort bien. Elles ont été coupées pour leur incrédulité, et c'est la foi qui te fait tenir. Ne t'enorgueillis pas; crains plutôt. Car si Dieu n'a pas épargné les branches naturelles, prends garde qu'il ne t'épargne pas davantage.
R/. Velóciter exáudi me, Dómine, * Quia defecérunt sicut fumus dies mei. V/. Dies mei sicut umbra declinavérunt, et ego sicut fœnum árui; * Quia. R/. Vite, réponds-moi, Seigneur, * Car mes jours s'en vont en fumée. V/. L'ombre gagne sur mes jours, et moi, je me dessèche comme l'herbe; * Car.
Lectio III Lecture III
Vide ergo bonitátem et severitátem Dei: in eos quidem, qui cecidérunt, severitátem; in te autem bonitátem Dei, si permánseris in bonitáte, alióquin et tu excidéris. Sed et illi, si non permánserint in incredulitáte, inseréntur; potens est enim Deus íterum insérere illos! Nam si tu ex naturáli excísus es oleástro et contra natúram insértus es in bonam olívam, quanto magis hi, qui secúndum natúram sunt, inseréntur suæ olívæ. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu: sévérité envers ceux qui sont tombés, et envers toi bonté, pourvu que tu demeures en cette bonté; autrement tu seras retranché toi aussi. Et eux, s'ils ne demeurent pas dans l'incrédulité, ils seront greffés: Dieu est bien assez puissant pour les greffer à nouveau. En effet, si toi tu as été retranché de l'olivier sauvage auquel tu appartenais par nature, et greffé, contre nature, sur un olivier franc, combien plus eux, les branches naturelles, seront-ils greffés sur leur propre olivier!
R/. Salvos nos fac, Dómine Deus noster, et cóngrega nos de natiónibus, * Ut confiteámur nómini tuo et gloriémur in laude tua. V/. Meménto nostri, Dómine, in beneplácito pópuli tui; vísita nos in salutári tuo: * Ut confiteámur. V/. Glória Patri. * Ut confiteámur. R/. Sauve-nous, Seigneur notre Dieu; rassemble-nous du milieu des païens: * Que nous rendions grâce à ton nom, fiers de chanter ta louange! V/. Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple; toi qui le sauves, visite-nous: * Que nous rendions grâce. V/. Gloire au Père. * Que nous rendions grâce..
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Homilíis sancti Bernárdi abbátis in Láudibus Vírginis Matris (Hom. 1, 7: EC 4, 18-19) Sermon de saint Bernard sur les louanges de la Vierge Marie
Lectio I Lecture I
Est áliquid quod miréris in María, scílicet cum virginitáte fœcúnditas. A sæculo enim non est audítum, ut áliqua simul mater esset et virgo. O si et cuius est mater atténdas, quo te tua super eius mirábili celsitúdine ducet admirátio? Nonne ad hoc, ut te vídeas nec satis posse mirári? Nonne tuo, immo Veritátis iudício, illa quæ Deum hábuit fílium, super omnes étiam choros exaltábitur angelórum? Annon Deum et Dóminum angelórum María suum audácter appéllat fílium, dicens: Fili, quid fecísti nobis sic? Voici en Marie quelque chose d'admirable: la fécondité dans la virginité. Jamais, depuis que le monde est monde, on n'a entendu dire qu'une femme fût à la fois mère et vierge. Oh! si, de plus, tu te rends compte de quel fils elle est mère, à quel degré ne montera pas ton émerveillement devant son admirable élévation? Jusqu'à te convaincre, n'est-ce pas, de ton impuissance à t'émerveiller assez? À ton avis, bien mieux, au témoignage de la Vérité, est-ce que la femme qui eut Dieu pour fils ne doit pas être exaltée au-dessus de tous les chœurs des anges? N'est-ce pas Dieu, n'est-ce pas le Seigneur des anges que Marie a la hardiesse d'appeler son fils? Mon fils, dit-elle, pourquoi nous as-tu fait cela?
R/. Cum cecíderit, iustus non conturbábitur, * Quia Dóminus firmat manum eius. V/. Iúnior fui, étenim sénui, et non vidi iustum derelíctum, nec semen eius quærens panem. * Quia . R/. Lorsqu'il trébuche, le juste ne vacille pas, * Car le Seigneur lui tient la main. V/. Jamais, de ma jeunesse à mes vieux jours, je n'ai vu le juste abandonné ni ses enfants mendier leur pain. * Car.
Lectio II Lecture II
Quis hoc áudeat angelórum? Súfficit eis, et pro magno habent, quod, cum sint spíritus ex conditióne, ex grátia facti et vocáti sunt ángeli, testánte David: Qui facit, inquit, ángelos suos spíritus. María vero matrem se agnóscens, maiestátem illam, cui illi cum reveréntia sérviunt, cum fidúcia suum núncupat fílium. Quel ange aurait pareille audace? C'est assez pour eux, et c'est à leurs yeux grand honneur, qu'esprits par nature, ils se voient investis par grâce du rôle et du nom d'anges ou messagers. Ainsi l'atteste David: Des esprits, il fait ses anges. Marie, au contraire, est mère, elle le sait; et tandis que les anges avec respect se mettent au service de cette majesté, elle, en toute assurance l'appelle son fils.
R/. Rugiébam a gémitu cordis mei, * Ante te omne desidérium meum, et gémitus meus a te non est abscónditus. V/. Cor meum conturbátum est in me, derelíquit me virtus mea. * Ante te. R/. Mon cœur gronde et rugit, Seigneur, * Tout mon désir est devant toi, et rien de ma plainte ne t'échappe. V/. Le cœur me bat, ma force m'abandonne, * Tout.
Lectio III Lecture III
Nec dedignátur nuncupári Deus quod esse dignátus est. Nam paulo post subdit evangélista: Et erat, ínquiens, súbditus illis. Quis? Quibus? Deus homínibus, Deus, inquam, cui ángeli súbditi sunt, cui principátus et potestátes obœdiunt, súbditus erat Maríæ, nec tantum Maríæ, sed étiam Ioseph propter Maríam. Miráre ergo utrúmlibet, et élige quid ámplius miréris, sive Fílii benigníssimam dignatiónem, sive Matris excellentíssimam dignitátem. Utrímque stupor, utrímque miráculum. Et quod féminæ Deus obtémperet, humílitas absque exémplo; et quod fémina Deo principétur, sublímitas sine sócio. In láudibus vírginum singuláriter cánitur, quod sequúntur Agnum quocúmque íerit. Quibus ergo láudibus iúdicas dignam, quæ étiam præit? Dieu ne dédaigne pas de porter le nom de l'état qu'il a daigné choisir, et l'évangéliste le note peu après: Et il leur était soumis. Soumis! Qui donc? Et à qui? Dieu à des hommes; Dieu, oui, celui à qui se soumettent les anges, celui à qui obéissent principautés et puissances, se soumettait à Marie, et non seulement à Marie, mais encore à Joseph à cause de Marie! Admire donc à ton gré l'une ou l'autre merveille et choisis la plus digne de ton admiration: le respect si tendre témoigné par le fils ou l'incomparable dignité de la mère; ici et là, ô stupeur! Ici et là, ô prodige! Dieu obéit à une femme, humilité sans exemple! Une femme commande à Dieu, sublimité sans pareille! Dans les chants à la louange de ceux qui sont vierges, on déclare que seuls ils sont capables de suivre l'Agneau partout où il va; de quelles louanges alors ne jugeras-tu pas digne celle qui précède l'Agneau?
R/. Exáudi oratiónem meam, Dómine, et deprecatiónem meam; et ab ómnibus iniquitátibus meis érue me, * Quóniam íncola ego sum apud te et peregrínus. V/. Compláceat tibi, Dómine, ut éruas me; Dómine, ad adiuvándum me réspice. * Quóniam. V/. Glória Patri. * Quóniam. R/. Entends ma prière, Seigneur, écoute ma supplication; délivre-moi de tous mes péchés, * Car je ne suis qu'un hôte chez toi, un simple pèlerin. V/. Daigne, Seigneur, me délivrer; regarde-moi, aide-moi, Seigneur! * Car. V/. Gloire au Père. * Car.